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F&D. no heroes, villains, one to blame.

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MessageSujet: F&D. no heroes, villains, one to blame. 4/4/2017, 09:06



no heroes, villains, one to blame

Darling, darling, oh, turn the lights back on now


Katie fit gonfler ses joues, ce qui souligna un peu plus le rose de ses pommettes hautes et vrilla un regard incertain en direction de son demi-frère se trouvant quelques pas derrière elle, observant distraitement cette fourmilière humaine qu'étaient les Galeries Lafayette. Katie avait beau taper du pied, le son de ses sandales sur le carrelage du grand magasin passait inaperçu dans le brouhaha des voix des clients et des vendeurs, de mister speaker annonçant une promotion exceptionnelle au premier étager sur tous les sacs à mains munis d'une gommette rouge, de la musique de fond émanant des enceintes discrètes dispersées ça et là. Cela dit, on se serait trouvé dans un désert complet, fait de murs renvoyant les sons, les pas de Katie n'auraient sûrement jamais pu atteindre les tympans de Daniel, une fois encore trop perdu dans ses pensées pour se souvenir que le monde, autour de lui, nécessitait une certaine attention. Le monde, en parlant de lui, s'approcha d'ailleurs en posant sa main dans le creux de sa hanche, pliant légèrement une jambe et dardant des yeux bleus étincelant droit sur son visage. Elle avait le même air que maman, un truc insondable dans la prunelle, aussi charmant qu'inquiétant. « Dani, tu es chiant aujourd'hui. » Il arqua un sourcil. « et toi très polie, maman a fait du bon boulot. » Elle secoua la tête, n'esquissant pas même un demi-sourire. « je prends mon week-end pour te voir, exprès je te signale, et tout ce que je retrouve c'est une sorte de zombie qui traîne à quelques mètres derrière moi. » sur le visage de Daniel se dessina un léger rictus. « tu adores ça pourtant Kat, avoir un homme qui te suit bravement en portant tes kilomètres de shopping. » Katie bougea ses lèvres sans qu'aucun son ne s'en échappe, formulant un bla-bla-bla muet en roulant des yeux vers le ciel. « si ça te déprime tellement, pourquoi tu ne vas pas le voir, il habite pas loin si mes souvenirs sont exacts. » Daniel soupira doucement. « tes souvenirs sont exacts Kat, t'oublies juste le fait qu'il a honteusement piétiné mon cœur. » Il porta la main à sa poitrine, un sac estampillé Zadig & Voltaire menaçant de dégringoler de son bras. « manque de courage ! Maman a fait du bon boulot, Dan. » elle appuya sur son prénom, lui envoyant un regard rempli de malice en lui tournant enfin le dos pour reprendre son inspection vestimentaire. « je trouverai bien quelqu'un pour porter mes affaires, si tes bras me font défaut... »  (…) il connaissait ce chemin par cœur, était certain de pouvoir le faire même avec un bandeau cachant ses yeux, sans ses deux mains loin devant lui pour éviter les obstacles sur son passage. Il connaissait ce chemin pour l'avoir fait tant de fois, aussi bien réellement que dans ses souvenirs une fois chez lui, ou dans son imagination plus récemment. Revenir ici lui pinçait le cœur, déposait une certaine lourdeur dans sa poitrine, comme si quelqu'un avait pressé ses deux paumes contre son torse pour qu'il ne puisse plus remplir ses poumons à l'envie, pour que le naturel soit plus compliqué à retrouver. N'aurait-il pas été un homme, n'aurait-il pas été Daniel Hebert qu'il aurait sûrement rebroussé chemin, se serait engouffré dans une bouche de métro et serait rentré chez lui, à la maison. Mais Katie avait raison, elle avait toujours raison. Une autre chose, en plus de l'expression de son regard, qu'elle avait hérité de maman. La sagesse des femmes est d'or. Il fallait essayer jusqu'à ce que le mur apparaisse trop insurmontable, trop immense pour être escaladé ou contourné ; il fallait pouvoir regarder ce mur et l'accepter pour enfin s'en détourner et s'en chercher un autre plus petit, plus friable, où l'on construirait son jardin et sa vie. Il s'arrêta en bas de l'immeuble qu'occupait Florent, se racla la gorge comme s'il s'apprêtait à réciter une poésie d'école, et pressa le numéro de l'interphone.
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