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enfants de la nuit (crew).

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black opium de ysl

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MessageSujet: enfants de la nuit (crew). 9/4/2017, 18:59

c'est pour mes frères et sœurs d'une autre mère,
on a acquis le statut d'famille.
- le crew.

les heures défilent et bien vite la nuit reprend ses droits sur les rues de paris, la belle. les étoiles trouent la voûte céleste immense qui s’étale au-dessus d’un camille, minuscule face à l’étendue de l’univers sombre dans laquelle il se perd un peu plus chaque jour. cancéreuse fumante au creux des lèvres, nonchalance jusqu’au bout des pieds, il s’aventure sur l’asphalte grisâtre des ruelles qui s’étendent devant lui, avec pour seule compagnie cette solitude qu’il hait la plupart du temps, apprécie partiellement quand les idées noires s’emparent de son esprit et qu’il lui faut du temps pour retrouver la lumière. il inhale, exhale lentement comme pour profiter des dernières bouffées de cette merde qui lui bousille les poumons. plaisir assumé dont il abuse sans concession. sans se poser de questions. après tout, fallait-il bien mourir de quelque chose un jour, et camille ne pouvait considérer même un instant de voir sa vie s’éteindre avant d’avoir vécu jusqu’au bout. d’avoir tout vu, d’avoir usé de cette vie fugace jusqu’à épuisement complet. inconcevable de partir avant d’avoir semé la zizanie. d’en avoir fini avec le désastre de cette vie. et qui mieux que la bande pour le comprendre. qui mieux, que lio, emeryck et eden pour vivre avec lui comme si chaque minute était le dernier instant de leurs vies. pour se détruire dans les éclats de rire, dans les bagarres amicales, les regards aux éclats scintillants de folie. parfois, il lui semblait qu’il n’y avait qu’eux. qu’eux pour vivre avec lui, pour ressentir ce qu’il ressentait, pour comprendre le foutoir sans nom qu’était son quotidien. les enfants de la nuit, les comètes qui filent dans le bordel de leurs vies, de celles qu’on ne peut arrêter, de celles qu’on ne peut toucher, dont on ne peut s’attacher sans finir par se brûler le bout des ailes. par s’en mordre les doigts. cette bande, camille les attend là, sur le dossier d’un banc abandonné en plein milieu du XVIIème. le quartier improbable, le quartier trop huppé pour des gosses écorchés, des gosses de rues qui n’ont que faire de l’autorité. des gosses qui n’ont jamais réussi à rentrer dans les cases que leur dicte la société. les regards étonnés, interdits des derniers passants tardifs, camille les essuie sans broncher, sans y porter d’attention, seul l’éternel sourire en coin agitant ses lèvres minces témoignant du désintérêt total qu’il porte à ses gosses de riches. insolence indécente au fond des pupilles. il sait qu’il colle pas au cadre, qu’il dénote dans les rues trop propres de ce côté de paris. camille s’en fout. camille est pas là pour plaire, pour faire ce qu’on lui dit de faire. le parc monceau dans son dos, enfermé dans sa prison de fer était semble-t-il une bonne idée pour écouler la soirée. ressentir ce pic d’adrénaline furtif à l’idée d’en passer les grilles, d’échapper à la surveillance et de piétiner l’herbe fraiche et bien entretenue du parc qu’ils ne fréquentent jamais. en tout cas, jamais le jour. jamais en toute légalité. le bâton de tabac finit de se consumer entre ses doigts en attendant ses acolytes de toujours, les dernières volutes de fumée recrachées avant d’écraser le mégot contre le banc. au loin, les silhouettes se détachent subitement de l’écran noir étouffant la ville de son manteau nocturne et le sourire de camille s’agrandit. les voilà, les enfants de la nuit.



