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(maxie) comme les deux doigts de la main.

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MessageSujet: (maxie) comme les deux doigts de la main. Jeu 18 Mai - 18:11


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t'as fini ta journée. t'as pas voulu rester traîner au poste plus longtemps. t'es attendue ailleurs. et puis, il faut que tu repasses par chez toi pour prendre une douche et changer de tenue. te pointer chez les gens en uniforme, bien que tu penses que ça ne sera pas mal interprété, ça te dérange fortement et puis, ça ne fait pas vraiment bon genre non plus. oh tu sais bien qu'elle s'en fout la brune. tu sais bien qu'elle ne jugera pas ta tenue vestimentaire, ni même ton odeur de chacal. quoi que, pour l'odeur, t'auras peut-être bien le droit à quelques remarques cinglantes dont elle seule à le secret. parce qu'elle est comme ça l'avocate. t'as longtemps cherché son tact dans le tout paris et t'as vite abandonné l'idée finalement. elle est comme ça l'avocate et tu ne voudrais la changer pour rien au monde. parce qu'elle est ton pilier et que tu es le sien. toujours dans l'extravagance d'une relation bancale mais tellement belle que tu ne la laisseras jamais te mettre de côté. t'sais bien qu'elle en a pas l'intention et que son boulot, c'est toute sa vie et que ça prend du temps de défendre les causes perdues. t'en sais quelque chose toi, t'es bien placée pour comprendre. c'est pas à la même échelle mais t'as pris la responsabilité de t'occuper des gamins écorchés alors tu vois bien le temps et l'énergie que ça te prend. t'es rentrée chez toi. chat, il t'attendait de patte ferme, tête penchée sur le côté, le regard accusateur. comme si ta journée avait été trop longue pour lui. faut dire que, ce matin, t'es partie précipitamment. t'as pas pris le temps de t'occuper correctement de lui et le félin compte bien te le faire comprendre. tu soupires, un sourire en coin et décides de prendre le temps de câliner ton animal de compagnie. tu as une assez grande marge de manœuvre avant de te rendre dans le septième. une fois la bête contentée et lassée de tes caresses, tu peux t'occuper de toi. douche, jean, chemisier, bottines. ce maquillage léger qui te caractérise et tes cheveux qui retombent en cascade sur tes épaules. tu ajoutes un élastique autour de ton poignet parce que t'es pas capable de les garder détachés bien longtemps. quelques attentions de plus pour ton chat et tu quittes ton appartement. à cette heure-ci, la circulation est particulièrement chiante. cela dit, tu connais la capitale comme ta poche et les nombreux raccourcis que tu emprunte avec une aisance déconcertante. tu arrives pile à l'heure de ton rendez-vous. quelques coups frappés à la porte avant que celle-ci ne s'ouvre, dévoilant la silhouette de celle que tu considères comme ta meilleure amie depuis si longtemps. babe, j'ai ramené de quoi gommer les cernes qui pourrissent ton visage. que tu lui balances sans grand tact non plus. une habitude que vous partagez. vous n'êtes pas là pour vous faire de cadeaux, sinon, votre amitié aurait volée en éclat il y a un bon moment déjà. la vérité vraie, y a que ça qui compte. tu lèves ta main droite et lui présente un pack de bière. puis la main gauche, dans laquelle on peut trouver une bouteille de vin d'un excellent cru que ton père t'avais offert il y a de cela un an maintenant. tu n'as pas voulu y toucher avant, comme si quelque chose te disait que ce n'était pas encore le moment de l'ouvrir. tu ne sais pas pourquoi mais, aujourd'hui, tu avais une envie de partager cette bouteille avec magalie. le sourire qui étire tes lèvres est sincère, comme toujours quand il s'agit de cette avocate que le monde redoute tant mais qui, tout au fond, ne ferait pas de mal à une mouche.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Sam 20 Mai - 19:14


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie
Les nerfs qui vrillent, qui se titillent, ce dossier la rend folle, va finir par la faire craquer, elle va descendre dans les rues et se mettre à hurler si ça continue. Elle a quitté le cabinet il y a une heure mais son travail ne se termine jamais. Elle continue jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que son regard devienne flou et que son cerveau n’imprime plus rien. Elle a toujours été comme ça Mag. Même à l’école elle travaillait deux fois plus que les autres, elle n’avait que les études à l’époque, avant de rencontrer ses amis. Avant de lâcher prise de temps en temps. Même dans son acharnement à devenir avocate, elle n’a jamais oublié sa bande. Elle est arrivée en retard. Elle est parfois partie plus tôt que prévue pour travailler. Mais un appel de l’un d’eux ? Et elle lâchait cours. Travail. Client et le reste pour venir à la rescousse. Jamais elle n’abandonnerait un ami, pour n’importe quoi, n’importe qui. La fidélité. La confiance. C’est tellement important pour elle. La froide Magalie n’est pas aussi froide que ça finalement. Elle enfreindrait la loi pour eux. Elle tuerait quelqu’un pour eux. Avocate ou non elle renierait son métier qu’elle chérit pour eux. C’est ça l’amitié. Pouvoir se faire la gueule pour une connerie mais ne jamais abandonné quand ça devient trop dur pour les autres. Ils ont été là pour elle, même quand elle n’a pas demandé d’aide. Même quand elle ne disait rien, ils savaient quand quelque chose clochait chez elle. Sous sa tonne de glace elle était surement la plus sensible du groupe. Sauf qu’elle, elle ne montrait jamais. Ils lisaient en elle comme dans un livre ouvert, ne se formalisant pas de son manque de tact, de son franc parlé et de sa vulgarité à toute épreuve.

