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Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya

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MessageSujet: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 9/4/2017, 03:12



"Olyana & Séfia "

Dans l'existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir. La première, ce sont tes ennemis. La seconde, c'est la famille. Parfois la différence entre les uns et les autres est difficile à mesurer, mais le temps finit par vous enseigner que vos cartes auraient toujours pu être pires.


 
Vraiment. Elle ne l’aimait pas. Rien que de savoir qu’elle était présente dans le bar lui donnait envie de fuir de l’autre côté. Enfermé derrière son comptoir elle se sent soudainement claustrophobe. Elle qui se sentait toujours en sécurité ici ne l’était plus du tout lorsqu’elle entrait dans son espace. Son terrain. Elle devenait agressive. Vulgaire. Et parfois violente parce qu’elle n’avait qu’une envie s’était de mettre la main sur ce si beau visage. Et de lui faire mal. Très mal. Bordel ! Elle avait besoin d’une pause, d’une très longue pause pour se détendre avant de reprendre. Avant de faire quelque chose qu’elle regrettera par la suite. Avant de perdre ses seuls amis pour un coup de folie. Elle se dirige vers Em’ et lui glisse à l’oreille qu’elle va prendre une pause. Les autres filles se débrouillaient bien, elles n’étaient pas débordées c’était le moment pour elle de sortir fumer une clope ou deux. L’alcool ferait de l’effet aussi mais valait mieux éviter. Le filtre qui lui sert de cerveau se désactive quand elle boit trop, elle n’a pas besoin de dire tout ce qui lui passe par la tête quand elle viendra la voir. Parce qu’elle vient toujours la voir. Elle la cherche. Elle pense sûrement qu’elle est trop gentille et qu’elle ne se fera pas remarquer mais un jour, elle explosera et la petite brune sera en face d’elle ce jour-là. Elle le savait. Elle entamait trop facilement son sang-froid. Et ce n’est que par respect pour Lio qu’elle ne disait rien. Qu’elle ne faisait rien du moins. Parce que sa bouche, elle, elle en disait des choses. Elle lui disait généralement d’aller se faire foutre ailleurs.

Une fois sa pause terminée, elle se remet au travail, sourire aux lèvres, elle flirte avec les clients parce que ça fait partie de son travail et qu’elle aime jouer avec les limites. Elle n’allait jamais plus loin. Sa décontraction n’est malheureusement que de courte durée parce qu’elle sent le regard de la jeune femme sur elle. Elle sait qu’elle décortique ses moindres faits et gestes. Elle sait qu’elle essaie de lire à travers sa carapace et elle détestait ça. Parce qu’une femme est bien moins manipulable que les hommes et qu’elle n’avait pas tort de ne pas croire au personnage de Séfia. Parce qu’il y avait bien quelque chose à gratter. Mais seulement Olyana était bien loin du compte. Elle pensait que la jeune Russe essayait seulement de séduire la gent masculine afin d’obtenir la nationalité française. Simplement pour se faire du fric. Mais si elle apprenait à la connaître, à la connaître vraiment elle verrait que Séfia n’est pas ainsi. Que l’argent qu’elle a elle l’obtient en travaillant comme une folle. Qu’elle ne joue avec les hommes que pour le plaisir et non pour le fric. Elle ne se fait pas payer pour ça.

Et bingo ! Lya se déplace de la table de son frère et de ses amis jusqu’au comptoir. Devant Séfia. Elle a fini par apprendre sa technique. Il faut dire qu’elles ont toutes les deux, deux techniques différentes. L’une sort pour fumer avant que Lya vienne la voir. Elles font toujours le même rituel sans qu’elles ne s’en rendent compte. « Je te sers quoi ? » La voix de la blonde n’est pas agréable du tout. Elle le sait mais elle ne peut pas faire semblant. Elle a beaucoup de défauts, mais elle n’est pas hypocrite quand elle n’aime pas quelqu’un elle le montre. Enfin… A part quand elles sont entourées par le reste du groupe parce que là les deux demoiselles s’ignorent ou essaient de se parler de manière courtoise quand elles n’ont pas le choix. Elles ont autant à perdre l’une que l’autre à se montrer vindicatives l’une avec l’autre. Alors elles mentent. « Est-ce que tu as appris la nouvelle ? Je vais me marier avec ton frère pour avoir la nationalité française ! Il a fait sa demande hier ! » Sa voix dégoulinante de sarcasme Séfia aime se foutre de sa gueule avec ça. Elle sait que ça l’a fait enragé, qu’elle ne voit pas sa relation avec Lio d’un bon œil. Mais ma petite, je ne compte pas partir donc tu as plutôt intérêt à faire avec à t-elle envie de lui dire. Mais ça serait comme approché une allumette d’une bombe et elles sont, toutes les deux, prêtes à s’enflammer pour un rien. « Qu’est-ce que tu me veux Olyana ? J’ai été clair la dernière fois je ne sais pas dans combien langue je dois te le dire… Je n’ai rien à cacher. » J’ai dit que Séfia était franche ? Ouai je mentais. Elle aussi elle ment. Mais pas pour les raisons que Lya croit. Elle ment pour se protéger elle-même du reste du monde. C’est la seule chose qu’il lui reste et elle ne compte pas dévoiler son jeu devant la sœur de son ami. Peu importe ce qu’elle dira. Peu importe ce qu’il se passera. Lya et Séfia ne s’entendront jamais. Elles le savent déjà.


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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 10/4/2017, 00:10


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tu l'observes. tu détailles le moindre de ses faits et gestes. tu t'accroches à cette image que tu as d'elle, en train de perdre ses moyens. pourtant, t'es pas comme ça d'habitude. t'as pas cette envie permanente de pousser les gens à bout. c'est pas toi et pourtant, elle, elle t'embrigade sans le savoir dans ce putain de cercle vicieux. il y a quelque chose chez elle que tu n'arrives pas à cerner et ça te dérange fortement. d'autant plus quand tu la sais proche de ton frangin. le crew, tu leur fais confiance, comme à personne d'ailleurs. tu sais bien que ton frère, il est entre de bonnes mains. mais alors elle, t'arrives vraiment pas à t'y faire à sa gueule. la russe, elle t'inspire pas confiance, elle. tu sais qu'elle cache quelque chose, y a un truc de pas net dans son histoire, y a pleins de choses qui clochent et toi, t'es pas dupe. elle a beau avoir un sourire colgate, être ultra bien gaulée et putain mais ces cheveux. toi, t'aimes pas qu'elle soit aussi proche de ton frère alors que tu ne la sens pas. tu vois qu'elle s'éclipse, un sourire un coin se dessine sur tes lèvres. tu la laisses reprendre un peu d'air avant de passer à l'attaque. tu ne te reconnais pas, t'es pas comme ça d'habitude. elle te rend complètement chèvre la russe. elle te rend tellement folle que t'arriverai presque à t'énerver. elle a un don la blondasse. elle t'insupporte. c'est dingue. toi, olyana sevestre, t'as trouvé quelqu'un qui pourrait être en mesure de te faire sortir de tes gonds.

