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long time no see... (Cesar)

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MessageSujet: long time no see... (Cesar) 28/2/2016, 22:22


Long time no see...
Hugo & Cesar


Encore une journée comme une autre. Pas que je pouvais me plaindre après tout, j'avais un quotidien banal, mais qui avait le mérite d'être tranquille. Je me levais en prenant mon temps avant d'aller sous la douche pour me réveiller. Au moins trente minutes plus tard, je sortais de la douche, frais comme un gardon, avant de me promener nu dans mon studio pour rejoindre ma penderie et enfiler des vêtements convenables. Une fois habillé, j'allais dans ma cuisine pour manger un petit bout, me dépêchant avant de quitter mon foyer. Je prenais du temps pour me réveiller, mais c'était toujours du temps gâché sur mon petit-déjeuner. Enfin, ce n'est pas comme si je mangeais beaucoup le matin. Je prenais le métro le plus proche pour me rendre jusqu'à mon lieu de travail. Une fois là-bas, je saluais mes collègues avant d'enfiler ma tenue de travail et de me préparer pour une journée à servir. Ainsi, je prenais les commandes des clients et leur servait leurs plats. Certains étaient compréhensifs et souriants, d'autres étaient grognons et désagréables, mais c'était ça les avantages et inconvénients de ce métier. L'essentiel, c'est qu'il me permettait de gagner ma croûte et de me payer un toit, ce qui n'était pas pour me déplaire. Seulement, chaque jour, je pensais à la soirée, me demandant quelle chanson j'allais pouvoir interpréter cette fois et à quel point j'étais impatient de retrouver cette sensation qui me faisait frémir dès que mes doigts frottaient les cordes de ma guitare. La musique, c'était une part importante de moi, c'était ma passion.

Mais finalement, la journée n'allait pas être aussi banale que d'habitude. On m'indiquait un client sur l'une de mes tables et j'attendis un peu avant de prendre mon carnet en main et de me diriger vers cette table. « Bonjour monsieur, alors, que désirez-v... » J'avais levé les yeux et reconnu ce visage si familier. César, mon frère. Je n'avais pas pu m'empêcher d'étirer une grimace de surprise et de reculer d'un pas, ne m'attendant pas à cette situation. Est-ce qu'il était venu exprès ou est-ce qu'il ne savait pas que je bossais ici maintenant ? Peu importe la raison, il était là, face à moi, lui que je m'étais résolu à ne plus voir. La colère et la peine m'envahissait, je me dépêchais donc de me rendre en cuisine pour me calmer, pour reprendre mon sang froid. Emma. Je revoyais sa petite bouille dans ma tête et je retenais quelques larmes de couler. Je ne pouvais pas me laisser aller, pas ici, pas devant mon frère. J'inspirais un grand coup, près à lui faire face. Ainsi, je commandais un café pour lui et le lui apportais avant de m'asseoir face à lui. Il ne devait pas s'y attendre, surtout depuis notre dernière rencontre plutôt musclée.

« Salut, Cesar. J'espère que t'as envie d'un café, c'est tout ce que t'auras. » Ce n'était pas méchant, juste froid. Le temps était peut-être passé depuis la dernière fois, mais je n'avais pas envie de le voir plus pour autant. Je n'avais pas oublié ce qu'il avait fait ou plutôt, ce qu'il n'avait pas fait. La situation était de toute évidence gênante, je ne savais pas vraiment comment m'y prendre, mais je laissais mon esprit se vider pour sortir les premiers mots de ma tête. « Ôte moi juste d'un doute, tu n'es pas venu me voir intentionnellement j'espère ? » Un peu trop froid pour une entrée en matière, il fallait que je me rattrape. Il restait mon frère après tout, un abruti fini, mais quand même. Je gardais les yeux baissés, comme depuis le début, voulant à tout prix éviter son regard. Je ne voulais pas y lire quoique ce soit. Je ne voulais pas le regarder. « Enfin, j'espère quand même que ça va pour toi, du moins, que ça va mieux. » Au fond, j’espérais aussi que la mort de sa fille l'ait emmené six pieds sous terre, qu'il s'est senti au plus mal. Je ne voulais pas qu'il souffre, je voulais simplement qu'il se rende compte, qu'il comprenne. J'aurais voulu le voir inquiet lorsque sa fille était malade alors je voulais le voir souffrir maintenant qu'elle était partie. Je voulais m'assurer que c'était un déni à ce moment et pas simplement que mon frère était un monstre sans cœur.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 8/3/2016, 01:13


