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AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant.

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MessageSujet: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 00:15



Amaury Blanchett featuring Dylan O'Brien

« Il se nommait Kuekuachu et il vivait dans le monde des esprits avec elle. Et toutes les nuits, ensemble, ils sillonnaient les cieux. Mais un des autres esprits en éprouvait de la jalousie, Langue Fourchue voulait la lune pour lui tout seul. Il a donc dit à Kuekuachu que la lune voulait qu’il lui offre des fleurs, qu’il devait faire le voyage jusqu’à notre monde pour lui cueillir des roses. Mais Kuekuachu ignorait que celui qui laisse le monde des esprits derrière lui ne peut pas y revenir. Et toutes les nuits depuis, il contemple le ciel, voit la lune et il hurle son nom. Mais il ne peut plus la toucher. »

NOM : Blanchett. PRÉNOM : Amaury, John. SURNOM : Aucun, si ce n'est le "geek", mais encore c'est pas réellement un surnom, plus un jugement de valeur. ÂGE : 23 ans. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 26 août 1992, Paris. ORIGINES : Française. ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel. STATUT CIVIL : Célibataire, mais je dirais plutôt que ce sont les filles qui ne comprennent pas la conceptualité de mes mots. ÉTUDES/MÉTIER : Etudiant en ingénierie. PASSION(S) : Les sciences, les filles également. GROUPE : Eden de Cacharel. SCENARIO OU PERSONNAGE INVENTÉ : Scénario d'Alix Beauregard.

CARACTÈRE : maladroit + imaginatif + drôle + curieux + intelligent, même si ça ne se voit pas trop + timide + agréable + amusant + défaitiste + perfectionniste + intrépide + bavard + aventureux + solidaire + n'aime pas la solitude + protecteur envers les personnes qu'il apprécie. TICS ET TOCS : manie de toujours se mettre dans des situations improbables, voir dangereuses + manie de regarder derrière les portes quand il entre dans une pièce + manie de toujours demander s'ils vont revenir aux personnes qui partent + tic de se mordre les lèvres lorsqu'il est stressé et de se mordre la lèvre inférieure uniquement lorsqu'il est gêné.


j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? Le pied de la Tour Eiffel. Ce n'est pas pour le romantisme de l'endroit ni même parce que les anglais, américains et toutes autres personnes le qualifie comme l'un des plus beaux endroits, des plus romantiques. C'est seulement parce que cet endroit me rappelle le jour où j'ai compris que j'étais pratiquement toujours seul, et c'est un endroit important à mes yeux. QU'EST-CE QUI TE PLAÎT LE PLUS DANS LE FAIT DE VIVRE ICI ? Ce qui me plaît le plus, c'est que si un jour je pars en Amérique ou en Angleterre, pour draguer je n'aurais qu'à dire que je suis français. Vous connaissez comme moi les idéologies anglaises sur les français, les français sont beaux, ont un accent mignon et embrasse bien. Who want a french kiss ? ET CE QUI TE PLAÎT LE MOINS ? La solitude. Obligatoirement, tu es parisien, tu es blindé de fric et tout le monde t'apprécie ? Mon cul, j'ai toujours pensé que Paris était une ville pour les personnes solitaires, ça ne changera pas. Et ce qui me plaît encore moins, c'est de voir des couples quasiment partout dans la ville. Ou comment démoraliser un célibataire. POUR FINIR, DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : En trois mots, je dirais : belle, paradisiaque, mais surtout et c'est l'adjectif le plus important à mes yeux : démoralisatrice.
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 00:18



être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître

« Oh no please, don't abandon me. Mother, father, I love you so. »

Posant ma main sur son épaule pour l'en empêcher alors qu'il me repousser violemment, je ne pouvais pas empêcher mes larmes de couler encore et encore sur mes joues alors que je lui disais d'arrêter, de ne pas faire ça et qu'il ne pouvait pas la faire partir. « File dans ta chambre Amaury. » « Non ! T'as pas le droit de virer maman de la maison. » « J'ai tout les droits, c'est moi qui ai ta garde. » « Et alors tu compte t'occuper seul de moi, et m'empêcher de voir ma mère ? » Il avait seulement prononcé mon nom d'une façon légèrement plus grave, ce qui me faisait comprendre que je ne pouvais pas discuter avec lui. J'avais jamais pu, en quinze ans. Entre ma mère et lui, elle me comprenait. Pas lui, il m'avait jamais comprit. « Je te déteste, papa. Je tiens à ce que tu le sache. » Si j'avais prononcé ces mots, c'était d'une manière plus saccadée, coupée par les larmes qui coulaient encore sur mes joues. J'étais blessé, et ce parce qu'il avait décidé d'expulser ma mère de notre maison. Un an, ça faisait un an qu'ils étaient séparés mais je ne m'étais pas attendu à ça, pas à ce qu'il la vire aussi rapidement. Et encore moins à ce qu'il m'empêche de la voir.

