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mind games, maxine.

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MessageSujet: mind games, maxine. 17/5/2017, 00:36

mind games.
- maxine.


l’obscurité étouffe de son manteau noir la ville lumière, ténèbres insaisissables qui engendrent les rêves et les cauchemars peuplant les esprits. ténèbres que l’on croit menaçantes, chimères capricieuses qui s’égarent pour effrayer les plus enhardis. mais pour camille, l’obscurité n’a jamais été autre qu’un moyen de percer à jour les âmes trop brillantes pour être véritables, qui miroitent, aveuglent sous les reflets du soleil en pleine journée. la nuit révèle à ses yeux, ce qui se dissimule dans les abysses de ces âmes plus sombres, plus difformes que ce que l’on croit. ces soirs d’errance sont des moments que camille s’octroie en se laissant envahir par le sentiment fictif d’être un peu ce prince de la nuit veillant sur les courbes de paris. sensation de liberté et d’indépendance qui tambourine à ses tympans, qui le pousse à consumer sa vie par les deux bouts, à profiter de chaque instant sans jamais regarder une seule misérable seconde vers le passé. la nuit cautérise les plaies l’espace de quelques heures, rend indolores les tortures infligées aux esprits fragiles. et c’est pour cela que le jeune guérin vagabonde aux heures tardives, seule ou en bande, dans les ruelles obscures les pieds battants le bitume glacé avec la nonchalance la plus assumée. c’est pour cela, que jamais un instant il ne s’encombrera de pseudo-inquiétudes et de conséquences d’actes aux frontières de la légalité. camille, il lève le menton aussi facilement que le majeur, les pupilles scintillantes d’affront devant ceux qui tenteraient de lui dicter une certaine conduite, une ligne de vie à suivre. devant ceux qui lui imposeraient des barrières, l’enfermeraient dans une cage où il ne pourrait survivre. et ce soir ne fait pas exception. gosse intrépide, voyou des rues qui parcourt l’asphalte grisâtre avec ses potes, à la recherche de quelques conneries à accomplir pour se sentir exister, les rires bruyants qui s’échappent au creux de la brise nocturne. et soudainement tout semble aller trop vite. un défi à la con, s’introduire dans le jardin d’un des voisins pour « emprunter » un de leurs lapins dans les clapiers au dehors, une voiture de police patrouillant aux alentours, et bien vite, trop vite, camille rejoint violemment l’arrière du véhicule sans jamais chercher à se débattre. après tout, le jeune guérin était un habitué de ce genre de situations et au même titre qu’il connaissait chaque recoin les plus sombres de paris, il connaissait par cœur le poste de police. aucune salle, aucun bureau, aucune fissure de murs n’échappait à sa connaissance tant il avait écumé les heures sur les sièges inconfortables de l’établissement à renifler cette vieille odeur aseptisée qui régnait généralement. son nom, les trois quarts des policiers l’avaient déjà retenu depuis des années déjà et si une carte de fidélité avait été proposé, probablement que camille aurait explosé le nombre de points. en fin de compte, aujourd’hui, il ne ressentait plus rien. plus d’inquiétudes, d’appréhension nouvelle qui affole le myocarde à l’idée d’avoir commis un acte répréhensible, de pénétrer chez les flics, comme à ses débuts. c’est presque sereinement qu’il admire les paysages urbains défiler sous ses yeux avant de rejoindre le poste. seul. « guérin! on s’demandait où t’étais passé ces derniers jours! on s’inquiétait presque de plus te voir. » camille essuie les rires gras des flics moustachus qui l’aperçoivent passer les portes à l’orée de la nuit en haussant les épaules, et sans se départir de cet éternel sourire en coin dégoulinant de sarcasme, il salue la foule comme un guerrier prêt à entrer dans l’arène. prêt à se faire ovationner par une foule en délire. « j’veux voir max. » qu’il insiste subitement, sans prendre la peine de s’embarrasser de politesse incongrues, frisant l’insolence à ne jamais prendre la peine de la nommer par son prénom entier. comme deux connaissances de longues dates qui auraient tant de souvenirs à partager. alors qu’il n’en était rien. rien du tout. mais simplement parce que c’était max ou rien, et que la plupart des flics présents ici l’avaient bien compris. parce que c’était max la douceur qu’il ne pouvait s’empêcher de malmener, de pousser à bout rien que pour ses jolis yeux. et pour éviter surtout, de se retrouver derrière les barreaux glacés des cellules trop froides, trop maussades pour ses envies voraces d’indépendance. parce que max et camille, c’était ce jeu insaisissable instauré à demi-mots, entre raison et déraison aux limites parfois oubliées, négligées. alors c’était max. ou rien.




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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 17/5/2017, 13:50


