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Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em'

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MessageSujet: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 7/4/2017, 00:52



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



La journée n’avait définitivement pas commencé sur les chapeaux de roue pour notre poupée blonde. Elle qui était normalement la douceur incarnée sentait la colère ronger son corps, son cœur et son âme. Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, elle ruminait. Elle ruminait le départ d’Emeryck la veille, elle ruminait son abandon. Elle ruminait au point d’avoir envie d’exploser de rage. Passant devant un miroir, elle admire son œuvre, des cernes qui lui mangent pratiquement le visage venaient d’apparaître ce qui l’agaça encore plus. Vraiment. Elle n’avait pas besoin de ça aujourd’hui. Elle répugnait ce qu’elle ressentait au point qu’elle avait envie de dire à Emeryck d’aller se faire foutre et de la laisser toute seule. Elle était tellement mieux avant qu’ils ne franchissent la ligne rouge. Elle vivait très bien avec ses histoires d’une nuit, ses histoires qui ne signifiaient rien pour elle. Du sexe pour du sexe. Juste une nuit afin de profiter des plaisirs de la chair. De sentir de la chaleur humaine. Elle n’avait pas besoin d’un homme bordel ! Elle n’avait même pas besoin de quelqu’un qui brouille son esprit comme son patron. Surtout pas comme son patron. Elle aimerait le prendre à part et lui dire stop, lui dire qu’elle s’attache et que cette relation commence à la faire souffrir. A la ramener dans un passé dont elle n’a pas envie de se rappeler. Mais elle la ferme parce qu’elle n’a pas envie de perdre ce qu’ils ont. Elle aime leur relation telle quelle. Les trois-quarts du temps. Quelle contradiction cette femme. Enfin ça c’est quand elle n’a pas envie de frapper un grand coup dans la mâchoire d’une femme qui bave sur le corps qui lui appartient. Non. Personne n’appartenait à personne ! Et elle allait se le prouvait à elle même. Pas plus tard que ce soir ! Elle ne rentrerait pas avec Em’, elle rentrerait avec un autre homme. Ce soir elle se prouverait à elle-même qu’elle n’est pas accro à une relation autodestructrice et qui n’est valable que dans un seul sens. Oui ce soir elle allait séduire le premier type qu’elle voyait et elle baiserait avec lui ! C’est pour ça qu’elle s’attache à Emeryck parce qu’elle n’a eu personne d’autre que lui depuis la première fois où il s’est glissé dans son lit. Eh bien c’est terminé. Elle n’était ni sa copine. Ni sa putain. C’était décidé et elle ne reviendrait pas dessus.

Le soir venu, elle passe la porte du bar une heure avant l’ouverture. Un sourire aux lèvres et les épaules enfin détendues. Il lui a fallu la journée entière pour se calmer. Pour se détendre. Un paquet de clopes a disparu directement dans ses poumons. Et elle ne l’avouera pas mais un bon quart de sa bouteille de whisky s’est envolé lui aussi. Si elle avait été fumeuse de joint elle en aurait pris un pour se détendre totalement. Mais ce n’était pas son truc à elle. Elle répugnait les drogues parce qu’elle ne supportait pas de perdre le contrôle. L’alcool c’était déjà assez dangereux pour elle, elle ne supporterait pas d’ouvrir sa grande gueule et de se mettre à gerber des litres de mots, des mots vulgaires, des mots qui rappel trop le passé. C’est pour ça qu’elle garde le contrôle parce qu’un jour elle sait. Elle sait qu’elle va imploser et que la première personne qui sera en face d’elle pourra ressentir toute l’étendue de ses blessures, de sa douleur et de sa haine. Et ça serait le début de la fin pour Séfia. Elle s’écroulera comme un château de cartes sous le vent. Parler du passé ne lui fera aucun bien ça c’est des conneries de psy, elle ce qui lui fait du bien c’est de garder le tout enfermé à double tour dans son cœur.

La soirée commence vite, il y a toujours du monde, toujours de la casse, la clientèle est à l’image de son propriétaire, bordélique. Mais elle aime ça. Elle aime le mouvement. Elle aime le bordel. Et elle aime même ramasser derrière les gens. Du moins les trois-quarts du temps. Ce qu’elle n’aime pas par contre c’est le regard du type qui se trouve au bar. Il plonge son regard dans son décolleté chaque fois qu’elle lui sert son whisky. Elle se sent sale mais elle joue le jeu. Parce que c’est comme ça qu’une barmaid gagne ses pourboires. Elle flirte. Elle séduit. Elle joue. Mais elle ne finit pas au lit avec lui. Au contraire, elle attise le désir pour qu’il revienne, comme une strip-teaseuse dans son club. Cela doit faire au moins deux heures qu’il essaie de séduire notre demoiselle, mais il ne la touche pas alors elle ne dit rien. Quand ce genre de type se balade, elle fait appel à son patron ou à une autre personne en qui elle a confiance, parce qu’elle sait combien les hommes peuvent être violent quand ils boivent. Et elle n’a aucune envie de se retrouver dans une situation périlleuse. Malgré ses précautions il finit par lui attraper la main afin qu’elle se rapproche de lui. Elle se penche sur le comptoir et évidemment il regarde ses seins. Putain de pervers. « Tu es magnifique ce soir petite poupée. Est-ce que je peux te payer un verre ? » Ce soir ? Voilà pourquoi il la mettait aussi mal à l’aise ! Elle l’avait déjà vue et son regard n’était pas séducteur, il était brutal, dominant, il lui rappelait une certaine personne dont elle ne disait pas le nom. Le surnom qu’il vient de lui donner l’oblige à prendre une grande inspiration pour ne pas paniquer. « C’est très aimable mais je ne bois pas pendant mon service. » Et son sourire pourtant si joyeux en début de soirée, se crispe, se flétrit, se décompose, elle n’y peut rien, le passé refait surface à chaque fois. Pour quelqu’un qui voulait séduire ce soir, la voilà coincée avec un besoin qui sera non assouvi. Il venait de détruire totalement sa libido en lui murmurant au creux de l’oreille. Et lorsqu’il glisse ses doigts sur sa joue elle sent les relents de biles lui remonter dans la gorge. « Après alors ? Je serais aussi doux et gentil qu’un agneau avec toi. » Non définitivement cet homme lui foutait la trouille, quelque chose dans son regard trouble lui hurle de ne surtout pas marcher dans ses avances. « J’ai du travail. Vous feriez mieux de me lâcher avant que quelqu’un vous voit. On ne touche pas les serveuses ici. » Aller mon gars, lâche là, vaux mieux pour ta petite gueule. Ça va commencer à jaser dans ce bar et on te verra faire. Elle sent le froid l’envahir à chacune de ses caresses comme si un vent glacial soufflait à l’intérieur de son corps. L’empêchant de bouger. Frigorifiant ses organes et ses os. « Et si je veux quand même te toucher toi ? » Alors à tes risques et périls mon gars.

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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 7/4/2017, 04:29



"Emeryck & Séfia "

I really want to take you down. Moanin' is how I wanna make you sound, Can't wait until I get you home. Fuck that I wanna take you now. Let's do it all ϟ Let's get lost



Ça doit être l’effet qu’elle lui fait. Louve. Sans attendre, l’envie de lui faire crier son nom avait pris le dessus sur tout ce qui entourait sa vie. Au diable le bar, les barmaids savaient pertinemment comment se débrouiller à la limite, il y avait Lio qui n’était jamais bien loin. Il pourrait facilement venir prendre la relève s’il y avait un quelconque problème. Il avait de la chance de pouvoir compter sur son meilleur ami… Oh et sur Séfia, bien sûr. Il lui faisait confiance, aveuglement. Elle était débarquait, en plein milieu d’après-midi, il y a un an environ. Il lui avait lâchement sortit un; nous sommes fermés. Elle n’avait pas bougé… Quand il avait levé la tête pour croiser son regard brisé et ce magnifique visage de porcelaine, il n’avait pas hésité une seule seconde. 2 verres sur le comptoir, lui derrière le bar, elle en face. Une cigarette allumée, puis une deuxième. Le charme. Il était tombé sous son charme. Ce sourire brisé, ce regard couvert par un voile de tristesse. Il connaissait. «T’as b’soin d’un emploi. J’ai b’soin d’une nouvelle barmaid. T’as pas d’loyer, j’ai un appart en haut à louer. J’charge pas cher. J’demande que deux choses. Paie ton p’tain d’loyer, pis baise pas avec Lio. Tu vas savoir assez vite c’Est qui. » Contrat signé, rien de plus. Que du business. De toute façon, Em, c’est le mec qui gueule fort, debout sur son bar, faisant exploser des bouteilles de champagne. Il est le mec qui se démarque, se fait remarquer par ses nombreux tatouages qui ornent sa plastie. Em’, c’est le mec que l’on aime détester, le mec qui se tape ta nana, sans remords. Un connard.

Le silence, les rideaux tirés. Rapide coup d’œil au cadran. Il est tard. Trop tard. Il est en retard pour faire l’ouverture du bar, en retard pour compter les caisses. Tant pis, les filles se débrouilleront. Il finit par tiré sa carcasse hors du lit, l’entrainant vers la salle de bain. Douche allumée, il sort une cigarette de son paquet et l’allume, avant de retourner dans la chambre. Un simple mot de Louve, elle devait aller bosser. Limite, c’est compréhensible, elle est urgentiste. Une urgence et hop, elle disparait dans la brume. Doucement, il se glissa sous la douche afin de détendre ses muscles. C’est dans ces moment-làs qu’il se jure de ne plus jamais faire l’amour aussi férocement à une femme. Il finit toujours courbaturer le pauvre… Il se fait vieux! 5 ans sans pratique quelconques sports… C’est affreusement long dans la vie d’un homme, si vous voyez ce que je veux dire. L’eau chaude qui coule sur son corps, la tête sous la champelure, il finit par fermer les robinets et sortir, s’enroulant dans une serviette moelleuse. Un rapide coup d’œil à son portable, pour s’assurer qu’il n’y a pas de casse au bar, puis il prend la direction de son sac de sport, afin de sortir ses vêtements. Jeans noirs, camisole blanche, qui couvre à peine l’ombre de ses tatouages, puis cette chemise à carreaux rouges, dont il roule habilement les manches. Il fait un rapide tour, récupérant tout ce qui lui appartenait avant de fermer derrière lui. Il balança les clefs sur le comptoir de la réception, puis il retrouva sa voiture. Doucement, il se glissa sur le banc de cuir en soupirant. Boite de cachet ouverte, il en prit deux. Il en avait de besoin. Besoin de cette came pour calmer ses ardeurs, sans quoi, il finirait sûrement en prison de nouveau. C’est comme ça, avec lui. On ne sait jamais quand il va repéter un plomb.

