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Send me off on the morning breeze so far from here • Maxime

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MessageSujet: Send me off on the morning breeze so far from here • Maxime 1/2/2016, 20:24

Cette journée va être bien. Je le sens. Elle est obligé de l'être, non ? Aujourd'hui, mon professeur de guitare préféré revient des vacances. J'ai vraiment bien hâte de lui montrer ce que j'ai composé pendant qu'il était absent. Je pense qu'il peut aimer. C'est pour ça, à cause de cette hâte et de cette joie mélangée à un certain stresse qui m'abrite depuis hier soir, que je me réveil sans difficultés aujourd'hui. Je vais directement dans la salle de bain pour me doucher. Ça fait maintenant plusieurs années déjà que mes douches sont silencieuse. Avant ma famille profitaient toujours d'un concert gratuit pendant que je me douchais. Maintenant, je me contente de simplement me doucher. Au début je chantais encore dans ma tête mais j'ai bien vite compris que tout ça ne faisait qu'augmenter ma frustration. Donc je me tais, tout simplement. Je ne monopolise pas longtemps la salle de bain et laisse assez rapidement ma sœur entrer.

Habillé d'un simple jeans et d'une chemise bleue claire, je descends dans la cuisine. Je salue mes parents d'un signe de la main et mon frère d'une rapide tape sur l'épaule, avant de m'installer et attraper deux tartines sur lesquelles j'étale de la confiture. Tandis que je mord dans mon pain, j'écoute ma mère me parler, me disant son programme de la journée. Je ne fait qu'hocher la tête en souriant, lui signifiant ainsi que j'ai bien compris. Lâchant ma tartine finalement, je lui explique en résumé qu'après les cours je vais sans doute aller chez un ami pour jouer un peu et qu'elle ne doit donc pas m'attendre pour dîner. Lorsque Freyja arrive derrière mon dos pour m’ébouriffer les cheveux, je tressaute, me retourne et la fusille du regard avant de lui coller mon poing dans l'épaules. Elle me fait une grimace et je lui fait le signe le plus simple et le plus compréhensif de tous : un fuck, tout simplement.

C'est avec elle que je sors de la maison quelques minutes plus tard. Guitare sur l'épaule et classeur de partitions en main, je marche à ses côtés vers le métro. Le chemin est le même au début mais au lieu de devoir prendre le RER, moi je continue encore sur quelques stations. Pendant tous le trajets nous parlons. Ou plutôt, nous communiquons. Et même si Freyja peut parler, elle, elle dit qu'elle préfère signer pour s’entraîner. Grand bien lui fasse, ce n'est pas moi que ça dérange. Avant qu'elle ne sorte du métro je lui promet que demain je réserve ma soirée pour elle afin que nous nous fassions enfin notre petite sortie au cinéma prévue depuis bien longtemps.

Le trajet vers le conservatoire est assez rapide à présent et j'arrive à 8h devant les grilles de l'entrée. Après une profonde inspiration, je m'avance vers le hall d'entrée. Là je rejoint Mathieu, un bon ami à moi. C'est avec lui que je me dirige vers la salle de cours. En chemin, par contre, il rencontre Amélie, la fille sur laquelle il flash depuis le début de l'année. C'est avec un roulement de yeux plus que théâtrale que je le laisse seul et continue mon chemin moi-même. Je l'observe encore me fusiller du regard et lui offre simplement un large sourire avant de reporter mon attention sur le chemin devant moi.

Sauf que mes réactions ne sont pas assez rapide et j'entre en collision frontale avec une jeune femme. Rien de méchant, aucun de nous n'était rapide. Pourtant le choc assez surprenant pour que nous laissions tous les deux tomber nos partitions. Je me baisse rapidement, ramasse le tout sans faire attention quelle feuille appartient à qui, reprends mon classeur en main et tend l'autre à la jeune femme. En croisant son regard, je la reconnais, et ce sans mal : Maxime Baudelaire, la belle musicienne. Ça fait maintenant plusieurs mois que nous échangeons des courriels, nous nous croisons quelques fois ici, mais nous ne nous arrêtons jamais. De toute manière, pour quoi faire ? Parler est impossible. Alors, après qu'elle ait reprit son classeur en main, je dévie vivement le regard et passe à côté d'elle sans un regard de plus. Elle doit sûrement me prendre pour le dernier ringard à m'en aller comme ça, comme un voleur.
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MessageSujet: Re: Send me off on the morning breeze so far from here • Maxime 10/2/2016, 18:39

