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Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie

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eden de cacharel

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MessageSujet: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 11/5/2017, 01:24



"Billie & Séfia "

Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets.



Ce soir Séfia avait besoin de repos, totalement épuisé depuis quelques jours elle a dit à Emeryck qu’elle prenait sa soirée. Le mariage la stressait totalement. Chaque matin, elle se levait avec la nausée. Son monde était en train de changer et ça lui faisait peur. Elle avait peur de la suite. Elle avait peur de l’épée de Damoclès qui se balançait au-dessus de sa tête. La Russie l’appelait et elle avait peur de devoir y retourner. Tout en marchant elle fait tourner sa bague autour de son doigt. Sa relation avec son futur mari était étrange, peu de gens la comprenait vraiment, elle-même doutait parfois de ce qu’elle faisait. De sa santé mentale. Mais vraisemblablement elle n’était pas capable de le quitter. Il semblait s’être incrusté sous sa peau, dans son cœur, comme un tatouage recouvrant son âme. Sa curiosité l’avait mise devant le fait accompli, il n’était pas si insensible à elle non plus. Elle savait qu’il n’était pas insensible à son charme, elle n’en avait jamais douté, mais elle avait lu ses sms échangés avec Lionel. Elle n’avait pas encore réussi à lui dire la vérité sur ce qu’elle-même, ressentait vis-à-vis de lui. Dire je t’aime. C’est un pas important. Un pas qu’elle n’a jamais jugé bon de faire. Du moins elle ne l’avait jamais fait de son plein gré. Les mots n’étaient pas importants pour elle finalement. Ce sont les actions qu’elle juge. Les mots ne changeaient rien. Ils pouvaient être empreint de mensonge, elle le savait mieux que personne, les actions parlaient plus que les mots. Séfia ne savait pas vraiment ou aller, comme si une fois sortie de son environnement elle était perdue. Pourtant elle avait vécu plus de six mois dans ses rues avant de rencontrer Em’. Elle connaissait Paris mais c’était différent à ce moment-là. Toujours sur le qui-vive. Ne jamais savoir où elle dormirait ni si elle pouvait manger. Elle n’avait pas le temps de visiter la ville. De profiter de l’attrait de la capitale. Ce soir, elle se sentait perdue et elle errait simplement sans but. Jusqu’à ce que son regard se pose sur un bar. A croire qu’elle ne pouvait pas rester loin d’un bar plus d’une journée. Elle a poussé la porte de cet endroit qu’elle ne connaissait pas, en tournant la tête pour admirer la clientèle elle a stoppé ses recherches. Son regard s’étant posé sur le visage d’une femme qu’elle connaissait. Billie. Et elle n’était pas seule en plus. Un homme était assis face à elle et semblait tenté de la séduire. Il était plutôt mignon et sa technique semblait bonne. NON ! Hors de question qu’elle laisse faire ça. Le regard hanté de son ami lui revient en mémoire. Lorsqu’il parle d’elle sa tristesse est tellement énorme que Séfia la ressent à travers ses paroles, sa manière de réagir. Elle ne pouvait pas faire grand-chose pour eux. L’amnésie de Billie. La fuite de Lionel. Ses paroles lui reviennent en mémoire, elle mérite mieux. Qui Lio ? Elle mérite qui de mieux ? Ils étaient parfaits l’un pour l’autre. Peu importe que Billie ne se souvienne pas. Peu importe que Lio soit déjà plus ou moins en couple. Ils étaient faits l’un pour l’autre. C’est avec cette idée en tête que Séfia est allé jusqu’à la table ou Billie et le séducteur de pacotille discutaient. C’était totalement idiot, qu’est-ce qu’elle dirait ? Billie la connaissait mais ne se souvenait pas d’elle, avant l’accident. Elles se connaissaient mais n’étaient pas amies non plus, elles n’en n’ont pas eu le temps. Si Lionel venait à apprendre que Séfia avait encore des relations avec la jeune femme il le prendrait peut-être pour une trahison, mais ça lui était totalement égal. Elle ne prenait parti pour aucun des deux. Enfin si, pour le coup-là, elle prenait parti pour Lionel. Et Séfia n’aimait pas du tout prendre parti, se mêler de la vie des gens. Bordel qu’est-ce qu’il lui arrivait en ce moment. D’abord elle a fouillé le portable de son amant. Maintenant elle se mêlait de la vie de son ami. C’était n’importe quoi. Et ça lui retomberait sur la gueule à un moment elle le sait. Et pourtant… « Bonsoir Billie ! » Un sourire amical se dessine sur le visage de la jeune femme. Elle s’assoit nonchalamment à leur table sans demander la permission. « Je n’interromps rien d’important j’espère. » Oui. Séfia était bonne comédienne quand elle le voulait. Et vraisemblablement elle pouvait se transformer en peste pour protéger ses amis d’un futur cœur brisé.