Voiture garée devant le bar, Em’ reste un petit moment derrière le volant, fumant clopes après clopes, lorsqu’un mouvement attire son regard. Cette chevelure blonde qu’il connait mieux que quiconque, semble s’être faites aggripper par un homme. Et à en juger par le regard qu’elle jette à l’homme, ça ne semble pas lui faire plaisir. Serrant le poing, le brun prit une bonne respiration avant de sortir de sa bagnole. Il entra, silencieux, contrairement au bruit du bar. Les gens le saluaient. Souriant faiblement, il se posta derrière l’homme, avant d’allume une cigarette. La dernière phrase de l’homme le fit tilter. Il se frotta le front, tenant sa cigarette fermement entre deux doigts et glissa son autre main dans sa poche de jeans. «Et si moi, je te dis que tu ne la touche pas, que tu vires ton cul du tabouret et que tu quittes le bar, on s’entend? » L’homme tourna à peine le visage. Il croisa le regard d’Emercyk. Il sourit, amusé et regarda de nouveau la belle blonde. «Va jouer ailleurs gamin, laisse les vrais hommes dragués. » Em le regarda, avant d’éclater de rire. Il se posa sur le tabouret à côté de l’homme. «Séfia, ma douce, sert un verre à Monsieur l’homme. Et donne-moi un verre aussi. » L’homme fronça les sourcils. Avant même que la belle ait pu revenir, Emeryck attrapait le mec par la nuque lui frappant violement la tête contre le bar. Amoché, l’homme tomba de son tabouret en jurant. « Connard! » Em’ le regarda puis s’accroupit à sa hauteur, tirant sur sa clope. «First; c’est mon bar, c’Est moi le proprio. Si j’te dis de virer ton cul, tu le vires. Second; C’est ma nana. Tu l’as touche, j’te bute. Elle peut faire c’que tu veux en drink, elle peut te show up ses seins, rien à foutre, bro. Mais tu ne l’as touche pas. T’as compris? Maintenant, prends ce billet et va lever le coude ailleurs. » Il balançait le billet sur le mec, avant de ce relever. Il prit les deux verres et les vida d’une traite. «Mais merde, tu attends quoi? Que le bon Dieu te sorte par la peau du cou? » L’homme se leva en jurant, apportant avec lui un tonnerre d’applaudissement. Em’, amusé fit une légère révérence, puis il passa derrière le bar. «Séfia, backstore, now. » Il poussa la porte battante et s’appuya contre le mur, attendant son arrière. Dès qu’elle passa la porte, il l’attira à lui, venant presser corps contre le sien. «Ça va, il ne t’as rien fait de mal, hm? Parce que je peux toujours aller le tabasser. » Il recula un peu, repoussant une mèche derrière son oreille puis caressa sa joue de son pouce, avant de lui relever la tête pour capturer ses lèvres. «T’as bon goût. On dort ensemble se soir? » En faites, ce n’était pas une question, mais une obligation.


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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 7/4/2017, 14:26



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



Ses oreilles bourdonnent complètement, le sang lui monte au crâne et elle perçoit des tâches sombres sur sa vision périphérique, durant quelques secondes elle oublie qu’elle est dans ce bar, dans le seul endroit où elle se sent en sécurité. Une envie de hurler la prend mais elle se retient, elle ne veut faire aucune vague dans le bar. Elle veut passer inaperçue, du moins elle ne veut pas que sa carapace se craquèle sous les yeux de ses collègues, de quelques-uns de ses amis et des autres clients. Elle n’a pas besoin de ça. Elle met une seconde de trop pour comprendre à qui appartient la voix qu’elle vient d’entendre, qui vient de la sauver d’un raz de mariée de souvenir qui n’ont pas leur place derrière ce bar. Un soupir sort de ses lèvres et son corps se détend instinctivement, Emeryck est là. Peu importe leur relation, peu importe la colère qu’elle a ressentie plus tôt dans la journée il ne la laissera pas entre les mains d’un type louche. Enfin. Il ne la laissera pas entre les mains de n’importe quel type mais là, il n’y a qu’à jeter un œil sur son visage blême pour comprendre qu’elle n’était absolument pas consentante. Que ce type lui foutait la trouille. Et si on lui pose la question elle ne pourra pas dire pour quelle raison. Parce qu’elle ne le savait pas. L’instinct surement. Elle ne jugeait pas les gens sur leur physique, elle jugeait les gens en les regardant dans les yeux, elle jugeait la lueur de leur regard. Et elle pouvait reconnaître les gens dotés de mauvaises intentions. Même ceux qui ont une apparence pourtant si soignée et un sourire éclatant. Ceux-là sont les pires. Elle le savait en ayant côtoyé un bon paquet dans ce style-là. Ils se cachent derrière une belle gueule et un petit costume mais sont pourris jusqu’à l’os. Elle a bien moins peur d’un homme comme Em’ parce que ses tatouages et sa gueule de mauvais garçon ne lui donnent pas envie de fuir. Son visage affiche clairement de ne pas le faire chier et elle apprécie ça chez les gens. Il a toute sa loyauté. Elle avait pourtant prévenu l’homme en face d’elle, on ne touche pas aux serveuses ici et pourtant la menace sous-jacente dans la voix d’Emeryck ne le fait même pas relâcher sa prise. Au contraire, il crispe ses doigts sur la peau de la demoiselle, comme s’il pouvait partir avec elle sans que personne ne l’arrête. Une légère grimace déforme son visage à ce moment-là, il lui faisait mal au bras cet enfoiré. Elle détourne le regard de son client lorsque son patron s’adresse à elle. Elle retire son bras vivement en tirant dessus. « Faut vraiment que j’apprenne à coller mon poing dans la gueule des connards. » Grommelle-t-elle dans sa barbe en allant chercher les verres, elle sait parfaitement que l’homme n’aura pas l’occasion de le boire, elle n’a même pas besoin de tourner la tête pour savoir qu’il va lui arriver quelque chose, un soudain accident provoqué volontairement par le propriétaire du bar. Il ne plaisantait pas quand il lui disait de partir. Il aurait dû le faire sans l’ouvrir. Mais ce genre de mec n'est pas comme ça, ils jouent avec la limite, ils aiment provoquer, mais ils ne savent pas juger les menaces quand elles arrivent devant leurs yeux.

Le show d’Emeryck était devenu tellement célèbre que les habitués se sont mis à applaudir sa prestation. Une douceur enveloppa son cœur à ce moment précis et un léger rire sorti de sa gorge en les regardant faire. Oui, Paris était définitivement chez elle désormais. Ce bar en particulier. Elle ne se sentait plus comme une pièce de puzzle emboité dans un mauvais jeu. Une pièce rapportait. Elle se sentait enfin elle-même. Et pour quelqu’un qui n’a jamais été qu’un esprit dans un corps vide c’était grisant. Électrisait. Avant de partir le connard, qui n’a définitivement pas dit son dernier mot se retourne vers notre Russe pour lui dire un dernier mot « Espèce de salope. » Elle lui tourne le dos, un léger sourire sur les lèvres et lui fait un doigt d’honneur avant de suivre Emeryck. On l’a traité de bien pire que ça, aucun mot ne pourrait lui faire mal. Du moins rien qu’un Français puisse lui dire. Du moins rien qu’un Français puisse lui dire. Les dernières traces de terreur on disparut à l’instant ou deux bras se sont entouré autour d’elle la serrant contre un corps chaud. Elle pouvait enfin se détendre, son corps reconnaissait celui d’Emeryck, elle pourrait même le reconnaître dans le noir. Elle glissa légèrement son nez dans son torse, une seconde pour prendre une inspiration tremblante et se recomposer un visage parfait, sans trace de fêlure, sans trace de terreur, sans trace de blessure. Est-ce qu’il l’avait blessé ? Non. Pas physiquement du moins. « Non il ne m’a rien fait. C’est juste… Bref c’est totalement idiot. » Elle n’allait pas lui expliquer pourquoi elle s’était tétanisée d’un seul coup. Après coup ça lui semblait idiot, elle avait déjà repoussé plus d’un lourd dans ce style depuis son arrivé. L’alcool n’aidant pas les gens à garder leur main dans leur poche mais c’était différent avec cet homme. Étrangement, elle qui ne supporte pas certains gestes, se laisse caresser la joue par Em’ ça aurait dû lui mettre la puce à l’oreille quand elle l’a laissé faire la première fois mais elle n’y a jamais pensé. Pas avant ce soir.

