Partagez|

Explanation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: Explanation 23/10/2015, 12:05



Alex n’avait pas pensé, en ouvrant la porte de son appartement, qu’il trouverait une Camille boudeuse et impatiente. A moins que ce soit un autre état d’esprit… Il n’était pas l’homme le plus doué du monde pour discerner les états d’âme des autres et c’était encore plus vrai qu’il ne s’y intéressait généralement pas. Ou très peu. Quoi qu’il en soit, lorsqu’il lui avait envoyé un SMS pour lui suggérer de passer, la jolie blonde avait simplement répondu un « peut être » très vague qui aurait dût lui mettre la puce à l’oreille. Ca faisait un peu plus de dix jours qu’elle était de cette humeur maussade qu’il ne s’expliquait pas. Ho, il se souvenait du moment qui avait précédé cet état, tandis qu’ils avaient croisé son père, élégant et se rendant à une soirée mondaine parisienne. Comment croyait-elle qu’il se payait cet appartement certes pas bien grand mais au cœur de Paris ? Bref. Camille avait toujours été dans sa bulle à ses yeux et il en avait fait peu de cas… Jusque là.

« Tu fais encore la gueule ? »

Pas sûr qu’il ait envie de lui ouvrir tout à fait si c’était le cas ! Pourtant il se pousse pour qu’elle entre, refermant derrière elle avant que son chat ne se fasse la malle. Un caprice d’il y avait quelques années que ce chat là. Un chat du Bengale qui avait peu grandit par rapport à ce qu’il pensait au départ. Peu importe. Camille était jolie mais sa coquetterie naturelle l’empêchait sûrement d’avoir l’air différente. Elle avait sût s’habiller avec goût pour cette période de l’année à la météo si changeante, mettant en valeur son regard de biche, ses longues jambes et son teint d’albâtre. Alex n’avait aucun mal à se souvenir pourquoi il s’était retourné sur le mouvement de sablier de ces hanches là. Mais avec cette humeur qu’elle se traînait, Camille brisait un peu le charme et sa libido était clairement retombée dans le fond de ses souliers. Avoir su il aurait commandé un grec et maté un match de hockey à la télévision.

Alex soupire en levant les yeux au ciel tandis qu’il repasse devant Camille. Elle avait quelques années en plus mais plusieurs centimètres en moins. C’était sa féminité qui l’attirait probablement et ça prenait en compte ses mensurations agréables. Il était comme ça, à aimer les femmes féminines et les hommes virils. La demi-mesure ça n’avait jamais vraiment trop été son truc.

« Bon. »

Il grogne encore un peu, par principe. Alex n’était pas le genre de type à vouloir se lancer dans les grandes conversations. Surtout avec une fille qu’il respectait pour sa façon d’être plus que pour sa vertu, qu’elle avait d’assez petite à considérer ce qui les réunissait d’habitude.

« Si je te donne un verre d’eau, un jus de fruit ou n’importe quoi d’autre, tu vas m’expliquer ? »

Les femmes étaient un vrai casse-tête pour lui, tout cliché qu’il était. Alex lui fait signe de le suivre au salon, où il ramasse quelques trucs qui traînait. Un t-shirt, un jersey de son équipe favorite et un bout de son uniforme.

« Mais je bosse dans pas long alors si tu pouvais éviter la version super longue… »

Les femmes et le bavardage, c’était un cliché aussi mais d’après Alex –lui-même très avare en mots- il se vérifiait ! Une fois que le linge qui traînait est balancé dans un petit panier qui attendrait qu’Alex ait vaincu sa flemme pour faire une lessive, il lui fait signe de s’assoir sur le canapé, se laissant lui-même tomber lourdement dans un fauteuil. Son regard se pose à nouveau sur la jolie jeune femme… Et il à un énième soupire ennuyé, ne cachant pas son exaspération. Dieu seul savait ce qu’il lui avait fait pour qu’elle boude. Et si c’était joli de voir son nez mutin se retrousser légèrement et une fine ride du lion se former sur son front, entre ses deux yeux, c’était aussi assez pénible. Son regard se pose alors sur les lèvres fines, épaissies avec un sens du style certain par un maquillage étudié.

« Mais si c’est juste pour t’énerver dans ton coin, tu peux le faire depuis le couloir… »

Parce que bon… Entendre des reproches c’était déjà pas son truc mais alors chez lui alors qu’à la base il était plutôt d’humeur détendue… Bof quoi.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 26/10/2015, 16:16

Explanation.

“Si l'on devait mourir demain, qu'est-ce qu'on ferait de plus, qu'est-ce qu'on ferait de moins ?”

Je me réveille ce matin, songeuse. Je me lève et m’empresse d’attraper ma guitare pour me détendre. Le problème, c’est que j’ai tendance à prendre trop les choses à cœur. Depuis que j’ai compris qu’Alex vient d’un milieu aisé, je n’arrive plus à le regarder comme avant. Pourtant, son comportement n’a pas changé. Il est même, peut être, détaché de ce milieu. Je ne sais pas, et je n’aborde pas le sujet parce que je sais très bien que ça ne lui plaira pas. Je l’ai moins vu cette semaine. Je serais pertinemment qu’il n’aime pas quand je suis fais la gueule, donc à quoi bon envenimer les choses ? Je joue quelques mélodies avant de poser ma guitare sur le lit et de filer sous la douche. J’attrape une serviette, et je m’approche de la commode. J’enfile une chemise rose pâle avec un jean slim noir, des escarpins, et j’assortis le tout avec une veste kaki. Je fais un chignon pour tenir mes cheveux, laissant quand même quelques mèches tomber le long de mon visage. Un léger maquillage rapide, et je prends mon sac. Le corps d’Alex me manque tellement que je dois le voir. Pourquoi attendre alors que je n’ai rien à faire de ma matinée ?

