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Deal with the Devil ♠ Mérédith

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Kuan-Yi Hsieh
parfum couture

JE RESSEMBLE À : Godfrey Gao

CRÉDITS : AVANGED IN CHAINS (ava) Beylin (signa)

PSEUDO : Queentin


MessageSujet: Deal with the Devil ♠ Mérédith Lun 28 Nov - 15:46


Mérédith & Kuan-Yi
The road to hell is paved with good intentions



Tsss, un casting … . Voilà bien longtemps que je ne me suis pas abaissé à pareil rite de passage. Ceci dit, je dois reconnaître que c'est un peu comme le vélo : ça ne s'oublie pas. Il faut dire aussi que je baigne là-dedans depuis que je suis tout petit. Donc bon, je ne suis pas non plus le perdreau de l'année qui en est à son coup d'essai, contrairement à d'autres ici présent … ! Rendons tout de même à César ce qui est à César ; sans ce chasseur de tête, jamais je n'aurais eu vent de ce « casting ». Putain, ce que ça m'arrache la langue que d’appeler cela ainsi ! Si je devais faire une comparaison avec le monde de la galanterie, que je commence à bien connaître, je dirais qu'un chasseur de tête, c'est un peu l'équivalent d'un rabatteur. Ce gars est venu m'accoster alors que je flânais tranquillement Avenue Montaigne en faisant du lèche-vitrine. Il m'a appris que le magazine Vogue recherchait une nouvelle égérie pour promouvoir la toute dernière collection de bagagerie Louis Vuitton. « Vous devriez tenter votre chance lors du casting, vous êtes pile ce qu'on recherche, à mon avis vous aurez toutes vos chances » qu'il disait. Pfff, crétin ! Évidemment que j'ai toutes mes chances ! Qui mieux que moi, « La Teigne », pour incarner le chic et l'élégance à la française ?! Bref, voilà comment je suis arrivé aujourd'hui ici, dans le saint des saints : le QG de Vogue. On a d'abord été 200, puis 50, puis 20 et maintenant nous ne sommes plus que cinq. Ça a vraiment été un jeu d'enfant. Tout ces mecs sont certes jeunes et gaulés comme des Apollons du Belvédère mais ils restent des néophytes et des novices. Ils n'ont pas une once de caractère et de personnalité contrairement à moi. De plus, je sais ce qu'il faut donner devant l'objectif et je prends la lumière comme personne. Pour certains, il faut toute une vie pour acquérir un tel charisme et une telle aura. Chez moi, c'est quelque chose d'inné. Que voulez-vous, est-ce de ma faute si de bonnes fées se sont penchées sur mon berceau étant jeune ?

Hum, je sens que l'étape finale de ce casting, non pardon, de ce simulacre de casting, ne sera qu'une formalité. Non mais franchement, y a qu'à voir la brochette de clampins qui m'entoure ! Non mais hellooooo, on est chez Vogue ou à la Cour des Miracles ?! L'autre là, il a les yeux tellement globuleux qu'on se croirait dans un remake de « La Nuit des Morts Vivants ». Celui-ci, sa mâchoire est tellement carrée qu'on jurerait que c'est R2D2. Roh et puis toi là, le pygmée de Papouasie qui fait un mètre quarante les bras levés ! T'as grandi dans un placard ou quoi ?! Bon bien sûr, il y a toujours ce type là. Lui, il pourrait poser problème … . Ah, on se ronge les ongles hein ? Hahaha ! Comment veux-tu que les sommités du luxe t'engagent et te fassent confiance si toi même tu ne crois pas en tes chances et te mets à douter ? Pfff, amateurs, amateurs, amateurs ! Rah, je me sens comme un lion dans la savane au milieu de gazelles et je vais les faire tomber une par une. « Félicitation pour être arrivés jusque ici, vous êtes la crème de la crème » qu'il disait. Ttttt, correction, JE suis la crème de la crème ! Eux … ouais, ils font peut-être partis de la crème, mais de la crème avarié alors. Aaaah … c'est affligeant ! J'ai presque de la peine pour eux. Ma main au feu qu'à l'heure qu'il est, ils se voient déjà à la une du prochain Vogue dans un look casual et avec un vanity case Vuitton au bras. Que la chute sera dure et douloureuse pour vous mes agneaux lorsque la « Dame de Fer » de la mode rendra son verdict ! Oh mais je vous entends d'ici vous savez. Vous vous dîtes « ouais mort de rire, le Jackie Chan, il n'a aucune chance ! ». Really ? Rira bien qui rira le dernier, bande de cloportes ! Dois-je vous rappeler que « Asian do the best » ? Ah vous l’ignoriez ? Eh bien vous allez vite l'apprendre à vos dépends ! Bientôt, « La Diablesse » pointera le bout de son respectable nez, traînant derrière elle une odeur de souffre qui sent bon les flammes de l'enfer. En une fraction de seconde, elle brisera vos rêves de starlettes, de strass, de spotlights et de paillettes.

Et lorsqu'elle abaissera la guillotine et que le fil tranchant de la lame vous sectionnera le cou de part en part, vous repartirez d'ici tout piteux, la queue entre les jambes comme les peines à jouir et les mal baisés que vous êtes, hahaha ! Rah et puis cette odeur d'after-shave bon marché dont il s'est aspergé l'autre minimoy là ! Yerk, ça vous soulève le cœur. Enfin, encore faudrait-il que j'en ai un, haha ! Non mais sérieux là, on se croirait chez Séphora, faut arrêter le délire. Un pchit « D'Habit Rouge » de Guerlin, sur les trois zones hétérogènes que sont les poignets, le cou, et la poitrine suffisent amplement ! Là, ça fait le mec qui n'est pas sûr de lui et qui se met une blinde de cocotte pour masquer son trac et son stress. Tu vas griller et d’hypothéquer le si peu de chances que tu avais le nain ! Bon, c'est pas pour dire mais je commence à prendre racine là. D'un autre côté, je peux comprendre Madame. Une Fashion Queen de son calibre, ça doit se faire attendre et désirer. Pfff, non mais regardez les tous autant qu'ils sont là, entrain de flipper et de se faire dessus ! Pitoyable ! Rah je n'y tiens plus là, il faut que ça sorte ! « Hé maigrichon ! Tu peux baver d'admiration mais ne tâches pas le carrelage. Le marbre blanc, c'est précieux et ça a de la classe contrairement à toi ! Aller, ferme donc vite la bouche avant que les mouches ne s'y installent ! ». Ooooh putain ce que ça fait du bien de cracher son venin à la gueule de ces Wannabe ! Faut dire aussi que depuis le temps que j'avais la cartouche dans le canon, c'était inévitable que je fasse feu. C'est bon ne me regarde pas comme ça. Et puis tu devrais me dire merci pour t'avoir offert un avant goût de ce qui t'attend lorsque la papesse de la mode sera là ! Oh tu vas voir, cette petite pique que je t'ai asséné, c'est de la roupie de sansonnet à côté de la salve de critiques qu'elle va faire pleuvoir sur toi. Ah, timming parfait ! Voilà Son Altesse Sérénissime Mérédith Delmare, accompagnée de sa cohorte d'assistantes et de conseillers. T'as raté le coche si tu voulais me renvoyer dans mes vingt-deux maigrichon ! Ceci dit, il n'est pas né celui qui y parviendra. Aller, fini de rire, il est temps de se mettre à table. On va enfin rentrer dans le dur et le vif du sujet. Préparez vos mouchoirs les gars. Vous en aurez besoin lorsque vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer !



Maneater
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Mérédith Delmare
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MessageSujet: Re: Deal with the Devil ♠ Mérédith Sam 17 Déc - 0:42


DEAL WITH THE DEVIL
kuan-yi hsieh ft. mérédith delmare

Tu comprends pourquoi tu t'es faite attendre ; tout ça pour... ça. Certes, ces hommes, tu les as choisis. Pourtant, t'as comme un arrière-goût d'insatisfaction au fond de la gorge quand tu les vois, là, alignés comme de bons élèves. « Apportez-moi un fauteuil avant que je ne m'effondre », tu exiges d'une voix désespérée à la première personne dont tu croises le regard. Un claquement de doigts autoritaire s'en suit de manière à signifier à qui voudra bien te satisfaire – c'est à dire à peu près toutes les personnes ici présentes qui tiennent encore à leur poste – que c'est maintenant. Tu n'es pas connue pour ta patience ni pour ta compassion, et encore moins pour ta tolérance. Tu n'as que faire de les voir s'affairer de droite à gauche à s'en faire saigner les talons dans leurs chaussures trop étroites - élégance oblige. Ici, c'est toi qui commande, et surtout, c'est toi qui obtient. Aussi, tu sais déjà que c'est comme si c'était fait. A peine une minute plus tard, tu peux enfin te laisser choir sur un confortable fauteuil en cuir. Tu balances même ta tête légèrement en arrière pour apporter davantage de crédibilité à ton jeu de grande prêtresse désabusée. D'accord, ce sont tous de belles bêtes, même si tu ne l'avoueras pas histoire de ne pas ternir ton image de diablesse éternellement insatisfaite. Mais – parce qu'il y a toujours un mais – ils ont tous ce petit quelque chose qui dénote, et ce, pas de la façon dont tu le souhaiterais. « Ecoute Gilles, tu n'es pas aveugle que je sache ! » tu t'exclames en bondissant de ta chaise telle une lionne affamée avant de tourner frénétiquement autour de ton fauteuil d'un pas las.  « Tu es capable de voir que ça ne colle pas, n'est-ce pas ? » Un soupir. « Je t'en prie, ne me dis pas non sinon je serais contrainte de te rendre aveugle moi-même ». Talons aiguilles, ongles acérés ou bien arme blanche, t'as plus d'une corde à ton arc, mieux valait qu'il se méfie. Fort heureusement, tu comprends au regard dépité qu'il t'adresse qu'il n'a pas l'intention de jouer avec le diable. Ah c'que tu aimes ça, te sentir toute puissante face à tout un tas de petites gens qui tremblent comme des feuilles à chaque regard lancé. C'est grisant, ça t'électrise. D'ailleurs, sans meme que tu ne t'en rende compte, un sourire satisfait vint étirer presque aussitôt tes lèvres glossées. Néanmoins, le bonheur est de courte durée puisque la vue de la charmante – à priori – brochette de jeunes hommes en face de toi te remet rapidement les pieds sur Terre. Un énième soupire s'échappe sans que tu ne puisses le retenir – et sans que tu le veuilles de toute façon. « Toi, t'es trop parfait », tu commences après t'être postée face au premier prétendant. « Toi, t'es trop typé », tu expliques au second. Tu fais un pas sur le côté pour atteindre le troisième. « Toi, tu es... » Tu ris avec tant de mesquinerie que ça te lacèrerait presque les lèvres. Mais tu aimes tellement être tranchante que la plus acérée des lames n'aurait plus aucun effet sur toi. « Désolée mon vieux, mais t'es trop moche. Je devais être dans un état second quand je t'ai laissé ta chance... Suivant ! » Tiens, le numéro 7. « Toi, tu sens l'eau de parfum bon marché. Ici on cherche du Chanel, pas du Lidl... dégage ! » Les critiques vont et viennent face à chacun des candidats jusqu'à ce que l'un d'entre eux ose prendre la parole pour cracher son venin. « Hé maigrichon ! Tu peux baver d'admiration mais ne tâches pas le carrelage. Le marbre blanc, c'est précieux et ça a de la classe contrairement à toi ! Aller, ferme donc vite la bouche avant que les mouches ne s'y installent ! » Un venin efficace et foudroyant qui tuerait n'importe quel ennemi dans la seconde. Un venin comme tu les aimes. Tu traînes tes souliers Louboutins jusqu'au serpent en question, un sourire mi-figue mi-raisin au bord des lèvres. L'homme est grand, d'origine Vietnamienne ou quelque chose qui s'en rapproche. L'oeil aiguisé. Le sourire narquois. Les épaules fières. Tu restes silencieuse quelques secondes avant de laisser tomber la sentence. « Toi, t'es trop confiant » Sourcils arqués, tu poses un regard dédaigneux sur celui qui s'avèrera pourtant être ton ultime choix. Son regard ne quitte pas le tien, et il n'y a pas une once de crainte dans ses iris noisettes. C'est clair, il est bien trop assuré. « Trop d'arrogance », tu ajoutes d'un ton qui n'annonce rien de bon. « Je l'aime bien lui », tu t'exclames finalement avec tout de même suffisamment de mesure pour ne pas paraître excitée à outrance de ta trouvaille. Une dame de ton envergure, ça sait rester neutre et mesuré – même si toi tu joues le plus souvent dans la cour de l’extrême... Soit. Tu n'as de compte à rendre à personne et tu n'as l'intention d'entrer dans aucun moule de quelconque sorte. Tu n'es pas une reine de la mode, tu es la reine de la mode. La nuance est immense. « Et bah allez vous autres, déguerpissez ! » Tu espères que cette fois, ce sera plus clair dans leurs petites têtes. Et, comme par magie, le reste de la brochette quitte la pièce, non sans quelques plaintes indistinctes. « Oh, et quand à toi numéro 17 », tu commences en t'adressant à l'homme qui avait été la cible du serpent. « Il a raison, tu es vraiment trop maigrelet. » Or, tu n'as pas de temps à perdre avec ce genre d'énergumène. Aussi, tu tournes les talons pour te trouver de nouveau face à ton élu. « Dites-moi numéro 13... » « Il s'appelle Ku-... » « Gilles ? Je m'en fiche. Numéro 13 c'est très bien », tu lâches en lui faisant un signe de la main significatif. « Et puis vas-t-en toi aussi, tu pollues mon oxygène ! » D'un pas peu assuré, le dit Gilles quitte la pièce après t'avoir adressé deux ou trois courbettes en guise de salutations. « Je disais donc... Vous me semblez extrêmement présomptueux », tu commences d'un ton assez neutre pour qu'il ne sache pas tout de suite s'il s'agissait là d'un compliment ou d'un reproche. « Et en plus de ça, lorsque je vous regarde, vous ne baissez pas les yeux. Je ne sais pas encore si j'aime ça ou non. Néanmoins, comme il serait bon pour vous que je vous apprécie, je vous laisse une minute pour me convaincre que vous êtes bel et bien l'homme qu'il me faut, et ce malgré votre... confiance en vous exacerbée. » T'es culottée de lui reprocher des choses que tu possèdes toi-même. Toutefois, tu es curieuse d'entendre ce qu'il a à dire. T'espères simplement qu'il sait que sa vie toute entière est en jeu.
© fiche créée par anaëlle.