Elle hocha la tête par habitude quand il lui proposa de dormir ensemble ce soir. Puis fronça les sourcils. Bordel Séfia ! T’avais dit que tu ne retomberais pas dans le piège et que ce soir tu irais voir quelqu’un d’autre. Ce n’est pas parce qu’il a décidé que t’était « sa » nana que tu dois dire oui à tout. Elle se détache doucement de ses bras. Son propre remontage de bretelle lui avait fait du bien d’un seul coup. Elle venait de reprendre le contrôle de son cerveau parce qu’elle ne pouvait définitivement pas faire confiance à son corps ce sale traitre. Le tatoué lui faisait bien trop d’effet pour ça. « Ce soir je vois quelqu’un, je ne peux pas. Demain peut-être. » Elle répondait comme si sa question n’était pas du tout rhétorique, comme s’il lui avait vraiment fait une proposition alors qu’elle savait parfaitement bien que ça n’en était pas une. Que c’était un « ordre » qui n’attendait pas de réponse négative. Et pourquoi il aurait attendu un refus de sa part alors qu’elle ne le faisait jamais ? N’ayant aucune envie de lui dire le fond de sa pensée et de répondre à des questions, elle agit comme elle l’aurait fait avec n’importe quel autre homme auparavant, avec lui. Elle s’esquive. « Faut que je retourne travailler les filles sont débordés ce soir. Et ce connard m’a déjà mise en retard. » Ouai sauf que la petite blonde semble avoir oublié un minuscule détail, Em’ n’est pas n’importe quel autre mec et l’esquive ne sert à rien avec ce genre d’homme. Ils finissent toujours par remporter la partie.

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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 7/4/2017, 23:29



"Emeryck & Séfia "

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C’est ainsi. Emeryck est ainsi. Il gère son bar comme si c’était son domicile. Il fait ce qu’il veut. Il s’arrange pour que rien de soit laisser au hasard. Il te donne un ordre, tu n’écoutes pas, il ne répétera pas. Il va te faire comprendre autrement. Surtout si tu es en train de jouer dans ses plates-bandes. Là, cet homme, jouait un peu trop dans ses plates-bandes. Le brun tirait sur sa cigarette, avant de voir l’emprise qu’il exerçait sur sa belle Séfia. Il prit une bonne respiration. Il devait se calmer, sinon, il ne lui donnerait pas qu’un avertissement, il le démolirait. Cinq de prisons. La raison est simple, il avait démolit son père, parce qu’il avait osé lever la main sur sa mère. Ce n’est pas rien. Il n’avait pas peur de dire ce qu’il pensait. Il n’avait pas peur de taper fort, de taper tout ce qui se mettait dans son chemin. La tête du mec sur le bar avait résonné assez fort pour qu’un silence s’impose dans la salle. Rapidement, les gens présents écoutèrent ce qui se passait. L’homme se relevait doucement, tenant son nez d’une main. Emeryck vida rapidement les deux verres avant de prendre la direction de l’arrière du bar, lorsqu’il osa ouvrir sa gueule une nouvelle fois. Le tatoué ne fit qu’un pas, prêt à aller lui sauter à la gorge pour le faire taire, mais l’homme marcha rapidement vers la porte de sortit. Serrant le poing, Emeryck l’abattit durement contre le comptoir pour calmer sa rage. « PUTAIN DE MERDE TU VEUX QUE JE TROUE TON CUL AUSSI?! » L’homme ne dit rien puis il sortit en claquant la porte du bar. Emeryck secoua la tête, faisant signe à la belle blonde de le rejoindre dans l’arrière-boutique. Il ne pouvait pas s’empêcher d’être nerveux pour elle. Il s’appuyait contre le mur et lorsqu’elle entra, il l’attira contre lui, respirant son parfum. Il sourit doucement, posant ses lèvres sur son front, avant de l’embrasser doucement, proposant de dormir avec lui… Il aimait le goût léger de la blonde. L’alcool, la cigarette. Un truc qu’il adorait. Il aimait l’embrasser, caresser sa langue avec la sienne… Sauf que là, il prit douche froide.

Il leva les mains dans les airs, la laissant reculer. Il glissa ses mains dans ses poches puis il leva les yeux au ciel. Il se pencha pour s’asseoir puis il la dévisagea lorsqu’elle lui mentionna voir quelqu’un d’autre. Il rigola en secouant la tête. « Oh… Tu crois que tu peux me faire croire que tu vas baiser avec un autre mec se soir? Tu te fou de ma gueule? » Il se leva, plaquant sa main sur la porte pour l’empêcher de l’ouvrir. Il glissa ses doigts le long de son bras, nichant son nez dans sa chevelure. Doucement, il glissa ses doigts le long de son corps, dessinant le contour de ses courbes puis un posa sa main sur le bas ventre de la demoiselle, la collant contre lui. «Elles peuvent se débrouiller seules. Elles sont bien formées. Je vais payer ton salaire, de toute façon… Tu le sais… Séfia… » Il grogna un peu, l’avoir contre lui, lui avait donner des idées. Doucement, il joua avec le rebord de la jupe de la demoiselle, avant de venir caresser la naissance de ses fesses. « Séfia… J’ai reçu des papiers du bureau du travail… Ton visa va expirer. Tu m’expliques? » Il caressa doucement la naissance de ses fesses, avant de reculer, venant se poser sur un tabouret en face de la porte. Il alluma une clope et sortit l’enveloppe de la poche arrière de son jeans, la balançant, sur la table. Il croisa les bras sur sa poitrine, attendant de voir la réaction de la blonde. Il voulait tout simplement comprendre ce qui s’était passé pour qu’elle soit rendue à devoir dealer avec le bureau des visas. Il leva les yeux au ciel lorsqu’il vit la petite face d’une des filles passer dans le hublot. Elle fit signe à Em’ de venir. Il soupira, levant les yeux au ciel. « On en rediscutera plus tard. D’acc’? En faites, j’te demande pas ton avis. J’dois signer tes foutus papiers. Et encore, c’est pas gagné d’avance. Putain, on va finir par devoir se marier » Il ouvrit brusquement la porte, en retournant dans la bar.

Il était un peu furax contre elle. Il avait l’impression de ne pas la connaitre. Il est vrai qu’il n’avait jamais essayé d’en savoir plus sur elle. Il n’avait jamais demandé ce qui lui était arrivé pour que son corps soit couvert de petites cicatrices, ni même celle qui longeait le derrière de son oreille. Appuyé au bout du comptoir, il la regardait servir les clients, fumant clope par-dessus clopes. Il était presque en colère. Il ignorait si c’était parce qu’elle ne lui avait pas tout dit ou parce qu’elle l’avait remballé pour un autre mec. Son poing finit par s’abattre durement sur le comptoir. Il jura puis il passa dans le backstore, claquant durement la porte contre le mur. Il ressortit que quelques secondes, alors que le bar était encore plein. « SÉFIA! RAMÈNE TON CUL! Mon, mais c’est pas vrai.» Jamais une femme ne l’avait mis dans un tel état. Il était enragé. Il fumait encore. Attrapant une bouteille de whiskey, il dévissa le goulot puis il retourna derrière. Il vida le reste de la bouteille avant de la balancer contre le mur. Elle éclata en mille morceaux. Lorsque la porte se referma, il ne regarda même pas la belle Séfia. « J’ai les boules! Je comprends quedalle! Je n’arrête pas de relire les papiers. Séfia Udinov, c’est quoi cette merde?! C’est genre le nom de ton paternel et tu t’es présentée sous le nom de ta mère? Sérieux, j’comprends plus rien et j’en ai marre de me faire prendre pour un con! Merde»  Il frappa durement dans le mur, avant de s’asseoir sur un tabouret. Il avait violement éclaté ses jointures contre le mur de béton. Il secoua sa main, avant de sortir une autre cigarette et de l’allumer. Il passa une main dans ses cheveux avant de regarder Séfia. Il avait presque l’impression d’avoir une étrangère devant lui. Il avait partagé ses nuits avec cette fille et elle agissait comme une pure inconnue… Il secouait la tête. «Dire que j’allais te proposer de te faire un mariage blanc pour ne pas te faire chier avec tes visas » Il éclata de rire en passant une main sur son visage, collant sa tête contre le mur. Il était hors de lui, mais il essayait de ce contrôler.


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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 8/4/2017, 03:52



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



Putain ! Quelle soirée de merde. Elle finissait par accumuler les problèmes ce soir. D’abord avec l’inconnu ensuite avec Emeryck. Elle ne supportera pas une troisième tuile et pourtant… Elle sait ce que le proverbe français dit. Jamais deux sans trois. Elle s’attend à un coup de grâce pour la troisième. Et elle est loin d’imaginer ce qui va lui tomber sur la tête. Elle se laisse faire par Emeryck. Elle se laisse tirer contre lui, sa respiration s’accélère légèrement. Son corps répondant au corps du tatoué. Non définitivement, elle n’allait pas voir un autre homme ce soir. Elle était tellement faible quand il s’agissait de lui. Elle penche sa tête sur le côté pour lui donner accès à sa nuque et à son cou. Et glisse ses doigts le long de son bras remontant sur sa peau. Jusqu’à ce qu’elle entende les mots qu’il venait de prononcer. Un visa. Son visa. Son excitation redescendit aussitôt. Merde. Elle n'avait pas eu le temps d’en parler avec Em’ de ce visa, elle pensait en avoir le temps mais visiblement les papiers étaient arrivés bien avant qu’elle ne trouve le moyen de lui faire signer les papiers sans qu’elle n’ait à lui raconter toute l’histoire. C’était jouable. Elle y serait arrivée. Seulement les papiers étaient là dans cette enveloppe et quelque chose en elle s’ébranla. Son masqua craquela et l’ombre des fantômes ont resurgi au fond de ses yeux. C’était son aller simple pour Omsk cette lettre et il était hors de question qu’elle y retourne. Vivante tout du moins. Silencieuse, elle ne répond pas trop chambouler pour lui dire quoi que ce soit. Une de ses collègues vient chercher le patron et Séfia s’était dit qu’elle pourrait prendre quelques minutes afin de se recomposer un visage normal. Non pas ravagé par le passé. Mais la dernière phrase d’Emeryck lui a fait si peur qu’une fois disparu, elle a gerbé dans la poubelle juste à côté d’elle. S’il ne signait pas…. Que Dieu lui vienne en aide elle ne serait plus vivante à la fin du mois. Parce qu’elle ne se sentait pas capable de revivre toutes ses horreurs après une année entière à être heureuse.