La dernière fois que j'avais vu ma mère, c'était deux jours auparavant. Elle m'avait dit sortir pour aller voir ma grand-mère, et depuis je n'avais pas eu de nouvelles d'elle. Aucune nouvelle. Et je n'avais pas entendu mon père parler au téléphone avec elle, ou même quelque part lui parler tout court. C'était pour ça, que je lui disais le haïr. Il la sortait de ma vie, de sa vie avant même qu'elle puisse le savoir. Et ça me choquait plus qu'autre chose que mon propre père puisse agir de la sorte. Assit sur mon lit alors que je regardais mes propres mains pour finalement m'enfoncer un peu plus au fond du matelas, je m'appuyais entre le mur et la barrière de mon lit avant de fermer les yeux. Mes mains passaient sur mes joues, essuyant les larmes qui y avait coulé même si la plupart d'entre elles avaient fini leurs routes ou avaient séchées, pour finalement se reposer contre le matelas. J'étais trop sensible, ma mère passait son temps à me le répéter. Elle passait également son temps à me dire qu'avec ma mentalité, et en étant « doué » comme je l'étais, je pourrais être fort. Je pourrais être meilleur que quiconque autre personne.

Mon père ? Eh bien, ça il ne le comprenait pas.

À mes yeux, mon géniteur était ce genre d'homme. Ce genre d'homme, ce genre d'homme vous savez ! Un imbécile, qui ne pense qu'à lui. Qui ne comprend rien à ce qu'on lui dit, même si on passe plusieurs longues secondes, minutes, heures, que dis-je journées ou même mois à lui expliquer. Il était à mes yeux ce genre d'homme détestable, que personne ne pouvait quelque part aimer. Ce genre d'homme qui ne comprenait pas les sentiments qu'on pouvait ressentir, dans toutes les situations que ce soit. Mais ce genre de personne, surtout, que quelqu'un comme ma mère pouvait facilement aimer avec tout ces défauts. Dans ma famille, quand on me comparait à l'un de mes parents, ils ne disaient jamais que je ressemblais à mon père. Du côté de ma mère, c'était plutôt normal. Mon père n'y était pas apprécié. Ma grand-mère et mon oncle disaient toujours que mon père ne méritait pas ma mère, et le temps passant je m'étais mis à penser la même chose. D'après mon père, c'était mon oncle qui me retournait la tête contre lui. Il cherchait toujours une manière de le descendre, de toute façon. Du côté de mon père, tout le monde appréciait ma mère. Et ils me disaient que je lui ressemblait, j'avais d'après eux le même nez, les même lèvres, la même bouille. La seule chose que je n'avais pas de ma mère, c'était ses yeux verts. J'avais eu les yeux bruns et banals de mon père. Au niveau de mon caractère, par contre, tout le monde se demandait de qui j'avais pu hériter.

Mon regard s'était posé sur la porte lorsque j'avais entendu mon père appuyer sur la poignée, mais bien heureusement j'avais été assez intelligent pour fermer cette porte à clés. L'entendant me parler, me dire de lui ouvrir et qu'il allait m'expliquer ce qu'il se passait, qu'il ne voulait pas se battre avec moi me fit légèrement rire. « Tu veux pas te battre avec moi ? Mais tu comprends rien de ce que je ressens, alors si tu veux pas te battre rends moi la seule personne qui elle le comprend ! » J'avais quasiment hurlé ces mots, sur le coup on pouvait être même certains que les voisins étaient au courant de ce qu'il se passait dans notre maison. Tout le monde pouvait être au courant en réalité, je m'en foutais. La seule chose que je voulais, c'était de voir ma mère passer cette porte, et je voulais l'entendre me dire qu'elle m'emmenait avec elle. Mais ça ne s'est jamais produit. Jamais.

Parce que quelques jours après, je fus intérieurement décimé par la réalité.

