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giam ≈ elle était si belle la poupée.

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MessageSujet: giam ≈ elle était si belle la poupée. 24/1/2016, 23:01



elle était si belle la poupée.



Comme très souvent ces derniers temps, tu sortais en soirée le vendredi soir. En général, tu faisais croire à ta mère que tu allais juste dîner avec des copines et que tu rentrerais plus tard. Ces derniers temps, depuis son nouveau mariage à vrai dire, ta mère faisait un peu moins attention à toi et c’était tant mieux. Depuis qu’elle t’avait obligé à être séparé de Noam, tu avais besoin de te changer les idées. Alors tu sortais, tu sortais avec Marine qui semblait s’être donné pour but de te décoincer un peu. Elle voulait que tu arrêtes d’être la petite fille à maman. Elle devait sûrement croire au père noël pour penser qu’il était possible pour toi de t’émanciper complètement. Tu étais quasiment certaine de rester toujours la marionnette de ta mère. Ca avait été toujours comme ça, depuis toute petite elle faisait ce qu’elle voulait de toi. Tu n’avais jamais été capable de lui tenir tête. Pas même quand elle t’avait séparé de celui dont tu étais éperdument amoureuse. Tu avais bien sûr tenté de négocier avec elle pour qu’elle ne le fasse pas. Mais, comme toujours, elle ne t’avait pas laissé en placer une et tu avais finit par capituler à contre coeur. Enfin ce soir, tu n’étais pas là pour penser à tout ça, tu devais faire le vide et juste t’amuser. Des vêtements dans un sac parce que maman ne te laisserait jamais sortir habillée comme tu le voulais et tu rejoignais ta nouvelle demi-soeur à sa voiture. Tu te glissais à l’intérieur du véhicule et tu laissais Marine conduire pendant que tu te changeais comme tu pouvais à l’arrière en faisant en sorte que personne ne vienne à te voir. Très franchement, enfiler un short et un haut à l’arrière d’une voiture tout en se contorsionnant pour ne pas que les autres te voient était loin d’être une partie de plaisir. Heureusement que tu étais plus ou moins souple parce que sinon ça aurait relevé de la mission impossible. Enfin bref, mission réussie et tu t’étais débarrassée de ton gros col roulé et du pantalon en velours vraiment affreux que ta mère affectionnait tant. A croire qu’elle était restée bloquée dans les années soixante pour qu’elle l’affectionne comme ça. D’ailleurs, c’était limite une fierté pour elle que tu portes ce genre de choses. Sauf que toi tu détestais ça. D’ailleurs, ce n’était pas pour rien que tu te changeais toujours en arrivant quelque part. Tu ne voulais pas non plus porter les horreurs de ta mère trop longtemps. Il n’y avait pas long pour que vous arriviez devant la boite que Marine avait choisit. Il n’y avait pas non plus trop de monde et très rapidement vous vous retrouviez à l’intérieur. Clairement, ce n’était pas ton monde et tu sentais que tu n’avais rien à faire ici. Tu refusais tous les verres d’alcool que l’on voulait t’offrir en ayant trop peur que quelqu’un veuille par la suite abusé de toi. Parano ? Complètement. Ta mère t’avait fait une sorte de lavage de cerveau lorsque tu étais plus jeune pour te dissuader de sortir dans ce genre d’endroit. Du coup, tu ne savais pas ce qui était vrai ou faux. Mais, tu partais du principe qu’on était jamais trop prudent. Au fil des heures, tu commençais à te lâcher un petit peu sans pour autant être trop à l’aise. Tu dansais au milieu de la piste de danse quand ta demi-soeur venait te dire à l’oreille qu’elle et ses copines allaient aller ailleurs car ici l’ambiance était bien trop calme à leur goût. Clairement, pour toi c’était bien assez suffisant. Mais, tu ne voulais pas rester seule alors tu comptais demander à ce que l’on te ramène à la maison. Sauf que tu avais tourné la tête une minute et lorsque tu reprenais ta position initiale, tout le groupe avait disparu. Pouf, comme envolé. C’est là que tu commençais à te dire que tu étais dans la merde. Tu ne pouvais clairement pas prendre le métro dans ta tenue. Puis, les talons ce n’était pas l’idéal pour rentrer. Tu ne savais pas quoi faire. Tu étais paumée. Paumée et toute seule. Pour commencer, tu sortais de la boite. L’air frais serait bien plus bénéfique pour que tu puisses réfléchir. Sortir ? Check. Trouver une solution ? Pas check. Tu mettais ton petit cerveau en marche - d’ailleurs, tu te félicitais de ne pas avoir bu d’alcool et d’avoir l’esprit clair - et tu te mettais à la recherche d’une solution. Appeler ta mère ? Clairement, c’était impossible. Là dedans, tu foutais aussi ton beau-père dans le même panier. Tous tes amis qui n’avaient pas la possibilité de faire mettre ta mère au courant de ta sortie en boite n’étaient pas disponibles. Tu ne voyais qu’une seule solution. A cette idée, tu venais te mordre fortement la lèvre. Tu ne lui avais pas réellement reparlé depuis. Tu l’avais principalement évité parce que c’était trop dur de le voir et de faire comme s’il était juste ton demi-frère. Clairement, il ne l’était pas et il ne le serait jamais. Tu l’aimais et ce n’était pas un amour fraternel, loin de là. Bon, il était ta dernière chance de pouvoir rentrer sans te faire emmerder dans la rue. Tu prenais une longue inspiration avant de composer son numéro que tu connaissais par coeur sur ton téléphone. Une sonnerie, deux sonneries. Ton coeur battait de plus en plus fort, comme s’il allait sortir de ta poitrine. Tu étais à la limité de te dire que ce n’était plus une si bonne idée que ça. Mais, il décrochait et tu murmurais timidement :  « Allo ? »


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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 25/1/2016, 00:02


   

   
Giuliana & Noam

   
   ♡ Elle était si belle la poupée.

   T’étais en train de péter les plombs. Ces derniers temps, tout allait mal et plus ça allait, moins tu arrivais à encaisser. Tu faisais ce que tu pouvais bien sûr mais le fait était que ça n’allait pas et que faire ton maximum n’était pas suffisant. Lorsque tu avais dit à ton père qu’en t’obligeant à vivre sous le même toit que Giuliana tout en étant séparé d’elle il te détruirait à petit feu, tu n’imaginais même pas à quel point cela allait s’avérer véridique. Tu pensais que tu allais mal le vivre, nécessairement, mais jamais à ce point. Là, tu te sentais détruit de l’intérieur. Plus rien ne t’atteignait véritablement, tu n’avais envie de rien si ce n’était d’oublier, de penser à autre chose. Sauf que dès que tu accordais à ton esprit le moindre moment de répit, tes pensées te ramenaient vers elle. Te tenir occupé à longueur de temps pour empêcher tes pensées de divaguer était particulièrement épuisant et tu ne comptais même plus le nombre de fois où tu avais raté ton réveil ces derniers temps, parce que tu avais veillé jusqu’à l’aube avant de tomber de sommeil, à bout de force. Lorsque tu étais chez toi, tu étais en mode zombie en général. Epuisé, avachi sur ton lit ou, pour les quelques repas que tu avais dû te résoudre à prendre ici, perdu dans ton monde. Ton père s’était permis de te faire remarquer il y a quelques jours que tu pourrais au moins faire l’effort de te raser plus souvent mais tu t’étais abstenu de toute réponse, lui lançant simplement un regard qui exprimait clairement le fond de ta pensée : qu’il aille se faire foutre, vraiment.

Ce soir, tu savais par Marine que Giulia sortait. Heureusement que ta sœur était là, sans quoi tu aurais certainement stressé dès que tu aurais mis un pied chez toi. La dernière chose que tu souhaitais en effet c’était de croiser ton ancienne petite amie – tu avais toujours du mal à t’habituer à ce terme – dans votre maison. Ça aurait été trop bizarre, et ça aurait fait trop mal aussi de l’avoir en face de toi sans pouvoir faire quoi que ce soit. Au lieu de ça, tu t’obstinais à l’éviter depuis l’emménagement et il te semblait qu’elle faisait pareil, donc c’était très bien. Ta sœur t’avait donc dit dans l’après-midi qu’elle avait en tête de trainer la jeune femme en boîte. Cela t’avait fait sourire parce que tu avais plutôt du mal à l’imaginer en train de se déhancher sur la piste de danse. L’idée qu’on lui tourne autour t’avait fait froncer les sourcils mais tu t’étais mordu la lèvre, songeant que dissuader Marine d’entraîner la jeune femme avec elle ne servirait strictement à rien. D’autant que ce n’était plus tes affaires maintenant et qu’il allait falloir que tu t’y habitue. Giuliana pouvait faire ce qu’elle voulait, vous n’étiez plus ensemble donc tu n’avais pas à l’empêcher. Ton père et ta belle-mère étaient également sorti, un restaurant en amoureux apparemment bien que leur vie ne t’importe en réalité que très peu, donc tu avais la maison pour toi tout seul. Exceptionnellement, tu avais donc refusé les propositions de tes amis d’une éventuelle sortie. Certes c’était vendredi soir mais tu faisais tellement la fête en ce moment qu’une bonne soirée de repos ne te ferait certainement pas de mal. En plus, tu avais à peine récupéré de ta cuite de la veille donc renouveler l’expérience aussi vite ne te tentait que moyennement.

Lorsque ton téléphone vibra, tu regardais un film, allongé de tout ton long sur le canapé, Pacha, ton labrador qui portait décidemment bien son nom, blotti, ou plutôt étalé d’ailleurs, contre toi. Le coup d’œil que tu jetas à l’appel n’était à l’origine qu’anecdotique. Quel que soit la personne qui t’appelais maintenant, tu n’avais aucune intention de répondre. Sauf que lorsque ce fut son nom à elle qui s’afficha, ton attitude changea immédiatement. Tu sentis les battements de ton cœur se faire plus rapide et tu bondis presque sur tes pieds pour mettre ton film en pause. Tu pris une profonde inspiration, laissant passer quelques sonneries histoire de ne pas donner l’impression de t’être littéralement jeté sur l’appel, ce que tu avais pourtant fait. Sa voix te fit sourire instantanément autant qu’elle te donna l’impression d’un nouveau coup de poignard qu’on enfonçait dans ton cœur, parce que maintenant, ce n’était plus pareil. « Oui ? » Ta voix était involontairement un peu tremblante et tu fis mine de tousser pour faire passer ça. Tu fronças tout de même les sourcils en te rappelant qu’elle était censée être avec ta sœur et que si elle t’appelait, c’est qu’il y avait nécessairement une raison. « Giulia tout va bien ? Tu es avec Marine non ? » Bon, tu donnais un peu l'impression de l'espionner en disant ça mais sur le moment, tu t'en fichais pas mal. Passé la surprise de la voir t'appeler, tu commençais à t'inquiéter maintenant.
   