L’heure tourne mais elle a toujours la tête enfouie dans son dossier, ses doigts se referment sur la table, elle est prête à imploser. Elle devrait se préparer pour son rendez-vous avec son amie mais lorsque l’on sonne à la porte elle jure. Elle n’a pas encore retiré son tailleur, elle ne porte plus sa veste ni ses chaussures mais elle n’a pas eu le temps de se mettre plus à l’aise avant d’ouvrir la porte à Max. Tant pis son amie lui ferait sans aucun doute remarqué. Elle avait l’habitude. Et un sac rempli de réplique rien que pour elle. Qu’elle lui lancerait sans aucun doute avec le sourire. Et ça ne manque pas, à peine celle-ci ouverte, elle se prend dans la gueule que ses cernes lui mangent le visage. Ce n’est pas faux mais… Mag restant Mag. « Est-ce que tu as vu ta gueule récemment dans le miroir ? Tu n’es pas mieux que moi chérie. » Un fin sourire s’inscrit sur le visage de la jeune avocate. Pourquoi se contenter d’un simple bonjour quand on peut être vache. Son amour se ressent dans chacun de ses mots. Dans chacune de ses actions c’est bien suffisant pour la demoiselle. Max ne le prendra pas mal, elle la connaît par cœur. Une amitié aussi longue ne peut s’entacher aussi facilement. Son sourire s’élargit un peu en voyant les bières et la bouteille de vin qu’elle lui ramène, voilà une bonne idée pour la détendre un peu. Elle laisse rentrer Max dans son appartement. Elle ne laisse entrer que très peu de personnes chez elle, dans son monde il n’y a rien de glaciale. Son appartement est à l’exact opposé de son caractère. Couleur chaude. Cocon moelleux. Elle se sent bien ici. Elle y vit seule mais ça ne la gêne pas. Mieux vaut être seule que mal accompagnée, n’est ce pas ? Elle se déplace jusqu’à la cuisine, son amie ira s’installer sans qu’elle n’ait besoin de le faire. « Tu es arrivée à temps avant que j’appelle le premier petit con que j’ai défendu pour me filer de quoi faire un joint. Je suis à la limite de commettre un meurtre. » Autant dire que Magalie ne plaisantait qu’à moitié, si la demoiselle n’allait tuer personne, se faire livrer un peu de drogue ne l’a jamais gêné auparavant. Quand elle était au lycée elle s’était laissé tenter par la libération qu’entraînait un joint. Elle n’a jamais eu de problème de dépendance ou quoi que ce soit, elle est bien trop sérieuse pour ça mais elle en avait besoin pour décharger son trop-plein de frustration, elle avait peur d’exploser, elle faisait redescendre la pression ainsi. Elle n’y a plus touché depuis le début de la fac. Se plaisant à faire redescendre sa colère avec un verre de vin ou simplement avec une soirée comme celle-ci. La demoiselle arrive justement avec deux verres à vin et un tire-bouchon. Elle s’assoit lourdement sur son canapé et range son dossier en parlant. « Et toi Maxine comment tu vas ? Les connards continuent leurs petits jeux machistes où ça s’est calmé ? » Autant dire que les rumeurs allaient de bon train au commissariat et que l’avocate n’appréciait pas du tout que l’on dénigre sa meilleure amie. Des éclairs brillent au fond de ses yeux en parlant de ça. Elle aussi à le droit à ce genre de ragot. Avocate émérite, prochainement associée de son cabinet à seulement vingt-huit ans ça fait jaser les langues de vipère. On pourrait croire qu’avec un niveau d’étude si élevé les avocats seraient moins cons que les autres. Mais en fait pas du tout. Des hommes restent des hommes. Avec un QI élevé ou non ils étaient tous aussi abrutis.
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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Lun 22 Mai - 14:14


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entrée en matière vigoureuse. tu ne manques pas une seule seconde de lui faire remarquer qu'elle a une sale gueule. tu dois certainement être la seule personne à être en mesure de lui sortir une telle phrase sans que le visage de la brune ne s'empourpre de colère. enfin, toi, et la bande. parce que vous êtes les personnes les plus proches de l'avocate. vous l'aviez accepté telle qu'elle était, sans jamais la juger malgré ses écarts et défauts. le tact absent de ton amie et ses répliques cinglantes sont tout de même toujours bien présents puisqu'elle te répond sans appel que tu dois avoir les mêmes marques qu'elle. sa réponse te fait sourire. tu ne prends pas mal ses mots. jamais. elle doit être, elle aussi, l'une des seules personnes capable de te parler sur ce ton sans que tu ne prennes la mouche. parce que tu sais qu'elle t'aime autant que toi, tu peux l'aimer. elle est ta meilleure amie, depuis si longtemps maintenant, que tu ne peux pas prendre mal ses remarques. elle est comme ça après tout. et puis, c'est aussi une marque de respect que de vous envoyer chier de la sorte au lieu de vous dire simplement bonjour. j'ai p'tre une sale gueule, mais en attendant, j'ai au moins pris le temps d'me changer moi. que tu ajoutes en arquant un sourcil avant de la regarder de haut en bas. pas de mépris, pas de jugement. jamais. des mots durs mais des mots d'amour. complexité d'une relation pourtant si simple, si évidente. tu entres chez elle et te dirige directement vers le canapé. tu ne l'attends pas, tu ne l'attends jamais. tu prends tes aises, comme si tu rentrais chez toi après une grosse journée de boulot. le contraste impressionnant entre l'appartement et le caractère de l'avocate ne te fait plus rien. tu avoues avoir été surprise dans les premiers temps mais cette sensation s'est bien vite effacée. parce que tu la connais toi. tu sais bien qu'elle n'est pas si froide que ce qu'elle laisse paraître. carapace forgée de béton armé depuis si longtemps. très peu de fissure dans cette bulle d'acier. toi, tu l'as trouvé quand t'étais gamine. toi, t'as réussi à prendre une place privilégiée dans le monde, dans la bulle de la brune. place qui vaut cher, t'en es bien consciente. ouvrir son coeur, ouvrir ses bras, ouvrir sa porte. tant de choses difficile à faire pour cette femme qui t'impressionne pourtant malgré toute la légèreté dont tu fais preuve en sa présence. la voix de magalie te parvient et tu étouffes un rire. toi ? avoir envie de commettre un meurtre ? naaaaan no way, j'y crois pas ! l'ironie dans le ton de ta voix est bel et bien marqué. tu sais l'acharnement dont elle fait preuve dans son travail, au même titre que toi. magalie, c'est un requin, elle ne fait pas les choses à moitié, jamais. tout comme toi, mais à un autre niveau. tu sais bien qu'elle bosse tout le temps et tu en arrives parfois à te demander s'il lui arrive vraiment de dormir. t'es au courant pour la drogue comme t'es au courant de tout. et toi, tu t'en fous. parce que tu sais qu'elle est sérieuse malgré tout. c'est pas parce que tu es flic que tu te permettrais de porter un quelconque jugement. tu admettras faire la même expérience de temps à autre. elle le sait. t'as rien à lui dire par rapport à ça. cela dit, s'tu veux appeler le p'tit con en question, te gêne pas. parce que, tu l'admettras également, t'aurais peut-être bien envie de partager un joint avec elle. avec ce que tu vas lui raconter, avec le bordel que c'est dans ta tête, un peu de lâcher prise ne te ferait probablement pas mal. l'avocate revient dans ton champ de vision avec deux verres à vin et un tire-bouchon avant de se laisser tomber dans le canapé. oui, visiblement, dure journée. tu l'observes ranger son dossier mais tu noteras tout de même de lui poser quelques questions dessus, si jamais tu peux l'éclairer par de brillantes remarques. tu ironises tes pensées parce que t'es loin d'être aussi douée qu'elle pour défendre les gens. quoi que. les connards restent des connards tu sais. et ça ne s'arrêtera pas tant que j'aurais les gamins sous ma protection. magalie, elle sait combien ils comptent pour toi. elle sait combien tu t'investies pour ces causes que le reste du monde semble trouver perdues. elle sait combien tu crois en eux quand les autres les laissent tomber sans même chercher à comprendre. mais ça va. j'les emmerdes. et si ça peut les calmer, j'ferai la même qu'avec borel, histoire de leur rappeler qu'faut pas m'emmerder trop longtemps. ce jour là, tout le commissariat s'était arrêté de vivre. l'espace de deux minutes, t'avais calmé tout le monde et ton coéquipier plus que les autres. fatiguée d'essuyer les remarques désobligeantes, t'avais fini par le plaquer contre un mur, ton arme sur sa tempe, menaçant d'appuyer sur la gâchette s'il ne commençait pas à te respecter dès maintenant. tu l'aurais fait, sans aucune hésitation. t'es pas méchante, t'es pas mauvaise. t'es peut-être même l'exact opposé. mais il ne faut pas te pousser à bout. jamais. t'attrapes le tire-bouchon afin d'ouvrir la bouteille que tu as ramené. et toi, c'dossier ? c'quoi qui bloque ? que tu demandes, soucieuse de l'état de ta meilleure amie. une fois la bouteille ouverte, tu verses le liquide dans les verres avec minutie, puis, tu en tends un à ton amie avant de lever le tien. à nos sales gueules et nos collègues abrutis. grand sourire sur tes lèvres. trinquer à ceux qui te rendent la vie impossible. même là, t'es pas capable d'être rancunière. tellement de gentillesse en toi. tu te feras bouffer un jour maxine, tu verras.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Lun 22 Mai - 23:22