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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 25/5/2017, 21:50


LES AMIS T'OUBLIENT COMME UNE CHANSON
(sefillie) sefia udinov-white ft. billie carpentier
T'es pas du genre à faire une croix sur l'amour, mais tu freines des quatre fers depuis ton accident. D'ailleurs, tu freines pour pas mal de choses, délaissant la moindre de tes envies d'hier au profit de tes présentes craintes, de tes doutes et des innombrables interrogations à venir. Tu vis dans un brouillard permanent, une brume opaque qui t'empêche de vivre aussi légèrement que tu te le permettais encore il fut un temps. Pourtant, tu t'efforces de le faire, aimant à profiter de chaque infime détail de la vie comme si tu redécouvrais chaque jour ce nouveau bouquin à la première de couverture attractive. Tu voudrais bien te délecter de tous les chapitres qui suivent comme tu te le promets tous les matins en posant les pieds au sol, mais force est de constater que ce n'est pas si simple. Tu t'sens comme un nouveau-né lâché dans un monde trop grand pour lui. Un monde trop complexe. Un monde qui va trop vite et qui tourne sans toi parce que t'as pas d'autre choix que de stagner. Alors franchement, malgré les remarques incessantes de ton entourage, ça ne t'intéresse pas vraiment d'occuper ton coeur à autre chose qu'à pomper ton sang.
Lui, tu l'as rencontré il n'y a pas plus d'une demi-heure, alors que Lana venait de quitter les lieux de votre rendez-vous entre filles. Loin des éternelles disquettes lourdingues, lui, il t'a abordée d'une si jolie manière que tu n'as pas eu la foi de refuser – ni l'envie pour être honnête. Avec le recul même minime que tu as désormais, tu dois bien avouer que tu ne regrettes pas. Il est mignon, gentleman. Il a de la conversation et te semble plutôt cultivé. De quoi passer un bon moment, au moins aujourd'hui. Qui sait ce qu'il adviendra demain ? Tu ne te poses aucune question alors que tu as l'agréable sensation de voguer vers un souffle nouveau qui te fait le plus grand des biens. Et puis tout à coup, l'ancre est jetée, tu reviens à la réalité. « Bonsoir Billie ! » Une voix qui pétille comme des bulles de champagne dans l'oesophage. Une voix douce et chaleureuse comme une brise de printemps. Une voix familière que tu apprécies malgré la pointe d'impertinence qui l'anime à cet instant. Si tu n'étais pas si naïve, tu pourrais presque croire qu'il y a baleineau sous gravillons tant son culot est inhabituel pour toi. Mais ton esprit bâti de 90% de candeur est bien incapable d'imaginer une quelconque mauvaise intention de la part de Séfia, même dissimulée sous un amas de faux-semblants. Tu la sais bienveillante la jolie russe. Elle l'a toujours été en dépit des quelques zones d'ombres qui planent parfois entre elle, toi et de mystérieux non-dits liés à un passé encore trop flou. « Sef ! » tu salues avec une enthousiasme non dissimulé mais un arrière-goût de gêne à peine perceptible. D'ordinaire, les gens évitent de s'imposer dans la situation qui est la tienne. Mais au lieu de ça, Sefia fonce dans le tas, faisant couler sans une once de scrupule ce qui s'avérait jusqu'à maintenant être un rencart plutôt intéressant. « Je n’interromps rien d’important j’espère. » Un sourire crispé étire tes lèvres alors qu'un lourd silence s'impose suite à cette question plutôt surprenante. Il te paraît bien évident que si, elle interrompt quelque chose. Tu es toutefois bien trop polie pour le lui signifier alors tu secoues timidement la tête, répondant finalement par la négative. « Bien sûr que non, ne sois pas bête ! » que tu t'exclames en faisant virevolter l'une de tes mains dans les airs. Ton compagnon pourtant se racle la gorge, comme pour signifier la gêne occasionnée par la soudaine présence de Sefia. Tu n'y fais pas réellement attention, préférant les présenter l'un à l'autre pour commencer. « Sefia, je te présente Antoine. Antoine, Sefia. » De légers sourires courtois s'en suivent en guise de salutation. Tu attends patiemment la fin de cet échange aussi insipide soit-il avant de reprendre la parole. « Qu'est-ce qui t'amène ? Tu n'es pas au bar d'Emeryck ? » Tu dois bien avouer que ça t'intrigue de la voir entre les quatre murs d'un autre bar que celui que tu lui mentionnes, notamment parce qu'elle t'a toujours sembléé très attachée à ce lieu émotionnellement. « Euh, tu... Tu veux peut-être t'installer ? Prends une chaise si tu veux. »
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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 29/5/2017, 01:59



"Billie & Séfia "

Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets.