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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 25/1/2016, 12:33



elle était si belle la poupée.



Tu te retrouvais toute seule devant cette boîte de nuit en entendant complètement perdue. Totalement perdue et incapable de te débrouiller par toi même. Pour preuve, tu l’avais appelé lui. Tu l’avais appelé lui alors que ça faisait un petit moment que tu l’évitais. Tu le fuyais parce que c’était trop dur de le voir et de ne pas pouvoir faire comme avant. Tu ne pouvais plus avoir tous ces petits gestes que tu avais lorsque vous étiez ensemble et ça te faisait mal. Tu perdais le seul qui avait réussit à te faire aimé cette ville. D’ailleurs, s’il n’avait pas été là, tu aurais probablement tout fait pour retourner en Italie. Tu ne savais pas vraiment comment tu t’y serais prise mais il aurait été hors de question que tu restes ici. Maintenant que tu n’avais plus Noam, tu étais bien tentée pour repartir. Après tout, tu détestais cette ville. Tu la détestais encore plus depuis ce foutu mariage. Tu voulais rentrer chez toi et chez toi, ce n’était pas ici. Mais pour le moment, ton seul chez toi c’était l’appartement que tu partageais avec ton ex petit ami. Sauf que tu n’avais aucuns moyens pour rentrer par toi même. Marine t’avais lâchement abandonné pour aller ailleurs et tu n’avais pas la possibilité d’appeler quelqu’un d’autre que celui que tu aimais. Ton coeur battait plus vite que tout une fois que tu avais composé le numéro et que les sonneries passaient. Tu voulais raccroché, tu étais prête à le faire en te disant qu’il s’agissait vraiment d’une très mauvaise idée. Mais, il avait décroché. Tu n’avais plus le choix et il fallait que tu lui parles. Ton coeur était prêt à sortir de ta poitrine. Tu allais entendre sa voix. Cette voix qui te faisait complètement craquer. Tu fermais les yeux quelques secondes et tu prenais une longue inspiration avant d’enfin lâcher un salut tout timide. D’un coup, tu te sentais faible de savoir qu’il allait te répondre. C’était difficile pour toi et tu avais l’impression que tes jambes allaient te lâcher. C’était encore pire quand tu l’entendais te parler. Ça faisait si longtemps que tu ne l’avais pas entendu te parler et même l’entendre parler tout court. A chaque fois tu avais fait en sorte de ne pas être dans la même pièce que lui. Toutes ces fois où ta mère et ton beau-père avaient voulu que vous mangiez en famille, tu avais trouvé un prétexte. En général, tu prétextais avoir énormément de choses à travailler pour les cours et que tu te contenterais d’un sandwich dans ta chambre. Tu ne pouvais clairement pas rester dans la même pièce que lui sans en souffrir. Déjà que loin de lui c’était dur alors tout proche ça le serait encore pire. Tu ne répondais pas tout de suite à son oui. D’ailleurs, tu ne remarquais pas non plus que sa voix était tremblante et qu’il avait fait mine de tousser pour que tu ne le remarque pas. Tu t’appuyais contre le mur derrière toi en resserrant ta petite veste parce que tu avais froid. Tu commençais à te maudire d’avoir voulu jouer la belle dans cette tenue. Elle était loin d’être adapté pour un soir de janvier à Paris. Tu inspirais longuement alors que ton coeur manquait un battement quand tu l’entendais prononcer ton prénom. Ou plutôt l’un de tes surnoms. Tu te mordais la lèvre.  « Oui je vais bien. Mais euh.. » Tu parlais tout doucement. Tes paroles étaient limites des murmures. Tu essayais de te concentrer pour ne pas laisser toute l’émotion envahir tes mots. Tu étais même en train de te demander si c’était toujours une bonne idée de l’avoir appelé. Tu ne voulais pas le déranger. Tu ne voulais pas qu’il se mette à croire que tu l’appelais juste quand tu avais besoin de lui alors que tu l’évitais depuis un moment. Si tu avais pu, tu n’aurais pas coupé tout contact avec lui. Peut être que si tu avais été plus forte, tu aurais réussi à refuser ce qu’on t’imposait. Sauf que tu ne l’étais pas. Tu n’étais pas cette fille forte que tu aimais faire croire à tout ceux qui te connaissaient peu. Tous ceux qui te connaissaient bien savait que c’était ta mère qui dirigeait ta vie. Tu passais une main dans ta longue chevelure noire avant de te décider à lui répondre de nouveau. Tu ne savais pas combien de temps tu avais pris pour tes réflexions intérieures. Tu avais l’impression que tu avais pris des heures alors que ça n’avait duré que quelques secondes.  « Elle.. euh.. Marine est partie avec ses copines dans une autre boite. » Tu te mordillais nerveusement la lèvre. Tu n’étais clairement pas à l’aise. Tu ne savais pas trop comment t’y prendre. Tu avais cette peur de dire une bêtise. Surtout que tu devais vraiment passer pour la cruche du jour à l’heure actuelle.  « Je.. je voulais lui demandé de me ramener mais elle était déjà partie. » Tu devais vraiment avoir l’air d’une incapable là tout de suite. Mais tu ne pouvais pas rentrer toute seule dans cette tenue. Tu n’avais aucune envie d’avoir des gros lourds sur le dos à te draguer dans le métro. Tu enroulais l’une de tes mèches de cheveux autour de ton doigt avant de lui ajouter à voix basse :  « Et j’ai pas vraiment la tenue adaptée pour rentrer en métro. » Instinctivement ton regarde se baissait sur tes vêtements. Clairement ton short était beaucoup trop court et avec tes talons c’était bien trop provocant. Tu étais en train de te demander pourquoi tu avais opté pour une tenue de la sorte. Ça ne te ressemblait pas vraiment d’ailleurs de porter des choses comme ça. Tu prenais une nouvelle longue inspiration. Il fallait que tu lui demande de venir te chercher. Dans un souffle, tu murmurais à toute vitesse :  « Tupourraisvenirmecherchersilteplait ? » Tu avais parlé tellement vite que tu n’étais même pas certaine qu’il ai compris un seul mot de ce que tu venais de dire. Mais, tu croisais les doigts pour qu’il ai compris parce que tu ne savais pas si tu aurais le courage de le redire une nouvelle fois.


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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 25/1/2016, 22:11


 

 
Giuliana & Noam

 
   ♡ Elle était si belle la poupée.

      La vérité, c’est que depuis que vous avez emménagé dans votre nouvelle maison et qu’on t’oblige à vivre sous le même toit que Giuliana en faisant mine que tes sentiments n’existent pas, comme si c’était aussi facile, tu n’as quasiment jamais passé une soirée ici. Tu te débrouilles toujours pour sortir, et dans l’idéal tu te fais même inviter à dormir chez tes amis d’ailleurs. L’idée d’être dans la même maison qu’elle sans pouvoir la serrer dans tes bras et l’embrasser comme avant te rend malade. C’est impossible. Alors tu la fuis parce que tu n’as pas véritablement d’autre moyen d’affronter la situation. Lorsque ta sœur t’a annoncé qu’elles sortaient, tu t’es dit que c’est l’occasion ou jamais d’être un peu tranquille. T’éviter une nouvelle cuite ne te fera pas de mal et tu as besoin de te poser un peu. Malgré tout et bien que tu te sois abstenu de tout commentaire, tu n’es pas vraiment ravi de leur programme. Pour avoir été en boite lorsque tu étais encore célibataire, tu sais exactement ce que les mecs y recherchent et ce n’est certainement pas le grand amour. Les filles se font relativement souvent accosté lorsqu’elles sont seules et il est rare qu’elles passent une soirée sans être dragué, parfois plutôt lourdement d’ailleurs. Et l’idée qu’un autre que toi lui tourne autour ne te plait absolument pas. C’est plus fort que toi. Tu n’as jamais supporté le regard des autres hommes sur elle lorsque vous étiez ensemble et tu ne le supporte pas mieux aujourd’hui. Sauf que là, tu ne peux absolument rien faire. Et que techniquement, tu n’as pas ton mot à dire d’ailleurs. Vous n’êtes plus ensemble. Ça fait mal, mais il faut que tu te rentres ça dans le crâne.

Durant la soirée que tu passes chez toi, et bien que tu tentes de repousser cette pensée dès qu’elle te traverse l’esprit, tu ne peux pas t’empêcher de te demander ce qu’elle fait et si tout va bien pour elle. D’autant que tu connais ta sœur et qu’elle a un peu tendance à vouloir pousser les autres à faire comme elle, à savoir boire un peu et se déhancher sur la piste de danse dans le cas d’une sortie en boite. Tu connais Giulia, tu sais qu’elle n’irait pas draguer un inconnu, ou du moins pas en pleine possession de ses moyens… Mais si elle ne l’était plus, justement ? Si elle avait un peu trop bu et qu’elle ne savait plus vraiment ce qu’elle faisait, qu’en serait-il ? Plus perdu dans tes réflexions que concentré sur le film que tu es censé regardé, tu jettes un coup d’œil désintéressé à ton téléphone lorsque tu le sens vibrer dans ta poche. Ton état d’esprit change subitement lorsque tu vois que c’est elle qui t’appelle. Tu décroches au bout de quelques sonneries, à l’origine sans te poser plus de question que cela. Sa voix te fait sourire autant qu’elle te fait terriblement mal et tu tentes de maitriser tes émotions comme tu le peux. Lui parler, c’est peut-être pire que rester à distance en fait. Depuis que vous vous êtes séparés elle te manque, tout le temps. Il n’y a pas un seul moment de la journée durant lequel elle ne te manque pas. C’est comme un couteau qui resterait enfoncé dans ton ventre H24 et avec lequel il faudrait que tu vives comme si de rien n’était. Mais là, lorsque tu entends sa voix, tu te rends véritablement compte de tout ce que tu as perdu et de tout ce qui a changé entre vous. Malgré tout tu t’inquiètes, parce que tu sais que si elle te contacte toi, ce n’est certainement pas pour rien. Vous ne vous êtes plus adressé la parole depuis la séparation et tu te doutes que ça doit lui coûter de te téléphoner. Tu sais qu’elle est censé être avec ta sœur donc tu commences à paniquer en te demandant ce qui a bien pu se passer.