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie
Elle a l’habitude Magalie. De ces joutes verbales. De ces prises de bec. De ces délires bizarres. C’est comme ça qu’elle se sent le mieux. C’est ainsi qu’elle se sent aimée. Parce que l’amour ça se ressent. Ça ne se dit pas. Ça ne s’exprime pas toujours avec des mots. Des je t’aime mentent. Des actes non. Et elle, elle n’aime pas exprimer ses sentiments. Foutu éducation qui a brisé quelque chose de précieux à l’intérieur de son âme. Foutu éducation qui a fait d’elle la femme froide qu’elle est aujourd’hui. Foutu éducation qui l’empêche de prendre son amie dans ses bras pour lui dire bonjour. Elle n’est pas bête Mag, elle sait que toute cette histoire vient de son enfance détruite mais elle ne peut plus rien faire pour soigner ses blessures. C’est trop tard maintenant. Elle a rencontré ses amis trop tard. Alors quand elle voit Maxine elle lui répond sur le même ton que son amie. Celle-ci ne s’en formalise pas au contraire, elle lui balance qu’au moins elle, elle s’est changée. Exact ! Elle aurait pu faire un effort. Mais Magalie restera toujours Magalie. Elle attrape la barrette qui retient ses cheveux et détache sa crinière brune de sa coiffure sévère d’avocate. C’est déjà un peu mieux. Elle ressemble plus à Mag qu’à Magalie. « Je travaille moi, je ne suis pas toujours derrière mon bureau. » Un léger éclat de rire sort de la gorge de Magalie. Un rire éphémère, trop peu souvent entendu. Quand elle rit Magalie les gens s’arrêtent de parler généralement. Parce que ça détend son visage, ça vide ses yeux de leur glace. Elle ne partage pas ça avec tout le monde. Elle n’offre jamais son rire aux gens qu’elle ne connaît pas. Comme si c’était encore plus précieux que de l’or. Et ça l’était. Elle ne riait que trop peu souvent. Gardant cela pour ses amis. Si ses sourires sont rares en public il lui arrive de temps en temps de sourire à un de ses clients. Mais rire ? Jamais. Elle laisse Max s’asseoir et elle en profite pour la prévenir qu’elle risque de faire un meurtre le sarcasme dans la voix de son amie la faire rire. Ok ce n’était pas étonnant. Magalie avait souvent envie de tuer des gens. Heureusement qu’elle était avocate sinon elle serait devenue tueuse en série.

En soupirant elle s’assoit lourdement sur son canapé et pendant qu’elle son dossier, elle y jette encore un œil. Oui. Un joint ça serait génial ce soir. Oui. Ça la détendrait sans aucun doute. Mais non. Elle ne pouvait pas faire ça. Pas avec cette affaire. Un nouveau soupir s’échappe et elle referme enfin son travail. « Nan. Si je fais ça je n’aurais pas les idées claires pour mon affaire. Ce n’est pas avec le sourire aux lèvres que je vais faire bouffer son dossier à l’adversaire. » Elle a la haine la petite Mag. Parce qu’elle ne veut pas perdre. Ce n’est pas une question d’ego, ça ne l’a jamais été. Elle vivait pour ses clients désormais et elle n’a jamais regretté ses affaires depuis qu’elle est dans ce cabinet. Elle avait la haine parce qu’elle sentait son affaire se compliquer au fur et à mesure. Alors oui ce soir, elle aurait bien fumé un joint avec son amie. Une flic et une avocate dans les déclins de l’obscurité parisienne. Pourquoi pas ? Mais son affaire était trop importante pour qu’elle relâche la pression. Elle abandonne le dossier en même temps que ses idées farfelues. Fumer un joint comme si elle avait encore l’âge de faire ça. Elle lui demande comme ça se passe au commissariat, elle sait que ce n’est pas la joie depuis que Maxine s’occupe de ces gamins. Elle l’approuve à cent pour-cent l’avocate. Elle aussi ramasse les âmes brisées. Souvent. Trop peut-être pour une femme aussi glaciale. « Je suis passé la dernière fois. Je crois qu’un de tes collègues se souvient de mon poing dans sa petite gueule de bleu. Je peux toujours revenir si l’envie te prend. » Autant être clair. Magalie, si jolie et si frêle soit-elle, faisait de la boxe depuis des années, elle aimait faire du sport avec Maxine aussi. Alors autant dire que le petit bleu, il a bien dû se rappeler de son poing rencontrant sa pommette ce jour-là. « Non sérieusement. Comment tu vas Max ? » Lorsque Magalie utilisait le surnom de la jeune femme c’est qu’elle voulait avoir une réponse franche et honnête. Elle ne plaisantait pas. C’est ainsi que ses amis différenciaient les deux côtés de sa personnalité. Étrange me dirait vous, pourquoi elle n’utilisait pas le surnom de Maxine quand elle était sarcastique et son prénom quand elle était sérieuse ? Eh bien c’est Magalie. Elle n’était pas faite comme les autres.