Assit dans le canapé du salon à manger des cookies en regardant ma série, un soupir finit par sortir de ma bouche lorsque l'écran redevint noir et que j'entendis la voix grave de mon père. Voulant me relever, j'abandonnais cette opération lorsqu'il posait sa main contre ma tête pour m'appuyer sur le fauteuil, avant de se baisser vers moi. Il avait les yeux mouillés, comme s'il venait de pleurer, et je ne comprenais pas. « Je peux pas te laisser me haïr Amaury. Je peux pas. Je voulais pas que t'ai mal, je voulais pas que ça te blesse. Ta mère... A eu un accident. » Je compris presque automatiquement à ses mots, d'autant plus que je voyais sous mes yeux les siens se remplir de larmes. Je hochais négativement la tête plusieurs fois, ne voulant pas continuer de l'écouter. Et il finit par prononcer ces trois mots qui me firent chuter, violemment et brusquement. C'était comme si tout s’effondrait autour de moi. « Elle est morte. »

Je ne me souviens pas de la réaction que j'ai eu après avoir appris la mort de ma mère, mais ce qui est certain c'est que j'avais pleuré toutes les larmes que je pouvais avoir dans mon corps. Je n'avais pas voulu comprendre comment et de quelle manière ça s'était produit. Cet accident de voiture qu'elle avait eu lui avait ôté la vie, ça me suffisait de savoir ça. Si j'en savais plus, si je savais quelle personne avait causé cet accident, je savais que j'aurais été capable d'aller la voir, d'aller jusque chez elle pour lui faire ressentir en douleur toute la peine et tout le manque que je ressentais. Ma mère avait été mon seul support pendant quinze ans, je m'étais toujours confié à elle, je lui avais absolument tout dit jusqu'ici. Et je savais que mon père ne serait jamais à sa hauteur, même s'il essayait, même s'il le voulait un jour ou l'autre. Il ne serait jamais, et je ne voulais pas qu'il le soit, ce que ma mère avait été à mes yeux.

« Are you afraid from the dark ? »

« Tu vas aller en internat Amaury. » Cette phrase, c'est probablement la seconde qui m'ait le plus brisé en seulement un an. Je venais d'avoir seize ans, quand j'avais entendu mon père prononcer ces mots. Et ça ne faisait qu'un an que ma mère était décédée, tout juste un an. Mon père et moi ? On ne se parlait presque plus. Les seuls moments où je lui adressais la parole, c'était pour lui souhaiter une bonne journée ou pour lui souhaiter une bonne nuit, je passais mes journées en cours et j'étais même allé jusqu'à ne plus rentrer chez moi pour manger, je lui avais dit préférer rester dehors. Parce que c'était « plus simple » pour retourner en cours à la bonne heure. Les jours où je n'avais pas cours, je les passais enfermé dans ma chambre, avec de la musique à fond dans les oreilles pour ne pas avoir à l'entendre une seule fois. Je rompais simplement tout les liens que je pouvais avoir avec lui. Et même si le temps s'écoulait depuis la mort de ma mère, je n'arrivais pourtant pas encore à lui pardonner. C'était impossible à mes yeux que je puisse le pardonner. Tout simplement.

Le fait qu'il me mette en internat n'avait pas réellement arrangé mes relations avec lui. En réalité, j'avais l'impression qu'il essayait de se débarrasser de moi à présent, après s'être débarrassé de ma mère. Pourquoi je pensais ça ? J'en avais aucune idée, d'autant plus que ce n'était pas de sa faute si ma mère était décédée. Mais je le prenais pour fautif, parce que je n'avais à mes yeux aucune autre solution. C'était la seule chose que je pouvais encore faire, et je n'avais aucune idée de ce que je pouvais faire de plus. Le pardonner ? Et comment ? Il n'avait rien fait pour que je lui en veuille, mais je lui en voulait. Comment pardonner quelqu'un qui n'a rien fait ? C'est une question que j'ai cessé de me poser avec le temps, une question à laquelle je n'ai toujours pas trouvé de réponse et une question à laquelle je cesse d'essayer de répondre. Je n'avais jamais voulu y répondre, de toute façon. Je cherchais juste cette ancre, ce point qui me faisait me sentir encore un peu humain. Parce que je n'y arrivais plus, à me sentir humain. Je me sentais parfois si mal que je me demandais si j'étais réellement désiré par mon père, et je ne voulais pas réellement avoir de réponses même si mon cerveau m'affirmait le contraire. Je savais que si la réponse était négative, j'aurais été d'autant plus blessé. Et j'aurais jamais pu me remettre de ce genre de réponse.