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Hugo & Cesar


Sans savoir pourquoi, ses pas le mènent dans le premier arrondissement de la capitale française. Il a besoin de décompresser et il a marché sans but pendant quelques minutes avant de se rendre compte qu’il avait presque traversé Paris de long en large et en travers. Il ne s’est pas aperçu qu’il a marché plus que nécessaire. Il avait tellement besoin d’air frais qu’il s’est laissé aller au gré des rues sans y prêter réellement attention à l’endroit où il se dirigeait. La nuit avait été éprouvante alors qu’il avait été de garde. Il avait perdu deux patients aux soins palliatifs et même si avec le temps il s’était fait à tout ça, il n’était pas sans cœur pour autant malgré ce que les gens pouvaient penser de lui. Sa famille devait sans doute le penser et surtout son petit frère Hugo au vu de la façon dont il lui avait parlé après la mort de Emma. César n’avait pas pu lui en vouloir parce qu’il n’avait pas tort après tout. Il sauvait des vies à longueur de journée mais n’avait pas pu sauver sa fille. Enfin, ce n’est pas qu’il n’avait pas pu la sauver, c’est simplement qu’il était trop occupé à se voiler la face. Soupirant, l’oncologue chasse ses pensées noires de son esprit. Il est sorti pour se détendre un peu et ce n’est pas en ressassant tout ça qu’il pourra relâcher ses muscles. Le trentenaire se met alors à regarder autour de lui pour se repérer. Il reconnait un des bars où il se rend de temps en temps quand il a envie d’aller un peu plus loin que vers chez lui. Il n’est donc pas loin du travail de son petit frère. Il a appris par Jeanne, que Hugo travaille maintenant comme serveur pour se payer son loyer. Bien qu’il ne le dira pas, César est fier de lui. Il n’a pas choisi une voie facile avec la musique, mais il ne se décourage pas et continue ses rêves. Un sourire aux lèvres, il se demande comme il va. Depuis l’enterrement de Emma, il ne l’a pas revu. Ses paroles ont été très claires à l’hôpital. Il lui en veut d’avoir laissé mourir sa fille et ne souhaite ni le voir ni lui parler. Seulement, le musicien manque à son grand frère. Il décide alors de se diriger vers son bar en ne sachant pas vraiment quel accueil il va recevoir. Il marche encore quelques mètres avant de se retrouver devant l’enseigne. César voit Hugo sourire à une des clientes et prendre sa commande. Il a l’air en forme et ça le rassure. Il n’a pas l’air d’avoir trop maigri ou même trop grossi. L’oncologue observe son petit frère pendant quelques minutes, le temps de repérer son secteur avant de rentrer et de prendre place sur une des tables vide. Il n’attend pas longtemps avant que Hugo pointe son nez et s’empresse de lui demander ce qu’il veut commander en levant la tête vers lui. Il est coupé dans son élan par la surprise. « Bonjour Hugo. » est tout ce qui sort de sa bouche avant que son frère ne recule sous le choc et tourne les talons pour ne faire il ne savait quoi. Il revient quelques secondes plus tard avec un café et se pose devant lui avec un café. Ça fait légèrement sourire César, parce que malgré toute la rancœur qu’il doit avoir contre lui, il se rappelle de ce genre de petits détails. « Je m’en contenterai… C’était ce que j’allais commander de toute façon. » dit-il en réponse à la phrase froide et distance qu’il lui lance. En même temps, le trentenaire ne peut pas en vouloir à son petit frère. Il a agi comme un con avec la maladie de sa fille et même après. La preuve, avec ce qu’il réplique à Hugo. « Comme si j’avais que ça à faire venir te voir… Je reviens d’un rendez-vous et je voulais prendre un café, c’est tout… Te fais pas de fausses idées sur mes intentions, Hugo. » Mais qu’est-ce qu’il est con ? Pourquoi faut-il qu’il réagisse de cette façon avec son petit frère alors qu’il est clairement là pour savoir s’il allait bien. Même si son ton est froid, il est persuadé qu’il aurait apprécié un « désolé » ou même une parole gentille de celui qu’il prenait en modèle étant petit. Mais c’est impossible pour César d’être gentil dans cette situation. Il sait très bien que ça ne changera en rien leur relation. La colère, la rage, la rancœur que Hugo possède à son encontre doivent être encore bien trop présente pour qu’il puisse lui pardonner un jour… S’il le fait. Inconsciemment, César espère que ce sera le cas un jour. Il a l’espoir que dans quelques temps quand il aura arrêté de jouer au con, il pourra présenter des excuses à toutes les personnes qu’il a blessé dans son processus de déni. La voix du brun le fait revenir sur terre et il lui prête à nouveau attention. Est-ce que ça va réellement mieux ? Non pas vraiment. A vrai dire, il n’a jamais été aussi au fond du trou que maintenant. Seulement, il ne peut pas lui dire. Il se ferait une joie de se réjouir de son mal-être. « Ouais on peut dire que ça va. Je travaille beaucoup alors j’ai pas le temps de penser à autre chose… » Un soupir imperceptible sort de sa bouche alors qu’il se frappe mentalement. Qu’est-ce qu’il peut être con. « T’as l’air d’aller bien toi aussi… ça fait plaisir à voir. » Il souris légèrement avant de l’effacer de son visage et de boire une gorgée de café pour cacher son malaise.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 8/3/2016, 21:17


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Est-ce qu'il avait changé ? Comment il était mon cher frère que je ne voulais plus revoir ? Pour m'en rendre compte, il fallait que je l'observe de manière furtive. Je ne voulais pas qu'il voit que je m'intéressais à lui malgré tout, je ne voulais pas qu'il sache qu'au fond de tout ça, il restait mon frère et que je ne lui pardonnerais pas si facilement, mais que je ne pouvais arrêter de l'aimer comme tel. Il avait quelques petites rides, mais rien de bien méchant, sûrement dues à son boulot prenant. Il n'avait pas l'air d'avoir grossi ou maigri et son air semblait aussi serein qu'auparavant. Ça m'énervait, je ne pouvais m'empêcher de me mordre les lèvres tandis qu'il affirmait n'être venu que pour du café. Ça m'énervait ça aussi, le fait de découvrir que mon grand-frère se fiche de ne plus me voir, qu'il ne cherche pas à s'excuser après tout ça. Mais ce qui m'énervait le plus, c'était de me rendre compte qu'il n'avait pas changé. Des cernes sous les yeux, une taille plus mince, ça m'aurait permis de me rendre compte que Cesar avait bel et bien était très affecté par la mort de sa fille, mais il était toujours pareil. Je sais qu'il en a été attristé, comme toute la famille et sans doute que ça lui a fait atrocement mal, mais j'ai l'impression qu'il continuait de renier cette histoire. Je me trompais peut-être c'est sûr, mais c'était l'hypothèse la plus plausible et ça me faisait chier. Comment ne pouvait-il pas encore être au bord du gouffre après avoir perdu sa fille ? Même moi je continuais de penser à elle sans arrêt et chaque fois que je revoyais la photo d'Emma, j'avais les yeux humides. Je n'étais définitivement pas prêt à lui pardonner et lui n'était pas prêt à réfléchir à tout ça.

Mon frère m'affirma bien aller et je retenais de claquer ma langue entre mes dents en signe de mécontentement. Est-ce qu'il voulait dire qu'il ne pensait pas à Emma ? Est-ce qu'il était venu pour se foutre de ma gueule ? Tant que ça concernait ma nièce, je n'étais jamais d'humeur à jouer et encore moins avec lui. Je relevais les sourcils, surpris par son air concerné. J'avais l'air d'aller bien ? Il fallait bien continuer à avancer malgré tout, mais là tout de suite, non je n'allais pas bien et c'était de ta faute. Je me rendis soudain compte que ma jambe bougeait inconsciemment, signe de ma colère intérieure et je tentais de me calmer avant qu'il ne le remarque à son tour. Je ne jouerais pas avec lui, mais puisqu'il avait l'air de vouloir faire comme si tout allait bien, alors il était temps de lui rentrer un peu dedans. « On peut dire ça... J'ai réussi à trouver un job ici, ça m'évite d'être à la rue et puis... Je joue aussi le soir, dans des bars, ça me rapporte un petit quelque chose et surtout c'est mon moment à moi. » Autant qu'il le sache après tout, je ne risquais pas de le croiser de toute façon puisqu'il avait l'air de se ficher complètement de sa famille ou du moins de son petit-frère. Hors de question que je lui en dise plus que ça en revanche, je ne comptais pas partager ma vie avec lui puisque j'estimais qu'il n'en faisait plus parti. Mon modèle était parti depuis un moment, cet homme face à moi n'avait plus rien à voir avec lui.

