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You're my precious flower ϟ Candice

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MessageSujet: You're my precious flower ϟ Candice 8/5/2017, 01:28


Do you miss me?
Eva Niel & Candice Mauricet
C'est peut être le bruit de la porcelaine en posant le couvercle du sucrier,  ou l'odeur des boiseries mêlée à celle des livres anciens de la bibliothèque. Ou alors, la nostalgie resurgissait en trempant ses lèvres dans un thé d'exception ou au détour d'une bouchée dans un des biscuits au goût d'enfance revisité par un quelconque chef étoilé. Ce qui est certain, c'est qu'en entrant dans ce salon de thé après l'inépuisable valse de l'université, Eva avait presque l'illusion de recouvré un repos bien mérité.

Eva.
Il paraît que tu ne dors pas.
Il y a toujours un endroit dans ton cerveau qui se heurte aux parois de ton crâne. Ca cogne, ça s'agite, ça éviscère quelques pensées dans une embardée des neurones. Ca s'appelle méditer. Beaucoup de calculs se déroulent à cette altitude, sans aucun ordre, dans des formes abstraites qui ne veulent rien dire - un peu comme un langague à la fois inconnu et, c'est dérangeant, familier -. Ce sont des fonctions et des équations sculptées à même la matière grise. Il paraît que tu réfléchis trop Eva, il paraît que tes cellules sont toujours en mouvement. Dans cet excès perpétuel qui allume des néons dans tes hémisphères et creuse les sillons de tes cernes, tu t'éboules comme une statue vétuste, figée par le temps, les pieds sur une corniche. Il faut que tu laisses reposer tes méninges. Ton corps ne suis plus, ta chair faisande depuis longtemps sous des couches inamovibles de folle intelligence. Et l'autre te murmure ; ça vaut pas le coup.
Il te murmure ; t'es valétudinaire.

Là-haut dans la tête d'Eva se passent des choses étranges. Il y a un balancement qui n'a pas lieu d'être et des cliquetis sans métal. C'est un léger rideau de butane jeté là sur les brindilles dès que la brune se penche, et dès qu'une étincelle dans ta cervelle foisonnante trouve quelque chose à manger, ça prend feu. Ça explose. Tout ne se consume qu'après des jours et elle n'a plus à les compter ; elle sait déjà tout sur le bout des ongles manicurés.

Elle s'abstenait de donner une teinte particulière à ses gestes et à ses traits quand elle passait dans les couloirs et quand elle regardait quelqu'un ; cette fille aux cils ourlés; parce que personne n'en valait la peine. Elle n'avait pas d'eau valable dans laquelle diluer ses pigments. Il n'y avait pas d'écho intéressant quand son regard rencontra Candice. Candice, Candice. Palalap, Candice. Fantôme Candice, discrète Candice. Il lui manquait quelque chose, un je ne sais trop quoi qui devrait brillé au fond de son regard.

Combien de temps tu crois qu'il lui faudra pour s'écrouler? Un jour, deux mois? Peut être un peu plus, peut-être même moins.

C'est tout du moins ce qu'elle avait songé la dernière fois qu'elles s'étaient retrouvée.
Eva, elle aimait ces regards hagards qui se posaient parfois sur son visage. Air déconnecté des nymphes trop vite échouées. Il y avait quelque chose entre elle et les catacombes, qu'on lui pardonne si elle en perdait la mémoire, un pilier de bar, depuis le départ, l'envie de se battre qui guide les pas, la bave au coin des lèvre, dans un piteux état. Ancienne prostituée, des mots si ce n'est de corps, garce du lycée et salope civilisée. Le ciel en soit pardonné si jamais personne n'avait sut la corrigée. Elle avait préférée l'art de la chaire à la voie de la mendicité émotionnel. Amour factice récolté aux creux des draps, distillé aux gré des pages. Eva démystifiait. Eva mettait en évidence. Du mouvement de son dos quand elle se retournait à demi, elle, des rigoles creusées sur son visage quand elle la voyait, rebroussant chemin. Eva, Eva. Elle dépose son épais roman et abandonne sa table, avançant vers la jeune femme en grande enjambée chaloupée.
Aujourd'hui, mademoiselle avait envie de s'amuser un peu. Elle avait envie d'être nostalgique, le coeur tendre et les lèvres graciles.
Elle avait envie d'être candide en tentant la main à Candice.

▬ Candice, est ce que tu te souviens de moi?

