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(sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre.

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MessageSujet: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Jeu 6 Avr - 12:46


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ça fait un bail que t'es levée. t'as regardé le soleil pointer le bout de son nez, depuis son grand balcon, un café dans une main, une clope au bec et ton téléphone dans l'autre main. tu charges un playlist sélectionnée au hasard sur deezer, laisses ton téléphone trainer sur le sol et fermes les yeux. tu respires lentement. tu profites de l'instant présent, comme toujours. quelques rayons de soleil parviennent jusqu'à ton visage, réchauffant sensiblement ta peau bien trop claire, vestige de l'hiver passé. un sourire étire tes lèvres. t'es bien, là, comme ça. t'as pas vraiment besoin de grand chose pour être heureuse finalement. tu tires sur ta cigarette, balançant légèrement la tête au rythme de la musique. tu fais comme chez toi, comme si tout était normal. sauf que t'es pas chez toi. sentiments partagés, à la fois gênant et agréable. tu t'en fous, t'y penses pas vraiment, tu te contentes de vivre, c'est déjà pas mal. t'as l'esprit qui divague, tes pensées qui se barrent ailleurs. y a la baie vitrée qui coulisse et tu ne l'entends même pas. ses bras qui glissent autour de ta taille, l'odeur de son parfum, le frottement de sa barbe de trois jours contre la peau de ton épaule nue. tu soupires d'aise en écrasant ta clope dans le cendrier. ta main à présent libre vient s'enfouir dans ses cheveux en bataille, avec une douceur contrôlée, désirée, frôlant pourtant le naturel à la perfection. tu l'entends grogner, tu le sens se contracter. il te retourne avec une aisance déconcertante, t'arraches ton café pour le poser sur la rambarde, plus loin. devant ton regard remplit d'incompréhension innocente, il sourit en coin, te bouffe des yeux et ses lèvres s'écrasent sur les tiennes. tu ne refuses jamais un baiser comme celui-ci. il te soulève du sol, tes jambes enlacent sa taille et il t'entraine jusqu'à son lit. ivresse incontrôlée, incontrôlable. incandescence de deux corps qui s'attirent, qui s'épousent, qui se veulent. matinée sauvage, volage. matinée volée, matinée payée. matinée perdue à trainer. matinée gagnée à se donner.


les écouteurs bien enfoncés dans tes oreilles, ta guitare dans ton dos, ce sourire qui fait la différence. tu erres dans les rues de paname, te rapprochant un peu plus de ton objectif. tu croises des gens qui font la gueule alors tu leur fais quelques pas de danse. y en a qui décrochent un rictus, d'autres qui te regardent de travers, et puis y a ceux qui te bousculent, trop pressés, pas assez attentifs. pauvres cons. la journée est belle pourtant. les aléas de la vie, on pourrait bien les laisser de côté quand le soleil brille, que tu penses. on ne devrait pas avoir à subir ce qui nous entoure, on ne devrait pas avoir à courber l'échine pour un boulot qui rend malade, pour une relation malsaine, pour des larmes qui coulent sur le visage de cette femme pendue à son téléphone. tu t'es arrêtée pour l'observer, la tête légèrement penchée sur le côté. t'écoutes pas ce qu'elle dit, tu t'introduis pas dans la vie des gens comme ça. et puis, t'as la musique à blinde dans les oreilles alors comme ça. t'as fait la moue et t'as été lui tendre un mouchoir. elle t'a regardé comme si t'étais folle, son mascara qui dégouline sur ses joues rosies de tristesse. et puis, elle a sans doute compris ton geste puisqu'elle a récupéré l'objet pour s'éponger le visage. t'as posé ta main sur son épaule, geste de réconfort qu'un adulte pourrait avoir pour un enfant, et puis t'as repris ton chemin. comme si de rien n'était. t'as vu dans ses yeux l'incompréhension d'un geste aussi banal et peut-être gentil qu'a été le tien. la gentillesse. peut-être bien que c'est ça qui dérange. t'es passée devant le conservatoire et t'es restée un instant. les étudiants t'ont prise pour une élève quand ils ont vu ta guitare. t'as fait un petit pot pourri de ce que tu sais faire, avec eux. vous avez bien rigolé, vous avez échangé, partagé. et puis, t'as repris ta route, une fois de plus. tu ne fais pas parti de cette élite qui a les moyens de passer par le conservatoire. tu pourrais pourtant, si tu t'investissais, si tu prenais le taureau par les cornes. sauf que t'as pas envie de faire comme tout le monde, t'as pas envie de rentrer dans le moule. t'as besoin de ta liberté, t'as besoin de ta porte de sortie, t'as besoin de ton oxygène. et tu sais bien que si tu t'enfermes dans un conservatoire, tu vas étouffer. parce que tu pourras plus faire ce que tu veux sans qu'on te dise que c'est trop comme-ci et pas assez comme-ça. t'as tourné le coin de la dernière rue et tu sautilles déjà quand tu te rapproches de la porte que tu convoites.

t'aurais pu envoyer un message mais tu ne le fais jamais alors tu ne vas pas changer tes bonnes vieilles habitudes. coup de chance, coup du sort. tu ne sais pas s'il est là, tu tentes. si t'échoues, tu l’appelleras. peut-être. tu poses la main sur la poignée de sa porte et elle s'ouvre comme par magie. gagné. tu déposes ta guitare dans l'entrée, tu jettes tes écouteurs sur la house. tu d'vineras jamais pour qui on m'a prise t'al'heure. que tu déblatères en allant te servir un verre d'eau. même pas tu l'as regardé, tu sais même pas s'il est vraiment là. tu fais ta vie comme si t'étais chez toi, comme si t'étais pas seule, comme s'il n'y avait que lui et toi. quand t'as avalé deux gorgées de flotte, tu t'es dirigée vers lui. il te tourne le dos, c'est pas normal. lio ? tu fronces les sourcils, t'approches doucement, tu poses ton verre en passant. c'est quoi ce bordel ? depuis quand il ne te regarde pas, depuis quand il te tourne le dos quand tu rentres ? tu sais bien que t'es pas juste avec lui, quand tu te tires pendant quelques jours sans donner signe de vie. mais jusqu'à présent, ça passait. ça ne peut pas être ça, il te l'aurait dit avant. nan, c'est pas ça. tu le contournes et tes yeux deviennent aussi ronds que des billes. lio ... que tu souffles. tu vois sa face, t'as les yeux qui s'embrument. ton frangin, il est tout défait. ça fait remonter des souvenirs, c'est mauvais. t'imagines le pire, tu te dis que c'est pas fini, que tu t'étais relâchée mais que ça recommence. y a tout un tas d'images qui te reviennent, ça t'effraie, ça te noue la gorge, ça te bloque la poitrine. t'es bloquée, tétanisée. tes yeux le détaillent. ton frère, il est amoché. ton frère, il est moche aujourd'hui. ton frère, il a prit une branlée. et toi, t'étais pas là. tu culpabilises.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Lun 10 Avr - 1:46