Une fois son estomac calmé elle a repris son travail, son sourire chaleureux ayant totalement disparu de son visage. Elle n’a fait aucun effort. Parce qu’elle n’était pas capable de le faire. Elle était incapable de faire semblant aujourd’hui. Tant pis pour les pourboires. Tant pis pour les gens. Elle n’était pas agressive, elle était simplement… Stoïque. Comme l’ancienne Séfia. Le coup d’Emeryck sur le comptoir l’a fait sursauter. Jamais encore elle n’avait eu peur de lui. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait ce geste mais là c’était différent. Elle s’était retranchée dans une partie de son âme et son corps réagissait exactement de la même manière qu’avant. Lorsqu’elle entend son nom, elle sait, oui elle sait que cette fois la troisième tuile est arrivée. Qu’elle n’y coupera pas. Et elle s’attend à tous. A tout sauf à ce nom. Udinov. Voilà un an que plus personne ne l’appelait ainsi. Elle avait choisi un nom au hasard. Ne donnant jamais le même selon les amis et les autres. En l’entendant, elle a sursauté, la sueur lui coulait dans le dos la frigorifiant sur place. Elle ne bougeait plus. Ne semble plus respirer. Muette de stupéfaction avant de prendre la parole. « Putain. » Un gémissement semblable à celui d’un animal blessé sort de sa gorge. La respiration hachée, le cœur au bord des lèvres elle regarde Emeryck marchait comme un lion en cage, prêt à l’attaquer pour ses mensonges. « U…Udinov… C’est mon vrai nom… Séfia Udinov. » Cette envie de se frotter le corps avec du papier de verre lui reprend comme à chaque fois qu’elle le prononce. Elle se sent sale. Humiliée. Par un nom dont elle ne veut pas. Dont elle n’a jamais voulu. Elle aurait pu épousé Vladimir mais avoir le sien toute sa vie aurait simplement donné envie à notre Russe de se jeter dans la Seine. « Je ne peux pas y retourner Em’… Je ne peux pas retourner en Russie. » Une respiration tremblante. Un sanglot étouffé. Quelques larmes s’échappent de ses yeux qu’elle essuie aussi vite que possible. Comme s'il prouvait une fragilité, une faiblesse qu’elle ne voulait pas ressentir. Elle n’avait plus pleuré de terreur depuis son départ de chez Vladimir. Mais là sa panique semble s’épaissir à chacune de ses inspirations. Sortant de son corps pour amplifier l’air d’un malaise palpable. Les mains tremblantes, elles se frottent le visage pour reprendre une certaine contenance.

Elle repense à sa dernière crise d’angoisse. Sans le savoir. Tout en dormant. Avoir le corps de Emeryck près du sien avait finalement fait disparaître les cauchemars. Espérons qu’il puisse le faire même en étant réveillé. « Je vais te dire la vérité… Bordel je vais te raconter mon passé… Mais je t’en prie je ferais n’importe quoi… N’importe quoi pour pas y retourner. Tu m’as filé un toit et un travail ne me laisse pas tomber après ça… » Plantant son regard hanté par des années de maltraitance dans celui-ci si dur de son patron elle ouvre la bouche et se met enfin à dire la vérité. « Mon père est un connard Em’, tu en as rarement vue des comme celui-là je te le jure. Il avait la boisson mauvaise et il aimait taper sur sa petite fille. Il m’appelait cука. Ça veut dire chienne en russe. Il était horrible Emeryck je n’ai jamais oublié ce qu’il me faisait. Tu te souviens y a six mois quand je me suis enfermé sans le vouloir dans la réserve et que tu m’as trouvée terrifiée ? Je t’ai dit que j’étais claustrophobe. Je ne mentais pas. Il aimait bien m’enfermer dans un placard après m’avoir battue. C’était ma punition. Il m’y laissait autant de temps qu’il voulait. Je n’avais rien. Je me pissais dessus. Je hurlais pendant des heures. Mes mains étaient en sang à force de gratter le bois comme une possédée et quand je finissais par arrêté de me battre il finissait par m’ouvrir. Un sourire ignoble sur le visage. J’en fais encore quelques cauchemars. » Sa vision s’obscurcit à chacun de ses mots. Elle ne se trouve plus dans le bar. Plus devant Emeryck. Elle se retrouve dans ce placard de malheur. Là où elle y a laissé les empreintes de ses ongles à force de gratter comme un chien pour qu’on lui ouvre. Elle a tellement hurlé à la mort dans cette petite pièce qu’elle a fragilisé ses cordes vocales. Rendant le timbre de sa voix rauque au lieu de ce ton si délicat qu’elle avait petite fille.

« Quand j’avais quinze ans… Il… Il m’a trouvé dans ma chambre avec mon voisin. C’était mon tout premier baiser et c’était tellement innocent. Je te jure. Je voulais simplement être une adolescente normale. Mais lui il a décidé que puisque j’aimais être une pute autant que ça lui profite un peu. » Un frisson de dégoût la traverse et elle n’ose pas regarder Emeryck dans les yeux à ce moment-là. De peur d’y voir le même dégout qu’elle avait ressentie une partie de sa vie. Ce besoin de se justifier pour ce baiser innocent est totalement puéril et elle le sait parce qu’aujourd’hui elle a compris que rien n’était de sa faute. Que même sans ce baiser son père l’aurait quand même vendue. Peut-être l’aurait-il mise sur le trottoir pour ce faire plus de fric. Finalement peut être qu’elle n’avait pas guéri correctement ses blessures. Peut-être avait-elle regardé les choses pourrir au fond de son âme et qu’elle rejetait le tout sur Emeryck aujourd’hui. Il pouvait enfin lire la vérité de son cœur. Il pouvait voir apparaître l’adolescente terrorisée sous ses yeux. Celle qu’elle cachait depuis si longtemps qu’elle l’a pensé morte depuis dix ans déjà. « Il m’a vendue. Comme une vulgaire chienne à un type de quinze ans mon ainé. Vladimir. Et si tu penses que mon père est un connard attend de savoir ce que Lui m’a fait. Il m’a tout volé Em’. Il a pris possession de ma vie comme si j’étais à lui et c’était le cas, il avait filé 100 000 roubles à mon père pour m’avoir. Il m’appelait кукла, ça veut dire poupée. Et c’est ce que j’étais, sa poupée. Il m’a violée. Pas seulement mon corps mais mon esprit aussi. Putain j’en étais malade à chaque fois qu’il me touchait. J’avais beau me battre contre lui ça ne servait à rien. C’est de là que viennent mes cicatrices et c’est pour ça que je ne t’ai pas répondu quand tu m’as posé la question. » Une lueur éclaira quelque peu son visage parce que ce souvenir éloigne légèrement les autres. Quand Emeryck lui a posé des questions sur ses cicatrices elle a adoré lui prouver qu’il n’avait pas besoin de le savoir. Elle a été très convaincante ce soir-là. Se servant de sa langue et peut être un peu de ses dents sur le corps de son amant. Ce fut une baise épique, torride et totalement interdite aux moins de dix-huit ans. Une des meilleures nuits de sa vie. Maintenant elle avait besoin d’un verre. Parce qu’elle n’avait pas terminé avec les révélations.


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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 9/4/2017, 21:28



"Emeryck & Séfia "

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Non, mais quelle soirée de marde! Comment est-ce-que ça pourrait être pire? Apprendre que la fille que vous employez n’est peut-être pas celle qu’elle laisse paraitre. Le cœur qui battait la chamade, les poings qui se serraient de plus en plus, il ne comprenait pas pourquoi elle ne lui avait rien dit avant. Chaque fois qu’il relisait la lettre, son regard buttait sur Udinov. Il ne comprenait pas. Il avait bien remarqué cet accent russe qui sortait de la bouche de sa belle Séfia. Il s’en foutait un peu, mais il était loin de se douter qu’elle était réellement russe et qu’elle n’avait qu’un simple visa de travail. Debout au bout du bar, il regardait la blonde qui vaquait à ses occupations. Aucun sourire sur les lèvres. Il voyait bien qu’elle ne faisait que faire son boulot, sans réellement avoir un plaisir de le faire. Il retournait dans le backstore pour prendre un temps. Frottant son visage, il était sorti dehors pour prendre un peu d’air frais. Saluant quelques clients, il se posait sur le rebord de la fenêtre, allumant une clope. Il bouillait. Son cœur commençait à lui jouer des tours. Pas d’attachement, alors que ce n’était pas ce qui se passait. Il secouait la tête puis jeta sa clope plus loin, avant de retourner à l’intérieur du bar. Il demanda à l’une des barmaids de lui servir un verre puis il s’appuya au bout du bar. La seule place où il pouvait avoir un œil sur l’ensemble de la place. Verre descendu d’un seul trait, l’homme finit par abattre son poing sur le comptoir, allant directement dans le backstore après. Il ressortit presque immédiatement, ordonnant à sa belle blonde de le suivre à l’arrière-boutique.

