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c'est un s.o.s. (elsa&éléa)

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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : kristine froseth.

CRÉDITS : manon, la star de bazzart (a) & bonnie (i)

PSEUDO : anaïs.


MessageSujet: c'est un s.o.s. (elsa&éléa) 29/4/2017, 07:24

t'es là. esprit qui divague, pensées vagabondes. le temps qui coule le long de tes doigts comme des ruisseaux d'eau, les grains de sable du sablier s'écoulent à une vitesse constante. tu perçois le temps qui file, les bruits de l'horlogerie du salon donnent un rythme régulier au mouvement de tes jambes qui bougent dans le vide. y'a les gens qui courent après le temps, à la recherche de quelques secondes de plus sur leurs dates d'expiration. et toi, t'es là, le regard qui se perd dans le bleu du ciel, le soleil qui est à son apogée et qui reflètent quelques rayons contre ta peau de porcelaine. les murmures de ton quartier s'échappent dans l'air, s’immiscent à l'intérieur de tes tympans. les mots qui se marquent dans ton esprit, qui résonne dans ta tête. tu t'en imprègnes, les laisse prendre place dans ton être. t'es là, un peu ailleurs, dans un pays imaginaire guidé par les pensées mystérieuses de ton être. t'es là, sans être véritablement là. assise sur le bord de ton balcon, les jambes qui flottent dans l'air et les barreaux froids qui t'empêchent de tomber dans le vide. ton front contre un barreau, tes yeux commencent à se fermer très doucement. t'as un petit soupir qui t'échappe, se mélangeant à l'air frais de paris. paupières closent, esprit ouvert. tu perçois les petits bruits qui t'entourent, tu t'y intéresse à l'aide de ton ouïe. tes simples tympans qu'en perçoive plus que les autres, juste parce que t'y fais attention, tu t'y intéresses. d'un coup. le bruit du temps qui s'écoule se fane dans des insultes qui fusent en dessous de ton corps. une engueulade de la rue. t'en as l'habitude, à tel point que tu peux imaginer la scène qui se déroule. tes mains attrapent deux barres et ta tête se glissent entre le trou. le regard qui s'ouvre de nouveau à la lumière du jour pour voir deux jeunes qui s'engueulent, s'insultent, semblent prêts à faire la misère à l'autre. tu fixes de haut, t'entends, remarques le coup qui part. les détails s’aperçoivent dans tes prunelles brunes. la scène se déroule au ralenti dans ta tête. étrange. haussement d'épaules, air indifférent, tu abandonnes ta place fétiche et décides de te lever. échapper à cette scène trop régulière. tes pieds se déposent à l'intérieur du petit appartement où tu vis. ton regard fait le tour du salon et tu te soucies du temps qu'affiche l'horloge. tôt. assez tôt pour faire une balade. une balade qui te mènera jusqu'à la patinoire. c'est payant, t'as pas les moyens mais, t'as ton chemin secret. et le garde te connaît, il a vite abandonné l'idée de t'empêcher d'entrer. c'est impossible. y'a trop de détermination dans ton petit être. tu marches lentement jusqu'à ta chambre. des pas de souris, des pas silencieux. maman dort, tu le sais. tu veux pas la réveiller. même s'il y a aucun risque, les médicaments qui feront effet jusqu'à demain. maman, elle ne risque pas de se réveiller. t'entres dans ta chambre. le bordel qu'est censée être ta chambre. tu te mets à la recherche de tes patins à glace. cherchant une minute. puis deux. puis trois. et t'abandonnes, les fesses qui tombent au sol. tu commences à angoisser. que feras-tu sans tes patins à glace ? unique échappatoire de tes ténèbres. c'est la fin, s'ils disparaissent. la pire chose qui peut arriver dans ta tête. ta main passe dans ta crinière brune, tes dents se plantent dans ta lèvre inférieure. la mordillant de façon nerveuse. que faire ? tu rampes à quatre pattes jusqu'à ton lit, cherchant ton téléphone avec ta main. appareil en main, tu vas directement dans les appels, composant le numéro que tu connais par coeur. ton dos qui se colle contre ton lit, tes jambes qui se croisent et l'anxiété qui s'imprègne de chaque parcelle de ton corps. première sonnerie qui retentit. deuxième sonnerie. troisième sonnerie. ta main qui se perd à nouveau dans tes cheveux. et ça répond soudainement. pas le temps de savoir si t'es bien tombée sur elle ou son répondeur. ton stresse s'évapore dans l'air dès que les mots franchissent la barrière de tes lèvres. "elsa !" panique qui résonne dans ta voix. c'est presque un appel au secours que tu lui envoies. la situation est loin d'être catastrophique pour autrui mais toi, t'as peur, peur de perdre l'unique objet dont tu ressens une véritable attache. ça t'fait peur, t'as besoin de cette échappatoire qu'anime ton âme. "faut que tu viennes à la maison, maintenant ! c'est important ! s'il te plaît !" supplications dans ta voix qui se perd dans l'angoisse. tu poses ta main contre ta poitrine, lui laisse pas le temps de te répondre. tu raccroches à son nez, le message est passée dans ton esprit. bien loin de te douter de l'inquiétude que tu peux causer. trop préoccupée par le problème qui se forme dans ta tête. tu balances ton téléphone sur ton lit. et tu repars dans tes recherches, foutant ta chambre encore plus en bordel. un peu bordélique sur les autres. t'attends l'aide d'elsa, tu sais qu'elle ne va pas tarder, qu'elle te rejoindra dans les secondes qui suivent. t'en es certaine, pas le moindre doute dans le fléau de tes pensées. elle viendra, elle t'aidera et tu l'aimeras encore plus qu'il n'est déjà possible.