Il arrive qu'on me traite de connard c'est vrai, parce que je suis impulsif et que je peux être franc, mais là j'avouais être vraiment un connard. Du moins, pour ce que je comptais faire. Je me reculais dans ma chaise, observant vers le bar quand même si on avait besoin de moi, mais une serveuse me fit un signe négatif de la tête. Ils avaient compris que c'était sérieux, je n'étais pas du genre à refuser de travailler de toute façon. « C'est vrai que ça va un peu mieux, mais bon, je n'oublie pas malgré tout tu sais. Jamais je ne pourrais oublier la mort d'Emma, je refuse de nier les choses, contrairement à certains. » C'était de la provocation, pure et simple. Il me cherchait lui aussi alors peu importe si je le blessais, il fallait que je fasse sortir ma colère. Je lui en voulais, il savait et pourtant, il se pointait là. Il aurait pu se casser en me voyant bosser ici, mais non, il préférait me mettre dans cette situation gênante. Je sortis mon portefeuille de ma poche, en sortit la petite photo d'Emma que j’observais avec un sourire mélancolique avant de la poser face à lui sur la table. Ce n'était pas de la méchanceté cette fois, je voulais qu'il soit face à la réalité, aussi dure soit-elle. « Je garde toujours cette photo d'elle sur moi. C'est pas comme si j'en avais besoin, malgré le temps qui passe, je n'oublie pas son visage dans les moindres détails. Mais tu vois, de la regarder ça m'apaise des fois, ça me console. Bon, ça m'attriste aussi évidemment. » Je le fixais sans ciller des yeux avant de m'avancer un peu sur ma chaise. Désolé frérot, mais c'est pour ton bien. « Et toi, ça te fait quoi de la revoir ? »
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 16/3/2016, 22:38


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Pourquoi il a franchi le seuil de ce café en sachant pertinemment que Hugo se trouvait là ? Cherchait-il à se punir pour ne pas avoir pu sauver sa fille ? C’est la meilleure explication qu’il a pu trouver quand il s’est retrouvé face à son petit frère qui prend sa commande. Enfin, même pas, il s’en va juste pour revenir quelques instants plus tard avec un café noir comme César les aime. D’ailleurs il n’a pas l’air content de le voir après tout ce temps. Normal. Qui voudrait revoir son connard de frère qui s’est juste contenté de laisser passer le temps en espérant un miracle alors qu’il avait tout en son pouvoir pour faire quelque chose et aider sa fille mourante ? Personne. César le comprend bien, l’intègre bien. Pourtant, inconsciemment, il espère que Hugo lui a pardonné. C’est impossible, il le sait à l’instant où son frère ouvre la bouche. Il ne pourra pas lui pardonner facilement, pas après avoir laissé mourir sa filleule. Bien sûr qu’il se sent coupable de n’avoir rien fait. Mais il ne peut pas le dire, ni même le montrer. Pour le moment, il reste dans son personnage. Il n’est pas prêt de quitter César le connard parce que ça l’empêche de s’effondrer. Ça l’empêche de craquer et de pleurer toutes les larmes de son corps. D’ailleurs, il entre directement dans le personnage quand Hugo l’attaque avec sa venue ici. Pourquoi ne peut-il tout simplement pas dire qu’il lui manquait et qu’il avait envie de le revoir. Au lieu de ça, il lui lance des vacheries à la gueule, pensant que tout s’arrangera de cette façon. Or c’est faux, rien ne s’arrangera tant qu’il n’aura pas laissé ce connard de côté. La conversation se poursuit sur les banalités de base et le trentenaire est surpris qu’ils puissent discuter de la sorte, lui qui aurait pensé recevoir une boisson bien chaude à la figure. En parlant de ça, il avale une grosse gorgée de café, histoire que si jamais l’idée germe dans le cerveau de Hugo, il ne lui reste rien à balancer. César écoute attentivement ce que son frère lui donne sur sa vie et retient un sourire. Il est content de voir qu’il peut vivre un peu de sa passion pour la musique. Il se souvient qu’il a toujours été le plus artistique de la famille, toujours à suivre leur père pour l’écouter jouer ou même pour apprendre. « Dis pas de conneries… Papa et Maman t’aurait redonné ta chambre si jamais tu t’étais retrouvé à la rue. Et puis y a aussi Marie et Jeanne qui auraient pu t’aider. Mais au moins, tu essaies de vivre tes rêves… C’est bien. » César s’exclut volontairement de l’équation parce qu’il sait que jamais Hugo n’aurait pu accepter d’aide venant de sa part, pas après ce qui s’était passé un an plus tôt. Le plus vieux Peyre observe le jeune se reculer de sa chaise, lancer un regard vers une des serveuses avant de reporter son attention sur lui. Essaie-t-il de savoir s’il lui reste encore du temps pour le passer avec lui ? César ne sait pas. Il n’arrive pas non plus à savoir si c’est une bonne chose ou pas. Il a sa réponse quand Hugo reprend la parole et que Emma arrive dans la conversation. L’oncologue ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel et de soupirer. Il le sentait arriver gros comme une maison, mais bêtement, il avait pensé que sa fille ne viendrait jamais dans la discussion. Mais c’était sans compter sur le caractère borné de son petit frère. Ce n’était pas un Peyre pour rien. Le plus jeune sort son portefeuille de son pantalon et prend une photo qu’il garde précieusement. César n’a pas besoin de la voir pour savoir qu’il s’agit de Emma. Il se doutait bien qu’il avait gardé quelque chose en rapport avec sa filleule. Il retient de se lever et de partir parce que ça ne l’intéresse pas d’écouter ce que son frère a à dire. Mais il reste, parce qu’il sait qu’il a besoin d’évacuer tout ce qu’il pense de lui. Hugo pose alors la photo sous les yeux de César pensant peut-être afficher une expression sur son visage impassible. Cependant, il ne montre rien, se contentant de serrer imperceptiblement les dents et les poings. Le dernier garçon de la famille va trop loin. Ça va aller trop loin et finir en rapport de force entre les deux frères. César laisse son frère s’exprimer, évacuer tout ce qu’il pense de la situation avant de demander ce que ça fait de revoir sa fille en photo. L’oncologue a le choix de dire la vérité, d’exprimer enfin ses vrais sentiments. Mais au lieu de faire ça, il explose de rire. C’est un tic nerveux et il ne peut pas l’arrêter. Il s’en veut déjà pour ce qu’il fait actuellement et ce qui va suivre. « C’est bon, t’as fini ta petite crise ? Qu’est-ce que tu cherches en faisant ça Hugo ? Emma est morte, elle ne reviendra pas. Alors oublie la et avance, passe à autre chose. » Il ne rajoute pas, « parce que moi je ne peux pas et que tu dois le faire pour elle », même s’il en meure d’envie. Hugo va sûrement encore plus le détester mais il s’en moque. Au point où il en est… « Ou alors, tu continues de t’attacher à elle parce que tu sais que toi t’auras jamais d’enfants. Alors que moi si je retrouve quelqu’un d’autre, je pourrai la foutre enceinte et tout recommencer. » En gros, il dit clairement qu’il oubliera complètement Emma et que ce nouveau bébé remplacera sa fille. Seulement, il ne pense pas un mot de ce qu’il dit, pas un seul. Mais ça, Hugo ne le sait pas.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 23/3/2016, 09:49