Oh oui, Eva, elle avait envie de ressortir les vieilles photos de familles. Celles où deux gamines en robes d'étés buvait sodas et thés glacés au bord de la piscine de leur propriété. Un large sourire prit place sur les délicieuses lèvres d'Eva. Et cette façon de se tenir comme si le monde lui appartenait. Cette manie de laisser son regard courir sur le visage de Candice comme si elle redécouvrait un  nouveau mystère, conquérait une nouvelle terre. Eva et sa manière de regarder Candice comme un objet précieux, comme si elle comptait toujours un peu. Elle glissa sa main sur la joue de la jeune fille avant de replacer une mèche rebelle derrière son rebelle.
Elle semblait si gentille Candice, si semblable à l'adolescente docile de ses souvenirs.

▬ Pardon pour la familiarité, je crois que ma manie d'être tactile ne s'est pas amélioré avec le temps.

Et de mauvaises habitudes Eva, elle en était pétrit. Foutu gamine à qui on avait trop souvent dit oui.
xoxo
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MessageSujet: Re: You're my precious flower ϟ Candice 8/5/2017, 09:57



"Eva & Candice "



 

J'étais fatiguée. Je ne pouvais pas dire le contraire. Et en plus, j'avais l'air fatiguée avec ces cernes qui me mangeaient une partie du visage. Fatiguée de toutes ces émotions négatives qui m'entouraient et qui entouraient la famille Mauricet depuis de trop nombreux jours maintenant. Papa arrêté, papa accusé de voler l'argent du contribuable. Papa coupable. Maman qui s'effondre, ne supportant pas ce poids sur ses épaules, alors que ses enfants auraient besoin d'elle à cet instant précis. Les médias qui se font un plaisir de jeter l'épouse et les enfants en pâture à l'opinion public. C'est pathétique et inhumain. L'aîné de la famille, celui que j'aime appeler L'Ombre, qui ne cesse de s'énerver quand je le questionne ou que je demande ce que je peux faire pour le soulager. "Ce ne sont pas tes affaires Candice. Laisse-moi tranquille." Sauf que oui, ce sont mes affaires. Ce n'est pas lui qui se fait attendre à la sortie de son service dans le restaurant où il bosse. Quelques fois, les paparazzi me suivent même sur un scooter pour quelques photos volées. Pourquoi, je ne sais pas. Mon quotidien est tout ce qu'il y a de plus normal. Je me lève le matin, je pars au travail, j'en sors et je rentre chez moi. Je vois des amis quelques fois, pour boire un café, ou sortir m'amuser. Dans ces moments-là, ils ne sont pas là et tant mieux.

Aujourd'hui, c'était mon jour de congé. Eloi n'était pas à la maison, et après avoir fait la grasse matinée j'avais décidé de sortir un peu pour me promener. Il faisait bon à Paris, le printemps avait annoncé son grand retour. Et heureusement, parce qu'il n'y avait rien de plus déprimant qu'une Paris grise et terne. J'avais vaqué dans les ruelles de la capitale, avant de m'arrêter devant un café. J'avais soif, et les pâtisseries dont ils vantaient les qualités avaient fini par attirer mon attention. J'avais donc poussé la porte de l'établissement, regardant les notifications que j'avais raté sur mon téléphone, avant de me diriger vers le comptoir. Un chocolat viennois, et je vais vous prendre une part de Red Velvet s'il vous plait. J'adressai un sourire aimable à la serveuse/caissière, ignorant son fameux regard. "Je ne l'ai pas déjà vue quelque part cette nana?" Oui, sûrement. Mais oublie. Je sors les quelques euros que coûte ma commande, le temps que mon chocolat soit préparé, et m'accoude au bar. Jusqu'à ce que je sente une présence à mes côtés, et que je me tourne dans sa direction. Candice, est ce que tu te souviens de moi? me demanda une jolie jeune femme au regard bleu perçant. Bien sûr que je me souviens d'elle. Eva Niel, ma meilleure amie d'enfance. Je n'ai plus eu de ses nouvelles depuis quelques mois maintenant, mais ce n'est pas pour autant que je l'ai oubliée. Bien sûr, lui assurai-je avec un petit sourire. Revoir quelqu'un qui me connait d'avant toute cette affaire... Ca fait du bien. Plus que ce que j'aurais pu imaginer.

Je fronce légèrement les sourcils en la sentant remettre l'une de mes longues mèche de cheveux en place, ne m'attendant pas réellement à un geste autant familier après autant de temps. Pardon pour la familiarité, je crois que ma manie d'être tactile ne s'est pas amélioré avec le temps. Après une vague hésitation, je hausse les épaules avec un léger sourire. Mais je n'ai pas le temps de répondre que la serveuse vint déposer mon plateau devant nous. Merci, fis-je simplement avant de me tourner à nouveau vers Eva. Tu es toute seule? demandai-je en regardant par-dessus son épaule, cherchant à voir si quelqu'un nous regardait en attendant son retour. Ou on se tient mutuellement compagnie? Je ne voulais pas non plus lui imposer ma présence, mais être avec quelqu'un occupait toujours mes pensées. C'était agréable.