Mais ce fut finalement d'autre chose que je ne pus pas immédiatement me remettre.

Assit à côté de ma chambre d'internat, entre celle-ci et la salle de bain commune, je me concentrais sur le dessin que je faisais depuis quelques jours. J'étais tellement concentré dans ce dessin, j'essayais de le faire le plus réaliste possible pour que je puisse enfin réellement mettre un visage sur la femme à laquelle je pensais depuis un bout de temps, soit la femme physiquement parfaite à mes yeux. Cependant, j'aurais peut-être dû ne pas être aussi concentré. Car effectivement, à partir du moment où une personne se retourne contre vous dans un internat, mieux vaut que l'internat vous apprécie plus que cette personne-là. Sentant un des garçons qui était dans ma chambre me forcer à me lever, je détachais le regard de mon dessin qu'il avait finit par me prendre des mains pour le déchirer et le jeter en morceaux quelques mètres plus loin. Cependant je m'étais tut, je n'avais rien dit pour ne pas attiser la colère de quelqu'un plus fort que moi. « T'as l'air perdu Blanchett. Mes amis et moi, on va te montrer où il est le vrai chemin. » Ne comprenant pas réellement ce qu'il voulait dire par là, j'eus un léger air surpris avant de le sentir me pousser assez brutalement dans la pièce à côté. Il refermait la porte assez brutalement en éteignant la lumière qu'on ne pouvait allumer que de dehors, quand finalement j'entendis le verrou se fermer. Frappant contre la porte, j'essayais dans un élan légèrement désespéré d'ouvrir la porte en appuyant sur la poignée, pour finalement demander à ce qu'on m'ouvre. Ce à quoi j'entendis uniquement des rires, faux. Ils étaient juste purement méchants, simplement parce qu'ils savaient très exactement que la solitude et le fait d'être dans l'obscurité étaient les deux choses qui m'effrayaient le plus.

J'avais fini assit à côté de la porte, complètement troublé par ce qui se passait dans cet internat, quand le surveillant fini enfin par ouvrir la porte. Ce fut lui qui me fit sortir et qui me fit avoir la honte de ma vie en demandant à la plupart des garçons présents qui avait été capable de m'enfermer dans le noir uniquement pour me faire craquer, et pour me faire pleurer. Même si j'étais plus fort que ça et que ce n'était pas réellement l'enfermement qui m'avait fait pleurer, mais c'était bien eux qui m'avaient fait craquer. Le soir même, ils ne s'empêchèrent pas de faire une bonne dizaine de remarques sur ce qui avait bien pu se passer durant l'après-midi, sans s'empêcher de rajouter des insultes à mon égard au beau milieu de chacune de leurs phrases. Ce fut tel que pour pouvoir réussir à les ignorer, je dus même passer à l'étape où je mettais mes mains sur mes oreilles pour ne rien entendre. C'était clairement du harcèlement, mais je ne disais rien pour ne pas être encore plus harcelé, ou voir même frapper. Même s'ils arrivaient rapidement à me pousser à bout et à me faire craquer, je pensais qu'il valait mieux que je ne dise rien, que je pleure silencieusement et que surtout je ne me plaigne pas. Comme si quelque part, j'avais pu le mériter.

Ce fut seulement à la fin de l'année, quand je fus certain de ne pas retourner dans cet internat, que j'osais enfin répondre à ces trois gars qui s'amusaient depuis le début de l'année à me blesser mentalement. Mais avec du recul, je me suis rendu compte que ce n'était pas la meilleure chose à faire face à des personnes comme eux. À partir du moment où tu t'amuses à répondre à quelqu'un qui te harcèle, ce n'est plus du harcèlement moral seulement. C'est aussi physique. Et j'aurais du y réfléchir bien avant d'oser ouvrir ma bouche, étant donné qu'après avoir fait cette erreur je m'en suis pris des coups, plus d'un et plus d'une fois.