Je descends vers la station de métro la plus proche. Plus vite je serais chez lui, mieux je serais. Du moins, je l’espère. J’arrive devant son immeuble, où je marque un temps d’arrêt. Est-ce une bonne idée ? Et puis zut, je n’ai pas de tendance à me défiler, ça ne commencera pas aujourd’hui. Je frappe à sa porte. Il m’ouvre. « Tu fais encore la gueule ? » Eh bim Camille, prends toi ça. Je ne réponds pas. Je me compte d’un petit sourire essayant de le convaincre que non. Il me laisse entrer. Il a bon fond ce mec, c’est ce qui me plait chez lui d’ailleurs. Derrière ce beau corps musclé se cache un homme que j’adore. Et pourtant, notre relation est basée à 95% sur le sexe, c’est tout. Si l’un comme l’autre on ne s’engage pas dans une relation, ce n’est pas pour rien, notre fierté nous empêche de trop en dire. « Si je te donne un verre d’eau, un jus de fruit ou n’importe quoi d’autre, tu vas m’expliquer ? » Le vrai problème, c’est qu’il va s’énerver si je lui dis la vérité. En même temps, je suis forcée de reconnaître que c’est complètement stupide de changer d’avis sur quelqu’un juste en apprenant d’où il vient. Je ne supporte pas les gens qui me tournent le dos parce que je ne viens pas du même milieu. Pour autant, je ne le laisserai pas. Il me faut juste un peu de temps pour me faire à l’idée qu’on vient de deux mondes totalement opposés. Le pire c’est qu’il ne me l’a jamais dit. Depuis que je le connais, j’ai toujours été persuadée qu’on vivait dans la même galère. Belle preuve de naïveté. « Mais si c’est juste pour t’énerver dans ton coin, tu peux le faire depuis le couloir… » C’est avec une phrase comme celle-ci que je reconnais l’homme qui m’a séduite. Bien que j’ai souvent envie de lui mettre mon poing dans la mâchoire. Je m’assois. Je serais mieux assise. Je l’incite à faire de même. C’est tellement étrange comme situation. Je me sens mal. Mais une fois que je lui aurais parlé, soit tout pourra reprendre presque normalement, soit ce sera la fin. Arrête de réfléchir, et lance-toi Camille. Je prends une grande bouffée d’air. « La semaine dernière, quand on a croisé tes parents… J’ai compris qu’on ne vient pas du même milieu, et ça m’a blessé que tu m’ais caché la vérité. Je sais très bien que tu trouves ça complètement ridicule, mais c’est plus fort que moi. Je galère tellement dans la vie, que je déteste tout ce qui se rapporte au milieu aisé. Et quand j’ai appris que c’était ton milieu alors que tu sais d’où je viens et pourquoi je me bats, je me suis demandée si on a vraiment quelque chose à faire ensemble. Pourtant, je ne te demande pas d’être mon mec, au contraire, la relation qu’on a me convient très bien, c’est juste moi et mes valeurs qui viennent compliquer les choses. »

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 26/10/2015, 18:26



Visiblement c’est le temps de la conversation sérieuse. Alex a quand même une marque d’hésitation alors qu’elle s’assied en lui faisant signe d’en faire de même. Franchement la conversation c’était pas son domaine. Lui il en était limite encore au stade du Cro-Magnon, à nommer les choses à l’aide de petits grognements plus ou moins explicite ! Pour autant Alex finit par se laisser tomber sur son bout de canapé, faisant quand même l’effort de retenir un énième soupire. Camille n’était pas heureuse, pas la peine d’en rajouter une couche. Et croyez-le ça lui prenait tout son petit change pour être si sage ! Mais cette situation était l’illustration parfaite de la raison pour laquelle il ne se voyait pas en couple et pourtant le russe supposait que ça lui arriverait quand même un jour. Juste… Pas maintenant quoi. Bref. Son accent aux « r » qui roulent trop fort laisse place à celui bien français de la jeune femme. Quelques « e » plus prononcés ou inventé à la fin de certains mots… Il pouvait admettre qu’il trouvait du charme à cet accent un peu pincé mais qui avait une bonne articulation.

Camille prend sa respiration et dans le même temps Alex bloque un peu la sienne, un peu comme s’il avait été sur le point d’arracher d’une zone sensible et potentiellement velue un sparadrap… ! Il tique un peu à propos de « ses parents » puisqu’ils avaient surtout croisé son père. Avait-il une femme avec lui ? Il n’avait pas remarqué mais les femmes étaient plus observatrice après tout alors c’était bien possible. Par contre il est carrément largué lorsque Camille lui parle de différences de milieu. Elle était sérieuse là ? Du coup elle avait raison : il trouvait ça ridicule. Il la laisse cependant terminer, venant se masser les tempes puis l’arrête du nez. Le mal de crâne allait finir par s’inviter avant qu’il aille au taff à ce régime !

« Attends… Tu sais que je bosse en tant qu’équipier chez McDo là ? »

Alors franchement, même si son père pétait éventuellement dans la soie la nuit venue, de son côté il était pas Crésus ! Oui c’est vrai : son compte avait été débloqué et il y avait accès. Mais il n’y touchait presque pas, utilisant essentiellement l’autre, celui sur lequel sa paie tombait à chaque fin de mois. Et puis… Au-delà de l’endroit où il travaillait actuellement et le reste, un peu frustré il se renseigne :

« Toi et tes valeurs ? Quoi ? Elles sont meilleures que celles des autres ? Que les miennes ? »

Là il était franchement vexé ouais ! De son point de vue c’était un peu faire la gueule sous prétexte qu’il n’était « pas assez bien », parce qu’il ne se débattait pas furieusement pour garder la tête hors de l’eau ! Alors bavarder c’est peut être pas sa discipline préférée mais il met la main à la patte pour cette fois !

« T’as pas l’impression de juger les autres et de te permettre des jugements de valeur sans vraiment savoir qui ils sont ni ce avec quoi ils se sont battus dans la vie ? »

Ca le surprenait vraiment de Camille. Elle était douce en général même si elle ne manquait pas de mordant. Mais visiblement, le malheur des moins fortunés valait davantage que le malheur de ceux qui n’avaient pas de difficultés à payer les factures à la fin du mois. Et même, encore au-delà de tout ça :

« T’es loin de savoir de quel milieu je viens. »

La pègre russe, c’était pas un truc qu’on avait de marqué sur le milieu du front. A son avis, pour le commun des mortels c’était ce détail là bien davantage par rapport aux autres qui pouvait permettre de le juger un peu quoi ! Alex a toutefois un petit regard de défi pour Camille, comme pour lui interdire de poser la question. Non il n’en avait pas honte. Au contraire il en tirait une certaine fierté. Son appartenance à la famille –dans sa globalité, pas celle du sang- était un atout majeur dans sa vie lui semblait-il. Mais tant qu’il n’y était pas entièrement revenu, il se voyait mal associé le petit employé de restauration rapide qu’il était à cette grande organisation.