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MessageSujet: Re: Deal with the Devil ♠ Mérédith Sam 17 Déc - 1:45


Mérédith & Kuan-Yi
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Hum. Rien qu'à la cadence avec laquelle le cliquetis de ses talons de douze martèle les veines noires du marbre blanc, je perçois toute l'autorité, toute la détermination et toute la volonté intrinsèque qui émane de Mérédith Delmare. Et si j'en crois le pas de course avec lequel l'ensemble de sa « suite » la talonne, je peux affirmer non sans mal qu'il ne vaut mieux pas bailler au corneille chez Vogue. Aaaah … Mérédith Delmare, je vous aime déjà ! Ça y est, la voilà. Mephisto en chair, en os … et en plastique ! Non blague à part, elle est vraiment somptueuse. Ces rats de chez Cosmopolitan sont totalement à côté de la plaque lorsqu'ils affirment, je cite, « qu'elle ressemble à Los Angeles après le séisme ». Ou peut-être que c'est moi qui avais prétendu ça … ? Bon peut importe ! Ok, ça a peut-être été un travail plus rude que de ravaler la façade d'un gratte-ciel, mais bon en attendant je suis désolé, le résultat est là, et le fait est qu'elle est radieuse ! Je veux à tout prix l'adresse de son chirurgien esthétique et celle de son SPA. Bah oui, ça pourra m'être utile d'ici quelque années ! De toute façon j'ai déjà établi ma feuille de route pour les vingt ans à venir. A quarante ans, le botox et à cinquante le lifting ! Et si dans le pire des cas, je me laisserai vraiment aller une fois que j'aurais raccroché avec ce monde de requins qu'est la mode, eh bien il sera toujours temps de faire une liposuccion ! Tiens une lipo', le voilà le cadeau idéale pour l'anniversaire de mère. Roh elle va mourir, enfin façon de parler. Déjà qu'elle a fondu en larme devant le smoking Saint-Laurent, alors qu'est que ça va être avec la lipo' ! Hé, cerveau atrophié par le gel coiffant, on peut revenir à nos moutons, je te prie ? Merci. Bien, l'architecture c'est vu, passons maintenant au crible le packaging. Alors qu'avons nous là … . Petite robe bustier en lamé Gucci. Ceinture en maille pour souligner et affiner la taille. Crinière brune lissée et tirée en arrière, ruisselant en cascade sur des épaules nues. Yeux très légèrement charbonneux pour donner un petit côté smoky eyes. Pour la bouche … hum, je dirais gloss Chanel. Numéro 477, Rose De Lune. Excellent choix. Modèle d'une rareté sans pareille qui n'est quasiment plus commercialisé sur le marché. Non vraiment, il n'y a rien à redire, tout est parf… . Oh non, chérie par pitié ! Tout, mais pas ces chaussures ! Elles sont d'une banalité affligeante, d'un commun et d'un bourgeois. C'est simple, même les pétasses de la Courneuve se les ont accaparées !

Pour le coup là, tu es vraiment à côté de tes pompes ma belle. Tu mérites ce qu'il y a de mieux : Jimmy Choow, Viviane Westwood, Manolo Blahnik et j'en passe ! A moins que … . Ah ça y est, j'y suis ! C'est délibéré, pas vrai ? Tu essayes de remettre au goût du jour le concept « Ringard Chic ». En tout cas, j'espère pour toi que c'est ça, parce que sinon franchement c'est un crime que d'oser sortir avec ces pique-choux. Bon ok, peut-être pas aussi grave que celui de porter une ceinture noire avec des chaussures marrons. Ça, ça mériterait la prison à vie ! Donc non, je ne suis pas spécialement emballé emballé. Quoiqu'il en soit, l'ensemble reste harmonieux, donc bon ça passe. « La Teigne », valide et confirme Miss Delmare ! Bon, je ne suis pas … comment dire, un grand spécialiste des femmes, mais il existe deux façons d'en apprendre plus sur ces êtres venant de Vénus. Primo, faire l'autopsie de leur sac à main. Alors avec Mérédith Delmare, c'est même pas la peine d'y penser, à moins que vous souhaitez qu'elle vous plante un de ses faux-ongles en acrylique dans l’œil. Deuzio, passer en revue les membres de son entourage professionnel. Ho miracle, j'en ai un échantillon sous les yeux. Alors on va commencer par … toi ! Tu portes une foultitude de dossier et tu n'as de cesse de checker ton agenda électronique. Tu transpires de fièvre, t'es malade comme un chien, et malgré tout tu travailles. Oh toi, tu es son assistante, enfin plutôt sa bonne à tout faire qui obéit comme personne aux « va chercher » ! Si tu as le malheur de rater un jour de travail, « La Diablesse » te flanque à la porte sans ménagement ni préavis. Je ne vois pas d'autre explication qui justifierait le fait d'être à sa botte par trente-neuf de fièvre. Ok, j'en ai assez vu, suivante ! Hum … toi tu te tiens en permanence la tête et te frottes les yeux toutes les quinze secondes. Ah, intolérance à la lumière trop vive. Migraine ophtalmique, je présume. Conclusion, tu bosses sur des écrans toute la sainte journée. Je parie ma chemise que tu es la maquettiste en charge du montage et de la mise en page du magazine. Et … Ho, à en juger ces cernes de six pieds de longs, tu dois très certainement plancher jour et nuit sur le dernier numéro. Les échéances que « La Sorcière » t'impose sont de plus en plus courtes, je me trompe ? Oh les jolies marques rouges sur tes petits doigts boudinés ! Je les connais très bien ces ravissants stigmates. Boulimie ! Eh oui hélas, quand on taffe avec les meilleurs, on se doit d'être parfaite.

