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Bonjour Paris ϟ Eléa

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MessageSujet: Bonjour Paris ϟ Eléa 1/5/2017, 15:56


Somehow everything I own smells of you
Eva Niel & Eléa Dupin
La vie des autres semblent toujours plus belle. Seulement vue de l'extérieur. Sauf que l'autre, c'est un peu toi... Avec ses coups de sang, ses coups de chaud, ses coups de gueule hurler à la face du monde avec rage.
Avec désespoir.

L'autre, c'est celui qui blottit la bouteille de whisky contre sa joue.
Pour oublier les existences fauchés par les balle, celui qui demain, enfilera son costume trop grand et ses chaussures cirés, cravate gris perle resserrer autour du cou, cheveux tirés et gominés. Celui qui retournera manger au même café populaire et embrasser les stéréotypes comme on fait l'amour à une vieille amie. Celui qui se contente des gémissement ténu et mécanique.
Un cocon creux et stérile d'une irritable monotonie.

Et un jour, peut être que l'autre tombera le voile. Peut-être qu'il ôtera le masque d'homme respectable pour regarder la nuit étoilée. Et il se dira que c'est  tant mieux si le ciel est vide, car c'est comme ça qu'il est le plus beau. Exempt de ces étoiles qui lui brûlent la peau. Oui, un jour peut être que les ombres disparaîtront. Ces ectoplasmes qui prennent racine dans le regard pour fleurir dans les couloirs de l'âme. Peut-être qu'un jour ils disparaîtront comme par magie. Peut-être que l'autre guérira à coup de miracle. Avant de mourir. Une renaissance suivit d'une extinction. Et c'était tout ce qu'elle ne souhaitait pas Eva. Mourir. Disparaitre sans même un soupir.Mais pour Eva, l'autre n'avait besoin que d'une infirmière. Une grande escapade pour se sentir immortelle, avec quelques pilules blanche. Peut-être.

Dis mon chat, ça te dit de passer la soirée chez moi?

C'était sortit de nulle part.
Assise dans la moiteur estivale d'un printemps naissant, elle s’abîmait dans le spectacle des hommes, de ces agitations de ces grands corps de géants vissé sur leurs chaises, agacement et frustration mêlé, main plaquée sur le téléphone en serre de rapace, marmonnement furieux éclaté contre la table au rythme des tapotements de leurs doigts. Dans ce brouhaha oppressant de soirée festive et légèrement ivre de cette liberté de vivre. Un cocon doucereux où rien ni personne n'aurait put extirper son âme paresseuse, un linceul glacial où même l'alcool ne semblait pouvoir l'atteindre.
Et c'était sortit de nulle part.
Entre un énième verre et l'ébauche d'un regard.
Juste un message.

Eva, elle aurait put disparaître, là, assise devant son verre, avachit sur sa causeuse à regarder les Champs Elysée comme au théâtre. Elle aurait put s'éteindre comme tant d'autre avant elle sans que quiconque ne le remarque. Alors oui Eva, elle observait - mais il n'y avait rien d'intrusif dans le regard qu'elle renvoyait. Il n'y avait pas d'attention excessive, il n'y avait pas de brûlure ou de menaces sourdes, comme elle en avait put en relever chez ses paires. Il y avait quelque chose de clair et de cristallin, de léger comme une plume, doux comme des fourrures tièdes, curieux comme ces airs enfantin de jeune filles en fleurs - il y avait quelque chose d'Eva dans ce regard là. Quelque chose de foncièrement faux posé sur les cafés parisiens.
Eva, elle inspirait beaucoup de chose.
A tord ou à raison, surement.

A boire ou regarder un film. Ou manger une pizza, pourquoi pas?

Oui Eva, elle inspirait beaucoup de chose. Et peut-être qu'il y avait de l'amour pour Eléa dans ces yeux là. Derrière les regards brouillards, derrière les rêves, derrière l'errance. Peut-être qu'à ses côtés, le mot amie prenait tous son sens. De ces moments où l'affection semblait lisible sur la douceur de son visage, où elle ne semblait vouloir rien d'autre que jouir de sa présence. Elle réapparaissait dans le quotidien d'Eléa avec la légèreté d'un courant d'air. Elle s'insinuait dans les pensés de celle qui avait lié sa vie à la sienne. Un soir d'automne d'un autre temps.
Amour tendresse, peut-être.
xoxo
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MessageSujet: Re: Bonjour Paris ϟ Eléa 11/5/2017, 19:50