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MessageSujet: Re: enfants de la nuit (crew). 10/4/2017, 21:40


 

Il est trop tard pour traîner dans les rues, comme d’habitude, presque un euphémisme si on considère la noirceur de la nuit. Mais elle compte plus, Eden, elle préfère ne plus regarder l’heure,  et avancer d’un pas pressé comme si elle avait une destination, les mains enfouies dans ses poches et les joues rosies par le froid. En général, ses pas la traînent dans les bars, en début de soirée, chez Emeryck lorsqu’elle a le cœur à rire, et ailleurs, quand elle a ce besoin oppressant d’être seule, d’pas parler, et de noyer ses pensées dans le fond d’un énième verre que Séfia lui aurait probablement refusé. Elle est jamais bourrée, ou presque, parce qu’elle a trop peur des mots qui pourraient s’échapper de ses lèvres, ceux qu’elles prononcent jamais, qui se cachent derrière son sourire insolent et ses yeux enjôleurs. C'est à peine si elle croise quelques passants, le visage éclairé par les lumières orangées des lampadaires qui longent la rue, bordée de bâtiments haussmanniens, qui semblent la lorgner. Ça lui traverse l’esprit, une pensée comme une plume, mais aussi lourde que le poids qu’elle porte en elle, l’idée que peut-être, sans tout ça, cette foutue mascarade, elle aurait vécu ici. À fumer une clope sur l’un de ces balcons bien trop hauts, entourée de gosses de riches qu’elle appellerait ses amis, à toiser cette gamine qui traîne  en bas de sa rue, le regard flou. La douleur la rappelle à l’ordre, celle qui paralyse le bout de ses doigts : les phalanges encore écorchées par les coups qu’elle a porté au sac de frappe qui trône au gymnase. Probablement que ça ferait rire les mecs, eux qui les ont bien trop souvent dans l’même état, abimées, incapables de maîtriser la colère qui les habitent. Tous aussi impulsifs les uns qu’les autres, ça s’annonçait mal barré dès le début, et pourtant ça a collé, ça a marché, ces énergumènes comme elle les appelait, ces sales gosses, tous plus âgés, pas plus matures pour autant, qui la rendait dingue et pourtant. Les seuls hommes à qui elle accordait sa confiance, pleine, entière, qui avaient nourri son goût du danger, apaisé son besoin d’adrénaline, et qui, derrière leurs airs de rois du monde et d’éternels insouciants, faisaient en sorte,  à leur façon, de la protéger d’la vie et de ses merdes.

C'est Camille l’premier, assis, elle l’aperçoit affalé sur un banc avec pour décor le parc Monceau, majestueux,  inaccessible. Eux ne se refusaient rien, surtout pas une escapade à travers les grillages, pour goûter au danger que la nuit leur offrait. Elle le scrute, lui et  air nonchalant, qu’elle s’amusait à faire flancher dès qu’elle le pouvait, dès que l’occasion se présentait. Jamais elle ne résisterait à la tentation d’le chercher. Avec dans l’fond, l’espoir de le trouver. La fumée s’échappe de ses lèvres, glacées par le vent nocturne, alors qu’elles se fendent en sourire en coin, léger, innocent, doux, les yeux pétillants de malice à l’idée de se faufiler à l’intérieur du parc. C'est à s’y méprendre. Car quiconque la côtoie sait que cet air enfantin est susceptible de s’évaporer en une poignée de secondes, tant son humeur est frivole et instable.

« Ben alors Camcam, ils sont où les autres ? »
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black opium de ysl

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MessageSujet: Re: enfants de la nuit (crew). 12/4/2017, 23:01


c'est pour mes frères et sœurs d'une autre mère,
on a acquis le statut d'famille.
- le crew.