« Wake me up inside. ; Loneliness is my strength. »

« Amaury, j'aimerais que tu me parles s'il te plaît. » Assit sur cette chaise, devant cette femme que j'étais loin de connaître malgré toutes les fois où mon père m'avait emmené la voir, je regardais le sol avec cet air totalement vide de sentiments en appuyant mon visage contre mes mains. Je ne voulais pas parler. Parler de ce que j'avais pu vivre depuis la mort de ma mère, c'était une chose que je refusais de faire et que je ne ferais jamais. J'étais assez fort pour ne pas avoir à le faire, ou du moins c'est ce que je me laissais croire de moi-même. En réalité ? J'étais faible, faible, juste faible. Et je m'en suis rendu compte qu'au bout d'un certain temps, d'un temps long et plutôt dur. Qui était cette femme ? Une psychologue. Mon père ne comprenait pas pourquoi après avoir quitté l'internat, après un an, je n'arrivais pas à l'effacer de ma mémoire. Il ne comprenait pas pourquoi la mort de ma mère me touchait toujours autant. Il ne comprenait pas qu'à l'âge de dix-sept ans, si on a pas eut un début de vie parfaite comme lui l'a eu, on pouvait être aussi blessé et torturé mentalement qu'un aliéné dans un asile psychiatrique. C'était, pour lui, une vision qui n'avait pas lieu d'être, pas dans notre réalité actuelle.

« S'il vous plaît, écoutez Philippe, depuis un mois que vous m'amenez Amaury il n'a pas prononcé un seul mot, pas un seul depuis toutes ces séances. Ce n'est pas à un simple psychologue que vous devriez avoir à faire, c'est carrément avec un service psychiatrique. Je ne sais pas ce que peut avoir votre fils, mais vous devriez faire attention à lui. » Ces mots, je m'en souviendrais probablement toute ma vie étant donné qu'elle avait été la seule à réellement s'inquiéter pour moi en deux ans. Et en réalité, ça me touchait plus qu'autre chose mais je ne comptais pas lui parler plus que ça, simplement parce que j'en trouvais aucune utilité si ce n'était me faire pleurer devant une personne qui ne me connaissait pas, et qui pouvait me juger sans le faire, juste en entendant mes mots. Je haïssais pour ça les personnes qui voulaient que je leur en parle. Et pourtant, ce fut bien grâce à elles que je finissais pas aller bien, de nouveau.

Parce qu'un jour, je me décidais enfin à lui parler.

Alors que j'étais comme toujours assit sur le canapé devant elle, je finissais par me redresser pour la regarder quand elle me demandait encore de lui parler. Et ce fut ce moment-là, où je finissais par dire tout ce que j'avais toujours caché. Mais d'une façon différente. « La dernière fois je suis allé au pied de la Tour Eiffel... » Elle s'était assise correctement dans sa chaise, comme si elle était satisfaite du peu que j'avais dit en une phrase. Cette phrase voulait pourtant tout dire, j'y étais allé. Oui mais après ? « J'ai vu... Toutes ces personnes ensemble. Ils étaient tous avec des personnes à qui ils tenaient, que ce soit.. J'imagine amis, familles... Amours même. » Je cherchais mes mots pendant que je parlais, en réalité je ne savais pas comment lui dire tout ce que je pouvais ressentir. Et lui parler était déjà une grande première pour moi. « J'étais.. Seul. Je me suis rendu compte que je suis seul, totalement. J'ai toujours été seul. Quand ma mère était encore là, elle était peut-être là pour moi mais.. J'ai jamais réellement eu d'amis sur qui je pouvais compter. »

Elle écoutait, comme si elle pouvait comprendre tout ce que je lui disais. Je savais malgré tout que ce n'était pas le cas et qu'elle ne comprenait pas absolument tout, mais ça m'allait tant qu'elle m'écoutait. « Les seules personnes que j'ai réellement connus c'était dans cet internat où mon père m'avait mit. Il y a un an. La façon dont je les connaissais était pas vraiment.. Satisfaisantes. Ils s'amusaient à me harceler, à me frapper et à.. Juste essayer de me blesser. » Je relevais le visage vers la psychologue quand elle me demandait ce que je voulais. En réalité, je n'en savais rien. Absolument rien. Mais mon corps réagissait, comme toujours, avant mon cerveau et je m'entendis moi-même parler, sans que je puisse savoir avant ce que j'allais dire. « Je veux plus être abandonné. Je veux plus être seul. Même si être seul faisait ma force... Je préfère être faible, dans ce cas-là. »

« I think you're beautiful. »

