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(felix) hello, it's me

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MessageSujet: (felix) hello, it's me 9/2/2016, 01:50


hello, it's me

Trois ans. Trois sans que tu n’oses y mettre le pied. Tu y passais la majeure partie de ton temps, égrainer les heures, écouler les secondes à laisser les phalanges caresser les touches parfaitement blanches et lustrées.
La porte que tu pousses et la musique qui te heurte au visage. Le temps que tu ne comptes plus. Les mois sans y mettre les pieds et les souvenirs qui se percutent au crâne. Le goût des lèvres, les mains avides de plus et le palpitant pour s’emporter au fond de ton torse. Ça n’aurait pas dû avoir lieu. Le goût amer des regrets qui roule contre ta langue pour y laisser le gout désagréable. Les billes océans qui filent sur les yeux alors que tu te détaches de ton manteau, que tu le laisses au vestiaire pour te diriger au bar. Le propriétaire qui t’accueille, qui t’ouvre les bras pour te souhaiter la bienvenue. Le sourire satisfait. Les masques qui tombent. Le directeur de compagnie que tu n’es plus. L’homme qui change lorsque tu mets les pieds dans cet endroit.

Tu contournes la foule. Tu laisses un sourire passer sur tes lèvres alors que tu prends cette place convoitée. Cette place appréciée. Les doigts qui s’attardent sur les touches, un caresse suave alors que tu remontes les manches de ta chemise.
La chanteuse qui prend place sur la scène, un regard qu’elle te jette, un sourire qui ourle les lèvres pulpeuses alors que tu détournes les yeux. Les femmes te dégoutent, le goût d’amertume sur les lèvres quand tu donnes un baiser à ta femme. Tu mens. Tu mens aux autres. Tu mens à toi-même. Elle pourrait être attirante, si seulement tu avais envie d’elle. D’elles. De ta femme. Peu de femmes pour t’allumer, peu de femme pour te faire crever d’envie et tu préfères les éviter.
Les doigts s’activent et la musique commence à jouer. Le piano que tu maîtrises à la perfection. Le blues que tu sais jouer et la musique qui emplit la place. Les sourires. La voix de la chanteuse que tu sais suivre, la voix que tu soutiens parce que c’est elle qui a le rôle principal. Tu n’es là que pour la soutenir, que pour enjoliver la voix.
Tes doigts qui filent, le rythme qui augmente et quelques chansons qui se succèdent avant que tu ne quittes la scène. Tu referas quelques morceaux plus tard, pour l’instant, c’est un autre qui te remplace.

Trois ans. Le soulagement d’y remettre pied, mais la peur qui ronge les tripes. La peur de retomber dans les affres du passé, de goûter les lèvres des hommes. Ceux qui t’allument. Ceux que tu n’as pas le droit d’avoir. Ceux pour briser ta carrière. Ceux pour briser sa carrière. Tu ne peux pas de le permettre. La famille parfaite. La femme. Les enfants. C’est ce que tu as depuis huit ans, mais que le goût de cendre entre les lèvres. Que les souvenirs d’une étreinte pour te rendre fou, pour faire monter la rage et la colère que tu ne contrôles pas. Plus maintenant. Tu t’emportes, parce que ça te rend fou.
Tu te diriges vers le bar. Tu croises un regard. Son regard. Tu as cette foutue impression que le temps s’arrête. Trois ans sans venir et tu le croises. Ce soir. Maintenant. Le temps qui se suspend. Le temps qui n’est plus en jeu. Tu crèves. Tu détournes le regard, tu préfères éviter la situation. Un masque que tu dois poser au visage. Celui qui sait mentir, celui qui sait manier. Il sait lire à travers toi. C’est surement ça le problème et tu détestes ça. « Un verre de gin.» Comme l’autre fois. L’histoire qui se répète, mais la même connerie que tu ne risques pas de faire. Hors de question.