Comment ils se sont rencontrés? On l’ignore. 4 âmes déchues, brisées. Se lier d’amitié, avait été trop facile. Des gueulards, des tapeurs. La peur? Ils ne connaissaient pas. Un seul sermen. Soit fidèle à tes amis et tait toi. Touche pas à la douce Eden, sinon, t’aurais ses potes sur le dos. Un de tes frères est dans la merde, tu le sors de là, sans rien demander. C’est ainsi. Les enfants de la nuit. Le crew. Rapidement, ils avaient établi leur résidences chez Em’. Ce bar miteux, était devenu une sorte de maison. C’était bon de s’y retrouver. Les gens, le personnel, tout le monde aime ce bar. Ce côté rustique et écorché, comme ses habitués. À la tête, Emeryck, cet ex-tôlard, qui ne demandait qu’à revivre comme avant, suivit de Lio. Ces deux-là… C’est un amour sans fin, sans frontière. C’est naturellement qu’ils sont devenus amis. Comme si c’était destiné. Un simple échange de regard et jamais ils n’avaient de besoin de dire un seul mot. C’était ainsi. 1 message texte, un rapide coup d’œil à l’achanladage du bar. Doucement, le tatoué s’approchait de Séfia, posant une main sur sa hanche. Il approcha ses lèvres de son oreille. « J’dois rejoindre le crew. Je reviens plus tard. Soit sage M’dame White. » Il sourit contre sa peau, embrassant sa joue. Prenant la direction de la porte, il attrapa son manteau, qu’il enfila rapidement. Le froid était encore bien présent et il ne voulait pas attraper la crève. Sortant une clope, il marchait doucement vers le parc. Endroit rêvé pour faire des mauvais coups… Du haut de ses 27 ans, il ne se posait plus de questions. Il faisait ce que bon lui voulait. Il analyserait après… Bref, revoir le crew, serait une bonne occasion de leurs annoncer la grande nouvelle… Du moins, c’est ainsi qu’il le percevait. Avançant dans la nuit, il se stoppa à quelques mètres du parc, fixant les deux silhouettes qui étaient là. Il soupira puis s’approcha d’eux. Doucement, il passa son bras autour des épaules d’Eden pour la réchauffer un peu. « L’autre con est pas encore là? J’dois vous parler aux 4. » Tirant de nouveau sur sa cigarette, il lâcha Eden pour venir se poser sur le banc, appuyant ses coudes contre ses genoux, fixant l’horizon, à la recherche de la silhouette du quatrième membre. Sans attendre, impatient de nature, il sortit son portable et lui envoya un sms. De tout son amour, il lui exprima son impatience, avant de ranger son portable dans la poche de son manteau. « Sinon, ça va vous deux?! Yé pas un peu tard, pour deux gamins dans votre genre, de trainer dans les rues? » Il aimait bien les chariés. Ils étaient les plus jeunes du crew. Emeryck se voyait un peu comme le grand frère… pourtant, il était loin d’être le modèle parfait. Il fumait, buvait, baisait tout ce qui bougeait. Tout, sauf Eden. Elle, on ne la touche pas. Il serait mal s’il apprenait que quelqu’un touchait à la belle Eden. C’est la petite princesse des garçons. Ils sont comme chats et chiens, mais l’un sans l’autre, ils ne sont rien. Liés par leurs âmes écorchés, ils sont unis à la vie, à la mort.


IN THE NAME OF LOVE  
If I told you this was only gonna hurt. If I warned you that the fire's gonna burn. Would you walk in?. Would you let me do it first? Do it all in the name of love - BEBEREXHA © okinnel.
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MessageSujet: Re: enfants de la nuit (crew). 14/4/2017, 03:17

