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you must be kidding me + emma ft mérédith.

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MessageSujet: you must be kidding me + emma ft mérédith. 28/2/2016, 20:03


You must be fucking kidding me
Sur un coup de tête qui t'as étonnement pris hier aux alentours de minuit, tu as pris la décision de trier ton dressing. Des coups de tête, tu en as souvent. Des coups de tête, tu en as beaucoup. Les coups de tête, on te les reproche bien trop régulièrement à ton goût. Pourtant, contre toute attente, tu n'es pas peu fière de la femme de caractère que tu es. Qu'ils aillent au diable tous ces légumes à qui cela déplaît. Fort est de constater que tu n'as jamais rien fait pour les autres, alors il était bien évidemment hors de question que tu changes pour leurs beaux yeux. Tu apprécies la détermination à toute épreuve, tu adores jouer les fortes têtes, et par dessus tout, tu aime ne jamais plier face à qui que ce soit. Une femme forte. Tu représentes à toi toute seule la femme d'aujourd'hui, et davantage celle de demain, tu n'en as jamais douté. Oh, certes, tu ne taris jamais d'éloges à ton égard, mais qui le fera si ce n'est toi ? S'il y a bien quelque chose que tu as su apprendre de la vie (et pourtant Dieu sait que tu n'apprends rien de personne), c'est que l'on ne peut compter que sur soi-même. Par chance, tu te voue une confiance sans borne, sans faille. Alors quand tu veux, tu fais. Quand tu veux, tu obtiens. Aussi, à l'instant-même où l'idée de trier ton immense dressing te passes par la tête, tu plaques toute activité pour le faire. En toute honnêteté, le tri, le rangement et tout ce qui s'y rapporte de près ou de loin, ce n'est définitivement pas ta tasse de thé. D'ailleurs, rien n'est ton truc pour peu que tu doives utiliser tes mains encore vierge de tout travail, même après plus de cinquante années. Mais de quoi aurais-tu l'air avec des vêtements démodés, toi, Mérédith Delmare ? Cette seule pensée t'aide à prendre ta décision, en plus de te laisser un goût nauséabond au fond de la gorge. Seulement, tu aurais du savoir qu'un dressing équivalent à environ 20m² n'allait pas se trier en une petite heure. Tu t'en es fatalement rendu compte sur les coups de quatre heures du matin, alors que tu prenais encore quelques décisions cruciales quant à l'avenir de certaines de tes superbes pièces de prêt-à-porter de collection. Quelques heures plus tard, alors qu'il aurait été temps pour toi de te lever, tu y étais encore, les cernes bien apparentes, mais des pièces de modes uniques et de qualité à te mettre sur le dos. Autant dire, aucun regret.
C'est des lunettes sur le nez pour seul camouflage de cette intense nuit blanche que tu débarques à ton bureau. Comme souvent, tu es presque la première. Et comme souvent, la claquement aussi effrayant que classieux de tes talons sur le sol ne provoque rien d'autre que le silence de la part des employés déjà présents. Inutile de préciser que tu adores ça, cette impression savoureuse de te faire craindre, tel un lion dans sa savane. Néanmoins, passer la nuit complète à faire du tri t'as visiblement un brin privé de ton mordant habituel puisque tu ne fais aucune remarque désobligeante à quiconque, là où tu en aurais déjà fait au moins une à tout le monde d'ordinaire. Au lieu de ça, tu rejoins ton bureau d'une traite, sans même leur jeter un seul regard, aussi dédaigneux puisse-t-il être. Pour une fois, tu aurais bien fait une minuscule impasse sur le travail au profit de quelques minutes de sommeil, mais l'entrée fracassante de cette petite stagiaire (que l'on t'avais d'ailleurs imposée) vint tout à coup bousculer tes plans, et ce, pour le reste de la journée. De la façon la plus audible qui soit, tu laisse échapper un lourd soupir afin de lui signifier tous les bienfaits que sa présence t'apporte, c'est-à-dire, aucun. « Lecomte, tu as précisément... » Tu marques une courte pause, le temps de jeter un œil à ta montre de luxe. « Deux minutes de retard. Si tu crois que c'est de cette façon que tu obtiendras un bon commentaire de stage, laisse-moi t'aider à redescendre de ton petit nuage tout de suite. » Une entrée en matière des plus banale, pour elle comme pour toi. Ce qui n'avait rien de banal en revanche, c'était la tenue on ne peut plus particulière de la demoiselle. En posant tes yeux délicats exclusivement habitués à balayer avec délectation les créations de grands couturiers reconnus sur son hideux maillot du PSG, tu ne peux empêcher un rictus de déformer tes lèvres. Tu frôles la crise cardiaque. Pire, tu agrippes fermement le rebord de ton bureau d'une main afin de ne pas t'évanouir face à cet accoutrement. « Dis-moi ma chérie, est-ce que tu peux m'expliquer pour quelle raison obscure es-tu venue ici en pyjama ? J'espère que tu as une justification assez convaincante pour que je ne te renvoies pas chez toi immédiatement. » De manière on ne peut plus théâtrale, tu plaques l'une de tes mains sur ton front tandis que tu te laisses tomber sur ton fauteuil. « Trop tard, j'ai déjà mal à la tête. » tu la devances, non sans lâcher un nouveau soupir explicite. « Et mon café ? Il est ou mon café ? » tu finis par lui demander en balayant le bureau du regard. La demoiselle, tu as un peu trop tendance à la prendre pour ton assistante n°2 depuis son tout premier jour ici, et tu ne doutes pas une seule seconde que ce statut ne l'intéresse en aucun cas. Néanmoins, son avis t'importe peu. Tu n'attends d'elle qu'une seule chose : qu'elle t'obéisse au doigt et à l'oeil, comme le reste de tes employés et autres collègues que tu as toujours considéré comme des sous-fifres. Dans ce cas et seulement dans celui-là, tu pourrais envisager de lui rendre un rapport de stage favorable lorsque sa période sera définitivement terminée.
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 10/3/2016, 17:25




Provoc'.
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Collée à la paroi dégueu du métro, entre une poussette et un monsieur qui sent la sueur, je dois me faire violence pour ne pas descendre à la prochaine et rentrer chez moi. A l'École, après des négociations, des entretiens, des nuits blanches à rédiger des lettres de motivation et des contacts toujours plus étranges, j'ai fini par décrocher un stage à Vogue. C'est énorme, Vogue, c'est pas n'importe quel magazine, et j'étais tellement sur un nuage que je m'attendais à avoir un truc génial, où je pourrais me faire tranquillement des relations et un CV digne de ce nom. Tu parles.

Mérédith Delmare, tout le monde te connaît, ou presque. Tu es loin d'être n'importe qui. En plus d'être à la tête d'un des plus grands magazines de mode du continent, si ce n'est le plus grand, personne n'ignore que tu as un caractère de chien, et qu'il n'y a pas plus tyrannique dans le milieu. Et moi, jeune naïve trop fêtarde pour penser, je me suis dit qu'après tout, ça ne pouvait être que des légendes, des rumeurs, une image publique, et qu'en vrai, tu allais être un ange. Ah, la blague.

Je me vois rapidement dans le reflet obscurci de la vitre, et, encore, je me demande si j'ai bien fait. Parce que même si ce n'est pas écrit noir sur blanc, il est clair que débarquer dans la rédaction de Vogue en maillot du PSG n'est pas spécialement indiqué. En fait, je crains pas mal une gifle ou un renvoi pur et simple. Et, encore, je détourne le regard et me convainc que c'est justifié. Déjà, il y a match ce soir. Et puis, malheureusement, je suis au moins aussi forte tête et méprisante que toi. Malheureusement, parce que, forcément, on se tape mutuellement sur les nerfs.

Je suis à l'heure, mais je sais d'avance la remarque que je vais me prendre. Je déboule dans ton bureau bruyamment. « Lecomte, tu as précisément... Deux minutes de retard. Si tu crois que c'est de cette façon que tu obtiendras un bon commentaire de stage, laisse-moi t'aider à redescendre de ton petit nuage tout de suite. » Je ne réponds rien, c'est tellement normal. Je doute franchement que tu connaisses la douce saveur des retards de métro, des gens trop lents qui s'y trouvent, sans parler des familles nombreuses qui bloquent le passage. Je doute encore plus que ça t'intéresse. J'attends presque anxieusement que tu lèves les yeux. Ça ne tarde pas. Je savoure ta réaction, digne d'un film. « Dis-moi ma chérie, est-ce que tu peux m'expliquer pour quelle raison obscure es-tu venue ici en pyjama ? J'espère que tu as une justification assez convaincante pour que je ne te renvoies pas chez toi immédiatement. » Suivi d'une minuscule scène de théâtre improvisée. « Trop tard, j'ai déjà mal à la tête. » Tant mieux, je n'avais pas de réelle explication à donner, et encore moins qui te conviendrais. « Et mon café ? Il est ou mon café ? » Je soupire, hausse les épaules. « Demandez à quelqu'un de payé pour ça. » Bon, je n'ai pas l'inconscience de le dire à voix haute, alors je le glisse, sournoisement. Je m'assoit sur la chaise en face du bureau, consciente que d'illustres fessiers m'ont précédé. « Alors, c'est quoi le programme aujourd'hui ? », je fais, comme si de rien n'était. La journée va être longue.