Traîné de force dans la bibliothèque, j'écoutais mes amis qui me disaient d'aller parler à une jeune femme qui se trouvait quelques mètres plus loin, pour montrer que j'étais pas si faible et que je ne me faisais pas claquer par toutes les filles qui passaient quand j'essayais de draguer. Eh merde. Vous savez quoi ? J'ai accepté le défi, et je l'ai fais. Je l'ai fais, et j'ai fais des énormes conneries en parlant également. Encore plus lorsqu'elle m'avait demandé pourquoi j'étais là, et que je ne pouvais pas me résulter à lui mentir. « T'as l'air plutôt... Sympa. » Cependant sa réaction me bloquait comme immédiatement, j'étais comme devenu une statue de marbre qui se transformait petit à petit en cuivre, ou du moins le visage de cette statue se transformait en cuivre. Et je fis finalement l'erreur d'essayer de me rattraper avec une seconde réalité. « T'es très jolie. » La seule chose que me hurlait ma conscience à ce moment-là ? Mais ta gueule Amaury ! Oui, ta gueule Amaury, c'est bien ce que j'aurais du faire.

« Je m'appelle Alix. » « Je sais ! » Encore une erreur un peu plus lourde que les précédentes, cependant je ne m'étais pas encore pris de gifle et j'avais battu mon record de temps de papotage avec une fille. À croire que celle-ci comprenait la conceptualité de mes paroles, ce qui était très loin d'être le cas des autres avec qui j'avais pu essayer de parler. Finalement, j'avais essayer de fuir le problème en voulant partir. Mais elle avait bien raison, ils allaient m'humilier encore une unième fois, c'était presque devenu habituel dans ce groupe de mecs. Ils passaient leur temps à m'humilier, parce que j'avais jamais réussi à adresser la parole à une fille et parce que j'étais célibataire depuis déjà vingt-trois ans, c'était blessant. Attrapant alors le papier qu'elle me tendait, finalement je sentis son bref baiser sur ma joue qui me fit presque automatiquement sourire alors que je m'éloignais. "Tu n'as qu'à leur dire que je t'ai donné mon numéro." Voilà ce qui était inscrit sur le bout de papier, mais aucun numéro n'était inscrit. Cependant, ça suffisait à me faire sourire. Et en me rapprochant de mes amis, ce fut ce que je fis. Je leur disait qu'elle m'avait donné son numéro, et ça avait suffit à ce qu'ils ne m'humilient pas une fois de plus.

Je ne préfère jamais me rappeler du deuxième moment le plus marquant où je vis Alix, en particulier parce qu'elle m'avait blessé plus qu'autre chose et j'avais reporté cette douleur en tant que haine sur mon père. Parce que je vivais chez lui, le week end, encore. Et je n'avais toujours pas réussi à lui pardonner le fait qu'il ai tenté de me cacher la mort de ma mère. Je l'avais traité comme une sous-merde uniquement parce qu'Alix m'avait repoussé aussi violemment soit-il. Je n'étais pas prêt à abandonner cependant, je lui donnerais l'aide dont elle avait besoin et ce même si je devais la forcer à me parler de ses problèmes. Je n'étais pas du genre méchant, je voulais simplement l'aider. Mais si elle ne voulait pas s'aider elle-même, ça allait être plutôt compliqué.

« On va dîner chez elle, dépêche toi de te préparer. » « J'suis obligé de venir ? » En voyant le regard de mon père, je compris automatiquement que j'étais obligé. C'était bon, il était enfin retombé amoureux après l'accident de ma mère, après huit ans il avait réussi à trouver une personne qu'il aimait, et plus le temps allait, plus j'apprenais à le pardonner. Il retrouvait enfin sa place de père dans ma tête, et même si j'étais encore loin d'avoir une vision idéale de lui, je voulais qu'il soit heureux. Et il voulait que sa future femme me plaise, également, étant donné que je passais mes week-ends entiers chez lui. Cependant, quand ce fut l'heure de ce dîner, je ne prêtais attention à cette femme que quelques secondes avant de poser mon regard sur sa fille. Son visage m'apparut d'un seul coup, comme si on venait de m'envoyer une pierre à la gueule. Et le seul mot qui s'échappait de ma bouche en un soupir ? « Putain. » Mon père m'avait d'ailleurs regardé comme si je venais d'un autre monde. Sur toutes les femmes de Paris, il avait fallut qu'il tombe amoureux de la mère d'Alix.


de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM : Omegaea. ÂGE : 15 ans. SEXE : Je suis une fille. VILLE : Vers Hyères. RAISON(S) DE L'INSCRIPTION : Eh bien ça fait un bon moment que j'hésite à m'inscrire... IMPRESSIONS : Votre forum est magnifique, tout simplement. J'avais peur de venir auparavant parce que je pensais ne pas être assez bien pour, mais je vais essayer d'être à la hauteur. FRÉQUENCE DE CONNEXION : 7/7. UN DERNIER MOT ? Je vous aimes.