nuit tombée, ombres qui s'éveillent. t'fixes la ville qui s'illumine sous tes yeux, les mystères des habitants prendre peu à peu vie dans les ruelles. soupir qui s'échappe dans l'air, s'envolant sous forme de fumée blanche. t'as l'air un peu paumé dans ces quartiers que tu fréquentes jamais. intrus dans ce beau paysage. détail de trop qui s'mélange pas. parce que ça s'lit sur ta gueule, que t'es pas un gamin des beaux quartiers d'la ville. ça s'lit sur ta gueule que toi, t'vis dans les quartiers qu'on oublie, ceux où les touristes ne passent jamais. les quartiers qui font honte à la belle France, qui se délabrent avec le temps mais dont on s'fiche éperdument. comme un décor oublié dans le placard. alors c'est presque hilarant de te voir flâner dans ces quartiers que tu méprises, regardant les jolies maisons dans lesquelles tu vivras jamais. t'avances au même rythme que l'vent, avec une marche inélégante. tu demandes qui a bien pu avoir cette idée pourrie, vous embarquant encore dans une histoire pas plausible. pourtant, d'y trouve un certain amusement, une façon de te foutre du monde qui t'entoure, des gens aux poches bien remplis loin des soucis d'la vie. les mains dans les poches, t'perds dans certaines pensées secrètes. celles qui reviennent tout le temps mais qui ne jamais ne sortent. t'prends ton temps, t'fiches du temps qui s'écoule autour de temps, marchant avec la plus grande lenteur possible. puis y a ton téléphone qui vibre contre ta cuisse et ta main. message reçu au destinataire presque deviné sans grande difficulté. tu extirpes ton portable de la poche de ton jean. t'as un petit sourire narquois qu'apparaît au coin de tes lèvres en voyant l'nom de l'envoyeur. t'as gagné, t'savais que c'était l'autre emmerdeur de première. par sympathie, t'ignores pas son message, l'ouvrant pour voir les mots qu'il t'adresse. et t'as presque un rire qui t'échappe. les doigts qui claquent contre l’écran, tu lui réponds avec le même sourire sur la figure. faut croire qu'il t'aime trop c'gars, pas capable de s'passer de toi plus de deux secondes. et rien que pour faire chier ton monde, tu ralentis encore plus ta marche, capable d'égaler un escargot ou une limasse. cependant, t'arrives quand même bien vite à ta destination. la silhouette fine et féminine d'eden qui t'apparaît, celle désinvolte et indiscipliné de camille puis, celle pseudo-imposante et arrogante de emeryck. t'avances vers eux, t'approchant jusqu'à entendre les sons qui s'échappent de leurs bouches. presque heureux de les voir mais tu montres rien, fait croire à une certaine indifférence. ton regard qui se perd dans le parc se trouvant derrière eux. un léger haussement d"épaule, tes mains qui se glissent de nouveaux dans ton jean, rangeant ton téléphone que tu tiens depuis ta réponse, et le petit sourire au coin des lèvres. "j'peux savoir ce qu'on fout là ?" t'as déjà compris l'idée qui se trame dans vos cervelles, les raisons du pourquoi vous êtes ici, dans ce quartier qui file la gerbe. mais c'est bien plus amusant de faire le gars qui comprend pas, celui qui fait croire qu'il aimerait être partout sauf là. mais la réalité c'est que tu veux être nulle part qu'ici en ce moment, avec ceux qui te comprennent sans jamais t'juger.


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?


les lascars gays #camelaussidouxquelecaramel #âmessoeurs #amrdemv #bestbromance:
 
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MessageSujet: Re: enfants de la nuit (crew). 21/4/2017, 03:25