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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 27/3/2016, 20:41

You must be fucking kidding me
Un toupet certain, un culot agaçant et une effronterie irritable, la petite stagiaire était somme toute insupportable. Lorsque tes employés se sentaient d'humeur à prendre des risques, ils aiment à comparer son caractère de feu avec le tien, mais le dragon en toi ne leur pardonne jamais un tel cran. D'ailleurs, tu ne pardonnes jamais rien à personne, quelle perte de temps. T'es connue pour ça : impitoyable jusqu'au bout de tes ongles soigneusement manucurés. Elle pouvait bien jouer de cet air enjôleur qui dénote tant auprès des employés de la boîte. Toi, tu n'étais pas dupe. Déjà que tu n'avais aucune envie de t'encombrer d'une stagiaire à moins que celle-ci ne te fasse office d'assistante particulière, il ne manquerait plus que tu sois forcée de la porter dans ton coeur (ou plus exactement dans cet espèce de bloc en béton qui te sert de coeur). Il allait sans dire que ce n'était pas le cas et que tu n'avais aucune envie de faire semblant. D'ailleurs, ça n'a jamais été ton genre de prétendre faire preuve de bons sentiments envers quiconque, si tant était que tu ne l'aies pas toi-même décidé. Fort malheureusement, rares étaient les fois où tu prenais ce genre de décisions, si elles n'étaient pas carrément inexistantes. Aussi, titiller la petite Emma sur des petits détails qui étaient loins d'être catastrophiques, c'était l'un de tes petits plaisirs. Deux minutes de retard ? Le bon côté des choses, c'est qu'elle est en progrès. Le mauvais, c'est qu'elle aurait dû pénétrer les lieux il y a deux minutes déjà. Et comme tu es justement bien plus encline à souligner les mauvais points que les bons, tu ne tardes pas à lui faire savoir que si elle continue sur cette lancée, elle risquerait de le regretter. Un commentaire assassin et la signature de la grande Mérédith Delmare lui assurerait pour sûr un avenir bien moins ensoleillé que celui qu'elle se plaisait à viser. Cette simple idée te fait bicher. Si Jean-Paul Sartre a raison sur le fait que l'enfer c'est les autres, autant raisonner de manière logique et faire vivre aux autres un enfer. Le petit bonus, c'est que c'est dix fois plus excitant. Finalement, alors que tu apprécies son silence pour toute réponse, tu lèves le regard vers elle d'un air las. Erreur fatale. En une fraction de seconde, tu as la sensation douloureuse de recevoir une centaine d'épines dans les yeux tant ce que tu vois est immonde. Non, pas Emma. La petite avait beau être tout bonnement insupportable, elle était plutôt jolie, ses longs cheveux bruns et ses grands yeux bleus ne lui portant pas préjudice, loin de là. Alors non, ce n'était pas elle. C'était cet espèce de chiffon infâme qui lui servait de tshirt. « Ôte-moi d'un doute... » Tu balaies ton bureau du regard comme si tu n'étais plus bien sûr de l'endroit où tu étais. « Oui, c'est bien ce que je pensais... Nous sommes bien dans les bureau de Vogue ici, hm ? » Tu marques une courte pause avant de reprendre. « Alors comment se fait-il que tu oses mettre les pieds ici avec cette immondice sur le dos ? » Si la matinée démarrait de cette manière, il était fort probablement que tu en voies de toute les couleurs pour le reste de la journée. Décidément, elle voulait ta peau, il n'y avait aucune autre raison à cela. Heureusement, tout te paraissait plus facile après avoir englouti un bon café revigorant, comme chaque jour. Ce café... qui n'était visiblement pas là aujourd'hui. Et de deux. Tu lâches un lourd soupir de désespoir alors que tu t'attends à ce que la demoiselle rétorque, ce qu'elle fait, inévitablement. « Demandez à quelqu'un de payé pour ça. » Tu te demandes ce qui t'interpelle le plus : le fait assez plaisant qu'elle ait eu la prudence de bougonner dans sa moustache, ou le fait qu'elle ait tout de même le culot de le dire. Sans surprise, tu ne relèves que le côté négatif de la chose. « Ecoute ma jolie, je crois que tu ne te rends pas bien compte de la situation... » Tu te cales davantage dans le fond de ton fauteuil avant de poursuivre.« Tu as la chance que ce soit moi, madame Delmare, qui te prenne sous mon aile pour te faire découvrir le monde de la mode, et toi... » Délicatement mais non sans une exagération certaine, tu masses l'arrête de ton nez afin de signifier à cette fichue stagiaire qu'elle te désespère au plus haut point. « Tu me remercies en m'infligeant un mal de crâne épouvantable. Cette nouvelle génération est sans pitié. » En faire des tonnes, c'est ton truc. Tu es connue pour ça, c'est comme une marque de fabrique. Pour autant, cela t'as toujours value d'être élevée au rang de diva de la mode, et ça, c'est un détail non négligeable pour une femme de ton envergure. « Alors, c'est quoi le programme aujourd'hui ? » Sa question te hisses hors de tes pensées, et fort est de constater que tu es agréablement surprise par sa détermination et son investissement. Tu jettes un coup d'oeil rapide à ton bureau sur lequel traîne tout un tas de paperasse depuis bien trop longtemps déjà. Une pile de documents attendant d'être photocopiée se présente dans le coin gauche. A ta droite, dans l'immense armoire qui te sert de fourre-tout, une centaine de magazines Vogue que tu comptes bien garder même après ta mort, mais que tu n'as jamais trié. Le boulot était tout trouvé. « Tiens, commence donc par me photocopier ces document, il me les faut en double. Et quand tu auras fini, tous ces magazines attendent d'être classés par date de parution. » Tu t'attendais déjà à ce qu'elle se sente exploitée, et il est clair que tu prenais un malin plaisir à cela. Néanmoins, il fallait impérativement qu'elle passe par la case départ si elle souhaitait avoir la chance un jour de grimper à l'échelle. « Ce n'est qu'en jugeant la valeur de ton investissement que je pourrais ensuite considérer l'éventualité de te confier les tâches que tu attends », tu conclus finalement de manière à justifier tes exigences saugrenues. Toutes les stagiaires qui avaient mis les pieds ici étaient passées par là (certaines n'ayant d'ailleurs pas manqué de dénoncer ce monde féroce et impitoyable sur leur petit blog de pseudo-modeuses), il n'y avait aucune raison qu'Emma fasse exception à la règle.
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 22/4/2016, 16:22




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Je peux pas m'empêcher d'adorer être en présence d'un des grands noms du milieu. C'est irrépressible, ce besoin d'évoluer dans des sphères précises, les meilleures, si possible. Mis à part celle d'Adrien, me rappelle une petite voix. Oui, bon. Mais il y a un autre besoin incontrôlable, c'est de parler. Gamine, j'étais une tornade vivante, une grande gueule. C'est ce côté-là qui ressort le plus souvent, malgré des efforts répétés. Comme maintenant. Je doute sincèrement que l'excuse du match après le travail fonctionne avec toi, et, si j'avais été prudente, ou même civilisée, comme le reste de tes employés, j'aurai mis mes meilleures fringues, histoire de ne pas faire tâche. Parce que c'est précisément ce que je suis, dans ce bureau de luxe et devant toi - une tâche dans un décor magnifique. J'adore.

Et de toutes évidences, pas toi. « Ôte-moi d'un doute... Oui, c'est bien ce que je pensais... Nous sommes bien dans les bureau de Vogue ici, hm ? » C'est tellement incroyable, cette façon d'être toujours dans le théâtre, dans l'excès. J'adorerais savoir faire ça. D'ailleurs, selon mes potes, je le fais déjà un peu, avec ce besoin de contrôler jusqu'à la pointe de mes cheveux. S'ils te voyaient, les pauvres, ils renverraient leur jugement. « Alors comment se fait-il que tu oses mettre les pieds ici avec cette immondice sur le dos ? » Je m’éclaircis la gorge sans trop savoir quoi dire. « Je vais au Parc ce soir. », je dis un peu trop bas pendant que tu repars sur tes grands chevaux. J'utilise le nom du stade, parce que, on le sait tous, depuis quelques temps, le milieu du football est prisé par les grandes marques. Je ne suis pas spécialement certaine que tu sois de ceux qui pourraient utiliser le ballon rond pour étendre ton aura et celle de ton magazine, mais tans pis.