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Tout ça n'était qu'une blague, une mauvaise blague, je ne voyais pas d'autres réponses. César n'aurait jamais été assez stupide pour venir me voir sans s'excuser et au contraire, en me cherchant encore plus. Non, ce ne pouvait être qu'un mauvais rêve tout au plus. Seulement, la réalité était bien là, dure et froide, et je sentais que bientôt, les choses tourneraient mal. Je ne m'étais pas laissé trop aller lorsque Emma est morte, par respect pour elle, mais nous n'étions plus à l'hôpital aujourd'hui. Tout avait commencé calmement pourtant, plus ou moins en tout cas. Il m'avait encouragé, je crois, sur le fait de suivre mes rêves, me rassurant que la famille serait là pour lui. Il ne s'était pas cité, mais ce n'était pas plus mal, il savait bien qu'il ne devait pas le faire. Non pas qu'il ne m'aiderait pas, quoique, mais je n'accepterais jamais son aide. En fait, je n'aurais pas trop osé le demander au reste de la famille non plus, préférant me débrouiller seul. J'avais vingt-cinq ans maintenant, c'était à moi de me prendre en charges, je ne pouvais pas encombrer mes sœurs ou mes parents. Oui, tout se passait plus ou moins dans le calme, pendant un moment. Je sais que c'est moi qui ait lancé les hostilités, bien qu'il n'ait pas non plus aidé à calmer la situation, mais je lui en voulais tellement de voir qu'il ne s'excusait pas. Je lui en voulais qu'il ne comprenne pas, qu'il n'essaie même pas de paraître désolé. Je lui en voulais de ne rien montrer, aucune émotion ou ressenti, rien. A son propre frère. Alors, je me suis emporté, c'est vrai et tout a empiré à partir de là.

Je lui ai montré la photo, je suis allé loin c'est vrai, mais c'était simplement pour voir une réaction. Le voir s'énerver ou pleurer, c'était ça que je voulais. Seulement, César n'était pas comme ça, peut-être qu'il ne ressentait rien par rapport à tout ça. Non, ce n'était quand même pas possible. Il se met à rire, devant la photo de sa défunte fille. Je ne peux m'empêcher d'écarquiller les yeux, surpris par cette réaction, la seule que je n'attendais pas. Il rit ? Face au visage de sa fille ? Je serrais les poings sous la table, le détestant un peu plus. Mais ce n'était pas fini. Je fus encore plus surpris d'entendre les mots qu'il prononçait. Emma est morte, passe à autre chose. En soit il n'avait pas tort, mais un père ne devrait pas avoir à dire ça, ne devrait pas le faire. Comment pouvait-il être si froid face à ça ? Mais le pire restait à venir. Je serrais les poings un peu plus encore alors qu'il s'en prenait à moi cette fois et qu'il dénigrait complètement sa propre fille. Est-ce que c'était vraiment ce qu'il pensait ? Il se fichait vraiment de sa fille ? J'étais choqué, triste. « Vraiment César ? C'est vraiment ce que tu penses ? » Ma voix trahissait la tristesse que j’éprouvais. Je n'allais pas pleurer, surtout pas devant lui, pas après ça. Je levais malgré tout des yeux humides vers lui, le fixant dans les yeux. « Où est passé mon grand frère ? Où est passé cet homme que j'admirais ? Cet homme qui savait être attentionné auprès des gens, qui les aimaient ? » Il n'était plus, plus du tout. Je ne comprenais pas comment j'avais pu me tromper encore plus que je ne le pensais sur son compte.

La colère devint plus puissante, prenant le pas sur la tristesse et je me levais, faisant mine de m'en aller. En fait, j'hésitais encore un moment. Impulsif que j'étais, c'était trop beau de penser que je pourrais m'en aller aussi facilement. Serrant à nouveau le poing, je lui filais une droite en plein dans la joue, laissant ma rage s'exprimer. Je sautais sur lui, le renversant de sa chaise, pour le surplomber contre le sol et lui asséner un second coup. Il était plus fort que moi, je le savais, mais je profitais de la surprise tant que je le pouvais. « Comment tu peux te moquer de sa mémoire comme ça, hein ?! C'est ta fille bordel ! Ta chaire et ton sang ! » Je le frappais au torse, sachant qu'il arrêterait mon coup si je visais sa tête à nouveau. Je continuais de frapper, ne faisant pas attention à s'il m'arrêtait ou non, ne craignait pas les retours que je me prendrais sans doute bien vite. « Non je ne peux pas l'oublier et passer à autre chose César ! Et tu sais pourquoi ? Parce que c'est ma nièce, parce que c'est ta fille ! Je l'aimais moi, tu peux comprendre ça ? Autant que je t'aime toi ou n'importe lequel de notre famille ! Et toi... Toi tu n'as rien fait ! Tu l'as laissé mourir à petit feu alors que tu aurais pu la sauver, depuis le début ! Si tu savais comme je t'en veux ! » Et mes coups le prouvaient, ça faisait un bien fou d'ailleurs. Je me fichais de provoquer un scandale, je me fichais qu'on entende ce que je disais, tout ce qui comptait était de me défouler sur lui. « Enfoiré ! »
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 23/3/2016, 22:04