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t'as pas vu l'heure passer. tu ne vois jamais l'heure passer. t'as la tête plongée dans un dossier, une affaire importante, presque urgente. un affaire comme il en tombe rarement, une affaire que l'on t'avait confiée. aaron, il en avait plein l'dos, alors tu lui as dit d'rentrer. toi, t'allais rester, voir si tu arrivais à trouver l'élément qui cloche, celui qui vous fait péter un câble quand vous tournez en rond. il a insisté pour rester avec toi, tu l'as envoyé chier, vous vous êtes engueulés, il est parti en claquant la porte de votre bureau. rien de bien dépaysant en soit. scène de ménage fréquente alors que vous ne partagez pas autre chose qu'une paire de draps quand l'envie en est trop forte. il t'a dit qu'il t'aimait. t'as encore jamais rien répondu à ça. trois mots. sept lettres. tu es incapable de les prononcer. t'as bien du boire une cafetière entière depuis qu'il a quitté le bureau. t'as décidé que tu ne partirais pas tant que tu n'auras pas trouvé la faille, celle qui existe toujours, celle qui vous donnera l'avantage, celle qui vous fera avancer dans l'enquête de manière considérable. t'es sortie par derrière, t'avais besoin de prendre l'air. les méandres de la nuit, la noirceur des alentours. ton regard se perd dans l'immensité du ciel. y a tout un tas de choses qui te passent par la tête, y a tout un tas d'idées plus débiles les unes que les autres aussi. tu te dis que si tu écoutais de vieux titres, t'arriverais peut-être bien à trouver quelque chose. comme si écouter les spice girls te serait d'une grande utilité. oui, t'as une envie foudroyante d'écouter ce genre de musique. tu te dis aussi que ça doit être la fatigue, tu te flagelles en silence d'avoir ton esprit qui part à la dérive. t'attrapes une cigarette, tu l'allumes et la fumée envahie ta bouche, ta gorge, s'insinue doucement dans tes poumons. tu la laisses terminer sa course dans la douceur de cette nuit parisienne. tu te laisses glisser lentement le long du mur, ramenant tes jambes en tailleur avant que ton postérieur ne touche le sol. tes pupilles qui se baladent dans le ciel, tu regardes les étoiles que tu peux apercevoir, celles qui scintillent plus que les autres et qui te parlent. enfin, tu aimes à le croire. tu tires sur ta clope, pensive. t'as la tête ailleurs, tu penses à trop de choses à la fois, ça t'embrume, te donne le tournis. barnes. c'pour toi. y a la porte qui s'est ouverte à la volée. t'as sursauté, ton palpitant s'est emballé, tu t'es cognée la tête contre le mur. t'as fait signe que tu arrivais, ton collègue s'est tiré, sourire moqueur au bord des lèvres. tu te masses l'arrière du crâne après avoir jeté ton mégot d'une nonchalance extravagante. la grimace sur ton visage, elle disparaît quand tu retournes à l'intérieur et que tu croises son regard. tu bloques un instant et puis tu regardes tes collègues. c'quoi votre problème ? vous avez pas autre chose à foutre ? que tu craches en passant devant eux. t'es pas agréable, ça non. t'aimes pas les regards lourds de sens qu'ils te balancent quand tu t'occupes de ces gamins écorchés. t'aimes pas qu'ils balancent des inepties plus grosses que leur tour de ventre déjà bien proéminent. t'aimes pas les bruits de couloir parce qu'ils ne sont jamais dit en face de toi. des chuchotements, des moqueries. on se croirait à l'école maternelle, tu trouves ça pathétique. j'parie qu'il ressort dans une heure, sourire aux lèvres ce p'tit con. elle doit bien y faire la gamine pour qu'y est autant d'passage. que t'entends. c'est faible, un murmure, une confidence soufflée au creux d'une oreille. tu t'arrêtes aussi sec, tu fais trois pas en arrière et tu te plantes devant les gars qui se croient au-dessus de tout, tout le temps, du moment que leur gros cul est bien au chaud dans leur uniforme ternis par les années. répètes pour voir. tu fusilles du regard, la main sur la crosse de ton arme. le regard du flic qui passe du tien à ta main. certains ont le souvenir de ce qu'il s'est passé avec ton coéquipier, quelques années plus tôt. t'avais pas hésité une seule seconde à lui collé ton arme sur la tempe pour bien lui faire comprendre que tu n'étais pas n'importe qui et qu'il ne fallait pas qu'il s'amuse de trop à te pousser à bout. et puis, y a les p'tits nouveaux qui ne sont pas encore au courant. lui, il fait parti des murs et il ose encore parler ainsi. tu ne le quittes pas des yeux. t'as passé une journée de merde, t'as pas besoin de ça en plus. finalement, ils se retirent, tous, prétextant une tâche à effectuer. tu te détends légèrement, bien que pas assez, avant de te planter devant l’abîmé. qu'est-ce que t'as fait encore guérin ? que tu soupires en récupérant les papiers de l'arrestation. tu le regardes en coin, de temps à autre. tu finis par secouer la tête. aller c'parti. ta main qui s'pose sur son épaule, tu prends la direction de ton bureau, comme d'habitude. le crew, il passe rarement par la case cellule. c'est bien pour cette raison qu'ils demandent tous à te voir, tu le sais bien. même si tu aimerais penser le contraire, tu ne te fais pas d'illusions, t'es pas stupide. alors tu pousses la porte et tu lui retires les menottes avant de lui pousser la chaise, en face de ton bureau. j'commençais à croire que t'en avais marre de voir ma gueule. que tu ironises, un semblant de rictus sur ton visage. faut que tu te détendes max, t'as pas les idées claires et les remarques de tes collègues n'aident en rien. t'as développé une lubie pour les lapins depuis la dernière fois ... c'intéressant. que tu lâches enfin en rejoignant ton siège pour t'y laisser tomber comme si tu te tenais en face d'un ami de longue date, comme tu le ferais même si borel était là. c'pas un prévenu que t'as devant toi. ça fait bien longemps que t'as arrêté de le considérer comme tel. c'est qu'un gamin paumé, un gamin qui part en vrille pour des raisons qui lui sont propres. c'est camille et toi, tu te laisses doucement apprivoiser, comme toujours.



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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 25/5/2017, 01:36

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- maxine.