Vient la scène du café, ma réplique, à voix basse, toujours. Qui ne te satisfait pas non plus, j'aurai pu m'en douter. « Écoute ma jolie, je crois que tu ne te rends pas bien compte de la situation... » Tu t'assoies un peu plus profondément dans ton fauteuil pendant que je me demande à quelle sauce tu vas me manger. « Tu as la chance que ce soit moi, madame Delmare, qui te prenne sous mon aile pour te faire découvrir le monde de la mode, et toi... » Je retiens un soupir. Les vêtements, la mode, ça ne m'intéresse que s'ils sont sur moi, ou dans mon armoire. Moi, je ne suis pas vraiment là pour voir des mannequins qui auraient besoin d'un McDo et des rédactrices tirées aux quatre épingles, mais pour voir comment fonctionne la rédaction d'un grand magazine. Enfin, le rappeler ne servirait à rien. « Tu me remercies en m'infligeant un mal de crâne épouvantable. Cette nouvelle génération est sans pitié. » Je laisse passer avec l'impression de revenir à la maison, en Bretagne. Je ne suis pas sûre d'avoir vraiment écouté, et encore moins d'avoir eut l'air de le faire.

J'enchaîne sur autre chose en espérant que ça passera. « Alors, c'est quoi le programme aujourd'hui ? » Regrettable erreur. Je vois tes yeux perçants aller d'une pile de papiers qui m'épuise rien qu'à regarder à l'armoire qui menace de craquer. « Tiens, commence donc par me photocopier ces document, il me les faut en double. Et quand tu auras fini, tous ces magazines attendent d'être classés par date de parution. » Je lève derechef les yeux au ciel. Le premier jour, soucieuse de monter une bonne image, j'avais couru d'un bout à l'autre du bâtiment pour photocopier des trucs inutiles et t'amener du café. J'en garde un douloureux souvenir qui me fait lâcher un profond soupir. « Ce n'est qu'en jugeant la valeur de ton investissement que je pourrais ensuite considérer l'éventualité de te confier les tâches que tu attends », tu ajoutes. « Vous ne savez même pas quelles tâches j'attends. », je fait. La perspective de trier des magazines de mode jusqu'au soir me désespère assez. « Franchement, je n'apprendrais rien en photocopiant vos trucs et en triant des magazines que vous allez pas lire. » Je ne regarde même pas ta réaction, elle est sans doute pire que ce que j'imagine. « Je sais pas, vous pouvez pas me donner quelque chose de plus...intéressant à faire ? » J'allais lâcher un "soyez sympa", mais ça doit encore moins te parler que le football. Ces revendications, doublées d'un maillot du PSG, tu vas me mettre dehors, c'est sûr. La minuscule partie de moi qui cultive l'optimisme se dit que tu vas apprécier les paroles de forte tête...non ?

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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 5/5/2016, 11:51

You must be fucking kidding me
Tu la croyais maligne la petite Lecomte. Elle a l'oeil acéré, l'esprit vif. Depuis la première fois où tu l'as rencontrée, tu as toujours pensé qu'elle était plus intelligente que la plupart des filles de son âge. Peut-être qu'elle l'est réellement – car la fine observatrice que tu es ne se trompe que très rarement sur le compte de ceux que tu nommes “les autres” – mais elle a toutefois une bien curieuse façon de le montrer. Quelle personne normalement constituée et capable de faire appel à un certain sens de la logique débarquerait dans les locaux de Vogue avec une serpillière sur le dos (ou avec un maillot du PSG, pour peu qu'il y ait une différence) ? Personne, aurais-tu tendance à répondre. Manifestement, c'est sans compter sur cette nouvelle et tout aussi impertinente stagiaire qui te fait présentement face. Tu es bien obligée d'admettre qu'elle a du cran et au fond de toi, quelque part bien enfoui, ça te plaît. Mais comme tu es une femme pleine de paradoxes et de contradictions en tout genre, ça te déplaît également. Aussi, pour ne pas avoir à prendre partie dans l'immédiat, tu la laisses tenter de te fournir une explication. « Je vais au Parc ce soir. » Il va sans dire que sa réponse ne te convient absolument pas. Tu ne te préoccupes pas le moins du monde de sa vie quotidienne. Elle peut bien faire ce que bon lui semble temps qu'aucun impact ne se répercute sur son travail dans tes bureaux. Or, il semblerait que ce matin, ce soit malheureusement le cas. « Et jusqu'à preuve du contraire, cette nuit, tu vas dormir. Ce n'est pas pour autant que tu viens ici en pyjama, n'est-ce pas ? » En vérité, tu n'attends aucune réponse de la part d'Emma, mais au cas où elle aurait tout de même envie de le faire, tu lui lances un regard assez assassin pour l'en dissuader. Et puis, après avoir lâché un soupir lourd de sens, tu lèves tes deux bras vers le plafond, et même vers le ciel, comme si tu avais irrémédiablement besoin d'implorer tous les dieux quels qu'ils soient pour t'aider à surmonter ce moment de torture. Car oui, ce n'est ni plus ni moins que torture de regarder la jeune fille dans cet accoutrement. Elle te fait honte, oui, et dans l'éventualité où elle ne l'aurait pas encore compris, tu ne manqueras pas de le lui dire plus clairement. Pour l'heure néanmoins, il est dorénavant question du programme de la journée - cette journée qui, dans l'idéal, aurait dû débuter avec un bon café revigorant. Mais tu n'as pas eu droit à ce bon départ. De ce fait, tu considères que ton soudain élan de mauvaise humeur est tout à fait normal et qu'il était évident qu'Emma allait en payer les frais. Aussi, tu ne t'attendais clairement pas à ce qu'elle n'en tienne absolument pas compte et te tienne tête. « Vous ne savez même pas quelles tâches j'attends. » Tu croises lentement les bras sans lâcher la petite insolente du regard. « Et toi, crois-tu savoir ce que je sais et ce que je ne sais pas ? » Tu virevoltes sur ton fauteuil puis te lèves finalement de ce dernier. D'un pas franc, tu te diriges vers la stagiaire et finis pas te stopper net à quelques centimètres d'elle. « Je sais que ce que tu veux c'est te jeter dans le grand bain du monde de la rédaction. Et je sais également que je ne confierai jamais ces tâches à quiconque qui n'aurait pas ma confiance. » Machinalement, tu te mets à tournoyer autour de la jeune fille comme pour tenter de l'intimider par ta grandeur. Pour autant, tu es certaine de ne pas avoir besoin de telles combines pour t'en sortir. Tu serais bien capable de lui transpercer la gorge à l'aide de tes talons aiguilles si elle ne finissait pas par capituler. « Pour ton information, les personnes un tant soit peu dignes de ma confiance se doivent d'être appliquées, motivées et surtout... disciplinées. » Elle veut n'en faire qu'à sa tête ? Grand bien lui en fasse, mais elle n'aurait alors jamais tes faveurs. Si seulement elle l'avait compris. Au lieu de ça, elle surenchérit de plus belle. « Franchement, je n'apprendrais rien en photocopiant vos trucs et en triant des magazines que vous allez pas lire. » Es-tu en train de rêver ou est-elle réellement en train de discuter tes ordres ? Le temps d'une fraction de seconde, tu oses espérer que ce n'est qu'un rêve éveillé, mais tu te rends trop rapidement compte qu'il n'en est rien. Aussi, tu arrêtes de tourner autour de sa petite personne tel un vautour avant de reprendre la parole. « Tu apprendras la dureté de la vie, c'est déjà pas si mal ! », tu rétorques tout en lui adressant un sourire vainqueur. Toi, tu as toujours tout obtenu grace à ton labeur, et tu sais ainsi qu'un travail acharné paiera toujours. Elle devait très probablement faire partie de ces insupportables enfants gâtés pour réagir de la sorte. Si tu devais sortir dans la rue pour interroger des passants aux hasard sur ce qu'est la vie, aucun d'entre eux ne répondrait “un parcours de simplicité” ni une quelconque autre réponse de ce genre. C'est bien connu, il faut souffrir pour être belle ; et bien pour réussir aussi. De toute évidence, la petite Lecomte devra passer par ce genre de besognes dont personne ne veut si elle souhaitait réellement s'atteler à quelque chose de plus concret et de plus intéressant - selon son propre point de vue - par la suite. « Toutefois... si ce que tu souhaites c'est faire de tout – et par “tout”, j'entends bien évidemment “n'importe quoi”... » Tu marques une courte pause avant de reprendre. « Si c'est ça que tu recherches ; du laxisme, de l'inefficacité... les locaux de l'Officiel magazine t'attendent à bras ouverts. Chez nous, on aime que le travail soit bien fait. » Un large sourire hypocrite aux lèvres, tu retournes finalement te loger dans ton fauteuil. « Alors sois gentille ma chérie, fais ce que je te demandes, et fais-le bien. Si tu y parviens avant midi, j'envisagerai de te confier un travail susceptible de te plaire davantage. »
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 10/6/2016, 14:50