ça va ma poule ? t'as l'air ailleurs ... eden, elle se laisse tomber contre toi. ça te sort de tes pensées et t'affiches un large sourire. ouais t'inquiètes, j'pensais à une autre façon d'leur casser les noix à ces trois idiots. tu lui balances un clin d'oeil sans lui avouer le fond de tes pensées. elle sourit, comme si elle avait hâte de savoir ce que t'as dans le crâne. mais t'as pas le temps, t'as une autre tâche qui t'attend et celle-ci, elle va être bien plus coriace. alors t'avales le fond de ton verre et tu le colles devant la tronche de ton acolyte. faut que j'recharge. elle fait cette petite moue qu'elle te réserve quand elle reste sur sa faim mais te pousse vers la sortie pour aller te resservir. tu lui envoies un baiser et tourne les talons, bien décidée à mettre ton plan à exécution. enfin, ton plan, c'est un bien grand mot. la vérité, c'est que t'as pas de plan. t'en as jamais. t'es même pas capable de prévoir ce que tu feras dans deux heures, alors planifier une attaque contre la blonde, bon courage. quand il faut s'en prendre aux garçons, c'est facile, t'es pas toute seule et puis, c'est jamais rien que des gamineries. là, c'est une autre paire de manches.

tu calcules bien ton coup, t'avances en observant les va et vient au comptoir et tu viens te poster juste devant son nez. tu sais bien que ça l'agace. toi, ça t'amuses plus qu'autre chose. peste. elle te crache une question et tu arques un sourcil. rien que ta présence la dérange, t'as mis un pied dans sa zone de confort, tu jubiles presque. un mojito. avec juste deux glaçons ... oh et un petit parapluie ... j'aime bien les petits parapluies. et tu affiches ton sourire si doux, si innocent. tu gardes ton calme parce que t'es comme ça. elle a beau faire ressortir un côté de toi que tu ne soupçonnais pas, perdre ton calme ne fait pas parti de tes priorités. pas comme ça, pas aussi facilement. à sa remarque suivante, tu te crispes. elle se joue te toi et tu le sais très bien. le ton de sa voix et faux comme la résurrection de michael jackson. hier ? tu fais mine de réfléchir. te faire sa demande en pleine partie de jambes en l'air avec fiona ? tu grimaces. naaaan. ça m'étonnerait fortement. tes lèvres pincées, tu hausses les épaules, affichant, encore et toujours, ton air de fille innocente. tu ne l'es pas, loin de là. mais t'as ce putain d'avantage d'avoir la tête de la gamine parfaite. et le fait que tu ne t'énerves jamais, c'est encore plus frustrant pour tes interlocuteurs. tu sais bien que ça agace et t'arrives même à en jouer quand tu le souhaites vraiment. et là, tu n'as pas vraiment d'autre désir en magasin. elle finit par te dire, encore une fois, qu'elle n'a rien à cacher. mais toi, tu n'y crois toujours pas. parce que, selon toi, ceux qui sont capable d'avancer une chose pareille, c'est qu'ils ont des tonnes de cadavres dans leur placard. ah séfia, séfia, séfia. que tu soupires en posant tes coudes sur le comptoir, la tête entre tes mains. ça marche p'tre avec eux mais tu sais bien que j'te crois pas. tu hausses les épaules avec une petite moue de cette enfant peu convaincue que tu es. t'as des trucs à t'reprocher et va falloir qu'tu vides ton sac à un moment où un autre. t'es chiante, putain mais qu'est-ce que t'es chiante. et le pire, c'est que t'en as carrément rien à cirer.




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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 13/4/2017, 15:02



"Olyana & Séfia "

Dans l'existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir. La première, ce sont tes ennemis. La seconde, c'est la famille. Parfois la différence entre les uns et les autres est difficile à mesurer, mais le temps finit par vous enseigner que vos cartes auraient toujours pu être pires.


 
Depuis que Séfia est « libre » dirons-nous, elle n’a jamais vraiment été complice avec une femme. Étrangement et avec son passé ou pourrait croire qu’elle se méfierait plus d’un homme que d’une femme mais pas du tout. Parce qu’elle sait que les femmes peuvent être cruelles entre elles. Et qu’elles sont manipulatrices. Parfois elle tombe sur certaines qui elles sont totalement superficielles et ça, ça donne fréquemment envie à Séfia de dire ce qu’elle pense haut et fort. Mais elle la ferme les trois-quarts du temps. Aussi ce n’est pas vraiment étonnant qu’elle n’aime pas Lya. Bien au contraire. Non pas que la demoiselle soit superficielle mais c’était une femme. Pourtant si les deux jeunes femmes apprenaient vraiment à se connaître, elles se découvriraient beaucoup de point commun. Parce que la vie n’a été simple pour aucune d’elles. Parce qu’elles ont grandi trop vite afin de survivre dans ce monde de brute. Mais elles ne peuvent pas abandonner leur animosité cinq minutes afin de découvrir l’autre pour de bon. Elles s’arrêtent l’une comme l’autre sur des préjugés. Séfia n’a jamais été quelqu’un qui juge les autres, bien au contraire, mais là, elle a beau ne pas connaître Lya assez bien, elle sait qu’elle ne l’aime pas. Elle le ressent jusqu’au fond de ses os. Cette colère qui gronde dès qu’elle s’approche. Elle pourrait faire un effort pour se montrer gentille ou du moins aimable comme elle en a l’habitude, mais à quoi bon ? Lya et elle ne seront jamais amies. Et ça se sent dès qu’elles sont seules. Lorsqu’elle la voit approchée du comptoir une envie de grogner comme un chien défendant son territoire la prend. Franchement le bar était assez grand pour ne pas qu’elles se croisent. Il y avait d’autre barmaid alors pourquoi venir la voir si ce n’était pas pour déclencher la guerre ? Et c’est exactement ce qu’il se passe dès qu’elles ouvrent la bouche.