Qu’est ce que tu fais Séfia ? Qu’est ce qu’il te prend ? Tu ne te mêles pas des affaires des autres d’habitude. Surtout pas comme ça. La voix de sa conscience avait beau hurler dans sa tête. Elle ne pouvait empêcher ses jambes de parcourir les quelques mètres qui la séparaient de Billie. Elle savait que c’était n’importe quoi. Elle savait qu’elle outrepassait les limites. De la convenance. De l’amitié. De la confiance. Mais là ? Elle ne réfléchissait qu’avec son cœur. Pas sa tête. Et son cœur lui murmurait à chaque fois les paroles de son ami. Pourquoi je m’accroche ? Elle voulait que son ami s’accroche pour quelque chose. Pas seulement pour des souvenirs. Pas seulement pour des sentiments qui semblent effacés, dissipés, envolés dans les méandres du cerveau de Billie. Alors elle s’approche, tranquillement, elle met les pieds dans le plat, elle n’hésite qu’un quart de secondes. Et sa bouche s’ouvre. Et ses paroles s’envolent dans le bar brisant l’ambiance entre les deux personnes. Et Séfia a des remords. Elle se sent mal de faire ça. Mais c’est trop tard. Billie, la gentille Billie lui présente son ami. Son ami qui a l’air tellement ravi de rencontrer la Russe. « Bonsoir Antoine. » Sourire d’hypocrite sur les lèvres de la blonde. Regard électrique. Tous se passent en un instant, une seconde de flottement durant lequel Billie ne pouvait pas apercevoir son visage. Une seconde durant laquelle Séfia démontre au séducteur du dimanche qu’il n’avait pas intérêt à être là. Elle lui parle d’Emeryck. Du bar aussi. Et la barmaid hausse les épaule en souriant. « Non. C’est mon jour de repos j’avais envie de voir d’autres horizons. » D’autres horizons ? Un autre bar. Comme c’est étonnant de sa part. Et elle lui dit de s’asseoir et la blonde elle ne refuse pas évidemment. Elle s’incruste. Elle peut voir les éclairs dans le regard de cet Antoine. Mais elle ? Elle ne perd pas son sourire. « C’est adorable Billie. Merci beaucoup. » Boum. Elle s’installe. Sous le regard acéré de l’homme en face d’elles. « Ça fait longtemps que je n’ai pas vu. Comment tu vas ? » Et là elle était sincère. Elle n’avait aucune arrière-pensée elle se souvient de l’altercation entre elle et ces hommes. Lionel lui avait répondu mais il n’était pas dans la tête de Billie. Physiquement peut être qu’elle allait bien. Émotionnellement ? C’était peut-être une autre histoire. Antoine se lève en marmonnant qu’il va chercher des consommations. Alors elle relève ses yeux bleus vers lui et sourit doucement. « Oh tu vas chercher à boire Antoine ? Tu peux me ramener un coca aussi ? » Il marmonne un d’accord dans sa barbe et s’en va jusqu’au bar. À ce stade ce n’est même plus être dans l’excès c’est être une vraie garce. Mais elle s’en fout Séfia. Elle joue les innocentes. Son sourire ne se détache pas de ses lèvres. Elle joue, elle manipule, elle n’aime pas ça la blonde, mais elle le fait quand même. Elle ne pense pas à mal. Il n’y a rien de mauvais dans le cœur de la Russe. Elle le fait pour une âme tourmentée. Elle le fait pour un cœur brisé. Elle le fait pour deux amis qu’elle aime. Chacun a sa manière. Et si elle pouvait rendre à Lionel son étincelle elle le ferait. Si elle pouvait rendre à Billie sa mémoire elle le ferait. Mais elle ne le peut pas. Alors elle fait ce qu’elle peut pour eux. Avec ses maigres ressources. « Il a l’air adorable. Vraiment. Tu le connais depuis longtemps ? » Elle ne savait pas vraiment si cet homme elle le connaissait depuis peu. Si elle venait de le rencontrer. S’ils s’étaient vus plusieurs fois ou non. Alors de manière détournée elle emmagasine les informations.

 
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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 2/6/2017, 18:43

