Partagez|

♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 9/5/2015, 13:43

Encore une journée de travail enrichissante et constructive pour Nathan. Bien entendu ceci est ironique, il n’aimait pas ce qu’il faisait et encore moins ses clients. Toute la journée, notre groom voyait défiler des gens d’horizon très aisé. Il y avait un peu de tout, de l’homme d’affaire généralement infidèle à la jeune fille à papa qui avait de l’argent illimité sans jamais avoir travaillé de sa vie. Il détestait cet univers, principalement parce que lui avait dû trimer toute sa vie pour aider sa mère et faire vivre sa petite sœur. Son budget était horriblement serré et les écarts qu’il faisait n’était que pour sa sœur. Au début il pensait qu’un miracle allait se produire, qu’il gagnerait au loto sans jamais avoir joué peut-être. Désormais il était lucide, toute sa vie ne serait que travail, alors il le faisait mais non sans râler. Nathan partageait de petites anecdotes insolites sur les clients avec les autres employés, heureusement que l’équipe de jeune qui travaillait ici, s’entendait plutôt bien.
C’est d’ailleurs sur son lieu de travail qu’il avait fait la connaissance de Camille, une femme au caractère bien trempée qui lui avait tout de suite plu. Les deux connaissaient la même galère financière et donc les même soucies quotidien. Pour plus de facilité, elle avait une chambre dans l’hôtel et vivait dedans. Nathan ne comprenait pas trop ce choix, plutôt mourir que de rester enfermé ici, déjà qu’il y passait toute ses journées et quelques fois toutes ses nuits, il ne fallait pas abuser. Mais la situation convenait visiblement à la jeune réceptionniste qui devint rapidement une amie proche.

Aujourd’hui il n’avait pas encore eu le temps de vraiment lui parler, les beaux jours arrivant, l’hôtel se remplissait. Plus il y avait de client, plus les pourboires seront conséquent. En tant que groom, il était celui qui récupérait le plus d’argent en petite coupure à la fin de la journée. Bien entendu il y avait aussi son petit commerce illégale qui se portait très bien. Il n’en parlait à personne et encore moins à Camille. Bien entendu elle se doutait de quelque chose vu l’argent liquide qu’il avait mais il préférait ne pas la mettre dans la confidence. Si jamais il devait se faire arrêter, il ne voulait pas que la police pense que son amie était sa complice. En parlant du loup, Camille l’appela. Deux jeunes anglaises venaient de prendre une chambre et elle voulait quelqu’un pour porter les bagages. Nathan grimaça voyant la pile d’affaire, à quoi tout cela pouvait bien service ? Il y avait cinq valises, personne n’a besoin d’autant d’affaire ! Il s’exécuta avec le sourire dès qu’il remarqua que l’une des jeunes femmes étaient ravissante. Il commença son petit numéro de charme dans un anglais approximatif mais compréhensible. Il avait dû apprendre les rudiments de l’anglais pour travailler ici et ce n’était pas particulièrement évident pour lui.
Il prit donc l’ascenseur, accompagna les deux anglaises à leur chambre qui le remercièrent avec un billet de cinq livres. Apparemment elle n’avait pas encore changé leur monnaie pour de l’euro, ça lui faisait une belle jambe tout ça… Il redescendit, rangea son chariot à bagage et alla voir Camille à la réception. « Pff elles m’ont refilé ça dit-il en lui montrant le billet En euro ça fait combien ? » En fin de compte c’était plutôt un bon pourboire mais Nathan n’avait absolument aucune connaissance dans ce domaine, tant que ce n’était pas des euros, il râlait. « Sinon la petite rousse était pas mal, je pense qu’elle n’était pas insensible à mon charme ». Un autre défaut du jeune homme était sa facilité à croire que dès qu’une fille lui souriait, c’était qu’elle était complètement accro à lui. Pour ça, il vivait un peu dans son petit monde où il était le roi de la séduction et où les filles lui couraient après. Heureusement que son amie était là pour le ramener dans la réalité.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 9/5/2015, 14:33

Je ne veux pas travailler.

"Ce n’est pas de savoir que tu soutien tes amis qui compte, c’est d’avoir le soutien de tes amis..."