Si tu savais ou est-ce que j’ai envie de te le mettre ce petit parapluie semble-t-elle dire, rien qu’avec le regard. Mais son faux sourire d’hypocrite s’accroche à son visage. Non elle ne perdra pas son calme. Il lui en faudra bien plus pour l’énerver. Elle prépare le verre de Lya, sous son regard acéré. Qu’est-ce qu’elle essaie de trouver à l’observer ainsi ? Elle pense que Séfia fera un faux pas ? Qu’elle finira par dire la vérité parce qu’elle l’observe ? Elle se cachait depuis six ans, une petite fille ne lui fera pas lâcher le morceau. « Et voilà. Un mojito. Deux glaçons et un petit parapluie pour la princesse. » Elle dit le mot princesse comme si c’était une insulte. Et peut-être est-ce le cas dans le langage de la Russe. Le sourire que la jeune femme affiche semble si innocent que ça agace encore plus notre barmaid. Ouai, définitivement les femmes étaient de bonnes manipulatrices. Elles excellaient dans cet art. Les hommes n’avaient qu’à bien se tenir. Séfia se sert ensuite de Lio pour faire un peu enrager la jeune femme. Parce que sous ce masque de gentille fille se cache quelqu’un qui s’agace assez rapidement de l’attitude de Séfia. Elle le voit à ses lèvres pincées. Elle le ressent à son ton parfois. À sa mâchoire qui se crispe quand elle touche un point sensible. Et rien que ça c’est jouissif pour notre blonde. « Mince alors. J’ai dû me tromper d’homme. » Séfia ne voit pas vraiment ce qu’elle essaie de savoir, ce qu’elle voit sous sa carapace. Qu’est ce qui a bien pu lui mettre la puce à l’oreille ? Eden a vu quelque chose en elle, elle aussi, elle le sait. Les autres ont justes vu une jolie fille fracassée par la vie sans se rendre compte des mensonges qu’elle donnait pour se protéger. Mais Lya. Elle elle a vu quelque chose de plus que les autres. La question c’est quoi ? Qu’est ce qu’elle a bien pu laisser traîner pour qu’elle se sente obligée de creuser plus profondément ses mensonges ? Un haussement de sourcil répond à l’affirmation de Lya. Elle videra son sac ? Elle rêve. Un rire moqueur sort de la bouche de la blonde avant qu’elle ne se retourne vers son autre client et qu’elle le serve comme si Lya n’avait rien dit. Comme si elle n’existait pas. Elle adorait jouer de l’esquive avec les autres mais laissait planter Lya devant le bar sans répondre était encore mieux qu’avec les autres. « Je ne vois pas ce que tu veux que je te dise Lya. Tout le monde à un passé toi aussi non ? Est-ce que j’essaie de savoir ce que tu caches derrière ton air innocent ? Non parce que je m’en fous royalement. » Et c’était vrai. Elle n’était pas curieuse du passé des gens. Elle préférait se contenter du présent. Elle ne pensait pas non plus au futur. C’est ainsi qu’elle vivait, au jour le jour. « Je comprends que tu aies peur pour ton frère, je trouve même ça très touchant. Vraiment. Mais comme tu peux le voir je ne manipule pas les hommes. Je ne tourne qu’autour d’un seul homme donc je ne vois pas pourquoi tu me vois comme une garce vénale. » Le fric si elle en avait voulu elle serait restée avec son propriétaire. Elle vivait là-bas comme une princesse. Une princesse brisée. Violentée. Mais une princesse quand même. Elle n’a jamais été vénale. Elle prend ce dont elle a besoin pour vivre c’est tout.


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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 21/4/2017, 23:05


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tu ne sais pas vraiment d'où te vient la haine que tu portes envers la jolie russe. peut-être simplement sa tête qui ne te revient pas. ou alors juste le fait qu'elle soit trop proche de lionel et que tu ne saches pas grand chose d'elle. oui, c'est ça qui te pousse à aller l'emmerder avec tes questions à la con. c'est ça qui te fait la pousser dans ses retranchements en permanence. c'est ça qui fait qu'elle te met hors de toi aussi. parce qu'elle ne te donne pas une seule miette d'information et que ça t'agace. avec emeryck, c'est tellement plus simple. il s'énerve, certes, mais au moins, tu as la satisfaction de savoir quelque chose de plus en fin de compte. avec séfia, c'est si différent. elle ne te donne rien et ça t'énerve au plus haut point. elle te ment ouvertement, comme ça, comme si tu ne le savais pas. elle se ment aussi à elle-même, que tu penses, quand tu la vois déformer la vérité avec une telle aisance. c'est pour ça, qu'une fois de plus, t'as pris la direction du comptoir avec la ferme intention de la bousculer encore un peu. de ton allure de féline tu as traversé la pièce et tu t'es postée devant elle, lui passant ta commande, bien relou de surcroit. tant qu'à faire, autant jouer le jeu jusqu'au bout. t'as bien noté son air excédé quand elle a posé le verre devant toi. tu ne relèves pas le ton de sa voix parce que tu sais bien que c'était volontaire. t'as cherché, t'as trouvé. juste retour des choses. la blonde te parle de ton frère, tu montres les dents et elle jour l'innocente. t'aurais presque envie de la chopper à la gorge mais tu gardes un sang froid qui énerve. ouais, c'est ça, t'as dû t'planter. que tu balances, sèchement. elle ne fait ça que pour attiser le feu en toi et, comme à chaque fois, tu tombes dans le panneau, tu plonges dans le lac gelé, tu fonces droit dans le mur. tu arriveras à passer au-dessus. un jour, tu y arriveras. et puis, elle te demande ce que tu lui veux alors tu lui dis qu'elle finira bien par vider son sac un jour où l'autre. de toute façon, la vérité finit toujours par se savoir. tu penses d'ailleurs qu'il faudrait que tu t'occupes de tes petits secrets bien gardés. elle se fout de ta gueule et sert un autre client. tu détailles, une fois de plus, le moindre de ses mouvements. tu sais que ça la déstabilise alors tu en profites. quand elle revient vers toi, tu l'écoutes attentivement. tu ne perds pas une miette de ce qu'elle te raconte. en règle général, j'en ai rien à carrer. c'vrai. sauf quand une nenette comme toi c'pointe au milieu d'mon p'tit monde pour y foutre le bordel. là, forcément, t'dois bien t'douter qu'ça m'intéresse. et tu continues à sourire, à faire la maligne. y a ton doigt qui fait le tour du bord de ton verre et puis, tu te mets à jouer avec ta paille aussi, parce que ça aussi ça énerve. ouais bah parlons-en de cet homme là justement. parce que t'dois bien être au courant qu'il s'tape la moitié d'paname quand même ? t'appuies bien là-dessus. ouais, c'est mal, t'es au courant. si elle savait que t'avais merdé avec lui aussi, ça passerait clairement moins bien et tu ne l'aurais pas volé. mais ça, c'est ton secret et tu n'es pas prête de le mettre en lumière de si tôt. du coup, j'me dis que, comme t'es forcément au courant, bah faut bien qu'tu l'fasses réagir quand même. alors m'dis pas qu'tu manipules pas les mecs steuplait. pas à moi. j'vois tout, tout l'temps. c'chiant hein. j'sais. mais c'comme ça. tu te mords la lèvre inférieure, fière de ta connerie. putain, c'que tu peux être mauvaise quand elle est si près de toi, c'est dingue quand même.