Du temps qu’elle te réponde, tout un tas de scenario improbable commencent à naitre dans ton esprit. Et si l’une ou l’autre étaient blessées ? Et si elles s’étaient faites agressés ? Si un groupe de mec leur tournaient autour et qu’elles ne savaient plus comment s’en défaire ? Un poids s’enlève déjà lorsqu’elle t’annonce qu’elle va bien. C’est le plus important. Quoi qu’il se passe, ce qui compte c’est qu’elles ne soient pas blessées, le reste c’est secondaire. La jeune femme semble hésiter quelques secondes à poursuivre mais tu décides de garder le silence, songeant que c’est peut-être la meilleure manière de l’encourager à te parler. Elle a l’air assez gênée et tu sais que si cette situation n’est pas facile pour toi, il en est de même de son côté. Tu aurais très envie de la presser de question pour savoir immédiatement ce qu’il en est mais ce serait complètement inutile. Tu inspires profondément lorsqu’elle t’annonce que Marine l’a plus ou moins abandonné à son sort, visiblement seule dans Paris à une heure aussi tardive. Bordel. Tu vas tuer ta sœur. Tu ne sais pas combien de litre d’alcool elle avait dans le sang pour avoir agi comme ça mais c’est complètement irresponsable, débile, dangereux. Giulia a dix fois plus de chance de se faire emmerder si elle est seule… et en tenue de soirée visiblement. Génial, maintenant tu es mort d’inquiétude. Tout en gardant le téléphone vissé à ton oreille, tu commences à rassembler tes affaires. Clopes, veste, clé de voiture, laisse de Pacha qui a déjà sauté du canapé et qui te suit maintenant à la trace. Tu t’arrêtes subitement et tu tends l’oreille pour entendre sa dernière phrase tant elle parle doucement et vite. Tu gardes le silence quelques secondes, le temps que les mots trouvent un sens dans ta tête. « Bien sûr que je viens te chercher ! Il est hors de question que tu restes seule ici… » Tu as parlé un peu plus fort que tu ne l’aurais voulu et tu baisses le ton sur la fin de ta phrase lorsque tu t’en rends compte. Mais là tu es carrément en colère contre Marine. Tu auras deux mots à lui dire lorsqu’elle va rentrer le lendemain. Elle a vingt-deux ans, merde ! Elle est censée prendre des décisions plus intelligentes que celles-ci. Et si Giuliana n’avait plu eu de batterie sur son téléphone, comment aurait-elle fait ? Elle aurait été obligée de prendre le métro et à cette heure il y avait franchement de forte chance qu’elle n’en sorte pas indemne. « Tu es où exactement ? » Tu fermes la porte de la maison et tu cours presque jusqu’à ta voiture, le chien sur tes talons. Il saute sur la banquette lorsque tu lui ouvres la portière arrière et tu t’installes rapidement côté conducteur. « Je pars de la maison là, suivant où tu es je devrais vite être là. » La maison. Ça sonne tellement bizarre, dit comme ça. Mais c’est le seul mot qui t’es venu à l’esprit. Tu ne pouvais pas décemment pas dire chez moi puisqu’elle habite là aussi et qu’elle y est beaucoup plus souvent que toi d’ailleurs. La maison c’est neutre, vide d’émotion. D’ailleurs, tu ne t’y sens absolument pas chez toi, tu as juste l’impression d’étouffer pour le peu de temps que tu as eu l’occasion d’y passer depuis l’emménagement. « Je te met sur haut-parleur ». Putain, tu lui as dit ça tellement de fois avant, quand vous passiez encore vos soirée au téléphone et que tu l’appelais en sortant de tes répétitions ou en rentrant de la fac… Tu restes silencieux après ça parce que ça fait trop mal de prononcer ces mots et de se souvenir.  

 
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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 25/1/2016, 23:18



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Ca y est, tu l’avais eu au téléphone et tu avais entendu ta voix. En entendant sa voix, tu te rendais compte que tu l’avais perdu probablement définitivement. Ça faisait mal, tu avais l’impression que l’on t’avait arraché le coeur. Putain, tu ne voulais pas y penser à ça et c’est pour ça que tu ressemblais un peu à fantôme ces derniers temps. Tu te laissais porter par la vie parce que tu n’étais de toute façon pas maîtresse de ton destin. Tu n’avais aucune prise sur ton avenir. Ta mère en avait la totale direction. Et oui, elle n’avait pas confiance en toi pour te laisser vivre ta vie comme tu le sentais. C’était comme si tu allais faire honte à toute la maison Farnèse. Abrutis d’ancêtres, ils auraient pas pu être des simples roturiers au lieu de te faire chier de cette manière ? Tu n’en pouvais plus de respecter les traditions débiles. Et sans tout ça, tu pourrais sûrement toujours être avec ton Noam et tu ne ressentirais pas ce manque. Il te manque. C’est atroce, il te manque tellement. C’est pas par vagues, c’est constant. Tout le temps, sans répits. Tu ne peux jamais avoir l’esprit tranquille parce qu’il est toujours dans ta tête en permanence. D’ailleurs, parfois, tu te surprend en cours à dessiner son visage. A dessiner ses traits que tu connais par coeur. C’était sans même faire exprès que tu le faisais. C’était juste instinctif parce que tu pensais tout le temps à lui. Tu avais de toute façon toujours pensé énormément à lui. Tu l’avais là au téléphone et tes pensées étaient donc tournées logiquement vers lui. Tu avais d’ailleurs pris un petit moment avant de lui répondre. Avant de lui expliquer le pourquoi tu étais là à lui téléphoner. Tu avais l’impression d’être tellement nulle là tout de suite. Tu ne voulais pas le déranger, tu ne voulais pas le faire souffrir encore plus en lui demandant de t’aider. Pourtant, il était ta bouée de sauvetage alors tu avais besoin de lui. Seule devant cette boite de nuit, tu surveillais les alentours. Tu n’avais pas envie de te faire embêter. Tu te savais être une proie facile en étant seule. Tu croisais les doigts pour que le fait que tu sois au téléphone repousse les plus aventureux. Tu entend Noam s’agiter de l’autre côté du téléphone sans comprendre ce qu’il fait. Mais après tout, tu n’as pas le droit de lui demander. Tu n’as pas le droit de t’imposer comme ça dans sa vie. Après tout, vous n’êtes plus ensemble alors il n’a pas de comptes à te rendre. Et pourtant, ça te tue de ne pas pouvoir lui demander ce qu’il est train de faire, tu as toujours cette envie de tout savoir à son propos. Tu avais vraiment du mal à te faire à cette décision que l’on avait prise pour vous. Tu voulais être avec lui. Tu aurais d’ailleurs préféré mille fois passer la soirée dans ses bras à regarder un film ou juste à discuter toute la nuit comme vous aviez déjà fait. Mais non, tu étais là à l’appeler au secours. D’ailleurs, tu lui demandais très rapidement et dans un murmure s’il pouvait venir te chercher. Tu te mordais fortement la lèvre alors qu’il mettait quelques secondes à te répondre. C’est seulement à cet instant que tu songeais au fait qu’il n’était peut être pas seul. Peut être même qu’il était avec une fille. Et hop, nouveau coup de poignard dans le coeur. Tu ne voulais pas l’imaginer avec une autre. Tu le voulais juste pour toi même si tu n’en avais plus le droit. Dans ta tête, de toute façon rien avait changé. Il était toujours TON Noam. Tu sursautais doucement lorsqu’il te sortait de tes pensées en parlant plus fort. Tu as l’impression qu’il est en colère. Tu ne comprend pas pourquoi. Peut être est-il en colère contre toi de l’appeler alors que tu l’évites depuis votre rupture ? Tu baissais tristement les yeux pour regarder tes chaussures.  « Je ne veux pas te déranger.. Ne te sens pas obligé surtout.. » C’était d’une voix assez triste que tu lui avais dit ça. Vraiment, tu voulais tout sauf le déranger. Tu ne voulais pas être un poids supplémentaire sur ses épaules. Tu retenais tout de même un soupire soulagée quand il te demandais l’endroit où tu te situais. Il allait venir te chercher.  « Je suis rue du Faubourg du Temple dans le dixième. » Tu regardais les gens autour de toi en t’éloignant rapidement lorsqu’une fille vient vomir à proximité de toi. Tu ne peux t’empêcher de retenir une grimace. Clairement, ce n’est pas pour toi ce genre d’ambiance. Tu es plus habituée aux soirées mondaines plus qu’à ça. Tu n’as plus qu’une hâte maintenant : voir la voiture de Noam. Tu ne lâche pas ton téléphone de ton oreille en t’éloignant de cette fille qui a déposé ses tripes sur le trottoir. Tu écoutais aussi toujours ce qu’il te disait, acquiesçant en silence sur le fait qu’il partait de la maison. Cette maison que tu ne considérais pas être comme chez toi. Tu ne t’y sentais absolument pas bien. Tu avais juste envie de la quitter. Tu voulais juste t’en éloigner le plus possible. Tu te mordillais la lèvre quand il te disait qu’il te mettait en haut parleur une fois qu’il était dans la voiture. Vous faisiez ça tellement souvent. Ca te faisait mal une fois de plus. Tout le temps tu l’avais eu au téléphone. Avant, chaque fois que tu sortais de cours ou autre, tu lui téléphonais. Tu lui racontais tout dans les moindres détails et jamais il n’y avait eu de blancs dans vos conversations. Vous aviez en permanence des choses à vous dire. Sauf que maintenant, cette phrase n’avait plus la même signification puisque vous n’étiez plus ensemble.  « Tu fais attention sur la route hein ? » Tu ne pouvais pas t’empêcher de t’inquiéter pour lui. Tu l’avais toujours fait. Tu n’avais aucune envie qu’il lui arrive un malheur. Tu tenais beaucoup trop à lui et tu savais que tu ne le supporterais pas.


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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 26/1/2016, 19:06


 

 
Giuliana & Noam

 
   ♡ Elle était si belle la poupée.