la fenêtre de la chambre ouverte, t'sens la chaleur des rayons du soleil s'insinuer contre ta peau, l'vent frais de la matinée qu'entre dans la pièce. fin soupir qui dépasse la barrière de tes lèvres, les paupières qui se ferment par la lourdeur du sommeil. t'as même pas la foi de te lever de ton lit. l'envie de rien, juste de rester là, allongé sur ton lit, jusqu'à ce que le sentiment de survie humaine prenne le dessus, jusqu'à ce que la mort t'emporte de l'autre côté. t'es une âme amochée qu'à plus la force de se relever, juste l'envie de s'effondrer. mais t'as pas le droit, t'hurle ta conscience. et pourtant tant rêve chaque jour un peu plus qu'hier. voix qui s'étouffe peu à peu, qui s'affaisse avec le temps qui passe. temps qu'emporte tout sur son passage, qui ravage mais qu'efface rien. t'souffles  de tes pensées étranges, de celles qui restent au fond d'toi mais qui ne s'échappe jamais d'entre tes lèvres. parce que t'as pas l'droit dire ce qui demeure au fond de ton esprit. car y a ta soeur. soeur qu'à besoin de toi, que tu sois solide pour deux. et tes potes. potes que t'as pas l'droit d'abandonner. même dans ces jours obscures où la vie te semble plus noire, où les souvenirs remontent à la surface. c'est dur mais tu dois l'faire. t'finis par te lever, l'impression de pas avoir vraiment le choix. mais y a la douleur de ton corps qui te ramène vite à la réalité. douleur qui t'empêche de bouger comme tu le souhaiterais. tu t'assis quelques secondes devenant vites minutes sur ton lit. la respiration coupée, et la douleur lancinante. t'attends que la douleur soit supportable et tu lèves, bouges ce corps endolori qu'est le tien. le visage qui grimace sous la douleur de chacun de tes gestes. à cause de ces bleus et blessures recouvrant ton corps. et face à la glace qui trône dans la salle de bain, tu retires ton t-shirt avec lenteur et précaution, te stoppant à chaque souffrance qui se propage dans tes membres. puis ton regard fixe les bleus marqués sur ta peau blanche. écorchures de ton amour. amour qui coule dans tes veines, amour qui t'empoisonne. amour qui s'oublie, s'effrite au fil du temps qui s'écoule. et t'es là, comme un con à effleurer les blessures. à les rendre plus réelles, plus douloureuse. avec cette désagréable impression de déjà vu qui te laisse un goût amer sur le bout de la langue. gueule défoncée, corps amoché, et âme touchée. t'es au point de non retour, t'sais plus quoi faire, plus quoi dire. force de se battre qui s'évanouit dans des vagues de doutes. pensées qui divergent, tu demandes bien ce qui t'as pris. t'as agi comme un idiot, comme d'habitude. et maintenant t'es tout défoncé. comptant bien ne voir personne aujourd'hui, rester enfermé chez toi à double tour. avec seul compagnie fiona, parce qu'il y a pas l'choix. t'peux pas la foutre à la porte, elle vit ici autant qu'toi. et c'est celle qui t'a récupéré dans cet état, celle qui t'a posé des questions sans trop l'faire, peur de réponses. de toute façon, tu lui as rien dis. pas un mot échangé, t'es juste parti te coucher, un peu plus brisé que la norme. le temps défile, les pensées cherchent puis s'envolent dans un écran de fumée. tu secoues légèrement la tête, l'esprit qui erre dans des souvenirs qui perdurent. tu marches jusqu'au salon. aucun bruit, silence de mort, y a personne dans l’appartement. et d'habitude, t'aimes ça, le silence et la solitude. pourtant aujourd'hui, t'aimerais entendre le bruit d'la vie qui t'entoure. et ce sentiment te fais attraper ton portable, envoyant un message à fiona lui demandant où elle est. parce que peut-être qu'en réalité, t'veux pas être seul aujourd'hui, peut-être même que tu en as peur. peur d'finir seul, sans plus personne pour panser tes blessures. le cul sur le canapé, les mains qui glissent dans tes cheveux, t'inspire un grand coup, sentant l'air s'insinué dans tes poumons, les gonflants. puis t'expires, laissant l'air s'mélanger à celui déjà présent. puis d'un coup, la porte s'ouvre d'elle seule, par magie, le sortant de ses funestes songes. et t'as pas besoin d'être devin pour savoir de qui il peut s'agir. t'es prêt à parié sur deux têtes mais t'espère que ce n'est pas celle que tu penses. pourtant y a ses petits bruits propres à ses habitudes que t'entendent, et qui te murmures que c'est bien elle qu'est là. t'lèves en vitesse du canapé, ce qui te fait lâcher un grognement de douleur. vite. t'cherches du regard un t-shirt, pas envie d'exposer les coups qu'ont t'as infligé, de ceux qui marquent et qui restent.  "tu d'vineras jamais pour qui on m'a prise t'al'heure." pas de réponse, le regard qui vagabonde dans la pièce. tu prierais presque le bon dieu, c'pour dire. mais trop tard. tu perçois le bruit de ses pas qui s’avancent derrière toi, son ombre qui s'approche de ta silhouette, t'sens même sa chaleur humain qu'enveloppe la tienne. t'es foutu, sans retour en arrière possible. "lio..." ses yeux qui croisent les tiens. son regard qui te touche de l'intérieur. t'y vois tous ce qui s'passe à l'intérieur d'elle-même, rien qu'avec son regard. t'lis en elle comme dans un livre ouvert. soupir qui s'échappe dans l'air. bordel. tu serais presque prêt à l'injurié d'être rentré aujourd'hui. première fois que ça te fait de la voir, qu'elle soit de retour à la maison, près de toi. main qui passe sur ton visage et ton corps, comme pour lui prouver que tu souffres pas, que c'est qu'une illusion, blessures de rien du tout. mais en vérité, tu grinces des dents à l'intérieur de toi-même. "c'est rien." tentative pour la rassurer, d'pas voir ses yeux qui sont prêt à déverser la tristesse au fond de son coeur. tu t'casses jusqu'à la chambre, attrape le t-shirt qui traîne et l'enfile à la vitesse de la lumière. geste qui tord ton ventre. ça fait mal mais t'es stoïque. t'fais l'dur, juste face à elle. parce que faut bien quelqu'un reste debout, debout dans toute cette merde qu'est la vie. "on t'a pris pour qui ?" changement de discussion. la fuite, chose plus facile. tenter d'oublier, pas se souvenir du passé. non, surtout pas ce souvenir du passé. il c'est rien passé, t'as aucuns bleus sur le corps, aucunes cicatrices qui s'rouvrent sur ton coeur. non, t'as rien. t'vas bien, vous allez bien.


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Ven 14 Avr - 19:01


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t'as pris un coup dans ta face. t'aurais pu t'attendre à tout, absolument tout. mais certainement pas à ça. surprendre ton frère en pleine partie de jambes en l'air avec fiona, ça t'aurait certainement arraché un énorme fou rire. t'aurais peut-être même préféré les surprendre plutôt que tes yeux se retrouvent à parcourir ce corps meurtri. le passé qui se pointe devant toi, tu te laisses doucement submerger par les images qui ont entachées ton enfance. t'es incapable de contenir le flot de frissons qui te submerge. tu trembles comme une feuille et t'es pourtant totalement immobile. le cauchemar de tes nuits se retrouve devant tes pupilles. impuissance de cette enfant que tu es encore malgré la maturité des tes paroles, de tes actions, de ta façon de penser. entre temps, t'as juste oublié que t'avais muri trop vite. le sang qui tambourine dans tes tempes, cette impression de chaleur soudaine, t'as les jambes qui flagellent. tu serais presque prête à tomber au sol. et ton frère, lui, il te fait croire que tout va bien. t'es pas stupide, tu le connais par coeur. il peut duper qui il veut mais certainement pas toi. tu sais qu'il a mal, y a sa mâchoire qui trahi son visage impassible. ses mimiques, ses expressions de corps. t'es sa petite soeur, t'es pas n'importe qui. il devrait le savoir et pourtant, il te ment à la figure. probablement pour te protéger, pour t'empêcher de penser à ce qu'était cotre vie avant. t'as beau faire la fille qui se fout de tout, tout le temps, t'en restes pas moins fragile quand t'es si près de lui. ton frère, c'est ta force et ta faiblesse à la fois. fragile petit être que tu es, tes pensées divaguent, s'envolent, te ramènent dix ans en arrière. putain ce que ça peut faire mal. et tout ça, ça te montre que toi, t'étais pas là. t'étais en train de prendre du bon temps pendant que ton frangin se faisait démolir la gueule. putain. ma pauvre lya, tu sers définitivement à rien. t'as l'impression d'arriver quinze ans après la bataille, de ne pas avoir assuré une seule seconde. et qu'est-ce que t'aurais fait si t'avais été là, de toute façon ? t'en as pas la moindre idée mais tu culpabilises. t'arrives pas à faire autrement. tu te rends coupable de ce qui s'est passé parce que t'étais pas disponible. c'est pourtant pas de ta faute mais t'as du mal à analyser la situation de façon objective. blessures ouvertes. t'as même pas capté qu'il t'a planté là pour aller enfiler un tee-shirt. t'es loin, ailleurs. t'es là, mais t'es pas là. tu te noies dans le flot incessant de tes sombres pensées. jusqu'à ce que sa voix parvienne à nouveau jusqu'à toi. il prend la fuite le con, tu l'sais, tu fais pareille. t'es certainement pas sa frangine pour rien. tu secoues légèrement la tête de gauche à droite. on s'en fout, c'pas important. que tu laisses échapper, peut-être pas aussi calmement que tu l'aurais souhaité. t'es paniquée par la vision que tu as eu. t'es paniquée parce que tu sais bien que tu ne pourras rien faire ni même rien changer. tu pousses un soupire en passant tes deux mains sur ton visage, remontant sur tes cheveux. tu prends le temps de reprendre tes esprits. ou du moins tu essayes. qu'est-ce qui s'est passé lio ? t'avais presque peur de poser la question mais t'as plus besoin de savoir qu'autre chose. t'aimerais bien te réveiller, penser que ce n'est qu'un cauchemar. pourtant, faudra bien que tu t'y fasses un jour. p'tre que ton frère, il a juste joué les gros durs pour impressionner ou protéger dieu sait qui. c'est pas un super-héros, t'es au courant, mais t'as peut-être bien trop souvent tendance à l'idéaliser. tu penses souvent qu'il est intouchable. depuis qu'ton père n'est plus en mesure de poser ses putains d'sales pattes sur vous, lionel, il est tout ce que tu as, alors du coup, tu le places au dessus de tout, tout le temps. t'oublies parfois qu'il peut encore se casser la gueule et là, t'as bien l'impression qu'il a dévalé les escaliers d'la tour eiffel.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Ven 21 Avr - 21:05