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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 23/4/2017, 23:39



"Olyana & Séfia "

Dans l'existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir. La première, ce sont tes ennemis. La seconde, c'est la famille. Parfois la différence entre les uns et les autres est difficile à mesurer, mais le temps finit par vous enseigner que vos cartes auraient toujours pu être pires.


 
A force de mentir Séfia était devenue la reine dans ce domaine-là, elle qui détestait tellement les mensonges se noyait dans ce qu’elle racontait aux gens. Elle n’avait pas le choix. Elle comprenait que Lya s’inquiète pour son frère, elle n’avait pas été la seule à ne pas la sentir la petite russe. Mais elle avait mis Camille dans sa poche et il ne lui restait que Lya et ses suspicions. Elle aurait pu lui dire de dégager, lui mettre sa main dans la gueule ou simplement l’ignorer. Mais elle avait trop de respect pour Lio. Elle ne voulait pas perdre son amitié alors elle gardait son calme. Du mieux qu’elle le pouvait. Parce qu’il était hors de question qu’elle donne son histoire à la jeune femme. Elle sait que ça aurait pu arranger les choses entre elles. Lya est une femme elle pourrait comprendre. Mais Séfia ne lui devait aucune explication, elle n’en devait à personne. Surtout pas à une gamine qui voulait jouer aux détectives alors qu’elle ne savait pas à quoi s’attendre. Séfia parle de Lio, elle s’en veut de le mêler dans cette dispute de gosse, mais chaque point est bon à prendre. Et au ton de la voix de Lya elle venait de frapper un premier coup. Touché ! Un point pour la poupée russe. Elle joue l’innocente et va rejoindre quelques clients en attendant. Lya revient sur le passé de la demoiselle comme un boomerang dans la gueule d’un chien. Elle ne lâchera pas, elle le sait. Elle va devoir lui frapper dans la mâchoire pour qu’elle s’arrête. Elle fronce les sourcils à l’évocation du bordel qu’elle mettait dans son monde. Elle se droguait la gamine où ça se passait comment ? Elle jette un œil sur le crew, il semblait hors de leur conflit, ils gueulaient, riaient forts et semblaient picoler plus que de raison. « En quoi je fou le bordel dans ton petit monde tu m’expliques ? Parce que moi ce que je vois en ce moment c’est des amis qui plaisantent et qui picolent. Et toi qui viens me faire chier au bar. Ce n’est pas moi qui fous le bordel Olyana c’est toi. » Et elle se repose la question, qu’est-ce qu’elle a bien pu lui montrer pour qu’elle ne lâche pas le morceau de cette manière. Elle n’a jamais mis la merde dans le crew, au contraire, elle est proche du groupe, elle n’a jamais dit à Lio de garder sa sœur loin d’elle pour ne pas briser quelque chose entre eux. Et elle se permet de lui dire qu’elle fout le bordel dans Son monde en plus. Petite égoïste. Les mâchoires de Séfia se sont crispées à l’évocation de sa relation avec Emeryck. C’était un coup bas même pour elle. Si Séfia manipulait Em’, ça ferait bien longtemps qu’il n’aurait plus touché une autre femme qu’elle. Elle sent une légère boule se coincer dans sa gorge. Touché ! Un point partout la balle au centre, on recommence. Séfia se prend un verre et en boit une gorgée, ce n’était pas la première fois qu’elle buvait un verre ici, elle le paierait en fin de soirée. « Et ? Em’ couche avec d’autres femmes on ne s’est jamais rien promis je ne vois pas ce que j’aurais à dire. » Elle hausse les épaules, toujours ce sourire agaçant sur le visage. Cette attitude je m’en foutiste elle l’a mise en place dès l’instant où elle a ressenti plus que de l’attirance pour son patron. C’est bien rodé, elle le sait. Ça fait d’elle une garce sans cœur ou juste une nymphomane mais elle s’en fout. Plutôt passer pour une garce que de montrer une faiblesse. Elle s’accoude au bar en souriant encore plus largement et chuchote non loin d’elle. Comme si elle lui disait un secret. « Tu dois t’y connaître en manipulation, non ? Ton frère te vénère comme si t’étais la vierge marie. J’ai vraiment mal pour lui quand il va se rendre compte qu’il est loin du compte. Et que sa petite sœur est loin d’être aussi innocente qu’il le croit. Quel coup dur. » C’était tellement vrai. Lio semblait tellement adulait sa princesse de sœur qu’elle le plaignait vraiment quand il apprendra ce qu’elle est réellement. Ce qu’elle planque sous ses airs angéliques. « Alors ne joue pas les mères moralisatrices avec moi je t’en prie, je ne suis pas ton frère. » Et elle se retourne pour aider les autres serveuses. T’as besoin de quelques minutes Lya ? Ou tu comptes en remettre une couche ?

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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 29/4/2017, 00:07