Il la mit directement au pied du mur, attendant ses explications. Il voyait bien que la belle blonde avait du mal avec la prononciation de son nom de famille. On a tous des histoires. Em’ le premier. Ce matin-là, lorsqu’il avait vu sa mère, le visage tuméfiée à en faire peur, ses vêtements détruits, il n’avait pas pu résister à l’envie de buter son père. Avoir eu un arme, il l’aurait tué, c’était certain. On ne touche pas à une femme. Sa mère, c’est la femme de sa vie, même si elle perd de plus en plus de morceaux. Il se posait sur le tabouret, secouant sa main qui était en sang avant de tirer sur une nouvelle cigarette, écoutant les explications de la blonde. Il dû se faire violence pour pas briser un truc. Plus elle lui racontait l’histoire, plus il avait en frapper partout, de prendre un billet d’avion et d’aller buter son acheteur. Rien à foutre des conséquences, tu ne touches pas à sa Séfia. C’est ainsi. Le passé ou pas, il ne peut pas accepter ça. « T’aurais pu me le dire. Putain Séfia! J’ai fait de la prison pour avoir battu mon père, parce qu’il a battu ma mère! Tu crois que je t’aurais jugé? Tu crois que j’aurais fait ah pis fuck off? Dégage de chez moi? Retourne en Russie pour aller te faire tuer?! Tu me prends pour qui, merde! » Il se leva, allant vers le petit lavabo pour nettoyer sa main, dont les jointures étaient de plus en plus enflées. Il grimaça puis il attrapa une serviette, enroulant sa main dedans. Il resta dos à la belle, écoutant ce qu’elle disait. Vendue. 15 ans. Le barbu releva la tête, se regardant dans le miroir. Il posait ses mains sur le rebord du lavabo, respirant profondément. Dans il élan de colère, qui donna un coup sur tout ce qui se trouvait sur le comptoir, balançant le tout par terre. Il s’approcha de Séfia, la pointant du doigt. «T’as pas l’droit d’agir ainsi! T’as pas le droit d’me mentir comme une pauvre conne! T’as eu ce que tu voulais, han? » Il posait sa main à la naissance du cou de Séfia, la forçant à reculer, la plaquant au mur. Il la regarda, plongeant son regard dans le sien. La terreur, c’était lisible. Elle semblait perdue. Réalisant son geste, il retira sa main en reculant. « Merde! »

Il passa ses mains dans ses cheveux, se mettant dos à elle, puis il prit une bonne respiration, venant attraper le visage de Séfia entre ses mains, venant l’embrasser. C’était un baiser rude, loin de la tendresse. Un baiser comme seuls eux savaient faire. Ses mains glissèrent le long de son cou, de la courbure de ses seins, avant de venir attraper ses fesses. Il la soulevait, la forçant à mettre ses jambes autour de sa taille. Le baiser devenait de plus en plus torride, intense. La gardant contre lui, d’une main habile, il tourna le verrou de la porte, fermant aussi la petite fenêtre du même coup. Son baiser glissa le long de son menton, avant de glisser sur son cou. « Ne me cache plus jamais des trucs, ok? Peu importe c’est quoi. » Il souffla contre sa peau, avant de tout stopper, la serrant contre lui, gardant son visage contre son cou. Il avait quand même b’soin d’elle dans sa vie. Aucun attachement, c’était des vraies montagnes russes, mais si elle partait, il serait dans le vide total. Une main remonta le long de son cou, alors que son front se posait contre celui de Séfia. «Prends mon nom. D’vient Madame White. Ça va t’éviter de devoir dealer avec le bureau de visa. Ça fait 1 an que tu vis ici. L’appart est à mon nom. C’est assez solide comme preuve. J’ai aussi des trucs dans l’appart, on va croire que j’vis ici. » Il ne rajouta rien, la reposant doucement contre le plancher, avant de reculer, sortant un trousseau de clef de sa poche, puis il alla ouvrit un armoire, sortant une bouteille de whiskey, puis il attrapa deux verres. Il versa l’alcool. Étrangement, il était calme, trop calme. Son cerveau bouillait. Il cherchait quoi faire, si elle disait non. Il prit une gorgée, puis il fixa le vide. « J’te laisserai pas partir. C’est hors de question. J’veux pas qu’il touche à un seul de tes cheveux. J’ai envie de tout casser. Ça gronde en dedans. » Il vida son verre, puis le remplit de nouveau, regardant Séfia. Il savait qu’elle allait le prendre pour un fou, mais elle était comme une drogue. Douce, dure. C’était douloureux, mais elle était la sienne. Sa douce Séfia.


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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 10/4/2017, 00:42



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



Les mots sortaient violemment, c’était brutal, sans chichi, sans aucun filtre. Parce que c’était ça la vie de Séfia. Elle était rude. Elle était dure. Elle n’allait pas y mettre des petites fleurs et des poneys. Surtout pas devant Em’. Elle pouvait adoucir le trait avec n’importe qui d’autre, mais pas avec lui. Parce qu’il pouvait le supporter. Il serait énervé. Il crierait. Mais elle savait qu’il ne jugerait pas sa vie, qu’il ne la regarderait pas différemment. Parce qu’au fond de lui, même s'il ne savait pas ce qu’était sa vie avant le bar, avant Paris, il savait que c’était moche, que c’était laid, que la lueur au fond de ses yeux reflétait sa merde. La merde au fond de son âme. Qui grossit. Qui pourrit. Et elle était là devant lui, elle parlait sans s’arrêter. Parce qu’elle ne pouvait pas s’arrêter. Parce que c’était la première personne à savoir. Personne. Personne ne savait ce qu’était sa vie auparavant. Le tatoueur qu’elle avait rencontré à Kiev ne savait rien même après avoir partagé sa « vie » durant six longs mois. Même après avoir tatoué toutes ses cicatrices, elle ne lui avait jamais confié ça. Parce qu’elle savait qu’il ne supporterait pas le poids de son fardeau, qu’il ne pourrait supporter son âme noire et sa douleur. Em’ le pourrait. Elle l’écoute, elle l’écoute lui dire qu’il ne l’aurait jamais jugé, et putain elle le sait, elle sait qu’il ne l’aurait pas fait mais c’était pour autre chose qu’elle lui avait menti. C’était pour elle qu’elle avait menti, parce qu’elle croyait qu’elle coulerait si elle disait à voix haute ce qu’elle avait été pendant cinq ans. Une putain. Une marchandise. Un morceau de chair qui ne valait rien. Et c’est comme ça qu’elle s’est comportée après avec les gens, comme si elle valait rien. Elle n’a jamais lié d’amitié avec les autres parce qu’elle ne valait rien. Rien de plus qu’une baise rapide dans un coin chaud. Puis Em’ lui avait donner de la valeur sans le savoir. Il avait fait briller le diamant qu’elle cachait au fond d’elle. En lui donnant du boulot. Elle avait fait le reste. Se liant d’amitié avec Lio. Avec Eden. En se faisant des ennemies avec Lya. En ayant une relation plus ou moins suivis avec Em’. Elle vivait tout simplement. Et que c’était bon de vivre. Enfouie au fond de ses souvenirs, elle se sent coller contre le mur par Em’, il peut lire dans son regard la terreur qu’elle ressent. Mais ce n’était pas contre lui. C’était contre ses démons qu’elle se débattait. Rien à voir avec lui.

Puis il rejeta ses démons en l’embrassant. Merci avait-elle envie de dire à Em’. Merci d’avoir fait ça parce que je m’en sortais pas seule. Tout comme son histoire ce baiser était rude mais elle aimait ça chez lui. Ses doigts se sont refermés sur ses cheveux et elle a collé son corps au siens. Quand il l’a soulevé du sol elle l’a attiré entre ses jambes pour le serrer encore plus fort contre elle. C’est de ça dont elle avait besoin. Rien de plus. Elle se contenterait de ça avec lui. Oui il n’y avait pas besoin d’avoir des sentiments. Des mots doux. Juste un corps-à-corps intense et érotique. Ils pouvaient continuer à se faire la guerre ainsi. Pas besoin de mot. Un gémissement de protestation sort de la gorge de la jeune femme lorsque les lèvres de son amant quittent les siennes. Elle en voulait encore, elle en voulait plus. La chair de poule recouvrit son corps quand son souffle effleura sa peau. Et il lui dit de ne plus lui mentir alors c’est ce qu’elle fit. « Je ne voulais pas te mentir tu sais. J’ai été catalogué comme une marchandise la moitié de ma vie. Je voulais juste, je ne sais pas, qu’on voit en moi la fille que je suis, pas celle toute cabossé. La jolie petite blonde qui sourit c’est moi. Séfia Udinov est morte Em’ y a terriblement longtemps. » Et cette révélation accéléra les battements de son cœur. Elle n’était plus cette fille. Plus depuis longtemps. Elle n’avait plus à avoir peur de le redevenir, parce que bordel, elle n’était plus seule. Elle s’approcha de Em’ et elle murmura dans son oreille ses paroles, elle savait que ça lui déplairait, elle savait qu’il n’allait pas apprécier mais elle devait le prévenir. Il devait se tenir prêt. « Il est encore vivant. Il me cherche toujours. Il m’a déjà retrouvé une fois. Il me retrouvera un jour ici. Je le sais. Mais ce jour-là je ne veux lui donner aucune chance de me ramener. » Elle déposa un baiser sur le lobe de son oreille avant de se laisser redescendre doucement de ses bras. Les paroles de celui-ci palpitaient au fond de son crâne. Un mariage ? Em’ lui proposait un mariage blanc pour sortir son cul de la merde ? Les yeux écarquillés elle ne répondit rien au début. Son cœur bascula sur la droite, prêt à sortir de sa poitrine en dégoulinant tellement ce geste était désintéressé et tellement généreux. Définitivement, les gens pouvaient dire ce qu’ils voulaient, ce n’était pas un connard, son cœur, lui il restait pur. Elle tomba un peu plus amoureuse de lui à ce moment-là. Ce geste, personne n’aurait eu ce geste pour elle avant lui. Peu importe qu’il ne soit pas fidèle. Peu importe qu’ils ne soient pas en couple. Il lui proposait quelque chose de bien plus important qu’une simple relation amoureuse. Qu’un simple coup d’un soir. Alors ouai, il pouvait bien baiser toutes les petites pouffiasses qu’il voulait, Emeryck White était définitivement à elle. Il reviendrait toujours vers elle. Parce qu’ils étaient pareils l’un et l’autre.  