insensibilité au fond des pupilles noires, nonchalance scandaleuse qui colle à la peau, camille, le menton relevé, essuie les regards désenchantés frisant la moquerie des flics qui suivaient méfaits et péripéties du crew depuis des années maintenant. l’adrénaline des premiers jours passés dans ces bureaux sans âme s’était vite, trop vite effacée au profit d’un flegme certain qui ne l’avait jamais réellement quitté depuis. aussi anticonformiste qu’il se croyait être, il était pourtant entré dans ce moule du voyou des rues qu’on ramasse sans vigueur, sans prendre la peine d’entamer une morale à son égard qui glisserait sur son corps imperméable aux recommandations et menaces. tout le monde le savait. on se contentait alors de l’embarquer, de lui passer mollement les menottes autour des poignets sans jamais prendre la peine de les serrer véritablement avant de le confier à maxine. pour la forme. parce que la bande, n’avait finalement que ce prénom qui chatouillait le bout de leurs langues, une fois les portes du poste passées sous les regards déconcertés des néophytes. parce que camille ne souhaitait confier son sort à aucune autre personne que celle qui avait hérité bien malgré elle, du foutoir sans nom qui s’accrochait, s’agrippait à l’âme du crew. joyeux désordre par lequel ils se laissaient fièrement guider, dans lequel pourtant ils s’enlisaient chaque jour un peu plus. et puis, parce que max avait beau dire tout ce que ses lèvres lui laissaient dévoiler, camille le sentait, camille la voyait, cette pointe d’inquiétude infime qui brûlait au fond des prunelles de la brune. cette préoccupation qu’elle avait pour ces gosses éduqués sur le bitume sale, jouant des poings pour se sentir exister dans un monde qu’ils croyaient le leur. mirages d’un quotidien débridé, cache misère d’une vie brisée. alors il en jouait, camille, la gueule bien trop souvent cassée, les ecchymoses fleurissant sur l’épiderme rosée, vestiges de libertés prises sans demander, sans jamais se départir du sourire mutin qu’on aurait envie de lui arracher. il joue sans limite, pour éviter de se voir faire prisonnier des barreaux glacés d’une cellule. pas de règles du jeu, pas de barrières à s’imposer. des éclats de voix étouffés lui parviennent alors, l’extirpant de la profondeur de ses pensées tandis qu’on le laisse dans le bureau avec pour seule compagnie, sa solitude. et même sans images, il devine rapidement que max s’énerve, max fulmine comme un volcan déversant des litres de lave de ressentiments devant ses collègues de l’autre côté du couloir. il le sait, que sa présence soulève les débats, les messes basses sur la relation entretenue entre le jeune flic et les petits voyous aux casiers judiciaires trop remplis, habitués aux chants des sirènes tambourinant aux tympans. alors camille rit silencieusement, en tête à tête avec lui-même, avant qu’elle ne fasse subitement apparition claquant sèchement la porte dans son dos. les opales du jeune guérin accrochent sa silhouette évoluant dans la pièce et l’ouragan barnes se calme légèrement en lui ôtant les menottes. les doigts du jeune homme viennent frotter un instant la peau agressée par les bracelets métalliques. « putain faudra leur dire qu’les menottes c’est plus la peine. c’est pas avec c’te connerie que j’me mettrais à les respecter plus. et puis j’suis pas un fugitif ça va, je coopère. » le sous-entendu au bord des lippes qu’il la respecte. elle, un peu plus que les autres ici probablement. sans jamais l’admettre totalement. ni à elle. ni à lui. toujours nier, c’était bien là, la clé du succès d’un guérin. « pourquoi est-ce que j’aurais forcément fait quelque chose? j’ai pas le droit de venir te rendre visite? en plus j’suis sûre que ma compagnie tombe très bien t’as l’air de bonne humeur, c’est ouf. » demi-sourire insupportable au coin des lèvres, il tient plus sur ses jambes camille. soupçon d’hyperactivité dans l’âme, pulsion dévastatrice qui le pousse à se lever et faire quelques pas dans le bureau minuscule, les yeux posés ça et là sur les murs défraichis entre lesquels maxine étaient emprisonnés quelques heures par jour. il fait comme chez lui camille, capture toute la place sans jamais se fatiguer à demander quoi que ce soit. prend aisément possession de ce qui l’entoure pour en tirer profit. camille, on le subit, on encaisse les frasques de la tête brûlée sans avoir le courage de broncher. alors on finit par s’y habituer, s’accrocher à l’instabilité de son monde contrasté. on finit par se faire emporter, par le suivre un peu n’importe où sans se poser de questions. « non j’suis toujours content de te voir tu l’sais. » haussement d’épaules blasé, la voix dénuée de toute imposture tandis qu’il étudie mollement les mains dans les poches, une des affiches collées au mur. il avait beau pousser le vice, foncer tête baissée pour obtenir ce qu’il désirait, il n’en était pas moins qu’il appréciait les têtes à têtes d’infortune en sa compagnie, à l’épreuve des nuits sans sommeil. paroles emplies de vérités qu’il se contente de lâcher de but en blanc sans véritablement attendre de réponse, avant qu’elle ne s’étonne du délit qu’il avait commis cette nuit. « on fait c’qu’on peut pour s’amuser, les temps sont durs. mais ils m’ont même pas laissé le garder tes collègues sérieux. je t’en aurais fait cadeau sinon, il aurait été certainement mieux traité que chez ces cons de voisins là. et puis j’suis sûre que t’aurais été mignonne, avec un lapin. » la raillerie, l’audace de l’ironie au bord des lèvres, pilule âpre qui passe toujours mieux avec un sourire. de ceux si irritants qu’on se sent d’humeur à pardonner la moindre erreur, le moindre écart de conduite. et lentement, camille vint poser ses fesses sur le bureau à ses côtés, profitant de la contiguïté de la pièce pour se rapprocher légèrement. proximité inhabituelle qu’il se fait un plaisir d’établir entre leurs deux corps, les bras qui se frôlent sans jamais se trouver. « allez max, laisse tomber cette déposition on s’en fout et viens plutôt boire un verre au bar d’emeryck. m’dis pas que t’as pas envie de quitter ce trou avec tous ces connards? » la tête qui se tourne, le menton qui pointe l’extérieur négligemment, et les pupilles qui cherchent enfin le regard de la brune pour tenter de convaincre. de l’entrainer dans son sillage pour oublier sous la clarté lunaire, la réalité de leurs univers défectueux.