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elle fout l'bordel dans ton monde la jolie russe. parce que tu la sens pas la jolie blonde. non, y a vraiment un truc qui passe pas chez elle et t'es pas capable de mettre le doigt dessus. t'as inventé cette histoire d'obtention de papiers parce que c'est plus simple, c'est une évidence et que, comme ça, ça te fait un prétexte pour creuser un peu plus. y a plus que ça, t'en es persuadée. alors tu mets ce masque que tu détestes porter. parce que c'est pas toi, ça t'représente pas du tout. tu craches un venin que tu ne connais pas. t'arbores un sourire carnassier qui te rend si étrangère à ton identité. t'vois pas c'qui s'passe parce que t'es la première concernée, tout simplement. que tu persistes, en haussant les épaules. t'peux pas être objective donc tu crois qu'c'est moi qui fout l'bordel. cela dit, t'y r'penseras, c'soir, quand tu t'seras posée. t'comprendras p'tre bien mieux c'que j'veux t'dire. que tu laisses échapper ensuite. tu n'as pas tout à fait tord, même si tes propos sont d'une approximation certaine. à tête reposée, quand on repense à certaines situations, il est vachement plus aisé de se rendre compte de petits détails auxquels on n'avait pas accordé d'importance avant. t'as bien peur que la fille, elle ne suive pas ton conseil. c'est bien dommage, elle aurait pu facilement savoir où tu voulais en venir. tu n'en diras pas d'avantage, elle n'a qu'à se démerder et t'écouter pour une fois. parce qu'elle a chamboulé ton monde. ils sont tous tombés sous son charme de l'est. tous, sauf toi. y a pas de jalousie là-dedans, parce que c'est pas dans tes gênes. t'ignores la signification de ce mot même. t'es plus du genre à penser qu'elle est entrée un peu trop facilement dans votre famille et t'aimes pas ça du tout. parce que personne n'est censé entrer aussi facilement dans une famille. y a des tests, y a du bizutage. c'est pas aussi simple que ça. et elle, elle a claqué des doigts et tout le monde est tombé à ses pieds. et t'aimes pas ça. y en a, on les a fait chier pour moins que ça, ma la blonde, elle semble avoir tous les passes droits et toi, t'aimes pas ça. p'tre bien que c'est de la jalousie, finalement. c'est bizarre ce sentiment. tu ne l'aimes pas non plus d'ailleurs, pour être totalement honnête. t’enchaînes sans problème en t'attaquant à la relation qu'elle entretient avec emeryck. c'est moche de faire ça, moche comme les pensées qui traversent ton esprit. elle prend ça à la légère la blonde et ça t'énerve. même si tu sens bien que ça l'a piqué. le ton d'sa voix qui change légèrement, cette gorgée bu dans ce verre servi à l'arrache. tu vois tout, tout le temps. et t'aimes pas ce qu'elle te répond alors t'as envie de le lui dire, de lui balancer dans la gueule que t'as couché avec le tatoué, dans son lit, à elle. ça ferait mal ça. tellement mal. tu marquerais un nombre de points inégalable, tu le sais. tu gagnerais, victoire par k.o. mais c'est pas dans ton intérêt. parce qu'elle te briserait en deux, physiquement, par la suite. et, de fil en aiguille, ton frère, qui se tient non loin de toi, le saurait. et tu serais brisée moralement dans la foulée. mauvais calcul pour ton joli petit minois. alors tu fermes ta gueule sur cet épisode torride et tu choisis de te servir des autres, c'est plus facile. ça doit t'faire quelque chose quand même. parce que, t'vois la brune là-bas ? bah, il se l'est tapé. tu pointes une nana du doigt. puis, tu changes de cible. la blonde là-bas aussi d'ailleurs ... en fait, les trois quart du bar y est passé ... du coup, ça t'fait quoi d'les servir avec un grand sourire quand y a plus que ça entre lui et toi ? tu plisses les yeux et mordilles ta paille de façon totalement agaçante, t'en es bien consciente. et puis, la suite, ça t'a fait mal. t'as pris un uppercut verbal dans ta face. bien joué. t'as sourie en baissant la tête. tu t'es mordue la langue de manière non dissimulée. elle a frappé un grand coup la blonde, elle t'a assommée la blonde. mais t'es une sevestre alors tu ne lâches rien, jamais. joli coup. t'applaudirais presque mais ce serait lui donner bien trop d'honneur. sauf qu'à force de m'atteindre à travers lui, ça marche plus. ton frère. ta plus grande faiblesse. c'est clair que s'il te voyait agir ainsi, il ne te reconnaîtrait pas. parce qu'il te connait mieux que quiconque et qu'il sait qui tu es. celle que tu montres à séfia, c'est pas toi. mais ça, la russe, elle ne le sait pas. elle est persuadée que ce que tu lui offres, c'est la véritable version d'olyana sevestre. hors, c'est faux. tu n'me connais pas séfia. t'sais pas qui j'suis, ça non. tu m'aimerais sinon. et ce sourire qui ne te quitte pas. parce que tu sais qu't'as raison. tu peux pas te tromper sur ce point là. si seulement tu lui montrais ton vrai visage, ce serait tellement plus simple. mais t'aimes pas la simplicité. t'vois l'problème que t'as, c'est qu'à part à travers lui, t'peux pas m'atteindre. t'as pas d'arguments et c'est tellement fascinant d'te voir te débattre dans tes mensonges, dans ton envie d'm'enfoncer. tu me mords la lèvre inférieure, presque songeuse. t'es pas à la hauteur séfia. t'as rien contre moi. et tu plantes ton regard dans le sien. tu la défies ouvertement parce que t'as pas froid aux yeux, t'es la digne petite sœur de ton frangin.




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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 30/4/2017, 01:06



"Olyana & Séfia "

Dans l'existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir. La première, ce sont tes ennemis. La seconde, c'est la famille. Parfois la différence entre les uns et les autres est difficile à mesurer, mais le temps finit par vous enseigner que vos cartes auraient toujours pu être pires.