ENFANTS DE LA NUITTHE CREWIl ne faut pas le croire, Antonin, quand il dit que tout va bien. Ce n’est pas qu’il est menteur. Il ne veut inquiéter personne, c’est tout. Et il se sent seul, terriblement seul ce soir. Il est dans le dégoût de soi, le dégoût de tout. C’est l’un de ces soirs qui lui rappellent que c’est un dépressif, qu’il est un funambule imbécile, qu’il lui suffit d’un pas de travers pour basculer dans le vide. C’est l’un de ces soirs où au lieu de s’isoler comme tous ses instincts lui hurlent de faire, il doit rigoler, faire une connerie, vivre tout simplement au lieu de se laisser dépérir. Qui de mieux alors que le crew pour le sortir de sa léthargie terrible ? Qui de mieux que ce groupe hétéroclite pour lui faire quitter ses idées noires ? Alors lorsque son portable résonne, sonnerie caractéristique, un sourire s’accroche à ses lèvres. Une localisation, un endroit où perpétrer un énième crime. Et un avertissement que ce n’est pas le soir pour faire preuve du ton moralisateur habituel. Propos énoncés avec toute la délicatesse dont un Camille farouche est capable. Étrangement, ça ne le vexe pas, ça ne fait qu’étirer son sourire encore plus. Il se sent déjà mieux alors qu’il y a encore de la distance entre eux. C’est là que le drame le percute de plein fouet. Oubliant les côtés extrêmement négatifs de la capitale, omettant le danger qui guette à chaque coin de rue, il baisse sa garde. Il ne fallut que quelques secondes, alors que ses doigts s’affairaient à pianoter une réponse, pour se faire chaparder son téléphone. Le temps de crier un hey !! bien sonore, et puis il essaie de poursuivre tant bien que mal son assaillant. Bien entendu, même dans un coin comme Châtelet, personne pour s’interposer ou lui venir en aide. Pas même les rares passants encore en train de circuler. Au bout d’un moment, en sachant pertinemment qu’il ne le rattraperait jamais et qu’il s’était déjà fait assez distancer, il capitule tout simplement. Et si la première envie qui lui noue la gorge est celle de pleurer, il l’abandonne tout de suite. De toute façon, les commissariats, c’est mort pour le moment. De toute façon, peu importe leurs efforts, son portable est fichu, perdu. Et il se dit tant pis. Il se convainc que c’est tant pis. Ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur son sort. Il prend le métro, se dirige vers la destination connue en espérant qu’ils l’attendront. Miracle, c’est le cas. Il les observe de loin, les reconnaît aussitôt. Il débarque peu de temps après Lionel même, juste à temps pour l’entendre poser la question salutaire. Moi aussi, j’aimerais beaucoup savoir. La même idée, ils l’ont probablement tous. Et en temps normal, sûrement qu’il se serait insurgé. Mais l’heure n’est pas à la réticence. Il faut se lâcher, oublier, se relaxer. Il ne jouera pas son rôle habituel cette nuit, bien qu’il sera loin d’être le moins raisonnable. Le rictus qu’il affiche n’augure rien de bon, une envie de jouer, de s’amuser. Une envie qui s’est éveillée à force de les côtoyer. Désolé de ne pas avoir répondu avant, je me suis fait chaparder mon tél, c’est pas mon jour. Il ne dit pas ça pour s’attirer leur compassion ou autre chose. Il ne dit pas ça pour les inquiéter ou réclamer de l’attention. C’est juste un fait qu’il narre pour combler un silence préambulaire à leur connerie du jour.© 2981 12289 0


Et moi je t'aime un peu plus fort
C’en est assez de ces dédoublements, c’est plus dur à faire qu’autrement. Car sans rire c’est plus facile de rêver à ce qu’on ne pourra jamais plus toucher. ©alas.
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MessageSujet: Re: enfants de la nuit (crew). 13/5/2017, 22:58

c'est pour mes frères et sœurs d'une autre mère,
on a acquis le statut d'famille.
- le crew.