J’ai eu du mal à me réveiller en entendant la sonnerie de mon réveil. Je n’avais pas spécialement envie de travailler, un peu comme chaque jour en fait, mais je n’avais pas le choix si je voulais avoir un lit pour dormir et des bons plats pour repas. Après quelques minutes, j’ai relevé la couette, et me suis assise sur mon lit, les yeux à moitié ouverts. Je me suis levée d’un pas nonchalant pour ouvrir les rideaux, avant de foncer vers la salle de bain. Pour me réveiller, rien de mieux qu’une bonne douche. Tenue spécifique oblige, j’ai mis mon bel uniforme de réceptionniste dans un hôtel de luxe parisien. Dis comme ça, ça fait rêver. Mais la réalité est plus compliquée. Mon travail consiste à sourire constamment à des personnes qui me prennent de haut, avec leur argent. Mais l’argent ne fait pas le bonheur. Pas une fois dans ma vie il m’est arrivé d’envier ces gens. Même si j’ai galéré, et que je galère toujours pour subvenir à mes besoins, je garde mes valeurs. Jamais l’argent ne me rendra plus heureuse. J’ai juste besoin d’un peu de musique, et j’ai l’impression d’être dans le monde des bisounours.

Je suis descendue, pour me rendre à la réception, derrière le comptoir. Les premiers clients n’ont pas tardé à arriver. En cette période estivale, on n’avait pas le temps de se reposer. Heureusement qu’avec les collègues, on formait une jeune équipe plutôt solidaire. Mon sale caractère m’empêchait de m’entendre avec tout le monde. Mais avec Nathan, c’était différent. Il arrivait à me faire rire pour pas grand-chose. Les clients arrivaient à me faire revenir à la dure réalité de l’hôtellerie. Des sourires hypocrites, des gens friqués qui râlent pour un oui ou pour un non. Ils ne tiendraient pas une journée à travailler comme des millions de français. J’ai aperçu toute la journée les petits sourires en coin de Nathan. Je ne saurais dire lequel de nous deux en avait le plus marre de travailler ici. Lui au moins, en tant que groom, il avait de bons pourboires. Ce n’étais pas mon cas, enfin si mais rarement.

En fin de journée, deux anglaises sont arrivées, ravissantes. J’ai appelé Nathan pour qu’il monte leurs cinq valises –oui, tout ça rien que pour deux. J’ai vu son beau sourire charmeur et son attitude de beau gosse, qui m’ont d’ailleurs bien fait rire, même si j’ai essayé tant bien que mal de le cacher devant les clientes. Il parlait tellement mal anglais que c’était un sketch. Mais je devais m’efforcer de rester professionnelle et de ne pas rire. C’était ma petite animation de la journée. Il est revenu un peu plus tard, en râlant. « Pff elles m’ont refilé. En euro ça fait combien ? » m’a-t-il dit en me montrant un billet de monnaie anglaise. J’ai souris, avant de lui répondre, tout en regardant les différents papiers posés sur le comptoir. « J’en sais rien, regardes sur internet. » Il est resté là, à me regarder trier mes petits papiers, avant d’ajouter. « Sinon la petite rousse était pas mal, je pense qu’elle n’était pas insensible à mon charme » Je l’ai regardé d’un air désespéré, en ne pouvant retenir un rire. « Ca va les chevilles, beau gosse ? » lui ai-je demandé en me dirigeant vers l’extérieur. C’était l’heure de ma pose. « Une pause s’impose. » lui ai-je dis avec un grand sourire. J’avais besoin de m’aérer un peu, je n’en pouvais plus de rester enfermée.

made by LUMOS MAXIMA
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 9/5/2015, 15:15