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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 25/5/2017, 22:44


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t'étais pas d'humeur, t'étais pas en phase avec toi-même. faut pas te faire chier quand c'est comme ça. ils le savent bien pourtant. à croire qu'ils ne tiennent pas à la vie. bande de cons, s'ils savaient ce que tu penses d'eux. s'ils savaient ce que tu sais, y en a qui rejoindrait ceux qui squattent derrière les barreaux pour pas grand chose. parce que tu sais qu'il y en a qui ne sont pas nettes, y en a partout, tout le temps. mais tu dis rien, parce que tu peux pas balancer. déjà que c'est compliqué pour toi, faudrait pas en plus que tu te mettes dans la merde un peu plus. alors tu sors les griffes, tu montres les crocs, tu aboies et quand l'envie te prends, tu mords. t'as beau être la douceur de ce monde de brute, ce n'est pas pour autant que tu vas te laisser marcher sur les pieds. ça non. t'es pas comme ça, t'es pas faible, t'as pas un oiseau blessé. t'es pas comme ça, t'acceptes pas que l'on te manque de respect de la sorte. tes collègues, ils ne peuvent pas comprendre. ils ne voient pas ce que tu vois. tu trouves ça tellement dommage. t'aimerai pouvoir leur ouvrir les yeux, faire en sorte que le monde voit à quel point ces gosses ont du potentiel. à croire que t'es aveuglée par leurs blessures, à croire que t'es aveuglée par leur comportement envers toi, à croire que t'es seule au monde face à l'adversité. alors tu rages quand t'entends des grossièretés pareilles, tu rages parce qu'ils ne savent pas ce qu'il se passe, ils ne savent pas à quel point ils sont importants ces gamins. y a des fois, tu pourrais franchir le pas, pointer ton arme, appuyer sur la gâchette. mais alors tu ne vaudrais pas mieux qu'eux. ça te détruirait d'ôter la vie de quelqu'un qui n'a rien fait d'autre que d'être un crétin fini. ça te détruirait de te rabaisser à un tel niveau. alors tu joues les gros bras et tu te retiens, te mordant souvent la langue pour ne pas dire les mots de trop, retenant les chiens enragés qui te hurle d'aller jusqu'au bout. mais t'es pas comme ça toi, maxine. t'es plus forte que tout ça, baisses pas les bras. alors tu te retires, d'un pas bien décidé à te barrer le plus loin possible de tous ces cons ignorants. jusqu'à ce que tu sois à l'abri, à l'intérieur de ton bureau dont tu claques la porte sans retenue. c'est comme si le poids de tes soucis s'évaporaient en un instant. les muscles de ta mâchoire qui se relâchent lentement, tes épaules qui redescendent. tu retrouves un peu de douceur quand tu retires les menottes des poignets du guérin. parce que, lui, il n'y ai pour rien si tu t'en prends plein la gueule. parce que tu ne peux pas lui en vouloir d'être l'une des sources des railleries que tu subis à longueur de journée. tu ne peux pas parce qu'il ne comprendrait pas, lui non plus. ni les insultes de tes collègues, ni l'attention que tu lui portes. c'est pas aussi simple que ça après tout. alors tu te mords l'intérieur de la joue et tu fais en sorte d'oublier que tu évolues dans un monde d'hommes. c'est la procédure camille, tu l'sais, y a pas l'choix. que tu réponds dans un soupire. toi, tu sais bien qu'ils ne servent à rien, les bracelets métalliques. toi, tu ne prendrais pas la peine de les lui passer. et tu te ferais taper sur les doigts parce que t'es trop gentille, parce que c'est pas comme ça que ça marche, parce qu'il y a une marche à suivre et que, si tu ne prends pas la peine de la suive, tu peux te faire virer si le boss le veut. vice de procédure, ça craint. remarque sur ton humeur de chien mouillé, tu grimaces. t'es vraie alors tu ne peux pas faire semblant. tu ne peux pas cacher ton énervement derrière un simple sourire, aussi simple soit-il. t'es pas comme ça, t'es pas capable de mentir. à qui que ce soit, et encore moins à toi-même. y en a que ça dérange pas mais toi, tu peux pas. parce que tu m'rends une simple visite, menottes aux poignets, toi ? pas avec moi guérin. pas aujourd'hui. t'es pas d'humeur à la plaisanterie. t'es pas drôle max, tu perds de ta saveur à faire la gueule. il ne va pas te rater, tu l'sais et pourtant tu joues. mais as-tu vraiment envie de jouer ce soir ? t'es même pas certaine de le savoir, toi. il fait sa vie dans ton bureau le garçon. tu le gardes à l'oeil, quand même, parce que t'es pas seule dans ce petit bureau. tu le partages avec aaron et tu sais comme il n'aime pas que tu t'occupes des gamins. tu prends ça pour de la jalousie, quelque fois, ça te fait même rire. du coin de l'oeil, t'observes l'âme écorchée se mouvoir, au gré de ses envies, observant ça et là. toujours content de te voir. tu secoues la tête de gauche à droite, comme si tu n'y croyais pas. il est prêt à tout, l'homme, pour rester dans ton bureau et ne pas avoir à danser avec les barreaux d'une cellule. tu le sais, toi. parce que t'as bien compris qu'il jouait, c'est pour ça que tu te permets de rentrer dans son jeu, de temps à autre. tu ne sais même pas pourquoi tu fais ça, pourquoi t'es attirée par l'idée de t'approcher si près du feu que tu pourrais aisément te brûler les ailes. t'y perdras des plumes maxine, tu commences à t'effriter, lentement, sûrement. tu ironises les faits notés sur le compte rendu de l'arrestation. voler un lapin. t'as vu pire avec lui, tu trouves ça drôle, pour une fois. les temps sont dures. tu te retiens de rire. phrase bateau, qui prend un tout autre sens entre ses lèvres. la suite te fait arquer un sourcil. il voulait t'offrir ce lapin. comme si tu pouvais y croire. prêt à tout le gamin, prêt à tout. tu penches la tête sur le côté et cette lueur attendrissante dans le fond de tes yeux, celle que tu leur réserves, celle que tu lui réserves. quelle délicate attention. tu papillonnes de manière exagérée, ça ne te ressemble pas. oh, il le sait le guérin, que c'est pas toi. il le sait, le guérin, que tu te forces. chat aurait été ravi d'avoir un compagnon. quel dommage. pas d'lapin à dépoiler. tu hausses les épaules, un air faussement triste sur ton doux visage. non, décidément, t'es pas d'humeur à la plaisanterie. cela dit, tu ne mens pas en disant que ton chat ne serait probablement pas d'accord avec l'idée d'un nouvel arrivant. il est tout doux, ton chat. il est câlin, ton chat. mais pour la sociabilité, on repassera. il a déjà du mal avec les être humains alors avec un autre animal, les dégâts seraient irréversibles. il va jouer maxine, tu le sais. fais pas ta tête de con, tu vas empirer les choses. arrêtes de débuter la partie, tu vas perdre. la proximité du gamin, l'aisance déconcertante du prédateur. toi, dans ton pauvre fauteuil, tu dois faire peine à voir. lui et sa grandeur, assis sur la tranche de ton bureau. et toi, dans tout ça, qui est incapable de bouger. parce que t'as beau pester contre toi-même, peut-être bien que t'aimes ça. peut-être bien que le jeu est tellement saisissant qu'il te fait sortir de ta monotonie. peut-être bien tu te sens incomplète. peut-être bien que c'est ton échappatoire, ta bouffée d'oxygène. à quoi tu joues maxine ? il va te dévorer, te bouffer toute crue. on ne retrouvera que tes restes. image d'une violence bien trop extrême. parce qu'il ne ferait pas de mal à une mouche, ou du moins, il ne te ferait pas de mal, à toi. tes yeux qui trouvent les siens. défi. à celui qui cédera le premier. mais toi, toi, tu cèdes jamais. bien tenté guérin. mais non. t'arrives pas à le quitter des yeux pourtant. envoûtée par ses prunelles, envoûtée par cette proposition pourtant si tentante. qu'est-ce que tu foutais à voler un lapin camille ? que tu persistes à demander, sans pour autant rompre le contact visuel. peut-être un peu masochiste sur les bords, tu sais pas, tu sais plus. t'es peut-être bien aussi paumée que lui, au final. pas dans le même sens, pas dans la même vie. tu sais pas. tu sais plus. t'es paumée maxine, complètement paumée.