Send me off on the morning breeze so far from here.


 
feat : Max & Orphée

En ouvrant les yeux, ce matin, Maxime n’a qu’une envie, c’est se rouler en boule dans sa grosse couette et rester bien au chaud dans son cocon de plumes. Elle revient à peine de vacance, et honnêtement, elle serait bien restée un peu plus longtemps en Angleterre. Elle s’y était rendu avec ses deux pères, pour rentre visite à ses grands-parents, mais aussi parce qu’elle savait que ses parents avaient besoin de se rendre en Angleterre au moins deux fois par an. Elle, elle adore ce pays, tout comme sa famille. Quand elle se trouve à Londres, ou en Cornouaille, elle a l’impression d’être à sa place, elle se sent bien plus libre, plus heureuse. Paris, c’est une belle ville, mais c’est plus terne, et Maxime, elle a vraiment besoin de couleurs dans sa vie. Ça lui est vital. Elle ne peut pas vivre sans couleur, elle est comme ça, elle a besoin de bouger, de chanter, d’être heureuse, tout simplement.

« Max, je te préviens, si tu n’éteins pas ton réveil genre, maintenant, je te le brise sur le crane. » C’est finalement la douce voix mélodieuse de sa meilleure amie, Albane, qui n’est pas vraiment du matin.

Maxime sourit. En fait, elle est contente d’être de retour, parce que vivre sans sa meilleure amie, ce n’est pas facile. Elle a besoin d’Albane dans sa vie, et à choisir entre un merveilleux pays et sa Babane, le choix est vite fait.

Elle éteint donc le réveil, parce que son cri strident commence sérieusement à lui chauffer les oreilles. En se levant, elle baille, et c’est d’un pas fatigué qu’elle se dirige vers le salon, puis dans la cuisine. Elle ne commence qu’à 14h30 aujourd’hui, mais elle a promis à son père de passé, en coup de vent, avant le début des cours du conservatoire. Il lui a téléphoné, la veille, braillant dans le combiné qu’il avait une nouvelle partition, faite pour elle, et qu’elle devait absolument venir la chercher. Et Max, elle ne peut rien refuser à son père, même si pour ça, elle doit se lever à 7h !
Pour se réveiller, la belle se prépare un thé blanc, parce qu’elle est une véritable accro au thé, et que sans ce dernier, elle ne pourrait tout simplement pas bien commencer la journée.

Albane l’a rejoint bien vite, elle est déjà prête, mais ça ne l’étonne pas trop, parce qu’elle sait qu’aujourd’hui, elle a un oral important. Maxime l’encourage donc comme seule elle en a le secret, et Albane part confiante, ou du moins, c’est ce que Max pense.

Une fois seule dans l’appartement, elle allume la chaine hifi et y insère un CD Jazzy qu’elle adore, pour se préparer en musique. Douche, et soin de la peau, Maxime se dirige ensuite vers son dressing. C’est drôle, parce que dans ce dernier, c’est comme si deux personnes différentes rangeaient leur vêtement. La Max de tous les jours, qui aime les couleurs et les jolies robes, et puis celle qui travaille, qui doit donc s’habiller avec professionnalisme. C’est pour ça qu’aujourd’hui, elle opte pour un jean brut et un chemisier en jean. Ses hauts talons noirs lui donnent un air plus adulte, tout comme la façon dont elle coiffe ses cheveux, un haut chignon, agrémenté de tresses. Ce qui lui prend le plus de temps, c’est le maquillage. Elle n’aime pas sortir sans maquillage, elle se sent toute nue, laide. Un fin trait d’eye liner, un fard poudrée mais surtout, un rouge à lèvre sombre, lui donne immédiatement un air plus mature, plus sûre d’elle aussi.

Ce n’est qu’après avoir enfilé quelques bijou que la belle enfile son manteau, prends son sac, ses clés, et peut sortir de l’appartement. Avec sa voiture, elle est en moins de deux au conservatoire. A 7h45, elle se trouve devant l’immense école,  un quart d’heure plus tard, elle a récupéré les partitions et peut maintenant filer.

