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LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD

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MessageSujet: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 10:44



Phaenomene LUONG

« The mess around you is only aesthetic. »

NOM : Luong - une très mauvaise traduction administrative de 'rong' 溶 on est d'accord. PRÉNOM : Phaenomene, Yuanyin. SURNOM : Phae, ou 'Phi' φ . ÂGE : 21. DATE ET LIEU DE NAISSANCE :25 avril 1994 à Newcastle. ORIGINES : Anglaise et Taïwanaise. ORIENTATION SEXUELLE : Pan. STATUT CIVIL :Divorcée. ÉTUDES/MÉTIER : Etudiante aux Beaux Arts + Employée en librairie / Model. PASSION(S) : Phae aime lire, et puis écrire, aussi, des lettres longues, très longues, qu'elle rédige au vide ou qu'elle envoie parfois, qu'elle enregistre dans son vieux magnéto aussi, parce que le grésillement en fond donne un air mystique à toutes les conneries qu'elle peut raconter. Phae dessine, avec son fusain au bout des doigts ou avec son rouge à lèvres appuyé contre le miroir. Elle sort, perd la tête, tourbillonne. Phae se plaît dans tout, tant qu'elle peut s'échapper seule à un moment, ou disparaître sans qu'on la retienne ou lui fasse la morale - et puis elle goûte la pluie, devant un plat de spaghetti à la bolognaise. Parce qu'elle peut, voilà.  GROUPE : Eden de Cacharel. SCENARIO OU PERSONNAGE INVENTÉ : OC.

CARACTÈRE :

 « - Allô Phae ?
-Mh. Wazzamattah.
-J’ai un problème…
-Meutre, accident ou suicide ? »


Rire jaune ou rire noir.

Hystérique ou schizophrène. Cynique ou aigrie. Désabusée ou je-m’en-foutiste. Persona ou Devenu.

Elle se moque. Elle déclame à tous vents ses convictions. Elle se met en scène. Elle attire l’attention avec des idées qui claquent, qui réveillent, qui insurgent, qui révoltent, qui choquent. Elle se crée un espace sous les projecteurs en ignorant ceux-ci. Elle est un nouveau Courbet, sortie de nulle part, en constante représentation alors que son seul théâtre est celui de sa bulle, de son monde, des cloisons invisibles qui l’enferment et lui renvoie son propre reflet, son propre combat, sa lutte en atelier, son atelier intérieur ou physique, c’est la même chose. Autoportrait au chevalet pour la définir. Dessin préparatoire sur toile bistre. Tordue, défectueusement parfaite dans une rusticité de citadine snobinarde. Un goût d’authenticité, peut-être ? Il faut un minimum d’estime de soi, au moins apparent, pour qu’on ne vous marche pas dessus. Mordez avant d’être mordu. C’est la règle. Ca bat, dans ses vaisseaux, ses capillaires, ses artères, une orange sanguine non-orangée, vibrante, bouillonnante. Parfois, on ouvre les vannes, aussi. Sans faire exprès. Ca explose, plus de barrage, la tempête danse et frappe. Aveugle, dans ce fameux laisser-aller, trop de lumière grise votre bouche, votre témérité, votre réflexion réflexive. L’action brûle, comme on active un briquet. On pleure les mo(r)ts avec les lèvres cousues dans le fond d’un placard humain. T’attendais quoi, hé, lui faire relâcher la pression ? Elle n’est pas née avec, sûr, mais presque. C’est tout comme, tout idem, tout ter, tout… Tout. Le temps. Tout le temps. Ca ressemble à un manteau qu’on enfile par quasi-automatisme à force d’habitude. Passe les manches dès le matin, la tête dans le trou pour le reste de la journée, serre ton corset, fais les lacets, humpf. You can be free to anyone else but yourself. Circulairement, grossièrement. Et encore, meme ça, c’est compliqué, pas vrai?  Ca arrive, pourtant, ça arrive qu’elle baisse le store, rapidement, ou dans une fatigue lascive. Rincez-vous l’œil, moi je ferme la caisse. Détaxe, pas de taxe. On n’est pas prédéfini cool, chiant, insolent, ouvert, fermé, à clef. La matière brute, c’est le moule de base, le sien, le tien, le mien, le sien… aussi. Ca existe encore, sûrement, derrière la scène, une scène à fenêtres, des fenêtres brun-chocolat 70% cacao. En tout cas, c’est ce que les gens croient.

C’est une fille joyeuse, vous savez. C’est une plume instable, en équilibre sur un muret, qui évite de regarder ailleurs que là où elle met les pieds. Pour ne pas voir en arrière ni trop-trop devant ; et pour ne pas louper son coup, enfin, son pas, non plus. Elle s’efforce de coller à l’étiquette actuelle du mot  « Epicurisme », cet abus de langage. Globalement potable, globalement sur le balcon, il fait trop noir dans la laverie, entendez-vous. Mais les monstres des cauchemars, ça descend dans l’estomac, tant pis, coltinez-vous à la place la loufoquerie. Tenir le show, même crevée, exténuée ; succomber à un verre de Bourbon, en cachette, pas d’addiction, pas d’addiction. Pas d’addiction. Tiens, file-moi une cigarette. Pas d’addiction. Vide, déverse-toi dedans. Et autrement. Pas d’addiction.

