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les fleurs du mal. (lio+fiona)

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MessageSujet: les fleurs du mal. (lio+fiona) 5/4/2017, 01:42


il est tard. très tard. quelle heure exactement ? si quelqu'un te demandait, tu ne saurais pas répondre. sûrement un doigt d'honneur ou un regard ignorant. ou bien tu lui dirais qu'il est quelque chose et quarante-trois minutes. mais tu n'en aurais pas envie. c'est la seule info que tu as réussi à prendre lorsque tu as regardé ton portable il y a quelques dizaines de secondes. certainement parce que la lumière des projecteurs va trop vite, ou bien à cause de ton écran d'iphone totalement éclaté. mais, ne serait-ce pas plutôt à cause de toute cette quantité d'alcool qui coule dans ton sang ? tout ce que tu sais actuellement, c'est que cette bouteille de tequila a été bien trop rapidement vidée. et que tu en veux encore. tu es là, assise sur cette banquette. la flemme de te lever pour aller prendre une bouteille de vodka au bar. juste à côté de toi, tu peux sentir le velours mouillé. c'est peut-être un de tes potes qui s'est cassé la gueule en loupant la marche. tu te surprends à faire des suppositions et hypothèses dont tu te fous royalement. de toute façon, ils ont tous disparus d'une manière quelconque et inconnue. ils sont peut-être même en train de se faire assassiner dans les toilettes que tu ne leur viendrais même pas en aide. c'est la vie. souvent une pute.
prise d'un élan de motivation, tu choppes le verre qui se trouve sur la table basse avant de t'élancer jusqu'au comptoir. tu as l'impression de ne pas marcher droit mais bizarrement, tu ne percutes personne, pas même un tabouret de bar. il paraît que tu n'as jamais l'air ivre, même quand tu l'es réellement. avec ta gueule d'enfant sage, ça aide. en attendant que le serveur te remarque, tu observes les bulles danser dans cette coupe à moitié vide. ça peut presque être beau. esthétique, poétique au milieu de tout ce bordel. cette chaleur qui t'étouffe, ce bruit qui t'agresse, ces couleurs qui t'oppressent. la voix du serveur te ramène à la réalité. tu termines cette coupe cul sec, tu commandes deux bouteilles avant de claquer quelques billets et de te casser avec ton précieux butin. même si tout cet alcool peut à présent t'occuper, une seule chose tourne dans ton esprit. lionel. lui, toujours lui et encore lui. il tourne en boucle dans ton esprit, hante la moindre de tes heures. tu sais qu'il est là, quelque part dans cet endroit et c'est peut-être ça le pire. rien ne peut t'empêcher de penser à ce gars. tu te poses mille questions. qu'est-ce qu'il fait ? où il est ? avec qui ? qu'est-ce qu'il dit ? qu'est-ce qu'il pense ? qu'est-ce qu'il boit ? et ça ne s'arrête pas là. des interrogations à te rendre folle. si tu ne l'es pas déjà. au fond de toi, la jalousie te brûle. et ce qui est clair dans ta tête, c'est qu'à ce moment là, il ne prête pas assez attention à toi. il est avec d'autres et ça, c'est insupportable. bien trop insoutenable. peut-être même qu'il est avec elle, qui sait... et  ça, ça te met en colère. tellement que tu t'envoies près de la moitié d'une des bouteilles. ça va un peu mieux. l'alcool te brûle encore la gorge. pourtant, tu es préoccupée par une flamme d'un tout autre genre. composée de plus de choses malsaines que saines. l'auto-destruction. c'est d'ailleurs la raison pour laquelle à cette seconde même, tu décides de renouer avec tes vieilles habitudes. ce n'est que maintenant que tu remarques la présence de ce mec, assis à côté de toi depuis quelques minutes. tu poses tes yeux sur lui parce qu'il va t'être utile. tu ne sais pas où le principal intéressé est, mais tu sais qu'il verra. il a des yeux partout. l'autre glisse ta main sur ta cuisse. tu la laisses se balader sur ta peau, mais tu ne ressens rien. le néant intersidéral. certaines frissonneraient, d'autres rougiraient. pas toi. tu es anesthésiée avec bien des hommes. le seul qui te fait vibrer, c'est lionel. son autre main glisse lentement dans ton dos, tu plantes ton regard dans le sien et tu le sens déjà flancher. trop facile. si tu cherchais bel et bien un mec pour cette nuit, tu l'enverrais balader : pas assez d'enjeu. mais bon, tu ne peux pas te permettre de faire la fine bouche sur ce coup là. il te balance deux trois mots, mais tu fais mine de ne pas comprendre à cause de la musique. en fait, tu n'as juste pas envie de te préoccuper de ce qu'il peut te raconter. rien à foutre. il commence à faire glisser ses lèvres dans ton cou. merde. toi qui voulais l'emmener jusqu'à la piste de danse, là où il y a le plus de visibilité, ça a l'air raté. à ce moment là, la musique change. les lumières aussi. tu le pousses avant d'attraper sa main et de le tirer dans la foule. le jeu peut commencer.