« Je ne t’ai pas « caché la vérité », on en avait même pas parlé, t’as pas l’impression d’abuser un peu là ? »

Un peu beaucoup !!

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 26/10/2015, 18:54

Explanation.

“Si l'on devait mourir demain, qu'est-ce qu'on ferait de plus, qu'est-ce qu'on ferait de moins ?”

Bien joué Camille, tu l’as vexé. Il est vexé. En même temps, s’il ne peut ni entendre ni comprendre ce que je suis en train de lui raconter, autant ne plus se voir. Il ne fait même pas d’effort. Je reconnais que je n’en ai pas fait non plus. « Attends… Tu sais que je bosse en tant qu’équipier chez McDo là ? » Je le regarde. Je plonge mes yeux bleus dans les siens. C’est comme s’il croyait à une blague. « C’est bien pour ça que je nous pensais dans le même panier. » Une expression bien française celle-ci, il n’y a pas de doutes. Il est à la fois de mon milieu, à la fois de ce milieu que je hais tant. Ce n’est pas sans raisons, mais ça il l’ignore. « Arrête ! Tu sais très bien que je suis confrontée à des riches à longueur de journée. Ils me prennent de haut sans cesse. » Je soupire. « Tu es à cheval entre deux mondes. Je n’ai jamais été malheureuse, mais tu crois que c’est possible d’avoir un pied dans chacun de ces milieux ? » Je détourne le regard. C’est comme si cette conversation était vouée à l’échec, qu’on allait droit dans le mur. C’est peut être ce dont on a besoin en fait. Se rendre compte qu’on est différents. Pourtant, avant de comprendre qu’il n’a jamais manqué de rien, tout se passait pour le mieux entre nous. Il a suffit d’une seule rencontre pour tout foutre en l’air. Comme quoi, ça ne tient à rien. Notre vie, nos relations ne tiennent à rien.

Les valeurs, c’est un sujet sensible. « Fais un effort s’il te plait. Je n’ai jamais dit que tu n’avais pas de valeurs. Tu ne peux pas nier qu’on ne peut pas être la même personne avec et sans argent. C’est juste ta fierté qui t’as détachée de la fortune de ton père. Sans ça, tu accepterais ses aides financières. » Je le regarde à nouveau. Je le sens de plus en plus énervée. D’habitude, je me serais hissée à son niveau pour ne pas le laisser gagner. Aujourd’hui, c’est autre chose. C’est moi qui ai lancé cette conversation. Je veux juste qu’il arrive à comprendre. « Les jugements de valeur, tu crois qu’ils existent que dans un sens ? » Je me lève. J’ai besoin de bouger sinon je vais devenir folle. Je fais les cent pas, face à Alex. Je le regarde de temps à autre, sans arrêter mon regard sur le sien. Je n’aime pas le voir comme ça. Au fond, je m’en veux d’avoir lancé ce sujet. J’aurais du passer outre, prendre sur moi, et on n’en serait pas là. « Ce que tu ne comprends pas, c’est que ma vie je n’en peux plus. Les regards, les manières hypocrites auxquels j’ai le droit chaque jour, je ne le supporte plus. Je sais que tu ne comprends pourquoi j’en veux autant à ce milieu. Mais crois-moi, ça me bouffe la vie. Alors prouve moi que j’ai tord. » Je ne m’approche pas de lui. Non, il ne me fait pas peur. Je le connais juste un minimum pour savoir que venir l’étouffer ne fera en rien avancer les choses. « Qui es-tu ? » C’est vrai ça. En fait, on ne connait presque rien l’un de l’autre.

made by LUMOS MAXIMA
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 28/10/2015, 15:25



Alex a un petit air d’incompréhension grognon devant l’expression, ayant néanmoins un vague signe de la main pour dire de laisser tomber. A nouveau il grogne, parce que de toute façon le moment s’y prêtait bien. C’était dingue cette histoire. Une histoire d’étiquette sortit de nulle part qui prenait des proportions énormes. Un peu comme si qui était son père devait altérer la qualité de qui il était lui-même. C’était comme dire que les qualités et les faiblesses du père étaient irrémédiablement les siennes et pourtant pour tous ceux qui connaissaient l’un et l’autre il n’y avait pas de doute : ils étaient très différent. A leur façon quoi. Les liens du sang laissaient toujours leur trace. Mais ceux de l’argent ? A en croire Camille oui. Pourtant, sans cette rencontre inopportune, la jeune femme serait complètement passée à côté de ce détail et ils n’en seraient pas là. Par contre la victimisation, ça ne marche pas des masses avec Alex et un peu scandalisé :

« Non mais attend, tu voudrais que je m’excuse peut être en plus ? T’es dans ta semaine ou quoi ? »

Pas pire qu’une femme en période de règles, à ce qu’il paraissait. Camille devait être en plein dedans. Il n’y avait que ça pour expliquer son discours incohérent à son avis !

« Ca te prend souvent de coller des étiquettes aux gens sous un prétexte débile ? »

Alex jure quelques mots dans son russe natale, se levant pour aller se chercher une bouteille d’une bonne vodka qu’il gardait toujours dans son placard. Il s’en serre un verre qu’il calle net avant d’en servir un second, rebouchant finalement l’alcool de qualité. Le verre reste ainsi posé sur un petit meuble du salon alors que le regard bleu d’Alex revient chercher celui de Camille au travers de ses mèches blondes.

« Ca veut dire quoi ça « tu crois que c’est possible ? » alors que tu me vois en plein dedans ? »

C’était la même chose que peindre des tas de feuilles en bleu pour ensuite lui dire que le bleu n’existait pas. Ok c’était schématisé à fond mais l’idée y était et à vrai dire, les deux situations lui auraient créées le même désarroi !