     Lorsque ton téléphone vibre et que tu vois son nom, un court instant, tu as l’impression de retourner à avant. Ça parait évident qu’elle t’appelle, c’est logique, vous faisiez ça tout le temps. Le temps que tu ne pouvais pas passer avec elle pour une raison ou pour une autre, tu le compensais en lui téléphonant. Parfois pour lui raconter ta journée, parfois même juste comme ça, parce que tu avais envie d’être avec elle. Ça t’arrivait même de la garder en ligne pendant que tu bossais tes cours ou autre, juste parce que comme ça, c’était un peu comme si vous étiez ensemble. Sauf que ton cerveau t’envoie très rapidement une piqûre de rappel pour te signaler que cette fois-ci, c’est différent. Elle ne t’appelle pas comme d’habitude pour te raconter sa journée ou simplement pour que vous parliez de tout et de rien, elle t’appelle parce qu’il se passe un truc. Vous n’êtes plus ensemble, elle n’a aucune raison de te parler de sa vie après tout. Tu réponds et tu essaies de faire semblant. Tu fais genre qu’entendre sa voix ne te tue pas, que tu n’as pas une nouvelle fois l’impression que des milliers de piques s’enfoncent dans ton cœur pour te signaler à quel point tu as mal et à quel point tu souffres depuis votre séparation. Tu as l’impression que tu ne pourras jamais t’y faire. Tu l’aimes bordel, comment tu pourrais continuer à vivre sous le même toit qu’elle en laissant tes sentiments de côté ? Ça n’a aucun sens. C’est impossible. Tu n’as qu’une seule envie ces derniers temps c’est de te barrer d’ici, très, très loin. Vivre à New-York avec la famille de ta mère peut-être. Tu continues à aller les voir tous les étés et ça se passe plutôt bien. Franchement, tu y penses de plus en plus. Mais ça voudrait dire quitter ton groupe, quitter tes amis, laisser Marine ici, et de résoudre à ne plus revoir Giuliana et ça, tu ne penses clairement pas que tu en sois capable… Ça fait mal de rester mais tu te sens complètement pris au piège parce que tu as aussi conscience que tu es incapable de t’éloigner, ou du moins pas autant que ça. Lorsqu’elle t’annonce que ta sœur l’a complètement abandonné à son sort dans cette boite de nuit, tu te retiens clairement d’exploser. Bien que tu restes silencieux, parce que lâcher le flot de reproches que tu aurais à l’heure actuelle à faire à ta sœur serait complètement inutile, tu rumines intérieurement tout en commençant à préparer tes affaires. Marine est complètement folle. Elle a vingt-deux ans maintenant, elle est censée agir d’une autre manière putain. Surtout qu’elle sait parfaitement – parce que c’est un peu toi qui t’ai chargé de son éducation de ce côté-là à défaut que votre père ne le fasse et que tu sais que tu as suffisamment insisté pour que le message soit transmis – ce qu’il peut arriver à une fille seule dans Paris. Des histoires sordides sont racontés à la télévision tous les jours à ce propos, tu ne comprends même pas comment elle a pu être irresponsable au point d’agir de la sorte. Certes elle a certainement bu mais ça n’excuse pas tout, bien loin de là d’ailleurs. Sans le vouloir, tu transmets un peu de ton agacement à Giuliana en répondant un poil trop fort lorsqu’elle te demande dans un souffle si tu peux venir la chercher. De toute manière, tu le lui aurais proposé quand bien même elle ne t’avait pas posé la question. Prendre le métro à cette heure n’était même pas envisageable. Ton cœur se serre un peu lorsqu’elle te répond, visiblement triste et gênée qu’elle ne veut surtout pas te déranger et que tu n’es obligé de rien. Tu t’adoucis et tu n’attends pas une seconde avant de la rassurer. « Ça ne m’embêtes pas du tout de venir te chercher, et tu ne me déranges jamais tu le sais… » Tu sais que c’est bizarre de dire ça maintenant que vous n’êtes plus ensemble mais tu t’en fiches. Tu le penses sincèrement. Quoi qu’il se passe, tu seras toujours là pour elle. La situation est ce qu’elle est mais vous, vous n’avez pas réellement de prise là-dessus. Tu sais à quel point c’est difficile pour elle de dire non à sa mère et tu ne lui en veux pas d’avoir accepté votre séparation sans vraiment que vous ne vous soyez battu. De toute façon, tu es persuadé que vos parents auraient réussi à arriver à leur fin quand bien même vous auriez tout fait pour rester ensemble. Des souvenirs remontent involontairement lorsque tu la préviens que tu l’as mise sur haut-parleur après qu’elle t’ait donné l’adresse de l’endroit où elle se trouve. C’est un peu loin mais l’avantage à cette heure, c’est qu’il n’y a pas trop de circulation donc le trajet devrait être relativement rapide. Pendant un moment tu gardes le silence, incapable de dire quoi que ce soit. C’est con, mais c’est essentiellement pour ce genre de chose que tu essaies de garder tes distances. Tu ne peux pas lui parler sans revenir inévitablement à votre histoire et à chaque fois, ça fait d’autant plus mal de te dire que c’est fini. Lorsqu’elle te demande de faire attention sur la route, tu as vraiment l’impression de revivre une de vos conversations d’avant. Toi en train de conduire et elle au téléphone qui s’inquiète que tu lui parles plutôt que de te concentrer sur ton environnement. Toi la rassurant en lui disant que tu peux faire les deux à la fois et que tu veux la garder en ligne… « T’inquiètes, chaton. » Sur le coup, tu continues à conduire pendant quelques secondes sans vraiment te rendre compte que tu viens de l’appeler par le surnom que tu utilisais lorsque vous étiez ensemble. C’est tellement normal pour toi de la nommer comme ça que ça ne te choque pas, ou du moins pas tout de suite. Chaton, c’était venue complètement naturellement d’ailleurs parce qu’un chat c’est adorable, comme elle, mais aussi parce que ça peut mordre et griffer et que ça te faisait carrément penser à son côté lunatique. Lorsque tu réalises ce que tu viens de faire, tu te mets une main sur la bouche avant de te souvenir que tu es censé tenir ton volant. Merde. T’as tellement pas réfléchi avant de parler et tu aurais tellement dû. Comme si ça n’était pas assez difficile, faut en plus que tu fasses ce genre de bourde. « Y’a pas beaucoup de monde sur la route, je serais là dans cinq ou dix minutes… » Tu essais de faire comme si ce rien n’était mais tu n’en mènes pas large en fait, tu te sens vraiment con là. Tu espères qu'elle n'y aura pas fait attention mais vu l'effet que ça te fait de savoir que ce mot a franchi le seuil de tes lèvres, tu en doutes.

 
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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 26/1/2016, 21:13



elle était si belle la poupée.



Tu l’avais appelé au secours. Dès que quelque chose n’allait pas tu l’avais toujours appelé. Ca faisait plus d’un an que tu faisais ça. De toute façon, tu avais directement bien accroché avec lui et vous étiez devenus amis très rapidement. Déjà rien que quand il était ton ami, tu lui téléphonais dès que tu avais un soucis. Il était une épaule sûre, il était quelqu’un sur qui tu pouvais compter. Tu avais toujours pu compter sur lui. Cette dernière année, il avait même été la personne la plus importante de ta vie. Il avait été ton pilier. Très souvent, tu t’étais reposée sur lui. Très souvent, tu étais venue te réfugier dans ses bras. Il était ta bulle d’air quand le quotidien était trop lourd à porter. Tu te sentais belle et importante à ses yeux. Tu avais l’impression que lui tu ne pouvais pas le décevoir. Tu avais l’impression que quoi qu’il se passe, il serait toujours de ton côté. Tu étais persuadée, il était celui qui te complétait. Mais, tu ne voulais pas non plus être fardeau pour lui. Tu ne voulais pas qu’il se sente obligé de quoique ce soit parce que vous aviez été ensemble.Tu ne voulais pas l’embêter. Sauf qu’en l’entendant te parler un peu plus fort, tu avais l’impression qu’il était occupé et qu’il se sentait un peu obligé de le faire. Tu te mordais la lèvre en lui signalant que tu voulais tout sauf le déranger. Tu étais bien plus rassurée lorsqu’il te disait que tu ne l’embêtais en lui demandant de venir te chercher. Tu pouvais te rendre compte avec ça qu’il tenait toujours à toi. Tu avais eu un peu peur pendant un moment qu’il t’ai oublié. Tu te disais que peut être il cherchait à passer à autre chose. Tu te dois bien avouer égoïstement que tu n’en avais pas très envie. Tu avais envie de le garder rien que pour toi. Mais bon, tu savais que ça serait impossible et tu ne voulais pas lui gâcher la vie. Tu savais qu’il devait vivre sa vie et que tu ne pourrais pas te l’accaparer. Enfin bon, tu étais soulagée de savoir que tu pouvais toujours compter sur lui même si vous n’étiez plus ensemble. D’ailleurs, tu ne pouvais pas t’empêcher de lui dire tout doucement.  « Merci. » Ca fait tellement bizarre tout ça. Ca te fait vraiment bizarre d’air toute cette discussion avec lui alors que vous n’êtes plus ensemble. Tout ça te rappelle terriblement les moments que vous passiez ensemble. D’ailleurs, le fait qu’il te mette sur haut parleur pendant qu’il conduisait. Il faisait tout le temps ça, avant. Ca te faisait tellement de mal de te dire que tout ça c’était avant et que maintenant ce n’était plus pareil. Tu n’avais jamais eu envie que votre relation change. Elle avait toujours été parfaite comme elle l’était. Tu n’aurais rien changé du tout. Mais, ta mère - toujours là pour te gâcher la vie celle-là - était tombée amoureuse de son père. Comme par hasard, il avait fallu que ça tombe sur vous. Comme s’il n’y avait pas assez d’hommes dans cette ville. Il avait fallu que précisément ce soit lui qu’elle veuille épouser. Surtout que tu te doutais bien qu’elle n’allait pas rester jusqu’à la fin de ses jours avec lui. Tu avais perdu le compte au niveau de ses maris et tu ne parlais même pas de ses amants. Tu ne comprenais pas pourquoi elle ne pouvait pas vous laisser ensemble. Surtout que c’était quelque chose de sérieux entre vous. Noam n’avait jamais été juste une passade. Comme toujours, tu t’inquiétais pour lui quand il prenait le volant. Tu savais que la route faisait beaucoup de morts et tu ne voulais pas que celui que tu aimais fasse partit des victimes. Tu préférais tout de même lorsque son attention était totalement sur la route et que tu n’étais pas là pour le distraire. Pourtant, tu avais toujours été incapable de raccrocher dans ces moments là. Tu avais envie d’entendre savoir. Tu avais toujours aimé sa voix. Elle t’avait toujours apaisée. Mais là, ce n’était pas de l’apaisement que tu ressentais lorsque tu l’entendais prononcer ton surnom. Un nouveau coup de poignard venait de te transpercer parce que tu savais que c’était terminé entre vous. Quoique, tu pensais que si on te plantait un coup de couteau dans le ventre ça te ferait sûrement moins mal. De toute façon, tu ne pouvais pas avoir plus que ce que tu ressentais ces derniers temps. Tu gardais le silence. Tu ne savais plus quoi dire après avoir entendu ton surnom. Tu ne te sentais plus très bien à présent. Ce n’était pas le peu de verres d’alcool que tu avais bu qui te rendaient mal. C’était le fait que tu te prenais en pleine face la réalité. Tu crois qu’au final tu préférais encore l’éviter. Quand tu ne le voyais pas, c’était douloureux mais peut être un peu moins. Tu te mordillais la lèvre en t’appuyant au mur derrière toi. Tu avais besoin de prendre appuie quelque part parce que tu avais l’impression que tes jambes allaient se dérober sous toi. Tu voulais faire comme si rien était mais c’était difficile. Cependant, tu te retenais de lui faire remarquer qu’il t’avait appelé chaton. D’ailleurs peut être qu’il ne l’avait pas remarqué ? Tu n’en savais rien du tout. Du coup, tu continuais comme si rien était.  « D’accord mon.. » Et toi aussi tu allais l’appeler par son surnom que tu utilisais tout le temps avant. Tu allais l’appeler mon coeur. Tu l’avais toujours appelé comme ça parce que tu étais amoureuse de lui. Tu te mordais la lèvre en te rendant compte de ta connerie. Mais, tu n’avais pas le temps de cogiter trop longtemps là dessus parce qu’un mec, un peu éméché, venait t’accoster. Tu essayais de le repousser gentiment. Tu ne savais pas vraiment comment t’y prendre, tu n’avais jamais su le faire. Alors tu t’éloignais un peu de lui en lui disant que t’allais rentrer chez toi. Sauf qu’il insistait. Tu essayais de t’en sortir comme tu pouvais. Tu te décalais encore un peu en murmurant à l’intention de Noam :  « J’espère que tu arrives vite.. » Oui, tu avais hâte qu’il arrive et qu’il puisse te sauver de ce gros lourd qui ne semblait pas vouloir te lâcher.