Elle relève son verre et frappe dedans en souriant. « Surtout à nos sales gueules ! » Mais elle lui a posait des questions Max et Mag se sent un peu mal à l’aise de lui répondre. Alors elle reste silencieuse un petit moment et réfléchit à la meilleure manière de raconter son affaire. Elle soupire et boit une gorgée de son verre avant de reprendre la parole. « Tu sais ce qui bloque ? Mes sentiments. » Le mot sentiment est comme une insulte dans la bouche de Magalie. C’est très étonnant de l’entendre prononcer avec douceur. Pour elle les sentiments peuvent rendre faibles. Elle ne juge jamais ceux qui en ont mais elle, elle ne peut pas c’est plus fort qu’elle. « Oui je sais c’est étonnant venant de moi. Mais franchement ce dossier il me donne juste envie de mettre des coups à la partie adverse. Mon client est un homme d’une trentaine d’années. Veuf depuis peu. Sa femme avait un gosse avant leur rencontre mais ils n’ont jamais pu faire les papiers pour l’adoption. Elle est morte avant que ce soit finalisé. Casier judiciaire merdique. Arrestation pour de la drogue. De la violence quand il était jeune. Il me fait penser à ce gars que t’aimes bien, Emeryck. Bref, les grands-parents du gamin qui ne l’aiment pas. Ils veulent récupérer le gosse mais juste pour ne pas que leur beau-fils ait la garde du petit. » Cet homme était la douceur incarnée désormais. Il fallait le voir avec son petit garçon. Ça remue quelque chose au fond du cœur de Mag. Parce qu’elle n’a jamais pu apprécier l’amour paternel. « Tu verrais son regard Maxine. Il l’aime tellement ce petit garçon. Pourquoi le blâmer sur un casier qui a dix ans ça me dépasse. » La jeune avocate n’a jamais jugé un livre sur sa couverture. Ce n’est pas ainsi qu’elle choisit ses affaires. D’ailleurs Magalie n’aurait même pas dû représenter cet homme. Elle n’est pas spécialiste du droit des familles mais il est rentré dans son bureau, il la voulait, elle, rien qu’elle. Il connaissait son parcours. Il ne voulait pas perdre la partie. Son garçon. Difficile de dire non après ça. « Je ne sais pas comment le tirer de là. Il m’a confié tous ses espoirs, comme si j’étais le messie. S’il perd son fils, je ne pourrai plus jamais me regarder en face. » Autrement dit, Magalie n’était pas du tout à l’aise devant cette affaire. S’il perd son fils, je ne pourrai plus jamais me regarder en face. Ce n’est pas son cabinet qui perdrait de l’argent. C’est simplement un garçon qui perdrait son père. Aimant et affectueux.

« Tient si on jouait à un jeu Maxine. Devine qui j’ai eu au téléphone hier soir et qui m’a invitée à son prochain mariage ? » Le sourire froid. Le regard de glace. Ça ne pouvait être qu’une seule personne sur terre qui fait se refermer aussi rapidement Magalie sur elle-même. Sa carapace parfaitement en place, comme un bon petit soldat. Comme un bon petit Voisin. Il n’y avait que Charles Voisin. Son soi-disant père. L’homme qui l’a élevé et qui a clôturé l’enfant innocente et douce qu’elle était autrefois. Parce qu’un Voisin ne montre pas ses sentiments. Connard. Autant dire que Mag n’a pas bien pris la nouvelle, loin de là. Elle n’avait que très peu de relation avec lui depuis qu’elle a atteint sa majorité et qu’elle est partie de chez elle. Mais quand il l’appelait généralement ça partait en vrille. Là, il fêtait son troisième ou quatrième mariage depuis la mort de sa génitrice. Comme il était doux cet homme. Une vraie perle. Et aussi bon dans la vie de Magalie que le choléra ou la peste.

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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Mar 23 Mai - 16:24


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tu ne te formalises pas des bonnes manières. jamais. pas avec elle tout du moins. tu sais qu'elle n'aime pas ça. quand t'as la connerie, probablement que tu vas jouer la fille de bonne famille, juste pour la faire suer. mais pas ce soir. t'as pas envie et t'es pas vraiment de si bonne humeur non plus. alors t'attaques avec cette pointe de douceur qui t'est propre. l'avocate, elle travaille trop, t'arrêtes pas de le lui dire. mais tu ne peux pas changer qui elle est. et tu ne veux surtout pas la changer d'ailleurs. les cheveux de la brune qui tombent en cascade sur ses épaules, ça t'arraches un sourire. satisfaite, tu essuies pourtant la remarque suivante, exagérant la mine faussement vexée qui se dessine sur ton visage. bitch. que tu laisses échapper. t'as changé d'métier entre temps et tu m'l'as pas dit ? sérieux, t'as commencé quand au commico pour ne pas rester le cul posé sur une chaise ? que tu répliques en pénétrant dans l'appartement de celle qui partage ta vie depuis l'époque du collège. elle y met tout son cœur dans son métier la magalie. t'es la mieux placée pour le savoir parce que tu fais pareil. chacune de ses affaires lui tient à cœur. chacune a cette particulier de toucher celle qui se trouve être pourtant aussi froide que la glace. parce que toi, tu sais, qu'à l'intérieur, brûle cette passion, ce feu ardant capable de rendre la vie des autres un peu plus facile à vivre. parce que derrière tout ça, magalie, elle ne rit jamais devant les gens, sauf toi et la bande. parce qu'elle ne peut pas se permettre de montrer ses failles, pas avec la réputation qu'elle s'est forgée. et t'en es fière de ta meilleure amie. parce qu'elle a tout envoyé bouler, elle a levé son majeur bien haut et a récupéré toutes les meilleures cartes du jeu.