 
La colère. Séfia n’était pas accoutumée à ce sentiment, elle n’en avait plus l’habitude. Autrefois elle ne survivait que parce que la haine la submergeait. Elle était toujours dans cet état de stress continuel, de colère non dissimulée, elle ne savait pas ce qu’était un sourire. La première fois qu’elle a souri ses traits se sont figés en grimace parce qu’elle n’avait jamais appris à le faire. Aujourd’hui elle souriait sans arrêt parce qu’elle refusait de redevenir l’autre femme qu’elle était. Et elle. Elle, elle l’obligeait à reprendre ce masque, ce faux sourire de faux-cul. Ce sourire qui ne l’avait pas quitté pendant deux longues années alors qu’elle faisait croire à son acheteur qu’elle l’aimait. Ça ne faisait qu’amplifier sa haine envers Olyana. Ce combat de gamine, Séfia l’exécrait réellement. Ça ne se voyait peut-être pas mais au fond d’elle, elle était triste de ne pas s’entendre avec quelqu’un. Ok elle n’aimait pas franchement Cora mais elle ne se parlaient tout simplement pas. Ok elle détestait les femmes qui tournaient autour d’Em’ mais elle n’était pas autant en colère qu’avec Lya. C’était différent. Parce qu’elle, elle la poussait dans ses retranchements. Mettant en danger par la même occasion son amitié avec les membres du crew. Elle ne le permettrait pas. Elle la laisse parler. Lui balancer que pratiquement toutes les femmes ici sont passés dans le lit d’Em’ et elle le sait aussi. Elle croit quoi sérieusement ? Que ça lui plaisait ? Qu’elle était heureuse de faire comme si s’était normal ? Non ça ne l'était pas mais elle ne disait rien parce qu’elle avait l’habitude de fermer la gueule, jusqu’à l’écœurement. Jusqu’à l’overdose. Jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus tenir et qu’elle gerbe des litres de colère. Parce que ça la rongeait de l’intérieur. Doucement. Frôlant sa peau. Ses organes. Frigorifiant son cœur. Retirant la joie de son regard. L’obscurcissant. La rendant froide comme la neige qu’elle côtoyait chez elle autrefois. Parce que la rancœur finirait par la transformer en une personne qu’elle ne voulait pas être. Elle ne lui fait même pas le plaisir de lui répondre. Elle reste dans ce silence glaçant, la regardant vraiment, sans se cacher dans une attitude de je m’en foutiste pour une fois. Bravo Lya tu as gagné. Mais tu ne sais pas ce que tu as vraiment gagné, n’est-ce pas ? La dernière phrase de la jeune femme résonne étrangement en elle, t’es pas à la hauteur Séfia. Victoire par K.O pour la jolie Lya. Ses paroles lui rappel beaucoup trop de choses. Elle entend une voix au fond d’elle-même lui répéter exactement la même chose, t’es pas à la hauteur Séfia, tu mérites pas mieux, t’es rien de plus qu’une chienne, tu mérites ce que tu subis… Un long silence passe. Séfia ne dit rien pendant un instant avec de se mettre directement devant Lya et de répondre enfin. « Si tu voyais plus loin que le bout de ton nez tu verrais que je ne suis pas méchante non plus et que je n’ai aucune mauvaise intention… Ces gens… Ta famille… Ils sont… » Séfia secoua la tête sans rien dire de plus. Ça ne servait à rien de parler avec Lya. « Bref tu ne comprendrais pas ce qu’ils sont pour moi. » Parce qu’ils étaient une sorte de famille pour elle. Ce sont ses premiers amis. Elle avait une relation différente avec chacun d’entre eux. Plus ou moins proche selon les personnes. Comment deux femmes qui aimaient exactement les mêmes personnes n’arrivaient pas à s’entendre une seconde ? Ça s’était quand même fort.

« Est-ce que tu savais que tu n’étais pas la seule à penser que j’avais des intentions malsaines en arrivant ici ? Camille aussi se méfiait de moi, ça a duré longtemps avant que j’obtienne sa confiance… Je le soupçonne même d’avoir dit à Emeryck de se méfier de moi. Ton frère ? Il nous a fallu du temps pour être plus que simple connaissance. Eden m’a posé un nombre incalculable de question avant de me laisser entrer dans sa vie. » Elle haussa les épaules. Elle avait trouvé ça normale. Elle était rentrée dans leur vie n’importe comment. Em’ l’avait embauché comme ça sur un coup de tête, lui offrant aussi un toit. Elle n’avait rien demandé. Elle avait juste eu besoin de chaleur et elle était tombée sur ce bar. Elle était rentrée et là voilà encore ici aujourd’hui. Son arrivé était louche c’est vrai. Mais elle avait su briser leur carapace en douceur. Répondant de bonne grâce à leur question sans parler du passé. Parce que lorsqu’on ne pose pas de questions aux gens, ils n’en posent pas non plus. « J’ai manipulé aucun d’entre eux. Aucun. Ils ont attendu de voir qui j’étais au fond de moi sans regarder mon passé. Ce que toi tu n’es pas capable de faire. Je respecte le fait que tu veuilles les protéger, vraiment. Je ne respecte pas le fait que tu me cherches constamment. » Et c’était vrai. Elle aussi elle avait été méfiante envers Maxine par exemple. Ne sachant pas vraiment ce qu’elle voulait au crew. Ne se détendant que lorsqu’elle a enfin compris que comme elle, elle était tombée sous le charme de ce groupe de fracassé. « Et je vais te dire un truc, m’attaquer sur ma relation avec Emeryck n’est pas beaucoup mieux que ce que je fais avec ton frère. C’est bas et petit. » Elle grimaça légèrement en s’entendant dire le mot relation. Parce qu’on ne pouvait pas vraiment dire qu’ils avaient une relation. C’était trop bizarre pour mettre un nom sur ce qu’ils avaient. « Et tu veux savoir pourquoi je change de comportement avec toi quand ils sont dans les parages ? Ce n’est pas par manipulation, c’est une technique de défense… Parce que si l’un d’eux, n’importe lequel devait choisir entre toi et moi ? Pour qui crois-tu qu’ils prendraient parti ? T’as rien à perdre dans cette histoire. Moi si. Et je ne peux pas me le permettre. » Elle pourrait perdre ses amis. L’homme pour qui elle avait des sentiments. Son poste. Son appartement. Elle ne pouvait pas se le permettre. L’envie de lui faire rentrer cette information dans la tête de son adversaire à grand coup de pelle la prend mais elle resserre simplement ses doigts sur le comptoir. Ne la frappe pas Séfia. Ne la frappe pas. Elle prend une grande inspiration et finit par faire un pas en avant en regardant ses amis qui étaient bien loin de leur conversation. « Je vais te dire un petit secret sur moi Lya… Quelque chose que personne ne sait… Regarde tes amies, tes sœurs de cœur. » Elle lui montre Eden et Cora sans rien dire pendant un instant, attendant patiemment qu’elle se retourne pour les regarder elle aussi. Séfia baisse la voix pour continuer sa tirade. « Imagine la pire chose qui puisse leur arriver… Tu l’as ? Oui je le vois dans tes yeux que tu imagines bien… Eh bien multiplie cette horreur par dix et tu auras une fraction de mon passé. » Elle se décale de Lya et attend que la demoiselle se retourne de nouveau vers elle. La voix légèrement rauque elle continue sa tirade. « Ça te convient comme réponse ou tu souhaites connaître les détails scabreux ? Je peux te faire une liste si tu veux. Monter sur le bar et le dire à voix haute. » Jamais elle ne le ferait ça évidemment. Elle préférait se faire transpercer par cent lances plutôt que de raconter à tout le monde ce qu’elle avait vécu. Elle en avait déjà trop dit, elle foudroya clairement la jeune femme du regard, elle n’avait pas envie de parler de ça alors putain pourquoi elle continuait à insister comme un chien avec un os ! « Est-ce que ça t’apportera quelque chose de plus ? Est-ce que tu te sentiras mieux ? Est-ce que je peux reprendre mon putain de travail maintenant où je suis encore obligé de me justifier ? » La colère assombrissait les traits de la blonde. Elle ne filtrait plus, elle était au bord du gouffre, une seule malencontreuse parole de la part de la jeune femme et ça finirait mal. Très mal. Pour toutes les deux.