Avec un petit sourire au coin mais sans s’intéressé à ce que Nathan venait de lui dire, Camille lui conseilla de regarder sur internet. Il jeta un dernier coup d’œil à son billet avant de le glisser dans sa poche, il verra ça plus tard après tout un pourboire même petit, c’était toujours ça de gagner ! Il resta planté là devant le comptoir de son amie. Oui, il avait envie de discuter, de faire une pause de se divertir. Il en avait marre de se faire sonner toute les cinq minutes pour des choses abracadabrante. Une fois une cliente lui avait demandé de lui ramener un verre d’eau car elle ne buvait pas d’eau du robinet et que la marque d’eau minérale du mini-bar ne lui convenait pas. Nathan avait raconté l’anecdote à Camille et ils avaient bien ri, le jeune homme n’avait pas dû acheter la moindre bouteille d’eau depuis bien longtemps ! Après tout l’eau du robinet était potable alors à quoi bon dépenser son argent pour ça ? Visiblement les riches n’avaient pas les même soucis. Il continua d’embêter son amie en lui parlant de la jolie rousse et de ses chances de réussite. Camille se moqua de lui comme à peu près à chaque fois qu’il se prenait pour le Don Juan locale. Oui il avait du succès mais non toute les filles de la terre ne tueront pas pour une nuit avec lui, ce qu’il avait tendance à oublier.
Camille quitta son poste pour prendre une pause, il regarda l’heure. Elle avait raison, il était bien temps pour une pause ! Voilà près de 3 heures qu’il travaillait non stop, le manque de nicotine commençait à se faire sentir. « Je te rejoins, je vais prévenir Marc que je pars en pause avec toi ». Il s’éloigna rapidement pour prévenir son collègue groom qui fit une grimace s’imaginant déjà la charge de travail supplémentaire.

Nathan rejoignit donc la jeune fille dehors. Ils n’avaient pas le droit de rester devant la porte de l’hôtel, cette règle échappait un peu au jeune homme, était-il vraiment trop pauvre ou pas assez quelque chose pour rester devant ? Mais il respectait la règle, il ne pouvait se permettre de perdre son emploi. Camille et lui allèrent donc dans une petite rue adjacente tout proche, pavé et fleuri. La majorité des employés venaient se poser ici pendant leur pause. Nathan alluma une cigarette et continua de se plaindre « T’as vu le monde qu’il y a en ce moment ? J’ai hâte d’entendre leur réclamation dit-il ironiquement. Les riches sont vraiment casse-pied mais au moins les pourboires seront peut-être conséquent. J’ai entendu dire qu’un mec des Émirats Arabes et sa compagne avaient réservé la suite présidentielle pour la semaine prochaine. Ils sont chiant mais une fois l’un deux m’a donné 100 euros en pourboire. T’imagines ? » Il tira sur sa cigarette s’imaginant sous une pluie de billet de 100 euros, si seulement ! « Sinon ta journée ? On t’a pas trop emmerdé ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 9/5/2015, 19:46

Je ne veux pas travailler.

“Votre tête sera mis à prix pour une somme d'argent si astronomique qu'en passant devant un miroir, votre reflet tentera de vous faire sauter la cervelle.”