Continue donc de dégueuler tripes et boyaux trésor, à vu de nez tu as encore au bas mot cinq bons kilos à perdre. Non ne me remercie pas, tout le plaisir a été pour moi. Suivant ! Ah tiens, un homme. De la fanfare, là y a pas de doute ! Qu'est-ce que c'est que cette tâche sur le col de ta chemise ? Hum, difficile à dire vu que je n'ai pas l'odeur, quoi que c'est peut-être pas plus mal, mais si j'en juge la couleur … je partirais pour un révélateur photosensible. Donc, dans la famille « Les faire-valoir de Delmare », je voudrais le photographe ! Fabuleux. Reprenons le tiercé gagnant dans l'ordre. Nous avons donc, une pauvresse malade à en crever qui vit dans la peur de son boss, une boulimique au dernier degré qui est à deux doigts du burn out, et un photographe qui a tellement de clichés à développer en si peu de temps qu'il salope toutes ses chemises ! Conclusion ? Madame Vogue est une splendide garce qui se fait une joie non dissimulée de martyriser les personnes sur lesquelles elle a droit de vie ou de mort. Enfin là aussi, c'est une façon de parler. Du coq à l'âne, j'ai une question existentielle qui me traverse l'esprit. Si malgré tout cela je vous dis que j'adooooore cette femme et que je tuerais pour obtenir ce contrat et bosser avec elle ; est-ce que ça fait de moi un sado-maso ou un homme doté d'une incroyable force de caractère ? Telle est la question. Hum, je m'interroge. Il faut reconnaître aussi que la frontière est plus que ténue. Oh, on dirait que ça se bouscule ! La Papesse de la Mode a revêtu « The Eye of the Tiger ». Elle nous toise, nous jauge, nous scanne du regard, nous pèse et nous sous-pèse. Incessamment sous peu, elle choisira sa victime et implantera sa griffe dans la carotide du malheureux. Alors, qui sera l'heureux veinard à passer en premier sur le grill ? Ah, on dirait bien que c'est ton jour de chance maigrichon ! Ceci dit, pour une fois que tu peux être premier dans quelque chose … . Alors voyons ça. Petit cheap de la bouche et haussement de sourcils. Oh Dieu tout puissant, quel combo ! Si tu veux mon avis la crevette, j'ai toutes les raisons du monde de penser qu'elle te prend pour de la merde dans un slim neige. En même temps, ce n'est pas moi qui vais la contredire, hein ! Non mais c'est vrai quoi, quelle personne saine d'esprit oserait encore porter cette horreur de nos jours ? T'es resté bloqué à quelle époque mec ? Les clips de George Michael dans les Ninetys ? Hahaha, how pathetic ! Pauvre petite brindille. Déjà qu'il n'avait guère d'estime de lui même, mais avec cette volée de bois vert, ses illusions sont définitivement mortes et enterrées !

Oh allons ne tire pas cette tronche. Qui sait, peut-être qu'on voudra bien de toi chez « Fanfreluches & Fanfreluchettes » ? Hahaha ! Allez hop, target eliminated ! Who's next ? Qui pour essuyer de nouveau les plâtres ? Ah, on dirait bien que c'est ton tour le lilliputien. Roh non mais le gag ! Elle est obligée de baisser la tête pour le regarder dans les yeux, quoi ! J' H-A-L-L-U-C-I-N-E ! Alors, à quelle sauce va-t-elle te manger ? Paupières closes, profonde inspiration et main portée au cœur. Euh, je ne suis pas un as de la communication non-verbale, mais là j'ai comme qui dirait l'impression que tu lui flanques la nausée ! It was picture perfect. Quelle Drama Queen quand même. Tiens, eh BIM, je l'avais dit ! Tu t'es grillé à l'odeur Mister Yves Rocher. Ah, je dois avouer qu'elle me rappelle mère sur bien des points. Ok, donc après le naufrage de de maigrichon et le Pearl Harbor du pygmée, quelle pourra bien être la prochaine grosse catastrophe ? Le regard de sa Majesté va et vient et se pose finalement sur … . Moi ! Okay les mecs, game over. Prenez vos clics, vos clacs, vos fragments de dignité et barrez-vous ! Oui, tu as en face de toi ton nouveau « joujou » Mérédith … ! Jeu, set et match les gars, c'est moi qui vais décrocher la timbale que cela vous plaises ou non. Je le sens. Je le sais. Toutes les fibres de mon être me crient à l'unisson que ce contrat ne peut m'échapper. Monsieur Vuitton Printemps/Été deux mille dix-sept : ça va claquer comme ligne sur le CV, haha ! Allez « La Teigne » il est temps d’interpréter les signaux, comme tu l'as fait avec brio et maestria jusqu'à présent. Hum … Tête penchée sur le côté, index sur la joue, yeux mi-clos et petite moue boudeuse. Complexe de supériorité mit à part, je pense que le pompon et la queue du Mickey ne sont plus très loin. Au mieux j'ai « le job » ainsi que quelques pièces de la collection gratiss si le shooting se passe bien et que le commendataire est pleinement satisfait, au pire j'ai réussi à éveiller l’intérêt et la curiosité de Mérédith Delmare, ce qui en soi est déjà une extraordinaire prouesse. Aller, vas-y ma Gorgogne, assènes moi le coup de surin comme tu sais si bien le faire. Trop confiant ? Trop d'arrogance ? Ah, et depuis quand est-ce un défaut dans le monde de la mode honey ? Ah je vois, tu crains que je ne sois indomptable et plus … comment dirais-je … imprévisible que toi. Hum, soit. Je vais donc distiller mon venin afin que tu n'ais pas à user de contre-poison. Enfin, si toutefois je suis le survivor ce qui … . Eh bah ce qui est chose faite ! Youhouu !