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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 30/4/2017, 17:35


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on dirait bien que tu as gagné jolie lya. ton regard planté dans le sien, ton sourire en coin bien implanté sur tes lèvres. le silence de ton adversaire. le néant, le vide. tu jubilerais presque, si seulement tu en étais capable. tu te contentes simplement d'avaler une grande gorgée de ton verre que la russe t'avait servie. victoire. t'aurais bien dansé pour fêter ça, chanté même. mais c'est pas toi. dans un univers parallèle, peut-être bien. ici et maintenant, certainement pas. déjà que ton comportement en présence de la demoiselle te choque profondément, en rajouter un peu plus, ça te parait inenvisageable. et puis, il y a ce moment où elle vient se planter devant toi. il y a quelque chose qui change. t'arrives pas à mettre le doigt dessus. peut-être bien la lueur dans ses yeux. mais c'est tellement infime que tu ne te fies pas à ce que tu ressens en premier lieu. tu te contentes de l'écouter, pour un peu, tu pourrais y croire. sauf qu'il t'en faut plus que ça et que la jolie russe, elle est douée pour dissimuler les choses. c'trop facile. dire que je ne pourrais pas comprendre ... tu m'prends pour la dernière des débiles ou ça s'passe comment ? que tu lui craches presque au visage. parce que t'as clairement l'impression qu'elle te prend pour une conne. comme si ton jeune âge serait un bon prétexte pour ne pas comprendre ce qu'elle peut ressentir. séfia, elle sait pas que t'es bien plus grande que ça, que tu comprends plein de choses que tu aimerais ne pas comprendre parfois. t'es plus une enfant depuis bien longtemps et ça, y en a pas beaucoup qui l'on compris. et toi, ça t'agace parce que t'en as marre qu'on te prenne pour un oisillon alors que t'es déjà bien plus forte et évoluée que ça. ensuite, la blonde, elle te raconte la méfiance du crew à son égard. heureusement qu'ils ont douté d'ailleurs. mais selon toi, c'était pas assez. ils se sont laissés bernés par la surface, son sourire angélique et ses courbes qui ne mentent pas. toi, t'es pas les autres, tu ne l'as jamais été. t'aimes pas rester en surface. t'es peut-être bien la petite sœur mais c'est toi qui veille au grain. ça a toujours été toi et personne ne pourra t'enlever ça. le problème, c'est que tu n'es que la petite sœur, alors y a jamais personne qui t'écoute. alors tu fermes ta gueule, tout le temps. tu gardes pour toi ce que tu penses parce que tu ne veux pas qu'on te prenne pour une folle. tu fermes ta bouche parce qu'après tout, qu'ils restent dans leur merde. tu finiras bien par nettoyer à un moment donné. c'est moche comme métaphore et pourtant. tu t'es pas dit que j'te cherchais justement parce que tu dis pas tout. séfia, t'as des trucs à cacher et j'te lâcherai pas là-dessus. qu'ça t'plaise ou non d'ailleurs. tu hausses les épaules en conclusion de ta phrase parce que c'est ce que tu comptes faire. y a un truc qui ne va pas chez elle et tant que tu ne sauras pas, tu seras le chien amoureux de son os. tu vas creuser, encore et encore, parce que t'as besoin d'être certaine que tu peux lui faire confiance. les autres, c'est une chose. toi, c'en est une autre. tu l'as attaqué sur ce que représente le duo qu'elle forme avec emeryck. t'es aveugle, t'sais bien qu'il se passe bien plus qu'ils ne veulent le montrer. t'es même certaine qu'ils sont aveugles, eux, sur ce qu'ils sont. parce que tu t'es peut-être tapé le tatoué une seule fois, erreur monumentale soit dit-en passant, tu vois bien comment il la regarde. tu vois bien le regard que la blonde pose sur le lui. ça crève les yeux mais y a vraiment qu'eux qui comprennent rien. bas et petit. tu vois, j'arrive à me mettre à ton niveau pour être certaine que tu m'suives jusqu'au bout. que tu lâches, sans appel. t'es une garce, tu ne te reconnais pas. dr jekyll et mr hide. comme si une autre avait pris le contrôle. c'est bien ton corps, ton joli minois et ta voix, mais à l'intérieur, c'pas toi. une entité maléfique peut-être bien. phénomène étrange que tu n'arrives pas à contrôler. t'aimerais enrayer la machine mais tu n'y arrives pas. peut-être bien que la russe, elle le pourra, elle. jeter un rocher dans ton système en priant pour que le mécanisme complexe de ton cerveau s'arrête, l'espace d'un instant, que tu reprennes le contrôle. elle en vient au fait que tu serais protégée si jamais vous vous en preniez l'une à l'autre, en face des autres. t'arques un sourcil. c'est pas parce que t'es la petite sœur que t'as les fesses en sécurité, loin de là. mais ça, elle ne semble pas s'en douter un seul instant. soit pas si défaitiste que ça. t'as toutes tes chances ma grande, j't'assure. que tu souffles en prenant une nouvelle gorgée de ta boisson. parce que t'en fais des conneries et que t'es loin d'avoir toujours raison. y a tout le monde qui s'entend avec la russe. tout le monde sauf toi. et cora, mais ça, c'est peut-être bien à cause du lien qui te lie à la brésilienne, quoi que tu n'en sois pas bien certaine. ils te remettront tous à ta place si tu dépasses les bornes, tu l'sais bien. c'est pour cette raison que t'es pas aussi sûre qu'elle de t'en sortir indemne. tu te perds un temps soit peu dans tes réflexions quand elle revient enfin à la charge, avec une possibilité d'ouverture. toi, ça t'intrigue mais tu ne sais pas vraiment si tu peux la quitter des yeux l'espace d'un instant. tu optes pour lui laisser le bénéfice du doute et ton regard va se poser sur les filles. elles semblent si loin de ce qui se passe au comptoir. elles rient et les voir ainsi te fait sourire. et puis, y a la voix de séfia qui s’insinue dans tes oreilles. un frisson parcourt ta nuque. elle est douée en matière de thriller, tu devrais peut-être bien lui demander si elle n'avait jamais songé à en faire son métier. écrivain ou alors scénariste. peut-être productrice tiens. y a ton cerveau qui te joue des tours, qui imagine tout un tas de scénarios possibles et imaginables. mais jamais tu ne t'approcheras de la vérité concernant la jolie russe. quand tu finis par poser à nouveau les yeux sur elle, tu remarques une chose qui n'existait pas jusqu'à présent. y a un changement dans le ton de sa voix, y a quelque chose dans ses yeux. y a son attitude qui est différente. tu restes un instant silencieuse, à l'observer, la détailler. tu veux être certaine que tu peux lâcher l'affaire pour ce soir. la blonde, elle s'impatiente. la blonde, elle est en colère. t'es satisfaite de toi, quelque part. t'as eu ce que tu voulais. presque. tu grimaces avant d'avaler la fin de ton verre cul sec. tu m'remets la même steuplait ? que tu demandes, la voix moins froide que d'ordinaire. tu poses ton verre vide devant toi et tes mains sur la tranche du comptoir. j'suis pas soulagée, nan. j'me sens pas mieux non plus. c'la dit, tu devrais t'justifier comme ça plus souvent séfia ... ça t'va bien, j't'assure. tu t'es radoucie. t'as la voix calme de tes beaux jours. tu redeviens toi peu à peu, au fil des secondes. et puis, tu croises le regard interrogateur d'emeryck. tu lui envoies un signe de la main digne d'un militaire en service, un sourire sur tes lèvres. j'serais ravie d'reprendre cette discussion un d'ces quatre. t'verras, t'arriveras à cracher l'morceau. tu balances un clin d'oeil à la jolie blonde en récupérant le verre qu'elle vient de te resservir. tu l'auras bien à l'usure mais cette fois-ci, pas une once de menace ou d'agressivité dans ta voix. plus de l'ordre du conseil. tu redeviens toi, celle qui t'avais manqué, celle que tu étais impatiente de retrouver. c'est dingue ce changement de comportement que peut provoquer une seule personne en toi. peut-être bien qu'un jour ... nan. illusion.