Code:
[color=#D04040]● [/color][b]dylan o'brien[/b] aka [i]amaury blanchett[/i].
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 00:24

Officiellement bienvenue parmi nous :D

Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 00:29

Merci beaucoup
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 06:30

Pas assez bien pour ? Nan mais tu rigoles ? Tu écris biiiien :) et puis on est gentil avec tous le monde nous :p

Bienvenue en tout cas, si besoin le satff est là (dont alix) du coup ce sera sans doute elle qui te validera :)
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 14:11

C'est super gentil moh Merci ♥️
Et j'espère que vous êtes gentils, vous me faites déjà assez peur comme ça
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 14:32

Bienvenue parmi nous, gueule d'ange.
En cas de questions, n'hésites pas, on est là pour toi.
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 14:33

Merci beaucoup jolie madame
J'hésiterais pas, t'en fais pas ♥️
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 17:51

Bienvenue parmi nous.
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 30/6/2015, 19:10

Bienvenue à toi ! J'adore Dylan *^*
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JE RESSEMBLE À : scodders, ma meuf.

CRÉDITS : balaclava (ava), anaëlle (sign).

PSEUDO : anaëlle.


MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 1/7/2015, 11:03

MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIII DE TENTER MON SCENARIO JE T'AIME DEJA
un grand bienvenue par ici.
bon courage pour ta fiche et tout le toutim, et n'hésite pas à me siffler en cas de besoin.

:ouhou: :ouhou: :ouhou: :ouhou: :ouhou: :ouhou: :ouhou: :ouhou:



she was right, she never looked nice. she looked like art and art wasn't supposed to look nice. it was supposed to make you feel something.
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MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 5/7/2015, 17:01

Je laisse Anaëlle donner son accord avant de te valider.
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black opium de ysl

JE RESSEMBLE À : scodders, ma meuf.

CRÉDITS : balaclava (ava), anaëlle (sign).

PSEUDO : anaëlle.


MessageSujet: Re: AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant. 6/7/2015, 11:30

après avoir lu cette chouette et longue présentation, je ne peux que te valider, et ce avec plaiiiiisir ! j'espère que tu te plairas parmi nous.


Tu es officiellement validé(e)

bravo, bravo, tu es venu(e) à bout de ta fichounette et tu as été accepté(e) à Paris. maintenant tu es libre de faire tes premiers pas en toute tranquillité - mais pas trop quand même. tu débarques peut-être en solitaire alors vas vite te faire de nouveaux amis qui n'ont qu'une envie : t'avoir dans leur agenda. ne sois pas triste s'il te manque quelqu'un dans ta vie, file créer son scénario pour le voir débarquer près de toi et te redonner le sourire. en plus, tu as la possibilité de demander des liens pour ce fameux scénario aux autres petits membres, et même de te proposer pour combler le vide de quelqu'un d'autre en te rendant par-là. en attendant, si tu es un fou/une folle de rp, accro jusqu'à la moelle - oui oui, on comprend ça très bien - tu peux aller rechercher un partenaire, le staff se chargera de vous concocter une petite scène juste pour toi et tes nouveaux amis. t'as vu comme tout le monde est mignon ici ? alors n'hésite pas à débarquer sur le flood et/ou la chatbox pour devenir le number one du délire. ne t'en fais pas si tu as un peu peur de faire le premier pas : les petits timides, on leur fait de gros câlin, et on les aide à s'intégrer grâce au parrainage. et puis si tu nous aimes, tu peux même voter pour nous, on te fera des crêpes pour te remercier ! on est un club de folie nous, et on a hâte de partager des tas de choses avec toi ! en attendant, amuse-toi bien parmi nous !



she was right, she never looked nice. she looked like art and art wasn't supposed to look nice. it was supposed to make you feel something.
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AMAURY ™ › J'ai attendu la solitude dans un sombre néant.

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