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Je me dit que, si j'avais été stratégique, je n'aurai jamais osé me pointer en maillot parisien. Même dans la rue, je ne le sors pas, sauf si je ne suis pas trop loin du Parc. Mon apparence a longtemps été toute ma vie. Et dans cette période, j'aurai tué pour être ici, dans ce bureau, et je t'aurai fabriqué un café personnalisé, même. Mais là, je n'ai qu'une envie, c'est de terminer cette journée et de retourner chez Adrien piquer -plus ou moins- un somme. Ma justification, de toutes évidences, ne te convient pas. « Et jusqu'à preuve du contraire, cette nuit, tu vas dormir. Ce n'est pas pour autant que tu viens ici en pyjama, n'est-ce pas ? » Certes. J'ouvre quand même la bouche pour répliquer au tac au tac, mais ton regard m'en dissuade. Je veux bien te pousser à bout, mais pas mourir noyée dans la Seine, quand même. Je te regarde implorer je-ne-sais quel dieu de la mode, toujours avec une théâtralité fascinante.

Ma seconde remarque ne te convient toujours pas, et c'est un euphémisme. « Et toi, crois-tu savoir ce que je sais et ce que je ne sais pas ? », tu fais en te levant carrément de ton trône. J'ai une moue censée dire que oui, je pense deviner, mais je n'en rajoute pas - aussi parce que tu es à moins de dix centimètres de moi. « Je sais que ce que tu veux c'est te jeter dans le grand bain du monde de la rédaction. Et je sais également que je ne confierai jamais ces tâches à quiconque qui n'aurait pas ma confiance. » Je ne réponds rien. Tu tournes autour de moi comme un lion autour de sa proie, et je me demande si tu oserais flinguer ton vernis en m'étranglant. Sans doute pas. « Pour ton information, les personnes un tant soit peu dignes de ma confiance se doivent d'être appliquées, motivées et surtout... disciplinées. » Bon, d'accord, ce dernier point me fait souvent défaut. Peut-être que si tu m'avais vue gamine, tu te dirais que je ne suis pas si mal, maintenant. Mais ça ne peut pas t'intéresser, et je ne peux pas m'empêcher de répliquer. C'est presque plus fort que moi. Tu t'arrêtes brusquement de m'encercler, comme si tu n'en croyais pas tes oreilles. « Tu apprendras la dureté de la vie, c'est déjà pas si mal ! » Ah oui, c'est vrai. Ta légende, ton aura, est aussi à base de "le travail paye". Je veux bien le croire, mais je n'ai que vingt ans, et la vague impression que ma génération est plus flemmarde que les précédentes. En tous cas, je suis sans doute un brin plus flemmarde que tes autres stagiaires. Je hausse les épaules pour toute réponse, je sais que j'ai perdu cette bataille. T'es ma patronne, après tout, et je me vois mal prendre rendez-vous à l’École pour leur annoncer que j'ai été virée du stage que j'ai mis si longtemps à obtenir. Comme si tu le savais, tu poursuis. « Toutefois... si ce que tu souhaites c'est faire de tout – et par “tout”, j'entends bien évidemment “n'importe quoi”...  Si c'est ça que tu recherches ; du laxisme, de l'inefficacité... les locaux de l'Officiel magazine t'attendent à bras ouverts. Chez nous, on aime que le travail soit bien fait. » Tu as un grand sourire. « Alors sois gentille ma chérie, fais ce que je te demandes, et fais-le bien. Si tu y parviens avant midi, j'envisagerai de te confier un travail susceptible de te plaire davantage. » Je ne sais pas si je peux faire confiance à cette promesse, mais de toutes façons, je n'y arriverais pas avant midi. Je perds déjà mon temps à bavasser sur tes propres règles de ton propre jeu. Je reste là un instant, mais mon esprit de compétition l'emporte. Je meurs soudain d'envie de revenir ici à onze heures cinquante-neuf, en ayant terminé cette montagne absurde de boulot inutile. Je t'adresse un sourire, me lève. J'essaye de ne pas décocher un mot, mais c'est malgré moi. «  Très bien, rendez-vous à midi, alors. », je fais en lissant mon maillot comme s'il s'agissait d'une robe de grand luxe.

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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 21/6/2016, 00:08

You must be fucking kidding me
Le défi est lancé. «  Très bien, rendez-vous à midi, alors. » Tu hausses les épaules avant de récupérer ton sac impécablement vernis et de le caler sur ton épaule. « Si ça t'amuse de mettre en jeu ta dignité, après tout ça te regarde. » Elle n'avait tout bonnement aucune chance de remplir cette tâche en si peu de temps, tu en aurais mis ta main à couper si tu n'avais pas passé tout une après-midi chez l'esthéticienne pour en ressortir avec une manucure parfaite. L'avantage, c'est que tu vas être débarrassé de ta stagiaire pour la matinée entière, et ça, ce n'est clairement pas négligeable. « J'ai une réunion ce matin pour décider de la couverture du prochain numéro alors comprends bien que je n'ai pas de temps à perdre avec tes inepties », tu lui balances sur un ton empli de toute la gentillesse que l'on te conaît si bien ; autrement dit, aucune. « Je te laisse le bureau mais à mon retour, je compte bien le retrouver immaculé, c'est bien compris ? » Il ne manquerait plus qu'elle ose y mettre le foutoir. La seule chose que t'accepterais de voir, ce serait les innombrables magazines qu'elle a l'intention de trier avant mdi. De toute façon, elle n'échappera pas à la dernière règle de ton jeu : maintenant qu'ils sont triés, range-les.

Enfin, la réunion est terminée. Après avoir dénigré à peu près toutes les idées qui t'ont été proposées, tu as finalement décidé toi-même de ce qui serait fait pour la couverture du mois de juillet. Comme le dit le vieil adage, on ne peut compter que sur soi-même de toute façon. Toi, ça fait bien longtemps que tu l'as compris et que tu organises ta vie en conséquence. La seule personne sur laquelle tu t'autorises à t'appuyer de temps à autre, c'est ton assistant au dévouement sans borne. Pour un peu, il donnerait ta vie pour toi et c'est précisément ce qui lui vaut ton estime – pour un peu que tu estimes quelqu'un d'autre que toi. D'ailleurs, le voilà qui se dirige vers toi à vive allure, sandwich à la main. « Je t'ai déjà dit non. J'ai une ligne à garder, un travail à remplir, des employés à superviser, et... » Tu jettes un bref coup d'oeil à cet immonde sandwich avant de poursuivre. « Et une réputation à tenir ! Par pitié, Mérédith n'avalera jamais ça. » « Je... je sais oui. Mais... en réalité, c'est pour votre stagiaire. J'ai entendu dire qu'elle travaillait dur depuis ce matin. » Pire qu'une trahison, ton assistant qui s'occupe de quelqu'un d'autre que toi. Pour sûr, tu lui aurait bien transpercé le coeur sur le champ à l'aide de tes talons aiguille si tu n'avais pas tant besoin de lui. D'un léger coup de tête, tu fais signe à ton assistant de t'approcher d'un peu plus près, une confession tranchante au bord des lèvres. « Tu sais que dans ce milieu ta bonté pourrait rapidement devenir un motif de renvoi, n'est-ce pas ? » Le regard qu'il t'adresse alors en dit long sur ses craintes tandis que le tien s'est déjà détourné dans l'indifférence la plus complète. Tes talons claquent au sol et ta silhouette disparaît finalement dans le couloir qui mène à ton bureau.