LES AMIS T'OUBLIENT COMME UNE CHANSON
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T'es sur une bonne lancée avec lui. Du moins c'est ce que tu sens. A tel point que t'aurais beaucoup apprécié laisser durer un peu plus longtemps ce rendez-vous – qui n'en était pas vraiment un toutefois. Plus un fruit du hasard. Pourtant, c'est vraisemblablement ce même hasard qui a décidé d'y couper court. Ou peut-être même le destin, quelque chose de ce genre. Ouais, le destin avec un petit coup de pouce de la part de Sefia. Une douce tornade qui bouscule tout sur son passage, mais que tu apprécies malgré tout, comme tu l'as toujours fait. Comment pouvais-tu lui en vouloir ? Elle était si fraîche, si rayonnante, si nature, si bienveillante. Elle était si... Sefia. Parce qu'il n'y avait qu'elle pour être comme ça. En revanche, tu ne t'attendais clairement pas à la croiser ici la jolie russe. En même temps, tu ne t'attendais pas à voir qui que ce soit de connaissance, mais Sefia, elle n'est pas du genre à écumer les bars en solitaire comme une âme en peine en quête de réconfort. Alors forcément, ça t'intrigue, tant et si bien que tu l'interroges à ce sujet. « Non. C’est mon jour de repos j’avais envie de voir d’autres horizons. », qu'elle t'explique en s'installant, après t'avoir vivement remercié pour l'invitation. Tes sourcils se froncent légèrement. Ses propos tournent dans ta tête, mais tu n'y réponds pas immédiatement, préférant attendre un moment plus propice. Sur l'instant, tu te contentes donc d’acquiescer sans trop de conviction toutefois, et d'entamer les présentations.  Antoine ne perd d'ailleurs pas de temps avant de trouver une vraie fausse excuse pour s’éclipser, et tu te demandes en ton for intérieur s'il s'agit d'un acte de politesse pour vous laisser entre fille un moment ou d'un acte désespéré pour échapper à la présence impromptue de ton amie. Une question qui restera probablement sans réponse. Tu suis chacun de ses mouvements du regard, attendant d'être sûre qu'il soit suffisamment éloigné pour interpeller la blonde sur ce qui te turlupine depuis qu'elle est arrivée.  « De nouveaux horizons ? » Ta voix s'affaiblit comme si tu étais sur le point de révéler un secret alors qu'en réalité, Sefia avait simplement piqué ta curiosité. Etonnée par sa déclaration, tu réduis l'espace entre vous deux en posant tes bras sur la table qui vous sépare, puis enchaînes avec une nouvelle question destinée à remettre plus ou moins en doute les propos de la jolie blonde. « Dans un autre bar ? » tu l'interroges, un brin incrédule. Ce n'est pas ton genre de te mêler de la vie des gens, ni même de te montrer insistante pour en avoir quelques détails. Aussi, ton but n'est pas de mettre Sefia mal à l'aise. Tu t'intéresses simplement à elle alors que ce semblant de confession te donne l'impression de cacher quelque chose. Peut-être que tu te fais des idées Billie, t'as pas le nez fin à tous les coups après tout. Peut-être que tu as trop d'imagination et que la jolie Russe souhaite réellement élargir sa connaissance de Paris encore un peu limitée pour l'étrangère qu'elle est. Peut-être qu'elle va te répondre, peut-être qu'elle va éluder ta question à sa manière. Toujours est-il que c'est toi qu'elle interroge ensuite. « Ça fait longtemps que je n’ai pas vu. Comment tu vas ? » Un sourire à la fois sincère et désolé s'inscrit sur tes lèvres. C'est vrai que vous ne vous étiez pas revues depuis un petit moment et que cette rencontre hasardeuse te faisait tout de même plaisir. « C'est le moment de remédier à ça », tu commences en posant ton menton au creu de l'une de tes mains comme pour maintenir ta tête. « Moi ça va, merci. Des hauts et des bas, comme tout le monde je crois... mais ça va. » Tu attrapes ton verre vide, et tu arrives miraculeusement à en boire une dernière micro-goutte qui zonait au fond en solitaire. « Et toi, comment vas-tu ? » Cette question, c'était bien souvent une politesse balancée par obligation, sans que quiconque ne s'intéresse réellement à la réponse. Toi, c'est pas le cas. Encore moins avec Sefia. Tu t'intéresse sincèrement à elle, à sa vie et au reste, comme si tu avais déjà eu l'opportunité de l'apprécier avant, et qu'il s'agissait donc d'une suite logique aujourd'hui. Mais c'est impossible. C'est ce dont tu te persuades parce que tu ne peux t'empêcher de penser que si c'était le cas, elle n'aurait aucune raison de te le cacher. Aussi, tu aimes à penser que vous avez accroché amicalement parlant, d'une manière aussi belle que naturelle, et au fond, ça te fait du bien. Quoi qu'il en soit, la voix de la jolie blonde t'extirpe finalement hors de ces pensées. « Il a l’air adorable. Vraiment. » « Oui, il l'est. », tu confirmes dans un premier temps. Du moins, rien jusqu'à maintenant ne te t'avais prouvé le contraire. Certes, tu ne le connaissais pas suffisamment pour affirmer qu'il était bien sous tout rapport, mais ta première impression était bonne, et c'était déjà un bon point. « Tu le connais depuis longtemps ? » Tu sens la pointe de curiosité qui déteint sur ses propos, mais tu es plus amusée qu'irritée. Ça ne te pose pas de problème de parler de ça avec Sefia, et ce, malgré ta nature discrète. Tes lèvres se déforment dans une légère moue déçue tandis que tu laisses ton regard se balader jusqu'à lui, là-bas, devant le comptoir. « Non, pas vraiment », tu commences avant de porter à nouveau ton attention sur Sefia. « Pas du tout, même. », tu rectifies ensuite. « Je suis venue boire un verre ici avec Lana. Elle est partie et je suis restée là quelques minutes pour... noter des trucs. » L'une de tes mains virevolte dans les airs comme s'il s'agissait d'un détail à négliger. C'est vrai, tu ne peux t'empêcher de penser que les gens trouveraient ça bête ces petits amas de mots et de phrases dans ce carnet qui te suit partout depuis l'accident. Néanmoins, tu persistes, parce que tu aimes à croire qu'un jour, toutes ces bribes de souvenirs décousus qui te reviennent en mémoire retrouveront un sens. « Et puis il est venu m'aborder. Il m'a payé un verre et on a discuté. » Un soupir machinal se fraie un chemin hors de tes lippes. Tu te redresses sur ta chaise, un sourire rieur au coin des lèvres. « Te moque pas, je le connais depuis une demi-heure à tout casser ! Mais je dois avouer qu'il est... sympa. » Un petit hochement de tête timide s'en suit. Tu n'as pas spécialement envie de creuser le sujet, ça n'a jamais été ton fort de discuter sur ce genre de choses. La seule raison pour laquelle tu ne rechignes pas, c'est qu'il s'agit de Sefia. « Mais dis-moi, j'ignorais qu'un si petit corps était capable de contenir autant de curiosité », tu ironises avec humour, sans penser à mal. « Fais attention, je pourrais bien m'essayer à un petit interrogatoire moi aussi. » Tu ris. Simplement. Naturellement. Ce n'est pas ton genre, mais tu t'intéresses sincèrement à la jolie russe. Et au fond, t'as déjà été un petit peu trop curieuse quelques minutes auparavant alors c'était un juste retour des choses dont tu ne te formaliseras pas de toute façon. En tout cas, pas avec elle.
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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 5/6/2017, 00:23



"Billie & Séfia "