tu confesses à demi mot ne pas être contre l'idée de t'enfumer le crâne en sa compagnie. si jamais l'avocate est partante, autant que ça se fasse avec elle. le comble de l'avocate et de sa pote flic. vous n'êtes pas des modèles de sainteté, ça non. mais c'est facile de vous cacher derrière vos visages d'ange et vos métiers bien rangés. vous n'êtes pas des anges quand vous êtes ensemble, vous ne l'avez jamais été. c'est d'ailleurs cette amitié qui fait ressortir quelques sombres parties de ta personnalité. un changement d'ambiance, d'univers. et pourtant, malgré tes failles noircies par un passé peu glorieux, tu gardes cette tendresse qui ne semble jamais être en mesure de te quitter. toi ? pas les idées claires ? c'te blague. que tu continues à la charrier. parce que tu ne connais que très peu de personnes capable d'autant d'aplomb et de sang froid que maître voisin. à part toi, j'vois pas trop qui serait capable de littéralement faire bouffer un dossier à son adversaire. parce que tu la connais la jolie brune. un tempérament glacé mais une fougue que personne ne pourrait lui enlever. elle est violente, elle est sauvage. c'est ton exact opposé et c'est pour cette raison que vous vous entendez si bien. complémentaires, fusionnelles et pourtant si imprévisibles. un duo bien rôdé qui en fait pâlir plus d'un. d'ailleurs, quand tu parles de ce qu'il se passe au poste, tu peux aisément sentir l'agacement de magalie. parce qu'avec elle, il ne faut pas emmerder la bande. et tu prends cher à t'occuper des âmes écorchées de paname. alors forcément, on t'attaque. t'as beau être assez grande et forte pour te défendre toute seule, c'est plus fort qu'elle. magalie, elle montre les crocs quand on t'approche de trop près, quand on te fait perdre la tête. tu le sais. à vous deux, tes collègues ils ne risquent pas de sortir vivant du commissariat si l'envie vous en prenait. j'ai vu sa tronche, j'pense que j'suis tranquille pour un petit moment. tu hausses les épaules. parce qu'elle est jolie la magalie. mais elle est dangereuse aussi. une boxeuse acharnée, tu doutes que le bleu ne s'amuse à médire sur ton compte avant un bon bout de temps. et toi, tu t'écroules dans le dossier du canapé quand elle te demande finalement comment tu vas. elle a utilisé ton surnom, tu sais donc qu'elle attend une réponse sérieuse de ta part. parce que mag, elle fait pas les choses comme les autres. mag, elle t'appelle par ton surnom quand c'est sérieux alors qu'elle utilise ton prénom quand la conversation devient plus légère. l'inverse de tout le monde en somme. elle doit bien être la seule que tu ne reprends pas quand elle utilise ton prénom complet d'ailleurs. j'suis paumée sentimentalement parlant mag ... genre pire que d'habitude. et c'est pour dire. depuis le temps que tu la gonfles avec ta pseudo relation avec ton coéquipier. il est sorti de nul part lambert. et il a tout foutu en l'air, j'te jure, c'est l'bordel. lui que tu pensais avoir disparu de ton tableau depuis une dizaine d'années. le revoilà qui reprend sa place en un claquement de doigts. parce que t'es pas capable de laisser ton premier amour de côté. t'es pas capable de passer l'éponge, comme ça. parce qu'il a été le premier homme que tu as vraiment aimé, il a été celui que tu t'es jurée de ne jamais oublier malgré tout. les hauts, les bas, vous vous êtes aimés et déchirés. et y a tout ça qui remonte à la surface et ça craint. attends, tu vas rire. cez est sniper steuplait. genre le truc le plus improbable du monde. parce que ça, quand même, niveau imprévisibilité, il gagne le gros lot quand même.

et puis, elle te parle de son dossier qui lui prend la tête après avoir trinqué à vos sales gueules. tu l'écoutes attentivement parce que cette affaire à l'air sacrément prise de tête quand même. elle a dit le mot magique aussi. emeryck. un être qui te touche tout particulièrement. un être dont tu prends soin le mieux possible. même si ce n'est pas toujours facile, tu le concèdes aisément. et puis, y a la puissance du ressenti de magalie aussi. ça, ça t'importe énormément. wahou. sacré dossier, en effet. tu prends quelques secondes pour analyser le flot d'information que l'avocate t'a confié. tu te mords la lèvre inférieure tout en réfléchissant à une possible solution, ne serait-ce qu'un début d'idée qui pourrait peut-être déclencher une réaction de la part de la brune. et j'suppose que t'as aucun moyen de prouver le mauvais traitement des grands-parents sur l'enfant, sinon ce s'rait trop facile. que tu réfléchis à voix haute. il perdra pas son fils, babe. j'te connais, t'y arriveras. te tracasses pas pour ça. t'es juste bloquée pour l'instant mais y a forcément un truc qui fera pencher la balance en ta faveur. toujours les mots qui rassurent, ceux qui arrivent au bon moment. elle ne les prendra peut-être pas mais tu les auras dit. elle y repensera plus tard s'il le faut. elle est consciencieuse magalie, elle est minutieuse magalie. et puis, elle est acharnée magalie. ce père ne perdra pas son gamin, t'en es convaincue. son dossier est entre de bonnes mains, y a pas de soucis à se faire là-dessus.

petite touche de légèreté dans vos réflexion intense. y a ta bouche qui reste ouverte. t'as pas besoin de réfléchir bien longtemps, tu connais déjà la réponse. damn ! encore ?! le changement d'expression de l'avocate t'a bien fait comprendre qu'il s'agissait de cet homme qui porte le même nom de famille qu'elle et qui pourtant n'a rien d'un père à ses yeux. tu ne l'aimes pas cet homme là. ça non. parce que tu as vu les ravages qu'il a fait dans la vie de l'avocate. t'as vu de quoi il en retourne quand on s'approche trop près. y a la grimace sur ton visage qui déforme les traits pourtant si doux de cette bouille d'enfant que tu n'es plus. et à quelle heure il arrête de t'appeler quand il a une nouvelle lubie c'connard ? que tu craches sans aucune retenue avant d'avaler une grande gorgée de vin. tu manquerais presque de t’étouffer tellement tu es en colère. parce que tu sais combien les appels de monsieur voisin sont pénibles pour ta meilleure amie. et toi, t'as tellement de mal à comprendre pourquoi il persiste à garder cette emprise sur elle. il a très bien su lui dire auparavant. elle n'est pas sa fille, elle n'a rien à voir avec lui. alors qu'il la laisse en paix et qu'il refasse sa vie autant de fois qu'il le désire du moment qu'il disparaît du tableau. trop, c'est trop.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Jeu 25 Mai - 12:02