she was a rose in the hands of those who had no intention of keeping her.
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MessageSujet: Re: c'est un s.o.s. (elsa&éléa) 27/5/2017, 00:46

aujourd'hui, c'était censé être une journée tranquille sans encombre, juste moi, zoé, notre pop-corn bas de gamme et notre intégrale de friends. je m'étais mise à l'aise, short de sport et un t-shirt beaucoup trop large pour mes fines épaules. et je soupire comme une adolescente en pleine crise de puberté quand j'entends ma sonnerie de portable retentir. qui pouvait me déranger en pleins marathon de série, sérieux. j'avais rien demandé. alors je suis resté là à m'empiffrer sans tourment, en suppliant presque ma coloc de répondre à ma place, lui demandant de prétendre que j'étais absente. tout en continuant de fixer l'écran de la télévision des yeux, zoé attrapa mon portable qui après plusieurs secondes à me casser les oreilles, s'arrêta complètement de sonner une fois dans sa paume. appel manqué. message en attente. c'était éléa, qu'elle me dit. je me redresse et j'attrape mon portable de ses mains. rapidement, un peu trop violemment. inquiète, je commence à douter. si c'était une urgence, elle aurait surement rappeler, comme la belle avait l'habitude de faire, mais il en est rien. elle a seulement laissé un message vocal. je me passe une main dans les cheveux et je me lève péniblement du canapé, en lançant un coussin au visage de zoé en rigolant. « je reviens. » aucune réponse. aucune réaction. elle devait être trop concentrée par la scène qui jouait à la télévision. je souris en coin, avant de m'éloigner vers ma chambre, histoire de ne pas être déranger par le volume excessivement fort de la télé. play. j'écoute son message. elle parle vite. la voix cassée, comme si elle était sur le point d'exploser. j'arrive presque à ressentir sa panique. mon coeur se brise en pensant à la moindre possibilité qu'il lui soit arrivée quelque chose. et même s'il lui arrive quotidiennement de m'appeler pour des conneries, la plus part du temps. mon coeur se serre encore et toujours, à chaque fois que j'entends sa voix en détresse résonné à l'autre bout du fil. car peu importe la gravité de ses problèmes, aussi banal il peut être parfois, elle ne sera jamais seule. non. parce que cette jolie poupée brisée est l'une des plus belles âmes qu'il m'est donné de rencontré depuis longtemps. je ne prends même pas la peine de la rappeler ou de lui envoyer un sms, ce serait perdre du temps. alors je me précipite vers ma penderie et j'enfile un vieux jeans et une veste, gardant ce chandail beaucoup trop grand, sur le dos. baskets au pied, j'attrape mes clefs avant de sortir de l'appart précipitamment, sous le regard intrigué de ma coloc. une fois à l'extérieur de l'immeuble, je prends le premier taxi que je croise, en direction de chez éléa. plus les minutes passent, plus je suis anxieuse. je cherche nerveusement mon portable dans les poches de ma veste, histoire de lui dire que j'arrive, que je suis en route. mais rien. je me maudis intérieurement en réalisant que mon portable était resté à l'appart. après quelques minutes, qui me semblait une éternité, le chauffeur me déposa devant chez éléa. je sorti en trombe du taxi, en lui lançant un billet de vingt et j'entra dans l'immeuble, grimpant les escaliers deux par deux. je frappe à la porte, aucune réponse. je tire donc la poignée de la porte et surprise, elle est déverrouillée. « éléa ? » du vacarme venant de sa chambre. je me dirigea vers sa chambre, dans cet appartement que je commençais à connaître un peu trop bien. je la vois. elle cherche quelque chose. mais quoi ? sa chambre est un vrai champ de bataille. elle se redresse et me regarde. je soupire, soulagée de la voir en un seul morceau et je m’élance vers elle, l'attirant dans mes bras, la serrant fermement. « ça va pas de me faire un coup pareil ? putain, tu m'as stressée grave. » je relâche mon étreinte et je me passe une main dans les cheveux en regardant le bazar. « tu vas finir par me dire ce qui se passe ou tu vas faire durer le suspens encore longtemps ? »   
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eden de cacharel