« Tu sais quoi ? Le problème c’est pas que tu ne supporte pas les gens plus riches que toi parce que ce sont des gros cons. Le problème c’est que tu fais exactement la même chose qu’eux : tu les catalogues sur un cliché déformé. En fait, tu es pareil. »

C’était pas cool d’être mit dans la mauvaise case, hein ? D’ailleurs, venant finalement vider son second verre, Alex ajoute :

« Je n’ai pas honte de l’endroit d’où je viens et un jour j’y retournerais. Si t’es convaincue que ça fait de moi quelqu’un de moins fréquentable : à ta guise. Mais tu vas te retrouver toute seule et ce sera ta faute, pas celle de "mon milieu". »

Il n’allait pas se compliquer la vie. Il ne l’avait jamais fait et ça ne commencerait pas aujourd’hui. Il avait du plaisir à voir Camille, sans mauvais jeu de mots… Mais si ça prenait des proportions énormes à chaque petit accro, il allait vite péter un câble. Déjà qu’il avait la mèche courte à l’origine… ! Alex grogne encore lorsqu’elle lui demande de « faire un effort ». Ca c’était facile à dire mais visiblement quant il s’agissait d’en faire soi-même y avait plus grand monde au portillon ! Par contre Alex suspend son geste, ayant un regard surprit pour Camille qui lui parle d’orgueil et de raisons pour lesquelles Alex restait loin de sa famille. Son ton se fait plus froid et son regard plus noir alors qu’il demande :

« Qu’est-ce que tu peux bien en savoir ? »

Ils n’en avaient jamais parlé. Alors la raison de leur semi-séparation ne pouvait certainement pas être su de Camille. Mais quitte à parler d’orgueil :

« Est-ce que ce n’est pas un peu ton orgueil à toi aussi qui te fait voir tout en noir là ? »

Enième grognement, un « ça me saoule » à moitié mangé par son accent russe franchissant encore le seuil de ses lèvres. Dire qu’il avait espéré un moment de détente… Du coup à propos des jugements de valeurs dans un seul sens :

« Tu es la preuve vivante que non. »

Camille se tape ensuite un coup de stress, arpentant de long en large son salon, tant et si bien qu’on aurait pu croire qu’elle avait le désire d’y faire une tranchée. Alex observe la fine silhouette qui se détache ainsi dans son appartement et finalement, parce qu’il fallait quand même qu’il pose la question :

« Mais tu crois que t’es la seule dans ton univers ? »

Des gens comme Camille, qu’il serait tenté de premier abord à mettre dans la pile des gens « biens », il y en avait des tas. Des méprisés, des sous-estimés… Et de toute façon, là encore la jeune femme était la preuve que riche ou pas, on était toujours méprisé par quelqu’un. Elle aurait simplement pu se retenir de l’être avec lui pour le coup, remettant carrément qui il était en cause pour une broutille qui ne changeait pourtant rien à sa personnalité. La seule chose qui aurait changé, si elle avait su depuis le début, ça aurait été sa personnalité à elle. Etait-ce vraiment sa faute à lui ? Puis une question et Alex à un petit rire sans joie.

« On en est vraiment aux confessions ? Qu’est-ce qui te prend maintenant ? »

C’était pas ça leur relation à la base et le copinage n’était qu’un bonus à une relation plus physique. Pourtant à présent Camille semblait vouloir « en apprendre plus ». Et franchement :

« Vu tous les jugements que t’es permise d’avoir à mon sujet juste en ayant croisé mon père une minute et demi, désolé si j’ai pas envie d’avoir cette conversation… »

Et il lui semblait que c’était légitime pour le coup… En plus, lui d'ordinaire si peu bavard avait tellement parlé qu'il avait l'impression qu'il allait déjà bientôt s'enrouer !

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 30/10/2015, 21:54

Explanation.

“Si l'on devait mourir demain, qu'est-ce qu'on ferait de plus, qu'est-ce qu'on ferait de moins ?”

Je ne le regarde pas. J’écoute ses réponses, sans y prêter une réelle attention. A cette seconde précise, j’ai envie de partir et de ne plus jamais le revoir. Oui, je veux fuir. Parce que j’en viens à me demander si cette réaction disproportionnée qu’il a est nécessaire. J’ai toujours eu du mal à me remettre en question. Je pense d’ailleurs que c’est une des raisons qui m’a poussée à partir aux quatre coins du monde. Bon Dieu, quand est-ce que je pourrais y retourner ? Mon esprit s’évade. J’entends sa voix, mais je n’écoute même plus ce qu’il dit. Des sons, d’un ton plus ou moins énervé, c’est tout ce que j’entends. Je m’approche du meuble où il s’est arrêté boire. Je prends la bouteille, et me sert un verre. Cul sec. On ne plaisante pas avec la vodka. Et puis, je l’avoue, j’aime les alcools forts. Je ne bois pas souvent, peut être parce que j’ai peur de perdre le contrôle. Mais dans la situation présente, je n’ai plus de contrôle, je ne maîtrise rien, alors à quoi bon me priver. Je le laisse finir de parler, finir de répondre. Je ne réagis pas. C’est comme si la gentille Camille était partie. Après tout, on a toujours été d’accord pour que notre relation ne se base pas sur des grandes discussions. Donc autant respecter ce qu’on a mis en place. Il est d’ailleurs évident que ça évite bien de conflits, de ne rien dire. Il a fini. Il a l’air d’avoir terminé de me répondre, avec ses grognements. Enfin ça, je m’y suis habituée, alors ça ne me gêne pas. Par contre, son ton froid, j’ai plus de mal.