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Changer d’horizon ? Vraiment Séfia ? Vive les excuses pourries que la Russe pouvait lancer quand elle n’avait rien en tête. C’est n’importe quoi. Ce comportement était tellement étranger pour la demoiselle qu’elle ne savait même pas quoi répondre à Billie sans passer pour une psychopathe, une fouineuse psychopathe même. Pour une personne habituée à mentir sur son passé la demoiselle était nulle dès qu’il fallait improviser un mensonge. Et Billie est justement en train de la percer à jour. Elle semblait curieuse de connaître les raisons de son changement d’horizon. Et Séfia aimerait lui dire n’importe quoi. Alors elle improvise. « Je sais. Ça ne change pas vraiment mes horizons hein ? Je t’avoue que j’aime l’ambiance des bars. Je me sens chez moi. C’est un peu bête non ? » Et elle ne mentait pas totalement en plus. Elle a toujours aimé venir dans les bars, l’ambiance conviviale. Les disputes d’ivrognes. Elle connaissait. Elle se sentait comme dans un cocon, la force de l’habitude surement. Comme elle le disait elle se sentait chez elle dans ce genre d’environnement. Après tous c’est dans un bar qu’elle a fini par éclore enfin. Peu importe ce que le futur lui réserve elle gardera ses moments-là dans un coin de sa tête. Et l’environnement d’un bar lui sera toujours familier. Lorsque la brune lui dit de prendre une chaise elle n’hésite pas, elle s’incruste dans la brèche. Billie, tu es trop gentille tu le sais ça ? Mais Séfia lui demande en aparté comment elle va, et ça, ça n’avait rien à voir avec Lionel. Elle aimerait vraiment que la jeune femme se souvienne d’elle. Certes, elles n’étaient pas proches, mais Séfia l’avait toujours beaucoup apprécié. Elle était sûre que sans son amnésie les deux femmes auraient pu se rapprocher par la suite. « Moi ça va, merci. Des hauts et des bas, comme tout le monde je crois... mais ça va. » Un sourire éclaire le visage de Séfia. Elle se détend légèrement. La jeune femme ne pouvait pas lui poser clairement les questions qu’elle avait sur la langue sans mettre Lionel dans la conversation mais, elle voyait la sincérité sur les traits de la demoiselle en face d’elle. Elle allait bien. C’était rassurant. « Et toi, comment vas-tu ? » Cette question elle ne l’aimait pas généralement. Parce que la Russe n’aimait pas se pencher sur ses propres sentiments. Alors là aussi elle esquivait mais avec Billie ? Difficile de le faire, elle semblait sincère quand elle posait la question. Elle ne retournait pas simplement la politesse. Elle voulait vraiment savoir. Le sourire de Séfia était toujours fixé sur ses lèvres, outre le fait qu’elle était clairement en train de casser le coup de cet Antoine, elle était contente de voir Billie. « Je vais toujours bien moi. » Et c’était presque toujours le cas. Peu de gens avaient pu apercevoir Séfia sans son éternel sourire sur les lèvres. Qu’il soit petit ou grand le visage de la Russe semblait se transformer dès qu’elle cessait de sourire. Comme si d’un seul coup la nuit était venue et que le soleil n’était plus présent. Même si parfois elle aussi avait juste envie d’arrêter de sourire, elle entendait toujours les gens lui demander ce qu’elle avait. Pourquoi elle ne souriait plus. Comme si la Russe était un distributeur automatique de sourire et que dès qu’elle n’en faisait plus ce n’était pas normal.

Lorsque Séfia oblige clairement cet homme à fuir de la table, elle se sent coupable. Parce qu’elle n’est pas comme ça la Russe. Elle sent veut parce que Billie, elle aussi elle a le droit au bonheur. Alors écartelé, totalement bipolaire et schizophrène elle essaie de se reprendre. Elle s’est toujours dit qu’elle ne devait pas se mêler des sentiments des autres, elle ne prend pas parti. Visiblement en ce moment c’était du grand n’importe quoi. Elle prenait clairement parti pour Lionel. Mais la question était, est ce que Billie est plus heureuse aujourd’hui qu’auparavant ? Et ça, elle ne pouvait pas y répondre la blonde. Alors elle engage la conversation, comme la détective qu’elle n’est pas. De plus en plus mal à l’aise face à cette facette de sa personnalité qu’elle n’appréciait pas. Elle parlait de Lya ? Mais visiblement, elle devenait comme elle. Elle s’enterre dans ses questions, lui demandant depuis combien de temps elle le connaissait cet homme. « Je suis venue boire un verre ici avec Lana. Elle est partie et je suis restée là quelques minutes pour... noter des trucs. » Noter des trucs ? La curiosité était un défaut mais là, elle n’allait pas lui demander ce qu’elle notait. Il ne fallait pas non plus exagérer. « Et puis il est venu m'aborder. Il m'a payé un verre et on a discuté. » Combo classique du séducteur du dimanche. Voir une proie qui semble facile ou simplement seule. Lui proposer un verre. Et tenter de la ramener chez soi. Elle voyait ce genre de personne sans arrêt quand elle était derrière son bar. Cette technique était nulle. « Te moque pas, je le connais depuis une demi-heure à tout casser ! Mais je dois avouer qu'il est... sympa. » Tu la ressens un peu plus violemment cette boule de culpabilité Séfia ? Billie était douce. Gentille. Et toi tu profites de ça. Tu profites du fait que tu savais clairement qu’elle ne te dirait pas de partir. Séfia se sentait de plus en plus mal. Déjà qu’auprès de la brune, la demoiselle avait peur de faire une bêtise, de dire quelque chose qui ne fallait pas, là elle sentait le malaise se propager directement sur sa peau. Son cou devait être rouge pivoine, parce que lorsque la Russe était mal à l’aise on pouvait le voir à cette charmante teinte qui apparaissait automatiquement sur sa peau d’albâtre. « Billie. Je te dois des excuses. Sérieusement je ne sais même pas pourquoi je suis venue t’aborder alors que tu n'étais pas seule. » Enfin si elle savait mais elle n’allait pas lui dire la vérité. Ça aurait été n’importe quoi. Un rire nerveux sort de ses lèvres en s’imaginant lui dire, je ne voulais pas que tu partes avec lui parce que tu devrais être avec Lionel en ce moment. Cette excuse serait au summum du pathétique. « Je me sens un peu mal d’un coup. Tu ne m’en veux pas trop ? » Bon si la demoiselle lui en voulait elle le comprendrait, elle s’en voulait elle-même donc. Elle écoute Billie qui lui dit qu’elle était bien curieuse, effectivement les gens ne connaissaient pas tellement cette facette de sa personnalité. Mais Séfia était une femme particulièrement curieuse. C’est juste que ça ne se voyait pas au premier abord. Elle semblait douce Séfia. Sans aucune méchanceté au fond d’elle. Mais, elle avait énormément de défaut la Russe. Il ne faut jamais se fier à la couverture d’un livre. « Tu veux m’interroger ? Y a pas de problème Billie. Je suis un livre ouvert. Pose-moi tes questions. » Mais oui Séfia évidemment que tu es un livre ouvert. Si elle n’était pas en face de Billie elle lèverait elle-même les yeux au ciel face à sa propre connerie. Il n’y a pas plus grosse menteuse que la Russe. « Mais avant ça pour me faire pardonner, tu veux un autre verre ? » Comment changer de sujet en esquivant des questions qui pouvaient venir par la suite ? Proposer un autre verre. Ça marche parfois. Pas toujours néanmoins. À voir ce que ça donne avec Billie maintenant.