l'encre de ton stylo se déverse sur les pages blanches de ton cahier. le flot de tes réflexions s'imprègne dans ce papier autrefois vierge. tu griffonnes les sentiments qui restent au fond de ton coeur, qui ne jamais s'y échappe à part à coup de crayon. une sorte d'échappatoire. un moyen de contrôler toutes ces choses qui s'imprègne dans ta tête sans que tu n'es le moindre contrôle. tu gribouilles les quelques mots traversant ton esprit voyageur. les lettres se suivent, s'enchaînent et les mots qui s'alignent ont souvent aucun sens. et d'autres fois, ils possèdent un sens que seul toi peux comprendre. et par moments, ils se donnent une nouvelle signification à ce mélange. c'est le bordel des lettres marqué noir sur blanc. un joli bordel qui te correspond, un étrange bordel que tu apprécies. tu ratures, tu réfléchis, tu marques, tu effaces et tu écris une énième fois. les pensées qui résonnent dans ton esprit qui s’inscrive, les pensées mystérieuses qui résonnent au fond de ton âme, celle que tu tais mais qui s’incruste sur le papier blanc du cahier. l'alphabet qui donne vie à cette feuille si terne. les syllabes qui s'échappent de ton crâne comme une libération. ton fessier installé confortablement sur le canapé, et le bruit du stylo contre le papier. quelques fois, le stylo se retrouve coincé entre tes fines lèvres, d'autres fois tes doigts s'infiltrent dans les fines mèches de tes cheveux les ramenant derrière ton oreille. quelques fois des soupirs t'échappent et d'autres fois, des sourires prennent forme au coin de tes lèvres. un mélange de fierté momentanée et de doutes persistants. t'es un peu perdue dans tes écrits, un peu perdue dans ton esprit, un peu perdue dans ta vie. la tête dans les étoiles mais les pieds ancrés dans le sol. parfaite contradiction. mouvement fluide de tes doigts tenant le stylo dans ta main gauche, tu graves ces mots sans sens mais avec une définition propre à toi-même, des petites particules qui marquent ton univers, restant inscrit dans les iris de tes prunelles. t'es dans ta rêverie enfantine. loin des problèmes qui enivrent ton quotidien monotone. y'a juste toi et tes pensées. y'a juste toi et tes rêves. juste toi, la princesse déchue qui garde la foi d'une paix irréaliste dans son être.