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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 6/6/2017, 19:34

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- maxine.


il prend ses aises camille. comme si le poste de police avait été cette seconde maison, cette seconde famille qui l’accueillait chaque semaine pour un nouveau délit. il en connaissait chaque recoin. chaque fissure zébrant ses murs décolorés, gardiens des âmes esseulées, esprits condamnables laissant des traces souvent éphémères dans les esprits des détenteurs de la paix. les prunelles sombres du guérin voguent dans le petit bureau, suivent les courbes de la pièce en silence avant de s’aventurer sur celles de maxine en face de lui. contradiction retrouvée dans les pupilles qui s’affrontent pourtant avec douceur, s’entrelacent par intermittence comme pour tenter de dénuder l’âme de celui qui fait face. l’impassibilité de maxine est passée au crible, chaque trait de son joli visage scruté pour en déceler la moindre émotion, la moindre faiblesse qui tressaillirait. la moindre porte ouverte permettant à camille de s’y engouffrer et d’y semer les doutes instables. ce soir, il la sent tendue, maxine. probable résultat des échauffements avec ses collègues qu’il avait pu percevoir dans le couloir quelques minutes auparavant. et elle avait beau s’enfermer dans un mutisme qu’il lui connaissait maintenant assez bien, à éluder ses mots pour ne se préoccuper que du délit qu’il avait commis, il ne les sentait que trop bien, les pensées noircies qui engourdissaient son cerveau, altéraient même de façon minime cette inflexibilité qu’elle désirait laisser transparaitre. et malheureusement pour elle, l’occasion était trop belle pour camille pour qu’il ne puisse savamment s’en servir, pour ne pas le retourner à son avantage. « la procédure.. » les yeux qui roulent en direction du ciel, le demi-sourire aux lèvres, le jeune guérin n’avait que faire des procédures et des limites entre bien et mal. pour lui, tout était prétexte à être transgressé et probablement qu’il ne comprenait pas réellement les enjeux, comment est-ce que l’on pouvait décemment s’en tenir aux règles, à ce genre de formalités qui bridaient les libertés. comment est-ce que l’on pouvait vivre, enfermé dans ces cases imposées par la société. non camille, il tenait trop à son indépendance, à cette délivrance de savoir qu’il avait carte blanche sur ce quotidien usé. que rien ni personne n’aurait suffisamment d’autorité pour lui clore le bec. du moins c’est ce qu’il croyait, dans ces instants de témérité. il envahit alors l’espace, se souciant peu de prendre toute la place, examinant encore et encore, l’œil morne, cet environnement qu’il avait écumé maintes fois ces dernières années. il laisse maxine déblatérer sur la véritable raison de sa visite ici, sur son chat, lui imposant comme seule réponse son long silence et ce rictus impossible à lui arracher. aphasie qui déroute, comme s’il avait perdu la faculté de s’exprimer laissant l’occasion à maxine de suivre chacun de ses mouvements jusqu’à trouver place sur le bureau. près d’elle. « j’suis plein de bonnes intentions tu l’sais. » les mots à demi murmurés, susurrés de sa voix rauque trahissant l’ironie des paroles exagérées. ils les connaissaient tous deux, ces réelles intentions. du moins l’un d’entre eux les devinait aisément. mais il était bien plus drôle de laisser le brouillard s’éprendre de l’échange, les envelopper pour en effacer la venimeuse réalité. avant qu’elle ne décline son invitation avec netteté. y a le soupire et la déception qui s’échappent des lippes entrouvertes, les bras qui se croisent sur sa poitrine sans qu’il ne cherche à effacer les traces naissantes de cette amertume factice qui s’empare de son esprit déraillé. « t’es vraiment pas fun max, sérieux t’es trop tendue. c’est à cause de c’qui s’est passé avec tes collègues là ? eux aussi ils ont remarqué qu’ils se passaient un truc entre nous ? » il peut pas s’en empêcher camille. de pousser le vice sans limite, balayant toutes convenances qui auraient du se prêter à la situation. il peut pas s’en empêcher camille. de guetter ses réactions. parce qu’on sait jamais, où commence la frontière sinueuse entre son sérieux et son impertinence. on sait jamais vraiment s’il est épris d’une sincérité déconcertante, ou s’il se fout ouvertement de la gueule d’un monde insipide. on se persuade continuellement qu’il joue un jeu, sans savoir pourtant quelles en sont les règles. ses règles. et c’est peut-être en cela, qu’on se dit que finalement, il est plus dangereux qu’on ne le croit, camille. avec cette magie au bout des doigts de faire adhérer, faire avaler n’importe quoi. « j’en sais rien, tu préfères que j’revienne la gueule cassée ? tu poses trop de questions, je l’ai volé c’est tout. j’avais envie. » y a le sourire qui se meurt, s’évapore au profit de l’impatience naissante, la pointe d’exaspération qui éclot dans les paroles. il coupe court à toute tentative du flic de contourner le sujet, les opales dansant au gré des siennes sans jamais les lâcher ne serait-ce qu’une seconde. « c’est vraiment ça qui t’intéresse, de savoir pourquoi j’ai volé un putain d’lapin ? ou tu me poses ce genre de questions pour éviter d’avoir à répondre aux miennes ? j’savais pas que j’te perturbais à ce point max. » il s’enfonce un peu plus camille, emportant maxine dans son sillage sans possibilité de retour en arrière, dans l’espoir de faire vaciller les dernières lueurs de volonté qui brûle au fond de ses iris noisette.