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie
Les soirées entre Maxine et Magalie commençaient généralement comme ça. Avec une pointe de disputes. Mais beaucoup d’amour. C’est ainsi qu’elles étaient les demoiselles Barnes et Voisin. Au final Magalie savait que son amie se mettait sur son pied d’égalité, elle connaissait l’avocate, elle savait qu’elle était incapable de plus que ça. Parfois il lui était arrivé de prendre un membre du groupe dans ses bras. Mais ses attentions étaient aussi rares que des éclipses. Elle n’était pas à l’aise dans cet exercice, parce qu’elle n’avait pas l’habitude tout simplement. Personne ne l’avait serré contre sa poitrine quand elle faisait des cauchemars. Personne ne lui avait dit je t’aime, avant qu’elle n’ait son premier petit ami. Comment avoir une attitude normale avec ce genre d’éducation ? Elles se sont attaqués sur leur physique. Puis sur leur travail. « En voilà une bonne idée ! Je vais changer de métier, je viendrais bosser au commissariat avec toi. Je vais prendre des vacances tient. » Malgré ses piques assassines sur son métier, Magalie respectait celui de policier. Elle savait que c’était dur, contraignant et parfois dangereux. Elle n’était que plus admirative de savoir Maxine dans un environnement masculin. Elle n’a jamais abandonné. Jamais baissé les bras. C’est ce qui était le plus important pour la demoiselle. L’envie de profiter d’une soirée en compagnie de la brune était venue comme ça, d’un seul coup, elle savait qu’ainsi, elle pourrait garder son calme le lendemain quand elle en viendrait à son affaire. « Tu as une telle opinion de moi. Je n’ai encore jamais fait bouffer un dossier à un adversaire. » Mais elle a déjà lancé un dossier à la gueule d’un adversaire justement. C’est assez étonnant d’ailleurs que Magalie n’ait pas fini derrière les barreaux elle aussi. Elle passait son temps à cogner des gens et à leur lancer des objets aux visages. Quel genre d’avocate ça faisait d’elle ? Une guerrière sans hésiter. D’ailleurs en parlant de cogner, elle venait de dire à son amie qu’elle avait frappé un de ses collègues de travail. Ce n’était pas tellement étonnant. Tout le monde connaissait l’attachement, le lien qui unissait les deux demoiselles. Lui ? Il était passé outre, il avait sous-entendu que Maxine jouait avec les membres du groupe qu’elle aidait. Alors non. Elle n’était pas restée de marbre face à genre de connerie et son poing était parti dans son œil. Il l’avait regardé comme si elle était folle. Et elle lui avait répondu que la prochaine fois elle s’occuperait de ses bijoux de famille à coup de sécateur. « Eh bien ça en fera un de moins comme ça. » Et elle aurait beaucoup à faire dans cet endroit, mais elle sait que Maxine ne le permettrait pas. Elle ne voudrait pas que Mag règle ses problèmes. Tous comme Magalie n’aimerait pas que Max s’occupe des siens. Deux femmes fortes doivent pouvoir s’occuper d’elles même. Elle se retient de lever les yeux au ciel quand son amie lui parle de sa relation avec Aaron. Elle ne l’aime pas lui. Elle ne l’aimait pas au début déjà. Sa relation avec sa coéquipière était totalement hors norme. Tout ça parce que c’était une femme ? Parce qu’une femme était bonne à quoi ? Se vernir les ongles et faire à manger ? S’il te plaît on est en 2017 maintenant. Tout ça c’est un autre temps. Il lui a fallu une arme sur la tempe pour se calmer. Pour Magalie, Aaron était à l’opposé d’un homme bien. Mais, elle ne s’attendait pas à entendre un autre nom. « Lambert ? Comme Cézanne Lambert ? » Merde. Là c’était une autre histoire et une autre affaire. Elle n’avait aucune envie de revoir cet homme qu’elle détestait déjà il y a dix ans. « Bordel de merde Maxine non ! Tu ne vas pas recommencer avec lui ! Il était déjà nocif pour toi à l’époque alors tu n’as pas besoin de lui pour t’embrouiller le crâne maintenant. » Pourquoi est ce que le destin lui faisait ça ? Elle ne pourrait pas juste trouver un homme bien ? Qui respecterait son boulot et sa vie ? Non Maxine n’avait pas eu de chance avec la gent masculine. Quand on y pense, Magalie pas plus. Un rire moqueur sort de ses lèvres en entendant le métier de Cézanne. « Sniper ? Je l’imaginais en taule moi donc je suis assez étonnée du coup. » Et c’était le cas, elle était très étonnée de ce changement. Mais pas plus impressionné que s'il avait dansé à poil dans une cage avec des tigres affamés. Elle ne ressentait que du mépris pour lui. Rien de plus que ça. Elle prend son téléphone et soupire en appuyant sur le numéro à composer. Ça risquait d’être drôle cette soirée. Elle envoie un sms et reprend sa conversation comme si de rien était.

L’affaire sur laquelle elle travaillait la touchait vraiment. Elle avait besoin d’en toucher un mot à Maxine. Elle aurait pu l’appeler évidemment pour lui dire mais elle préférait ne pas s’étaler. Normalement, elle évite de parler de ses propres problèmes. Comme si d’un seul coup, ils allaient disparaître. Système d’autodéfense à la con. « Ils ne sont pas mauvais. Disons simplement qu’ils se foutent du petit. Ils font preuve d’une indifférence glaçante près de lui. » Elle hausse les épaules. Cette indifférence, elle la connaissait, elle l’avait vécue durant des années. Elle savait ce que ça pouvait faire à des enfants comme ce petit garçon. Il risquait soit de devenir comme elle. Soit de s’enfoncer dans les méandres des ténèbres. Il ne méritait ni l’un ni l’autre. Elle revoit son sourire engageant, cette politesse adorable. Cet enfant était adorable. Maxine était toujours là pour lui remonter le moral si elle avait besoin d’aide. Pour lui mettre un coup de pied au cul si elle en avait besoin. Magalie ne doutait pas d’elle, mais cette affaire ? Elle ruminait depuis des jours, elle ne fermait pas l’œil, elle avait peur. Oui peur de la perdre. Parce que ce n’était pas un chèque qui l’attendait. Ce n’était pas le prestige qu’elle convoitait. C’était une famille qu’elle ne voulait pas briser. « J’espère bien. Autant pour lui que pour le gosse. C’est un gamin intelligent tu sais, il veut devenir avocat quand il sera plus grand. » Un petit rire amusé sort de ses lèvres. Ce gosse n’avait pas l’âme d’un avocat et c’était tant mieux. Il ferait de grandes choses Magalie en était sûre mais surement pas ce métier. « Son père attend beaucoup de moi. Trop peut-être. Je ne suis pas sûre d’être à la hauteur de la tâche. Il me voit comme une super-héroïne. Je n’ai aucun pouvoir magique, je n’ai que la loi de mon côté et on sait toutes les deux que parfois la loi c’est de la merde. » Et comme elle disait vrai. Combien de fois Maxine et Magalie s’étaient battues pour éviter la prison à des personnes qu’ils ne le méritaient pas ? Combien de fois des raclures sans nom avaient fini dehors pour vice de procédure ? Trop. Beaucoup trop. Il était hors de question que ça arrive ici. Même si Magalie devait y travailler jour et nuit sans discontinuer elle le ferait sans hésiter. « Il m’a offert des fleurs pour me remercier de prendre son affaire, j’ai trouvé ça… Touchant. » Un léger sourire timide effleure les lèvres de Magalie, elle le cache derrière son verre de vin. Elle avait été troublée par cet acte. Personne ne lui avait jamais offert de fleur. C’était un geste surprenant. Elle n’avait su quoi lui dire pendant une minute au moins, admirant la finesse du bouquet qu’il lui avait trouvé. Ce n’était pas des roses. Ni des fleurs ordinaires. Elles ressemblaient beaucoup à Magalie. Elles semblaient sauvages. Comme elle. Il l’avait bien cerné, elle n’aimait pas les fleurs, les chocolats ou même les cadeaux, mais elle avait accepté ce bouquet qui trônait dans un vase sur sa table.