le téléphone sonne, résonne entre les quatre murs de l'appartement. le bruit qui éclate ta bulle, qui stoppe les mouvements du stylo et tes yeux qui clignent à plusieurs reprises. tu étais ailleurs, trop loin pour dire où. ta tête se tourne lentement à tes côtés où ton téléphone est déposé soigneusement. il vibre, s’extirpe une musique signifiant un appel. tu coinces le crayon entre les pages entrepris de ton carnet, le déposant fragilement sur la table base en face du canapé. et d'un geste habile, ta main attrape ton cellulaire. eva. tes sourcils se froncent sous l'étonnement, et les questions s'imposent sans contrôle dans ta tête. tu n'es pas longue à répondre, ton pouce qui glisse contre l'écran pour répondre à l'appel. l'appareil que tu déposes contre ton tympan et ton souffle qui résonne de l'autre côté. "oui ?" voix douce mais les questions qui brûlent tes lèvres. ta langue passe un coup rapide sur celle-ci, tente d'atténuer la curiosité qui brûle. et les rêveries qui se créer à nouveau dans ton esprit vogueur. eva, le souffle de fraîcheur printanière qui te permet de rêver en toute liberté, sans complexe, de tout ton coeur. jamais d'interdit, juste le coeur qui parle et la tête qui se tait. "dis mon chat, ça te dit de passer la soirée chez moi ?" sourire emplit de joie qui apparaît sur ton visage angélique. l'explosion de saveur agréable qui imprègne ton être. la proposition qui réchauffe les tourments de ton coeur. l'échappatoire de ta soirée. et peut-être le lieu où tu dormiras pour échapper à la froideur du foyer où tu persistes à vivre, le lieu où tu t'imposeras sans la moindre gêne. avec eva, qu'anime tes rêves les plus secrets, que tu veux accueillir dans ton monde étrange mais que tu n'oses pas totalement imprégner de ton air polluant. de peur qu'un jour, elle disparaisse dans une fumée d'amertume. sentiment partagé qui te tiraille mais joie non dissimulée. "à boire ou regarder un film. ou manquer une pizza, pourquoi pas ?" hochement de tête et le sourire immense qui orne tes lèvres. tu te lèves du canapé, ramassant de ta main libre ton carnet. et tu lâches presque un petit cri de surprise quand tes pieds nus rencontrent le carrelage froid. mais tu te retiens, te mord la lèvre, parce que tu n'es pas toute seule, du moins il y a eva derrière le téléphone et maman qui fait des choses secrètes dans sa chambre, rêvant des bras de papa. "bien sûr. je devrais être chez toi dans quelques minutes, peut-être trente au maximum." tes pas qui se dirigent vers ta chambre, le carnet que tu envoies sur le lit défait. tu fais quelques pas gracieux évitant le bordel présent dans ton antre. "ça te gêne pas si je dors chez toi ?" tes dents qui se plantent légèrement dans ta lèvre inférieure à plusieurs reprises, et la peur d'une réponse négative de traverse l'esprit. mais dans ce cas, tu vagabonderas jusque chez emeryck ou tu t'incrusteras jusqu'au bar pour retrouver séfia, ou ta marche te conduira jusqu'au studio de mélody. mais dans tous les cas possibles, tu ne crécheras pas dans ta propre maison ce soir. comme chaque soir depuis des années. le sac que tu prépares, les affaires extraites de ton armoire que tu roules en boule à l'intérieur de celui-ci. comme une gamine de six ans qui fait son sac pour dormir chez une copine. au fond, c'est ce que tu es, une gamine qui s'incruste chez sa copine pour dormir, sans permission. parce que tu n'en as pas besoin, que cela est inutile. des années que tu disparais pour ne revenir qu'à l'aube, telle une ombre. en attende d'une réponse, tu fermes avec difficulté ton sac à dos et le balances sur le lit, cherchant à nouveau des vêtements mais à enfiler pour la soirée cette fois. ne pouvant sortir vêtue comme tu l'es. pas question d'esthétique mais de raisonnement, le printemps arrive mais les nuits sont aussi froides que l'appartement où tu as grandi. froideur pesante, froideur étrange, froideur nostalgique qui jamais ne réchauffera ton coeur d'enfant.
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MessageSujet: Re: Bonjour Paris ϟ Eléa 11/5/2017, 21:04


Somehow everything I own smells of you
Eva Niel & Eléa Dupin
Tu vois, maintenant tu ris comme une enfant et tu dois te dire « Qu'est ce qu'on fou encore là putain ! » , de toute façon, tu as toujours pensé qu'il fallait être timbrée pour s'embarrasser de boulets aussi futile que les hésitations et totalement givrée pour ne jamais oser mordre la vie à pleine dent. Givrée ou alors n'avoir aucun respect pour tout ce que la vie pouvait offrir et il faudrait s'y aventurer juste pour pouvoir la goûter au moins une fois, la liberté. Quoi qu'il en soit, il y a de fortes chances que vous finissiez encore fourrée ensemble  à faire dieu seul sait où dieu seul sait quoi. Comme Bonnie et Clyde, mais sans Clyde et avec beaucoup de Bonnie et de cigarettes et d'alcool et sans aucune restriction.Rien que cette affirmation aurait été délicieuse à caresser, une friandise à la saveur épice. Elle riait. Vraiment, tu n'as jamais été douée pour rester longtemps au même endroit. T'aimes pas l'immobilité Eva. T'as toujours eu l'âme d'une nomade.
Alors t'envoies souvent les conventions se faire foutre sans oser le clamer à haute voix.

Quoi qu'il en soit, Eléa, elle avait besoin de toi comme d'une infirmière. Lorsque la nuit refermait ses crocs sur son palpitant et se faisait louve intrusive sous ses pupilles. Et qu'elle était tentée d'écumer les ruelles de la grande ville, frénésie mirifique de ceux qui depuis longtemps avaient perdu le sommeil tranquille.  Tu remercies Dieu de t'avoir donné un rythme aussi déglinguée même si t'as cru être un être à part et encore plus cheum que tu ne l'est déjà. Au moins comme ça tu pouvais répondre à l'appel. Un soir encore et toujours jusqu'à la fin. Heureusement que toi, ma belle, t'en sais rien de ce qu'elle pense là, maintenant, même si tu sais qu'après cette soirée t'auras le coeur tranquille, paisible, comme anesthésié le temps d'une vulgaire soirée. Quelle femme voudrait d'une amie comme Eva, aussi instable qu'Eva qui passe le plus clair de son temps à réfléchir à des trucs compliqués et à vivre sur le fil au rythme de ces balbutiement de jeune indépendantiste ?