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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 8/6/2017, 20:31


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le calme de ton bureau. la sécurité de cette porte close. la présence du gamin. paramètres qui te sont capitaux pour retrouver un semblant de rythme cardiaque normal. le rose aux joues, résidu de colère visible sur les traits de ton visage, commence à s'estomper lentement. guérin qui peste après tes collègues pour avoir eu les menottes aux poignets. tu lui expliques que c'est la procédure, que c'est une étape non négligeable d'une arrestation. mais le gamin, il s'en tape des procédures, des lois, des limites imposées par le système. tu le sais bien. c'est pour cette raison qu'il se retrouve si souvent dans ton bureau. c'est pour cette raison que tu as pris la décision de le protéger, comme les autres. parce que, sans toi, sans ta compassion, sans ton aide, camille guérin, il serait derrières les barreaux depuis bien longtemps., mais ça, t'arriveras jamais à te l'avouer. parce que t'es bien trop modeste pour prétendre à être la sauveuse de ces âmes égarées. t'es bien trop modeste pour admettre que tu es utile à la survie du crew. t'es bien trop modeste pour apprécier l'importance que tu prends, un peu plus chaque jours, dans le cœur des gamins. alors tu lui demandes ce qu'il fait là. tu lui demandes ce qui a bien pu lui passer par la tête. lui, il te dit que ce lapin, il comptait te l'offrir, parce que t'aurais été mignonne avec un lapin. baratin d'un jeune qui te teste en permanence. t'y crois pas une seule seconde, tu restes cassante, coupante. tu lui balances même que ton chat n'aurait pas le plaisir de s'occuper du cas du lapin. t'es pas d'humeur à rigoler. et pourtant, lui, il te dit qu'il est plein de bonnes intentions, que tu l'sais. tout ça en se posant sur la tranche de ton bureau. rapprochement inévitable. tu lèves les yeux au ciel, exaspéré par son attitude pourtant si fréquente. tu ne relèves même pas sa réflexion parce que ce cadeau qu'il ne te fera pas aura uniquement pour but de t'attendrir et donc de lui éviter une nuit derrière les barreaux froids d'une cellule. et le voilà qui te propose de tout abandonner et de vous enfuir boire un verre chez emeryck. la proposition est alléchante, tu sauterais sur l'occasion si seulement tu le pouvais. mais t'es de garde, toi, ce soir. alors tu ne peux pas. tu refuses catégoriquement et ça te vaut une remarque sur ton manque de fun. tu retiens un rire amère. j'ai jamais prétendu être fun, ça tombe bien. tu arques un sourcil de surprise quant à la suite de sa réplique. mes collègues sont des abrutis pas finis. ombre qui passe au beau milieu de tes prunelles. c'est bien, j'me coucherai moins con ce soir cela dit maintenant que je sais qu'il se passe un truc entre nous. tu le remballes, le guérin. parce que t'es pas d'humeur et que, finalement, t'as pas tant envie de jouer que ça, malgré tes efforts précédents pour prendre les choses à la légère. les remarques de tes collègues, les critiques qui te reviennent involontairement en pleine face. tu pourrais m'mettre au courant camille, au lieu de faire des plans tout seul. j'aurais l'air moins surprise quand on me posera la question la prochaine fois. la prochaine fois. information qui t'échappe sans vraiment que tu le veuilles. t'avais dit que tu ne lui en parlerais pas et tu ne changes pas d'avis. t'en as juste trop dit, comme d'habitude. incapable de tenir ta langue quand ça t'atteint. incapable de te taire quand il le faudrait. alors tu lui demandes une fois de plus ce qu'il cherchait en volant un lapin. changement de sujet que tu déposes avec une grande maladresse. j'fais mon boulot guérin, j'te signale. froideur en réponse à ton trop plein de questions qui dérangent. et puis non, j'préfère que ton visage soit en état. c'plus pratique pour te reconnaître, plus agréable à regarder aussi. faiblesse d'un jeu que tu voulais abandonner parce que ton humeur de chien fait des siennes. mais t'y reviens toujours un peu, au final. et puis, le gamin, il ne lâche pas l'affaire, jamais. il te pousse dans tes retranchements, il joue, il s'amuse, il te taquine. et toi ? bah toi, tu cours dans son piège parce que t'es trop fragile, trop crédule, trop gentille. les hommes me perturbent camille. les hommes. que tu insistes pour bien lui faire comprendre que toi, t'es pas si dupe que ça. toi, t'as des limites que tu refuses de franchir, même si tu flirtes avec elles de temps à autres. t'as bien souvent tendance à oublier que c'est mon boulot d'poser les questions aussi, j'trouve. tes mains qui se joignent, tes doigts qui s'entremêlent sur ton bureau. cela dit, je serai curieuse de savoir c'qui te perturbe, toi ? puisque t'as des questions à m'poser, c'est bien que je dois te perturber quand même ? ce rictus qui s'installe au coin de tes lippes. ce rictus mêlant satisfaction et défi. ce rictus qui s'installe toujours, à un moment donné, malgré ton intention initiale de ne pas rentrer dans cette partie, de ce jeu que tu ne maîtrises pas encore.