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MessageSujet: Re: (felix) hello, it's me 9/2/2016, 22:36

alaois & Félix
hello, it's me



Tu t'es réveillé au bruit de Lola qui essayait de faire marcher la cafetière. Pas le bruit le plus agréable qui soit, puisque la jeune fille s'était mise à frapper la machine, comme si ça allait la faire fonctionner. Rien qu'en l'entendant jurer, tu ressentis le besoin de sortir, de t'éloigner du bruit ambiant. Un soupir traversa tes lèvres alors que tu marmonnais à l'adolescente de te laisser faire. Ceci fait, tu te levais difficilement, le dos rendu douloureux par toutes ces nuits passées allongé sur un canapé en piteux état. Ton regard s'arrêta sur le calendrier, et une réalité te frappa soudainement. Aujourd'hui, ça faisait trois ans. D'un coup tu te souvenais de tout ce qu'il s'était passé ce soir là, dans ce bar où tu venais parfois partager tes talents de musicien. Tu te souvenais des sensations, les doigts glissant sur ta peau la chaleur enivrante les frissons qui te traversaient. Et puis l'absence les soirs suivants la peur qui te tordait le ventre quand t'y repensais et l'angoisse que te provoquait ce désir d'en vouloir plus. Ça fait trois ans maintenant que vous ne vous êtes pas vu mais que tout les jours tu penses à lui et ça te dégoûte parce que s'attacher à quelqu'un normalement c'est pas dans tes cordes c'est impossible tu te répugnes. Et tu te demandes s'il pense encore à toi, lui.
Un claquement de doigts devant les yeux te ramène à la réalité. Lola est devant toi, cafetière débranchée dans les bras. « Du coup tu viens m'aider ou pas ? Nan parce que sinon je me débrouille seule hein. » Tu lèves les yeux au ciel et sourit un peu, amusé par son air à la fois boudeur mais aussi cruellement fatigué. « J'arrive. »

Métro, rues, avenues, les lampadaires s'allument chacun leur tour. Tu marches dans cette capitale qui est un peu comme ta maison et sans pour une fois sans penser à l'avenir tu te laisses guider par ton intuition sans penser à quelqu'un d'autre que lui parce que ça y est ton esprit ne peut se détacher de ce que tu as vécu avec lui et ce que tu ressens pour lui même si maintenant c'était comme si tu le détestais parce que tu ne voulais pas t'attacher mais maintenant c'est fait c'est perdu il t'a touché en plein coeur. Tu suffoques, tousses un bon coup. Les gens te regardent étrangement pour changer. Tu lèves les yeux et ça y est tu réalises tu es planté devant un bar, mais pas n'importe lequel bar oh ça non ça se saurait. C'est le bar de tes cauchemars, celui que tu as soigneusement évité depuis trois ans parce que tu as peur, comme d'habitude la peur guide tes actions et encore aujourd'hui tu es mort de peur alors que sans réfléchir tu entres dans le bar. Là ça y est les sensations te heurtent et tout te revient et tu es bousculé par les sentiments alors que tu te diriges sans réfléchir vers le bar.

Et là tu croises son regard et ton coeur s'arrête. Il est là tu l'avais presque pressenti tu sais tu avais eu cette intuition enfin peut être que c'était le destin peut être que depuis le début vous êtes liés ou alors c'est juste toi qui t'emportes comme d'habitude peut être même qu'il ne se rappelle même pas de toi tu poses tes coudes sur le bar près de lui tu es mort de peur. Jamais tu n'oseras croiser son regard. « Un verre de gin. » C'était comme la dernière fois tout recommence et ta gorge est nouée et cette fois tu ne dis rien parce que tu as peur. Tu te cites. Tu fais une citation d'il y a trois ans, et ta voix elle tremble au début parce que la peur pèse comme une pierre sur son estomac. « On vous a déjà dit que vous aviez un réel talent ? »

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