Je suis sortie en première, pour me rendre dans la petite ruelle adjacente à l’immeuble. Nathan n’a pas tardé à me rejoindre. On ne savait pas pour quelle raison, mais on avait l’interdiction de rester devant l’hôtel pendant nos pauses. C’était très certainement parce qu’on était juste employés et qu’on ferait tâche auprès des riches. Franchement, ça me passait au dessus. Enfin remarque, des fois j’aimerais bien enfreindre les règles, c’est mon côté rebelle. Mais je ne l’ai jamais fait, parce que j’ai tout simplement besoin de ce boulot. Je ne passerais pas ma vie à travailler dans cet hôtel, mais en attendant le salaire est assez conséquent pour me permettre de vivre. La vie est parfois injuste. Certains ont tout, en claquant des doigts et d’autres doivent se battre. C’était notre cas, à Nathan et moi-même. Il s’est allumé une clope, et je n’ai pas tardé à faire de même. Au fond de moi, j’aurais bien aimé arrêter de fumer, mais j’en étais incapable, avec ce boulot chiant au possible. Je me suis assise dans l’herbe, lui me suivant. « C’est la haute saison mon vieux. Mais ça me saoul déjà alors qu’on vient de commencer. » lui ai-je répondu quand il m’a parlé de la quantité de nouveaux clients qui arrivait chaque jour. Il a ajouté qu’il avait hâte d’entendre leurs réclamations. Je me suis mise à rire, puis j’ai tiré une taffe. Je n’ai même pas répondu, parce que j’étais tout simplement blasée des réflexions de ces bourgeois. J’avais envie de partir, loin, de retourner en Amérique du Sud. Les gens sont tellement plus simples là-bas. « Les riches sont vraiment casse-pied mais au moins les pourboires seront peut-être conséquent. J’ai entendu dire qu’un mec des Émirats Arabes et sa compagne avaient réservé la suite présidentielle pour la semaine prochaine. Ils sont chiant mais une fois l’un deux m’a donné 100 euros en pourboire. T’imagines ? » m’a-t-il dit. J’ai soupiré. « La majorité des pourboires que j’ai, c’est les vieux pervers qui essayent de me draguer. J’en ai marre, t’imagines même pas à quel point. » lui ai-je répondu. Je n’avais pas à en dire plus, je savais bien qu’il comprenait. On avait presque la même façon de penser, on venait du même milieu. C’était peut être pour ça qu’on avait réussi à créer cette belle complicité. Sans lui, j’aurais sans doute quitté cet hôtel depuis longtemps. C’était à lui, et seulement à lui que je pouvais adresser mes sourires sincères. On est restés quelques minutes dans le silence. Que c’était agréable, du silence. « Sinon ta journée ? On t’a pas trop emmerdé ? » m’a-t-il demandé. Il me posait la question presque tous les jours. « Une vieille est venue râler parce qu’elle voulait des fleurs sur sa table de nuit. Je lui aurais bien rit au nez, mais je me suis contentée de sourire et de lui faire monter des belles roses. » lui ai-je répondu le regard dans le vide. « Et toi ? A part cette belle anglaise qui t’a tapé dans l’œil ? » Heureusement pour nous, la journée était bientôt terminée. Enfin plutôt, on avait fait le plus gros. J’ai posé ma tête sur son épaule, après avoir tiré une taffe de ma cigarette. « Pourquoi on doit faire tout ça ? » ai-je fini par demander.

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 14/5/2015, 17:38

Ils discutèrent tout les deux en fumant leur cigarette. C’est vrai que la majorité des personnes qui donnaient des pourboires à son amie, était des vieux en quête d’un moment d’intimité avec elle. La classe sociale qu’ils fréquentaient via leur travaille, n’était pas toujours classe, un jour il avait surpris un client lui reluquer les fesses sans la moindre gêne. Il en avait marre d’être traité comme un moins que rien, ça devenait pesant. Par moment il s’imaginait partir dans un autre pays mais ce n’était pas sûr de trouver mieux. La conversation continua, Camille lui raconta ses petites mésaventures avec les clients. Elle lui fit une petite remarque sur l’anglaise de toute à l’heure avant de poser sa tête sur les épaules de Nathan. Elle avait l’air épuisée, épuisée de toute ça. « Parce qu’on est pas né sous la bonne étoile sans doute. » Il se posait souvent la même question qu’elle, pourquoi eux devaient-ils galérer tout les jours alors que pour certain la vie était tellement simple. Il s’agit d’une injustice pure, mais si ils continuaient comme ça autant se tirer une balle tout de suite. Surtout que les deux amis se soutenaient mutuellement. Quand l’un avait des doutes, l’autre se montrait fort, si l’un flanchait, l’autre suivrait rapidement.

Il posa sa main sur la tête de la jeune femme et lui caressa les cheveux tendrement pour la réconforter. « Il faut qu’on s’accroche, on a des projets après tout. Puis on est pas vieux ! Il y a encore tellement chose à faire. Comment ça avance ta musique d’ailleurs ? Tu as quelques dates de prévues ? » Il savait que c’était la grande passion de son ami, un peu comme lui et le basketball. Pour l’instant elle ne faisait que des petits show dans des piano bar, mais c’est en continuant comme ça que l’on finit par se faire remarquer. Il l’aurait bien aidé, mais il ne connaissait personne de la profession alors il l’encourageait de tout son cœur. Ils étaient là comme deux âmes en peine dans une petite ruelle car leur employeur refuse de les voir à la porte principale, tel des parias. C’était horriblement déprimant, Nathan et Camille devaient se changer les idées. « Tu fais quelque chose après ton service ? On peut aller acheter de l’alcool pas cher à Franprix et aller le boire sur les quais de Seine, ça te tente ? J’appellerais ma voisine pour qu’elle s’occupe de ma sœur. » Après tout quoi de mieux qu’un peu d’alcool et d’un peu de soleil pour se remonter le moral ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 15/5/2015, 14:55

Je ne veux pas travailler.