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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 1/10/2017, 00:29

mind games.
- maxine.


tel un lion prisonnier de sa cage et privé de ses moindres libertés, camille fait les cent pas, tourne en rond, inspecte, passe au crible la moindre parcelle de ces murs imprégnés de milliers d’images, usés par le temps, par les spectres des centaines de voyous qui se sont retrouvés enfermés ici à l’instar du guérin. les mouvements sont lents, les opales sombres se baladent, ondulent et accrochent les courbes de la pièce trop minuscule pour contenir ses désirs brûlants d’indépendance. il savait pertinemment ce qu’il faisait, camille. l’impulsivité avait beau lui détruire les entrailles nuits et jours, comme un incendie qui embraserait la moindre brindille, ravagerait toute une forêt, chacun de ces gestes était pourtant étudié ce soir-là. comme un sentiment persistant de déjà vu flottant dans les airs, enveloppant leurs deux âmes tiraillées par les affres du passé. éternel sentiment d’expériences déjà vécues que de passer ses soirées en la compagnie de max, les menottes lacérant les poignets écorchés sous la voûte céleste chargée d’électricité. à tenter d’amadouer la jeune flic pour éviter les barreaux glacés des cellules, usant de ce sourire de gamin insolent qui campe au creux de ses lèvres et qu’on ne peut s’empêcher de détester autant qu’adorer. alors félin guette sa proie, se rapproche à pas de loup pour réduire la distance et s’installer confortablement sur le bureau face à elle comme pour continuer sa parade, pousser un peu plus le vice jusqu’à la faire craquer. manège dont ils connaissent les règles par cœur, mais qu’ils se font un plaisir à chaque fois de rejouer comme si cette fois-là était encore la première. « la prochaine fois? » qu’il s’enquit, le sourire feintant l’ignorance, les pupilles brillant d’une surprise factice. « donc ils ont réellement remarqué. pas si abrutis que ça finalement. » y a l’éclair de triomphe qui agite ses traits tirés, la satisfaction d’avoir finalement trouvé une brèche que les lippes de la jeune femme auraient laissé échapper par mégarde et dans laquelle il se ferait un plaisir de s’engouffrer sans réellement savoir sur quel noyau il tomberait. il cherche camille. il teste, expérimente, risque. il cherche camille. sans jamais réfléchir aux conséquences de ses actes. le cerveau imperméable aux alertes, l’instinct de sécurité glissant sur les parois de son esprit sans jamais l’en imprégner. visière obscurcissant son jugement, l’amenant fréquemment à jouer avec la vie, prendre des risques inutiles et se retrouver au bord du précipice, l’impression de vide grisante tordant l’estomac. les mots de max se bousculent à ses tympans, et ses pupilles dansent au gré des siennes sans jamais s’en défaire. il prête à ses dernières paroles, une attention moins soutenue, l’esprit vif gambadant sur d’autres ondes, captant l’espace d’un instant, une autre fréquence. il choisit de ne retenir que ce qu’il a envie, que ce qu’il serait susceptible de lui servir pour s’éviter un aller sans retour vers de nouvelles emmerdes, étirant un peu plus les lèvres lorsqu’elle évoque son visage agréable à regarder. elle aussi, joue avec les limites. les effleure du bout des doigts sans jamais réellement les franchir, s’éloigne pour mieux revenir en une chorégraphie timide où cam donnerait le tempo. il mesure et impose les silences, se fait chef d’orchestre du temps qui s’écoule et se consume entre eux. « j’ferais attention à pas trop l’abîmer dans ce cas, au moins pour toi. m’enfin j’garantis rien, tu sais les coups ça va, ça vient hein. » y a le haussement d’épaules nonchalant qui rythme sa phrase, le regard rivé un instant au plafond. « et puis si j’en reçois plus, tu t’ferais chier ici pas vrai ? avec tous ces connards. et moi aussi, à plus venir te rendre visite. » parfum d’une vérité complètement assumée, les mots qui s’enchainent naturellement parmi l’océan de salades qu’il débite depuis quelques minutes, l’imagination jamais entachée par aucune prison mentale ou physique, quelle qu’elle soit. « les hommes te perturbent. » il répète, les syllabes roulant sur le bout de sa langue, médite une malheureuse minute sur ces dernières paroles, le corps à peine secoué par un éclat de rire étouffé sur cette pseudo-confession et le regard qui l’accompagne. « j’te savais pas si à fleur de peau dis donc. » il finit par se brider légèrement pour éviter de la froisser et d’envoyer valser brutalement tous ses espoirs et ses tentatives de parvenir à son but ultime. balayer de vains efforts pour éviter de se retrouver condamné aux bracelets, otage de ce lieu qu’il avait tant de fois fréquenté. croisant alors les bras sur son torse, camille adopte en une fraction de seconde la mine la plus sérieuse qu’il puisse afficher, de celle qu’on ne lui connaissait que trop peu, finalement. « perso, j’ai pas honte de dire que ça m’fait quelque chose de te voir tu sais max. contrairement à toi, j’men cache pas. mais j’trouve ça assez.. mignon de pas encore avoir eu l’courage de se l’avouer. » le genou qui feint de frôler le sien, le menton baissé dans la direction de la jeune femme, y a l’affront qui transpire par tous les pores de sa peau, l’impertinence et l’effronterie qui se battent en duel avec les vestiges de bon sens qu’il pourrait un tant soit peu lui rester. « si j’te plaisais pas un minimum, tu serais pas là à m’répondre de cette façon. ça fait longtemps que t’aurais fini de taper ton rapport à la con et que tu te serais cassée. pourtant t’es encore là, avec moi. arrête-moi si j’me trompe. » allez vas-y max, prouve-moi, que je suis sur la mauvaise voie.