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MessageSujet: Re: les fleurs du mal. (lio+fiona) 7/4/2017, 16:42

y a la foule qui presse, le lieu qu’oppresse. la musique qui résonne, et toi qui bouillonnes. tu comptes les heures et les minutes, injuriant mentalement emeryck qui t'a traîné ici pour t'abandonner à la première occasion, juste histoire de se trouver un vide couille pour la soirée. ça t'soûles, tu rumines de l'intérieur accoudé contre le comptoir du bar et ta seule compagnie est ce serveur qui t'agace autant que tes tympans saignent au son des notes qui sortent de l'enceinte. ton verre finit par claquer contre le bar, attirant le regard du pauvre serveur qui s'inquiète pour son précieux. et t'as envie de lui faire avaler, juste pour lui prouver que ses mélanges d'alcools puent la merde. mais tu te contentes de te casser dehors, fumer une clope. histoire de te détendre de cette colère qui prend forme au creux de ton estomac. l'air frais rentre en contact avec ta peau, te créant un petit frisson. mais ça te détends, tu préfères largement la froideur qu'à la chaleur, surtout celle humaine du boîte. l'impression d'étouffer et là t'as l'impression de pouvoir respirer de nouveau. tu te sors une cigarette de ton paquet, et tu glisses entre tes lèvres cette douce dépendance. t'laisses le temps défiler quelques secondes, comme pour jouer avec la vie et la mort. vie qui se consume un peu plus par ce tout petit truc, mort qu'approche à chaque bouffée. un véritable poisson que t'allumes, sentant le bout griller. et tu tires un bon coup dessus. fumée qui s'infiltre dans tes poumons, les remplissant d'un air infecté qui te procure tant de bien. et t'expires, regardant la fumée s'évaporer dans l'air. il t'arrive de te dire que t'es un peu comme de la fumée de cigarette. comprimé dans un endroit clos empoissant chaque paroi pour finir par  te dissiper dans la foule empoissant le monde qui t'entoure. une idée grotesque qui te plaît bien, et qui créait un petit sourire sur tes lèvres. de toute façon, ce monde n'a pas besoin de toi pour empoissonner son air. déjà bien pourri dans son genre. continuant de fumer ta clope, dépendant de sa réalité tragique, perdu dans tes pensées étrangères. mais les cendres atterrissant toutes au sol, et la cigarette s'éteint dans l'obscurité de la nuit. tu balances le mégot plus loin, et inspires un dernier coup d'air frais avant te retourner dans la boîte à la recherche d'emeryck qui doit être coller au cul de la première femelle qu'il a jugé à son goût. mais au fond, tu cherches pas que sa tête à lui, aussi une tête blonde que tu connais trop bien. tu l'as perçu plusieurs fois d'affiler, ses longs cheveux blonds passants sous ton nez, sa peau qu'a effleurée la tienne et son parfum qui s'est enivré dans tes narines. ce parfum qui te rend fou dès qu'elle le porte, et peau que t'as senti à de nombreuses reprises contre la tienne. mais t'as la rage. rage qu'elle soit là, accompagnée de sa bande, ses pauvres gosses de riches qui pètent plus haut que leurs culs. notamment ses potes masculins que tu peux pas encadré, trop prétentieux, trop "monsieur-je-sais-tout." t'as jamais supporté ces riches qui te regardent de haut, sentent supérieurs à toi. y a juste fiona que tu tolères. parce qu'elle est différente elle, et tu comprends pas pourquoi elle traîne avec eux.  et tu t'es jamais gêné pour le faire sentir au monde entier. le gamin des rues rebellé contre eux. alors, tu l'as surveillé toute la soirée, sans jamais vraiment l'approcher. les yeux qui guettent sans jamais agir. et c'est peut-être la seule raison qui t'a pas encore fait bouger ton cul de cette boîte pourrie qui te les casse. le regard qui l'accroche, t’approches avec le sourire insolent mais tu te stoppes, te figes. tu l'as remarqué en compagnie d'un gars. un pauvre type qui balade ses mains sur ce corps qui t'appartient. et t'as la haine qui monte, la rage qui gronde et le sang qui fait qu'un tour. marche qui reprend, qu'accélère, à l'approche dangereuse. les poings qui se serrent, jusqu'à laisser tes phalanges blanches. t'as l'impression que tu vas exploser sur place. t'arrives vers eux, les