Phae jure – à moins que ça ne soit 'phi' ? Bref, elle jure. Quand ça lui fait plaisir. Ca lui fait souvent plaisir. Ca veut dire « LOL », « IDGAF », ou « WTF ». Tout ça et même plus. GPOY. Oui, du genre une maxime universalisable. Jurer, c’est bon pour la santé, à ce qu’on dit. Jurer c’est ne pas trop mentir, rien que ça, sisi. La vulgarité comme une petite faiblesse, toute petite, si vous voulez bien.  Elle jure pour s’engager. Un minimum de droiture quand on y voit flou, ça ne tue personne. Donc oui, elle ne fait que des promesses qu’elle pourra réaliser. Parfois elle le dit, parfois elle se tait. Hier. Théière. La faïence ne laisse rien paraître mais l’eau s’active quand même et libère les arômes. Idem. Bis. Pas besoin de lui demander son avis, ça la prend, comme ça, glisser une tasse à chacun parce que ça la satisfait, de glisser cette tasse devant vous, toi, moi. Une façon d’être foncière. Innocence, non. Insensible non plus. Mais si on ne gagne pas la confiance des autres, on ne monte pas, n’avance pas, on fait du surplace – comme sur les tapis de sport – ou alors on se casse les reins et chutant. L’échelle, c’est les autres. Au moins 20%. C’est ardu, pas le choix. Mais il arrive que ça fasse du bien. Ca restera sous clef, hein. N’empêche que c’est là, et ça chauffe, une douce bouillotte. On ne dira pas non, oh non.

Alors la complaisance peut être là, bien qu’il y a des fois où ça rate le rendez-vous. Parce que si intérieurement ça carbure, le poteau se voit moins, le temps de faire rugir la chaufferie, toussa toussa, on fait comme on peut, et le poteau on peut trop tard.

Des non-dits pour réussir à faire comme s’il n’y en avait pas. Au final, plutôt qu’un métal froid, elle est surtout l’écorchée-vive.

PHYSIQUE :

« - Mademoiselle, excusez-moi, seriez-vous intéressée par du mannequinat… ?
-Back off, sweetheart. »


Chinese noodles don’t talk.

1m70; pas de poitrine; un feu d’artifices.

Entre les talons et un besoin de nutrition tout à fait relatif, difficile de déterminer si l’outil sculpteur réside dans la taille ou le poids. Grande, peut-être, oui, non ; oui et non ; oui ou non ; oui mais non ; ou plutôt non mais bien oui. C’est ça, le deal un-pied-jaune-un-pied-blanc. Pour certains, c’est l’idéal d’une cover-girl – tandis que pour d’autres, c’est une moyenne ayant pour mérite la notion honorable. Dans ses veines courent l’ADN made in Asia et les gènes du bel Alaska. On appelle ça un, une, enfant-banane, messieurs-dames. Et non, ce n’est aucunement péjoratif, si ça devait empiéter sur la notion de racisme, on déclarerait fort vite un attentat nucléaire si ce n’est terroriste. Quoique. Qui a dit qu’elle n’est était pas une, de kamikaze ? Phaenomene peut tromper, Phaenomene l’exubérante, Phaenomene celle qui a tout de l’illustre anonyme. Ah, Phae. Phaenomene, Phaenomene.

Au milieu de la masse noire de visages blancs, les amandes se distinguent et fondent facilement dans un moule d’une standardise à toute épreuve, que dit-on. Elle a la gueule d’un bol-de-riz, voilà, cash. Yeux aux larges pupilles noires, nez mutin ayant un étrange lien de parenté (on parie ? Désolée, gens, pas assez pour la mise.)  avec un morceau de pâte d’abricot confit doublement percé. Distraitement, ou pas du tout, de stress ou de concentration, de charme ou d’agacement, elle s’humecte les lèvres, encore une fois. Ca suffit, ça commence à bien faire, ô tête de panda roux. Du fond de son regard, elle répond de manière animale ou quasi. Elle répond avec la bestialité de l’être humain. Elle répond, point, à la ligne. Si t’aimes pas comment elle traverse les lignées pour t’observer à ton insu, outta mah way. Quel intérêt, sinon. Ne fixe pas sa bouche, écrase tes oreilles de tes mains. Rose ou rouge, quelle différence ; toutes, toutes les différences, pour un seul mouvement. C’est un masque de composition d’elle fabrique. Parfois ardente et scandaleuse, parfois attendrissante et enfantine, tandis que le public reste de l’autre côté de la barrière, gloss, fard, eyeliner, mascara – beaucoup de mascara se dressent pour la protéger, pour mieux se jeter. Pour mieux toiser. Jolie alors ? Qu’en sais-je, à moins que ça ne soit de la préfabrication.
Phae, c’est la fermeté et la fougue de la jeunesse. C’est une peau tartinée de crème et de soins. C’est un nu qui s’amuse sur n’importe quel type de toile, et n’importe quel type tout court. Phae, ce sont des doigts baladeurs sans pudeur, comme des brindilles ou comme le manche du pinceau qui s’agitent. Quand elle tend la main, elle peut presque voir à travers. Cette main opaque et pâle, elle la connaît par cœur. Elle n’est pas parfaite – la perfection n’existe pas, à quoi bon, autrement, lui courir après telle une chasse effrénée après le lièvre – mais elle est. Elle est un amalgame de détails, la taillant à la serpe, maigre et forte, avec cette bosse de l’écrivain sur le majeur, qui traîne depuis des lustres à présent. Sous la manucure soignée, des éclats de peinture, du graphite effrité, des morceaux d’extase. Une main. Pas celle de Dieu, mais être démiurge est largement assez.