t-shirt enfilé, t-shirt qui camoufle les marques de ta peau.les doigts qui éraflent les maux de ton corps, et les souvenirs qui resurgissent d'une façon incontrôlable, malsaine. l'impression de sentir les poings de ton géniteur qui défoule leur colère sur ton corps, de sentir sa peau qui rencontre la tienne de façon agressive. t'y pensais pas toi puis ton regard a rencontré celui de lya, et t'y as tout vu. t'as vu, t'as lu dans ses prunelles les souvenirs du passé qui marquent. lya, elle a débarqué comme un coup de vent, et de sa faible brise, elle a ré-ouvert la blessure de ton coeur, celle que tu tentes d'oublier depuis des  années. et ça fait mal. bordel mais qu'est-ce que ça te fais mal. ton coeur qui se comprime dans ta cage thoracique, qui se tord dans tous les sens, qu'a une hémorragie interne qui saigne en abondance. tu tapes d'un coup dans le mur face à toi de toutes tes forces, ignorant la douleur qui se propage dans ton corps. toute façon rien n'égale la torture mentale que t'inflige ton propre esprit. toi, t'es censé être celui qui casse des nez sur son passage, le gars qui s'fout de tout, qu'emmerde la vie et ses galères. mais au fond, t'es qu'un gamin paumé qu'a trop mal, qui refuse de se confronter aux souvenirs du passé, à la réalité de sa vie. et tu te laisses submerger quelques secondes par ce flot de souvenir destructeur. le temps qui s'écoule autour de toi, le monde qui continue de tourner, et le silence pesant qui résonne dans l'appartement. ton poing qui se serre tellement fort que tes phalanges en deviennent blanches. ton regard qui se perd dans le reflet que te renvoie le miroir de ta chambre. tu te vois, et t'as un soupir qui t'échappe. t'es pathétique, t'es faible, t'es minable. inspiration d'une grande bouffée d'air, tu te redresses légèrement et bloques le flou de ton esprit. parce que t'as pas le droit de te laisser abattre ainsi, tant à plus le droit depuis des années, fini le gamin faiblard, il existe plus. ton poing se desserre, ta main glisse dans ta crinière et tes épaules s’affaissent. idées qui se remettent en place, et le regard qui devient plus dur. tu retournes dans le salon, face à cette situation qui t'échappe, que t'aimerai bien fuir. de loin, tu fixes ta soeur, son corps qui tremble. "on s'en fout, c'pas important." lâchant un petit rire en entendant ces mots. tu t'approches prudemment de sa silhouette. lentement, sûrement, et tes bras glissent autour de ses épaules, ramenant son frêle corps contre ton torse. une accolade maladroite et tes lèvres qui se dépose contre sa tempe. tu tentes de lui montrer que t'es là, que tu vas bien. tu tentes de lui prouver que t'es encore debout, encore prêt à te battre s'il le faut. tentative de lui dire que tu n'es pas aussi mal que ça, pas aussi blessé qu'elle le pense, que tu vas bien aussi mensonger que cela puisse être. parce que ta soeur, elle tremble, elle semble prête à s'effondrer dans les secondes qui suivent. et c'est de ta faute, tu t'en veux, t'aimerais réparer les choses. y'a un petit soupir qui t'échappe à nouveau, et tes paupières qui  se ferment sous une lourde fatigue. peut-être qu'au fond, c'est toi qui à le plus besoin de sentir son corps contre le tien, d'avoir sa présence  contre la tienne. "qu'est-ce qui s'est passé lio ?" le bout de ton nez qui se cache dans sa chevelure brune, t'avales difficilement ta salive à la recherche des mots justes, ceux qui vont pas encore plus l'inquiéter, à la recherche de l'excuse que tu vas lui sortir expliquer ton état. cerveau en ébullition et corps qui brûle. mais tu sais pas quoi lui dire,  tu sais pas les explications que tu peux lui donner. "j'me suis pris une dérouillée, ça se voit pas ?" tu t'éloignes d'elle, et tu te laisses tomber sur le canapé. grimace qui déforme ton visage, et petit grognement qui t'échappe. tu sais pas quoi ajouter de plus, peut-être l'histoire palpitante des raisons de la racler que t'as pris ? toute façon, elle n'abandonnera pas avant de tout savoir chaque détail, et peut-être même de savoir où tu t'es pris les coups. "j'traînais et j'ai vu une fille qui se faisait emmerder par trois pauvres cons, et j'suis aller foutre mon nez là-dedans. j'suppose que tu doutes de la suite." allongé sur le canapé, tu pointes du doigt ta gueule aux blessures apparentes pour donner les explications de la fin de ton histoire, pour dire que tu t'es fait déglingué tout simplement. mais le hic dans l'histoire, c'est  que ce n'est pas ton genre de jouer les super-héros. t'habitudes t'aurais tracé ta route, te foutant du destin de cette gamine. sauf qu'évidemment, c'était pas n'importe quelle fille. c'était différent, familier,  mélanger à des souvenirs perdus dans le temps. et bordel, t'es vraiment con.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Dim 23 Avr - 22:54


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y a ses bras qui viennent entourer tes épaules. y a son souffle dans ton cou. y a ses lèvres sur ta tempe. et toi, t'oses pas bouger. tu veux pas parce que tu pourrais lui faire mal. et tu veux pas lui faire mal. parce que t'aimerais le serrer tellement fort, tout contre toi, pour que tes souvenirs s'estompent. t'aimerais le serrer tellement fort, tout contre toi, pour chasser les ombres qui s'emparent lentement de ton cœur brisé. t'aimerais le serrer tellement fort, tout contre toi, comme quand t'étais gamine. parce que t'aurais tant besoin de cette étreinte, de cette chaleur qui te manque tant. parce que t'as beau te barrer pendant des jours entiers sans donner signe de vie, tu penses à lui. tout le temps. c'est pas par vague, c'est constant. comme si un bout de toi t'appelait ailleurs. c'est fou d'avoir un lien aussi fort avec ton frère et de ne jamais pouvoir le lui dire. c'est fou cette envie que tu as de toujours t'éloigner mais que tu ne peux jamais te résoudre à l'effacer momentanément de ta mémoire. ton frère, c'est tout ce que t'as et tu ne peux même pas le lui montrer, à défaut de savoir le lui dire. alors tu retrouves un semblant de calme, dans ses bras. comme si t'étais à l'abris de tout, comme si tu ne risquais rien. alors tu fermes les yeux et tu essayes de te vider l'esprit. mais tu peux pas, parce qu'il y a cette question qui te brûle les lèvres. alors tu lui demandes ce qu'il s'est passé. parce que t'as besoin de savoir. t'as tout un tas de théories qui circulent dans ta boite crânienne, c'est insupportable. tu rouvres les yeux bien trop vite parce que tu sens que c'est pas aussi simple que cette phrase bidon qui te tord le palpitant. t'es pas aveugle, tu vois bien qu'il s'est pris une sacrée raclée. c'est le ton qu'il emploie, comme si c'était rien, comme si t'étais un peu conne finalement. tu sais bien que c'est pas comme ça qu'il a voulu le dire mais ça te traverse l'esprit quand même. parce que, chez les sevestre, vous ne savez pas vous exprimer. vous n'avez jamais su. et puis, c'était pas sous les coups que vous pouviez vous balancer des mots d'amour qui auraient eu du sens. y a jamais rien qu'y a eu du sens de toute façon, chez vous. même maintenant, tout ça, t'as l'impression que ça n'a absolument aucun sens. alors tu peines à déglutir et tu dévisages ton frangin. t'as ce regard si tendre et pourtant si fracassé. t'aimes pas le voir comme ça, parce que ça te rappelle beaucoup trop de choses que tu essayes d'oublier depuis tant d'années. en vain. tu vois son corps s'échouer sur le canapé. tu vois la grimace qui déforme sa si belle gueule. et puis, t'entends le grognement qui fend l'air. t'as la gorge sèche, t'as l'impression d'voir des étoiles. alors tu te laisses tomber sur le sol, ramenant tes jambes en tailleur. tu t'adosses contre la tranche du canapé, comme ça, tu ne le vois pas. c'est pas que tu ne veux pas le voir. ça non. c'est juste que ça t'aidera peut-être à calmer ton petit cœur si fragile. t'écoutes son histoire, tu regardes sa face déformée. et puis tu finis par fixer tes mains. tu regardes tes doigts qui s'entremêlent de façon nerveuse. c'était billie, hein ? que tu lâches, simplement. presque dans un murmure. tu le connais par cœur le sevestre. tu sais bien qu'il aurait pas agit de la sorte pour n'importe qui. t'as des noms qui te viennent en tête. eden. cora. sefia, parce que tu sais ce qu'elle représente pour lui. fiona, même si ça te fout la gerbe d'y penser. et puis, y a la carpentier. celle qui a tout oublié, contre sa volonté. celle qui ne se souvient que toi et que tu comprends pas pourquoi. elle, elle est plus importante que n'importe qui. peut-être même plus que toi. lio ... tu fermes les yeux. t'as pas la gueule d'un héros ... que tu souffles, doucement, tendrement. fais plus l'con steuplait t'as une larme qui dévale la pente raide de ta joue. tu ne l'as même pas remarqué. t'sais bien qu'il a fait une bonne action. t'sais bien que c'était pour sauver n'importe quelle nana chère à son cœur. mais toi, t'as besoin de lui. égoïsme d'une gamine qui joue les grandes filles mais qui a terriblement besoin de la présence du grand-frère pour pouvoir survivre.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Ven 28 Avr - 20:16