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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 31/1/2016, 13:59



Giuliana & Noam

   ♡ Elle était si belle la poupée.

    Depuis qu’on vous a obligé à vous séparer, tu te dis sans cesse qu’elle te manque et que de ne pas pouvoir la voir, c’est sans doute pire que tout. Vous habitez dans la même maison maintenant, mais tu t’es toujours débrouillé pour ne jamais l’y croiser depuis l’emménagement. Tu connais son emploi du temps presque par cœur donc ce n’est pas très compliqué et si tu as un doute, tu peux toujours demander à ta sœur de se renseigner pour toi. En règle générale, tu t’arranges pour rentrer après qu’elle soit partie à la fac le matin. Soit de soirée, soit de l’ami chez qui tu étais pour la nuit. Lorsqu’elle rentre manger le midi, tu te débrouilles pour rester enfermé dans ta chambre et si elle n’est pas là, tu fais une petite apparition juste pour grignoter un truc. Et quand elle rentre le soir, tu t’arranges pour être déjà parti. De toute manière, ton père se fiche tellement de ta vie qu’il ne te demande même pas quand tu es là ou non. Il sait qu’il est hors de question pour toi de prendre tes repas avec le reste de la famille donc ton emploi du temps ne l’intéresse que très peu. Du coup, personne ne sait vraiment quand tu es là, puisque lorsque c’est le cas, tu passes le plus clair de ton temps enfermé dans ta chambre, avec le verrou poussé. Verrou que tu fermes également lorsque tu t’en vas, ne supportant pas l’idée qu'on pénètre dans ta chambre en ton absence. Jusque-là, tu te disais que c’était ça le plus pesant : dépenser toute ton énergie à l’éviter. Faire attention sans arrêt de ne pas la croiser, rester sur tes gardes. Maintenant que vous vous parlez, que tu entends sa voix, tu te rends compte que c’est dix fois pire. Chaque mot qu’elle prononce te fait réaliser un peu plus douloureusement ce que tu as perdu avec la séparation. La distance que vous prenez sans même vous en rendre compte te tue. Pour toi, c’est impensable que vous en arriviez là, ça n’a aucun sens. Souvent, tes potes te font remarquer que vous n’avez partagé qu’un an ensemble et que tu devrais vite t’en remettre. Que maintenant ça fait mal mais que ça finira nécessairement par passer et que tu rencontreras quelqu’un au moment où tu t’y attendras le moins, que ce soit dans quelques semaines ou dans quelques mois. Le fait que tes vrais amis, ceux de ton groupe par exemple, ne se permettent pas de te réconforter de cette manière te fait dire que c’est faux. Qu’un an c’est court mais que c’est suffisant pour construire quelque chose de solide, de durable. Avec Giuliana, tu n’as jamais douté du fait que votre relation était sérieuse, qu’elle n’était pas juste une fille comme ça qui resterait dans ta vie seulement quelques semaines. Le fait qu’elle ait été ton amie avant de devenir plus t’as permis d’apprendre à la connaître, à t’appuyer sur elle quand tu en avais besoin, à lui donner le soutien qui lui était nécessaire quand c’était son tour… Alors ce n’était pas possible qu’elle devienne juste une fille de passage dans ta vie, parce que tu tenais déjà beaucoup trop à elle lorsque vous avez commencé à sortir ensemble. Et plus les mois ont passés après le début de votre relation, plus elle a pris une place importante dans ta vie. Jusqu’à ce que tu te rendes compte que tout ton petit quotidien tournait autour d’elle. Que tu n’étais véritablement heureux et bien dans ta peau que parce qu’elle était là, que parce qu’après une journée difficile, tu allais pouvoir la retrouver et la serrer contre toi. Elle était devenue ton tout et on te l’a enlevé. Brusquement, du jour au lendemain. Alors ça te fait bien rire quand on te dit que tu pourras t’en remettre facilement et que tu l’oublieras. Parce qu’à ton sens, c’est carrément impossible.  Involontairement, tu lui réponds un peu sèchement lorsqu’elle te demande de venir la chercher. Ton agacement ne lui est absolument pas adressé mais concerne plutôt ta soeur qui a fait l’erreur de la laisser là toute seule. Alors quand elle t’assure d’une voix triste et relativement gênée qu’elle ne veux pas que tu te sentes obligé, tu t’empresses de la rassurer en lui disant que tu seras toujours là pour elle. Chose que tu penses sincèrement. Votre relation est peut-être fini mais elle reste importante pour toi et tu sais qu’elle le sera toujours, quoiqu’il arrive. La routine qui se dégage de votre échange au moment où tu prends le volant est terriblement douloureuse et pénible à endurer pour toi. Réentendre ces phrases que vous avez prononcé tant de fois auparavant te fait beaucoup trop mal. Tu as l’impression de remonter quelques semaines en arrière, sauf que tu sais que tout à changé depuis. Vos parents se sont mariés, vous avez emménagé dans la même maison et on vous a forcé à vous séparer, rien que ça. Mais tu n’arrives pas à retenir la réponse habituelle que tu lui donnais lorsqu’elle te recommandait de faire attention sur la route et son surnom franchi sans le vouloir le seuil de tes lèvres. Au début, ça te parait tellement logique que tu ne penses même pas que tu as fais une connerie. Ce n’est que quelques secondes plus tard que tu réalises et tu manques de lâcher ton volant tellement tu te sens mal d’avoir dit ça. Tu sais que tu n’es pas le seul à souffrir de votre séparation et tu culpabilises énormément d’en avoir rajouté. Un douloureux blanc s’installe dans votre conversation et tu te mords la lèvre de toute tes forces pour de pas lui demander comment elle va. Tu aimerais, sincèrement. C’est une question qui te tortures depuis que vous vivez sous le même toit. Mais bien que ça te paraisses un peu lâche comme argument, tu as bien trop peur d’entendre ce qu’elle pourrait répondre à ça. Mon coeur. Tu sais que c’est ce qu’elle a faillit dire. Tu rejettes la tête en arrière quelques secondes et tu profites du feu rouge pour fermer les yeux, le temps de t’en remettre. Pour essayer de faire passer ce moment, et pour éviter de te laisser envahir par les souvenirs qui affluent, tu la préviens que tu arrives bientôt. Tu fronces les sourcils et tu serres les dents lorsque tu entends, étouffé mais suffisamment fort pour que tu saches que c’est bien ça, cet homme qui se permet de la draguer lourdement. Pas de la manière la plus classe qui soit en plus. La remarque déplacé qu'il lui fait te donnes sincèrement envie de lui mettre ton poing dans la gueule. Tu accélères un peu, te sentant terriblement impuissant. Tu espères qu'il n’ira pas trop loin. « Je fais au plus vite Giulia… » Tu réfléchis quelques secondes, tentant de trouver comment tu peux l’aider à distance. Tu es au bout de la rue maintenant et il faut juste que tu trouves un endroit où t’arrêter mais tu ne veux pas prendre de risque. Cette homme a bu et tu ne veux pas qu’il devienne trop insistant non plus. « Dis lui que ton fiancé ou que ton copain viens te rejoindre d’un moment à l’autre, ça le calmera peut-être. Je trouve une place et j’arrive moi. » Tu tentes de garder une voix la plus neutre possible et d’oublier qu’avant, elle aurait pu dire ça sans mentir, parce que c’est ce que tu étais pour elle, son copain. Enfin, tu vois une place destiné aux véhicules de livraison et tu t’y gares sans hésiter. Merde, ce n’est pas ta faute si Paris est une ville chiante lorsqu’on est en voiture après tout. Tu ouvres à Pacha et tu attrapes rapidement tes clopes avant de prendre la direction de la boite. Tu as la chance d’avoir un chien suffisamment bien éduqué qui te suit presque au pied sans laisse et qui obéit au rappel, ce qui est particulièrement pratique parce que tu peux l’emmener partout avec toi. Ton téléphone toujours à l’oreille, tu te dépêches de remonter la rue pour aller la retrouver. Le souffle un peu court, tu finis par arriver à destination. L’endroit est blindé de gens qui fument ou qui attendent qu'on vienne les récupérer et tu promènes ton regard inquiet un peu partout pour essayer de la repérer. « Je suis là mais y'a pas mal de monde, j'te vois pas... »

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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 1/2/2016, 15:44



elle était si belle la poupée.