« Emeryck… Tu es sûr de toi ? C’est un paquet d’emmerdes à venir. Les contrôles récurrents. Le secret. Je ne veux pas que tu subisses ça pour moi. Merde t’es la première personne à m’avoir tendu la main de toute ma putain de vie…Je ne sais pas si tu te rends compte mais c’est important pour moi. Ce que tu m’as offert déjà. C’est plus que ce que j’ai eu jusqu’à présent. » C’est Lya qui allait être contente, elle avait vu dans l’avenir sauf qu’elle n’allait pas mettre le grappin sur son frère, comme la jeune fille l’imaginait, même si elle n’en jamais eu envie, mais sur le meilleur pote. Les relations des deux femmes n’allaient pas s’arranger après ça mais eh, elle en avait rien à foutre. Elle s’approcha d’Em’, le faisant s’asseoir sur le tabouret et sortit la trousse de premier secours pour soigner sa main. « Je ne repartirais pas Em’ je te l’ai dit… Jamais. » Pas vivante en tout cas. Jamais vivante. Parce que la Russie c’était l’autre Séfia. Celle qui était déjà morte et qui pouvait supporter ça. « Donne-moi ta main je veux te montrer une dernière fêlure » Elle lui prit la main en douceur. Et le laissa pour la première fois glisser ses doigts sous son oreille. Elle se crispe habituellement dès qu’il s’en approche. Elle lui a dit la seconde nuit qu’ils ont passée ensemble qu’elle souffrait encore de cette entaille et qu’elle ne supportait pas que quelqu’un y touche. Que même pendant le sexe ça lui couperait toute envie. Et là. Elle lui prouve par ce geste qu’elle lui fait confiance au point de le laisser la toucher juste là, à cet endroit précis. Sur cette fêlure encore bien vive, qui pourrait la faire imploser de l’intérieur. « La violence ne me fait pas peur, je peux en faire preuve moi aussi… J’ai essayé de le tué une nuit quand il dormait mais il m’a senti arrivé. C’est là qu’il m’a fait cette cicatrice. Pour lui c’est une cicatrice d’appartenance. Mais je lui n’appartient pas. Elle prouve autre chose pour moi, elle prouve que je me suis battue comme une guerrière Em’. Alors je ne veux pas qu’entre nous ça change parce que tu connais la vérité. Je suis pas fragile, ni brisée, je suis juste un peu cabossée. » Juste cabossée oui. Simplement cabossée. Comme Em’. Comme Lio. Comme Lya. Comme Eden. Ils étaient tous cabossés à un niveau plus ou moins extrême. Le repoussant légèrement contre le dossier du tabouret elle le chevauche avant de passer ses lèvres sous sa mâchoire, mordillant sa peau pour titillé ses ardeurs. Tout en murmurant contre sa peau. « Je veux que ce soit rude. Et brutal. Et sans fioriture parce que c’est comme ça qu’on fonctionne tous les deux et que ça me plaît comme ça. » Parce qu’au final elle ne connaissait que ça. La brutalité. Personne n'a jamais eu l’idée de l’effleurer en douceur, elle ne le souhaitait pas. Parce qu’elle aimait quand c’était brutal ça lui ressemblait. Elle glissa ses doigts le long du torse de son amant avant de s’attaquer à sa ceinture. « Et je te remercierais pas pour ton nom… Parce que t’aimes pas ça mais je peux te prouver ma gratitude. » Et pour lui prouver toute l’étendue de sa gratitude la demoiselle retire son haut avant d’attraper le visage d’Em’ et de l’embrasser aussi brutalement que lui un peu plus tôt. Peut-être y avait-il un peu de dents dans ce baiser, peut être y avait-il un peu de rudesse, mais la demoiselle savait exactement ce qu’elle voulait et là ce qu’elle voulait c’était lui. Elle ne voulait plus parler de son passé, elle voulait simplement ce qu’il voulait lui offrir et si ce n’était pas son cœur alors elle prendrait son corps.




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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 15/4/2017, 03:03



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Plus elle parle, plus il lui en veut. Il ne comprend pas comment elle a pu tout lui cacher pendant ce temps. Les mots font mals, les mots crèvent leurs petits cœurs et pourtant, ni un ni l’autre ne sont capable d’aimer. Ils détestent les mêmes gens, aiment le même monde. Cependant, il n’y peut rien. Emeryck aime sa belle russe. Il ne peut pas séparer d’elle. La savoir loin de lui, le rendait agressif… D’un autre côté, il aimait avoir une certaine autorité sur elle. Il savait qu’il pouvait faire ce qu’il voulait avec elle. Il la menait d’une main de fer, main qui devenait un peu plus douce lors de leurs ébats. C’était ainsi, devant les autres, il était brusque, limite de la violence. En privé, il devenait simplement un peu plus dominant. La soutenant par les fesses, il embrassait ses lèvres, avant de prendre possession de son cou, de la naissance de sa poitrine, malaxant son fessier. Il grimaça tout de même un peu lorsqu’elle lui mentionna que la Séfia Udinov de la Russie était morte depuis longtemps, qu’elle ne reviendrait pas. Il comprenait tout de même un peu. Lui-même, souhaitait que le Emeryck qui était en prison ne refasse jamais surface… Pourtant, il n’était pas rare de le voir avoir un excès de colère. Il resserra sa prise sur elle pour pouvoir mieux la soutenir, mais il sentit la colère prendre graduellement place dans sa tête. Il était encore à sa recherche. Jamais, au grand jamais il ne la lui prendrait. Il la posait, lui proposant de prendre son nom puis il posa son front contre le sien, prenant son visage entre ses mains. « Jamais, au grand jamais, il ne te prendra à moi, est-ce clair? » Il reculait, allant vers l’armoire puis il sortit du whiskey.

Assit sur le banc, il fixait sa belle blonde, alors qu’elle s’avançait vers lui. Il la laissa prendre soin de sa main, écoutant ses paroles. Il resta tout de même surpris, lorsqu’il sentit cette scarification près de son oreille. Il grimaça puis il posa sa main libre sur la hanche de la jeune femme. « Je sais. Je n’ai pas peur. Je subis déjà des contrôles, à cause de mon séjour en prison. Écoute Séfia, je te propose ça pour t’aider, mais si tu ne veux pas, je vais comprendre. Je signerai les papiers, mais chaque années, se sera à recommencer. » Il soupirait, frottant son front, alors que la belle prenait place sur lui. Haussant un sourcil, il posa sa main sur les reins de la belle blonde, la retenant contre lui. Il avait souri à sa mention de cabossé. Il est vrai qu’il l’était, plus qu’à son tour. Silencieux, il la laissa l’embrassa, puis glisser ses mains sur son torse, avant d’attraper sa ceinture. Le tatoué la stoppa, retenant ses mains, la fixant dans les yeux. « Ce n’est pas parce que tu vas devenir Madame White que je vais changer, devenir un peu plus doux. Je suis pas ce genre de mec, Séfia. Tu devrais le savoir. Je vais jouer le mari aimant devant les agents du visa, mais c’est tout. Je reste ton patron, ton propriétaire. Tu vas continuer de payer ton loyer et je vais continuer de te verser un salaire. Chaque soir, tu rejoindras mon lit et on fera notre devoir conjugal. Ne t’attends pas à des fleurs. Ni à des présents. » Il sourit doucement puis il hochait la tête, lorsqu’elle lui mentionna qu’elle savait qu’il n’aimait pas se faire remercier pour sa gentillesse. Après tout, il pouvait changer d’idée dans le temps de le dire… Alors qu’il allait rajouter quelque chose, il fut interrompu par le baiser de la belle. Elle avait le don pour le chauffer. Lui tenant toujours les poignets, il la repoussa, la forçant à se lever. Lorsqu’il sentit le corps de la belle buter contre la table, il sourit, lâchant une de ses mains. Il se pencha et balaya la table d’un coup de bras, avant de la pousser contre le bois froid. Toujours debout face à elle, il affichait un sourire satisfait, de la voir ainsi soumise.

J’cache vos yeux les coquins




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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 16/4/2017, 03:15



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



Le poids coincé sur ses épaules ne s’est pas enlevé en admettant la vérité à Emeryck. Il aurait pu réduire d’intensité après tout elle venait de lui avouer toute sa vie. Personne ne connaissait son passé à part les personnes concernées en Russie. Mais non. Elle avait toujours mal. Elle sentait toujours le poids de son passé sur son estomac. Elle avait toujours peur. Elle sentait toujours les mains de Vladimir courir sur son corps de jeune fille. Elle était toujours en colère contre ce passé qui lui offrait régulièrement des crises d’angoisse. Qui l’empêchait d’être totalement elle-même. Elle pourrait dire ce qu’elle voudra personne ne pourra lui enlever ce qu’elle a vécu. Personne. C’est pour cette raison qu’elle n’a jamais voulu en parler. Elle savait que ça ne changerait rien. Mais pour Em’, pour garder sa confiance, elle lui a dit. Elle lui a dévoilé un pan de son passé. Pas tout. Il avait besoin de temps pour apprendre le reste. Lorsqu’elle lui avoue que son bourreau la recherche toujours elle sent la colère remonter en lui. Elle pouvait comprendre. Elle aussi ressentirait de la haine si quelqu’un faisait du mal à une personne proche d’elle. Physiquement ou mentalement. Il lui prouvait encore une fois qu’il était doté d’empathie même si elle n’en avait jamais douté. Lorsqu’il lui dit que Vladimir ne la reprendra pas, elle hoche la tête. Ce côté possessif. Territoriale. Peu importe le nom, elle l’appréciait chez Em’. Elle avait eu du mal à s’y faire au début. Elle avait dû mal avec ce genre sentiment violent. La jalousie. La possessivité, ça ressemblait tellement à Vlad qu’elle en avait peur. Mais elle a compris que c’était une manière de lui prouver qu’elle comptait pour lui. On ne parle pas de sentiment évidemment, simplement Em’ pouvait dire ce qu’il voulait, il tenait à Séfia et elle le savait. Dans la manière dont il réagissait à ses côtés. Ouai il gueulait après elle, la traitait mal parfois, mais si elle avait un problème ? Il était là. C’était le plus important pour une fille qui n’avait jamais été apprécié jusqu’à présent. Ou si peu.