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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 17/6/2017, 21:05

LES AMIS T'OUBLIENT COMME UNE CHANSON
(sefillie) sefia udinov-white ft. billie carpentier
De nouveaux horizons aux allures de chateaux de verres empilés et de bouteilles aussi vide que les quelques carcasses qui traînent encore au petit matin. Rien de tellement différent de ce que la jolie blonde avait l'habitude de voir du jour à la nuit, de la nuit au jour. Alors forcément, ses propos t'étonnent à tel point que tu la questionnes, t'efforçant néanmoins de gommer toute nuance possiblement inquisitrice aux oreilles de Sefia. « Je sais. Ça ne change pas vraiment mes horizons hein ? Je t’avoue que j’aime l’ambiance des bars. Je me sens chez moi. C’est un peu bête non ? » Tu restes silencieuse un instant, balayant d'un regard intéressé les alentours. Tu connais aussi bien que la jolie russe la réputation parfois mauvaise de ce genre d'endroit, toujours un peu plus ternie par les ivrognes à grandes gueules pour ne citer qu'un exemple. Mais c'était loin de n'être que ça. Parce qu'en réalité, tu connais tout aussi bien leur aspect chaleureux, favorable aux retrouvailles, aux jolies rencontres ou encore aux petits pauses entre amis en fin de journée. Il y avait en ces lieux du bon et du mauvais, comme dans chacun d'entre vous sur cette Terre. Alors tu comprends Sefia, plus encore parce qu'elle te semble sincèrement épanouie, simplement à remplir des verres et à distribuer des sourires capables de rendre sa bonne humeur à quiconque l'ayant perdu en cours de route. « C'est pas bête. Ça s'explique par beaucoup de choses, et ça en justifie d'autres aussi. » C'était bien loin d'être insensé. D'ailleurs, Sefia elle-même était loin de l'être. Si le coeur a ses raisons que la raison ignore, l'être humain aussi, et la belle avait toutes les raisons du monde d'aimer les bars. D'aimer le bar. Les personnes s'y rapportant jouaient indéniablement leur part. D'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'elle va toujours bien Sefia, comme elle se plaît à te le dire. Certes, tu sais pertinemment que beaucoup de choses peuvent se cacher derrière un sourire et que la jeune femme sait très bien s'en servir pour camoufler ce qu'elle refuse de dévoiler au monde, qu'il s'agisse de peine, de douleur ou d'autre chose d'encore plus personnel. Parce que tu as beau être naïve, tu n'es pas idiote. Pour autant, tu es encore capable de discerner les vrais sourires des faux, et celui qu'elle arbore aujourd'hui te semble tout ce qu'il y a de plus sincère, au moins pour l'instant. Elle a cette espèce de beauté éclatante que tu lui envies parfois. C'est vrai, elle a beaucoup de jolies qualités Sefia. Elle va même jusqu'à s'excuser une seconde fois pour son intervention. « Billie. Je te dois des excuses. Sérieusement je ne sais même pas pourquoi je suis venue t’aborder alors que tu n'étais pas seule. » Tu secoues vaguement la tête, les lèvres rosées habillées d'un sourire un brin gêné mais pour le moins sincère. « C'est rien je te dis », que tu insistes dans le but de la rassurer. Sefia, tu l'as toujours connue respectueuse. Elle avait la délicatesse d'une danseuse de ballet jusque dans sa façon d'agir avec ses pairs ; tu sais pertinemment qu'elle n'aurait jamais fait exprès de foncer dans le tas, encore moins pour rendre la situation inconfortable ou te mettre mal à l'aise. Aussi, tu te doutes que sa maladresse n'était absolument pas intentionnelle. Ou peut-être que c'est ce que tu crois naïvement, la réflexion toujours inévitablement guidée par une candeur qui t'étais propre. « Je me sens un peu mal d’un coup. Tu ne m’en veux pas trop ? » Tu laisses échapper un léger rire sans une once de moquerie toutefois. Ça t'amuse simplement de voir à quel point elle pouvait donner de l'importance à des choses qui n'en inquièteraient même pas plus d'un. Et toi, tu apprécies ça. « Est-ce que tu te sentiras moins coupable quand je t'aurais obligée à me demander pardon à genoux en récitant une éloge à ma grandeur ? Le tout avant de me baiser les pieds, bien évidemment. » La jolie blonde semblait réellement s'en vouloir à elle-même, mais toi ? Tu ne lui en voulais absolument pas. Tu n'avais donc aucune raison de la blâmer. Néanmoins, tu profites de la situation pour rire de la jeune femme – sans une once de méchanceté. De toute façon, la conversation redevient d'elle-même un brin plus sérieuse lorsque tu pointes du doigt la curiosité de ton amie qui se promet alors de se livrer à toi si tu le souhaites. « Tu veux m’interroger ? Y a pas de problème Billie. Je suis un livre ouvert. Pose-moi tes questions. » Dans un premier temps, tu restes muette, surprise par le retournement de situation qui vient de s'opérer. Non, tu n'as aucune question à lui poser car tu ne te permettrais pas de le faire d'une manière si peu subtile. Et puis c'est pas ton style à toi de t'immiscer dans la vie des autres, tu pars du principe que s'ils ont envie de te parler de quelque chose, ils le feront de leur plein gré un jour ou l'autre, sans que tu n'aies le besoin de les interroger au préalable. Tu joues quelques secondes avec le bout de ets cheveux pour te donner une contenance avant d'en coincer une mèche derrière ton oreille. « Très bien... », tu commences en hochant légèrement la tête. « Alors dis-moi, à quel degré une mariée est-elle stressée à quelques jours du grand évènement ? » Un sourire étire tes lèvres. Tu te demandes ce que ça fait, toi. Ça n'a probablement rien à voir avec l'angoisse d'un examen ou la nervosité avant un rendez-vous important. Mais tu sais pas, t'es curieuse. Et puis tu t'intéresses à Sefia aussi. L'un dans l'autre, t'étais obligée de poser cette question. Tu vois le visage de la jolie blonde changer quelques peu, les traits tirés par ce que tu penses être le fruit de quelques instants de réflexions. Elle ne semble pas vouloir éluder la question, et tu sais qu'elle y répondra. Elle se permet toutefois de repousser d'une minute ou deux le moment fatidique en te proposant à boire. « Mais avant ça pour me faire pardonner, tu veux un autre verre ? » Tu jettes un oeil vers le comptoir devant lequel Antoine se tient, attendant très probablement les boissons. « Tu veux dire en plus de celui qu'il est parti nous chercher ? Tu veux quoi, me saouler pour me faire avouer quelque chose ? » que tu plaisantes en prenant pourtant l'air le plus sérieux que tu puisses arborer. « Je te préviens, si on joue à ça, ce qui se dit dans ce bar reste dans ce bar », tu conclues en riant d'une manière un peu plus franche. En vérité, tu n'as aucunement l'intention de te bourrer la tronche, et avec elle, tu n'as pas besoin de ça. Tu as beau ne pas la connaître depuis très longtemps, tu sens que tu peux lui faire confiance. Et toi, tu as envie de lui rendre la pareille, de la manière la plus naturelle et la plus bienveillante qui soit. Ce n'était cependant pas deux petits verres qui allaient vous faire du mal. « Vas pour un Virgin Mojito. Je paierai ma tournée la prochaine fois. Maintenant que j'ai répondu à ta question, à toi de répondre à la mienne. » Ta tête vient se caler sur l'une de tes mains tandis que tu adresses une mine clairement intéressée à Sefia. T'es prête à l'écouter avec autant d'attention qu'une petite fille devant un joli conte. Ça, c'est tout toi.
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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie 22/6/2017, 03:39