Tu crois que tu pouvais avouer que tu étais malheureuse depuis qu’on t’avait séparé de Noam. Tu n’avais plus grand intérêt pour grand chose. Même les sorties avec Marine ne te redonnait pas le moral. Pourtant, tu le cachais, tu avais toujours été assez douée pour cacher tes sentiments. En même temps, ta mère te l’avait enseigné depuis toute petite. Il fallait mettre le masque qu’elle te disait. Il fallait que tu sois toujours souriante, polie et faisant honneur à ta famille. C’était les choses sur lesquelles elle avait toujours insisté. Enfin, elle avait surtout insisté pour que tes nourrices le fassent. Ce n’était pas vraiment elle qui t’avait élevée. Elle t’embarquait juste dans des soirées mondaines avec des gens que tu ne connaissais pas pour pouvoir montrer à quel point tu étais la petite fille parfaite et à quel point elle t’avait bien élevée. Sauf qu’elle ne te connaissait pas. Elle ne t’avait jamais connu réellement. Elle, elle voyait juste le pantin qu’on t’avait appris à être. Elle ne connaissait pas la vraie Giulianna. C’était sans doute pour ça aussi qu’elle avait crû qu’il serait très facile pour toi d’oublier ce petit ami duquel elle t’avait séparé il y a quelques semaines. Sauf que non ce n’était pas simple. Tu l’avais aimé pendant un an. Pendant même plus d’un an il avait été ton pilier. Les gens trouvaient sûrement qu’un an de relation ce n’était rien et que tu finirais par passer à autre chose, sauf que non. Tu l’aimais toujours et tu ne voulais absolument pas tourner la page. Tu avais juste envie de revenir en arrière. Tu voulais revenir au moment où elle t’avait imposé ça et lui dire merde. Lui dire que tu ne le ferais jamais et que si elle n’était pas contente tu partirais. Tu étais majeure et ton père à son décès t’avait laissé assez d’argent pour que tu puisses t’émanciper de ta mère. Mais maintenant c’était trop tard. Tu avais accepté ce que vos parents vous avez imposé et tu le regrettais amèrement. Tu souffres. Tu souffres même encore plus maintenant que tu lui parles. Tu souffres en ayant tous ces souvenirs qui te sautent au visage. Tu ne peux t’empêcher en entendant sa voix de repenser à tout ce que vous avez vécu. À tous ces moments qui auraient parus anodins pour certains mais qui avaient toujours été essentiels pour toi. Entendre ce surnom qu’il venait de prononcer, avant, t’avait toujours fait beaucoup de bien. Sauf qu’aujourd’hui, il venait te déchirer le coeur. Tu souffrais en l’entendant t’appeler chaton. Mais, tu te retrouvais perdue comme dans l’une de vos anciennes conversations et c’est de justesse que tu retenais le ”mon coeur” que tu t’apprêtais à prononcer. Tu ne pouvais pas lui imposer l’audition de ce moment alors que vous n’étiez plus censés avoir ce type de conversation. Il était ton demi-frère à présent. Ca te donnait envie de vomir rien que d’y penser. Tu ne le voulais, tu ne voulais pas de lui comme demi-frère. Tu le voulais d’une toute autre façon. D’une façon que tu n’es plus censée vouloir. D’une façon que tu n’as plus le droit de vouloir. Pourtant ton coeur s’obstine. Il s’obstine à toujours l’aimer. Tu sais que tu ne pourras pas l’oublier et tu ne le veux même pas. Il était ton premier vrai amour. Tu avais eu des histoires avant lui mais ça n’avait jamais été pareil. Tu n’avais jamais ressentit ce que tu avais ressentit pour Noam. Tu avais été triste parfois à la fin de certaines histoires mais tu t’en étais remise au bout de quelques semaines. Là, plus les jours passaient et plus tu avais mal. Ton coeur ne cicatrisait pas de cette blessure. Pourtant, tu ne le voyais plus depuis votre séparation. Tu avais tout fait pour l’éviter jusqu’à aujourd’hui. Tu ne savais pas vraiment ce que ça te ferait lorsque tu le reverrais. Tu ne savais ce que tu allais ressentir. Enfin, tu te doutais tout de même légèrement de l’effet que ça te ferait vu ce qui se passait déjà là à juste l’avoir au téléphone. Mais, comme si les choses n’étaient pas assez compliquées, il fallait qu’un gars vienne te draguer lourdement. Tu essayais de faire comme tu le pouvais pour te débarrasser de lui mais il ne semblait pas comprendre. Tu espérais que Noam arriverait rapidement et tu le lui demandais à voix basse. Tu le remerciais d’ailleurs lorsqu’il te disait qu’il faisait au plus vite. Tu lui étais vraiment reconnaissante qu’il fasse tout ça pour toi. Malgré ce qui c’était passé, il restait là pour toi. Tu pouvais toujours compter sur lui alors que tu aurais très bien compris s’il en était venu à te détester. Tu écoutes attentivement l’idée qu’il te donne pour pouvoir te débarrasser du pot de colle.  « D’accord je vais faire ça. » Tu inspirais alors longuement. C’était plus difficile que ça en avait l’air pour toi de prononcer cette phrase. C’était difficile alors qu’il y a encore quelques semaines tu aurais pu le dire sans aucuns problèmes vu que c’était la stricte vérité. Maintenant tout avait changé. Après avoir pris ton courage à deux mains et tu informais ce gars bourré que tu étais au téléphone avec ton petit-ami et qu’il allait arriver. Tu en rajoutais d’ailleurs une couche en disant qu’il n’appréciait pas d’entendre quelqu’un draguer sa petite amie et qu’il valait mieux pour lui qu’il s’en aille. Apparemment, tu ne semblais pas très bien t’en sortir puisque l’autre renchérissait sur le fait que si tu étais à lui, il ne t’aurait jamais laissé sortir dans cette tenue. Tu ne comprenais pas bien ce qu’il rajoutait par la suite. L’alcool faisait qu’il était très peu compréhensible. Puis, le fait que Noam t’apprenne qu’il était arrivait mais qu’il ne te voyait pas faisait que tu n’étais plus concentrée sur rien d’autre. Tu le cherchais du regard en te frayant un chemin parmi les gens. Tu le cherchais dans tous les coins avant d’apercevoir son chien. Tu accélérais alors le pas avant de te retourner instinctivement pour voir si l’homme qui te draguait était toujours là. Il te suivait. C’était un peu comme s’il voulait vérifier que tu n’étais réellement pas seule. Ton cerveau ayant sûrement oublié de fonctionner, tu suivais ton instinct en allant dans les bras de Noam. Lorsque son odeur venait te chatouiller les narines, tu te rendais compte que tu n’aurais jamais du faire ça. Tu te sentais honteuse de l’avoir fait alors que tu n’en avais plus le droit. Ton cerveau fonctionnait à toute allure pour essayer de trouver une justification et tu lui murmurais :  « Désolée.. Je.. J’aurai pas du faire ça.. Mais.. Euh.. Il y croyait pas et je me suis dit que comme ça il laisserait réellement tomber.. » Crédibilité ? Probablement proche du zéro. Tu étais tellement hésitante que ça n’en était pas crédible. C’était d’autant moins crédible que tu avais un mal fou à le relâcher. Tu n’avais pas envie de t’écarter de lui. Tu t’étais sentie comme avant dans ses bras. Ça faisait mal mais tu aurais voulu pouvoir recommencer ce geste à l’infini.


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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 11/2/2016, 21:16


 