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MessageSujet: Re: You're my precious flower ϟ Candice 8/5/2017, 11:47


Do you miss me?
Eva Niel & Candice Mauricet
Eva, Eva, elle avait le coeur plein d'espoir.
Il y avait cet écho qui résonnait encore à ses oreilles et plus encore. Il y avait les vestiges des bâtisses embourgeoisées qui s'entassaient sous ses rétines. Un visage familier, traits poupons et lèvres fendillés, une étreinte contre son corps d'enfant au plus grand des plaisirs - le plus innocent aussi. Elle s'y insinuait doucement, avec son teint halée, avec ses pupilles grande ouverte comme des miroirs - c'était peut être bien moins que ça. Candice remuait le miasme entremêlés de ses souvenirs presque oubliés, de sentiments occultés.  Alors, son regard embrassa les courbes de son visage, elle vit tout ce qu'il restait de l'enfant, tout ce qui s'était dessiné chez cette presque femme - elle se remémorait déjà les teintes de son rire, les nuances de ses sourires. Même si, au fond, tout au fond, elle aurait préféré ne jamais les recroiser, ces fantômes de sa vie passé.
Les sombres silhouettes d'une vie presque oubliée.

Parce que là d'où elles viennent, derrière les sourires de façade, ça pousse, ça hurle, ça cri et ça complote, ça se cogne, ça se tape, ça se fait mal, ça veut s'imposer et toujours tout secouer. C'est un drôle de bordel, ces vieilles sociétés, une putain de jungle d'or blanc et de diamant. C'est moche, c'est gris, c'est sombre, c'est le coin où tout les fortunés tombent. . Là bas, ça deal, ça vend, ça se vend, ça magouille, ça trafique. Au fond, la seule différence avec ces banlieues tant redoutées de la périphérie, ce sont les Rolex et les costumes Armani. Mais elle était douce parfois, cette folie débridée, cette insolence effrénée. Elle séduit, elle attire, elle vous berce par ses caresses, par ses soupires, par sa liberté factice. La richesse, c'est cette paix en robe d'agonie. C'est cet amour authentiquement pourrie. Ce refuge au milieu de la forêt moderne. Et elle s'y accrochait un peu, Eva. Parfois il lui semblait qu'elle ne voulait pas vraiment en partir. Qu'il lui aurait manquer, ce putain de voisin avec sas frasques qui ne finissent jamais, cette mère avec son gosse sous le bras, ce père, ce frère. Son entourage. La richesse, c'était l'ardeur qui court dans ses veines, c'était son insolence, son audace et son mordant. Elle ne lui faisait pas peur, à Eva. Elle vivait autour d'elle, en elle. Comme un animal sauvage que le monde voudrait tenir en cage. Et si elle en était le coeur, la fortune et ses actionnaires n'en était que les piliers tangibles.
Un putain de plaisir brute.
Un bonheur occulté par un futur faussé.

Mais peut-être - peut-être s'y trompait elle. Peut-être n'était ce là qu'une obscure illusion surgit des flots tumultueux de son inconscient. Peut-être bien que Candice n'était qu'une haute stature semblable à tant d'autres, une énième enfant perdue dans les dédales de la grande ville. De la vie. Peut-être bien que mademoiselle était simplement d'humeur neurasthénique.
Un souvenir parmi tant d'autre, à enfouir, enfouir jusqu'à ce qu'il ne puisse plus fleurir.  

▬ Oui, je viens ici pour le calme. Peu de gens connaissent cet endroit.

Un sourire moqueur sur ses lèvres charnues, des rires en tintement de grelots dans le creux de la gorge. Elle fourre sa main dans sa tignasse brune, cette impression de déjà vu, elle lui collait à la peau. Rien à faire pour s'en débarrasser. Comme si elles étaient destinés à rejouer sans cesse les mêmes scènes, reproduire éternellement les mêmes schémas. Thés glacés et bavardages, petits gâteaux et rires de joies. Eva et Candice. Candice et Eva. Candice.Elle lui était familière tout en demeurant singulièrement étrangère. Et Eva, elle aurait aimée chercher ce secret à même la peau mate, cueillir le fruit de ses interrogation à la source la plus tendre qui soit - sa bouche: Jusqu'à quel point un scandal national vous changeait une femme?

▬ Pourquoi pas? Il serait idiot de faire table à part.