Je m’approche de lui, plongeant mon regard doux dans ses yeux énervés. Je l’ai énervé, c’est clair. Dans ma tête, j’ai déjà presque oublié ce qu’il s’est passé. Je ne m’encombre pas de tout ce qui peut être négatif. Franchement, ça servirait à quoi d’être énervée pendant des lustres pour une simple histoire de milieu ? Je pose un baiser sur ses lèvres. « Tu as fini de grogner ? » Nos visages sont à quelques centimètres l’un de l’autre. Je ne suis pas venue pour chercher les emmerdes. En fait, je ne pensais même pas qu’il me laisserait déballer ce que j’avais sur le cœur. Maintenant que j’ai compris que la discussion ne nous mènerait à rien, autant passer à autre chose. Le regard plein de désir, je ne suis pourtant pas sereine sur ses intentions. Est-ce qu’il va tourner la page aussi facilement ? Je ne sais pas, je ne le connais pas assez pour répondre. J’essaye de faire au mieux pour être convaincante. Je ne le lâche pas du regard. De beaux yeux bleus, c’est un atout certain. Que je suis conne. Notre relation fonctionnait à merveille. Pas de comptes à rendre, pas besoin de se connaître, juste les plaisirs de la chair. Et une simple rencontre m’a retournée le cerveau. Il faudrait vraiment que je songe à me calmer. Depuis que je travaille dans cet hôtel, c’est comme si mon dégoût du milieu aisé devenait extrême. Non, je ne dois pas devenir comme ça. Mes parents m’ont élevée dans le respect des autres. Je m’écarte d’Alex. Je suis envahie par mes pensées. Je me sers à nouveau un verre de vodka, qui ne dure pas longtemps. Je serais prête à me frapper. Non Camille, ne te laisse pas bouffer par tes émotions. Je me calme en quelques secondes. Je me rapproche du bel homme musclé qui se tient face à moi. Je le regarde, pleine de désir.

made by LUMOS MAXIMA
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 2/11/2015, 08:43

Nikita était vraiment, vraiment heureux aujourd’hui ! Enfin ça, c’était assez fréquent avec lui. En règle générale, le jeune Russe faisait preuve d’un enthousiasme à tout épreuve. Pas pénible, mais néanmoins très énergique, il était capable de trouver du positif dans presque tout. Mais aujourd’hui, il n’avait pas eu besoin de chercher. Déjà, il avait pu se lever à 9h et ça, croyez-le ou non, c’était une vraie grasse matinée pour lui ! Il travaillait à temps plein au McDonald’s tout en allant à l’école et ce, à temps tout aussi plein...! Alors excusez-le de manquer de temps pour dormir, surtout. Mais pas aujourd’hui, parce qu’il n’était pas prévu sur l’horaire au resto et qu’il n’avait donc qu’une journée de cours. Pour ne rien rater, elle était assez courte en soit. Aussi était-il déjà assez enthousiaste quant à ce qui se profilait à l’horizon pour lui, mais en plus, ça avait vraiment bien été à l’école. Il avait eu droit à des compliments du professeur le plus strict et en plus, il avait eu la meilleure note de la classe pour un travail pratique. Ok, tout ça semblait bizarre... mais pour un dyslexique, avoir une note optimale en classe, c’était une occasion de célébrer.

Il lui restait un peu de ce steak qui lui avait permis d’augmenter sa moyenne générale. Certes, réchauffé il allait perdre un peu de goût, mais il connaissait quelqu’un qui avait un appétit d’ogre et qui n’allait certainement pas se plaindre de voir le steak passé au micro-onde avant de l’ingurgiter. Aussi, encore dans son uniforme d’étudiant en restauration, Nikita décide-t-il de passer directement chez Aleksandr. C’était assez habituel et donc, une fois devant la porte de l’appartement de l’homme, il se contente de frapper avant de tourner la poignée pour entrer... et là, il tombe sur une scène qui lui renverse son petit coeur d’adolescent. Certes, malgré son visage encore un peu poupin qui gardait quelques rondeurs de l’enfance, Nikita n’était malgré tout plus un adolescent traditionnel. C’est-à-dire qu’il était indépendant depuis longtemps maintenant et surtout, il avait une vie « sentimentale » bien remplie. Mais pour les vrais sentiments, ceux qui se manifestaient aussi en dehors des draps d’un lit, il n’était pas encore bien expérimenté. Et là, il découvrait la douloureuse jalousie...

Nikita avait aussi un rude caractère quand on le cherchait. Ils n’étaient pas très nombreux à en avoir fait les frais. Mais à voir cette fille magnifique si près d’Alex, il sent bouillir en lui quelque chose qu’il ne connaissait pas encore tout à fait mais qui ne lui faisait malheureusement pas peur ! Nikita lance à cette fille un regard froid comme l’Antarctique qui aurait fricoté avec l’iceberg du Titanic.

« Salut. », lance-t-il pour elle, sur un ton aussi chaleureux qu’un bloc de glace. Puis, son regard se pose sur Alex. Ah... Là, il y avait vraiment un problème ! « On dirait que je te dérange en bonne compagnie, Sacha. »

Pendant un court instant, la tension est si grande qu’on aurait pu croire que Nikita allait sauter à la gorge de la pauvre donzelle. Eh, dix-neuf ans, certes, mais charpenté comme un homme et il n’aurait fait qu’une bouchée de cette petite chose sans défense. Mais non. Dans un premier temps, Nikita tourne les talons pour aller jusqu’à la cuisine. Une fois là, il pose l’assiette sur le comptoir. Puis, il revient près des deux tourtereaux, hissant un peu mieux son sac d’étudiant sur son épaule.

« Je t’ai amené un truc fait pendant un de mes cours. », explique tout en russe Nikita à Alex avant de tourner la tête à nouveau vers la fille. Là, il repasse à son français certes accompagné d’un gros accent russe, mais très bon malgré tout. Meilleur que celui d’Alex ! « Nikita Volchenkov. Il ne me semble pas que nous ayons été présentés. Je me souviendrais de toi. On n’oublie pas la première prostituée qu’on croise, après tout. »

Oups. Ça, ça avait été plus fort que lui, on lui pardonnera... Il s’excuse d’ailleurs d’un grand sourire volontairement hypocrite. En vrai, il avait envie de hurler. Ça l’énervait. Parce qu’il n’avait rien de ressemblant à cette fille. Ils ne jouaient pas du tout sur le même tableau... il n’avait rien pour lutter contre elle si soudainement Alex décidait que c’était de ça dont il avait envie. Petite, menue même... Féminine jusqu’au bout des ongles. Elle avait l’air d’un petit ange blond. Notez que ça, c’était peut-être leur seul point commun...! Là, Nikita avait clairement la rage au ventre, oui !