La normalité, ça lui arrive. De temps en temps. Lorsqu’elle n’a pas besoin de s’afficher. Elle met une écharpe comme tout le monde. Elle porte un pyjama comme tout le monde. Elle a froid comme tout le monde. Chaud aussi. Cessez un peu de lui tisser une armure futuriste, si ça faisait son homme… Je t’en ficherais une, de garde-robe, le repas est servi. Tant que votre porte-monnaie en fait son affaire, en quoi serait-ce gênant ? Il faut juste que ce soit… marquant. Remarquable. James Bond girl. Au fond du placard, un uniforme catholique inutile moisit, en compagnie des baggies grossiers. Moisissure seulement, qui peut leur prédire un avenir définitif ? Les vêtements sont autant de costumes que les tartines de poudre à s’étaler sur la figure. Il y a la grande, la véritable, l’armurerie altière qui s’appelle 'phi' , aux teintures diverses et folles, qui rentabilise rondement ses coiffeurs, prostitue son corps de temps en temps à quelques clichés avides de photographes de mode (et pourquoi pas, les photographes tout court) ; il y a aussi la farfelue et enfantine Phae, qui se noie dans des écharpes – celles  qui explosent dans sa penderie, les pulls, les moufles et les yeux doux. Et puis il y a Phaenomene. Un mélange de tout ça, les cheveux en bataille, les ongles pleins de fusain, de mie de pain et des doigts qui craquent. On appelle « phénomène » les choses qui apparaissent à la conscience. Celle-là, vous ne risquerez pas de la rater.

TICS ET TOCS :

"Dis Phaenomene, c'est quoi ton facebook?" "Rien du tout. J'en ai pas besoin et toi non plus." - Dis Phaenomene, pourquoi t'es comme ça, un pied ici, un pied là-bas; à vérifier tes textos toutes les deux secondes, à chérir ton transistor et toute la ferraille mécanique, d'une technologie passée, avec ton mac au milieu, tellement propre que ça en paraît irréel? Dis Phaenomene, tu reproches quoi à Internet, à ces réseaux sociaux que tu utilises quand même mais dans ton coin, parce que t'as juste pas envie de partager ces bouffées, ces accès d'hilarité, de colère, d'étourderies ratées? Dis Phaenomene, avec la vie en points d'interrogation, qui déteste les questions, les interrogatoires, qui se dérobe, avec ce regard que tu fais semblant d'ancrer dans celui des autres, et tes ongles vernis de colle et de mines de plomb que tu fais crisser sur toutes surfaces, avant d'être obsédée par ces traces dont tu te sens coupable.

"Dis Phae", y'a pas de réponse, pas toujours, y'a pas d'explications à chercher, elle a arrêté de se creuser les méninges parce que de toute manière, on ne l'écoute pas; et elle, distraite, fait couler tout ça bien discrètement, en déglutissant. Une gorgée, deux gorgées. Elle boit toutes ses cannettes, des cannettes au lait à la fraise, achetées à 70 cts au Paris Store. Elle les collectionne, après, en les montant en pyramide, dans un coin de son appart', et glisse sa menue monnaie dedans. Chacun ses économies, chacun ses tirelires.

Bouche cousue, la chose est tue. Nul ne doit deviner, à moins de l'harceler, que la voiture ça fait vomir et qu'elle emporte partout avec elle un morceau de flanelle qui sent encore - Dieu sait comment, le parfum de Maman. Elle range ça dans sa boîte à secrets, avec tout ce qu'elle n'avoue pas, comme la clef scotchée sous la boîte aux lettres qu'elle a fait dupliquer en cinq exemplaires, affolée à l'idée d'être enfermée dehors quand elle n'aspire qu'à se coucher dans son propre matelas; ou alors Olaf qu'elle n'a pas revu depuis des mois et qu'elle guette nerveusement à chaque sonnerie de la porte d'entrée. Elle ne l'aime pas, pas vraiment, mais ils se sont séparés avec tant d'aisance que c'en était flippant. Elle tient des carnets de bord avec ce fatras, où les mots sont ancrés plus qu'encrés, à l'envers, sur-imprimés, dans une page brouillonne où les histoires se chevauchent et se marchent dessus. Dedans, elle évoque le chat qu'ils ont abandonné en Angleterre - pas un jour ne s'écoule sans que je songe, "il est devenu quoi? Ca fait longtemps à présent, il est mort, probablement, et ce fut le tour des souris que de le grignoter, à petits pas." Et puis elle griffonne, en bas, en pattes de mouche, les noms qui se sont égrenés à sa porte. Sébastien, Thomas, Elliot, Maxence, Fred, William, Klaus, Alejandro... Sophie, Joyce, Luna, Pure, Emily, Théodora... Pour bien oublier, il faut se faire croire que les souvenirs persisteront.