C’est quand elle sort par l’entrée principal que l’accident survient. Elle ne regarde pas devant elle, trop aspirée par son téléphone portable et PAF, la minute d’après, la jeune femme se retrouve toute déboussolée, ses affaires étalée par terre. Heureusement qu’il n’a pas plu ! La personne en face d’elle semble mal à l’aise. C’est un garçon, de son âge environ. Il est beau, ses yeux sont beaux surtout, mais il y a quelque chose de si triste dans son regard. Ça la trouble, juste quelque seconde, mais quelques secondes de trop puisque le garçon aux jolis yeux est déjà partit. Elle reste toute seule, à genoux, comme une idiote, devant ses affaires éparpillées devant elle.

Second la tête, elle se relève en prenant son classeur de partitions et son sac, pour rejoindre sa voiture. Ce n’est qu’une fois installé dans celle-ci que son classeur attire son attention. Pourquoi y-a-t-il écrit « Orphée Williams » sur sa tranche ?

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MessageSujet: Re: Send me off on the morning breeze so far from here • Maxime 12/2/2016, 08:35

Jamais je n'aurais pensé entrer en collision frontale avec la belle et talentueuse Maxime Baudelaire, la belle. Cette youtubeuse que je suis depuis plusieurs mois maintenant, avec qui j'échange de nombreux et très longs mail, celle qui me frustre avec sa si belle voix. Si je le pouvais, je lui aurais déjà demandé un duo depuis bien longtemps. Mais ce n'est plus d'actualité depuis plusieurs années maintenant. Et c'est pour ça, parce que je ne peux pas parler et qu'elle ne va sûrement pas me comprendre, que je pars. Je passe à côté d'elle et m'en vais, tout simplement. Autant parce que je sens la rougeur monter à mes joues que parce que je n'ai pas envie qu'elle ait le temps de m'adresser la parole. Dans la panique, j'ai carrément oublié d'être gentleman et de ramasser ses affaires. Ou au moins de vérifier qu'il s'agisse bien de ma partition.

Je suis fort content et soulagé qu'elle ne me suive pas. Ainsi j'atteint mon cours rapidement et presque à l'avance. En entrant dans la salle, je fais un sourire à Mr. Baudelaire et hoche la tête pour le saluer avant d'aller m'installer à ma place. Je dépose mon classeur sur le pupitre mit à disposition puis sort ma guitare. Je la pose sur mes genoux et la dépoussière rapidement avant de l'accorder à l'oeille. C'est à ce moment là que mon regard se poser sur la feuille qui dépasse de mon classeur. Ce n'est pas mon écriture. Et pas mes cours non plus. Fronçant les sourcils, je sors le papier et écraquille les yeux en voyant le nom de Maxime écrit dessus. Me mordant la lèvres inférieure, je regarde le reste des feuilles et soupire doucement. Ce n'est absolument pas ma partition. Toute ma compo est partie. Mes devoirs pour Mr. Baudelaire ! Je lance un coup d'oeil vers le professeur et sent mon cœur s'accéléré lorsque je le vois venir vers moi.

Je cache rapidement la feuille que je tiens en main et affiche un sourire assez forcé. Il me salut, me parle un peu de l'Angleterre où lui et sa famille avaient passés les deux dernières semaines. Je l'écoute avec attention puis grimace légèrement lorsqu'il me demande de lui donné ce qu'il m'a demandé de faire pendant son absence. Je pose mon regard sur le pupitre et hésite. Du coin de l'oeil je le vois sourire tandis qu'il m'encourage, me disant que c'est sûrement vraiment très bien ce que j'ai fait et que je ne devrais pas avoir honte. Je soupire doucement et ouvre mon classeur avant de retourner la feuille. Son front se plisse alors qu'il remarque le nom de sa fille qui est écrit sur la feuille. Il l'attrape en main puis capte à nouveau mon regard. Honteux, je sors mon carnet et mon crayon.