Je le savais, je l'ai toujours su et je n'en ai jamais douté d'ailleurs. Aller, à la revoyure crétins ! Argh, ma sempiternelle outrecuidance risque de me faire défaut. Bon il faut que je réussisse à mettre de l'eau dans mon saké tout en restant moi-même. Une minute pour convaincre, hein ? Challenge accepted ! « Pourquoi devrais-je douter ou être carencé en terme de confiance alors que la sélection naturelle est de bon côté ? Vous êtes la meilleure dans ce que vous faites, et je suis le nec plus ultra de l'Ephèbe de magazine sur papier glacé. A ce titre, je m'estime légitime de pouvoir soutenir votre regard de … panthère ! Toutefois j'imagine qu'une démonstration vaut mieux qu'un long discours. Et puis le temps presse, je n'ai qu'une minute. Enfin plus que vingt secondes maintenant. ». Aller hop, on fait tomber le T-Shirt. Merde comment il s'appelle déjà l'autre … « Gilles, mon petit ! Ne partez pas les mains vides et débarrassez-moi de ça ! ». Oh my god, est-ce que je viens vraiment de faire ça ? Pincez moi je rêve, je viens de lui jetter mon T-shirt à la figure. Eh bien ma tigresse ghanéenne, si tu voulais un agneau docile que tu aurais pu mener à la baguette comme tu l'entends, j'ai bien peur que tu ais tiré le mauvais numéro avec moi ! Bon revenons à nos moutons, le temps s'écoule. Je lorgne sur ma ceinture abdominale un court instant puis réaffronte le regard incandescent de la diablesse. Ouh je crains qu'elle n’apprécie pas ce petit rictus façon Shan-Yu dans « Mulan » qui se dessine sur mon visage. Qu'à cela ne tienne, le mal est fait ! « Petit contrôle qualité, pour s'assurer qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise ? Allez-y faîtes, ceci est mon corps … livré pour vous ! ». Oh oui super, voilà maintenant que je cite le Christ, rien que ça ! Là je crois que niveau confiance et arrogance, on atteint des sommets ! Rares sont les femmes qui peuvent m'entendre dire ça. Quant à ces messieurs, ils doivent aligner au minimum cinq mille petits billets pour ouïr pareilles paroles sortir de ma bouche. C'est le noël de l'impératrice du style avant l'heure ! Ah et puis merde, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Je tapote la boucle de ma ceinture tout en regardant, comme à mon habitude, la bouche de mon interlocutrice en arquant légèrement les sourcils. Si j'étais avec un de mes innombrables galants, ceci s'apparenterait à une invitation pour me désaper et me « consommer ». Oui, je donne de ma personne pour convaincre ainsi qu'avoir ce job, et je n'en ai pas honte. Qui sait peut-être qu'elle aussi souhaite prendre les commandes de mon effeuillage ? Ça n'aurait rien d'étonnant vu la femme de pouvoir qu'elle est. Et puis … pourquoi se limiter au haut quand on peut avoir le bas … ?!



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MessageSujet: Re: Deal with the Devil ♠ Mérédith Dim 5 Fév - 20:06