Emma est bel et bien là, entourée de diverses piles de magazines à la hauteur variée. T'imagines d'ailleurs qu'elle a du faire de sacrés allers-retours pour récupérer tous les magazines archivés en plus de ceux qui sommeillent dans le placard de ton bureau. Elle est déterminée la gamine, c'est déjà pas si mal.
« Mon idiot d'assistant a peur que tu meures de faim », tu lâches à peine entrée dans la pièce, le sandwich entre les mains. Elle a de la chance la petite, elle a une silhouette longiligne de celles que l'on admire par ici. Dans le cas contraire, tu n'aurais pas hésité un seul instant à jeter ces deux tranches de pain ainsi que leur contenu à la poubelle sans préavis. Aujourd'hui, parce que t'es dans un bon jour (ce qui ne veut pas dire pour autant que la gentillesse t'acapare le temps de ces jours bien trop rares) tu fais l'effort d'apporter à ta stagiaire ce qui lui revient apparemment de droit, à savoir, un petit quelque chose à grignoter entre midi et deux. Que de temps perdu et de calories gagnés : en somme, tout ce que tu détestes. D'ailleurs, cela fait bien longtemps déjà que ton immuable obsession pour le travail ne te permet plus de prendre de pauses, quelque soit la nature de ces dernières. Se nourrir, faire pipi, faire la sieste, prendre l'air... tout ça c'est pour les faibles petites gens. Pas pour toi. Et Dieu sait que lorsque tu t'offres le plaisir d'un repas, ceux-ci n'ont guère l'allure du piètre sandwich que tu as en main. « C'est à la dinde il paraît. » Et, sans attendre ni même demander une quelconque autorisation de la part d'Emma, tu croques dans son repas. Les traits de ton visage ordinairement étirés à l'extrême se rident immédiatement en une grimace significative. « Comment est-ce qu'on peut s'infliger ça à soi-même et à son pauvre corps, je te le demande ! » Pourtant, tu ne lui demande rien en vérité et tout ce qu'elle pourrait bien ajouter sur le sujet ne t'intéresse que trop peu si ce n'est pas du tout. D'un geste marqué par le dégoût, tu balances déjà bien trop gracieusement à ton goût le sandwich sur ton bureau, à l'intention d'Emma. « Tiens, si t'as envie de t’empoisonner... » Exagérer. Toujours. Sans répit. Sans arrêt, en faire des tonnes. Voilà ton crédo. Mais après tout, tu la vaux bien cette perpétuelle comédie. Toi, c'est comme si t'avais quotidiennement un rôle dans une grande comédie musicale à Broadway. D'ailleurs, t'adores ça jouer de la cruauté que l'on attribue habituellement aux méchants, comme on les nomme. Cette fois encore, tu ne déroges pas à la règle, pour la simple et bonne raison que ces règles auxquelles tu te plies, ce sont uniquement les tiennes. Aussi, après avoir jeté un bref coup d'oeil à la montre de luxe qui orne l'un de tes poignets, tu portes finalement ton attention sur la jeune Lecomte. « Il ne te reste plus que quatre minutes et vingt-et-unes secondes avant qu'il ne soit midi », tu l'informes alors que tu arbores déjà un sourire victorieux. T'en est certaine, sa tâche ne sera pas remplie à temps et en plus de ne pas perdre un seul poil de dignité dans ce cas précis, tu pourras continuer à lui attribuer les travaux les plus pénibles sans qu'elle n'ose plus jamais broncher. Autrement dit, le bonheur était à porté de main.
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 25/6/2016, 15:51




Provoc'.
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La leçon de la journée, c'est sans doute, qu'un jour, ma grande gueule me perdra. Je sais pas, je pouvais pas la fermer et m'excuser ? Bah non. Même pensé, dix minutes après, ça me semble impossible. Le sang chaud, il paraît. Le mauvais caractère, plus probablement. Le pire, c'est que je sais que c'est pas possible. Une journée ne serait pas suffisante. Je t'ai regardée partir avec un sentiment de pouvoir, mais rapidement, une fois que j'ai eut des magazines vieux comme le monde jusqu'au cou et que le seul intérêt de mon maillot de foot est qu'il absorbe la sueur, j'ai déchanté. J'ai perdu le fil du temps, le seul truc que je sais, c'est que j'ai dû inventer des insultes pour toi, et pour moi-même, une fois que j'avais épuisé toutes celles que je connaissais. Des employés sont passés, l'air terrifié à l'idée de devoir te parler, et ils se sont tous stoppés net avec cette expression de pitié et de "c'est fou, cette jeune génération" sur le visage. Je les déteste. Je déteste tout le monde, là, de toutes façons. En temps normal aussi, certes. Mais pas autant. Ou peut-être que si. Peu importe, je suis d'humeur massacrante. Et ces crétins de numéros qu'on ne peut ranger nulle part n'arrangent rien.

Quand la porte s'ouvre une nouvelle fois, la seule chose qui m'empêche de jeter un regard noir par-dessus mon épaule, c'est que je dois terminer. Ma fierté est en jeu, et je rigole pas avec la fierté. « Mon idiot d'assistant a peur que tu meures de faim. » Il me manquait vraiment plus que toi pour parfaire mon bonheur. Je grince des dents en me demandant si tu aurais le temps de m'arracher la tête, si je balançais mon briquet sur ces papiers et que je m'enfuyais. Je me retourne quand même, juste à temps pour te voir croquer dedans. « C'est à la dinde il paraît. » Je rêve complètement. « Comment est-ce qu'on peut s'infliger ça à soi-même et à son pauvre corps, je te le demande ! » La prochaine fois, je viendrais avec un grec, c'est décidé. Histoire d'arranger mon cas. Tu poses le malheureux sandwich que j'ai envie d'engloutir sur le bureau. « Tiens, si t'as envie de t’empoisonner... » Je ne réponds toujours rien. J'ai mal à la tête. Je me sais insupportable, et j'aurai jamais pensé que quelqu'un pouvait être pire que moi. Et encore moins que ça tomberait sur ma patronne. Comme je suis déjà passée par la case des prières à tous les dieux que je connais en promettant d'être plus sage, plus gentille, plus attendrie, et tout un tas d'adjectifs qui ne viennent jamais à l'esprit quand il s'agit de me décrire, je hausse les épaules. Comme tu n'as jamais fini de parler, tu ajoutes « Il ne te reste plus que quatre minutes et vingt-et-unes secondes avant qu'il ne soit midi ». Je bougonne. Et bouillonne, aussi, d'ailleurs. Je ne pourrais jamais le faire. Tu avais demandé à ce que je photocopie des tas de papiers -inutiles, soit dit en passant- et que je trie ces foutus magazines par date. J'ai photocopié, ça, c'est sûr, et c'était très loin d'être le plus dur. Mais je n'ai pas fini de trier. Et je ne veux pas perdre. Je déteste perdre -encore un truc que je n'aime pas-. Et, comme on dit, quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre. Je cherche un moyen de tricher. J'ai quasiment fini, il me reste les années les plus anciennes. Tu ne prendras pas le temps de vérifier, j'en suis certaine. Je jette un coup d’œil à l'heure. Il me reste à peine deux minutes. J'aligne soigneusement les magazines déjà triés -comme si j'avais tout mon temps- et je jette un coup d’œil à ceux qui ne le sont pas. Oh, et puis, tans pis. J'assemble des numéros qui me paraissent pas trop éloignés dans le temps, avec concentration, comme s'ils faisaient parti d'un classement obscur et personnel. Une minute. Je fais des tas bien droits en me demandant si j'ai un cerveau, finalement. Vingt secondes. Je me redresse, mon dos craque affreusement. Dix. Ça ne m'a pas l'air trop mal. Cinq. Je vais me faire déchirer. Deux. « Bon, et bien, je crois que c'est bon. » Je me retourne, prend le sandwich, et mords dedans. La dinde ne m'a jamais parue plus délicieuse. Soit je meurs assassinée par, au choix, toi, ou l'École, dans les prochaines heures, voire minutes, soit je m'en sors. J'adore.