Lorsqu’il lui demanda de l’épouser ça fit battre son cœur à toute allure. C’était un faux mariage mais rien que le fait qu’il soit prêt à se sacrifier pour elle de cette manière c’était inestimable. Elle aurait pu lui dire merci mais les mots ne servaient à rien. Autant pour l’un que pour l’autre. Ils préféraient les actes. « Non Em’. Je ne veux pas recommencer ça tous les ans. Je ne veux pas avoir peur et devoir fuir toute ma vie. Si tu es sûr de toi. Et oui je sais que tu l’es. » Elle leva légèrement les yeux au ciel parce qu’elle savait que lorsqu’il lui disait quelque chose c’est qu’il était sûr de lui. Ou du moins qu’il ne revenait pas sur ses paroles. Même s’il venait à regretter. « C’est d’accord. » Afin d’éviter le merci qui titillait ses lèvres elle s’est servie de celles-ci pour lui prouver sa gratitude. Tout en lui disant qu’elle ne voulait pas être considérée différemment par lui. Surtout pas par lui. Lorsqu’elle atteint sa ceinture il l’arrêta et elle releva le regard vers lui. Elle cilla légèrement en entendant le mot propriétaire. Bordel Séfia c’était pour l’appartement qu’Em’ disait ça pas pour toi. Elle avait encore du mal à reprendre le contrôle de sa propre vie. Cette conversation avait usé un morceau d’elle. Elle imagina Em’ la courtisant comme un homme « normal » et un rire sortit de sa bouche en l’entendant dire qu’il n’allait pas lui offrir de fleur ni de cadeaux. « Ça me va ! J’aime pas les fleurs et je déteste les cadeaux. Ça tombe bien que tu ne sois pas ce genre de mari. » C’était bizarre de le dire à voix haute. Il allait être son mari. Mais avant qu’elle ne réfléchisse plus longuement à tout ça elle s’empara de ses lèvres. Plus de discussion. De l’action maintenant. Et il comprit que l’action était importante, là maintenant, parce qu’elle avait besoin de ça à ce moment précis. Le voir tout jeté par terre, la fit sourire. Oui Em’ était comme ça et elle adorait ça. Ce côté passionnel.



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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 16/4/2017, 20:07



"Emeryck & Séfia "

I really want to take you down. Moanin' is how I wanna make you sound, Can't wait until I get you home. Fuck that I wanna take you now. Let's do it all ϟ Let's get lost


Plus elle parlait, plus il sentait la rage montée en lui. Comment son propre père avait-il pu la vendre? La vendre pour à peine quelques euros? Il était sous le choc, complètement dégouté de cet homme… Il va s’en dire qu’il était dégouté aussi de son propre père, qui ne s’était pas gêné pour tabasser sa mère. Il se souvient de la rage qu’il avait ressentie, la première fois que ses doigts avaient découvert le doux corps de Séfia. Chaque petite brûlure ou égratignure, chaque cicatrice… il n’avait pas osé poser de questions et graduellement, il avait oublié les cicatrices qui couvraient le corps de sa belle… Maintenant, plusieurs questions lui brûlaient les lèvres. Il devait se faire violence pour ne pas hurler et partir à la recherche de ce connard… Trouver avant qu’il ne trouve sa douce Séfia. Le punir, avant qu’il ne cherche à punir Séfia pour son départ. Il espérait, au plus profond de lui, que jamais il ne devrait faire face à ce fameux Vlad. Séfia était la seule femme pour qui il accepterait de refaire de la prison. Il ne pouvait pas lui dire, ne pas plier. Il devait garder son aspect de bad boy. Cette façade d’enculé. Parfois il se lassait, il aimerait pouvoir agir comme un mec bon, comme un ange. Le mec aimant qui attendrait sa femme avec des fleurs… Mais il n’en est rien. Il a une mauvaise réputation et elle est la seule, qui lui sera fidèle à toujours… Il ne la comprenait pas. Elle était douce et elle l’attendait à chaque soir, sans rien demander… Alors que lui, il continuait d’aller baiser à tout vas, sans lui promettre d’être fidèle.

C’est vrai, c’était une idée de con. C’était une idée, qui si découvert, pourrait les envoyer directement à la prison. Ou du moins, Séfia serait renvoyée en Russie et Em’ en prison pour bris de condition. Demandez-lui ce qu’il en pensait? Il s’en fou. Tant qu’au final, il trouve un moyen pour ne pas perdre la seule femme qui veut réellement de lui… Parfois, il ne comprenait pas. Il était un salaud finit, un idiot, qui ne prenait même pas soin d’elle… Et chaque fois qu’il l’appelait, elle arrivait presque en courant pour combler ses moindres désirs… Peu à peu, ils avaient développé ce genre de relation qui sortait de l’ordinaire. Il lui arrivait des soirs, de dormir coller contre elle, sans même avoir l’intention de la toucher. Que dormir contre elle, respirant sa douce odeur… Ou les matins, où elle se levait, qu’il était dans la cuisine, clope au bec, entrain de lui préparer à déjeuner. Ouais… Malgré ses airs de dur à cuire, Emeryck pouvait avoir des airs angéliques. Il n’arrivait de pas à ce passer de ce rire, ce sourire si pur lorsqu’il disait des conneries. Il avait besoin d’elle dans sa vie, besoin de la voir chaque matin, les cheveux en bataille, le maquillage qui avait légèrement coulé à cause de leurs ébats de la veille. Il voulait qu’elle soit là, à toujours et à jamais… Chaque fois qu’il voyait un homme lui tourner autour, il paniquait, il sentait la pression monté dans sa tête et il venait montrer sa possessivité. S’interposant dans les conversations, caressant fermement la hanche de la blonde ou son fessier. Tout pour montrer qu’elle était à lui, rien à lui… Il releva la tête puis planta son regard vert dans celui de la belle blonde. Un sourire en coin puis il grimaça un peu. « Du coup, si je suis ton mari, tu vas prendre mon nom? Madame White? » Il eut un sourire amusé, avant de l’empêcher de continuer de joeur avec sa ceinture. Il aimait bien quand elle prenait les devants, mais il devait lui rappeler que ici… C’était lui qui dominait.




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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 16/4/2017, 23:27



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



Souvent les gens ne comprenaient pas vraiment la relation qu’entretenaient Emeryck et Séfia. Elle était différente. Pas conventionnelle. Parce qu’ils étaient différents. Pas conventionnels. Parfois lorsqu’Em’ séduisait une femme dans son bar et que Séfia était en train de travailler, les gens la regardaient avec compassion. Ils avaient surement de la peine pour elle. Elle ? Elle souriait et faisait comme si de rien était. Malgré la boule qui grossissait parfois dans sa gorge. Eden elle-même posait des questions sur cette histoire. Elle ne comprenait pas la manière d’être de la jeune Russe. Pourquoi est-ce qu’elle laissait Em’ faire ça alors qu’elle, elle était fidèle à lui ? Et la réponse venait d’être dévoilée ce soir, dans cette pièce, devant lui. Parce qu’elle n’avait jamais rien eu de plus dans sa vie. Elle avait toujours été considérée comme un simple bien matériel. Un bien sur qui on avait le droit de vie ou de mort. Un bien qui vivait selon le bon vouloir de son père puis de son propriétaire. Elle avait été élevée dans la soumission, ne jamais se rebeller contre quelque chose qui ne lui plaisait pas. Elle avait pris tellement de coups. Elle avait subi tellement d’humiliations que son cœur semblait avoir disparu de sa poitrine. Elle ne ressentait rien. Se blinder. Alors voir Em’ avec une autre femme n’était rien qu’une humiliation de plus sur cette carcasse fracassée. Elle haussait les épaules et elle continuait sa vie comme si de rien était. Parce qu’elle savait qu’elle ne pourrait pas supporter de s’arrêter et de réfléchir à ses propres réactions. Pourquoi elle sentait la brulure de l’humiliation le long de son dos lorsqu’il s’arrêtait devant elle pour séduire une cliente du bar ? Et surtout pourquoi elle était jalouse ? Pourquoi parfois quand il avait le dos tourné elle susurrer quelques mots à une des femmes qui bavait littéralement devant lui afin de la faire dégager. Em’ si tu savais le nombre de coups que la demoiselle blonde t’a empêché de conclure tu ne penserais pas à elle comme à une jeune femme toute douce et toute gentille. Oui, elle savait sortir les griffes, souvent même. Mais elle savait que ça ne servirait à rien de confronter Em’ alors elle prend simplement des moyens détournés. Gardant son air innocent devant son amant, comme si elle ne savait pas où les femmes s’étaient soudainement éclipsées. Depuis le temps qu’ils baisent ensemble, plusieurs fois déjà Séfia a voulu dire à Em’ qu’ils devraient arrêter leur relation. Parce qu’elle s’attachait et que lui souhaitait être libre de toute entrave. Elle comprenait tout à fait son point de vue et elle ne voulait pas le changer mais elle ne pouvait plus le supporter. Si encore, elle avait les mêmes droits que lui peut être que cette histoire ne serait pas si compliquée. Mais il était pire qu’elle. Il ne supportait pas de voir un homme tenté de la séduire. Et lorsqu’elle, elle le faisait ? Il se vengeait la nuit. Oh c’était sûrement la partie de jambes en l’air qu’elle préférait. La colère rendait Em’ exotique dirons-nous.