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Doux Jésus, la perfection n'était-elle donc qu'un mythe ? D'accord, tu n'es pas idiote, les beaux Appolon ont d'ordinaire le cerveau pas plus gros qu'une noix tandis que les génies ne possèdent que la beauté de l'intelligence au détriment de celle de la plastique. Et à vrai dire, tu as d'autres chats à fouetter que de partir en quête éternelle d'un saint Graal qui n'existe même pas. D'abord tu détestes les chats, et ensuite, tu détestes encore plus perdre ton temps. Le tien, il est bien trop précieux. Néanmoins, tu ne peux t'empêcher de souhaiter à tout prix décrocher la perle rare. Après tout, tu es la preuve par trois qu'il y a toujours une ou deux exceptions à la règle, même celle qui dit que personne n'est parfait. Ceci étant, tu n'as nul besoin d'avoir un oeil de lynx pour te rendre compte que la brochette ici présente représente à elle seule tous les stéréotypes insupportables que tu tentes tant bien que mal d'éviter dans un projet aussi capital que celui-ci, à savoir : fière allure + belle gueule = QI d'huître ; vivacité d'esprit + intelligence = face de raie paraplégique. Une équation qui te donne si mal au crâne que tu te masses l'arrête du nez du bout des doigts tandis que tu réfléchis consciencieusement. La prochaine égérie Louis Vuitton pouvait-elle réellement se permettre d'être bête à manger du foin, de ressembler à s'y méprendre à l'enfant hypothétique de Gabrielle Delorme et Marilyn Manson ou encore d'avoir la prestance d'un pois chiche sur un toast de Caviar ? Non. Et même, mille fois non. Ces hommes... s'ils n'avaient pas trop de mollesse dans leur port de tête ou trop de niaiserie dans leurs sourires faussement confiants, ils étaient d'une banalité à en mourir. Franchement, t'es bien trop jeune pour mourir – ou du moins, c'est ce que tes innombrables injections de botox te font encore croire. Quoi qu'il en soit, tu n'as pas l'intention de laisser n'importe qui prendre place sur un piédestal qu'il ne mériterait pas, et encore moins de faire une quelconque concession (aussi infime soit-elle) pour permettre un tel sacrilège. Qu'à cela ne tienne, tu vas tous les faire déguerpir un par un de ton carrelage marbré, quitte à refaire un casting de dernière minute. Tu t'en fiches pas mal après tout, ce n'est pas toi qui t'occuperas de dégoter de nouvelles têtes en moins de temps qu'il n'en faut pour que l'ordre soit lancé. Tu hausses les épaules pour toi-même et te lances enfin. La liste se réduit considérablement, mais c'est pourtant sans une once de scrupule que tu t'appliques à leur dire leurs quatre vérités avant de les faire disparaître de ta vue... jusqu'à ce que l'un d'entre eux ait l'audace d'ouvrir la bouche sans que tu ne lui aies permis de le faire. Une impertinence qui te plaît, pas pour ce qu'elle est, mais pour ce qu'elle lui permet de dire : tout ce que toi t'aurais voulu dire, en réalité. De toute évidence, si ces propos ne s'étaient pas déversés de sa gueule de serpent, ils l'auraient fait de la tienne. Parfait, ton intérêt est éveillé. Maintenant, c'est à lui de jouer. Soixantes secondes, top chrono. « Pourquoi devrais-je douter ou être carencé en terme de confiance alors que la sélection naturelle est de bon côté ? » Tes sourcils se haussent d'eux-mêmes, pas automatisme. Pourquoi ? Peut-être parce que même avec toute la confiance du monde, il ne valait pas grand chose comparé à toi... L'arrogance, tu l'apprécies à petite dose, et uniquement chez les personnes que tu tolères ; c'est-à-dire, pas grand monde. La tête dignement relevée, tu le laisses néanmoins poursuivre son discours puisque c'est justement ce que tu lui as demandé. « Vous êtes la meilleure dans ce que vous faites, et je suis le nec plus ultra de l'Ephèbe de magazine sur papier glacé. » Tu te dandines fièrement alors que tes oreilles n'entendent que le début de sa phrase. Te brosser dans le sens du poil ne fonctionnera pas, inutile de rêver. Toutefois, tu n'as encore jamais craché sur un beau compliment. « A ce titre, je m'estime légitime de pouvoir soutenir votre regard de … panthère ! Toutefois j'imagine qu'une démonstration vaut mieux qu'un long discours. Et puis le temps presse, je n'ai qu'une minute. Enfin plus que vingt secondes maintenant. » « En effet. J'apprécie la rigueur et l'efficacité. » C'était déjà deux bons points pour le prix d'un. Le troisième, c'est qu'il ne perd pas une seconde de plus avant d'ôter son t-shirt, te laissant ainsi tout le loisir d'observer chaque centimètre de ce que tu perdrais si tu venais à choisir quelqu'un d'autre. « Gilles, mon petit ! Ne partez pas les mains vides et débarrassez-moi de ça ! » Pas un mot. Pas un geste. Le temps semble s'être arrêté pour un instant, tant et si bien que personne n'ose battre des cils. D'un geste vif, tu lances un regard lourd de sens à celui que tu nommes pour toi-même "ton larbin", et tu brises le silence par la même occasion. « Et bien Gilles, ne restez pas planté là ! C'est l'information qui a du mal à monter jusqu'au cerveau ou c'est le cerveau qui peine à capter l'information ? Qu'est-ce qu'il vous faut ? Une antenne satellite ? Allez, prenez ça et déguerpissez. » Il balbutie quelque chose d'inaudible avant de s'exécuter et de quitter la pièce jusqu'au prochain sifflement de ta part pour qu'il rapplique. Mais ce sera pour plus tard parce que le regard félin du numéro 13 se hisse jusqu'au tien après avoir suggestivement lorgné sur la boucle de sa ceinture. Toi, tu n'es pas comme ce pauvre Gilles ; tu es vive d'esprit comme du reste. De ce fait, tu comprends très aisément où l'impertinent veut en venir. « Petit contrôle qualité, pour s'assurer qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise ? Allez-y faîtes, ceci est mon corps … livré pour vous ! » « Te fatigue pas, je n'crois pas en Dieu » tu lâches, tranchante. Plutôt, tu te refuses à y croire, la nuance est grande. Il t'es bien impossible de penser à la simple existence d'une entité qui soit potentiellement supérieure à ta personne. Personne ne te dirige. Tu laisses échapper un rire mesquin pour ponctuer tes propos et débuter le chapitre 2 : les actes. Telle une tigresse qui se jetterait sur sa proie, tu détaches sa ceinture et la fait glisser jusqu'à toi. Tu la prends en main tel un fouet, tu tu mentirais en disant que tu n'apprécie pas ce sentiment dominateur qui vient avec. Aussi, c'est presque trop naturellement que tu fais claquer la fameuse ceinture au sol dans un fracas qui en fit sursauter plus d'un dans la salle. « Les bêtes sauvages, ça se dompte, numéro 13 », tu commences en tournant lassivement autour de lui tel un fauve affamé. Ce n'est qu'après quelques longues secondes que tu l'enroules autour de son cou comme s'il s'agissait du collier d'un vulgaire toutou. Subtile manière de lui faire comprendre qu'ici, c'est toi qui commande et qu'il devra se montrer docile au bout du compte. "Au bout du compte", oui, car tu n'es pas contre le fait d'ajouter un peu de saveur à ce jeu qui te plaît déjà beaucoup, à l'aide d'un brin de coriacité. Par chance, tu en as désormais assez de gérer des mollusques. La preuve en est que tu es déjà prête à relever le défi, ce que tu finis par signifier à ce fameux Numéro 13. « Allez, c'en est assez Tarzan... » tu lances d'un seul coup en allant reprendre place sur ton trône de cuir. « Ou plutôt Li Shang », tu ironises. « C'est lui que je veux ! », tu clames au reste de la salle – et sans doute au reste de tout le bâtiment en vue des décibels. « Toi... Tu es mon nouveau poulain. »
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MessageSujet: Re: Deal with the Devil ♠ Mérédith Mer 8 Fév - 1:37