« Je ne vous dérangerai pas plus longtemps. », marmonne finalement Nikita. Il avait envie de tout sauf de partir, forcément ! Et pas pour la divine compagnie d’Alex, pour le coup ! Juste pour garder un oeil sur cette petite pétasse ! Tournant la tête vers son ami Russe, il hésite un moment avant d’ajouter plus doucement : « Appelle-moi. »

Juste... si ça lui disait. Peut-être. Enfin... Nikita sentait qu’une fois cette fille loin de lui, il allait laisser sa rage mourir pour être triste comme les pierres, là !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 3/11/2015, 07:16



Pendant un moment Alex est sûr qu’à force de monter en pression il va juste exploser ! La faute à Camille qui semble ne même pas l’écouter alors qu’il se fend de lui expliquer des choses… Extrêmement simples ! Il avait l’impression de parler à une petite fille en pleine crise de caprice, c’était fou ! Il ne l’avait jamais vu se buter comme ça pour une raison aussi absurde et limite raciste. Mais Camille désamorce un peu la situation en s’approchant de lui, claquant un baiser contre ses lèvres comme si le caprice était passé. Le principe de « après la pluie le beau temps » quoi ça s’était fait dans le temps d’un battement de paupières. Alex est même plutôt déstabilisé une seconde.

Dans ce temps là, Camille s’était permise de prendre son alcool de qualité pour le squatter. Il n’était pas de ceux qui trouvaient qu’une femme qui boit est séduisante même s’il s’étonne un peu que la vodka semble si bien passer chez la jeune femme. Elle avait à ce point l’habitude ? Ca le laissait un peu mitigé… Mais quoi qu’il en soit il ne la trouvait pas laide non plus à boire, fallait pas abuser ! C’est juste qu’il pouvait être un peu con et traditionnaliste. Or c’était un alcool précieux qu’on buvait entre hommes, quelques fois entre femmes… Mais rarement les deux en même temps ! Alors lorsque la belle blonde se resserre Alex grogne sa désapprobation, venant récupérer la bouteille pour la ranger, ayant un petit regard de défi pour Camille histoire qu’elle ne vienne pas la récupérer. Et un brin railleur :

« Au prix de cette bouteille, tu trouve certainement des bons côtés au fait d’avoir parfois quelques moyens tout à coup non ? »

Mais elle minaude, lui sort son regard de biche et il semble même à Alex qu’elle arque un peu les hanches dans sa direction, peut être invitante. Lui hésite un peu compte tenu de tout ce qui venait de se passer… Il s’approche néanmoins, posant une main dans le creux d’une hanche, l’autre s’approchant du visage mais… Pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit qu’on s’invite chez lui ! Non mais c’était sérieux là ?! C’était quoi cette journée de fous ?!

Nikita entre ainsi dans son appartement, laissant Alex un peu hébété parce qu’il ne l’avait pas attendu ! Ce n’était pas la première fois que le jeune homme entrait sans frapper par contre et si en soit ça ne posait pas de problème, là il avait l’impression d’être au milieu d’un combat de chats… En tout cas du côté d’un Nikita extrêmement agressif ! Même lui pouvait s’en rendre compte et pourtant il pouvait être salement bouché à ce niveau là !

Une salutation polaire en direction de Camille qu’il a relâché sans pour autant s’en éloigner… Et lorsque l’autre russe s’adresse à lui, Alex ne ment pas vraiment. Inutile, Nikita le connaissait bien :

« C’est une amie. Avec bénéfices. »

Il a un regard pour Camille, l’air de lui demander s’ils étaient encore d’accord sur le sujet… Avant de préciser davantage :

« Elle s’appelle Camille. »

Alex s’éloigne finalement de la jeune femme mais seulement pour s’intéresser au contenu de ce que Nikita lui à rapporté, pas plus troublé que ça d’avoir les deux jeunes gens dans son appartement. De toute façon la journée partait en sucette et tout ce qu’il avait espéré/prévu pour celle-ci semblait résolument décidé à ne pas arriver. Son estomac gronde un peu… Pourtant il avait déjà mangé mais bon… Il était un estomac sur patte. En même temps il se dépensait énormément physiquement avec le sport… C’était facile de le gagner par l’estomac !

« C’est quoi ? Ca sent bon. »

Pour une fois il était resté au français, n’excluant donc pas Camille de ce qui se passait. Mais après la dispute le russe c’était bon à entendre quand même ! Pauvre Camille qui se retrouvait un peu comme au pays là ! Coincée avec deux russes ! Nikita se présente, attendant visiblement de Camille qu’elle lui dise plus que le prénom par lequel il avait lui-même introduit la jeune femme. Alex déballe un peu ce que Nikita avait rapporté, s’arrêtant net à l’insulte pour le fixer avec des yeux ronds et surprit !

« Pardon ? »

Le doux et joyeux Nikita qui traitait une inconnue de prostitué, c’était tout un concept ! Un concept particulièrement inconnu pour lui !!! Le regard d’Alex passe des yeux bleus de Nikita à ceux tout aussi bleu de Camille… Puis y revient, faisant ainsi quelques allées et retours.

« Bon sang toi aussi t’es dans ta semaine ? »

Par contre Nikita semble vouloir quitter, se radoucissant quand même en lui demandant de l’appeler et surprit, montrant ce que Nikita avait ramené :

« Tu me cuisines pas ça ? »

Un peu culoté et macho oui… Mais bon, Nikita faisait ça siiiii bien ! En plus il préférait ignorer la tension entre la blonde et le brun là. Au fond, il était sûrement un grand naïf, pensant que ça se réglerait tout seul…!

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 23/11/2015, 18:05

Pardon pour l'attente.

Explanation.

“Si l'on devait mourir demain, qu'est-ce qu'on ferait de plus, qu'est-ce qu'on ferait de moins ?”