“Votre tête sera mis à prix pour une somme d'argent si astronomique qu'en passant devant un miroir, votre reflet tentera de vous faire sauter la cervelle.”

« Parce qu’on n’est pas né sous la bonne étoile sans doute. » C’était certainement ça. Je me suis toujours demandée ce que je ferais si je gagnais au loto. Si je deviendrais une vraie riche, ou si je resterais la même peu importe la somme que j’ai sur mon compte en banque. J’ai soupiré. Mon rêve, c’était simplement de pouvoir vivre de la musique, partir des mois en tournée sans avoir de comptes à rendre. Et bien que ça puisse paraître fou, je voulais jouer de la musique aux côtés des plus grands, ou au moins qu’ils m’entendent jouer. J’aimais entre cette passion musicale qui pouvait animer les musiciens. Nathan m’a demandé où j’en étais musicalement parlant. Je me suis redressée pour plonger mes yeux verts dans son regard doux. « Je me suis promis de ne jamais abandonner. Donc je continue, et je reste optimiste. » lui ai-je répondu avec un grand sourire. C’était de mon père que je tenais cette force, ce courage de ne jamais être pessimiste en passant à la musique. Après tout, c’est ce que j’avais de plus précieux dans ma vie. Je pouvais partir n’importe où, n’importe quand, tout plaquer, du moment que j’avais ma guitare sur le dos. Pour autant, je pense que c’est lui que j’aurais le plus de mal à quitter. Mon pilier parisien. Sans lui, j’aurais pu craquer et tout laisser tomber des centaines de fois. Mais voir son beau sourire dès que je regarde vers la porte, ça me remotive pour la journée. Il a toujours été à mes côtés, depuis le début. Et c’est réciproque. On sait se remotiver, se donner l’envie d’avancer et de persévérer. C’est ça l’amitié, non ? On était bien là, posés. Mais on allait devoir retourner à notre poste d’ici quelques minutes, pour encore deux heures, et ce seulement si on ne faisait pas d’heures supplémentaires. Sa voix grave a interrompu le silence. « Tu fais quelque chose après ton service ? On peut aller acheter de l’alcool pas cher à Franprix et aller le boire sur les quais de Seine, ça te tente ? J’appellerais ma voisine pour qu’elle s’occupe de ma sœur. » J’ai esquissé un grand sourire, large jusqu’aux oreilles, dévoilant mes dents blanches. « Oh mais trop ! On fait ça beau gosse. » lui ai-je répondu. Je me suis levée joyeusement. Il avait réussi à me motiver. Ce programme de soirée me plaisir plus que de rester enfermée dans ma chambre. « J’emmène ma guitare ? » lui ai-je demandé avec des yeux de cockers. Il savait très bien que je pouvais difficilement passer une journée sans entendre sonner le bruit des cordes de mon trésor. J’ai fini ma cigarette avant de la jeter dans la poubelle qui se trouvait à quelques mètres. Je ressentais un grand besoin de bouger, de partir à l’aventure. J’ai tellement adoré partir en Amérique latine que s’en est indescriptible. J’aimerais l’emmener avec moi, un jour. J’ai jeté un œil sur ma montre. L’heure fatidique… « Bon, on y retourne ?! » lui ai-je dis en lui tendant la main pour l’encourager à se lever.