t'as beau avoir mal, pas pouvoir bouger comme tu le souhaiterais, et les grimaces qui passent sur ton visage malgré ta retenue. t'ignores la douleur, t'ignores les maux de ton coeur, de ton corps, de ton esprit. et t'ignores les souvenirs qui s'immiscer contre ton gré dans tes pensées. ton attention se concentre uniquement sur elle, seulement elle. y'a que elle qui compte, qui passe avant tout, avant toi. et t'as pas le droit de la faire souffrir, de partager ne serait-ce qu'un peu de ta souffrance avec elle. non, t'as pas le droit de lui faire subir des conneries. tu te le refuses et pourtant, tu l'fais d'une façon non volontaire. ça t'fais chier, t'en veux au monde entier, tu lui en veux égoïstement d'être revenu trop tôt, pas au bon temps. merde. tu respires un bon coup, comme pour t'offrir une seconde chance. quelques secondes loin des problèmes, des soucis de la vie, loin de ton appartement, loin de ta soeur. t'aimes pas la voir comme ça, aussi faible à cause de tes conneries. les paupières qui s’abaissent, tu fermes les yeux. tu tangues toi, t'es un peu ailleurs, pas totalement présent. ton corps est là mais ton esprit est déjà loin. les souvenirs qui agressent ta tête, et le mal de tête qui prend forme. migraine puissante, mal de coeur destructeur. t'ouvres légèrement les yeux en sentant son dos qui frappe contre le canapé. t'attends, t'attends que sa voix s'élève dans le silence de la pièce, qu'elle abandonne de savoir ce qui s'est véritablement déroulé, que tes explications vastes lui suffisent. parce que t'as pas envie de lui dire, t'as pas envie d'y repenser. c'est bon, tu as ta dose. "c'était billie, hein ?" tes yeux se referment automatique à l'entende du prénom qui te hante. tu retiens le flot d'émotion, les vagues qui chamboulent ton être. tu déposes les armes, t'es à bout, que quelqu'un t'aide, que quelqu'un te cogne et t'hurle que t'es con, qui faut que t'arrête de te faire souffrir à cause d'elle. pourquoi est-ce que ça fait aussi mal ? pourquoi ce nom te faut autant de bien que de mal ? pourquoi c'est aussi évident que ce soi elle cette fille, elle te hante. cette fille, elle te tue. et un jour, tu mourras d'amour pour elle. t'n'es pas comme ça d'habitude, tu n'as jamais été comme ça. puis t'as croisé sa route contre ton envie, et cette fille est le poisson mortel qui signera ton arrêt de mort. "lio..." tu lâches un soupir. t'sens la situation qui s'échappe entre tes doigts, lya qui s'perd dans ses pensées et toi qui vagabondes partout sauf où tu devrais être. où est l'échappatoire ? tu supplies mentalement à une issue de secours. "tu n'as pas la gueule d'un héros..." riant discrètement, c'est tellement vrai que ça en devient drôle. elle a raison et te peut pas la contredire parce que tu penses exactement la même chose. t'es ni un héros, ni un prince charmant, juste un gamin à emmerde. ni plus, ni moins. "c'était elle... c'est toujours elle..." tu murmures. tu veux pas le dire trop fort, te l'avouer complètement. t'es dans un déni total. pas prêt à avouer complètement qu'il n'y a qu'elle qui te rend comme ça, pour qui tu es prêt à avoir du sang sur les mains. ça t'fout en rogne de l'avouer, en rogne contre toi-même d'être comme ça. "fais plus l'con steuplait." surpris de ses mots, tu te soulèves à l'aide de tes coudes. tu fixes son dos, sa silhouette. tu t'en veux encore plus, tu sens la peur dans sa voix, la supplication qu'elle te demande. une de tes mains glisse sur le haut de son crâne, se perd dans sa chevelure brune. un sourire tendre prend forme sur ton visage, étire les commissures de tes lèvres. "je vais bien olyana, j'suis vivant." tes doigts caressent son crâne. elle te voit pas mais tu lui prouves que t'es encore là. tu souffles un peu. car tu peux pas lui promettre de plus jamais d'avoir la gueule défoncée, les bleus qui marquent ton corps et le sang qui coule le long de ta peau. tu peux pas lui promettre ça parce que t'as toujours ce besoin de prouver ton existence, cherchant la merde où elle n'est pas, frappant pour montrer que t'n'es pas qu'un bon à rien. rendre les coups de ton enfance que tu n'as jamais pu rendre. un désir égoïste, une vengeance enfantine qui dure depuis trop longtemps, qui fait souffrir la seule que tu veux préserver du monde. t'es un égoïste, un con, et tu es vraiment un sale type. mais t'aimerais pouvoir lui promettre ce qu'elle veut mais t'en es incapable, lui mentir t'est impossible.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Dim 30 Avr - 12:58


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t'as comme l'impression de perdre le contrôle. t'as plus aucune emprise sur ce qui s'passe autour de toi. pourtant, c'matin, tu rayonnais. t'étais sereine, t'étais enjouée, t'étais heureuse. tu croquais la vie à pleine dents, t'avais l'sourire aux lèvres. t'étais bien et tu voulais partager ta joie de vivre avec l'homme de ta vie. parce que lionel, c'est l'homme que tu aimerais pour toujours, celui qui n'aura de cesse de passer avant tous les autres. tu penses souvent qu'il est ton âme sœur. parce que vous en avez vécu des choses tous les deux. de sombres choses. c'était pas beau à voir, ça non. et pourtant, vous avez traversé tout ça, ensemble. toi, t'avais l'âme à redonner de la couleur à vos vies, ne serait-ce que pour aujourd'hui. parce qu'on sait bien que demain, tout pourrait être différent. t'étais motivée, t'avais envie de danser, de chanter, de rire. ascenseur émotionnel. t'étais pas préparée à ça. t'es jamais vraiment préparée à quoi que ce soit, en fait, quand tu y réfléchis bien. tu te contentes de vivre, bien souvent, sans vraiment t'occuper du reste. t'es pas du genre à calculer tout ce qui va arriver, t'aimes pas ça. vivre l'instant présent, ne rien regretter et avancer petit à petit. c'est comme ça que tu fonctionnes. il y a des fois pourtant, où t'aurais peut-être bien voulu anticiper. comme aujourd'hui. montée d'adrénaline, yoyo des sentiments. tu ne sais pas vraiment où te placer dans tout ce merdier parce que t'es partagée. t'as le cul entre deux chaises. t'aimerai tellement être celle qui tient le monde à bout de bras, qui serait capable de sourire quoi qu'il arrive. parce que t'es un peu comme ça, quand on y pense. mais quand ça touche à ton frangin, tu deviens si faible que ça te grise. t'aimerai être en mesure de t'occuper de lui, penser ses plaies et le couvrir de tout l'amour que tu lui portes. mais t'en es pas capable. c'est dingue de pouvoir dire au monde entier tout ce que tu ressens pour cet homme alors que t'arrives pas à le lui dire, à lui, le principal concerné. et puis, il y a toi. olyana sevestre. submergée par ce flot d'émotions trop longtemps refoulées. c'est pas la première fois qu'il se prend des coups le grand-frère. mais c'est la première fois que c'est aussi violent, aussi visible que quand ton père ... tes pensées s'effondrent et toi avec. tu sais qu'il a mal mais qu'il se retient. parce que t'es sa petite soeur et que tu ne dois pas voir qu'il a le droit de flancher lui aussi. mais toi, toi tu t'en moques qu'il te montre qu'il est blessé. au contraire, t'aimerai bien qu'il te dise qu'il souffre. pour une fois, ça changerait. t'es plus un petit animal blessé par la vie, tu ne veux plus occuper cette place. alors t'aimerai bien qu'il partage avec toi ses maux. mais t'es pas optimiste au point de croire que ça arrivera. alors tu te contentes de lui demander si c'était billie, la demoiselle en détresse. parce que, quelque part, tu serais heureuse qu'il se soit pris une raclée pour sauver la carpentier. ça signifierait quelque chose au moins. enfin, heureuse, c'est pas vraiment le bon terme mais tu te comprends. tu poursuis en lui rappelant quand même que c'est pas un héros. à tes yeux, quelques fois pourtant, il pourrait porter un masque et une cap. être le héros de ta vie, ça fait parti de ses fonctions. enfin, tu aimes à le penser. même s'il s'y prend pas souvent comme il le faudrait, tu t'en fous. il est là, c'est le principal, non ? c'est le moment qu'il choisit pour te balancer que c'était effectivement billie. tu fermes les yeux, poussant un soupire bien explicite. tu ne répondras rien pourtant parce que c'est pas la peine. lionel, il sait combien tu es attachée à la jolie brune qui hante son esprit. t'as pas vraiment compris pourquoi elle se souvient de toi et pas de lui. c'est pas logique, t'es pas à l'aise avec ça. alors tu t'accroches à l'espoir qu'elle arrive à se rappeler de ce qu'elle ressentait pour lui avant. alors tu fais l'intermédiaire, t'essayes de faire en sorte qu'elle se souvienne. tu lui dis la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. en douceur, lentement. tu finis par te dire que c'est peut-être bien pour cette raison qu'elle t'a gardé en mémoire. pour que tu sois celle qui fasse remonter ses souvenirs. tu te donnes de l'importance, en silence, parce que t'aimerai que ça marche quand tout semble perdu. c'est aussi pour ça que tu balances à lionel qu'il faut qu'il arrête de faire le con. parce que s'il continue et bien ça ne marchera pas. et, égoïstement, toi, t'as besoin que ça fonctionne. en prononçant les mots qui forment cette supplique, t'as une larme qui dévale ta joue. tu ne l'as pas remarquée, jusqu'à ce que tu sentes les doigts du garçon se perdre dans tes cheveux. il veut te rassurer et toi, ça te fait sombrer un peu plus. t'sais pas pourquoi ça t'assomme à ce point. ça ne devrait pas pourtant. ou alors c'est juste parce que tu as compris qu'il ne pourrait jamais répondre favorablement à ta requête. encore à te dire qu'il va bien, qu'il est vivant. mais toi, ça t'suffit pas ça. t'as besoin d'plus que ça et t'auras jamais plus que ça. frustration. encore heureux. que tu balances, de but en blanc, ravalant un rire jaune. tu veux pas imaginer ton monde sans lui. c'est déjà assez le bordel comme ça que t'as pas envie de penser à une vie sans qu'il ne la partage avec toi. et plus tu penses au pire, plus ton visage s'assombrit. t'as pas envie de penser à ça, t'as pas envie d'extrapoler parce que tu l'fais jamais et tu vois bien pourquoi. tu lui en veux d'orienter ton esprit dans cette direction. c'est pas vraiment de sa faute, mais un peu quand même. alors tu te lèves assez brusquement et tu prends soin de ne pas tourner ta tête vers lui. parce qu'il verrait l'état de ton doux visage, marqué par les sillons de tes larmes silencieuses, par l'horreur de tes pensées, par la peur qu'il lirait si aisément dans tes yeux. tu te diriges vers le frigo, ouvres la partie congélateur et attrape la première poche de denrée que tu y trouves. t'essuies ton visage du revers de ta main, tu caches les marques de ta souffrance derrière le sourire que tu te forces à faire revenir. un torchon, t'enroules la poche glacée à l'intérieur et tu prends une grande inspiration. à nouveau, ton visage frotté par le revers de ta main. ton sourire qui s'y installe, faiblard. faut bien commencer quelque part. et puis tu reviens jusqu'à ton frère et tu t'assoies juste à côté de lui, sur le petit bout de canapé disponible. tu m'laisses faire et tu fermes ta bouche. que tu ordonnes sans gêne, sourire en coin à l'appuie. t'appliques la poche glacée dans son emballage de torchon sur le côté droit de son visage. faut bien faire quelque chose. et puis, pour une fois, ce sera à toi de prendre soin de lui. il va bien falloir qu'il accepte que t'es plus une enfant aussi, que t'es assez grande pour voir la misère du monde en face et pour accepter l'idée qu'il est aussi fracassé que toi le sevestre. parce que c'est ton frère et que vous êtes tous les deux dans le même bateau, depuis le commencement.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Ven 19 Mai - 18:23