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MessageSujet: Re: mind games, maxine. 2/10/2017, 16:36


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ils ont rien r'marqué guérin. j'passe pour la pute de service et ça t'fait rire ?! les éclairs qui fendent tes iris noisettes, la langue qui claque sur ton palais, les mots qui volent en éclat. t'exploses. t'imploses. tu t'étais pourtant jurée de ne jamais dévoiler rien de tout ça, de tout garder pour toi parce que, finalement, c'est un problème que tu dois affronter toute seule. tu t'es foutue dans la merde dès l'instant où t'as décidé que tu les protégerais, les gamins. conséquences inévitables d'un acte que personne ne cherche à comprendre. il faut dire que les gamins, ils ne te facilitent pas la tâche non plus. jusqu'à présent, t'avais réussi à t'en sortir. jusqu'à présent, t'avais la tête hors de l'eau et tu nageais encore. le bouffon du roi ferait bien d'redescendre sur terre. tes conneries me fatiguent et j'ai pas l'intention de t'laisser ruiner ma carrière avec des bruits d'couloir infondés. ton poing qui s'écrase brutalement sur ton bureau. t'en as plus qu'assez qu'on ne te prenne pas au sérieux. t'en as plus qu'assez de toute cette mascarade qui ne trouvera jamais de fin. t'es fatiguée maxine. fatiguée de mener un combat perdu d'avance. le manque de sommeil, le manque de repos. y a tout qui se bouscule dans ta caboche trop pleine d'émotions diverses et variées. t'étais déjà pas de bonne humeur et la nonchalance de camille n'arrange rien. du haut de ses vingt-trois piges et de sa tête brûlée, il ne comprend pas que tu puisses pâtir de son comportement. et ne m'sors pas que j'ai juste à laisser tomber parce que j'te jure que j't'en colle une. la férocité dont tu fais preuve accentue la sincérité de tes mots, balancés comme une traînée de poudre. c'est lui qui tient l'allumette. c'est lui qui a le pouvoir de tout faire exploser. c'est lui qu'y a la patate chaude entre ses doigts indisciplinés. tu soupires, tu te laisses aller contre le dossier de ton fauteuil et tu croises les bras sur ta poitrine. l'ange s'est fait dévoré par le démon. la douceur dont tu fait preuve d'ordinaire s'est envolée. comme si t'étais pas toi-même, comme si une autre entité avait pris possession de ton corps fragile. sentiments exacerbés à cause de l'attitude du garçon. ça ne te ressemble pourtant pas, de te laisser berner aussi facilement, de te laisser atteindre aussi aisément. t'es plus maître de toi et ça t'agace bien plus qu'autre chose. remettre le sujet du vol de l'animal semble être une façon pour toi de te réconcilier avec toi-même mais les questions et l'arrogance du guérin n'aident en rien. tu trouves pourtant le moyen de t'adoucir, ne serait-ce qu'un tout petit peu, en avouant préférer le voir se pointer avec la gueule qu'y a pas bougé. tu replonges dans le jeu pour faire passer ton humeur changeante, tes réflexions incisives. t'as la bipolarité remarquable. t'essaies de t'accrocher à ce semblant de quelque chose, aussi peu concret soit ce qui se passe réellement. tout ça, ce n'est qu'un jeu, ça l'a toujours été. t'aurais jamais dû accepter les termes du règlement et pourtant, tu l'as fait. pauvre maxine, tu t'fais bouffer et t'es même pas capable de réagir sur le long terme. quelle délicate attention. ça m'touche camille. t'exagères, tu surjoues et tu bats des cils. comédie millimétré au battement de palpitant près. maintenant, il faudrait donc que je te considère comme mon sauveur ? de venir me rendre visite pour m'offrir une porte de sortie face à ma solitude et mon désarroi. tu fais semblant de réfléchir. tes doigts caressant ton menton pour plus de crédibilité. je vais me contenter de retenir la partie où tu confesses avoir envie de me rendre visite. que tu conclus en te penchant à nouveau sur ton rapport en cours. victoire légère et encore, si c'est est une. tu préfères l'imaginer ainsi plutôt qu'autrement. au moins, tu peux avoir l'impression de progresser, même si ce n'est que de manière infime. une fois de plus, ta concentration se fait la malle. t'es pas capable de passer outre les répliques du jeune homme, qui te cherche, de toute évidence. il y a tellement de choses que tu ne sais pas sur moi camille. tu bats des cils encore une fois, surjouant ta réaction comme il se doit, croisant tes mains sur ton bureau. être fleur bleue n'en fait malheureusement pas parti. oh non, tu n'es pas fleur bleue. tu le fus, à une époque, mais t'as cessé d'imaginer que ça pourrait te tomber sur le coin de la gueule au prochain carrefour. de toute façon, tu ne comptes pas t'épancher sur ta vie sentimentale. certainement pas avec lui, de surcroît. ça t'fait quelque chose de m'voir parce que tu sais qu'tu finiras pas en cellule ce soir. la froideur de la triste réalité. il a tout gagné à partir du moment où t'es dans les parages. et toi, t'es la bonne poire qui cède à chaque fois. tu n'me plais pas camille. tu ne me perturbes pas non plus. tu me distrais, c'est bien là toute la différence. que tu souffles entre tes lippes entrouvertes. mon rapport serait bouclé depuis un bail si t'arrêtais de jacasser pour sauver ton cul. tête qui se penche sur le côté, sourire en coin qui déforme tes lèvres l'espace d'un instant. tu finis par lever les yeux au ciel avant de décoller ton postérieur de ton fauteuil. j'ai b'soin d'un café. que tu lâches. la nuit promet d'être longue et ton humeur massacrante ne va certainement pas aider à ce que les choses se passent pour le mieux. ta main posée sur la poignée de la porte, tu finis par te retourner vers le gamin. j'te ramène quelque chose ? parce que t'es comme ça toi. tu ne peux pas maintenir cette façade diabolique assez longtemps pour ne pas laisser l'ange reprendre les commandes. t'as besoin d'air, t'as besoin de te calmer et pourtant, tu sais qu'à l'instant où tu franchiras cette porte, y aura tes collègues qui épieront le moindre de tes gestes. boule au ventre.



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