"Billie & Séfia "

Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets.



Le bar était important pour Séfia. Outre le fait que c’était là-bas qu’elle avait rencontré Em’ s’était là qu’elle avait changé aussi. Qu’elle se sentait le mieux. Elle profitait toujours de son jour de congé pour faire autre chose mais ce soir là elle avait juste envie de rester dans une ambiance proche de celle qu’elle connaissait déjà par cœur. « C'est pas bête. Ça s'explique par beaucoup de choses, et ça en justifie d'autres aussi. » Elle sourit à Billie. Voir la jeune femme aussi compréhensive envers elle lui donne finalement des remords sur sa manière d’agir avec elle. Elle n’avait aucune envie de jouer les manipulatrices envers cette femme si douce et si gentille. C’est pour ça qu’elle s’excuse. Deux fois. Trois fois. Peu importe le nombre de fois ou elle lui dira qu’elle était désolée ça ne changera rien au résultat. Elle se sentirait toujours coupable. Toujours empli de remords. Mais la seule manière d’apaiser ses tourments n’était pas envisageable. Parce que pour arrêter de ressasser elle devrait retourner chercher cet Antoine et Séfia préférerait se faire rouler dessus par un camion que de faire ça à son ami. « Est-ce que tu te sentiras moins coupable quand je t'aurais obligée à me demander pardon à genoux en récitant un éloge à ma grandeur ? Le tout avant de me baiser les pieds, bien évidemment. » Un rire sortit d’entre ses lèvres en entendant Billie lui proposait une autre manière de racheter sa faute. Ça semblait plus attrayant encore que la seule solution qu’elle avait en tête. « Mince tu es dur en affaire ô sainte Billie. Je peux le faire si tu veux. Me jeter à tes pieds et te demander pardon. Tu es sûr d’accepter ça ? » Séfia pouvait être joueuse aussi et se mettre à genoux dans un bar ne la gênerait pas. Par contre est ce que Billie supporterait ce jeu ? Ce n’était pas sûr. La Russe haussa un sourcil, un sourire aux lèvres dans l’attente de la réponse de la brune en face d’elle. Alors jolie Billie que choisit-tu ? Tu joues ou tu renonces ? Il ne fallait surtout pas jouer avec la Russe. Elle était très forte dans ce genre de chose. Mais très vite la conversation glissa sur un terrain dangereux. Séfia était tous sauf un livre ouvert alors pourquoi elle a dit à Billie qu’elle pourrait lui poser les questions qu’elle voulait ? C’était une mauvaise idée. Une de plus. « Alors dis-moi, à quel degré une mariée est-elle stressée à quelques jours du grand évènement ? » Son sourire se fige sur ses lèvres quand elle entend ça. Mince. Séfia n’a pas encore l’habitude qu’on lui parle du mariage. A part le crew et Max, personne ne lui en avait touché un mot. Mais à chaque fois quelque chose vrillait dans sa poitrine. Elle allait se marier prochainement et le stress commençait à la dévorer de l’intérieur. Afin de gagner du temps Séfia proposa à Billie de lui payer un verre. « Tu veux dire en plus de celui qu'il est parti nous chercher ? Tu veux quoi, me saouler pour me faire avouer quelque chose ? » La blonde savait pertinemment que cet Antoine ne reviendrait pas, elle avait brisé son coup et elle se sentait tiraillée entre deux émotions. La culpabilité et le soulagement. Séfia ne se faisait vraiment pas à l’idée de s’être servi de la manipulation avec la jeune femme. Elle ne le méritait pas. Et ça ressemblait surtout à ce que l’ancienne Séfia pouvait faire. Celle qui était prête à tout pour survivre. Même à bluffer durant deux longues années. À jouer les amoureuses transies tout en concoctant son départ et elle avait beau dire à son futur mari que cette Séfia était morte ce n’était pas le cas. Parce que cette Séfia, qu’elle répugnait, elle revenait régulièrement. Lorsqu’une femme tournait autour de son amant, la blonde la ressortait. Quand on lui en demandait plus sur ses origines, le fantôme de la jeune femme revenait hanté la Russe. Alors elle mentait quand elle disait que son passé était clos. Que l’autre ne reviendrait pas. Parce qu’elle savait qu’elle ferait toujours partie de sa vie cette femme. « Je te préviens, si on joue à ça, ce qui se dit dans ce