ça t'échappe. tout t'échappe en une seule seconde. traînée de fumée, traînée d'illusions. perte de contrôle. genoux à terre, et tête baissée. tu contrôles plus rien, tu n'as jamais rien contrôlé. qu'une illusion de contrôle sur toi-même. mais tu contrôles rien. les émotions, les sentiments, les pensées, tout est trop fort, tout est trop violent. une tempête intérieur qui jamais ne s'arrête. tu souffres. physiquement, mentalement. un mal content. une torture sans pause. t'es dépassé par le foutoir de ta vie. vie qui s'échappe entre tes doigts, file sans jamais que tu ne puisses la rattraper. t'es dépassé par le foutoir de ton âme. peux-tu avoir une once de contrôle sur ce monde qu'est le tien ? non, tu peur rien faire. juste admirer les terres qui s'écroulent, la poussière qui se dissipe et tout s'envole dans un dernier coup de vent. dit lionel, ça fait quoi de se sentir à terre ? de ne pas pouvoir se relever ? oh mais ça, tu l'as toujours su. depuis gamin, tu t'es jamais relevé. t'as juste fait semblant, jouer la jolie comédie du gamin arrogant. t'es un mensonge préfabriqué. jamais fort, juste apparence, toujours dépassé par la haine. ta main qui passe sur ton visage, tes paupières qui se ferment. t'imploses les sentiments trop longtemps enfermés, les choses jamais prononcées, toujours bloquer au fond de ta gorge. qu'est-ce que t'aimerai avoir le pouvoir d'effacer des moments de ta vie, les réécrire pour que la fin soit différente, moins douloureuse. ou juste les oublier, ne jamais s'en souvenir, faire comme-ci cela ne s'était jamais produit, croire que c'est juste ton imagination qui te joue des tours. mais tu peux pas. les souvenirs sont toujours là. présent dans le fond de ta mémoire, t'oblige de façon incessante à y revenir pour mieux t'abattre. les mots qui résonnent, les moments qui se rejouent, restant gravé dans ta mémoire jusqu'à ton dernier soupir de vie. merde. vie instable, vie merdique. souvenir des choix obligatoirement fait. durs ou simples, surtout durs. ceux que tu dois faire pour ton propre bien, mais surtout celui des autres. même dans ces instants égoïstes où tu te dis que ce choix va te détruire de l'intérieur, emportera avec lui une partie de ton être et que quelque chose se brisera à tout jamais dans ton coeur. fissure éternelle. toi, y'a ce choix, le choix de l'abandonner, de la laisser partir, celui qui te torture, que tu regrettes amèrement chaque seconde de ta vie. ce simple choix de laisser l'oisillon sortir de la cage, ne jamais revenir au creux de tes bras, parce que c'était mieux. pas pour toi mais pour elle. ça t'achève de t'en souvenir à chaque fois que tes paupières s'ouvrent et à chaque fois qu'elles se ferment. tu regrettes puis les regrets se dissipent à la seconde où tu poses ton regard sur ta soeur. lya. lya, tu la brises de tes conneries, tu l'enfermes pour pas qu'elle t'échappe. que elle, jamais elle ne t'oublie, jamais elle ne t'abandonne, jamais elle ne te lâche en plein vol. égoïstement, tu l'as retenu, l'empêche de vivre les rêves. mais sans jamais trop la retenir parce que lya, elle aime ça, gambader aux grés de ses envies, de ses pensées. toi, tu la fixes ta soeur, avec de l'admiration, avec de l'amour. parce qu'elle est incontrôlable mais t'as l'impression enfantine qu'elle est l'unique chose contrôler dans ta vie. vos destins liés, jamais elle ne partira, jamais tu seras seul. tant qu'elle est là. pas vrai ? perdu dans ton esprit, noyé dans les vagues de ton âme. t'es une épave sur ton canapé, le regard vide fixant le plafond. et la rencontre d'un torchon froid contre ton visage dissipe la fumée de tes pensées. tu te redresses d'un coup. trop rapidement, trop brusquement. petite plainte de douleur que t'échappe dans l'air. ta main qui se pose contre ton ventre pour retenir la douleur insoutenable qui tiraille ton corps. tu pestes, t'injures les premiers trucs qui passent dans ton esprit. sans contrôle. "tu m'laisses faire et tu fermes ta bouche." regards bruns qui s'accrochent, regards noirs qui se défient. à celui qui fermera sa gueule. tu te dégages de son emprise avec violence. t'es pas un gamin. pas besoin qu'elle se soucie de ta santé. c'est ton rôle à toi. puis les coups, tu les as mérités. ils ne représentent que l'impact de ta connerie qui te revient en pleine gueule, comme un boomerang. t'as pas besoin d'elle pour te soigner, pas besoin d'elle pour te faire la leçon. "j'ai pas besoin qu'on prenne soin de moi." tu t'éloignes d'elle. toi l'éloignes pour qu'elle n'effleure pas la merde de tes conneries. ça y est, t'es à deux doigts te perdre ce contrôle que jamais tu n'as eu. vagues qui prennent possession de toi, que le contrôle de ton être qui s'échappe. t'es touché, tu coules, t'es à terre. "j'ai pas besoin qu'on me traite comme un gamin et encore moins toi, olyana." dur dans le ton de ta voix mais supplication qui résonne au fond. tu la fixes de loin, le plus loin possible. elle ne comprend pas lya, elle ne comprend pas ce qui se trame à l'intérieur de toi. mais bordel, qu'est-ce que t'aimerais qu'elle comprenne ne serait-ce qu'une partie de tes pensées, qu'elle comprenne ne serait-ce qu'une partie de ta douleur.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Dim 21 Mai - 20:22


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impuissance. insouciance. innocence. il te rejette, comme d'habitude. et toi, toi, tu te retrouves le cul par terre, littéralement. violence. accord parfait avec ton passé qui te revient en pleine gueule. toi qui avait séché tes larmes comme tu le pouvais, t'as les joues qui s'inondent à nouveau. ton prénom, en entier, craché entre ses lèvres. tu remontes le temps. t'as sept ans, tu comprends rien à la vie. tu sais juste ce qu'il se passe chez toi. peur au ventre, boule dans la gorge. t'es sur tes gardes en permanence même si tu sais bien que ça ne sert strictement à rien. il fera ce qu'il veut de toi de toute manière. y a la porte qui claque derrière toi et le sursaut que tu fais. y a les frissons qui parcourent ta nuque, y a toi qui tremble. y a lui qui prononce ton prénom, en entier. il a toujours été le seul à le prononcer complètement, en dehors de tes professeurs et autres adultes lambda. quand il t'appelait ainsi, tu savais que tu passerais un sale quart d'heure. t'entends encore le bruit, tu ressens encore la douleur. pointe au coeur, souffle court. tu bascules dans tes pires cauchemars. ton corps qui se remet à trembler malgré toi. t'as même pas la force de le regarder dans les yeux parce que t'as peur de ce que tu pourrais y lire. faiblesse de ton âme. toi qui garde la tête haute, tout le temps, tu te retrouves si petite et fragile à cet instant précis. ton frère, il te repousse, encore, toujours. il a pas besoin de toi. ou du moins, c'est ce qu'il souhaite faire croire. il veut montrer que monsieur est grand, que c'est lui qui doit veiller sur toi et non l'inverse. il ne veut pas te montrer ses faiblesses, il ne veut pas que tu restes à proximité. alors que toi, toi, t'en as rien à foutre d'avoir un frangin bancal. parce qu'après tout, votre vie entière, dès son commencement, elle a été bancale. comment peut-il penser un instant qu'il serait en mesure de te prouver le contraire ? t'es pas idiote lya, ça non. il le sait pourtant mais il ne veut pas l'accepter, il ne veut pas comprendre pleinement ce que cela pourra impliquer. t'es un connard sevestre ... tu m'fais penser à lui. que tu souffles entre tes dents serrées. t'es blessée, t'as mal. c'est lui qui a causé les dégâts invisibles sur ta peau mais pourtant si présent dans ton esprit. t'es pas infaillible, t'es pas un sur-homme et il serait p'tre temps que t'acceptes que j'sois près d'toi. tu hausses les épaules avant de te relever. mais visiblement, t'as toujours pas envie que j'fasse parti d'ton monde pleinement. t'essuies tes joues du revers de la main. tu prends ses mots comme une accusation. il t'a fait mal comme il doit souffrir. y a tes yeux qui arrivent enfin à trouver les siens. t'es déçue lya, si déçue d'avoir un frangin qui n'arrive même pas à s'accepter tel qu'il est. y a que ça qu'on lit dans tes prunelles. parce que tu l'aimes ton frère, ça oui, de tout ton petit coeur brisé. et lui, il s'en rend même pas compte. y a que de lui que t'as envie de prendre soin. y a que de lui dont tu t'occupes comme ça. et lui, il semble te mépriser en cet instant. j'crois que j'vais y aller avant que tu finisses par me détester pour de bon. sourire faible comme la lueur qui s'éteint peu à peu en toi. toi, t'étais heureuse. maintenant, t'es vide. une coquille vide de tout sens. si seulement ça s'arrêtait, ce serait plus simple. mais les sevestre, ils vont au bout des choses. toujours. et t'en paierais les frais.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Jeu 25 Mai - 19:52