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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 12/7/2016, 17:20

You must be fucking kidding me
Tu ne remarques pas que certains magazines sont triés de manière aléatoire pour la simple et bonne raison que tu ne t'y attardes pas. Ce qui ne t'échappe pas en revanche, c'est le culot de la jeune Lecomte. « Bon, et bien, je crois que c'est bon. » Elle ose te dire ça en te regardant droit dans les yeux. Est-elle réellement en train de croquer dans cet immonde sandwich comme elle croquerait une éventuelle victoire ? Comme c'est étrange tant de confiance dans un si petit corps. Etrange et tout aussi dangereux, sûrement autant que la naïveté. Parce que oui, bien évidemment, il n'y a que la naïveté pour lui donner tant d'espoir face à un défi que tu avais jugé insurmontable dès le début. Si tu décides que c'est impossible, alors c'est impossible. Dans le cas présent, réussir devenait alors plus un acte suicidaire qu'une fierté, et le culot une preuve flagrante de stupidité mélangé à une inconscience certaine. Bref, le simple fait qu'Emma soit parvenue à achever cette tâche dans les temps n'annonçait finalement rien de bon pour elle, bien au contraire. Toi qui pensais qu'elle aurait été assez maligne pour ne pas s'attirer tes foudres, tu t'es mis le doigt dans l'oeil – et Dieu seul sait qu'avec tes longs ongles manucurés, ça fait mal. Néanmoins, tu mentirais en affirmant qu'elle aurait eu tes faveurs si elle n'avait pas réussi. Non, dans tous les cas, tu avais bien l'intention de ne jamais lui offrir de quelconque satisfaction, surtout pas face à toi. Il était encore trop tôt pour lui offrir ce genre de privilège. Hors de question que tu laisses passer ce trop plein d'arrogance. Le regard assassin, tu l'observes savourer sa première bouchée de sandwich, la défiant d'en croquer un autre morceau. Heureusement pour elle, elle ne le fait pas. D'un air condescendant, tu jauges la stagiaire du regard. Tu vas lui faire ravaler ce petit sourire victorieux, elle peut en être certaine. Tu rejoins ton fauteuil d'un pas lent dans le silence le plus complet. A vrai dire, tu réfléchis encore à ta sentence. Oh non, elle ne s'en sortira pas comme ça la petite. Non seulement elle a essayé de se mesurer à ta grande personne, mais en plus de ça, elle a osé ébranler ta dignité. Toi. Mérédith Delmare. De toute évidence, cette jeune fille était encore bien trop immature pour faire les bons choix, car celui-ci allait lui coûter, pour sûr. « Tu crois que c'est bon ? » tu lui demandes avant de croiser fermement les bras sur ta poitrine. Un éclat de rire résonne dans le bureau ; un rire moqueur qui ne présage rien de bon. « Tu veux savoir ce que je crois, moi ? » Bien sûr que non, elle ne le veut pas. Pourtant, tu ne lui laisses absolument pas le choix quant à sa réponse. D'ailleurs, tu ne l'autorises même pas à répondre, levant l'une de tes mains en l'air pour lui signifier que se taire restait encore la meilleure chose à faire dans son cas. Tu te fiches pas mal de savoir que ce que tu as à dire ne l'intéresse pas parce que quoi qu'il en soit, elle t'écoutera. « Ce que je crois c'est que je n'ai aucunement l'intention de refaire la décoration de mon bureau avec ces piles de magasines. » Tes yeux de vipère passent d'une pile à une autre. Oh que l'envie est grande. Un seul coup de talon assurerait la chute si jouissive de ces jolies tours qu'Emma avait mis tant de temps à ériger. Un spectacle dont tu te délecterais sans aucun doute. Néanmoins, tu restes immobile pour le moment, le postérieur bien ancré dans ton fauteuil. « Je vais en faire quoi de ça, moi ? », tu demandes désignant les magazines d'un geste de la tête des plus dédaigneux. « Je ne vais pas les garder ici », tu ajoutes avant de laisser un rire méprisant s'échapper de tes lèvres. Que croyait-elle au juste ? Que tu allais la remercier pour son travail et la congédier pour la journée pendant que tu poursuivrais la tienne derrière ce rempart de magazines ? Tu la croyais plus maligne. « Allez, ils ne vont pas descendre aux archives tout seuls avec leurs petites jambes. » L'ordre est implicite mais pourtant très clair. A en juger par la quantité, elle allait devoir faire d'innombrables allers-retours, mais tu ne t'en sens pas coupable le moins du monde. Tu n'ajoutes rien, te contentant de prendre en main les photocopies qu'Emma avait pris soin de faire quelques heures auparavant.  Presque aussitôt, tu lâches un soupir. « Quand tu auras terminé, tu me referas ces photocopies. Je n'ai pas demandé de recto-verso. » C'est vrai, oui, mais tu n'as pas pour autant exigé le contraire. D'ailleurs, tu ne lui avais tout simplement apporté aucune précision. Cependant, mieux valait pour elle qu'elle ne fasse aucune remarque à ce sujet si elle ne souhaitait pas que tu la jettes du dixième étage sans plus attendre. Elle avait déjà été trop loin.
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 17/8/2016, 16:48

Tu n'as pas l'air de remarquer que je n'ai pas triés les derniers magazines. Mais à la limite, c'est pas le pire. Le pire, c'est le regard que tu me lances. Malgré moi, mon sentiment de victoire s'évanouit aussi rapidement qu'il était arrivé. Ok, j'aurai pu m'en douter. J'aurai dû m'en douter, même. Parce que contredire l'assurance, c'est s'exposer. Et toi, t'es l'assurance même. Du coup, je ne reprends pas une bouchée. Je suis peut être un peu arrogante, mais pas suicidaire. Quoique, tout ça va sans doute simplement me conduire à une mort rapide et efficace. Et comme t'es sadique, douloureuse. Rapide mais douloureuse. Comme le regard noir qui est fixé sur moi depuis trente secondes. Tu bouges enfin, retourne t'asseoir. J'attends la suite avec une impatience un peu terrifiée. C'est pas que tu fais peur. Tu fais paniquer. J'adorerais avoir ce niveau de pouvoir. Moi, on baisse juste les yeux quand je lance ce genre de regards. Je suis quasiment certaine que, même si je suis relativement respectée, je ne terrifie personne comme ça. Ou peut être la première année binoclarde à couettes de mon cours d'anglais renforcé. Et ses semblables. Toi, tu me terrifies moi, qui ait bâti un caractère et une apparence de princesse inébranlable. Comment tu fais ?

« Tu crois que c'est bon ? » Je réponds pas. De toutes façons, tu n'as pas fini. « Tu veux savoir ce que je crois, moi ? » Bof, pas des masses. Mais bon. « Ce que je crois c'est que je n'ai aucunement l'intention de refaire la décoration de mon bureau avec ces piles de magasines. » Au début, je suis soulagée. C'est moins pire que ce que j'attendais. Au moins, tu ne m'as pas balancé de chaussures à talons aiguilles dans l’œil pour avoir osé tenir tête -bien qu'en vérité, j'ai obéi. Mais le moment est mal venu pour lancé le débat. « Je vais en faire quoi de ça, moi ? » Je suis ton regard vers les piles. Qu'est-ce que j'en ai à fiche, moi, de ce que tu comptes faire de ça ? C'est pas mon problème. « Je ne vais pas les garder ici » Oh, je vois. « Allez, ils ne vont pas descendre aux archives tout seuls avec leurs petites jambes. » J'ai été carrément stupide, au final. Je soupire à l'idée des aller-retours qu'il va falloir faire. Au moins, mon maillot de foot, il est fait pour qu'on sue dedans. Dégueu. « Quand tu auras terminé, tu me referas ces photocopies. Je n'ai pas demandé de recto-verso. » Seigneur, t'as vraiment la palme. Même dans un film, j'y croirais pas. J'attends la fin de tes consignes. Quand ça m'a l'air d'être bon, je prends la première pile, après avoir déposé mon sandwich entamé sur ton bureau. Bon, je suis peut-être un peu suicidaire. « Je fais ça tout de suite. », je fais. La pile est plus haute que ma tête. « Je vois qu'on est un peu mauvaise perdante », j'ajoute à voix basse. T'es une tyran, et je suis une vraie gamine. Je me donne moins de quinze ans d'âge mental, à ce stade. Et comme tous les gosses, je suis froussarde -et dotée d'un instinct de survie-. Je déguerpis dans le couloir avec ma pile de magazines poussiéreux dont tout le monde se fiche.