C'est presque trop, presque trop enrobée de son habituelle désinvolture, de cette indéfectible nonchalance qu'on s'en étonnerait presque, mais ça en devenait peu à peu une vérité immuable: Eva était d'un naturel sans gêne. Eva, Eva, elle était partout comme chez elle.
Dans sa presque courtoisie.
Dans son comportement.
Elle inclina son menton, la détaillant un peu plus en avant.
Elle rit encore - puis, un soupir, les yeux qui se lèvent vers le ciel, c'est un souffle lâché presque pour lui même, faussement candide. Après tout, elle sentait son regard glissé sur elle, elle le sentait aussi sûrement que si ses mains avaient courut dans le creux de ses reins. Ces iris embrassaient les courbes de son corps comme d'autres évalueraient un nouveau mystère. Que peux tu bien vouloir, enfant? Qu'est ce qui peut bien te ramener vers mes rivages à présent?
Eva n'eut que le goût de sourire en s'en allant chercher ses affaires avant de venir s'asseoir en face d'elle.  
Jouons à être grande Candice.

▬ Alors dis moi tout, comment vas tu?

Elle prit le temps de porter sa tasse de thé à ses lèvres, jambes croisé et la tête au creux de la main. Au fond, elle devait bien s'en douter. Avec un soupçon de fatalisme.  Que sa petite vie tranquille devenait un véritable calvaire. La presse s'était faite un devoir d'informer chaque quidam de la crasse qui entachait à présent le nom Mauricet. Simple et efficace. Sans aucune finesse, mais toujours d'une redoutable efficacité. Il fallait bien quelque chose pour animer les soirées de la ménagère coincée dans son hlm. Une légitimité à la colère comme à la haine.Quelque chose qui soufflerait à son oreille "J'vaux mieux que ces gens là moi. J'suis honnête, intègre, et je ne vole pas les autres pour acheter mon pain". Alors oui, tout ce lynchage médiatique n'en devenait que légitime. Simple justice populaire. Les femme, les enfants, les frères et les soeurs ne sont en vérité que des dommages collatéraux. Et qui se souciait des assiettes cassés lorsqu'on avait déjà endommagé le meuble d'acajou qui les soutenait?
xoxo
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MessageSujet: Re: You're my precious flower ϟ Candice 13/5/2017, 10:45



"Eva & Candice "



 
Il est vrai qu'Eva revenait de temps à autre dans mes souvenirs, ou dans mes discussions. Je n'avais pas réellement gardé énormément de liens avec les personnes que j'avais rencontré au lycée. J'avais un solide groupe de copines sur qui je peux compter, mais les connaissances se font et se défont au fil du temps. Eva, par contre, avait été celle que je considérais comme ma meilleure amie pendant de nombreuses années. Normal que j'ai donc une certaine attache avec elle quand même. Même si nous nous étions éloignées lors de l'adolescence. La revoir me faisait plaisir, et je me demandais ce qu'elle devenait. Quoiqu'il en soit, je ne m'attendais sincèrement pas à la croiser ici. Mais passons. Oui, je viens ici pour le calme. Peu de gens connaissent cet endroit. J'approuvai d'un signe de tête. Ce salon de thé me donnait parfois l'impression d'être le chaudron baveur d'Harry Potter. Peu de personnes connaissaient son existence et tout le monde semblait passer devant sans y jeter un coup d'oeil. J'avais par la suite demandé à Eva si elle était seule et si elle souhaitait m'offrir sa compagnie. Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais sorti un bouquin de mon sac et savouré ma commande tranquillement. Et seule.

Mais Eva semblait être seule également. Pourquoi pas? Il serait idiot de faire table à part. Je lui offris un nouveau sourire. Je suis assez d'accord oui. Je suivis Eva avec mon plateau jusqu'à la table qu'elle venait sans doute de quitter, avant de m'asseoir en face d'elle. Mon plateau déposé devant moi, je me débarrassai de ma veste et de mon sac, que je déposai sur le fauteuil à côté de moi. Mon regard se reporta par la suite sur Eva, presque timidement. Il était étrange de la revoir après autant de temps. Je me demandais quelle opinion elle avait de moi, désormais. Alors dis moi tout, comment vas tu? J'hésitai une seconde, durant laquelle je me demandais quel était le réel fond de sa question. Peut-être souhaitait-elle avoir mon opinion sur ce que je vivais? Après tout, je n'avais plus grand chose à cacher. Fatiguée,
comme le 90% des parisiens, je crois...
répondis-je avec un léger sourire en coin, avant de prendre une gorgée de mon chocolat viennois. J'essuyai la crème fouettée qui s'était déposée sur ma lèvre supérieure, avant de continuer. J'ai un travail vraiment sympa, je bosse dans un restaurant trois étoiles au centre de Paris. Je n'ai pas trop à me plaindre...
Et toi alors?
demandai-je curieusement en la regardant. J'avais volontairement évité le sujet de mon père, me demandant si elle l'amènerait sur le tapis.



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