Eléa.
Tu seras toujours ainsi, la fille à la chevelure parfaite près de cette chevelure brune éternellement en pagaille, l'air sophistiquée et pensive qui s'allume cigarette sur cigarette, avec l'ambition plein le front - malgré tout ce qu'on penserait - et qui se demande si le fait qu'elle soit amenée à tous les piétiner n'est pas une immense blague. Mais on fond, pour le moment, on s'en foutait bien non? Parce qu'il y avait ton étoile qui filait à travers la capitale. Parce que t'étais sa lumière. Et qu'à deux, vous vous prépariez à incendier la stratosphère.  

▬ Je te kidnappe mon chat. Tu rêves si t'espérais pouvoir repartir chez toi.

Un léger rire lui échappe. Toujours si nonchalante, à fixer la ruelle en contrebas, avant que le briquet ne s'en vienne embrasé le tabac froid. Viens Eléa, viens et regardes. N'était-elle pas comme tu l'avais laissé Eva? Un peu trop grande, un peu trop enfant. Un peu comme toi. Et sa voix glisse à nouveau à ton oreille. Comme une prière, comme une promesse. Comme une caresse.

▬  Et un jour El', je t'emmènerai à Madrid. Parce qu'il y a là bas un endroit où l'été ne meurt jamais. Un bar sur un toit. T'as l'impression de marcher en plein milieu du ciel, oiseau ou étoile c'est toi qui vois. Tu crois que si on essaie très fort on peut voler dis moi?  

Le sérieux avec lequel elle avait prononcé ces paroles, avec un rien d'ironique et de frondeur dans les pupilles, pendant qu'elle rejetait sa tête en arrière pour souffler un volute de fumé grisâtre la plaçait à mi chemin entre la franche déclaration et la moquerie. Une insouciance folle, dans les gestes comme dans les paroles.

▬  Ah, j'crois que c'est bon. Je te vois. Je descend te chercher chat.

Eva elle se relève à mi chemin entre le bond et la précaution, et va chercher son peignoir posé plus loin. Elle s'enroule dedans, glisse ses doigts dans l'encre humide de sa chevelure, déambule jusqu'au rez de chaussé pour prévenir Karl de sa visite. Drapée dans le tissu de satin, elle rit, sourcils arqués dans une moue ironique en la voyant arrivé, enroulant son bras autour du sien, crépitement volatile, exaltation des grains. Eléa, elle lui jette un regard en coin. Elle parait si fragile que la regarder trop fort, c'est déjà la violer un peu. Elle n'est même pas surprise de la voir déjà là, songe-t-elle avec incrédulité et amusement. C'est tout elles ça. Ces certitudes en bout à bout jetés à la face de tous. Quand ses doigts effleure sa tempe, elle lui attrape le menton en un grand étirement félin, et ses yeux peignent un éclat de rire.

▬  Prête à me supporter toute une nuit?
xoxo
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MessageSujet: Re: Bonjour Paris ϟ Eléa 18/5/2017, 21:56