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Les retrouvailles après plus d’un an sans se voir, ne se passent pas vraiment bien. Si pendant un temps, les deux frères arrivent à se parler normalement, quand Hugo sort la photo de Emma et commence à attaquer César sur sa mort, ce dernier ne reste pas de marbre et se défend. Cependant, il ne se défend pas comme on aurait pu s’y attendre. Il rit nerveusement et sort plein de vacheries à son petit frère. Il sait que ce n’est pas la bonne solution, que ça ne le fera être que plus détesté par Hugo. Mais puisque le plus jeune Peyre a amorcé les hostilités, César ne fait que le rejoindre. L’oncologue note le changement de comportement de son frère et se dit qu’il doit prendre sur lui pour ne pas le frapper là de suite devant tout le monde. Ses yeux reflètent toute la colère et la tristesse qu’il ressent face à la situation et le cœur du plus vieux se serre quand il prend la parole. Non, ce n’est pas ce qu’il pense et ça ne le sera jamais, mais il est bien obligé d’agir comme ça. « Est-ce que j’ai déjà quelque chose que je ne pensais pas Hugo ? » César n’est pas connu pour ses mensonges. Il a toujours été honnête avec tout le monde. Sauf depuis la mort de Emma. Depuis que la maladie de sa fille s’est déclaré, il a débuté ses craques et ça s’est amplifié avec sa mort. Les questions continuent de sortir de la bouche de Hugo et plus il les prononce et plus le cœur du trentenaire se serre. Il ne supporte pas cette sensation de décevoir encore une fois. Il pourrait changer son comportement, mais à quoi bon, il a déjà perdu tout ce qui comptait à ses yeux : sa femme, sa fille et sa famille. Petit à petit, tout le monde lui tournera le dos et il se retrouvera réellement seul. Ce jour-là, il pourra enfin expier ses fautes. César ne répond pas à son frère. Pourquoi faire ? Lui-même ne connait pas les réponses. Il le laisse se lever et partir. Seulement, ce n’était pas ce qu’il avait prévu de faire. Le trentenaire ne peut rien faire alors que le poing de Hugo s’écrase sur son visage. Une douleur sourde lui prend la pommette et remonte jusqu’à ses oreilles. C’est sûr, demain il aura un bleu à ce niveau. César grimace et est une nouvelle surpris par les mouvements de son frère qui se jette sur lui tel un animal enragé et qui continue à le frapper, cette fois-ci près de la lèvre. Il sent le goût du sang se répandre sur sa langue avec un horrible goût métallique. Il est renversé de sa chaise et tombe sur le dos tandis que Hugo s’acharne sur lui en crachant tout ce qu’il a sur le cœur. Si le premier réflexe de César a été de lever sa main pour attraper le poignet de son cadet, il la laisse bien vite retomber. Il ne va pas se défendre. Il va le laisser frapper de tout son saoul jusqu’à ce qu’il en est marre. Cependant, ce ne sont pas ses coups qui lui font le plus mal mais ses mots. Ils entrent en lui et arrachent petit à petit sa peau, son cœur. C’est comme s’il recevait des coups de poignards ou même qu’il le faisait en utilisant ses dents. Alors qu’il pensait qu’il allait encore recevoir des coups, une jolie brune arrive pour mettre fin à la colère de Hugo. « Abruti arrête toi. Tu vas te faire virer à ce rythme… Est-ce que ça en vaut la peine ? » Elle arrive à le lever et César en profite pour se relever et cracher au sol le sang qui s’est accumulé dans sa bouche. Il se masse la mâchoire et la pommette dans l’espoir que la douleur s’évanouisse en vain. Il en a au moins pour une semaine de douleur et au moins deux avec les bleus. Il soupire et pose un regard triste sur son frère. L’espace de quelques instants, César se montre fébrile et fragile. Il montre le visage que Hugo aurait aimé voir depuis tout ce temps. Celui de l’homme complètement dévasté par la mort de sa fille, celui de l’homme qui ne sait plus quoi faire. Ça ne dure que quelques secondes mais l’oncologue est sûr que son cadet l’a vu. Il remet alors son masque d’enfoiré. « C’est bon, ta petite crise est passée ? Tu t’es défoulé et tu vas mieux maintenant ? » César ne détourne pas son visage sans expression de celui de Hugo. Même ses yeux ne reflètent rien. C’est comme s’il était mort. « J’ai rien fait, parce qu’il n’y avait rien à faire. Elle était déjà condamnée. S’acharner n’aurait amené rien de bon. Seulement t’es trop con pour l’avoir vu… » Il marque un temps d’arrêt lançant un regard autour de lui avant de reprendre plus cruellement et froidement. « C’est pour cette raison que tu moisis ici comme serveur au lieu d’avoir fait des études ou même de vivre de ta passion. » Nouveau crachat au sol et il relève la tête encore une fois. « Si tu veux bien m’excuser, j’ai de vrais patients qui attendent que je les soigne… Eux au moins ne sont pas des causes perdues. » César tourne les talons pour quitter alors le café sans payer et sans lancer de dernier regard à son petit frère. Il sait qu’il y a été fort, qu’il n’aurait jamais dû dire toutes ces horribles choses. Cependant, Hugo a besoin de quelqu’un à blâmer et César tient parfaitement le rôle. Si pour qu’il se sente mieux par rapport à la mort de Emma, il le déteste lui, ce n’est rien du tout. Même maintenant, même après toutes ces années, il ne pense qu’à ses frères et sœurs avant son propre bonheur.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 24/3/2016, 12:48


Long time no see...
Hugo & Cesar


La rage m'envahissait, ma peine ne pouvait que s'exprimer que par les coups que je donnais à mon frère. Je ne me contrôlais plus vraiment, relâchant cette bête en moi qu'il avait façonné, laissant s'échapper tout ce que je ressentais depuis la mort d'Emma. Plus je frappais son visage ou son torse, plus je me sentais léger. C'était affreux, en un sens, de ne pouvoir se sentir mieux qu'en défigurant son propre frère, mais avec tout ce qu'il s'était passé récemment, je ne pouvais faire autrement. Je savais qu'il reprendrait vite le dessus, qu'il me rendrait la monnaie de ma pièce, mais non. Il ne se défendit pas, à aucun moment et il se contenta d'encaisser mes coups sans broncher, de me laisser m'exprimer, de me laisser lui faire mal. Pourquoi ? Je ne pouvais m'arrêter, même s'il ne ripostait pas, mais je ne comprenais pas pourquoi il ne faisait rien. Il m'avait poussé à bout, il me cherchait, alors pourquoi est-ce qu'il ne continuait pas ? Pourquoi il se contentait de subir ma furie ? Au fond, ça me faisait mal. J'aurais aimé qu'il me frappe. Non, je n'étais pas masochiste, mais s'il ripostait, c'était un signe d'expression, une preuve que tout cela l'affectait. C'était frustrant, terriblement et au final, même le frapper n'arrangeait rien.