du bout des lèvres, tu l'effleures à coup de mots. tu la touches et la brise d'un élan purement égoïste. tu déverses ta haine du monde sur elle. tu abats la douleur constante de ton coeur sur elle. pauvre type. tu te crois fort mais la vérité est tout autre. gamin persécuté par les souvenirs assassins. images ancrées dans tes prunelles, voix chuchotée indéfiniment dans ton esprit. t'es faible. faible par les sentiments imprégnant ton être, faible dans tes pensées. la force n'est qu'apparence. t'es brisé, les ailes coupés en plein vol, tu t'écroules. genoux à terre. "t'es un connard sevestre... tu m'fais penser à lui." ça s'imprègne dans tes tympans. les mots s'écrasant contre ta gueule. le visage se décompensant, le coeur volant en éclat. sensation qu'un couteau derrière ton dos s'enfonce dans ta cage thoracique. t'as du mal à respirer. t'as du mal à avaler les mots crachés à ta gueule dans un faible souffle. un souffle te faisant tomber à la renverse. un souffle te poussant dans un gouffre sans fin. bombe à retardement. bouton actionné. "les chiens ne font pas des chats, olyana." murmure prononcé dans un léger soupir de souffrance. propos inavoués, propos inscrit dans ta tête. pensées secrètes. pensées scellées dans les profondeurs de ton âme. jamais tu n'avais osé éclater cette vérité à l'intérieur de toi-même. les chiens ne font pas des chats. vérité fatale. vérité véridique. tu brises tout ce que tu touches, tu détruis tout ce que t'aimes. comme elle, comme le monde âcre où flânes ton âme depuis ton premier souffle de vie. oh Lya, jolie fleur, si tu pouvais entrevoir à quel point il s'en veut. parce que tu t'en veux. tu t'en veux de faire lui faire subir tout ça. tu t'en veux de ne pas être le super-héros la sauvant des souvenirs la retenant prisonnière. tu t'en veux d'être toi. tu t'en veux de tout. oh lya, jolie fleur, si tu savais comment tu le tues à coup de mots impensés. mots résonnant infiniment dans ta tête. vieux cédérom rayé passant en boucle. toujours. encore. sans arrêt. "t'es pas infaillible, t'es pas un sur-homme et il serait p'tre temps que t'acceptes que j'sois près d 'toi." rire amer. éclat séchappant d'entre tes lippes. ton regard se plongeant dans ses prunelles brillantes de tristesse. éclair passant, éclair électronisant. tu t'approches de son corps d'un centimètre. faible pas. visage déformé par la colère."que j'accepte que tu sois près de moi ? c'est clair que t'es vachement près de moi quand tu disparais dans la nature. c'est tout ce que tu sais faire, disparaître." tu craches ses paroles avec froideur. elles s'échappent comme une traînée de fumée. pas de contrôle. juste la colère avouant les dire jamais prononcés mais toujours pensés. parce que oui, t'es pas un sur-homme. non, lionel, t'es qu'un humain qu'a le coeur en sang. une hémorragie continuelle, une hémorragie insoignable. le poison mortel d'un amour coulant dans tes veines. la fin d'une vie approchant à coup de masse. le temps te rattrape. et les souvenirs te tuent. "mais visiblement, t'as toujours pas envie que j'fasse parti d'ton monde pleinement." tu réponds pas. tu dis rien. tu te tais dans le silence. parce que c'est faux, tellement faux que ça te laisse sans voix. t'attends. tu l'attends. continuellement. t'attends qu'elle soit là, auprès de toi. elle et toi, vous deux, le reste est sans importance. mais elle disparaît toujours, sans un mot, sans une once de regret. elle t'abandonne sur le bord du chemin empruntant une route différente de la tienne avant de réapparaître d'un seul coup, sans prévention. digne d'une tornade. passagère mais destructrice. petite mais ravageante. lya, elle est la tempête secouant ton âme dans tous les sens. tu la fixes, les mouvements de son corps analysés par tes prunelles, les larmes roulant le long de ses joues se reflétant dans ton regard. tes dents se plantent dans ta lèvre. l'amertume saveur de regret s'infiltrant dans ta bouche. tu te sens con. tu es con. un pas en avant, un pas en arrière. l'indécision. lionel, as-tu véritablement encore la force de te battre ? ah lionel, laisse-toi tomber. "j'crois que j'vais y aller avant que tu finisses par me détester pour de bon." paupières qui se ferment. corps qui s'entrechoquent. tes bras entourant sa taille. lentement, doucement, précieusement. t'es pas infaillible, la faiblesse la plus puissante de ton être n'est d'autre que cette poupée fragile dans tes bras. faiblesse de ton corps, faiblesse de ton esprit, faiblesse imbattable. une faiblesse éternelle. "la ferme lya." souffle murmuré au creux de son oreille. mot violent, ton doux. tu la serres contre toi. la peur au ventre qu'elle s'échappe, encore une fois. la peur qu'elle t'abandonne, encore une fois. au fond, t'es qu'un gamin égoïste qu'a peur. peur d'être seul, peur d'être abandonné. mais surtout peur que le héros de son enfance se dissipe pour laisser entrevoir le pauvre type que t'es. t'es pas un héros lionel, tu es qu'un pauvre humain à l'âme amochée et au coeur brisé.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Ven 26 Mai - 12:43


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les mots dépassent ta pensée. coup bas, tu rends les attaques d'une intensité égale. t'en penses pas un mot, toi, mais tu le dis quand même. parce que t'as mal, parce qu'il t'a plongée dans le lac gelé de ta mémoire et qu'il appuie du pied sur ta tête pour que tu te noies. depuis quand un frère se comporte de la sorte avec sa sœur ? depuis quand une sœur se comporte de la sorte avec son frère ? depuis quand deux âmes écorchées, aussi soudées soient-elles, aussi dépendantes l'une de l'autre soient-elles, aussi indispensables l'une à l'autre soient-elle, peuvent-elles se déchirer de la sorte ? pour quelques bleus, quelques souvenirs qui hantent vos jours et vos nuits. parce que t'es pas dupe, toi, olyana. non tu ne l'es pas. t'en fais des cauchemars encore lya. jolie lya écorchée par le temps. est-ce qu'il arrive à en dormir, la nuit, lui qui se pense si fort ? t'en doutes toi. parce que tu sais qui il est ton frère, tu le sais mieux que lui-même d'ailleurs. il se voile la face le frangin, il ne veut pas voir l'évidence. parce que c'est lui le grand-frère. toi, t'es que la petite sœur, la petite chose à protéger. mais t'as pas besoin d'aide, t'as pas besoin de sa protection. enfin si, t'en crèves d'envie. mais tu pourras pas l'admettre tant que ton frère, lui, il ne sera pas capable de te montrer ses blessures. parce que c'est fait pour ça un frère et une sœur. c'était un peu comme ça, avant. alors quand ses mots te font l'effet d'une balle en plein cœur, à bout portant, y a les mots qui dépassent ta pensée réelle. qu'as-tu fait lya ? tu regrettes en un instant, t'as pas le temps, t'as même pas l'envie non plus de t'excuser malgré le malaise que tes paroles ont provoqué en toi. parce que t'as envie de lui faire mal comme il t'a fait mal. œil pour œil. dent pour dent. tu t'sens mal de devoir réagir comme ça. parce que c'est pas toi ça. non, c'est pas toi lya. douce lya, jolie lya. t'as pas un mot au dessus de l'autre d'habitude. pourquoi ses mots à lui te font si mal ? y a ton prénom qui résonne. encore. qu'il te lâche le sevestre, qu'il te laisse à ta misérable existence. et le pire, c'est qu'il ne se défend même pas. t'aurais pu te prendre une claque dans ta gueule, ça t'aurait moins heurté. tu lui balances que c'est pas un sur-homme, que ce serait bien qu'il accepte ta présence. t'aurais dû te taire lya. mais qu'es-tu fait jolie lya ? tu lis tellement de choses dans ses yeux. et ça te fait peur. t'as peur parce que tu sens que t'es en train de le perdre. tu sens qu'il y a tellement de colère en lui. il te cachait ça, avant. et toi, ça te blesse tellement que la seule chose que t'es capable de faire, c'est de serrer les dents et les poings. t'aimerai lui en coller une pourtant. mais t'es trop loin, trop atteinte aussi. alors que lui, il ne sait pas de quoi il parle. parce que ton frère, il ne sait pas, lui, pourquoi tu disparais, tout le temps. et tu crois pas qu'il serait peut-être temps de lui dire, lya ? tu crois pas qu'il a le droit de savoir, depuis tout ce temps ? y a ta langue qui vient humidifier tes lèvres, si rapidement que tu te mords la lippe inférieure. t'étouffes un juron parce que tu penses à autre chose et que ça n'aurait rien à voir avec ce qui se passe en ce moment. ça n'aurait rien à voir avec l'excès de colère d'un frère qui perd le contrôle. et tu t'es pas dit qu'ça peut être de ta faute, si j'me barre tout l'temps ? que tu réponds du même ton que le sien. reproche. traînée de poudre. essence. nan, c'est vrai, t'es trop parfait pour que ce soit l'cas hein. tais toi olyana, tu l'penses pas. arrêtes. en lui faisant du mal, tu t'en fais à toi-même. tristesse de la situation. tristesse de vos cœurs fêlés. j'veux pas qu't'ai à m'supporter tout l'temps, j'veux pas être le boulet accroché à cette chaîne que t'as à la ch'ville. j'veux pas qu'tu t'étouffes. j'veux pas prendre trop d'place pour pas qu'tu m'abandonnes, toi aussi. parce que t'en veux à ta mère de t'avoir laissé derrière elle. tu lui en veux tellement de n'avoir rien fait pendant toutes tes années de torture mentale et physique. tu lui en veux d'avoir aimé celui qui se dit être ton père et de t'avoir fait subir tout ça. tu lui en veux d'avoir choisi ton géniteur plutôt que ton bien-être. et toi, tu veux pas être l'ombre de ton frère, partout, tout le temps. parce que tu veux pas qui se lasse comme elle s'est lassée de toi. tu veux qu'il vive sa vie, tu veux pas qu'il ait toujours à veiller sur toi, pauvre petit être blessé, meurtri. il ne mérite pas ça ton frère, il ne mérite pas de t'avoir dans ses pattes en permanence. alors toi, tu files, tu t'en vas, tu disparais. parce que tu te dis que c'est mieux pour lui, c'est mieux pour vous. maladroite attention de ta part. t'as cru bien faire et ça te revient en pleine gueule. et toi, toi, tu crois qu'il veut pas que tu fasses parti de ce qu'il vit parce qu'il t'a repoussé. parce qu'il te repousse toujours quand tu fais un pas vers lui. merde lya, c'était ça, le signal. il te le disait sans pour autant y mettre les mots justes, les mots qui font mal. et toi, toi, t'as rien vu. t'as vu ce que tu voulais voir et le reste, tu l'as jeté aux ordures sans même un coup d’œil. t'aurais vu, t'aurais su, t'aurais pu sauver tout ça. mais tu te dis que c'est trop tard finalement. parce que cet éclat, cette lueur dans les yeux de lionel, elle te fait peur. alors, tes larmes et toi, vous décidez qu'il serait mieux que tu repartes comme tu es venue. parce que t'as peur qu'il te déteste à force. t'as peur de le perdre ton frère. c'est tout ce qu'il te reste. et s'il en venait à ne plus t'aimer, qu'est-ce que tu ferais lya ? est-ce que tu franchirais la limite ? est-ce que tu finirais par te laisser tomber de la falaise ? question qui tourne en boucle dans ta tête, question qui taquine ton esprit, jour et nuit. il le sait, le sevestre. ta vie, elle ne tient qu'à un fil et c'est lui qui est à l'autre bout, décisionnaire avec sa paire de ciseaux. toi, tu t'apprêtes à partir même si tu ne le veux pas. parce que c'est trop dur pour toi d'affronter son regard. faiblesse de ton être, la seule personne capable de faire autant de dégâts en toi. jusqu'à ce que ses bras s'enroulent autour de ta taille, jusqu'à ce qu'il te retiennent et te dise de te taire. et toi, toi, tu ne sais plus quoi faire. alors tu te retrouves, les bras ballants, blotties au creux des siens. douceur du moment pourtant si crevant. tes yeux qui se referment, tes lèvres qui se pincent pour étouffer ce sanglot trop lourd. t'es fatiguée lya, fatiguée de passer ton temps à courir après le temps, fatiguée de te débattre dans cette vie que tu n'as pas choisi. je t'aime lio ... tellement qu'j'en crève ... que tu souffles. murmure semblable à une confidence que tu ne sors pourtant que rarement. parce qu'on ne dit pas ce que l'on ressent chez les sevestre. jamais. et pourtant, toi, t'aimerais pouvoir le crier sur tous les toits, qu'il est ton unique rempart, ton unique secours. t'as besoin de lui, toujours, tout le temps. bouffée d'oxygène indispensable à ta survie.