 
Giuliana & Noam

 
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     On t’a souvent dit que lorsqu’on est jeune, on oublie vite. Qu’on prend les choses très à cœur sur le moment mais qu’on est capable de vite tourner une page comme si rien ne s’était passé. Toi, tu as juste l’impression que c’est de belles conneries tout ça. Pourquoi tu oublierais plus vite sous prétexte que tu es plus jeune ? Ça n’a absolument aucun sens, c’est débile. Pour toi, c’est juste tout l’inverse. Le temps qui passe n’arrange rien à ce que tu ressens, bien loin de là d’ailleurs. Plus les jours passent et plus elle te manque. C’est comme si la blessure de ton cœur refusait de se refermer malgré tes efforts pour t’occuper à d’autres trucs. Tu les détestes. Ton père autant que sa mère d’ailleurs. Tu ne comprends même pas comment ils ont pu vous faire ça, en sachant que votre relation durait depuis un an. Giuliana, ça n’a jamais été une fille de passage, une petite amourette comme ça et tout le monde autour de vous le savait, il suffisait de vous voir ensemble pour ça. On vous a toujours pris au sérieux du moment où vous êtes devenu un couple, parce que ça se voyait clairement que vous deux s’était évident. Que tu la connaissais par cœur autant qu’elle avait appris à lire en toi comme dans un livre ouvert. La complicité que vous partagiez était presque palpable et malgré tout, on s’est permis de tout vous enlever du jour au lendemain. De détruire votre bonheur comme ça, d’un claquement de doigt. Et maintenant, vous essayez tant bien que mal de vous parler comme si de rien n’était. Mais c’est plutôt un échec de ton point de vue. Il t’a fallu moins de vingt minutes pour gaffer et l’appeler chaton sans le vouloir et tu n’as pas manqué d’entendre le mon cœur qui a failli lui échapper. Vous n’êtes pas fait pour être séparé. Encore moins pour vous parler tout en l’étant. Elle te manque, c’est indéniable, mais tu n’es pas sûr du tout que tu sois un jour capable de redevenir simplement son ami après avoir été plus pour elle. Quand bien même d’ailleurs, ce n’est pas ce que tu veux. Tu l’aimes et tu es complètement incapable de faire semblant du contraire ou de faire une croix sur tes sentiments comme on te le demande. Tu as plus ou moins accepté la séparation parce que tu n’avais pas vraiment le choix mais tu ne peux pas faire plus que ça. Tu ne peux pas la croiser dans la maison, prendre ton petit déjeuner avec elle comme s’il n’y avait jamais rien eu entre vous. C’est impossible, c’est complètement au-dessus de tes forces. Pour l’heure, tu es clairement inquiet et tu roules certainement un peu trop vite. Non seulement Giuliana est seule devant une boite de nuit mais en plus un gros lourd qui, au vu de la voix que tu entends à travers le combiné, a sans aucun doute beaucoup trop bu, se permet de la draguer lourdement. Tu n’aimes pas ça du tout. C’est exactement pour ça que tu as un peu paniqué lorsqu’elle t’a annoncé que ta sœur l’avait laissé seule ici. Bien sûr pour le moment il ne se passe rien de grave mais on ne sait jamais comment un homme peut prendre un refus, surtout quand il est bourré. Sur un ton qui se veut très neutre, tu conseilles donc à la jeune femme de faire croire à cet imbécile que son copain est en ligne avec elle et qu’il vient la chercher. Tu espères que ça réfrénera un peu ses ardeurs et qu’il lui foutra la paix. Ça te tue de te dire qu’il y a à peine quelques semaines, elle aurait pu dire ça tout à fait naturellement puisque ça aurait été la vérité. Ceci dit, elle n’aurait pas eu besoin de cette excuse parce que si elle était sortie, tu l’aurais très certainement accompagné. Tu serres les dents lorsqu’il lui répond que si elle avait été sienne, jamais il ne l’aurait laissé sortir dans cette tenue. Comme si elle était un objet ou un animal à qui on pouvait dicter une conduite. Elle avait encore le droit de s’habiller comme elle le voulait putain ! Tu presses un peu le pas, Pacha sur les talons. Tu es arrivé maintenant et tu essaies tant bien que mal de la repérer dans la foule, bien décidé à aller régler son compte à l’abruti qui n’a visiblement aucune intention de la lâcher. Ton cœur se serre lorsque tu l’aperçois enfin. Tu t’apprêtes à marcher vers elle quand tu remarques que l’autre la suit toujours. Au lieu de ça, tu bugges un peu lorsqu’elle marche droit vers toi et qu’elle vient se réfugier dans tes bras. Ok, tu as tout à fait conscience que ce n’est pas exactement comme ça que ça aurait dû se passer maintenant que vous n’êtes plus ensemble mais tu n’en as absolument rien à faire. Là, tout de suite, c’est tout ce dont tu avais besoin. Qu’importe les raisons qui l’ont poussé à faire ça, tu t’en fous un peu pour le moment tu dois dire. Tes bras se referment naturellement autour d’elle et tu la serre quelques secondes contre toi, incapable de t’en empêcher. Tu hoches doucement la tête lorsqu’elle t’explique que c’est pour que l’autre lâche l’affaire qu’elle a fait ça. Tu n’en es pas entièrement convaincu, essentiellement parce qu’elle n’a pas amorcé le moindre mouvement pour reculer, mais tu évites de le lui faire remarquer. Au lieu de ça, tu lui souffles simplement : « c’est toujours un plaisir de te rendre service… ». Un sourire un peu amusé s’affiche sur tes lèvres. Tu veux bien l’aider tous les jours si ça consiste à la serrer contre toi, cela ne fait absolument aucuns doutes. Tu te mords doucement la lèvre, ne la quittant plus des yeux. Tu sais que tu devrais être raisonnable mais tu ne t’en sens pas vraiment capable là. Pas alors que tu la serres tout contre toi et que tu as l’impression que tu respires à nouveau pour la première fois après des semaines passées en apnée. Tu glisses doucement une main dans ses cheveux, craignant tout de même qu’elle te repousse d’un moment à l’autre. « Tu me manques tellement… » Tout ça ne mènera à rien, tu en es persuadé. Il serait beaucoup trop difficile de revenir en arrière maintenant. Mais tu as besoin de lui dire quand même.  

 
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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 12/2/2016, 15:03



elle était si belle la poupée.



Tu te retrouves dans ses bras, c’est un peu comme si vous étiez remontés quelques semaines en arrières. Tu avais l’impression de revenir à ces moments où vous étiez toujours ensembles et qu’il venait te chercher pour que vous passiez du temps juste tous les deux. Tu avais toujours eu cette habitude à venir dans ses bras pour lui faire un câlin avant de l’embrasser pour lui dire bonjour. Mais tout ça, ça t’étais interdit maintenant. Tu ne devais plus aller dans ses bras comme tu venais de le faire. Tu avais encore moins le droit de poser tes lèvres contre les siennes pour l’embrasser; Seulement, tu venais de faire ce que tu n’avais pas le droit en allant te blottir dans ses bras. Tu essayais de te convaincre que c’était juste pour qui le gros lourd qui était en train de te draguer te lâche définitivement. Mais, ce n’était qu’une excuse parce que tu crevais d’envie de le faire depuis des semaines. Tu étais en manque de lui clairement. Il était comme ta drogue et on t’avait sevré bien trop brutalement de lui. De toute façon, tu voulais continuer de rester accro à lui. Et dans tous les cas, malgré votre séparation tes sentiments perduraient et tu savais qu’ils n’étaient pas prêts de s’éteindre. Il était le seul pour qui tu avais jamais ressentit des sentiments aussi forts. Vous vous compreniez en un seul regard et tu savais que tu ne retrouverais ça jamais avec personne d’autre. Tu ne pouvais pas imaginer avoir une telle relation avec quelqu’un. Il avait été en premier lieu ton ami, un très bon ami et ça n’avait fait que renforcer vos liens de vous mettre en couple tous les deux. De toute façon, pour tous vos amis, cela avait été une évidence. Apparemment dès le départ, il y avait une attirance perceptible entre vous deux. Quoiqu’il en soit, tu avais beaucoup de mal à sortir de ses bras maintenant que tu y étais. Tu voulais y rester pour toujours malgré l’interdiction. Tu t’excusais pour le fait d’être venue contre lui de cette manière. Mais tu n’étais pas crédible dans tes excuses. Quoiqu’il en soit, tu ne pouvais t’empêcher de sourire en l’entendant dire que c’était un plaisir pour lui de te rendre service. Tu te retenais de lui dire que tu voulais qu’il te garde dans ses bras pour toujours. Tu savais que tu n’avais pas le droit de lui dire ce genre de choses. Tu savais que si tu venais à lui dire ce genre de choses tu le ferais souffrir. Ca te faisait du mal à toi alors tu te doutais bien que c’était la même chose pour lui. D’ailleurs, ni l’un ni l’autre vous n’aviez réussi à tourner la page. La preuve en était qu’il t’avait appelé chaton quelques minutes plus tôt et que son surnom avait aussi presque réussi à s’échapper de tes lèvres. Tu fermais les yeux quelques secondes juste pour pouvoir profiter. Tu avais envie de profiter du peu de temps où tu allais pouvoir profiter de ses bras. Tu te serrais légèrement à lui et tu inspirais longuement son odeur. Ca te faisait tellement de bien de le retrouver. Tu te sentais tellement bien en étant contre lui comme avant. Tu te mordillais légèrement la lèvre en sentant sa main se glisser dans tes cheveux. Tu avais vraiment cette impression d’avoir remonté le temps. Tout était presque comme avant si tu faisais abstraction du fait que vos parents vous avaient séparés. Tu n’arrivais pas à avoir ce mouvement de recul que tu étais censée avoir. Tu aurais du le repousser et lui dire que ce n’était pas bien ce que vous faisiez, que vous n’aviez plus le droit. Pourtant, tu n’y arrivais pas. Tu étais incapable de faire un pas en arrière pour lui dire d’arrêter. L’entendre te dire que tu lui manquais te faisait du mal. Vous souffriez tous les deux de cette situation. Tu relevais doucement la tête pour le regarder. Tu avais toujours été obligée de relever la tête pour pouvoir le regarder parce qu’il était plus grand que toi d’une bonne tête. Tu le regardais avec toujours cette tendresse dans le regard comme à chaque fois que tu le regardais.  « Moi aussi tu me manques.. » Tu te mordillais la lèvre en le regardant toujours. Puis, tu ajoutais à voix basse parce que tu n’étais pas certaine de vouloir qu’il entende ce que tu allais ajouter.  « T’imagines même pas à quel point c’est difficile sans toi.. » Tu sais que tu n’as pas le droit de lui dire ce genre de chose. Tu sais qu’il est impossible de faire marche arrière et de faire revenir les choses comme avant. Pourtant, tu ne quittes toujours pas ses bras. Tu n’y arrives tout simplement pas. Tu veux rester contre lui. Tu veux rester là avec lui et profiter juste de cet instant. Mais malheureusement, tu sais que tu vas devoir le lâcher. Tu le regarde timidement en reprenant petit à petit la raison.  « On a pas le droit de faire ça tu sais ? » Malgré tes paroles, tes gestes montrent tout l’inverse. Ta main droite vient se poser sur son torse alors que tu restes dans ses bras. Tu continues de maintenir cette proximité physique malgré que ton cerveau te hurle de le relâcher. Ton cerveau essaie de te rappeler que tu n’es plus avec lui et que tu n’as plus le droit à cette proximité. Pourtant, ton coeur ne l’écoute pas. Pour une fois, c’est lui qui prend le dessus.


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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 12/2/2016, 17:56



Giuliana & Noam

   ♡ Elle était si belle la poupée.