Je sentis tout à coup des bras m'entourer et forcer pour me relever, m'éloigner de César. La voix d'Elsa résonna, me calmant alors et m'empêchant de m'acharner un peu plus sur mon frère qui n'était pas beau à voir. Heureusement qu'elle m'avait arrêté, que ce soit pour mon boulot ou pour mon frère. Ma colère se calmait légèrement, tandis que j'avais les poings qui me brûlaient et que j'étais épuisé. Je croisais le regard de mon frère, qui me surprit. Il avait l'air triste. Enfin. Enfin je pouvais voir quelque chose dans ses yeux, enfin je voyais un sentiment de tristesse depuis tout ça. J'étais perturbé par ce que je voyais dans ses yeux, perdu. Qu'est-ce qui était vrai et qu'est-ce qui ne l'était pas ? A quoi est-ce qu'il pouvait bien penser ? Pourquoi tout ça ? Bien vite, son air changea, mais je l'avais vu, c'était plus que suffisant. Il devient à nouveau ce connard qui lance des piques, qui tente de me blesser. Je ne peux nier ce qu'il me dit, je moisis en tant que serveur alors que ce n'est pas là ce que je veux, pas du tout même. Mais en fait, ses piques ne me font pas autant d'effets que tout à l'heure. J'ai toujours ce regard en tête, celui qu'il s'est dépêché de cacher. Qu'est-ce que ça voulait dire ? César était du genre franc, pourtant, il me cachait quelque chose cette fois, j'en étais sûr.

Une cause perdue hein ? Essoufflé, je ravalais ma salive, l'observant commencer à s'éloigner, à partir d'ici. Tout ça pour ça ? Pour ce genre de scène ? Non, c'était trop facile. « J'en ai pas fini César, je t'interdis de te casser comme ça ! » J'observais autour de moi les clients qui nous fixaient, entre l'incompréhension et une sorte de peur. Elsa avait raison, je ne pouvais pas risquer mon poste ici. J'avançais d'un pas décidé vers mon frère, le poussant sans violence dehors avant de fermer la porte du café. Il valait mieux continuer tout ça ici, où je ne risquais pas ma place. J'espérais qu'Elsa pourrait me trouver une excuse auprès du patron. « Tu parles de causes perdues ? Mais regarde toi mon vieux ! Tu es la cause la plus perdue des environs ! Comment tu peux penser soigner tes patients alors que tu ne peux même pas te soigner toi ! » Que penser de mon frère ? C'était un enfoiré oui, il avait laissé crever sa propre fille, mais ce regard de tout à l'heure, qu'est-ce qu'il signifiait ? « Je sais pas à quoi tu joues, je comprends pas ce qui est vrai ou pas chez toi depuis que tout ça a commencé, mais tu devrais sans doute commencer à réfléchir à propos de toi ! » J'étais essoufflé, je repris alors ma respiration un moment, laissant un blanc s'installer entre nous. « Tu continues à me chercher, à te rendre détestable et pourtant... Pourtant tu me laisses te frapper sans répondre ? Tu sais pourquoi toute la famille te déteste ? Pourquoi t'es seul ? Parce que tu fais n'importe quoi ! D'abord, tu nies complètement la maladie de ta fille jusqu'à ce qu'elle en meure et ensuite, tu prétends te ficher complètement de sa mort ? Réveille toi César, arrête de jouer au con ! Personne ne te déteste à ce point, malgré tout ce que tu fais, tout ce que tu dis. Même moi, je ne peux pas m'empêcher de t'aimer. T'es mon grand frère putain, t'es mon modèle ! Tu te rends compte à quel point tu me manques ? Pourquoi est-ce que tu ne peux tout simplement pas t'excuser ? Pourquoi tu ne peux pas juste demander pardon à tout le monde ?! » J'en avais sans doute trop dit, mais je n'en pouvais plus de ça, de lui, de son comportement. J'avais besoin de mon frère, qu'il le comprenne ou non.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 28/3/2016, 23:50


Long time no see...
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Le laisser le frapper, c'est tout ce que César est capable de faire, pour l'aider à sortir toute la haine qu'il garde en lui. Il sait qu'il lui suffirait de dire « je suis désolé » pour que tout soit arrangé, mais il ne sait pas faire. Il a déjà eu du mal à le sortir à Claire, alors, s'il doit le ressortir à son frère, c'est peine perdue. Du coup, il lui sert de punching-ball. Les coups ne lui font pas vraiment mal, sauf ceux qu'il reçoit au visage. Ceux-là vont laisser une marque pendant quelques temps. César aurait pu éviter tout ça s'il l'avait voulu. Il a toujours été plus fort que l'autre garçon de la famille, mais aujourd'hui il le laisse. Ça l'aide sûrement à tout extérioriser. Il se fait frapper, jusqu'à ce qu'une brune l'aide sans le vouloir et arrête Hugo. Il semble revenir à la raison et César enchaîne encore une fois sur sa fille et le reste. Il veut que son petit frère aille de l'avant, mais il semble coincé dans le passé ce qui n'est pas une bonne chose. Il lui dit ce qu'il a sur le cœur avant de tourner les talons pour quitter les lieux. Seulement, c'était sans compter sur l'entêtement de Hugo qui le stoppe net. L'oncologue se retourne pour lui faire face avant de jeter un coup d’œil aux clients qui les regardent comme s'ils étaient des aliens. Il soupire tandis que Hugo le pousse dehors sans ménagement. Bon, au moins, il a l'intelligence de continuer dehors. Heureusement, parce que sinon, à coup sûr il se serait fait renvoyer. Il commence alors à parler et ce qu'il dit fait sens. C'est vrai qu'il est une cause perdue, un déchet qu'on ne veut même plus aider. Son petit frère n'a pas tort et pourtant, jamais il ne lui dira. Plutôt se couper la langue que de l'admettre. Hugo continue sur sa lancée et lui apprend qu'il est confus par rapport à tout ce qui se passe. César lui-même ne sait pas ce qui est vrai ou pas dans ce qu'il dit. Il a tellement essayé de se convaincre que le comportement qu'il a eu envers sa fille qu'il a presque réussi à le faire. Il voudrait dire à son petit frère que rien de ce qu'il n'a dit n'est vrai, qu'il souffre réellement et qu'il regrette ce qu'il a fait. Mais aucun son ne sort de sa bouche alors que le plus jeune reprend. Pendant qu'il parle, César sent peu à peu toutes les barrières qu'il a érigé autour de son cœur s'effondrent petit à petit. Tout ce que son petit frère lui dit est comme un coup de poignard dans son cœur. Comme si c'était Hugo qui tenait le poignard et qui le martelait à chaque fois qu'il prononçait une vérité. Il a l'impression que son cœur saigne et qu'il peut voir le sang couler hors de son corps. Il a envie de partir en courant et de ne plus jamais écouter ce frère qui lui manque tant. Il voudrait ne pas avoir mis les pieds dans ce café et ne pas être tombé sur son frère. Mais peut-être que c'était ce qu'il avait besoin d'entendre. Il est ravi d'entendre que Hugo l'aime toujours, le voit toujours comme son modèle et même qu'il lui manque. Seulement, il ne peut pas répondre à ses sentiments, pas encore. César juge qu'il n'a pas encore été assez puni pour le comportement qu'il a eu envers Emma, sa famille ainsi que ses amis. Il mérite ce qu'il lui arrive plus que n'importe qui d'autre. « Parce que je peux pas. » murmure-t-il en réponse à la dernière question de Hugo. C'est prononcé si bas qu'il est parfaitement sûr que son frère ne l'entendra pas. Cependant, il n'est pas sûr d'avoir été capable de garder un visage impassible durant tout son monologue. C'était un peu compliqué au vu de tout ce que le jeune Peyre lui a  dit. Néanmoins, ne sachant pas ce que Hugo a vu ou non, il continue sur sa lancée de jouer au con, enfin un tout petit peu. « Et si la situation me convenait ? Et si j'aimais être seul et ne plus avoir personne à mes côtés, qu'est-ce que tu dirais Hugo ? » César plante son regard dans celui de son frère pour ne plus le lâcher. « J'ai choisi d'être seul de mon plein gré. Je n'ai jamais demandé à ce que toi, nos sœurs et même nos parents n'y mettez votre grain de sel. Pareil pour Claire. Je suis assez grand pour savoir si ce que je fais me conviens ou non. » Le regard du trentenaire se fait plus dur et il reprend un visage complètement impassible, dénudé de toutes émotions. « Est-ce que je me mêle de vos vies ? Non ! Alors foutez moi la paix et laissez moi vivre la mienne comme je l'entends. » Même s'il essaie d'être convaincant, lui-même n'est pas convaincu par ses paroles. Il se rend compte qu'il a encore une fois rejeté la main qu'on lui tendait pour l'aider à sortir de l'eau. Il ne la saisira probablement jamais tant qu'il sera dans cet état d'esprit d'auto-destruction.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 4/4/2016, 18:50