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Lun 19 Juin - 1:10

les années ont défilé mais, les souvenirs ont perduré. les souvenirs restent intacts dans les vestiges de ta mémoire, les souvenirs restent ancrés dans les courbes de ta mémoire. huit ans. c'était il y a de cela huit années passées, et pourtant, t'as cette impression que c'était hier. hier, où tu entendais les injures fuser dans le silence de la nuit. hier, où tu entendais les hurlements de douleur de maman. hier, où lya se cachait derrière de peur qu'il l'approche. hier, où tu étais qu'un gamin. pourtant, et pourtant, huit années se sont écoulées. huit années et la promesse de jamais se laisser attraper par les cauchemars d'une enfance perdue. huit années à s'être assuré que tout ce qui dévorait inlassablement tes songes était derrière toi. effacer, oublier. effacer les souvenirs d'ombres, oublier la violence et les mots. une pensée idéaliste que tout changerait. toi y compris. surtout toi, en vérité. t'y croyais un peu. t'y espérais beaucoup. t'y croyais intensément. t'y espérais sans cesse. tellement fort, pour chasser les cauchemars imprégnant les rêveries des nuits sombres, dans ces moments où le silence est la dernière compagne. à force, ton esprit, il a arrêté de ressentir la douleur éternelle des coups contre ta chair. tu 'en es tiré. tu t'es transformé en quelqu'un. avec cette pensée indélébile que c'était mieux ainsi, que le monde tournant autour de toi peut-être noir, y avait inévitablement une touche de couleurs vives se trouvant quelque part au fond de ton âme. mensonge. tu avais tout faux, lionel. tu avais tort, lionel. tu le sais maintenant. tu le sens maintenant. la vérité t'éclabousse à la gueule. la vérité s'échappe d'entre ses lippes. et tu croyais quoi, sérieusement ? qu'il suffisait de le vouloir pour pouvoir d'un simple révère de main dissiper les cauchemars, faire disparaître les souvenirs ? tu es bien naïf. ça a toujours été là. au fond de toi, dans un coin de ton être. ça t'a jamais quitté. cette sensation brûlant les tissus de ta peau. cette brutalité de ton corps percutant le sien. percutions. douleur. souffrance. et hurlement déchirant les tympans. huit années. et tu croyais que cela s'arrêterait ? le cauchemar continue, le cauchemar ne deviendra jamais rêve. tes prunelles perdues dans celles brunes animées d'une lueur étrangère de lya. tu comprends, lionel. tu comprends que jamais les traces invisibles marquées contre ton corps ne pourront s'effacer, qu'y a une marque indélébile sur ton coeur, sur le sien, sur vos coeurs se fanant d'un semblant de vie dans ce temps qui s'écoule autour de vos deux âmes échouées. la seule question est quand ? quand le dernier pétale de vie tombera de vos roses ? qui s'écroulera en premier abattant l'autre ? certainement toi. parce que tu as beau faire le fort, le grand, tu es bien faible. y'a juste elle, elle qui te permet de gagner une légère fureur de vivre. tant qu'elle est là, à tes côtés. eh lya, tu te doutes, non ? que c'est grâce à toi qu'il respire encore ? que c'est juste parce que t'es encore là qu'il est debout face à toi ? qu'il garde un infime espoir dans ses pensées vagabondes ? non. lya, tu te doutes pas... tu n'as jamais compris que l'unique raison de vivre, de se battre, c'est ton doux sourire illuminant ses ténèbres. "et tu t'es pas dit qu'ça peut-être de ta faute, si j'me barre tout l'temps ?" visage impassible. explosion intérieure. tu le sens, ton coeur se fendre en deux ? oui, tu le sens. ça fait mal. tellement mal. tes doigts se rétractent, tes phalanges blêmissent, et tu sers tes poings, tu les serres de toutes tes forces. tu chutes, tu t'écroules, et la haine s'infiltre dans ton être. "nan, c'est vrai, t'es trop parfait pour que ce soit l'cas hein." envie picotant tes lèvres de rire, de lui rire au nez. et envie de disparaître le temps d'une seconde, envie qu'elle disparaisse le temps d'une seconde. les mots ont l'effet d'une bombe. lya est une bombe, et lya signera ton arrêt de mort. à moins que cela ne soit déjà fait dans inconscience du moment. une sensation désagréable monte en toi, cette sensation de n'être qu'un moins que rien. sentiment qui t'a jamais véritablement quitté. parce que t'es pas parfait, lionel. et tu ne le seras jamais. une particule ne pouvant faire partie de ton organisme, une page de ton livre ne pouvant être déchirée pour chambouler l'histoire. "j'veux pas qu't'ai à m'supporter tout l'temps, j'veux pas être le boulet accroché à cette chaîne que t'as à la ch'ville. j'veux pas qu'tu t'étouffes. j'veux pas prendre trop d'place pour pas qu'tu m'abandonnes, toi aussi." retiens-toi de rire. retiens-toi de frapper. retiens-toi de te moquer. retiens-toi d'exploser. retiens-toi. tu relâches un long soupir. et d'un faible mouvement, tu secoues ta tête comme pris de spasme. t'as besoin d'avoir les idées claires, de réfléchir deux secondes aux paroles que tu lâcheras. t'as pas envie de laisser tes émotions dépasser tes véritables pensées. les paupières se ferment quelques instants. une inspiration. une expiration. tu suffoques. tu crèves de l'intérieur. qu'est-ce qui t'arrive, lionel ? t'as mal, hein. tu souffres, hein. répercussions de ta connerie, répercussions de tes conneries. juste ce que tu mérites. ou peut-être pas. "et ce que j'ressens, ça compte pas ?" faible souffle. émotions incontrôlables. tu peux pas contrôler cette douleur. t'ouvres les yeux, les larmes dégoulinant sur son visage de porcelaine te font mal. mais toi aussi, t'as mal. elle n'est pas la seule à avoir le coeur qu'implose dans sa cage thoracique. la salive avalée avec difficulté, la langue humidifiant le bout des lèvres, et les lippes en mouvement. mots échappés, mots prononcés. "et si moi, j'ai envie que tu sois dans mes pattes ? hein ? qui te dit que ce n'est pas moi le boulet accroché à ta cheville ? oh non. tu t'en fiches. tu veux que j'te dise un truc, lya ?" lueur éteinte dans tes prunelles. ta langue claque contre ton palais. coup de revolver fendant l'air. "t'es qu'une putain d'égoïste. tu penses qu'à toi, tu te fous des autres. tu te demandes jamais ce que les autres peuvent ressentir, tu te contentes de ce que tu veux, et le reste ? tu l'ignores, tu t'en fous. comme-ci ça n'avait pas d'importance. t'es qu'une gamine égoïste." mot craché avec calme, à la consonance haineuse. t'as la haine insinué dans ton être. t'as la haine de l'égoïsme qui te ronge de l'intérieur. t'es en rogne face aux pensées s'imposant dans ta tête. dans une dernière tentative, elle veut fuir. fuir comme elle le fait toujours. parce qu'elle fait que ça, filer entre tes doigts dans un élan purement égoïstes, comme-ci tes sentiments n'avaient pas la moindre importance. sauf que toi aussi, t'es égoïste, lionel. tu veux pas, tu peux pas, la laisser disparaître dans les ombres de la ville, pas encore une fois. peut-être qu'au fond, c'est toi le plus égoïste des deux. mais tu ne peux juste pas voir son corps quitter une énième fois l'appartement sans l'once de regret tiraillant son coeur. tu le supporteras peut-être pas. parce que lya, elle est ta plus grande faiblesse, parce que lya, elle est cette étoile brillant dans ton ciel, celle qui te maintient éveillé. ton corps percute le sien. deux astres discordants devenant accordables dans une douce mélodie de mots. tu la serres dans tes bras. peur intense qu'elle s'échappe pour ne plus jamais revenir. peur intense d'une solitude te guettant depuis des années. t'hurles aimer la solitude mais au fond, t'en as peur, peur d'être abandonné. "je t'aime lio... tellement qu'j'en crève..." ..." tes paupières se ferment. t'inspires une grand bouffé d'air et un petit rire s'échappe d'entre tes lèvres. un rire nerveux peut-être. entendre ses mots, ça t'fait bizarre, toi, plus habitué à la haine qu'à l'amour, aux insultes qu'aux mots doux. tu sais presque pas comment réagir. et ton rire se stoppe, le silence d'un instant. un instant où y a juste vous deux. "je t'aime lya..." c'est un souffle se perdant dans sa crinière. c'est un souffle qu'elle est la seule à percevoir. un murmure, une confidence, un gémissement.