sépare avec force et attrapes le col du t-shirt au gars qui semble surpris de cette interruption, légèrement déçu d'avoir été séparé de sa jolie proie. ses yeux croisent ton regards noir, sombre, de ceux qui ne dégagent que de la colère. "j'te dérange pas trop ?" la voix froide, flippante. tu lances un petit regard par-dessus ton épaule pour fixer ta belle, et la rage augmente d'un cran, implose de l'intérieur. "j'aime pas qu'on touche à ce qui m'appartient." le ton menaçant, sourire inquiétant sur les lèvres, tu l'approches de toi comme une vulgaire marionnette pour sentir son souffle saccadé contre ta peau. les secondes défilent, il flippe puis prend un air plus confiant, il se fout complètement de ta gueule, affichant un sourire joueur et arrogant. de ceux que t'es capable d'afficher, ce qui te fous encore plus en rogne. "ça n'a pas l'air de la déranger que je la touche." t'explose de l'intérieur, de l'extérieur. ton poing s’abat sur sa figure de petit con. t'es complètement défoncé par l'illusion d'amour et ivre de ta fureur. t'es tombé dans le piège de la belle, comme un pauvre idiot. piège qui va se refermer sur ta petite gueule d'abruti.
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MessageSujet: Re: les fleurs du mal. (lio+fiona) 9/4/2017, 19:26

les secondes passent. lentement. tellement lentement que tu en deviens presque dégoûtée de ces mains qui te touchent. brûlantes. collantes. envahissantes. désireuses. c'est dégueulasse, sale. si tu n'étais pas animée par ce perpétuel besoin d'attention de la part de celui qui hante ton quotidien, ton poing aurait déjà terminé dans la gueule de ce pauvre type. mais non. tu restes là, assise sur ce canapé alors que l'homme commence à s'emballer. tu ne ressens rien, mis à part cette envie de rapidité et ton cœur qui bat très fort dans ta poitrine. l'adrénaline inonde tes veines, purifie ton cerveau. peut-être que lionel est parti, qu'il a déserté la boîte. tu te fais des films. d'habitude, la tête de ce mec aurait déjà été projetée contre le mur et tu aurais obtenu ce que tu voulais par dessus tout : son regard posé sur toi et la manifestation de ce que tu penses être son amour. il t'a sûrement laissé là, abandonnée comme ces enfants qu'on pose sur le bord du chemin de la vie. enfant que tu as été. ses lèvres semblent s'installer durablement sur ta peau et c'est à ce moment là que tu le vois débarquer. tu ne pourrais sûrement jamais décrire ce sentiment. fort, destructeur, annihilant tout le reste. tu le vois et c'est comme à chaque fois. un nouveau cercle qui se forme après avoir bouclé le précédent. c'est le serpent qui se mord la queue mais à cet instant, tu es heureuse. ses paroles, tu les entends clairement. tu connais la lueur qui habite et fait briller ses yeux. dans ses mots, quiconque se sentirait chosifié. comme si tu lui appartenais entièrement, complètement. comme un objet que l'on possède, auquel on tient mais qui nous lasse beaucoup trop. dénué de tout intérêt. toi, tu y entrevois les portes illusoires du bonheur. tu entretiens le chemin qui y mène sans savoir qu'elles vont se refermer violemment sur ta gueule. tu les regardes se défier mutuellement pendant quelques instants, contente de ne plus sentir les pattes de ce con sur toi puis tu finis par te lever. comme si tu t'apprêtais réellement à faire ce que tu allais faire, comme si tu en étais convaincue. tu es la reine du paraître. lionel le frappe violemment suite aux mots balancés par l'autre. tu attends encore quelques secondes avant de t'approcher d'eux pour les séparer. en réalité, tu rêverais de les voir s'étriper. rien que pour toi. mais de l'extérieur, si tu n'interviens pas, ça serait bien trop étrange. de toute façon, les vigiles ne vont pas tarder à intervenir. ce n'est pas la première fois que tu fais cela ici, et tu sais qu'ils sont très réactifs... malheureusement. cela t'empêche de pouvoir profiter du spectacle un peu plus longtemps. "arrêtez !" tu lances, parce que l'autre réplique sans tarder. au fond de toi, tu as eu ce que tu voulais. avec la sensation de ses yeux posés sur ton corps, c'est tout ce qui t'importe. maintenant, il est avec toi.