"Yuanyin." Non.

Je déteste la Chine, la Thaïlande, le Tibet. Je déteste ça, Papa, et partout où tu m'as forcée d'aller. Il répétait que c'était les racines, que c'était important. Aujourd'hui elle connaît tout ça par coeur, elle peut jouer aux Incollables et protester sur les accrocs. Mais elle fait ça en tiquant, en retenant les insultes et ces grondements qui tempêtent, quelque part, au fond d'elle. Dorado. Perdu.
Phaenomene, c'est un nom aux expressions improbables, que personne ne sait vraiment prononcer, Fa comme la note, ou Fée. Autographiée. Autodafé. Phi, comme dans philo, ou pour l'esprit. Vague. Apprécie la sonorité snob. Les mots snobs qui vous rendent péteux, c'est comme un sucre d'orge arrosé de citron.
T'as un grain dans la tête. Ne va jamais chez le médecin, prépare des décoctions louches, soigne tout à coups d'huiles essentielles, cet aspect bobo-chic-rageux.

"DOM."

Elle se tient droite, tremblante et furieuse.

On referme le dossier; est-ce que je désherbe votre pelouse privative, moi?



j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? Le parc de Bercy, parce que les gens passent, s'arrêtent, le temps se suspend et les bruits avec. QU'EST-CE QUI TE PLAÎT LE PLUS DANS LE FAIT DE VIVRE ICI ? L'agitation ambiante qui noie les civils dans l'anonymat de leurs cols relevés. ET CE QUI TE PLAÎT LE MOINS ? Les SDFs et les Roms, qui sont des tâches mobiles venant brouiller votre paysage en passant faire la manche dans le métro, en subtilisant dans les vôtres à l'occasion. N'en déplaise à la moralité, soyons honnêtes. POUR FINIR, DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : Bruyante, muette, chuchotante.




être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître

« You can be ganging on me if you want but I'll still be wild and young. »


"Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître..."

O u quelques mois. Ou quelques jours. Quelques heures aussi, parfois. Ca dépend. De son humeur.

De ce qu'elle fait. Des garçons qui s'enchaînent, des soirées passées avec eux, avec elles, avec tout le monde. Des bribes qu'elle accepte de lâcher, comme on raconte une histoire, une anecdote, là ou sur la terrasse d'un café. De si elle s'en rend malade malade malade - ou non. Elle rit fort, parle beaucoup. Essaie de croire que déverser le container empêchera celui-ci de déborder. Ce n'est pas tout à fait faux, même si c'est surtout un prétexte. Une conviction plissée d'excuses. Elle est bizarre, étrange, on dirait un animal alien - ils acquiescent. Elle tient sa bière entre ses deux mains et elle boit, les yeux grands ouverts. Dans une alerte cotonneuse. Volontairement annihilante et trop éveillée.

Phaenomene vit la nuit. Et au matin, elle laisse son nœud de veines, de muscles, de tendons, de chair gorgée de sang pulser pour elle, sous elle, en elle. Elle inspire, expire, recommence. Dans la cour de l'école, on la voit qui arrive en retard et sans hâte; empressée mais détendue; un peu déboussolée et malgré ça déterminée. Le pas ferme, le port altier, le mouvement leste. En dépit de quelques dépits. Pour se moquer, ses professeurs disent qu'il n'y a que les génies qui se permettent de tels écarts, une telle attitude. Salue d'un rictus, retourne dans l'amphi. Après tout. Pourquoi pas. Pourquoi ça. L'irritation est mauvaise, elle vous brouille les sens de manière abstraite, ridicule. On se perd. Elle ne s'y appesantit pas trop. Par précaution, sans doute. L'abstention est sa porte de sortie salvatrice. Elle s'en persuade et en persuade les autres.

Dans son appartement, elle a laissé, une fois encore, les fenêtres grandes ouvertes; sans se soucier du vent qui claque le carreau ou les voleurs-acrobates qui s'aventureraient sous le coup de la curiosité. Depuis la rue, le quatrième étage s'affiche, le linge danse - par terre, sur le balcon, sur cette armoire timide qui se laisse entr'apercevoir dans la pénombre de la chambre. L'odeur du dernier mec qu'elle a ramené hier soir colle encore aux draps emmêlés. Elle survit comme ça, depuis qu'elle est arrivée à Paris pour ses études supérieures, il y a trois ans. Pour échapper à l'ambiance toxique qui régnait autour d'elle un peu également. De ces relations qu'elle n'avait pas choisi et qu'elle désirait oublier, effacer, pour recommencer un nouveau dessin, à coups de repentis plus ardus et violents.

Et parce qu'elle craint à la fois de tout perdre, éparses sur une commode, elle a entassé pêle-mêle son amas de souvenirs, de reliques du passé, de ce qu'elle s'efforce de quitter sans regrets. D'abandonner sans plus de préoccupation. Mais si on peut se cacher de tous, on ne peut pas forcément se soustraire de tout.