Long time no see...
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J'ai poussé César dehors pour éviter de faire durer cette scène dans mon lieu de travail. Ce n'était pas professionnel, mais c'était surtout trop risqué pour moi et pour mon emploi. Heureusement que Elsa m'avait arrêté, sans quoi j'aurais sans doute perdu mon boulot. Enfin si je l'avais encore. Une fois dehors, je me suis lâché. J'ai laissé sortir tout ce que j'avais sur le cœur, tout ce que j'avais à lui dire, que ça lui plaise ou non. Il était temps de laisser ma rage, mes pensées, tout ce que je ressentais s'échapper. Après avoir fini, je me suis senti tout à coup comme libre. Pas complètement bien sûr, mais j'étais bien plus léger une fois ces mots sortis. Je me suis senti bien l'espace d'une seconde, mais bien entendu, ça ne pouvait pas durer. César était encore là et notre dispute n'était pas fini, même si elle ne menait à rien jusque là. J'espérais qu'il s'excuse, j'espérais que mes mots auraient eu raison de lui, qu'ils comprennent enfin ce que je voulais, ce que j'attendais. Je voyais son visage se décomposer, je voyais de la peine et de la douleur dans ses yeux, je n'étais pas si idiot que ça. Je pensais qu'enfin, les choses allaient s'arranger. Malheureusement, je me suis lourdement trompé et ça faisait un peu mal malgré tout. Il répondit quelque chose, mais bien trop bas pour que je puisse comprendre ce que c'était. J'étais en plus exténué par tout ça, autant dire que j'entendais mon cœur battre à cent à l'heure dans mes oreilles bien plus fort que les paroles qu'il prononçait. « Quoi ? » Je ne sais pas s'il se mit à répéter ce qu'il avait dit ou pas, mais de toute façon, je compris que je n'aurais pas de réponses à cette question.

Son regard changea, petit à petit et à mesure qu'il parlait à son tour, qu'il me disait ce qu'il pensait apparemment, qu'il me blessait encore un peu et qu'il allongeait ce fossé entre nous. Il voulait qu'on le laisse tranquille ? Il voulait rester seul face à tout ça ? Soit, c'était ce que je lui avais offert et c'est ce que je continuerais de lui offrir. Mais avant ça, il fallait quand même que je règle quelques détails, quelques questions. Si tout le monde était là pour lui, ce n'était pas pour rien et qu'il nous repousse tous de la sorte, c'était stupide, égoïste et complètement idiot. Mon frère n'était pas comme ça, il ne l'a jamais été. Je ne savais pas qui était là face à moi, mais je savais que mon grand-frère, mon modèle, se trouvait au fond de cet enflure. J'étais certain qu'il était là, son regard et ses expressions le trahissaient. Il n'est pas assez convaincant à mon goût. Tout ça n'est qu'une blague, une bonne grosse blague. Tout cette histoire. Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas retourner dans le passé ? Cela dit, on peut changer l'avenir, on peut tout faire pour arranger les choses, non ? Mais comment faire quand on nous repousse, quand l'autre se morfond dans sa solitude, dans ses idées stupides ? Je n'en savais rien, je ne savais plus quoi faire.