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 12/6/2015, 22:36

Son amie avait tout pour réussir dans la musique. Elle était motivée comme personne d’autre, même si elle avait des moments où tout lui semblait horrible, elle restait optimiste puis elle avait une voix en or. Il aimait bien l’entendre chanter, c’était toujours un moment agréable. Il adorait voir la passion qui d’un coup animé son amie, un peu comme lui et le basketball. Autre chose de notable et malheureusement d’important dans l’industrie musicale, elle avait un physique à tomber. Une jolie fille c’est toujours plus vendeur ! Bien entendu il ne lui dira jamais en face. Il lui disait par moment qu’elle était belle quand elle faisait un effort particulier mais jamais que ça l’aiderait à percer, il aurait trop peur de se recevoir une grosse gifle dans la figure ! « C’est bien ! Continue comme ça et préviens moi quand tu auras une prochaine date » dit-il en souriant.

Il lui proposa ensuite d’aller picoler un peu après le service, il faisait beau, les quais parisiens n’étaient pas loin puis ils allaient avoir besoin tout les deux de se détendre. Camille sembla emballé à l’idée, ce qui ne l’étonna pas du tout ! Ils étaient souvent sur la même longueur d’onde. De temps en temps ils aimaient bien se chercher, se chamailler et se bagarrer un peu mais au fond ils s’aimaient énormément. Chose rare pour le jeune homme, malgré la beauté de son amie il n’avait aucune envie de coucher avec elle et quand on connaissait le jeune homme constamment chaud comme la braise, ça tenait du miracle. Il l’aimait sincèrement mais platoniquement. Il se voyait vieillir avec elle, chacun casé de leur côté toujours en se donnant rendez-vous sur les quais pour descendre une bouteille de rosé tout en râlant sur leur conjoint respectif. Dans son cœur, elle faisait comme partie de sa famille. Camille lui proposa de prendre sa guitare « La question n’est même pas à poser ! Bien sûr que oui, je sais que tu meurs d’envie d’entendre ma voix suave » Bien entendu il plaisantait. Nathan chantait faux, horriblement faux. Même la pauvre jeune femme ne comprenait pas comment on pouvait être aussi mauvais. Du moins c’est ce qu’elle disait, elle exigerait sûrement, espérait-il. Elle finit sa cigarette, il en fit de même. Ce fut la première à se lever pour retourner bosser, à croire que la soirée prévue l’avait motivé pour survivre à la fin de la journée. « Quand faut y’aller ! Puis j’ai une petite anglaise à serrer l’air de rien » Il ria en disant ses propos mais il n’en pensa pas moins. Il attrapa la main tendu et se releva. Ils retournèrent dans l’hôtel « Allez courage ! A tout à l’heure » Il lui fit un clin d’œil avant de se faire tout de suite attraper par l’autre groom qui vu son air épuisé, avait dû être sacrément sollicité.

Les heures défilèrent et se ressemblèrent toutes. Enfin pratiquement, la jeune anglaise sortie un moment de sa chambre avec ses copines pour se balader dans Paris. Elles passèrent par le hall et tel un prédateur sur sa proie, Nathan se jeta dessus pour lui dire quelques mots. La jeune rousse gloussa, impossible à dire si elle était vraiment sous le charme du jeune homme ou si elle se moquait de son accent anglais. Une qui avait l’air de s’amuser de la situation c’était Camille qui regardait tout ça de l’autre côté de son comptoir. Une fois l’anglaise partie, Nathan se retourna vers son amie et lui tira la langue avant de reprendre la routine du travail. La journée finit par arriver à son terme. Il alla voir Camille. « Je vais me changer, tu file chercher ta guitare et tu me rejoins dehors ? Je vais en griller une en t’attendant. » La jeune femme acquiesça et il alla se changer dans les vestiaires de l’hôtel réservé aux employés avant de s’allumer une cigarette devant l’hôtel. Ne portant plus l’uniforme, il avait le droit de fumer où il voulait maintenant et il prenait un malin plaisir à le faire devant son lieu de travail.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille 19/6/2015, 16:53

JE SUIS DÉSOLÉE POUR L'ATTENTE..

Je ne veux pas travailler.

"Ce n’est pas de savoir que tu soutien tes amis qui compte, c’est d’avoir le soutien de tes amis..."