Alors les cassettes et leurs bandes brunes traînent. Trônent. Rebelles ou penaudes. Attendant qu'à un souper-régime dernier, Phae se défasse de son masque détaché et insouciant pour céder - les mains pâles et les lèvres froides, les épaules tremblantes et les paupières battantes, pour glisser une des tablettes dans le vieux magnétophone échoué près du transistor, au pied du dressing désordonné. Pour écouter ces bribes de messages à elle-même. Ces bribes sauvegardées de conversations au téléphone avec sa mère. Avec son père. Ou de détourner les yeux de l'écran de l'antique poste de télévision qui ne sert plus qu'à ces VHS enregistrées, ces films de vacances, ces vidéos témoignages d'un construction mi-chaotique mi-commune. Elle ne sait pas très bien. Au fond d'un tiroir , elle a enfermé un monceau de lettres, ficelées d'un cordon de lin qu'elle dénoue fébrilement. Pour lire. Relire. S'endormir sans dormir. Fixer le cellier. A ne plus pouvoir. A ne plus rien voir. Jusqu'à ce qu'elle apprenne. Jusqu'à ce que l'abrutissement des sens la prenne.


Dans le silence morne, un audio tourne. Grésille.

Clac. Tac.

- Herm... Hello? Hello? Okay. On va dire que ça marche. Ca marche. Soit. Montage de merde. Bon. Nous sommes le lundi 19 septembre 2012, il est 22h46.



    Retour de Bretagne. Week-end passé à Rennes, rien n'a vraiment changé. Je suppose que malgré le dépaysement radical qu'a été Paris et qui, par conséquent a paru se faire sentir une éternité; dans les basses terres de Province les choses s'écoulent trop paresseusement pour songer à évoluer. Comme la mentalité des gens et des gens tout court, en fait.Papa a refusé de me voir. Légitime, je suppose. Après tout, je suis celle qui a pris ses clics et ses clacs avant de foutre le camps. Ca me fait mal de voir comment cette chiasse a tourné. Tout se barre en couilles. Ma sanité d'esprit aussi avec. La preuve, je suis en train de parler dans le vide, à un morceau de plastique et de technologie. (Haa...) Chier. C'est bizarre... Il n'y a personne et ma voix se répercute contre les murs nus et... Il n'y a pas de danger présent. Ni de peur. Juste moi. Je crois que je me fais peur toute seule. A moins que ça ne soit le soir et la drogue douce des clients du bar qui fait face à l'immeuble. J'ai la flemme d'allumer le réchaud. Je suis fatiguée d'évoquer tout ça. On vivait bien avant, pourtant. Plus ou moins. Ils passaient leur temps à se disputer, c'est vrai. Je croyais que c'était normal. Finalement, c'est parce qu'ils étaient trop gamins, à se chamailler pour des désaccords d'opinions avec lesquels ils ne pensaient blesser pas d'autres qu'eux et leur bulle. Leurs bulles. Quand j'essaie de retrouver ça, je remarque que dans l'absolu, c'était possiblement vrai. Mais que dans la réalité des choses, ils s'en foutaient de moi. Ou ils s'en souciaient trop. Ca pouvait que foirer. Ces cons. Ces cons. Ces cons.Ces cons...[On entend la cendre froissée qui se frotte contre l'émail du cendrier. Un peu trop fort. Un soupir. Ténu. Le vide se prolonge un moment.]On répétait que j'étais intelligente. Tu parles. Au taquet, oui. Mais c'était du conditionnement plus que de la brillance, n'est-ce pas? N'est-ce pas. En plissant les cils, j'ai l'impression de replonger dans notre maison à Newcastle. J'ai encore en tête le jardin, les jeux, les voyages successifs pendant les vacances, comment on a commencé à déménager, et une rue, un quartier, une banlieue, une ville, ailleurs. Les amis qui vous jurent de rester là mais, ils n'ont pas franchement le choix. Ils ont fini par s'évaporer dans la nature. Ca servait à rien. Ca servait à Papa. Ca servait vaguement à Maman par ricochet. Ou elle prétendait que. Le nombre d'hypothèses qui viennent me bouffer à présent, c'est dingue. Je suis devenue de la pâté pour dogos affamés. C'est mon parti pris et pas celui que je voulais pourtant. Je suis paumée, putain. C'est pas comme c'était. Bref. Ils ont continué sur leurs lancées, chacune opposée, à foncer tête baissée dans le mur. Et quand ils en ont eu marre de leurs bêtises, ils ont élu de tout claquer. Les mains, la porte, la situation confortable. D'abord de s'écarter du seul sol où j'avais réussi à m'accrocher. Tous les deux. L'unique point où ils se sont mis d'accord et où ils sont parvenus à m'ignorer totalement. Sept ans, ça n'a pas d'avis, de toute manière. Ca se fait balloter, comme un vulgaire colis. Et que je te balance entre Nantes et Bordeaux. Et puis le reste s'est stoppé. Et moi, je devrais en finir de boire. Cette salope de bouteille vide me nargue. Je me sens tellement, tellement à la dérive, c'est à pleurer. Et nul ne pleurera pour moi. Je parie. Pile ou face. Pièce pour moi.



Dans un bruit mécanique, la roue finit sa rotation. Se bloque.