    Elle te manque, tout le temps. C’est pas juste comme ça, de temps en temps quand des souvenirs de votre histoire te revienne en tête. C’est sans arrêt, toute la journée, toute la nuit. À chaque fois que tu fais un truc, ça te semble douloureux juste parce que tu sais qu’elle n’est pas là. Tu t’es rendu compte depuis que vous vous êtes séparés à quel point ta vie s’était articulé autour d’elle. Vous faisiez des trucs chacun de votre côté bien évidemment, et heureusement. Vous vous laissiez respirer quand vous en aviez besoin, ça n’avait jamais été un problème. Toi tu avais ton groupe par exemple et ça t’aurais vraiment embêté de devoir arrêter. Mais tu te rendais bien compte que si tu parvenais à appréciais les moments que tu passais avec tes amis ou à répéter, c’est uniquement parce que tu savais que tu allais pouvoir la retrouver par la suite. De même pour tes études, que tu arrivais à prendre à cœur parce que vous révisiez souvent ensemble et qu’elle t’apportait cette dose de sérieux et de concentration dont tu avais bien souvent tendance à manquer tout en te permettant de croire que tu étais capable d’y arriver. Tu t’étais beaucoup appuyé sur elle tout comme tu avais toujours essayé de lui apporter le soutien dont elle avait besoin. Et maintenant, tu te retrouvais sans tout ça. Sans elle, sans celle sans qui tu ne te sentais plus vraiment entier. Alors quand tu la vois s’approcher et venir dans tes bras, tu n’hésites pas bien longtemps. Tu sais que vous n’êtes plus ensemble, que ça n’aurait pas vraiment dû se passer comme ça mais tu t’en fiches. De toute façon, il est carrément hors de question que tu lui fasses la bise ou ce genre de chose. Jamais. Pas même devant vos parents d’ailleurs. Si tu la croises dans la maison, ce qui arrivera nécessairement à un moment ou à un autre tu le sais, tu te contenteras de lui sourire de loin, ou de l’ignorer à la rigueur. Mais qu’on n’attende pas plus de toi parce que c’est tout ce que tu peux faire. Elle n’est pas ta demi-sœur et elle ne le sera jamais, quoi qu’on en dise. Tu ne l’accepteras pas comme telle, tu ne te feras jamais à cette situation contrairement à ce que tout le monde a l’air de croire. Tu la serres contre toi, t’enivrant de ce parfum qui t’as tant manqué, essayant de graver chacun de ces moments que tu sais fugace dans ta mémoire, comme pour t’en nourrir lorsque tout ça sera terminé et que vous devrez à nouveau affronter la réalité. Tu sais qu’à un moment ou à un autre, il va de nouveau falloir être raisonnable. Mais pour l’instant, tu relègues tout ça dans un coin de ton cerveau et tu glisses une main dans ses cheveux. Tu plonges ton regard dans le sien. Ton regard qui n’a pas le moins du monde changé et qui est toujours remplis des sentiments que tu lui portes et qui n’ont pas faiblis le moins du monde depuis votre séparation, bien loin de là d’ailleurs. C’est débile et complètement égoïste, mais tu es presque soulagé lorsqu’elle te dit que tu lui manques aussi. Tu baisses un peu les yeux à ce qu’elle ajoute par la suite. Oh que si, tu peux l’imaginer. Tu lui souhaites que ça ne soit pas aussi difficile que pour toi. Tu as l’impression d’être un zombie, que plus rien ne t’atteins vraiment ces dernières semaines. Tu te fou de tout et tu passes le plus clair de ton temps en soirée à boire bien plus que de raison pour oublier ou à dormir le lendemain, trop épuisé pour faire autre chose. Tu ne te souviens même plus la dernière fois où tu es allé à la fac. Tu détruis tout ce que tu t’es tué à construire mais tu t’en moques complètement. « C’est pareil pour moi… J’ai l’impression que j’y arriverais jamais, c’est trop dur… ». T’es pas du genre à te livrer aussi facilement d’habitude. Mais là tu sais que vous avez peu de temps pour vous. Et puis tu as toujours eu plus de facilité à lui parler à elle qu’aux autres, alors tu n’as pas tellement honte de lui dire qu’elle te manque. De toute façon tout le monde le sait. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure que tu souffres depuis que vous n’êtes plus ensemble. Son regard change un peu et tu sais à quoi elle pense. Tu sais qu’elle se dit que c’est interdit. Que vous ne devriez pas faire ce que vous faîtes. Quand elle te demande si tu sais que vous n’avez pas le droit, tu crois qu’elle va te repousser et s’échapper de tes bras et cette idée t’horrifie. Tu veux la garder contre toi encore un peu, juste quelques minutes. Juste profiter encore un peu de ce moment qui va être beaucoup trop court. Pourtant, sa main se pose sur ton torse et tu te dis qu’elle ne va pas s’éloigner, du moins pas tout de suite. « Je sais oui… » Ta main glisse doucement jusqu’à la sienne, celle qui n’es pas sur toi, et tu l’attrapes et vient la porter à tes pour l’embrasser. En vérité, c’est elle que tu as envie d’embrasser tout court. Tu en crèves d’envie même. Mais tu te retiens, parce que tu as l’impression que si tu fais ça, elle va définitivement s’échapper. « Mais personne ne le sera, alors ça ne compte pas vraiment si ? ». Un sourire en coin glisse sur tes lèvres pour appuyer tes paroles. Vos parents ne sont pas là, Marine est définitivement partie et ce n’est pas ici que vous croiserez l’une de vos connaissances. Vous n’êtes que tous les deux et tu as vraiment envie d’en profiter. Peut-être que ce sera encore plus douloureux par la suite, mais tu t’en fiches un peu.  

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MessageSujet: Re: giam ≈ elle était si belle la poupée. 12/2/2016, 19:39



elle était si belle la poupée.



Tu ne pouvais pas te défaire de lui. Tu crois que tu n’y arriverais jamais probablement. Là, tu avais juste envie que le temps se stoppe. Tu voulais arrêter le temps pour pouvoir profiter de ce moment où tu peux le retrouver. Tu peux le retrouver un peu comme avant. Malheureusement, il y a toujours cette interdiction et normalement tu n’es pas censée rester dans ce bras. En toute logique, tu aurais dû te séparer de lui très rapidement. Même si comme tu avais voulu le faire croire, tu étais venue dans ses bras juste pour fuir ce garçon qui t’avait un peu embêté il y a quelques minutes. Mais non, tout ça ce n’était qu’une bonne excuse pour pouvoir venir te blottir dans les bras de celui qui te manquait tant. Inconsciemment, tu le savais bien mais tu refusais de l’avouer. Tu ne voulais pas te l’avouer parce que tu savais que ça t’était interdit. Tu savais aussi que si ta mère venait à l’apprendre, elle aurait juste envie de vous tordre le cou à tous les deux. Elle te l’avait assez répété : tu devais l’oublier. Sauf que c’était impossible. Tu n’y arrivais pas et tes pensées étaient quasiment toujours tournées vers lui. Tu te surprenais même parfois à le dessiner quand tu laissais tes pensées divaguer. D’ailleurs en cours, tu ne faisais plus que ça. Tu ne faisais que du dessin. Il faut dire que de toute façon tu n’avais jamais aimé tes cours. Mais, quand Noam avait été là pour te rebooster ça passait mieux. Ca passait aussi beaucoup mieux quand tu passais tes révisions avec lui. Le temps que tu devais consacrer à tes études était dans ce cas là un peu plus agréable. Et puis, tu savais aussi qu’après ces révisions tu pouvais passer du temps avec lui. Du coup, tu étais beaucoup plus efficace. Maintenant, tu te contentais de réviser juste la veille de tes partiels. Tu te fichais bien de réussir ou non. De toute façon, ce n’était pas ce que tu voulais faire et tu ne comprenais même pas pourquoi ta mère t’avait pris la tête pour que tu étudies le finnois. Tu ne comprenais pas à quoi ça te servirait dans la vie. C’était une langue bizarre qui ne te plaisait pas du tout. Puis bon, c’était tes études en générales que tu détestais. C’était totalement l’opposé de ce que tu avais envie de faire. Mais bon, t’as mère t’avait toujours dit que l’armée n’était pas la place pour une fille et encore moins pour une Farnèse. C’est fou ce que tu pouvais le détester ce nom de famille. Tu aurais tellement préféré avoir un nom banal et qui ne veut rien dire. Tu n’aurais dans ce cas là pas besoin de subir toute la pression que te met ta mère. Malheureusement, ton seul échappatoire serait de tout lâcher et de fuir. Mais, tu en étais incapable pour le moment et tu ne pensais pas en être capable un jour. Enfin bon, là tu étais dans les bras de Noam. Tu le retrouvais un peu comme avant. Tu aurais tellement aimé que tout ça ne se termine pas. Tu savais que ça resterait un moment éphémère. Ca ne durerait pas dans le temps et tu le savais très bien. Mais, tu ne pouvais t’empêcher de lui dire qu’il te manquait et que c’était hyper difficile pour toi. Tu prenais un coup en pleine face lorsqu’il te disait que c’était trop dur pour lui. Tu n’étais pas la seule à vivre mal cette situation.  « J’ai pas l’impression que je puisse y arriver non plus.. » C’était même sûr que tu n’y arriverais pas. Tu n’arrivais tout simplement pas à te le sortir de la tête. Tu n’avais même pas envie de le faire. Même si tu lui fais remarquer que vous n’avez pas le droit, ton attitude est totalement opposée à tout ça. Tu restes contre lui en venant même poser une main sur son torse. Tu te mordilles la lèvre lorsqu’il te dit qu’il sait que vous n’avez pas le droit de faire ce que vous êtes en train de faire. Pourtant, il n’a pas lui non plus de mouvement de recul. D’ailleurs, il vient prendre ton autre main dans la sienne pour la porter à ses lèvres. Tu ne peux t’empêcher de sourire en sentant ses lèvres sur ta peau. Tu as toujours aimé ce contact contre ta peau. Mais, lorsque tu le sens t’embrasser la main, tu ne peux t’empêcher de penser que tu aurais aimé autre chose. Tu aurais préféré avoir un vrai baiser. Tu fermais les yeux quelques secondes pour essayer de te sortir ces idées de la tête. Tu n’avais pas le droit, il fallait que tu t’en souvienne bien. Tu n’étais même pas censée être dans ses bras alors un baiser, ce n’était même pas envisageable. Pourtant, la réflexion que te faisait Noam te faisait sourire. Il avait raison, personne ne saurait que vous êtes là dans les bras l’un de l’autre.  « Non je crois pas que ça compte. Mais imagine si nos parents passent par hasard ici et qu’ils nous voient ? » Tu te mordillais la lèvre à cette pensée. Tu savais que si c’était le cas, vous auriez des problèmes. Tu savais que ta mère en ferait toute une histoire. Tu caressais doucement son torse avec la main que tu avais posée sur lui.  « Je veux pas t’attirer de problèmes.. » Comme d’habitude, tu t’inquiétais pour lui. Ce qui t’arriverait à toi si on venait à vous surprendre, tu t’en fichais bien. Par contre, ce qui pourrait arriver à Noam, là ça t’inquiétait.


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