Mais la carapace se referme aussi rapidement qu’elle s’était relevée. La conversation dévie vers un autre homme dans la vie de Magalie. Charles Voisin. L’imperturbable connard. Elle voit bien le visage de Max qui s’empourpre d’agacement. Elle s’étouffe presque avec son vin, mais elle ne devrait pas s’énerver. Magalie pouvait très bien gérer cet homme. Elle le faisait depuis terriblement longtemps maintenant. Bien avant leur amitié. Elle ne se laissait pas faire par lui. Jamais plus. « C’est Charles quoi. Maintenant il accepte que je porte son nom parce que je suis avocate. Ça fait briller le nom des Voisin tu comprends ? » Le goût de l’amertume ne quitte pas la gorge de la jolie Magalie. Charles ne voyait que les apparences. Il pouvait ainsi prononcer le prénom de Magalie dans ses soirées mondaines, il pouvait s’enorgueillir de la réussite de sa pseudo-fille. La fille d’un adultère mais qu’il a quand même élevé comme étant la sienne. Quel saint cet homme. Quel amour. Ça donne presque envie de faire un enfant pour l’aimer de cette manière. Une grimace de dégoût s’affiche clairement sur le visage de la demoiselle. Elle détestait cet homme, de toutes les fibres de son être. Elle éprouvait du mépris pour cet être qu’elle avait un jour aimé. Il y a si longtemps qu’elle ne semble plus s’en souvenir désormais. Comme une vieille photographie son enfance devenait flou au fur et à mesure que les années passées. « Je crois qu’elle a vingt-quatre ou vingt-deux ans, une bimbo blonde siliconée. Comme les autres hum. » Le contraire de sa mère. Certes cette femme était la reine des glaces mais elle était belle. Son souvenir lui revient en mémoire. Cette silhouette gracile, ses cheveux d’ébène, ses lèvres charnues, ses courbes sensuelles. Oui Chloé Voisin était une femme magnifique. Tout le contraire des prostitués que Charles choisissait maintenant. « Enfin je vais y aller à ce mariage. » Elle lève la main avant même que Max ne lui dise quoi que ce soit, elle allait lui expliquer pourquoi elle voulait y aller. « Relax Maxine je n’y vais pas pour lui. Quoi que… J’irais bien gueuler au milieu de la cérémonie, je m’y oppose juste pour voir sa gueule se décomposer. » Mais bon ça serait triste. Elle l’avait déjà fait une fois. Elle n’allait pas recommencer. Elle avait une excuse tout de même, elle avait aperçu Charles, pantalon en bas des jambes avec la demoiselle d’honneur. Elle n’allait pas laisser cette pauvre petite gosse se marier avec un vieux con quand même. C’était par pure charité qu’elle avait criée, je m’y oppose. Bon le mariage a quand même eu lieu. Quand l’argent est plus important que l’amour ça donne ce genre de mariage foireux. « Non j’aimerais voir Tad. Il faut que je le secoue afin qu’il se rende compte que sa famille est aussi merdique que la mienne. » Ah Tad. Si seulement il pouvait ouvrir les yeux comme elle l’avait fait des années auparavant. Un sentiment de nostalgie emplit la poitrine de Magalie. Sa relation avec le jeune homme s’était effritée, démolie par un environnement malsain. Pourtant elle l’aimait bien Tad. Ils avaient été élevés ensemble, ou presque, ils évoluaient dans les mêmes sphères. Les mêmes soirées mondaines, les mêmes codes. Elle avait évolué, changeait, lui non, il avait accepté son destin. Ça les avait éloignés. La sonnerie retentit dans l’appartement de l’avocate et un sourire éclaire son visage. Elle ne dit rien. Se déplace tranquillement jusqu’à la porte, échange quelques mots avec un interlocuteur et reviens vers son amie. Elle lui jette un sachet dessus. « Attrape ça. Finalement on va en avoir besoin. » Quand les représentants de la justice font n’importe quoi ? Il arrive parfois qu’un peu d’herbe vienne dans l’histoire. Cézanne. Aaron. Les collègues de l’une. L’affaire de l’autre. Son paternel. Bref. Trop c’est trop.

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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Ven 26 Mai - 1:57


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âme joueuse, âme moqueuse. joutes verbales, insouciance, innocence. c'est comme ça que ça se passe entre vous. toujours, tout le temps. bosses avec moi et tu verras qu'c'est loin d'être des vacances ma grande. tu tiendrais même pas une journée alors gardes tes talons d'follasse et ton bureau. c'pour ton bien hein. t'as un réel problème avec les chaussures à talons. de temps en temps, en de rares occasions, pour qu'on ne te reconnaisse pas au premier coup d'oeil. quand t'as envie de ressembler à une fille. et encore, t'es plus adepte des bottines que des escarpins. tu ne comprends pas comme elle fait, l'avocate, pour restée perchée, tout là-haut, dans ces objets de torture. à croire que t'es pas une vraie fille. de toute façon, tu exerces un métier d'homme alors autant se poser la question clairement. jusqu'à ce que vous parliez de fumette. et toi, tu ris parce que tu la connais la voisin. tu connais son tempérament, tu connais son impulsivité, sa vigueur. s'il y en a bien une qui pourrait faire littéralement manger un dossier à l'un de ses adversaires, c'est elle. aucune hésitation possible. ça va arriver, j'le sais, j'le sens. dans pas longtemps, j'suis sûre. que tu réponds, ton sourire imperturbable, la voix qui s'envole légèrement à cause d'un rire que tu retiens. mais ton rire, il s'estompe bien vite parce que la conversation, elle dérive. terrain glissant que sont tes sentiments. c'était déjà bien assez le bordel comme ça avec ton coéquipier. et tu sais qu'elle ne l'aime pas magalie. elle n'a jamais vraiment aimé aucun de tes mecs, pour être honnête. elle est très exigeante, elle veut être sûre que tu as ce que tu mérites. aucun homme n'a encore trouvé grâce à ses yeux. et ce n'est certainement pas le comportement d'aaron à ton égard qui va changer la donne. et toi, il a fallut que tu lui parles de cézanne. premier amour destructeur, ravageur. amour perdu depuis tant d'années. mais qu'as-tu fais maxine ? tu le sais pourtant que l'avocate, elle le déteste. chacun des pores de la peau si parfaite de ton amie transpire de haine pour ton premier amour. la relation nocive que tu entretenais avec lui, qui t'a consumé à petit feu, elle l'a vu la brune. elle savait que tu mordais la poussière et que t'étais incapable de décrocher pour autant. parce que toi, toi, t'étais amoureuse. alors elle t'engueule l'avocate, parce qu'elle a peur pour toi. elle a peur que tu retombes dans ce cercle vicieux, ce cercle infernal qui te fait pourtant tellement de bien. tu comprends pas mag, t'as jamais compris ... que tu commences dans un souffle. parce qu'elle a jamais vécu ça, elle. elle sait pas ce que ça fait, elle sait pas ce que c'est que de vivre ce genre d'amour. parce que toi, t'es peut-être bien assez perturbée pour ne pas voir le mal qu'il t'a fait et celui qu'il pourrait te faire à nouveau. il a changé mag ... y a un truc qui a changé. c'est différent, comme s'il était brisé. parce que t'as lu dans son regard, à lui, qu'il lui manquait quelque chose. encore une âme que tu chercheras à sauver parce que t'es comme ça toi. tu sauves ceux qui sont au bord du gouffre, près à faire le grand saut. j'sais bien c'que t'en penses mais j't'assures, il est mort à l'intérieur et ça fait mal à voir. tu compatis, tu ressens. t'es faible maxine, tellement faible. tu vas te faire avoir, encore. et toi, tu l'vois même pas. et tu continues à l'enfoncer sans le vouloir. tu continues à le faire passer pour un con alors que t'en as pas l'intention. maladresse de l'instant, comme si tu revivais vos retrouvailles, en boucle. en taule ? t'y vas un peu fort quand même. il était pas si mauvais qu'ça, arrêtes un peu. t'crois pas qu'il a déjà assez pris cher dans la gueule pour que tu lui rajoutes un avenir aussi funeste que celui que tu m'sors ? et toi, tu continues à le défendre, bec et ongles, comme tu l'as toujours fait finalement.