 «Elle est venue ce matin, nous n'avons pas fait attention et nous nous sommes foncés dedans » écrivais-je  « Je crois que nos partitions se sont mélangées. Elle doit sûrement avoir la mienne »

Contre toute attention, Mr. Baudelaire se met à rigoler doucement et, sans un mot de plus me tends la feuille de Maxime et retourne à son bureau. Je le suis du regarde, l'observe sortir son portable et comment il compose un numéro. De là où je suis, je l'entends prononcé le nom de sa fille et écarquille les yeux lorsqu'il lui demande si elle est encore dans les parages et si elle ne peut pas revenir pour une chose très importante. Je baisse le regard, honteux, sur ma guitare et soupire doucement. Quelle galère.
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MessageSujet: Re: Send me off on the morning breeze so far from here • Maxime 19/2/2016, 11:56

Send me off on the morning breeze so far from here.


 
feat : Max & Orphée

C’est vrai, Maxime, elle a une jolie voix. Tout comme son père, c’est d’ailleurs lui qui lui a transmis sa passion de la musique. Max, elle est talentueuse, et elle pourrait faire de grande chose, quand elle chante, quand elle joue du piano mais également quand elle joue du saxophone, même si elle n’en joue pas depuis très longtemps. Seulement, elle ne s’en rend pas compte, elle ne voit pas réellement son talent. Son père essaie bien de lui montrer qu’elle pourrait rentrer au conservatoire, qu’elle réussirait les concours et qu’elle pourrait même être la meilleure élève de sa classe. Mais elle ne veut pas, Maxime, parce qu’elle ne se sent pas prête à reprendre ses études. Elle sait que son bac, elle l’a obtenue à peu de point près. Elle sait également que ce n’est pas pour elle, les études supérieures. Elle ne peut pas rester plus de 40 minutes sans bouger, sans parler. Elle est comme ça, et puis elle sait bien que ce n’est pas une flèche, elle n’a pas inventé l’eau tiède, et surtout, elle n’a pas confiance en elle. Alors elle se contente de venir voir son père, de jouer du piano dans les salles du conservatoire, mais de s’enfuir quand quelqu’un lui adresse la parole.
Une fois assise dans sa voiture, devant ses partitions, et elle soupire. Ce n’est pas son classeur, et par conséquent, elle est sûr qu’en l’ouvrant, elle ne trouvera pas ni ses notes, ni ses partitions ! La curiosité, c’est un vilain défaut, pourtant, la jolie Maxime ne peut s’empêcher d’ouvrir ce classeur. Il n’y a que des partitions, ou presque. Elles sont toutes griffonnées et signé « Orphée Williams » de la composition originale donc. Elle les parcoure des yeux, les lit en diagonal et sourit. C’est plutôt pas mal. Pas mal du tout. Cet Orphée, qu’elle présume être le joli minois qu’elle a croisé tout à l’heure, est doué. Alors qu’elle lisait la troisième page de note, s’infiltrant dans l’intimité du jeune homme, son téléphone sonne. Lettre à Elise résonne dans la pièce. C’est la première mélodie au piano que son père lui a appris, alors qu’elle n’avait que 4 ans. Elle sait donc que c’est lui qui l’appelle, parce c’est une sonnerie qui lui est exclusivement réservé. Elle décroche donc en lâchant un bruyant « Bonjour » en anglais. Avec Zachary, Maxime ne parle qu’Anglais, depuis toujours. Elle ne sait même pas si c’est lui souhait de son père, ou bien le sien. Dans tous les cas, ils parlent anglais. C’est donc pour cela que, dans la classe de piano, tous les élèves fixent étrangement leur professeur qui se met à parler très vite, et en anglais.
Maxime comprends bien vite que le fameux Orphée, c’est un élève de son père, et qu’il a besoin de son classeur, genre, maintenant. Et comme Max, elle est gentille, et qu’elle ne dit jamais non à son papa chéri, elle sort de sa voiture après avoir raccroché. Elle n’est pas très loin de l’entrée principal et moins de sept minutes plus tard, la jeune femme se trouve devant la salle. Elle frappe à la porte, en souriant, et entre.


« Salut Daddy »
dit-elle avec emphase.

La jeune femme passe une main dans ses cheveux et sonde la classe de ses yeux bleus outre-mer. Quand elle croise se, plus clair, du garçon de toute à l’heure, elle se met à sourire, et de jolies fossettes se forment au coin de ses lèvres. Elle s’approche et pose le classeur, si similaire au sien, sur la table du brun.

« J’ai cru comprendre que c’était à toi ! » dit-elle, en français cette fois. «  Sympa, tes compos, mon père va aimer, fait gaffe par contre, page 2, ligne 7, le premier Fa, ça risque d’être un peu disgracieux, tu devrais changer, avant de le donner à mon père. »

Elle parle très vite, comme d’habitude.

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