Il range sa bouteille. C’est son petit côté macho, et Russe aussi. Il n’aime pas que je pique sa bouteille. Je le sais, mais je m’en fiche. Lui trouve le moyen de me lancer une petite pique. « Stop ! » Je m’approche de lui, déposant un baiser sur ses lèvres. Interruption. Un homme entre dans l’appartement, comme chez lui. Putain, pile au moment où on arrête de s’embrouiller, c’est pas possible ! Alex enlève sa main jusque là posée dans le creux de mes hanches. Ce Nikita, je vais le tuer. D’où il ose me traiter de la sorte. Je me retiens d’aller vers lui en lui posant gentiment mon poing sur le visage. L’envie ne manque pas, mais je sais que mon bel apollon ne le supportera pas. Je regarde Alex, choquée qu’il ne réagisse pas plus. Sa seule réaction ? Faire référence à la mauvaise semaine du mois pour les femmes. Quelle classe…  Et le top du top : qu’il invite ce salopard à faire la cuisine. Je vais finir désespérée. Je lui attrape le bras. Et avant même de laisser sortir un mot de ma bouche, je le lâche pour me tourner vers cet odieux inconnu. Tout s’enchaine trop vite dans ma tête. Je regarde le deuxième russe. Soit dit en passant, qu’ils parlent dans leur langue maternelle devant moi, c’est juste hyper frustrant. Comment être exclu d’une conversation en une seconde, montre en main.  Enfin ce n’est pas vraiment le problème. Ce con m’a manqué de respect à tel point que je ne vais pas laisser passé. Et comme j’ai bien compris qu’Alex n’allait rien dire, je vais rentrer dans le tas. Je n’ai jamais eu besoin de quelqu’un pour me défendre, ça ne commencera certainement pas aujourd’hui. Je le regarde. Froidement. Des mitraillettes à la place des yeux. Je ne réponds pas, pour la simple raison que j’ai toujours considéré l’indifférence comme étant le meilleur des mépris. Pourtant, je n’arrive pas à détacher mon regard, à pas lui envoyer toute cette colère qui me pousserais presque à le frapper en plein visage. Ce visage pourtant si angélique. Comme quoi, il faut se méfier des apparences.

Je m’énerve de plus en plus, mais je le cache. Ils parlent en russe, je ne comprends pas. Et par-dessus tout, l’absence de réaction d’Alex me rend folle de rage. J’aurais aimé ne serait-ce qu’un peu plus de considération. Non, il ne le voit pas comme ça visiblement. Son pote pourra dire ce qu’il veut, ce sera toujours son pote. Et en plus, ils viennent du même pays, alors je perds ce qu’il me restait d’espoir. Je m’assois sur le canapé, les laissant « seuls ». Je me laisse tomber lourdement. Un éléphant dans une boutique de porcelaine aurait dit mon père. Ma présence semble être de trop. Mais je vais rester là. Je ne laisserais pas la victoire à ce monstre. Il fait sortir mon côté têtue, et je ne lâcherais pas l’affaire face à lui. Il va devoir se battre. J’ai beau être une fille –pas très grande en plus- je n’ai pas peur d’utiliser mes petits bras musclés face à un grand gaillard comme lui.

made by LUMOS MAXIMA
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 30/11/2015, 22:21

Hors RP:
 

« J’avais cru comprendre cette partie de l’histoire. », interrompt un peu sèchement Nikita alors qu’Alex lui explique de façon presque trop classe pour lui que cette Camille était sa fuckfriend. C’est bon, ils avaient tous saisit ça. Et c’est très exactement ce qui n’enchantait pas le jeune Russe.  « Une fuckfriend, quoi. Depuis quand tu mets des gants, Sacha ? »

Ça aussi, ça le frustrait un peu. De constater qu’avec elle, Alex semblait malgré tout peser parfois un peu ses mots. Un peu plus qu’à l’habitude, disons. Et si elle n’en avait pas conscience, qu’elle aille au diable ! De toute façon, Nikita n’avait finalement pas vraiment envie de rester plus longtemps... Or, lui sait parler aux hommes comme Alex et visiblement, le fait qu’il apporte de la nourriture ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Surtout pas le fait que c’était malgré tout une assiette incomplète. De la viande, c’est bien beau, mais avec rien pour accompagner c’est un peu triste, non ? Et même un gouffre sans fin comme Aleksandr sait ça ! Nikita a un petit soupir alors qu’il est retenu, non sans s’être malgré tout fait un peu insulter au passage ! Mais bon là, il n’en avait rien à faire. De toute façon, Alex le connaissait assez pour savoir que sous sa bouille d’ange, il pouvait avoir mauvais caractère sans avoir besoin d’une quelconque aide biologique ! Aide dont il ne bénéficiait de toute façon pas, étant un homme !

Son regard en revient à Alex, qui déballait à présent le gros morceau de steak. Il a un petit moment d’hésitation. Partir serait plus sage. Mais était-il vraiment sage ? Son regard en revient à la fille, qui semble tenter de contrôler ses émotions ou... il ne sait pas en fait. Parce que soudainement, sans mot dire, elle tourne les talons et va bouder au salon ! Carrément ! Nikita arque les sourcils. Il s’était attendu... à quelque chose d’autre. Surtout sachant qu’il l’avait insulté assez solide, quoi !

« Eh bien d’habitude tu les aimes avec plus de griffes, il me semble. Qu’est-ce qui se passe ? Tu étais fatigué aujourd’hui ? », demande finalement Nikita, ricanant malgré tout un peu. Il commençait malgré tout à être moins jaloux. Retournant à la cuisine, il lève une main pour glisser le bout de ses doigts dans la belle barbe fournie du Russe. « Je t’ai connu avec plus de goût que ça, Sacha... Tu vaux la peine qu’on se batte un peu pour toi, non ? Enfin, je suppose que certains hommes trouvent un peu de charme dans... ce genre de bouderie ennuyante. »

Il relâche finalement l’homme, histoire d’aller au frigo pour fouiller un peu. Un rire bref se prend de lui. C’était vraiment n’importe quoi, cette fille et ce comportement ! Oui, il y avait encore de la jalousie. Mais il se sentait nettement moins en danger, présentement ! On ne se demandait pas trop pourquoi. Nikita réussi à trouver quelques légumes encore potables dans le réfrigérateur, sortant ceux qui avaient carrément pourri là pour les jeter. Et en silence, il s’affaire. Toutefois, son petit sourire un brin supérieur ne le quitte pas. Désolé mais là, elle l’avait mérité... et Alex aussi un peu, quand même. Il n’avait qu’à pas mettre ses sales pattes sur cette fille sans intérêt...! Finalement, tout en posant une poêle sur la cuisinière dans laquelle il ajoute un peu d’huile d’olive, Nikita reprend la parole.