Mérédith & Kuan-Yi
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C'est tout moi ça. Toujours entrain d'en faire des tonnes et des caissons à oxygène. A user d'hyperboles et de superlatifs pour flatter mon ego surdimensionné. Je sais bien que ça me perdra un jour, mais c'est plus fort que moi. Je ne peux pas m'empêcher d'être impertinent, insolant et pédant. Face à quelqu'un avec un caractère bien trempé comme Mérédith Delmare, ça peut me jouer des tours. C'est indiscutable. Je m'en rends compte seulement maintenant. Maintenant que ses yeux s'assombrissent tel un ciel d'orage. S'ils pouvaient lancer des éclairs, ils m'auraient très certainement foudroyé sur place. Qu'importe, je ne regrette rien de ce que j'ai pu dire ou faire jusqu'à présent. Si c'était à refaire, je le referais au geste et à la virgule près. Comme j'aime à le dire, quitte à vivre, autant le faire dangereusement. Et le danger arrive lorsqu'elle retire la ceinture qui maintient mon jean d'un geste sec et ferme. Au passage, elle en profite pour imposer sa griffe en éraflant une petite parcelle de peau sous mon nombril à l'aide d'un de ses faux ongles peinturluré de rouge. Peut-être est-ce là une façon de me faire payer ma condescendance et mon mépris à l'égard de son laquais ? Sa manière à elle de me signifier qu'elle est la seule à pouvoir le traiter de la sorte. Je devrais faire profil bas et commencer à baliser. Mais non, pensez-vous ! Au lieu de ça, j'affiche un sourire carnassier ultra brite tout en passant ma langue sur ma rangée de dents supérieure. Quelqu'un a dit dents de requin ? Hum, ça me plaît ! J'achète ! Bref, une énième provocation signée Kuan-Yi. Oh juste ciel ! On veut se la jouer dompteuse et mater le fauve, hein ? Excellent ! Ça me rappelle la fois où je me suis retrouvé par je ne sais quel miracle dans ce donjon S… Ahem ! Je m'égare. A aucun moment je ne sourcille. Afin de lui prouver que ce petit jeu ne m'effraie en rien et me grise, j'arbore une bouche en cul de poule et souffle légèrement. Un peu comme une James Bond Girl le ferait sur un revolver fumant. Tu penses être en mesure de me dominer ? Hahaha ! T'as raison, tiens … ! De toute façon, ça ne coûte rien de rêver. Ceci dit, rien ne m'empêche de te faire croire que tu y parviens. Ouh, mais regardez-moi cette féline tournoyant autour de la proie de choix que je suis. Alors ? Que penses-tu du côté face ? Tout aussi alléchant que le côté pile, n'est-il pas ? Tu aimes ? Bien, évidemment que tu aimes ! Toutes ces dames m'adorent. Et leurs maris aussi … !

Le détail de l'article terminé, elle me refait face et passe la ceinture autour de mon cou. Argh ! Oui voilà, vous avez tout compris. Elle serre la boucle, et franchement, elle n'y va pas de main morte. Pas mal comme cravate. Non rectification, ça ressemble plus à une laisse pour le toutou à sa mémère. Dans pareille situation, n'importe qui paniquerait et commencerait à s'agiter. Mais comme vous le savez, je suis loin d'être n'importe qui. Contre vent et marée, je continue de jouer les fortes têtes en soutenant son regard de braise et en me mordant la lèvre inférieure. Oui, tordu comme je suis, ce n'est pas exclu que ce genre de chose soit foutue de m’exciter. De la provoque, encore de la provoque, et toujours de la provoque ! C'est mon moteur. Ah, on a fini de jouer ? Dommage, ça commençait à devenir intéressant … . Très distrayant en tout cas. Li Shang ? Yeurk, trop gentil. Trop pur et innocent. Hum, j'ai une préférence pour Numéro Treize, mais bon si cela te branche, alors c'est entendu, va pour Li Shang ! C'est toujours mieux que chintok. Si vous saviez le nombre de fois où j'en suis venu aux mains pour cette insulte. L'incarnation du diable repart siéger sur son fauteuil avec toute la splendeur et l'apparat indus à son statut de Directrice Artistique du plus grand magazine de mode qu'il soit. La sentence tombe … elle me veut. Oh, mais je suis tout à toi ma panthère du Ghana ! Ton poulain ? Hahaha, je n'en espérais pas tant … ! « Vous m'en voyez fort aise ! Cela implique-t-il que je doive être estampillé afin que le reste du monde sache que je suis … votre chasse gardée ?! ». Je crois que c'est ce que l'on appelle prêter allégeance. Certes, c'est dit de façon subtile et à demi-mot, mais avouez que ça a quelque chose de de classe et de raffiné. Très Vogue compatible ! J'avance en direction de THE Fashion Queen en paradant tel un paon faisant la roue. Quelque chose que je maîtrise comme personne et que je ai déjà fait à maintes et maintes reprises sur les podiums de Tokyo, Séoul ou Pékin. Une ixième preuve de mon professionnalisme et de mon incontestable talent. Et pour toi Mérédith Delmare … l'assurance d'avoir misé sur le bon cheval ! Sur un pur-sang arabe au pedigree vertigineux. Ah c'est sûr que ce ne sont pas les vulgaires percherons de tout à l'heure qui seraient capables d'en faire autant ! Je m’immobilise en face de « la sorcière » et fais joujou avec ma laisse so couture.

Comme lorsque je suis arrivé au bout de la rampe et que je me délecte des crépitements psychédéliques occasionnés par les flashs des appareils photo. Hop ! Petit 180. J'indique à l'aide de mon index un point dans le bas de mon dos. « J'avais pensé à un « M » majuscule enluminé. Juste ici. Surmonté d'une couronne et souligné par une queue de diable. Qu'en dîtes vous … ? ». Qu'est-ce que c'est … que ça ? Serait-ce un sourire en coin ? En tout cas, moi je trouve que ce type d'écusson lui siérait à ravir ! Bien, trêve de plaisanteries et de futilités. Il est temps de parler business. Tu m'as déjà fait savoir que ton temps est précieux. C'est bien connu, « Time is money » ! Entrons dans le vif du sujet. L'occasion pour moi de démontrer qu'en plus d'être une belle gueule, je suis également une tête bien faite et bien remplie. Je refais volt face à celle qui est la quintessence du chic et de l'élégance à la française. « Je sais que j'enfonce des portes ouvertes en disant cela mais … vous avez pris la bonne décision. ». Whoula ! Haussement de sourcils et air blasé. Traduction : « Are you fucking kidding me ?! ». Ou en tout cas, quelque chose d'approchant. Tout doux Cruella, je n'ai pas encore grillé toutes mes bonnes cartouches. Ouvre grand tes oreilles, le meilleur reste à venir. J'adore ce genre d'exercice de style qui consiste à avancer des arguments très convainquant tout en distillant juste ce qu'il faut de basses flatteries et flagorneries. On ne va pas se mentir, c'est un art dans lequel j'excelle. Démonstration ! « Ce que je veux dire par là, c'est qu'a ma connaissance, jamais un homme asiatique n'a été égérie pour Louis Vuitton. Autrement dit, c'est en quelque sorte un rendez-vous avec l'Histoire de la mode que vous êtes en passe de prendre. ». Hum. Il semblerait que j'ai fait mouche. Peut-être que ce détail lourd de symbolique ne lui a pas effleuré l'esprit ? Maintenant que son intérêt est piqué au vif, elle attend la suite. Rien de plus normal. Aussi beau soit-il, cet os à ronger n'est guère suffisant pour convaincre une femme qui peut avoir le monde à ses pieds en un claquement de doigt. Ce n'était qu'une mise en bouche. Patience, la suite du festin arrive. J'ose espérer que vous avez de l'appétit Mérédith Delmare … ! Tiens je vais me dégourdir un peu les pattes moi, et aller admirer les cadres dorés qui couvrant ce pan de mur.