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MessageSujet: Re: Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya 1/5/2017, 01:10



"Olyana & Séfia "

Dans l'existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir. La première, ce sont tes ennemis. La seconde, c'est la famille. Parfois la différence entre les uns et les autres est difficile à mesurer, mais le temps finit par vous enseigner que vos cartes auraient toujours pu être pires.


 
Cette bataille puérile. Cette bagarre digne de la cour de recré. À quoi aura-t-elle servi finalement ? Elle se le demande vraiment. L’une avait attaqué l’autre avec son frère. L’autre avait attaqué avec Em’. Les deux meilleurs amis ne le savaient pas mais ils jouaient le rôle de pion dans une guerre qu’aucune d’elles ne gagneraient ce soir. Lya était repartie à la table du crew avec son verre laissant la russe seule derrière son comptoir attachée à ses cauchemars et son angoisse. Est-ce que ça valait le coup ? Pour Lya sûrement. Après tout elle était partie avec un morceau de vérité. Mais est ce que ça lui suffira ? Bien sûr que non. Lya ne savait pas ce qu’elle faisait. Elle pouvait jouer comme une grande, comme un adulte, elle avait peut-être vu des choses qui l’ont changé, qui l’on fait grandir trop vite, mais elle ne savait pas ce que c’est d’être dans les bas-fonds, dans les enfers et de ne pas pouvoir en ressortir. Alors elle continue, elle titille, elle agace, elle mâchouille sa paille comme si elle pouvait faire de même avec le cœur de Séfia. Et en extraire la vérité. Mais elle n’est pas préparée au passé de la Russe, personne ne l’est. Pas même elle sous ses grands airs de princesse. C’est ça qui énerve le plus Séfia, pourquoi chercher à faire remonter quelque chose de terrible ? Elle ne voit pas ? Elle qui est toujours en train de l’observer que ce qu’elle cache n’a rien à faire ici à Paris ? Elle ne le comprend pas que parfois il vaut mieux laisser la merde là où elle est ? Que parfois les cauchemars ne devaient rester que des cauchemars et rien d’autre ? Et elle voulait qu’elle lui explique ce qu’elle ressentait pour le crew ? Non elle n’était pas débile mais elle n’était définitivement pas la personne la plus adéquate pour comprendre ce qu’elle voulait dire. Elle qui a toujours eu son frère avec elle, comment pourrait-elle comprendre que quelqu’un d’aussi seule que Séfia était devenue amie avec d’autres personnes comme elle ? Qu’ils étaient devenus plus que ça pour elle. Une sorte de refuge dans la tempête. Chacun d’eux avait reconstruit quelque chose chez la blonde. L’amitié. Le désir. L’amour. L’honnêteté. La douceur. L’innocence. L’humour. Ils lui avaient tous apporté quelque chose et elle leur avait offert quelque chose en retour. Et s’ils lui avaient offert leur confiance. Elle avait fait la même chose. Et contrairement à Lya ils ne lui demandaient rien sur sa vie parce qu’ils savaient que ça n’en valait pas la peine. Qu’une personne ne pouvait être jugée sur son passé. Mais sur ce qu’elle faisait aujourd’hui. Soupirant légèrement Séfia se retourne vers sa collègue, la seconde barmaid. « Je prends une pause. » Séfia ne prenait jamais de pause, du moins pas ainsi, elle était toujours apte à travailler. Mais là ? Là elle avait juste besoin de relativiser et de recommencer à sourire normalement. « Mais… T’en as déjà fait une y a pas longtemps. » Fronçant les sourcils elle regarda autour d’elle. Pourquoi elle lui disait ça aujourd’hui alors que les trois-quarts du temps au lieu de bosser elle séduisait les clients ? « Je prends une pause ! » Elle avait crié ça dans le bar. Elle qui ne gueulait pas venait de s’attirer le regard des autres et ça lui déplaisait fortement. Elle se força à sourire à sa collègue, glissant sa main dans sa poche afin de récupérer son paquet de cigarettes. « Excuse-moi de m’être emportée… J’ai juste besoin de fumer une cigarette. » Elle hocha la tête et Séfia sortit du bar sans un regard pour les autres la tête plongeait des souvenirs qu’elle ne voulait pas revoir. Vraiment. Elle ne l’aimait pas. Et elles n’arriveraient surement pas à un accord. Elles ne seraient jamais amies. Ni même proches. Peu importe les gens qu’elles fréquentaient. Qu’elles appréciaient. Qu’elles aimaient. Les deux femmes étaient bien trop identiques pour qu’elles deviennent un jour plus que des ennemies.


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Il faut du courage pour affronter ses ennemis ♦ Lya

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