il s’impatiente camille, le pied tapant frénétiquement contre le bois du banc, doigts habiles qui partent à la recherche d’un énième bâton de tabac pour accélérer le temps, précipiter cet instant où le sentiment de liberté commune, l’éclair d’adrénaline ferait battre le palpitant. et, à travers les volutes de fumée qui dansent devant ses prunelles inquisitrices, la première silhouette se détache des profondeurs de la voûte étoilée. ombre féminine qui s’avance, la démarche féline et gracieuse de celle que la bande protège, ciment du groupe qui les maintient unis par la force des choses. eden, douce tornade contre laquelle camille se confronte incessamment sans savoir réellement ce qui les lie, ce qui les pousse à s’estimer autant que s’affronter l’un l’autre. le demi-sourire courre lentement sur ses lippes tandis qu’il exhale les bouffées cancéreuses, attendant que la jeune delacroix se matérialise devant lui comme deux âmes errantes au milieux des beaux quartiers. le regard brillant de cette éternelle malice, les mèches rebelles volant dans son dos, eden se plante devant lui avec cette assurance si particulière qui lui colle à la peau, s’imposant sans gêne dans le désordre de son esprit. « j’ai pas le droit à un bisou? la politesse se meurt ici. » la taquinerie comme seule réponse à sa question, camille hausse les yeux au ciel, sachant pertinemment qu’il était mal avisé pour lui d’évoquer un semblant de politesse. mais camille s’en foutait, camille n’avait que faire de ce qui semblait convenu de faire ou de dire en société. « ils arrivent, t’inquiète pas. » l’ultime cancéreuse écrasée laissant les dernières cendres s’éparpiller aux quatre coins du vent, à peine eût-il le temps de relever les yeux qu’emeryck et lionel faisaient leur apparition au coin de la rue à quelques secondes d’intervalle l’un de l’autre. voyous qu’ils considéraient aujourd’hui comme des frères d’une autre mère, amitié de sang surpassant tous les mots. loyauté sans faille, piliers de cette vie et des prochaines à venir, ensemble ils croyaient avoir tout vu, tout vécu. ensemble, rien ne semblait pouvoir les atteindre, les affaiblir. la bande, c’était bien cette seconde famille à laquelle camille se raccrochait tant bien que mal chaque jour un peu plus sans jamais se l’avouer véritablement. comme un accord tacite passé entre eux de ne jamais s’épancher sur ces liens qui les unissaient. sous-entendus à peine exprimés, parce que les actes avaient plus de valeur à leurs yeux que n’importe quelles paroles. emeryck et cette courtoisie légendaire qu’ils lui connaissaient si bien s’impose enfin face à eux, prenant place sur le banc à ses côtés. mentons baissés comme pour se saluer silencieusement, les gamins écorchés s’agitent, s’impatientent déjà. emeryck a pourtant une annonce à faire et camille fronce les sourcils, le désir d’en savoir un peu plus qui lui brûle le bout de la langue. « qu’est-ce que tu nous as fait encore. m’dis pas que t’as foutu une fille en cloque, quoique ça m’étonnerait même pas. fallait bien que ça arrive un jour. »  emeryck était bien celui qui se laissait le plus porter au sein de la bande, trouvant régulièrement refuge dans les bras accueillants des jolies filles aux effluves de parfums envoûtants pour échapper aux griffes de la solitude. c’était ainsi depuis des années et rien ne semblait vouloir bouger. une habitude à laquelle tous avaient fini par s’accommoder. lionel et antonin surgissent enfin de l’obscurité, achevant de former le cercle des gosses un peu ratés qu’ils étaient, comètes qu’ils croyaient pourtant être, en se demandant ce que leurs présences ici pouvaient bien signifier. camille se lève, attrapant antonin par les épaules un peu brusquement alors que celui-ci leur contait sa mésaventure nocturne. « putain mec, j’te jure que si on retrouve ce con, on lui fera bouffer ses dents. » qu’il avance, l’éternel sourire en coin fendant le bas de son visage, comme s’il se foutait perpétuellement et ouvertement du monde qui l’entourait. il le savait pertinemment, que jamais personne ne le retrouverait ce voleur intempestif. mais antonin, c’était celui qu’il fallait pousser. un peu, rien qu’un peu pour le faire sortir de son confort et l’inciter à prendre son envol, à s’habituer aux rêveries de leurs nuits insouciantes. « bon ça vous dit une petite virée dans le parc, à la belle étoile? il m’semble pas avoir vu de gardes dans le coin. » comme si cela aurait eu le don de les arrêter, de les empêcher de faire ce qu’ils voulaient. et après une légère tape dans le dos de lionel, camille ouvre la marche et se met en route, à la recherche d’un parcelle de grilles à escalader qui ne donnerait pas sur les balcons des immeubles encore parfois allumés. « et puis em a un truc à nous annoncer. vas-y crache le morceau. »  




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