« T'en fais pas, tu es seul. Plus seul que jamais César. Regarde autour de toi, tous les jours et tu verras que ton vœu est exaucé. Personne ne t'entoure parce que tu ne laisses personne le faire. Je ne comprends pas ce que tu es devenu et en fait, je n'y crois pas. » Au moins, c'était dit. Je m'avançais vers lui, le fixant droit dans les yeux sans ciller. J'étais déterminé dans mes mots, dans mon regard. Je n'étais plus le petit garçon qui l'admirait de loin, aujourd'hui, je n'étais pas son petit frère mais son frère tout court, j'étais son égal. « La situation te convient tu dis ? Pourtant, dans tes yeux, je vois que tu souffres, je vois que tu ressens de la peine, que tu es encore humain, que tu es encore toi. Tu penses peut-être pouvoir tromper tout le monde César et je ne comprends pas du tout pourquoi tu agis comme ça, depuis le début, mais tu ne peux pas nous tromper, nous, ta famille. On te connaît depuis toujours et même si t'as merdé en beauté, on sera évidemment là pour toi au final, malgré tout ce qu'on pense, tout ce qu'on dit. C'est ce que signifie la famille pour moi et toi, qu'est-ce que ça signifie pour toi ? » Je reprends mon souffle, laissant planer un silence pour lui permettre de réfléchir à ce que je lui dis. « T'en fais pas, je te laisserais seul puisque c'est ce que tu veux. De toute façon, tu m'énerves tellement en ce moment qu'il vaut mieux que je ne m'approche pas de toi. Mais si un jour tu te sens prêt à venir me voir, si un jour tu penses que tu peux enfin t'excuser, si tu réussis à faire face à la réalité dans laquelle tu te trouves, alors crois moi, je serais là mon frère. Je t'attendrais et ce jour-là, je ne te frapperais pas, non. Je te prendrais dans mes bras et je te laisserais pleurer tout ton saoul, sans te juger. Exactement comme tu le faisais quand j'étais petit et que je me blessais. Si un jour tu te sens prêt à ça César, alors dis toi que ton frère sera présent, à n'importe quel moment. » Parce que je l'aimais malgré tout, cet enfoiré. Il était donc temps que je le laisse partir puisque c'est ce qu'il voulait. Mais juste avant, je laissais mes impulsions me diriger à nouveau. Je m'approchais encore de lui et je passais mes bras autour de son corps, pour le serrer contre moi un bref instant. Mon frère me manquait, énormément. Je rompais ce contact au bout de quelques secondes avant de retourner vers le café, posant simplement ma main sur la poignée pour voir s'il comptait faire quelque chose avant de partir ou si nous en avions fini pour aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: long time no see... (Cesar) 10/4/2016, 13:13


Long time no see...
Hugo & Cesar


Venir ici était une erreur. A croire qu'il aimait faire des erreurs en ce moment. D'abord le cimetière et Claire, et maintenant son frère. Il aime se faire du mal. Il a du être masochiste dans une autre vie. En tout cas, la conversation qu'il a avec Hugo ne mène à rien. Ils sont tous les deux campés sur leurs positions et aucun ne changera d'avis. Au fur et à mesure que César parle, assurant avoir choisi d'être seul, son regard se fait plus dur. Il s'enferme encore une fois dans sa peine, dans sa culpabilité alors que clairement, son petit frère essayait de l'aider à aller mieux. Mais il ne peut pas, ne veut pas aller mieux. Il a laissé crever sa fille sans rien faire. Ce n'est pas quelque chose qu'il peut effacer comme ça en se rapprochant de sa famille pour qu'il l'aide. Il doit trouver un moyen d'expier sa faute tout seul et pour le moment, s'éloigner de sa famille, les faire le détester semble être la seule solution qu'il ait trouvé. L'oncologue finit son monologue et s'attend à ce que Hugo y réagisse. Il n'aurait pas été un Peyre s'il avait simplement tourné les talons sans rien dire. D'ailleurs, il ne tarde pas à le faire. Ses paroles le percutent alors que les mots sortent de la bouche de son frère. Oui, il est seul parce qu'il l'a choisit. Il l'a choisit, mais ça ne veut pas dire que ça lui convient. Il ne s'est jamais aussi senti seul de toute sa vie et ce même si sa famille est toujours là pour lui pour le soutenir. Tout le monde essaie de percer cette carapace qui enferme son cœur et le fait ressembler à l'homme qui se tient devant son frangin. Cet homme sans cœur que Hugo a du mal à reconnaître. D'ailleurs, il n'y croit même pas. Un rire sarcastique s'échappe de la bouche de César alors qu'il plante son regard dans celui de Hugo. L'avant dernier de la famille le fixe lui aussi, ne voulant pas perdre ce combat. « Tu n'y crois pas Hugo ? Mais pourtant c'est bien ce que je suis devenu. Va falloir t'y faire. Le César que tu prenais comme modèle, ce n'est pas moi. » César s'arrête quand le plus jeune reprend. Encore une fois, ses mots font mouches et il a de plus en plus de mal à garder un visage impassible. Tous ceux de sa famille arrivent à appuyer là où ça fait mal fissurant un peu plus ce cœur de pierre que César s'est sculpté avec le temps. Hugo parle de famille et de tout ce que ça implique. Le trentenaire en est conscient. Une famille est censée être là pour toi, qu'importe ce qu'elle pense de toi, ce qu'elle dit de toi. Il pince les lèvres et se retient de se masser les tempes. Il ne veut avoir aucune réaction visible. Il veut juste que Hugo s'en aille et qu'il puisse tourner les talons. Là, il a juste l'impression que cette leçon de morale ne s'arrêtera jamais. Alors qu'il pense que son frère a fini et qu'il va retourner travailler, ce dernier reprend la parole encore une fois pour toucher les points sensibles du plus grand. Lui rappeler des souvenirs de lorsqu'ils étaient jeunes, est un coup bas et cela fait brise un peu plus la carapace de César. Maintenant, il n'a qu'une envie, partir en courant, fuir une nouvelle fois et oublier cette conversation comme il oublie celles qu'il a avec ses patients. Seulement, Hugo en a décidé autrement. Il s'approche une nouvelle fois de l'aîné Peyre et alors que ce dernier pense qu'il va se reprendre un poing histoire de lui remettre les idées en place, Hugo passe ses bras autour de son cou et l'enlace. Ce câlin finit par définitivement briser le roc enveloppant son cœur. Il ne sait pas quoi faire. Est-ce qu'il devrait lui rendre cette embrassade ? Est-ce qu'il devrait le rejeter encore une fois ? Le temps qu'il pense à tout ça, c'est déjà terminé et Hugo tourne les talons sans lui accorder un regard. César sent quelque chose couler le long de sa joue et pose sa main dessus. Une larme ? Il est surpris de pleurer là alors qu'il n'a pas versé une larme depuis qu'on lui a dit que sa fille était condamnée. Il l'essuie rapidement de peur que Hugo ne la voit et se fasse des idées. « Au revoir Hugo. » Derniers mots de César avant qu'il ne tourne lui aussi les talons. Leur conversation ne mènera à rien de bien s'ils restent là comme ça. César n'est clairement pas prêt à assumer le fait qu'il a merdé et qu'il a besoin de quelqu'un. Il s'éloigne petit à petit de ce que son frère lui offrait à l'instant, une façon de s'excuser et de passer à autre chose. Il aurait voulu lui dire tant de choses, à commencer par demander pardon. Mais c'est trop tôt il n'y serait pas arriver. Il préfère donc, laisser les choses telles qu'elles sont et s'enfuir.
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