Assise sur un banc de la cafétéria, Phaenomene toise la purée jaunâtre qui marine dans sa graisse. Repousse l'assiette.

- Jamais cédé à la tentation de goûter la saveur dégueulasse de la sueur de ces cuisiniers qui se décarcassent pour toi?

- Si c'était le cas, y'a belle lurette qu'ils se seraient reconvertis dans les pompes funèbres.

- Tss. Et tu t'étonnes qu'on n'ose pas te causer. T'es une teigne quand tu t'y mets. Tu devrais arrêter de mordre tout ce qui passe.

- C'est pour compenser ces repas indignes de leur nom, mon excuse me paraît bien acceptable.


Anaëlle rit doucement. Sa Phae est un drôle de personnage, qui semble filer entre le grand tout et le grand rien. Elle a appris à faire avec, à l'apprivoiser comme on éduque une bête. La première fois qu'elles s'étaient rencontrées, c'était une semaine après la rentrée en fac, licence d'histoire de l'art affiliée à un cursus en arts plastiques, la somme chez son copain, dévêtue et agenouillée sur la couverture mince d'un matelas ayant survécu à une bataille.

Aujourd'hui, ils s'échangent ce modèle désinvolte, sec et hors-phase, hors-sensibilité, pro-sensibilité. Et les poses se succèdent, sans trouver ni plus de vie ni plus de staticité dans une seconde figure. Juste elle. Ana saisissait encore ses mots, énoncés pour sa réponse à la question qui lui avait été ordonnée.


"- En quoi l'immoralité te fait-elle survivre? Est-ce que la normalité ne te convient pas assez pour que tu te permettes de semer la confusion?

- La moralité n'est qu'un prétexte utilisé pour faire l'autruche. Quant à la normalité, elle n'est qu'un établissement de choix qu'on a définiment voulu faire pour se donner bonne conscience. Au fond, ce n'est qu'une subjectivité hypocrite et une entrave que l'on s'octroie aveuglément, en bon mouton. C'est une prise de tête dont on se passerait bien mais où on décide néanmoins de s'enfoncer sans autre forme de procès. Un tel ridicule est absurde. Je ne fais, à ma manière, aucun choix. C'est le privilège des paresseux. Et dénier ma paresse serait rajouter trop de complications. Merci non merci. Société mon cul, ne me fais pas rire."



Phaenomene se laisse porter, emporter. Elle a compris que pour exister, il ne faut pas chercher à paraître. En cela, c'était gagner en intégrité et en économie de migraines. Elle l'admire pour ça. Muse ou pute, elle peut être les deux à la fois, et son égoïsme délibéré et entier la prévient de réellement impacter le souci de ses pairs. Un rodage lisse et sans failles qui ne réclame pas d'acceptation tout en recevant en contrepartie toutes celles possiblement inattendues, tacites et faciles.

Taclac. Shtak. Clac.

- 22 octobre 2013, temps pluvieux, vent froid. Les arbres sont exposés et le rush du travail presse nos épaules et nos têtes. Disons que c'est pour procrastiner un peu. Un moindre mal et un plaisant sadomasochisme nombriliste.



    J'ai visité la tombe de ma mère en avance, cette année. En avance par rapport à la Toussaint, Obon, ou n'importe quel autre foin. A l'heure pour nous. Elle a crevé il y a quatre ans, aujourd'hui. Sans formes. Alors je n'en mettrai pas non plus. Âme de poète ma gueule, ouais. Il y avait déjà des offrandes, enveloppées dans un cellophane transparent. Le vieux a dû passer avant moi. Il s'arrange pour m'éviter. Et pour faire son faux sentimental, j'imagine. Je ne lui en veux pas. Je fais comme lui. En vrai, venir là m'est égal. Je ne ressens rien de poignant, de déchirant, de... Sauf de la rancune. Je crois. En pointe. Même après trois ans, c'est elle qui est coupable. De pas avoir su assumer, s'assumer, assumer sa responsabilité. Toujours à s'auto-accorder un chapelet d'excuses, comme quoi elle est trop faible, comme quoi c'est les autres qui l'assassinent, comme quoi je suis pas normale. Ou que je collais pas à ses standards. Elle a jamais compris que justement, je faisais exprès. J'voulais pas finir comme elle. Femme au foyer puis banale employée, à blâmer tout le monde de son malheur, à pleurer ses années gâchées. Si elle avait le droit de me foutre en l'air moralement, je pouvais bien le faire concrètement. Tant pis pour sa gueule.Ah. Ca y'est, je reparle si cruellement et insupportablement. Ana me taperait si elle était là. Mais elle est absente. Tant mieux. J'ai déjà vu Pise, de tout manière. Ce voyage universitaire m'aurait barbée à mourir. Je préfère me faire crever de par moi-même. J'ai encore posé des candidatures dans les salons privés, dernièrement. J'y crois moyen mais Edgar a dit qu'il ferait de son mieux pour me faire rentrer dans ce milieu bourré de rires creux, de vêtements d'apparat et de conversations prétendument intellectuelles. Dingue que ces hurluberlus existent encore aujourd'hui. Le siècle des commérages se prolonge, cela dit. Ca me rappelle ces rumeurs qui couraient déjà sur mon compte, à l'époque. Quand Russell est mort par accident dans l'escalier du primaire et qu'on m'a accusée de l'avoir poussé parce que cet émoi me paraissait futile. Ou quand ces garces m'ont traînée dans les chiottes pour me couper les cheveux, au collège. Quand Martin a terminé à l'hôpital à cause de os jeux stupides. La bibliothèque est tombée toute seule, ce jour-là. Je n'y étais pour rien. J'ai jamais demandé à être une intrigante, alors. En ce cas, pourquoi? Pourquoi on me reproche de le faire de bout en bout, maintenant? J'ai jamais rien demandé. Jamais. On m'a appris à le faire. On m'a appris. Arrêtez les reproches. Je veux que ça s'arrête. C'est quoi ce monde de pseudo-altruisme. Du foutage de tronche.