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?


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MessageSujet: Re: (sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre. Lun 19 Juin - 17:14


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le ton est monté, les mots violents ont fusé. c'était pas comme ça que tu avais imaginé ta journée. ça non. c'était censé être léger, c'était censé être sans bavure, c'était censé être juste lui et toi, rien d'autre. au final, y a pas vraiment de lui et toi, y a surtout du passé en pagaille. des souvenirs qui te reviennent en pleine gueule sans que tu n'ais rien demandé. des souvenirs qui te reviennent en pleine gueule alors que tu peines à les oublier, les effacer. huit ans et pourtant, c'est comme si tout ça ne s'était arrêté qu'hier. huit ans que tu luttes, huit ans que tu te débats, huit ans que tu cherches à fuir ces vieux démons qui n'ont de cesse de te hanter. t'as beau dire, t'as beau faire tout ce que tu veux, tu coules. encore, toujours. t'es une bonne nageuse pourtant. mais là, là il t'appuie sur la tête pour t'empêcher de remonter à la surface. trou béant au beau milieu de ta cage thoracique, ton palpitant qu'à foutu le camp. il ne laisse rien paraître le sevestre, parce que c'est un homme et que les hommes ne doivent pas montrer leurs fêlures. c'est de la connerie ça, tu l'as toujours pensé, tu l'as toujours dit. toi, t'aurais tant besoin qu'il te montre que ça lui fait aussi mal que toi. toi, t'aurais tant besoin qu'il regrette, ne serait-ce qu'une seconde, les mots assassins qui ont traversé la barrière de ses lippes en sale état. toi, t'aurais tant besoin de traverser ce merdier avec lui et pas seulement à côté de lui. parce que tout ça, ça vous appartient, à tous les deux. à l'heure actuelle, t'as du mal à retrouver ton frère, à le voir comme le gamin derrière lequel tu te planquais par pure peur de la sentence qui t'attendait. t'as l'impression de voir cet homme qui t'as trop longtemps terrorisé. vent de panique qui souffle à l'intérieur de ton corps meurtri, à l'intérieur de ton cœur en miettes. il te reproche de partir, trop souvent, tout le temps. et toi, toi tu lui balances que tout est de sa faute, que c'est pour par étouffer. parce que tu ne supporterais pas qu'il te déteste d'être trop présente, tu ne supporterais pas d'être ce boulet attaché à sa cheville. tu prends de la place, toi, trop de place. et tu t'en voudrais tellement de l'écraser par tant de présence. parce que tu brilles, toi, parce que tu rayonnes toi. t'aurais peur de le brûler avec ta lumière, t'aurais peur de l'aveugler avec ta lumière. non pas que tu brilles plus intensément que lui, non. votre lumière est si différente. et pourtant, c'est grâce à lui si t'en es là aujourd'hui, c'est grâce à lui que tu t'en sors un peu plus chaque jour. complexité d'une relation aussi simple que la vôtre. contradiction d'un amour aussi sauvage que le vôtre. et tu le vois qu'il commence à dérailler. même à travers tes larmes, tu le vois. tu le ressens dans chaque parcelle de ta peau frémissante. il commence à te haïr aussi fort qu'il le peut. et tu le sais pourtant, toi, que ça va faire tellement mal. parce que ses mots à lui, ils prennent une ampleur démesurée quand il s'adresse à toi. toujours. tout le temps. et ça fait mal. ça fait si mal que ton flot de larmes n'arrivera pas à cesser. parce qu'il y a une part de vérité qui blesse. toi, tu fais pas gaffe aux autres. tu prétends que si mais au final, à trop vouloir respecter les autres, t'en oublies de faire attention à ce qu'ils veulent vraiment. tu fais tellement attention à ne jamais prendre trop de place que t'en oublies que les gens pourraient vouloir de toi, constamment, en permanence, sans cesse. t'es peut-être bien égoïste ou alors peut-être pas. tu te soucis peut-être tout simplement du bien être des gens en te considérant comme toxique et sans valeur. mais toi, t'aurais dû faire attention à ton frère plus que ça. parce que tu ne peux pas être cette entité dévastatrice pour lui, tu ne peux pas être néfaste et sans importance. pas après votre passé trouble, houleux. bordel lionel, j'suis pas un ange. toi mieux qu'personne devrait l'savoir. toi mieux qu'personne devrait comprendre c't'envie d'jamais rester bien longtemps. tes dents qui se referment sur ta lèvre inférieure, comme si tu cherchais à contrôler ton souffle, tes larmes, tes mots et même tes pensées. tu vois ça comme de l'égoïsme. j'vois ça comme de la logique. parce que t'auras beau essayer encore plus fort de lui faire comprendre ce que tu ressens, continuer à se déchirer, c'est pas dans tes plans. t'as trop besoin de lui pour continuer à vivre. arrête de m'placer sur un piédestal, j'suis pourrie jusqu'à la moelle et tu voudrais sérieusement que j'reste, à attendre les bras croisés ? prise de conscience, t'es plus vraiment cette gamine, cette adolescente de dix-neuf piges qui devrait pas être déjà si adulte dans ses paroles. t'comprends pas qu'j'suis qu'un putain d'bout d'chair à la con qui détruit tout c'qu'elle touche ? t'comprends pas la peur qui prend au tripes d'être capable de décevoir en un claqu'ment d'doigts ? parce que t'en es capable toi. t'es capable de tout mais t'es surtout capable de rien. c'pas une vie ça. j'peux pas m'permettre de rester pour tout détruire. j'peux pas m'permettre d'faire plus d'mal que d'bien. parce que t'aurais trop à perdre. c'est pour ça que tu ne t'attaches jamais. que t'arrives et que tu repars, jusqu'à on ne sait jamais quand. courant d'air instable, éphémère. et putain lionel, t'as pas à supporter ça toi aussi. parce que j'me relèverai pas si j'te perdais. j'me relèverai si t'étais plus là. j'me relèverai pas si tu me haïssais comme t'es en train d'le faire. parce que t'en en train d'commencer à m'détester, j'le sens, j'le vois. lèvre inférieure tremblante, spasmes d'une respiration trop saccadée. trop plein de sincérité, trop plein d'aveux depuis trop longtemps restés sous silence. ça te fait mal tout ce poids qui se détache de ton maigre corps. ça te fait du mal de balancer ce que tu gardes au fond de toi depuis si longtemps. alors tu préfères prendre la fuite pour pouvoir panser tes plaies sans qu'il ne soit obligé de te regarder faire. tu préfères prendre la fuite parce que t'as trop peur d'affronter son regard remplis de ce sentiment haineux pour ta personne. parce que vous étiez censés vous aimer, tous les deux. vous étiez censés vous soutenir, tous les deux. vous n'étiez pas censés vous déchirer comme ça, à coups de mots qui volent trop haut, trop loin. à coup de vérité qui fâchent. à coup d'images violentes d'un passé que vous tentez d'oublier, en vain. prendre la fuite pour mieux revenir, c'est comme ça que tu fais d'habitude. mais pas cette fois-ci, pas aujourd'hui, pas avec lui. parce que ton frère, il ne te laisse pas filer. choc de deux corps qui s'attirent et s'étreignent. choc de deux êtres abîmés qui se font la guerre mais qui s'aiment à en crever. et toi, tu le lui souffles entre deux sanglots. parce que vous ne le dites que si rarement qu'en ces moments-là, les mots prennent une toute autre dimension. et toi, quand le murmure de cette confession se fait une place au creux de tes oreilles, tes épaules retombent comme si plus rien d'autre ne comptait. parce que t'as tout ce dont t'as besoin, ici, maintenant. lui et toi. toi et lui. union indivisible d'un frère et d'une sœur brisés. besoin l'un de l'autre, comme une bouffée d'oxygène indispensable. tes bras qui finissent par s'enrouler autour de son corps sans pour autant exercer de pression qui lui ferait mal. m'laisse plus jamais partir. que tu souffles, comme un appel au secours, comme si t'avais besoin qu'il te tende la main. demande que tu ne fais pourtant jamais mais qui te semble vitale à l'heure qu'il est. parce que tu sais bien que ça ne durera pas, parce que tu sais bien que tu finiras par le perdre. plus tôt que tu ne le penses.


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(sevestre) l'passé qui r'vient, c'un bout d'mon âme qui s'barre.

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