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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 21/8/2016, 16:18

You must be fucking kidding me
Tu parles, tu parles, tu parles... et tu vois la petite Emma te regarder d'un air bovin comme s'il ne se passait absolument rien ou qu'elle ne comprenait pas grand chose à la situation. Et effectivement, si elle pensait pouvoir se mesurer à toi et s'en sortir vainqueur, elle n'avait réellement rien compris. Pour autant, elle ne se permet pas de croquer une nouvelle fois dans son pauvre espèce de sandwich et ça, c'est déjà une satisfaction. Il faut dire qu'elle ne t'en offre pas beaucoup depuis qu'elle a mis les pieds ici alors tu apprends doucement mais sûrement à apprécier les quelques petits bonheurs de ce genre, même s'il est clair qu'elle ne te les offre pas de bon coeur. Après tout, tu n'as que faire de ce qu'elle peut bien penser ou ressentir ; ça te passe au-dessus du cigare, comme tout le reste d'ailleurs. A partir du moment où toi tu te sens bien dans tes baskets – ou plutôt dans tes escarpins de luxe parce que Dieu seul sait que tu ne mettra jamais tes pieds délicats dans de telles immondices et autres sacrilèges de la mode – tout va. Pas d'exception pour cette fois non plus. En dépit du sourire décomposé de la jeune stagiaire, toi, tu te sens étonnement heureuse. Heureuse de pouvoir jouer de ces nouvelles cartes dont elle n'a encore pas vu la couleur. Heureuse de pouvoir surenchérir. Heureuse de pouvoir lui en faire baver plus encore. Sans même t'en apercevoir, tu lâches d'ailleurs un soupir songeur significatif de cette satisfaction si appréciable que tu ressens. Décidément, tu ne te lasseras jamais de ce doux sentiment de supériorité. Le plus incroyable toutefois, c'est que malgré tout, la jeune Lecomte n'hésite pas à déposer son sandwich à moitié grignoté sur ton beau bureau. Une grimace de dégoût vient immédiatement déformer ton visage à la vue de ces deux tranches de pain à la couleur et au contenu plus que douteux. Sans une once d'hésitation, tu t'empares d'un crayon à l'aide duquel tu fais glisser le fameux sandwich jusqu'au bord de la table pour finalement tomber tout droit dans la pouvelle juste en dessous. « Tu mangeras demain », tu lances avant de chausser tes lunettes et te mettre au travail à ton tour. Du temps, t'en perds déjà assez à cause d'elle, inutile de continuer.
Tu ignores combien de temps à passé, mais malgré les allers-retours d'Emma, t'as réussi à totalement oublier sa présence. Ce n'est que lorsque tu l'entends se racler la gorge que tu daignes poser tes yeux sur elle pour la première fois depuis qu'elle a accepté de descendre toutes les piles de magazines aux archives. Elle est plantée là, debout en plein milieu de ton bureau, et t'as bien envie de lui dire que si t'avais vraiment eu envie qu'on te gâche la vue d'une telle manière, t'aurais au moins opté pour une jolie plante, pas pour une stagiaire en sueur, perdue dans un tshirt immonde. « Ah, t'es encore là », tu lâches presque trop naturellement d'un ton qui se veut à la fois étonné et déçu. Tu lui en fais voir de toutes les couleurs, et pourtant, elle revient sans cesse comme un petit chien qui jouerait à la balle. Le hic, c'est que t'as toujours détesté les bêtes à poil – et même les bêtes en général, qu'elles aient des poils, des plumes, des écailles ou quoi que ce soit d'autre. Néanmoins, tu dois bien admettre que tu apprécies sa détermination. Beaucoup ont été traités de la sortes par tes soins et ont très rapidement capitulé. Emma, elle sait ce qu'elle veut la petite. Alors, pour la première fois de ta vie – et très certainement la dernière fois aussi – tu entreprends faire semblant de t'intéresser à ses objectifs professionnels. La vérité, c'est que c'est aussi et surtout pour t'aiguiller sur la façon dont tu vas pouvoir l'utiliser à bon escient les jours à venir, ne sachant pas encore à quelle sauce tu as envie de la manger. D'un air las, tu poses tes lunettes sur le bureau et joint tes deux mains entre elles. « Alors, dis-moi... » Pensant sûrement que l'engagement d'un dialogue était l'occasion de s'asseoir pour un temps, Emma se rapproche de l'une des chaises en face de toi dans le but de s'y installer. Sourcils arqués, tu agites ton stylo dans les airs. « Non non, reste debout toi. » Alors qu'elle recule d'un pas ou deux, tu en profites pour t'adosser confortablement dans ton fauteuil. « Qu'est-ce que tu recherches ici ? Quel est ton but ? » Tu lui adresses un regard glacé avant de poursuivre histoire qu'elle ne se fasse pas de faux-espoir en croyant à tort de son cas t'importe et que tu vas finalement essayer de lui attribuer les prochaines tâches en conséquences de sa réponse. Il est clair que non, ce ne sera pas la cas. La seule chose qui t'importe en réalité, c'est la manière dont tu vas bien pouvoir utiliser son cas pour satisfaire le tien et te décharger du poids qu'elle est déjà pour toi. « Tu m'as prouvé plus d'une fois que tu avais un franc parlé, qui est franchement insupportable d'ailleurs, mais passons. Alors c'est le moment. Dis-moi clairement ce que tu attends de moi maintenant. » Le sourire diabolique qui étire discrètement tes lèvres n'augure rien de véritablement bon. C'est vrai, t'as une idée derrière la tête.
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 15/9/2016, 18:42

Je fais semblant de pas voir mon sandwich atterrir dans la poubelle. Ni d'entendre ton Tu mangeras demain. J'essaye de ne pas trop penser à de la nourriture, mais évidemment, je m'imagine aussitôt un truc consistant et gras. Crétin de cerveau. J'irai manger en sortant d'ici. Si je sors d'ici un jour, s'entend. Parce que même si j'ai l'air de te taper sur le système, tu rallonges constamment la liste de mes tâches. Je sais pas, tu peux pas me jeter dehors, histoire que je puisse me plaindre à mon école et que je finisse tranquillement cette journée ? Bah non. Et comme j'ai pas le choix, et qu'être stupide n'a jamais fait accélérer le temps, j'obéis.

Je sais pas combien d'allers-retours j'ai fait, mais mon corps, si, de toutes évidences. J'ai tellement mal au dos que le Paradis prend la forme d'un spa et d'un massage. Sans parler de mon ventre qui gargouille, de mon t-shirt qui colle et de mon envie de brûler, vite fait bien fait, tous ces foutus magazines. J'arrive pas à croire que moi, Emma Lecomte, je sois dans un état aussi lamentable. Toute dégoulinante de transpiration et de puanteur. Berk. Une fois que j'ai descendu la dernière pile, avoir regretté pour la énième fois d'en avoir fait des si hautes, et que je suis remontée en ayant l'impression d'aller en enfer, je me poste devant toi. Tu n'as même pas l'air de constater ma présence. Evidemment. Du coup, je me racle la gorge en ayant l'impression d'être une beauf. Ah, t'es encore là. Attends, ça veut dire que j'aurai pu partir ? Je me met à regretter de pas avoir saisi l'occasion. Et puis, soudain : Alors, dis-moi... Une conversation. Wow, je savais même pas que tu pouvais. Je m'affale plus que je ne m’assoies sur une des chaises (que j'ai déjà largement trop vues dans ma vie). Et la sentence se fait pas attendre. Non non, reste debout toi. C'est peut-être carrément de la maltraitance. Si je le prouve, je peux peut-être t'embêter encore un peu, non ? Je me relève, recule. Histoire de pas être à portée de talons aiguilles. Qu'est-ce que tu recherches ici ? Quel est ton but ? J'y crois pas. Et ton regard fait fondre mes faibles espoirs. Je suis partagée. J'ai bien envie de répondre honnêtement, que je cherche à apprendre les coulisses d'une grosse rédaction (puisque nul doute que je ferai partie de ce type de journaux), mais quand t'es dans le coin, tout ce que je peux dire sera retourné contre moi, inévitablement. Pendant ce temps, tu poursuis : Tu m'as prouvé plus d'une fois que tu avais un franc parlé, qui est franchement insupportable d'ailleurs, mais passons. Alors c'est le moment. Dis-moi clairement ce que tu attends de moi maintenant. Ce que j'attends de toi ? Là, maintenant, un repas. Mais pas sûre que ça soit la bonne réponse. Les mots "humanité" et "bienveillance" ne doivent rien te dire. Je finis par le faire à l'instinct, comme d'habitude. Apprenez-moi à avoir votre professionnalisme, et votre charisme, je fais. Bon, ça peut passer pour du fanatisme, d'accord. Mais c'est vrai. Je sais que je suis déjà pas mal dans le domaine de la manipulation, que ce soit des gens ou des situations, et dans tous ces petits trucs qui font les filles populaires en cours, et les reines dans le monde extérieur. Et professionnalisme, parce que t'es Mérédith Delmare, que tout le monde te connaît parce que t'as bâti un empire autour de toi, et que tu mène Vogue dans les meilleures directions depuis toujours. Et puis, je sais pas trop ce que tu pourrais retourner contre moi, là dedans. Je reste un peu naïve, ok.



Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 10/10/2016, 21:34

You must be fucking kidding me
« Apprenez-moi à avoir votre professionnalisme, et votre charisme. » C'est beaucoup trop naturellement que tu relèves fièrement les épaules alors que la demoiselle flatte délicieusement ton ego. Quelle exquise sensation que de ressentir cette franche admiration qu'elle te porte. Tu te doutes qu'elle n'est pas la première et certainement pas la dernière, mais tu as toujours fortement apprécié que l'on te caresse dans le sens du poil, histoire de le rendre encore plus luisant qu'il ne l'est déjà. Un sourire faussement modeste au coin des lèvres, tu te redresses sur ton trône en cuir avant de jauger sa petite personne de haut en bas. Le constat était évident : Emma n'avait aucune classe, aucune élégance, aucune prestance. En bref, elle n'avait rien de la femme que tu étais. D'ailleurs, elle n'avait même rien d'une femme tout court. Au contraire, elle avait tout de la gamine lambda à la fausse originalité devenue trop banale. A cette simple pensée, tu hausses les sourcils alors que tu es soudainement prise de dégoût, de dépit, et de déception. Trois mots en D qui te mèneraient très bientôt à un quatrième si tu ne faisais pas quelque chose pour elle incessamment sous peu : la dépression. A ce stade, tu n'exagères que si peu. Tu exècres la banalité autant que le mauvais goût et que tout un tas d'autre chose qui, par chance, n'entrent pas en ligne de compte dans cette situation. « Apprendre ? », tu répètes, interloquée. Un rire sans joie et un brin mesquin fend l'air. « Ma grande, ce n'est pas quelque chose qui s'apprend. La rigueur, la prestance... ce sont tout un tas de chose que l'on possède. Alors non, ça ne s'apprend pas. Ça se cultive, tout au plus. », tu tentes de lui expliquer non sans ponctuer tes propos d'un soupir las. Tu profites du silence qui suit alors pour guetter une quelconque réaction de la part de la demoiselle. Elle te semble plutôt déconfite. Ou bien est-ce l'expression normale de quelqu'un qui vient de faire d'innombrables allers-retours, des tas de magazines dans les bras ? Tu n'en sais rien et en vérité, tu ne souhaites pas le savoir. Ça t'importe si peu de toute façon. Néanmoins, tu prends tout de même la peine de te lever et de te diriger tranquillement vers elle. Tu prends plaisir à la toiser sans piper mot parce que t'es persuadée qu'elle balise alors qu'elle ignore encore à quelle sauce elle va être mangée. « Bien sûr, avec le temps, j'ose espérer que mon professionnalisme et mon charisme - comme tu dis - déteindront sur toi. », tu finis par ajouter en agitant tes mains dans les airs d'une manière on ne peut plus impérieuse. Même une duchesse n'en ferait pas tant. Quoi qu'il en soit, ce dont tu ne doutes pas, c'est qu'il n'y a qu'en travaillant pour toi qu'Emma pourra espérer devenir quelqu'un un jour. Tu as beau lui certifier que ces choses ne s'apprennent pas, elles peuvent sans aucun doute s'accroître si l'on s'y prend bien. Toi ? T'es une merveille en la matière. Un maître. Une règle de l'art. « Pour commencer, travailler sur ton allure serait une bonne chose. Une chose essentielle même », tu reprends en grimaçant face à son accoutrement ridicule d'adolescente retardée. Ce n'est pas parce que tu la prends occasionnellement pour ton larbin qu'elle peut s'abstenir d'être présentable. Tu es Mérédith Delmare, bon sang. Même tes poubelles sont des poubelles de luxe, alors tes stagiaires se doivent de l'être aussi. « Suis-moi », t'exiges d'un air contrit, comme si t'étais obligée de t'occuper d'elle. Il faut dire que c'est plus ou moins le cas puisqu'elle n'a pas l'air de le faire elle-même à en juger par ce maillot. Il a l'air encore plus hideux que la première fois où t'as posé les yeux sur lui. Ça te décolle la rétine. Aussi, tu détournes rapidement le visage et te diriges vers l'ascenseur le plus proche sans même vérifier qu'Emma te suit bien. Finalement, la perdre dans les locaux serait plus une bonne chose qu'une mauvaise. Manque de chance, c'est bien elle qui s'apprête à pénétrer dans l'ascenseur. D'ailleurs, tu n'hésites pas une seconde à lui faire signe de te laisser y entrer avant elle. Même dans les endroits aussi exigus il y a une hiérarchie à respecter.
Tes talons claquent classieusement sur le carrelage immaculé du quatrième étage, et ce jusqu'à ce que vous arriviez finalement au repère de la couturière-styliste de Vogue Magazine. Tu restes un long moment silencieuse tandis que la demoiselle balaies chaque recoin de l'immense pièce. « Dans l'arrière salle se trouvent tout un tas de perles de la mode des anciennes collections », tu commences tout en t'y dirigeant d'un pas décidé. Certains vêtements ne sont déjà plus d'actualité cette saison, mais ils restent pour sûr bien plus acceptables que ce qu'elle porte actuellement. Et encore, t'es gentille – faut croire que ça t'arrive encore de temps à autres tant qu'il ne s'agit pas de faire preuve de gentillesse envers les autres. « Christine, occupe-toi d'elle », tu commandes à la styliste qui vous a suivies jusqu'ici. « Elle en a bien besoin », tu te permets d'ajouter avec dégoût après avoir attrapé un bout de cet immonde tissu du bout des doigts. T'as la peau bien trop délicate pour toucher cette... chose... plus de quelque secondes. Heureusement, tu comptes sur cette fameuse Christine pour faire des miracles, bien que tu n'aies jamais cru en ce genre de cadeaux du bon Dieu. Non. La seule personne qui soit au-dessus des autres ici, c'est toi.
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MessageSujet: Re: you must be kidding me + emma ft mérédith. 19/11/2016, 11:01

j'balance ma phrase de lèche-cul, et t'as un sourire. et puis, tu te redresses, et ton regard examine ma tenue, mon attitude. nan, mais là, c'est pas du jeu. j'suis bien fringuée, normalement, j'y mets un point d'honneur. là, ok, j'ai dépassé les limites de la mode avec ce maillot, mais c'est la seule fois. sérieux, pourquoi fallait que ça tombe le seul jour où tu me laisse la possibilité de demander des trucs pareils ? Apprendre ?, tu répètes, comme si j'étais l'être le plus stupide du monde. Ma grande, ce n'est pas quelque chose qui s'apprend. La rigueur, la prestance... ce sont tout un tas de chose que l'on possède. Alors non, ça ne s'apprend pas. Ça se cultive, tout au plus. attends, mais c'est pas possible. tous les autres jours, je faisais gaffe à tout, comme je le fais depuis que j'ai quinze ans : tenue, attitude, expression, même mes mimiques sont décidées à l'avance dans le but d'être parfaite. tu ne peux pas tout de même croire que moi, là, suante et puante et fringuée comme le quadragénaire ultra parisien lambda, ce soit moi. ça, ça m'apprendra, tiens.

tu te lèves pour te diriger droit vers moi. j'arrête pas de me demander ce que tu as en tête. je suis en terrain inconnu et je déteste ça. Bien sûr, avec le temps, j'ose espérer que mon professionnalisme et mon charisme - comme tu dis - déteindront sur toi. au moins, t'as pas l'air de compter me tuer ou me renvoyer. c'est pas si mal. je hoche la tête, faut bien que j'ai une quelconque réaction, ne serait-ce que pour vérifier que j'ai pas laissé mon cerveau aux archives et qu'il commande encore mes muscles. Pour commencer, travailler sur ton allure serait une bonne chose. Une chose essentielle même. Suis-moi. j'm'attendais pas une seconde à ce dernier ordre. et j'te suis, évidemment, partagée entre l'hallucination de ce qui est en train de se produire et la flemme d'y assister. j'ai tellement envie d'un grec et d'un lit, là. on arrive au quatrième. je viens rarement par ici (c'est tellement plus instructif de faire des aller-retours entre ton bureau et les archives), mais quand on débarque dans le bureau de la styliste du magazine, mon côté princesse reprend le dessus. des fringues. partout. woah. t'indique l'arrière salle. j'vais avoir droit à l'ancienne collection, mais l'ancienne collection de vogue, c'est carrément avant-gardiste comparé à la plupart des boutiques de prêt-à-porter que je connais. tu te tournes vers la fameuse styliste. Christine, occupe-toi d'elle. Elle en a bien besoin. si mal s'habiller pour aller au taf, ça offre des situations pareilles, la prochaine fois, je viens à poil. tu tournes les talons, et j'offre un sourire à christine, genre, je suis mal habillée mais on va s'entendre, promis. elle, elle a aussi un sourire, mais crispé, et j'entends d'ici ses commentaires mentaux sur le maillot. mh, bon. elle commence à m'indiquer d'autres vêtements, et je sais que j'vais m'en tirer. la porte claque derrière toi. tu m'impressionnes tellement, delmare. j'te jure, j'suis complètement fan.

TERMINÉ.


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