Alexis pose avec un peu trop de force le gobelet de café sur le plan de travail, ignorant les tâches noirâtres. La table basse marque son mécontentement en grognant sonorement, le pied calé d'une feuille pliée en huit glissant de son estrade. Anaëlle baisse la tête et ses cheveux forment un rideau devant elle, tandis qu'elle serre ses mains, ses doigts joints, là, sur le canapé jaune de leur petit salon qui n'obéit plus qu'aux vrombissements réguliers de la circulation. Phaenomene, assise sur l'accoudoir de cuir, détourne le regard, clope au bec. Ca a le don d'excéder Alexis. Elle n'écoute jamais rien, dirait-on. Et parfois, ça dépasse les bornes, parce que parfois, ça les blesse, eux, ceux qui tiennent à elle, de la voir si imprudente. Si inconsciente. Ils ignorent si elle fait exprès ou non.

- Je ne vois vraiment pas en quoi ça te gêne ou te pose le moindre inconvénient. Tu sais que j'ai toujours été un électron libre. Vous le savez tous les deux. Et que les conséquences ne sont que mes affaires. Alors quoi?

Le ton  est si léger, si décalé par rapport à la situation, au discours, au problème. En soi, ça n'a jamais été normal. Phae n'avait jamais été une normalité, ne serait-ce que par son attitude si récurrente, où elle n'était ni droite ni penchée, deux poids deux mesures, sur deux balances différentes. Un équilibre ou noir ou blanc. Ou noir et blanc.

Mais de temps à autres, on s'attache. C'est peut-être dommage et risible. Seulement rares sont ceux qui font mine de lutter et de s'en tenir à cette résistance. D'autant qu'on ne s'entête que pour soi, même au nom des autres.

L'admission est donnée à contrecœur, de fil en aiguille, comme une faute à porter par abus de langage et abus de pensée.

- Tu vas te marier, donc.

Phalanges qui craquent, le bout des doigts épouse les plis du front. Tu finiras vieux avant l'âge, à te rider ainsi. Il enlève ses lunettes, les remet, les enlève. Il voit suffisamment bien sans elles. Il ne sait juste pas s'il tient à soutenir son regard. Elle ne comprend rien. Ou alors elle comprend et feint de ne pas comprendre. C'est pire.

- Sûrement.

- Avec un...


Les mots se muent en tabou. Même s'il fut un jour complice, l'évocation du terme est désagréable. Lui arrache la bouche. Tord les lèvres.

- Avec un de tes "employeurs"...

- Tu peux dire "client", si tu veux, je m'en fous, hein. C'est pas moi que ça dérange, de toute manière.

- Ca me répugne.

- Tu as joué le jeu, à un moment.

- Tu étais. Ma. MUSE. N'invente pas n'importe quoi.

- Je te prêtais mon corps et tu me rémunérais en remerciement. C'est aussi une sorte de prostitution.


Ca lui tape sur le système, des paroles si crues, un choix de langue si violent. Elle a raison, en un sens. Le reste n'était qu'occasion. Les yeux plus que tout, la peau et ses pores s'il en vient le temps ensuite.

Parce que c'était pour le bien de leur passion et de l'art, c'était acceptable. Incongrûment acceptable. D'ironie s'il en fallait... Quelle dépravation humaine la beauté requérait-elle, exactement? Céder par nécessité. Quels serviteurs faisaient-ils.

- Il a dit qu'il en avait besoin pour obtenir la participation aux susceptibles événements pouvant être des tremplins dans ce qui l'intéresse dans sa carrière. Ce n'est qu'un service légitime. Mérité, d'autant plus.

- Me dis pas que tu crois à ce genre de foutaises. Des ramassis de prétextes, il y en a de meilleure qualité.

- Non. Tu as raison. Je n'y accorde pas le moindre crédit.

- Mais alors p...

- Pourquoi il te faut une raison, putain ? Si je te disais "parce que je suis amoureuse", tu me l'accorderais, peut-être ? Parce que "le cœur a ses raisons que la raison ignore"? Sois pas con. J'en ai envie, c'est tout.  J'ai pas besoin d'aimer, moi. J'ai pas besoin qu'on m'aime non plus.


Et.

Ce n'est pas entièrement un mensonge. Peut-être juste quelque chose dit trop vite, échappé des lèvres sans rien pour servir de rempart.
Sans rien pour servir de rempart.

On voudrait

rattraper

ce qu'on a laissé filé

sans conscience

sans patience

un peu.