Waaa, que des clichés de Madame Vogue en compagnie de grands noms de la mode. Oh Jean-Paul ! Mes hommages. Nice to meet you ! Oh my godness ! Anna Wintour ! Ah oui, là on est dans du lourd. Du très, très lourd ! Non mais regardez-les ! Elles se la jouent meilleures amies du monde, alors qu'en réalité elles pensent « Crève bouche ouverte, vieille peau ! ». J'A-D-O-R-E ! Qu'avons nous là ? Oh grrrr ! Le petit Baptiste Giabiconi. Ôte moi d'un doute bellâtre, est-ce qu'on a déjà couché ensemble tout les deux ? Si tel est le cas, eh bien, je suis au regret de dire que cela ne m'a pas laissé un souvenir impérissable ! Hum, dans l’embarras du doute, je vais ajouter ça à ma liste d'objectifs à réaliser : « Faire la bête à deux dos avec Baptiste ». Hahaha ! Bon, il est temps de passer à l'entrée ! « Avec moi pour représenter la marque, c'est tout le marché asiatique qui vous ouvre ses bras et son porte-feuille. L'un des plus aisés et fortunés qu'il soit. ». Eh oui, ce n'est pas négligeable ça ! Des bridés sur la paille, ça ne court pas les rues. Ils seront plus enclins à acheter quelque chose présenté par quelqu'un à qui ils ressemblent et auprès de qui ils peuvent s'identifier. On a beau dire ce qu'on veut, mais le facteur ethnique continue de jouer un rôle crucial dans les habitudes de consommation des gens. Je sens un scepticisme envahir la pièce. Besoin que j'étaye mon propos ? Aucun souci ! Si comme moi, Mérédith Delmare ne vit que par les sept pêchés capitaux, eh bien je vais continuer de les solliciter. L’avarice. L'envie également. Mais aussi, et surtout, mon préféré : l'orgueil ! Aller, le ouaf-oauf revient aux pieds de sa maîtresse. Plus exactement, il se tient debout derrière le fauteuil où elle trône. Je croise les bras et les pose sur le dossier. Je me penche vers son oreille et m'apprête à lui susurrer quelques mots. Rien qui puisse être classé secret défense ou qui relève de la raison d'état. Non, si je fais ça c'est … pour donner plus de relief à notre petit jeu qui nous enchante tout deux. « Quand on sait que dans le monde un Homme sur deux est soit chinois soit indien, ça a de quoi laisser rêveur quant aux retombés financières de cette campagne pour vous et pour la maison Vuitton … . ». Oui, ça aussi, c'est un dénominateur à prendre en compte. Quand on sait le nombre de millionnaires que comptent à eux seuls l'Inde et la Chine, ça serait vraiment dommage de me laisser sur le carreau alors que je suis la clef pouvant ouvrir leur coffres-forts. Celui capable de faire sauter la banque ou de ruiner le casino.

Aaaah … . J'adore user d'images et de métaphores. Il n'y a pas mieux pour me magnifier et me déifier. On arrive à la fin des réjouissances Madame Delmare. Vous vous laisseriez bien tenter par un petit dessert … ? Je viens me placer près d'un des accoudoirs du fauteuil et m'assois sur le carrelage en marbre hors de prix. Comme le faisaient les courtisanes jadis en cherchant à s'attirer les bonnes grâces du roi. C'est sciemment que je pose le bout de la ceinture près de sa main outrageusement couverte de bijoux. Une façon de lui faire croire qu'elle a l'emprise sur moi et que j'accepte volontiers la soumission. Je sais pertinemment qu'elle n'est pas dupe. Elle se doute qu'un homme, qui a le cran et l'audace de ne pas trembler devant elle, ne se résoudra pas si facilement à devenir une carpette. Je pense même qu'au fond d'elle, elle n'en a pas spécialement envie. Elle semble ravie d'avoir dégotté quelqu'un faisant jeu égal, ou presque, avec elle. Quelqu'un digne de son rang et de son standing. Je pose mon coude sur l'accoudoir et soutiens mon menton à l'aide de ma main. Ah, voilà le dessert. Madame est servie ! « Cette collaboration avec Vuitton, c'est pour vous l'occasion parfaite de faire taire toutes les mauvaises langues qui prétendent que vous n'êtes plus dans le coup. L'opportunité de prouver au monde entier que c'est vous, et vous seule, qui faîtes la mode. Que c'est encore vous qui lancez les tendances. Et que c'est toujours vous qui dénichez les nouveaux talents. La vérité, c'est que personne n'est capable de faire ce que vous faîtes. Surtout pas Gabrielle Delorme … ! ». Ah oui, forcément, ça tique sur « Gabrielle Delorme ». Là, j'ai bieeeeeen pincé la corde de l'orgueil. Peut-être même trop d'ailleurs. Enfin en même temps, mieux vaut trop que pas assez ! Lorsqu'elle daigne enfin tourner la tête vers moi suite à l'audition de ce nom qui lui donne de l'urticaire, je montre les dents et grogne comme un chien de garde. La réaction que j'escomptais ne se fait pas attendre, puisqu'elle me fusille aussitôt du regard. J'affiche dès lors un visage de cocker triste et gémit faiblement. On dirait un chiot a qui l'on donne un coup de journal sur le museau pour le punir de s'être soulagé sur le tapis persan du salon. « Hahahaha … ! ». Oh seigneur, il va vraiment falloir que j'arrête avec ce rire de méchant de Walt Disney. A défaut de l'éradiquer totalement, il est clair qu'il faudrait que j'en use avec parcimonie. Que voulez-vous, quand on est la personnification de Shan-Yu, ce genre de chose, ça ne se contrôle pas !



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Deal with the Devil ♠ Mérédith

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