bar reste dans ce bar » Attention Séfia. Attention à ce que tu fais petite blonde, si tu peux te permettre toutes les questions que tu veux, tu ne peux pas te permettre de répondre à toutes celles de Billie. Elle le savait la barmaid mais elle accepte quand même ce genre de défi idiot. « Ça marche ce qui se dit dans ce bar reste dans ce bar ! Ne jamais rien dire de leur conversation de la soirée ? En voilà une bonne idée. Comme cette phrase idiote qu’elle avait entendue à la télévision, ce qui se passe à Vegas reste à Vegas. Comme si une fois sorti de cette ville les souvenirs s’effaçaient. « Vas pour un Virgin Mojito. Je paierai ma tournée la prochaine fois. Maintenant que j'ai répondu à ta question, à toi de répondre à la mienne. » Elle hocha la tête et alla chercher un Virgin Mojito pour Billie et ensuite un soda pour elle. Elle savait que maintenant, elle n’avait plus le choix, elle devrait lui parler du mariage. Elle devrait répondre à sa question le plus honnêtement possible. Parce que Billie Carpentier méritait de l’honnêteté. « Tu ne peux pas t’imaginer à quel point je suis terrorisée Billie. » Trop de choses semblaient se bousculer dans la tête de Séfia à quelques jours du mariage. Son passé principalement semblait n’être plus très loin d’elle. Ses sentiments qui devenaient de plus en plus forts. Son trouble devenait évident désormais quand elle se retrouvait dans la même pièce qu’Em. Et malgré la promesse faite à Maxine elle n’avait toujours pas fait de test de grossesse. Elle ne savait donc pas si elle était enceinte ou non, mais elle n’était pas idiote, elle s’en doutait. Elle se doutait que désormais il y avait un fœtus au fond d’elle qui poussait. Et cette idée la terrorisait encore plus que le mariage. Encore plus que son passé. Encore plus que tout ce qu’elle avait vécu durant sa petite existence. « Ce qui se dit ici reste ici n’est ce pas ? » Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait envie de se confier à Billie. Peut-être parce que c’était difficile pour elle de se confier au crew. Et elle ne voulait pas dire à Maxine la vérité sur son histoire avec Em’. Raconter cette histoire à Billie semblait facile. La jeune femme était douce, agréable, souriante et la Russe aurait aimé la connaître un peu mieux par le passé. Elle le regrettait désormais parce qu’elle sentait qu’elles auraient pu être très amies. « Emeryck et moi on ne se marie pas vraiment par amour… J’ai besoin de la nationalité française pour rester ici. » La blonde ressent une douleur au niveau de la poitrine, elle se retient de la frotter afin d’éviter de se trahir. Parce que voilà plus le temps passait, plus Em’ faisait de chose pour elle et plus la Russe tombait amoureuse de lui. Tomber amoureuse de lui était comme se jeter dans le vide sans parachute. C’était dangereux. C’était excitant et terrifiant. Parce que parfois elle se sentait espérer plus que leur relation actuelle. Elle espérait qu’il l’aime autant qu’elle. Elle espérait peut-être trop et elle savait qu’au bout de ce saut il n’y aurait que le sol. Dur et douloureux. Et Séfia ne savait pas si elle arrivait à rester debout à la fin de cette histoire. Elle resterait peut-être entière, ou alors les morceaux de son cœur flotteront encore dans le vide au-dessus d’elle. « A ton tour. A part cet Antoine, as-tu rencontré quelqu’un d’intéressant ? » Du genre un membre de ton passé peut-être ? Quelqu’un faisait battre ton cœur mais que tu as oublié ? Tâte le terrain Séfia c’est bien. Continue à te mêler de ce qui ne te regarde pas. Enfonce-toi encore plus profondément la tête dans le sable.

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Ils vont s'adorer, se séparer, se détester, se manquer... finiront-ils par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble.
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MessageSujet: Re: Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie

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Les amis t'oublient comme une chanson, l'amour lui aussi, s'endort sur ses regrets. ♦ Billie

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