« Je vais te faire quelques légumes sautés et une purée de pomme de terre pour accompagner le steak. Après je vais retourner chez moi. », déclare-t-il, sachant toujours jouer de ses cartes malgré tout. On gagne facilement un homme par l’estomac. Il savait de quoi il parlait ! Néanmoins, il ne peut s’empêcher d’ajouter, railleur : « C’est que la soirée ici semble tellement amusante que j’ai peur de péter l’ambiance. Et quelle ambiance ! Au salon, c’est encore mieux que dans la cuisine ! »

Ce disant, il jette un coup d’oeil à la poupée de porcelaine qui boudait toujours dans son coin. Des heures de plaisir...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Explanation 6/12/2015, 10:06



Camille avait… Boudée. Elle n’avait pas répondu. A rien. Ni à lui ni à Nikita. Ca l’avait surprit parce qu’elle était capable d’avoir un tempérament de feu d’ordinaire et ça pouvait être une tigresse ou une tête de mule. Pour le second point il n’y avait qu’à voir la dispute merdique qu’ils venaient d’avoir et que Nikita avait au choix dissipé ou interrompu. Question de point de vue. Alors oui : Alex était assez macho pour avoir eu envie de voir ces deux beautés se crêper un peu le chignon pour lui. Du coup, il était un peu désappointé de voir Camille ne pas faire face. Est-ce que Nikita lui faisait peur ? Il la connaissait bien plus téméraire !

Au-delà de ça, il était lui-même déçu d’avoir fournit tant d’effort pour la dresser en adversaire potable pour l’autre russe. Avoir su il n’aurait rien dit et se serait borné à rester au russe. Même au travail il ne faisait pas l’effort de garder son français bancal alors là il ne se sentait pas trop récompensé. Visiblement, l’un et l’autre s’étaient déçus en somme. Mais compte tenu de sa visible intention de ne pas entrer dans la bataille, Alex ne comprenait pas bien pourquoi elle s’était installée sur le canapé. Si elle agitait le drapeau blanc, pourquoi rester ? Il était évident que Nikita n’allait pas laisser passer ça !

Haaaa ! Alex ne comprenait rien aux femmes ! Notez bien qu’il ne comprenait rien à personne en général, enfermé dans sa petite bulle qu’il pouvait l’être ! Alex ne proteste néanmoins pas. Peut être qu’il fallait juste un peu de temps pour que la demoiselle chauffe avant l’explosion ? Bref.

Alex en revient donc à Nikita, qui avait commenté à propos de sa relation avec Camille de façon beaucoup plus trash que lui. Allez prétendre qu’il manquait d’élégance après ça ! C’était pas lui qui l’avait dit hein ! Mais cette forme de relation entre Camille et lui, c’est ce qui faisait que ça marchait entre eux. Pour le reste, ils n’avaient pas souvent l’air d’accord sur grand-chose. Le russe hausse donc les épaules alors que Nikita se fait assez mordant. Il avait de la fougue pour deux au moins. Et justement, il ne manque aucune occasion. Frapper un adversaire visiblement déjà à terre ? Même pas peur !

Il a un regard pour Camille, s’attendant presque à la voir soudainement bondir du canapé en hurlant, toutes griffes dehors. Nikita l’aurait mérité ! Mais comme elle semble encore bouillir intérieurement encore, Alex en revient à Nikita.

« D’habitude elle a du peps. Avant que tu n’arrives c’était chaud. Dans tous les sens du terme. »

Oui bon, il bougonnait et se justifiait, presque honteux de se faire tacler par Nikita à propos de ses goûts en matière de femme ! Et de fait, à l’adresse de la jolie jeune femme :

« Tu ne vas rien lui dire ? Tu vas le laisser faire ? »

Il était prêt à l’encourager un peu oui ! Parce que sinon c’était mort de son côté hein ! Difficile de se relever après ça, elle perdait beaucoup de son charme si elle laissait faire ! Ha, cette femme qui se disait si indépendante vis-à-vis des petits et grands bourgeois se trouvait dépourvu devant un tout jeune adulte étranger qui vivait peut être bien encore plus mal qu’elle… ! Et comme un coach plein d’espoir, il assure à Nikita :

« T’inquiète, elle est plus marrante que ça, ça va venir. »

Pas sûr que dans une guerre Camile versus Nikita la belle puisse gagner… Mais elle pouvait remporter des batailles et dans l’immédiat, elle avait plus d’artillerie que Nikita, ne serait-ce que parce qu’elle et lui avaient une relation intime depuis un moment maintenant alors qu’avec Nikita il n’y avait rien du genre. Mais le jeune russe savait si habilement mener sa barque, tantôt caressant, tantôt cinglant et pensant à son estomac ! Pas étonnant qu’à présent le regard d’Alex soit uniquement posé sur lui du coup à présent.

Son regard dévie peut être même brièvement aux fesses fermes dans un pantalon ajusté lorsque Nikita se retourne vers le comptoir, perdant un peu le fil de sa conversation. Il rebranche toutefois alors que Nikita en rajoute une couche à propos de Camille, histoire d’essayer de l’enterrer et Alex vient lui mettre une bonne claque sur les fesses qui résonne bien dans la petite cuisine !

« T’es vraiment un poison. »

Mais il y avait de la fierté dans cette réflexion ! Et un certain plaisir !


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Explanation

Revenir en haut Aller en bas

Explanation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» The last, but the best
» PV | I do not fit in your world

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LA VIE EN ROSE :: saison 08 :: rps-