les jours passent, mais les rêves persistent. le temps défile, mais les rêveries jamais ne se dissipent. toi, petite fille née avec des rêves plein la tête. toi, petite fille qui croit en la magie de ce monde. gamine qu'a le besoin incessant d'hurler à la liberté, de rêve d'un monde coloré où jamais le noir ne tâchera son beau tableau. quelques fois, les rêveries se fanent dans la routine monotone de ta vie passée. mais eva, elle est là, là pour ranimer la flamme de tes rêves. espoir qui réside au fond de toi. lumière au fond du tunnel. toujours là pour toi, toujours là comme ce soir où la monotonicité de ta vie t’affaiblissait. et il suffit d'un appel, un appel de sa part pour que ton coeur vogue dans d'autre horizons. tenue enfilée rapidement, chaussures aux pieds et sac sur les épaules. tu quittes sans te retourner l'appartement pour rejoindre le froid de la nuit. sautillant dans les ruelles sombres de la ville, naviguant dans les recoins des chemins que tu connais comme ta poche. "je te kidnappe mon chat. tu rêves si t'espérais pouvoir repartir chez toi." mots qui réchauffent ton coeur, mots qui font apparaître un doux sourire sur tes lèvres. t'es heureuse à l'entende de cette réponse, rassurée par ces simples paroles. tu sautilles de pavé en pavé, comme une enfant d'à peine cinq ans. t'es heureuse. t'es joyeuse. "je n'espérai pas rentrer chez moi... merci." ce n'est qu'un murmure. un fin murmure qui se perd dans la noirceur de la nuit. une vérité qui se dissipe d'entre tes lèvres, une vérité qui comprime ton coeur, une vérité qui te fait atrocement mal. naviguant dans les ombres de la nuit, en devenant une ombre à ton propre tour, tu te diriges à cette destination connue. "et un jour el', je t'emmènerai à madrir. parce qu'il y a là bas un endroit où l'été ne meurt jamais. un bar sur un toit. t'as l'impression de marcher en plein milieu du ciel, oiseau ou étoile c'est toi qui vois. tu crois que si on essaie très fort on peut voler dis moi ?" tu t'arrêtes. juste quelques secondes. les paupières qui se ferment. ton imagination débordante qu'insinue des images imaginaires de cette ville qu'est madrir. et l'impression de sentir le vent s'infiltrer dans tes cheveux bruns, d'entendre les oiseaux chanter aux creux de tes oreilles, de sentir le sable fin te chatouiller les orteils. tu te mets à rêver, aux mots qu'elle échappe de l'autre bout du fil. tes pas s’accélèrent, ta marche devient course. est-ce qu'eva se rend compte de l'impact de ses mots sur toi ? très certainement que non. pourtant, ses mots ont un impact directement sur ton coeur. te redonne goût à la rêverie qui arrive à t’écœurer, la rêverie qui jamais ne sera atteinte quand le raisonnement de la tête dépasse les envies du coeur. "madrir a l'air d'être une ville magnifique." fin soupire qui s'échappe d'entre tes lèvres, et petit sourire qui y prend place. tes dents mordent l'intérieur de ta joue, contrôlant les rêveries trop grandes de ton âme. mais c'est impossible, pas aux mots qu'eva prononce. "je veux voler, comme un oiseau. j'y crois. je veux briller comme une étoile. j'y crois." pensées inavouées, promesse faite à demi-mot. t'es sérieuse, tes mots sont calmes, prononcés avec une voix tremblante, surpassé par l'espoir de réaliser les rêves irréalisables de ton être. ta marche ralentit, ta destination prend forme autour de toi. t'es arrivées, et t'as le coeur qui bat à cent à l'heure. juste parce que tu vas la rejoindre. elle, et vos rêveries. l'endroit où tes songes ne seront jamais jugés, où ils seront même partagés. un paradis dans l'enfer de la réalité. "ah, j'crois que c'est bon. je te vois, je descends te chercher ." hochement de tête et petite onomatopée qui reste coincé dans le fond de ta gorge. tu raccroches l'appel, et continues d'avancer jusqu'à voir la silhouette de la demoiselle qui s'approche de toi. un simple regard échangé, et le sourire qui brille sur ton visage. tu cours presque jusqu'à elle, comme une gamine qui retrouve sa copine après les vacances. tu sens ses doigts qui t'effleurent, tu sens sa présence. et tu sens ton coeur qui s'adouci, où les inquiétudes, les peurs s'envolent et où le plaisir de l'instant laisse une trace indélébile. "prête à me supporter toute une nuit ?" tu lâches un petit rire, et hoches une nouvelle fois la tête. eva, t'es prête à la supporter jusqu'au bout du monde, jusqu'à ton dernier souffle. t'es prête à tout juste pour passer quelques moments avec elle, là où sous tes prunelles enfantines, tes songes peuvent avoir l’espoir infime d'un jour se réaliser. rien que pour cette sensation, rien ne te semble insurmontable "comme-ci tu étais dur à supporter. qu'as-tu prévu pour cette soirée ?" tu ris en déposant délicatement tes lèvres contre sa joie. et ton bras glisse sous le sien. cette nuit sera la nuit où rêve deviendra réalité et où réalité deviendra souvenir éphémère.
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