Puis pendant une soirée noyée dans l’alcool elle a compris. Elle a compris qu’elle était en train de tomber amoureuse de lui. Que ses attentions désintéressées étaient la raison pour laquelle elle laissait souvent sa dignité de côté avec lui. Parce que parfois dans la pénombre de sa chambre, il était doux. Que parfois il se levait avant elle, pour lui offrir un simple petit déjeuner. Parce que lorsqu’elle avait faim et froid il lui a tendu la main sans qu’il ne sache qui elle était. Que lorsqu’il a touché sa peau la première fois il n’a jamais émis le moindre jugement contre elle. Sur son passé. Il ne lui a jamais ordonné de lui dire dans quelle merde il entrait en la sortant du ruisseau. Et une fois de plus ce soir il lui prouvait par un simple contrat de mariage arrangé qu’il ne la laisserait pas tomber. Qu’il tenait à elle. D’une certaine manière. Et c’était tellement plus qu’une partie de jambes en l’air avec une autre femme. Elle n’avait pas besoin de fleur. De mot doux. De présent. Ça elle pouvait très bien se payer des biens matériels, seule, mais la protection qu’Em’ lui offrait sans rien demander en retour ? Ça s’était inestimable. Alors voilà pourquoi elle restait. Voilà pourquoi elle avait accepté sa demande en mariage. Parce qu’elle ne l’aurait fait avec personne d’autre que lui. Même un faux mariage veut dire quelque chose devant la loi. Et elle donne à l’époux un certain pouvoir sur l’épouse et vice et versa. Et elle n’avait confiance qu’en Em’ pour ce genre de chose. Son regard se brouilla de larme lorsqu’il lui dit qu’elle s’appellera Madame White. Elle n’avait pas encore réalisé quelque chose. Elle n’aura plus besoin de cacher son nom de famille. Elle n’aura plus le nom de Udinov sur ses papiers. C’est pour ça que soudainement elle est émue. Parce qu’elle n’a jamais cru que son nom disparaîtrait un jour. La demoiselle était tellement contre le mariage qu’elle s’était déjà mis dans la tête qu’elle restera toujours une Udinov sur le papier. Elle se racla la gorge quelques secondes avant de répondre d’une voix plus rauque encore que d’habitude. « Ouai. Je préférerais prendre ton nom de famille aussi. Séfia White ça sonne bien. » Elle avait besoin d’une plaisanterie pour se reprendre et ravaler ses larmes. Ou quelque chose d’autre. Quelque chose qui ferait redescendre la tension.





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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 19/4/2017, 04:06



"Emeryck & Séfia "

I really want to take you down. Moanin' is how I wanna make you sound, Can't wait until I get you home. Fuck that I wanna take you now. Let's do it all ϟ Let's get lost



Aucune relation n’est parfaite. Il n’y a qu’à regarder la relation des parents d’Em. Amour et haine, cris et coup, pleure et joie. Mère complètement sous l’emprise de son mari. Mari loin d’être aimant, mari absent et violent. Mari qui se foutait bien d’elle. L’amour fait mal, mais à quel point? Doit-on réellement assumé les coups? Les blessures et les mauvais souvenirs? Em ne comprenait toujours pas sa mère de ne pas avoir fait le move, de ne pas avoir demandé le divorce, d’être partit loin de ce connard avant qu’il ne soit trop tard… Pourtant, elle était restée et elle le laissait recommencer chaque soir, chaque nuit. Un bruit sourd, un léger cri, des pleurs étouffés, il savait ce qui se passait dans la chambre au bout du couloir. Un autre enfant, c’est ce qu’il voulait… Jamais elle n’avait été capable de lui donner… C’était une pute, une affreuse. C’était le modèle qu’il avait eu. Et pourtant, il y avait ses grands-parents, qui s’aimaient d’un amour si pur. Il lui était arrivé de les croiser dans le salon, tourne disque en marche, son grand-père, main sur la hanche déformée par le temps de sa grand-mère, qui la faisait danser au gré de la musique, lui murmurant des mots d’amour. Chaque fois, le tatoué s’arrêtait, souriant. Puis la magie était brisée par un bruit sourd qui venait de l’étage. Chaque soir, chaque nuit. Il devait se faire violence pour ne pas prendre ses valises et foutre le camp, bien loin de cet enculé. Celui qui lui servait de père. Chaque cri de sa mère lui rappelait pourquoi il restait là, devant cette porte, à attendre que les bruits cessent. À attendre qu’il sorte de la chambre, pour qu’il puisse prendre la relève, aller s’occuper de cette femme qu’il aimait tant. La dernière fois fut celle de trop…

5 putain d’années à se faire chier derrière les barreaux, à subir les coups, les engueulades, le choix du gang, celui qui sera le plus fort. La loi du plus fort. Un peu roi de son gang, batteur de batteur de femme. La joie. Le respect? Assurément. On ne touche pas aux femmes, ni aux enfants. C’est ainsi dans les prisons… Ça et la loi du plus fort. Du plus faible, le premier qui craquera, qui va crever. C’est que ça, et rien d’autres. Pendant 5 longues années, il avait appris à se taire, à faire sa place, à gueuler quand il le fallait… Conduite exemplaire, aucune tâche au dossier, libération conditionnelle acceptée. Le rêve. Main devant les yeux, il était sorti, sac de sport sur l’épaule, clope au bec. Un simple sourire. Sa mère, amaigrit, le regard triste, était venue le chercher. Elle avait pleuré longuement. Il l’avait bercé, pendant de longues heures, lui promettant que jamais il ne la retoucherait… C’est Emeryck… Il s’était fait la même promesse lorsqu’il avait navigué sur les mêmes draps que Séfia pour la première fois… Plus jamais un homme ne la toucherait. Elle serait sienne et il se promettait de la rendre heureuse, peu importe le cout de son bonheur. C’est sûrement pour cette raison qu’il venait de lui donner l’accès à son nom… Peut-être aussi qu’au fond de lui, il l’aimait. Il aimait la voir s’extasier devant tant de chose de la vie, la voir se réveiller le matin, le sourire aux lèvres, la voir se dandiner alors qu’il lui faisait son petit déjeuner… Elle devenait son point faible et ça… Il n’appréciait pas. Il ne pouvait pas être faible. Il devait être fort, pour lui et pour sa mère… Et pour sa belle Séfia… Sa future femme.





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MessageSujet: Re: Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em' 19/4/2017, 19:30



"Emeryck & Séfia "

Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur.



Séfia était très différente de ses pairs depuis sa naissance. En ayant eu une vie aussi merdique que la sienne on ne peut qu’être à part de ceux qui ont vécu une vie simple et calme. Dans un foyer aimant. Battue depuis son plus jeune âge. Vendue comme une esclave. Torturée et détruite. Elle ne pouvait qu’être différente des autres. La définition du mot bonheur change chez les gens en générale. Ça peut aller de la simple rentrée d’argent qui peut faire plaisir à quelqu’un qui est fauché. À la déclaration d’amour la plus passionnelle jamais entendu. Même une chanson pouvait redonner le sourire à des gens qui étaient tristes, leur rappelant un passé perdu depuis bien longtemps. Mais pour Séfia ? Le bonheur était une philosophie de vie. Et c’était simple pour elle. Elle s’extasie d’un rien, rit chaque jour, sourit pour tout, même à des gens dans la rue. Et vous savez quoi ? Son sourire est si doux qu’on lui rend les trois-quarts du temps. Parce que c’était le pouvoir de la jeune blonde. Elle pouvait redonner le sourire à quelqu’un qui n’avait pas le cœur à rire. Elle appréciait les petits plaisirs de la vie. Une bonne bière, un verre de whisky. Une cigarette envolée dans la brume de Paris. Une simple pizza devant une émission débile. Une blague salace racontait dans la chaleur du bar. Un baiser sur sa joue. Une caresse. Un sourire échangé. Le sexe. Une parole réconfortante. Son prénom prononcé dans un soupir au fond d’un lit. Elle attendrissait les cœurs les plus durs mais ne se laissait jamais vraiment approchés. Séfia était un animal sauvage difficile à dompter parce que personne ne comprenait vraiment comment elle avait été faite. Des gens pensaient qu’elle n’était pas honnête parce que personne ne peut sourire sincèrement chaque jour que Dieu fait comme elle. Parce que personne ne la connaissait vraiment.

Lorsqu’elle est sortie de sa cage dorée, après vingt années d’horreurs sans nom, elle avait le cœur dur mais l’âme pure. Elle était aussi craintive et naïve qu’un nouveau-né. Durant ses vingt ans elle faisait une liste de chose qu’elle devait faire un jour. Le jour où elle serait libre, comme une condamnée dans un pénitencier elle rêvait de s’évader. Les choses simples qu’elle continue à faire aujourd’hui elles ne les avaient jamais faites auparavant. Elle n’avait jamais mangé de glace. Elle n’avait jamais choisi elle-même sa tenue. N’avait jamais fait les magasins. Elle n’avait jamais choisi ce qu’elle ferait le lendemain et ne savait même pas s’il y avait un demain. Aujourd’hui ? Elle profite simplement du fait de se lever chaque matin en vie. Et ça, ça fait la différence avec les autres. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit Séfia se met aussi en colère, elle râle, se dispute avec des gens, pousse des coups de gueule. Mais les trois-quarts du temps elle la ferme parce que pour elle gueuler ne sert strictement à rien. Voilà exactement qui était Séfia. Une fille simple. Avec des valeurs simples. Voilà exactement pourquoi sa relation avec Em’ lui plaisait, parce qu’elle s’attachait à des petits détails que les autres ne voyaient pas. Qu’ils ne connaissaient pas. C’est ainsi qu’elle était heureuse.




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Tu as réparé avec ta douceur, tout ce qui fut ravagé dans mon coeur. ♦ Em'

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