Elle lève les yeux vers les fenêtres, vers le cinquième. Elle tourne le dos aux portes de l'ascenseur, de la grille noire, lustrée.

Qu'est-ce qu'elle attend? Attendait?

Qu'est-ce qu'ils attendent? Attendaient?

Demain, elle n'ose pas penser, n'ose pas réfléchir. On ne sait jamais, jamais rien, ni de quoi demain sera fait, ni de ce qui sera défait. Elle non plus. Elle voudrait

recommencer.

Repartir à zéro, ou après la dernière sauvegarde. Video games.

A travers ses palmes, elle essuie sa figure. Sa peau. La peau. De chagrin.

Oh, pauvre bête.

Ca sera vite réglé, tout ça. En bonne et due forme, quand tout va ensemble. Elle n'aura pas à recoller ses propres pièces, à réassembler son propre puzzle. Au fond, tout est déjà calculé, évalué, millimétré: la plénitude se compte en trois cadences, permanentes, sans altérité - l'abstinence, l'abandon, le rejet. Rien de tel pour mieux s'adapter.

Ne pas s'adapter.



de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM : White. Ou Eden. Mais White c'est bien. ÂGE : 19. SEXE : Aucun :D Non euh. 'Cis-female & AroAce'?. VILLE : PARIS, MA MIE. RAISON(S) DE L'INSCRIPTION : Un autre forum situé dans Paris contextuellement parlant a fermé et je ne voulais pas laisser ma petite Phae à la rue. Donc j'ai transféré sa fiche ici. C'est mal? IMPRESSIONS : C'est un peu petit pour mes yeux mais je vais survivre. Alors vous aussi, me crevez pas dans les bras, okay D: ? ♥. FRÉQUENCE DE CONNEXION : IDK LOL. UN DERNIER MOT ? Je suis une machine à bourdes, donc je m'excuse à l'avance si un jour je vous écrase le pied par mégarde, tapez-moi.


Code:
[color=#D04040]● [/color][b]Rainie Yang[/b] aka [i]Phaenomene Luong[/i].
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 10:47

Bienvenue parmi nous :)

J'ai pas le temps de lire ta fiche mais je le ferai en rentrant, elle a l'air super bien écrite
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 10:48

* Désolée si le nom n'est pas français et elle non plus, enfin, pas tout à fait... Vu que Phae existait déjà et que je voulais la reloger... (Aussi, j'ai pas oublié les Tics-et-les-tocs, ça arrive, ça arrive.)

EDIT:: Et j'ai zappé de poster l'histoire sur un message différent QAQ Je fais tout à l'envers uh
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 11:32

Bienvenue ;-)
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 16:33

Merci o/

Une question: si j'ai bien compris, les tic et les tocs, c'est toutes les petites manies, les petits réflexes, et ces machins qu'on sait pas très bien où il faut mettre ?
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 17:32

Bienvenue ...

Rainie .....

I fall in love !! Ta plume est sensationnelle, au point où j'ai lu tes lignes sans les voir défiler, sans même voir les mots passer =)

Je t'aime
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 26/5/2015, 21:59

OMG Rainie *__*
Et puis, je suis d'accord avec Dante, tu écris magnifiquement bien (a)
Bienvenue sur le forum quand même
Si tu as besoin de quoi que ce soit, le staff est toujours là

EDIT + Et oui, les tics et tocs c'est exactement ça :D
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 28/5/2015, 14:58

Honte à moi qui ne t'ai pas souhaité la bienvenue ma belle. :hug1:
Je vois que ta fiche est déjà bien avancée (je lirais ce soir).
En tous cas, n'hésites pas en cas de question.
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 28/5/2015, 18:56

Je savais pas quoi mettre alors gey fey com gé pu lolol

ET MERCI A CAMILLE, CHARLIE ET DANTE PARDON VOUS ETES TROP BONS ceci n'est pas un remake de la pub Chaussé au Moine
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD 28/5/2015, 19:23

je suis trop bonne ? oh merci c'est gentille, dans les deux sens du terme j'espère
et j'en reparle de ta façon d'écrire ? tu m'apprendras un jour à écrire aussi bien ?
Brefouille, il nous faudra un rp que je te montre mes talents


Tu es officiellement validé(e)

bravo, bravo, tu es venu(e) à bout de ta fichounette et tu as été accepté(e) à Paris. maintenant tu es libre de faire tes premiers pas en toute tranquillité - mais pas trop quand même. tu débarques peut-être en solitaire alors vas vite te faire de nouveaux amis qui n'ont qu'une envie : t'avoir dans leur agenda. ne sois pas triste s'il te manque quelqu'un dans ta vie, file créer son scénario pour le voir débarquer près de toi et te redonner le sourire. t'as vu comme tout le monde est mignon ici ? alors n'hésite pas à débarquer sur le flood et/ou la chatbox pour devenir le number one du délire. et puis si tu nous aimes, tu peux même voter pour nous, on te fera des crêpes pour te remercier ! on est un club de folie nous, et on a hâte de partager des tas de choses avec toi ! en attendant, amuse-toi bien parmi nous !
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MessageSujet: Re: LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD

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LUONG Phaenomene ▬ CUT THE CORD

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