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MessageSujet: Re: les fleurs du mal. (lio+fiona) 14/4/2017, 02:18

incontrôlable sentiment d'haine. le coup part de lui-même, sans aucune contrôle de l’impulsivité qui t’anime. et ton poing qui s'écrase contre sa gueule d'abruti, t'fais un bien fou. rage et colère qui grondent au fond d'toi. t'vois flous, t'vois rouge. les poings qui démangent, et cette petite voix qui te murmure de lui en coller une deuxième. la lucidité s'est envolée, effacée, ou n'a peut-être simplement jamais existé. t'es comme une fuite de gaz qui s'évapore dans l'air, suffit d'une petite étincelle pour qu'elle explose, ravageant tout sur son passage. et fiona, elle est cette étincelle, cette étincelle qu'allume le feu qui qui brûle en toi. emprise incompréhensible, emprise irréelle. celle qui s'créer dans ta tête, parce qu'elle est tellement différente. différente d'elle. elle aux murmures qui persistent dans ton esprit. reproches que t'arrives encore à percevoir, le son familier de sa voix qui te poursuit. fiona, pas un reproche à ton égard. instabilité émotionnellement qu'égale la tienne. la belle t'enfonce un peu plus dans l'océan d'la vie, coule avec toi. mais est l'vent qui à l'origine des vagues destructrices de ton esprit. le deuxième coup de poing qui part dans son ventre, et le sourire de satisfaction qui se dessine au coin de tes lèvres à la seconde où ce pauvre type se tord de douleur. t'as le sentiment d'être puissant mais en réalité t'es juste pathétique. et dans quelques secondes les vigiles vont débarquer pour vous séparer, t'éloigner de ce con et te rappeler à l'ordre une énième fois, le même sermon que t'entends et les mêmes menaces qui se dissipent dans l'air. tu le sais tout ça, c'est pas la première fois, certainement pas la dernière. mais tu t'en fous. t'fous du monde, fous d'être déjà fiché ici ou encore au poste de police. t'fous tout en réalité, t'laisses guider par ces trucs qui te détruisent. "arrêtez !" voix fluette qui te stoppe, stoppe ton poing qui va une nouvelle fois rencontrer l'corps du gars devant toi, qui arrête le même gars de tant coller une à son tour. voix fluette qui stoppe sa propre création. la pression que t'exerces sur le col se relâche, laissant l'gars retoucher pied au sol et tu le fixes de haut pendant un petit moment. le regard inchangé, toujours la même lueur qui brille. tu l'fixes de haut, comme-ci t'étais supérieur à lui mais t'es bien inférieur à ce gamin au fond. vigiles qui te tirent, vigiles qui gueulent pour calmer le jeu. ça calme peut-être l'autre mais toi, t'as toujours la rage, celle qui déborde au bord de tes lèvres. "ne l'approche plus ou je te fais la peau." t'attrapes la blonde par le bras, la rapprochant de toi. son corps qui percute le tien. t'montres au monde entier qu'elle est tienne. pauvre égoïste que t'es, au désir de possession bien enfantin. regard vers un vigile, tu marches jusqu'à la sortie du bar sans rien ajouter, le sourire arrogant et l’attitude nonchalante. "on s'barre." déjà à l'extérieur, seuls face à l'immensité d'la nuit. t'as plus envie d'être dans cette boîte pourrie. et qu'emeryck aille s'faire foutre. qu'il rentre seul ou non, tu tant contrefous. tu te retournes bien brutalement face à la blonde, tes mains qui glissent sur ses hanches. tes doigts qui serrent légèrement ses hanches, t'accroches à elle. à la réalité qu'elle t'apporte. réalité qu'empêche l'illusion de souvenirs oubliés dans les débris du temps qui passe. t'sais au fond toi, que tu l'aimes pas comme il faut, pas comme elle en rêve. qu'elle n'est qu'un mirage créé pour t'faire oublier la personne qui te détruit à petit feu. et c'est tragique. c'est toi, c'est elle, c'est vous. une fiction créée de toute pièce, digne d'un livre bas d'gamme. cette histoire qu'attire personne, qui prend la poussière à jamais dans une librairie. histoire préfabriquée qui persiste mais qu'est qu'illusoire.
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