« La question n’est même pas à poser ! Bien sûr que oui, je sais que tu meurs d’envie d’entendre ma voix suave. » Maintenant j’en suis certaine. C’est pour ses blagues pourries que je tiens tellement à lui. J’ai l’impression d’avoir grandi avec lui, qu’on se connait depuis toujours. En réalité, ça fait moins d’un an qu’on bosse dans ce putain d’hôtel. Bien qu’elle soit nulle au possible, sa blague m’a décroché un léger rire, ce genre de petit rire mignon qui fait craquer un gentleman. C’est notre force, ce courage qu’on s’apporte mutuellement pour ne pas baisser les bras. Lui, il aime profiter du travail pour draguer. Et moi, je suis du genre à me faire draguer, chacun son truc. Enfin quand un homme me plait, je sais être entreprenante. Mais la clientèle de cet hôtel, ces gens bourgeois qui prennent de haut tous ceux qui n’ont pas autant de moyen, j’ai juste envie de leur coller une tarte en pleine tête, et de brûler leur argent. L’argent ne fait pas le bonheur. C’est ce que j’ai appris, et c’est bel et bien vrai. On croit que ce sont uniquement les pauvres qui disent ça. Peut être, mais ce sont certainement eux qui s’amusent le plus et qui profitent le plus de la vie. L’exemple qui me vient, c’est dans Titanic. On a tous pensé, ou dit tout haut qu’on préférerait mille fois faire la fête avec Jack, qui dîner avec le connard de fiancé de Rose. Enfin bref, je ferme cette parenthèse plus ou moins intéressante.

C’est l’heure. Le début de la fin. Notre soirée va pouvoir commencer, cette horrible journée est terminée. Nathan débarque au comptoir avec son beau sourire plein de malice. « Je vais me changer, tu file chercher ta guitare et tu me rejoins dehors ? Je vais en griller une en t’attendant. » m’a-t-il dit avant de se diriger vers le vestiaire. Quant à moi, je suis montée jusqu’à ma chambre, pour récupérer ma guitare et enfiler des vêtements confortable. Ce tailleur, je le supporte de moins en moins. C’est tellement… oppressant. Comme le beau temps et le début de l’été se ressentaient, j’ai enfilé une combi-short, avec une petite veste et des tennis. J’ai pris un sac avec mes papiers, et ma guitare dans le dos. J’avais hâte, hâte qu’on quitte cet hôtel pour profiter. J’ai rejoins Nathan avec un grand sourire. « Je suis là » lui ai-je dis d’un ton enjoué, avant de prendre sa cigarette pour tirer une taffe. Je me suis positionnée face à lui, le regardant avec mes beaux yeux exprimant toute mon impatience. Je tenais à peine en place. « Alors, tu m’emmènes où beau gosse ? » lui ai-je demandé en lui mettant un léger coup de poing sur l’épaule. Malgré que je sois musclé, il avait à peine dû sentir ce coup. Il allait d’ailleurs très certainement se moquer de moi.

On n’a pas mis longtemps à commencer notre petite balade. Je ne voulais pas prendre le métro, il le savait très bien. Depuis que je suis gamine, j’adore marcher. Et marcher sur les quais de Paris, c’est encore mieux. Là, avec lui, ce petit vent frais et ma guitare, je me sentais enfin libre. C’est tout bête, cette notion de liberté. Je n’ai jamais eu besoin de grand-chose pour me sentir bien, pour me sentir heureuse. Même si ma vie à Paris n’était pas aussi idyllique que ce que j’avais imaginé, je m’y plaisais plutôt bien, exception faite de cet hôtel.

made by LUMOS MAXIMA
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: ♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille

Revenir en haut Aller en bas

♪ Je ne veux pas travailler ♫ avec Camille

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» » Venez jouez avec moi, je ne vous ferais rien, promis... ♥ « || Demande de RP's
» Qu'est-ce que tu veux ? Va jouer ailleurs. - Lilia - Terminé.
» Tu veux faire un exposé avec moi? [PV Freyja]
» Une étoile filante... Oh une deuxième.. troisième.. Qua-... Euh... au secours ?
» Je ne veux pas travailler ♫♬♪ Ewon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LA VIE EN ROSE :: saison 05 :: rps-