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MessageSujet: Re: c'est un s.o.s. (elsa&éléa) 5/6/2017, 03:52

un véritable champ de bataille, c'est ce à quoi ressemble ta chambre actuellement. plus un endroit où une chose ne traîne pas au sol, et tu continues de retourner ta chambre dans tous les sens à la recherche du trésor en quête. t'es là, courant dans tous les sens, perdue dans ta propre chambre. tes mains balançant les objets à travers la pièce, et ton esprit retrouvant des choses sans la moindre importance que tu cherchais des jours auparavant. des rappels de ton esprit, te chuchotant ah mais c'est ça là. pour finalement les balancer dans un coin de la pièce, les perdants à nouveau pour les rechercher dans les jours qui suivront. parce que l'unique chose qu'accaparent tes pensées et tes patins à glace. ces petits chaussons te permettant de voyager jusqu'au pays de ton imagination. ces petits chaussons te permettant d'alléger le poids de ton cœur. ces petits chaussons à l'effet magique sur ton être, te faisant oublier le monde t'entourant. t'en as besoin, un objet essentiel pour toi et tes rêves d'atteindre les étoiles. et l'idée de les avoir perdus pour toujours comprime ton coeur tellement fort que cela fissure une partie de celui-ci. ton coeur est lourd, ton coeur pèse dans ta poitrine. il te fait mal. et t'as peur. la peur formant une boule au creux de ton ventre et tes mains glissant entre tes mèches brunes à de nombreuses reprises. ta tête se secoue dans tous les sens. tu ne sais plus où donner de la tête. la vérité est que tu n'as certainement jamais trop su. mais là, les choses diffèrent. et les larmes se forment sous tes prunelles à cause du stresse montant dans ton corps. tu sais plus quoi faire. tu tournes en rond. les cent pas sont la réflexion qui va faire exploser ton crâne. silencieusement, tu supplies elsa t'arriver le plus rapidement possible, de te sortir de cette situation. toi, t'en perds la tête, tu en perds l'esprit, et le libre court à tes pensées. et faut croire, que tes prières, elle les entend elsa parce qu'elle apparaît soudainement dans ta chambre. tu te figes en la fixant de tes grands yeux d'enfant. ses bras t'attirent contre elle, sa chaleur enveloppe la tienne et ta tête se cache contre sa poitrine. t'entoures sa taille de tes bras, et la serres de toutes tes forces. les larmes s'échappent de tes iris, elles roulent le long de tes joues. des larmes de nerfs, des larmes de peur. comme une enfant de cinq ans. "ça va pas de me faire un coup pareil ? putain, tu m'as stressée grave." t'hoches la tête dans tous les sens pour t'excuser, la tête cachée contre sa poitrine. tu donnes l'impression d'être une enfant en train de se faire gronder par sa maman. n'est-ce pas un peu la situation se déroulant ? parce que tu ressembles plus à un gamin de cinq ans qu'une jeune femme de dix-neuf ans, éléa. mais t'as peur, t'as la peur qui transpire dans chaque parcelle de ton être. incontrôlable. "tu vas finir par me dire ce qui se passe où tu vas faire durer le suspens encore longtemps ?" tu ressors ta petite tête, le regard brillant de tristesse. tes prunelles se plantent dans les siennes. t'envoies un appel à l'aide, un s.o.s, t'a besoin d'elle pour les retrouver avec toi. et d'un regard, tu veux lui faire comprendre que c'est une question de vie ou de mort. du moins dans ta tête. "j'ai perdu mes patins, elsa !" les mots échappés. y'a comme un rappel à l'intérieur de toi. tu glisses tes doigts sous tes yeux, et retournes dans le champ de guerre. les affaires se retournent à nouveau, l'armoire à vêtements s'ouvre en grand et les vêtements veulent jusqu'à ton lit. t'avales difficilement ta salive. "faut que tu m'aides, elsa ! s'il te plaît..." y'a la détresse qui sonne dans le fond de ta voix. toi, tes patins, c'est un peu tout ce que tu as d'important dans la vie. la chose essentielle pour respirer librement, à la seconde où tu foules la glace froide.


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