les mots que l'avocate emploie pour décrire son affaire te rappellent un peu trop une vieille histoire. magalie, elle est trop impliquée dans cette affaire. parce que ça ressemble à son histoire, à elle. un frisson parcourt ta nuque quand tu repenses à tout ça. parce que t'étais là, toi, pour témoigner du comportement de ce soit-disant père qui n'en n'était pas vraiment un. t'étais là, toi, pour combler le vide causé par la perte de sa mère. mais toi, t'as jamais été en mesure de la sauver d'elle-même, parce que vous n'étiez que des gamines qui rêvaient d'ailleurs. toi, c'était facile, toi, t'as jamais eu de réels soucis finalement. t'as perdu ta mère, toi aussi. mais toi, t'avais ton père pour essuyer les larmes qui perlaient sur tes joues, pour être fier de toi lors de tes représentations de danse, pour te rassurer quand tu faisais des cauchemars. et magalie voisin, elle avait qui, elle, dans ces moments-là ? t'es sûre que ça va aller sur c'dossier ? parce qu'il n'y a pas de raison que tu ne poses pas la question. parce que tu t'inquiètes de savoir comment elle se sent. tu sais bien qu'elle possède une force mentale peu comparable, mais tu préfères l'entendre dire que ça ira plutôt que de ne pas en douter alors que tu aurais peut-être dû. tu la réconfortes, tu l'encourages parce que c'est ce que tu sais faire de mieux finalement. oh oui, la loi, c'est de la merde, on est d'accord. cela dit, si y en a bien une qui peut aller flirter avec les limites sans jamais les franchir et trouver le truc qui fera pencher la balance, c'est toi. tu encourages. encore. toujours. babe, j'ai confiance en toi et ton client, là, il a placer l'avenir de sa famille entre de bonnes mains. c'pas pour rien que les autres, ils tremblent quand ils entendent ton nom. t'en jettes quand même. pointe d'humour, t'aimes pas quand ça devient trop sérieux. t'as besoin qu'elle se détende, t'as besoin de voir la magalie qu'elle ne réserve qu'au groupe, qu'elle ne réserve qu'à toi. parce que toi, t'es paumée quand elle est pas là, quand elle se cache derrière son masque d'avocate implacable. jusqu'à ce qu'elle te parle du bouquet de fleurs. c'est vrai qu'il fait tâche dans le décors ce bouquet de fleurs. wahou, tu t'laisserais pas amadouer par ton client toi ? que tu lui balances avec un regard pleins de sous-entendus. prête à tout pour détendre l'atmosphère.

parce que, finalement, l'ambiance redevient pesante quand elle balance le sujet de monsieur voisin. toi, tu vois rouge parce que tu sais tout le mal qu'il lui a fait. tu sais combien ça a été difficile pour elle. et tu lui en veux tellement à cet homme d'avoir bousillé cette femme si importante à tes yeux. parce qu'elle aurait pu être si différente s'il ne l'avait poussé à bout, dans ses retranchements. et tu lui en veux, à cet homme-là. si y a bien un type à qui j'collerai une balle dans la face c'est bien lui tiens. que tu craches sans ménagement. t'accepterais sans broncher d'aller en taule pour les beaux yeux de la brune. parce qu'elle est importante et que de savoir que ce connard aimes à lui faire porter son nom juste parce qu'elle a réussi là où il disait qu'elle serait une moins que rien. c'un chien d'la casse ce type. il sert à rien d'autre qu'à s'taper des princesses avec un qi d'bulot. j'le crèverai bien tiens. c'est pas dans tes habitudes de parler comme ça. non, c'est pas toi ça. où est donc passé ton calme et ta douceur maxine ? tu dérailles, tu perds pied, tu perds tes moyens. toujours quand le sujet vient sur la table, tu te transformes en cette femme pleine de rage. on ne touche pas à cette soeur que tu n'as jamais eu. on ne touche pas à magalie voisin, et encore moins ce type qui s'tape tout ce qui ne ressemble pas à la génitrice de la brune. et puis, quand elle te dit qu'elle va y aller, tu manques de t'étouffer avec ta gorgée de vin. elle te calme immédiatement parce qu'elle te connait si bien qu'elle sait que tu en aurais rajouté une couche sans hésité. l'idée de la voir foutre en l'air ce mariage est d'une brillance parfaite. tu sais qu'elle l'a déjà fait. mais tu n'étais pas là. dommage, t'aurais tant aimé voir ça. si c'est pour tad alors ... que tu soupires en finissant ton verre. elle te quitte lorsque l'on sonne à la porte et toi, tu vous ressers. finalement, cette bouteille ne suffira pas. heureusement que tu as pensé au pack de bières. sans que t'aies rien vu venir, t'as un joli pochon qui atterri dans tes mains. tu relèves les yeux vers l'avocate, un grand sourire aux lèvres. t'sais qu'je t'aime toi ? que ça t'échappe. toi, les marques d'affection, ça te connait, elle n'en sera pas choquée. et puis t'attrapes ce qu'il faut pour rouler. plus vite ce sera fait, plus vite les choses vont pouvoir devenir intéressantes. oh ! gosh, j'ai oublié ! mais tu sais que terry s'est trouvé un meuf ? que tu balances tout en humectant la feuille afin qu'elle colle pour terminer l'objet de la détérioration de vos poumons. 'fin une meuf, c'est un bien grand mot. parce que le pompier, les nanas et lui, c'est pas vraiment une grande histoire d'amour non plus.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Ven 26 Mai - 16:14


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie
C’est ce qui était le plus étonnant en voyant les deux amies, leurs différences se voyaient avant même qu’elles ouvrent la bouche. L’une était féminine. L’autre préférait ses fringues de flic. L’une aimait les gens, voulait les protéger. L’autre semblait plus en retrait, plus froide. L’une portait des chaussures vertigineuses, l’autre des chaussures confortables. Elles ne pouvaient pas être plus différentes. Que ce soit au niveau du physique qu’au niveau du caractère et pourtant. Pourtant elles se ressemblaient sur certains points. Leur petite joute verbale le prouvait. L’une attaquait sur le physique. L’autre sur le métier. Mais elles savaient autant l’une que l’autre qu’elles ne pensaient pas un traitre mot. L’avocate savait que le métier de la flic n’était pas être seulement assise dans son bureau, comme les clichés qu’elle pouvait entendre parfois. Et Magalie n’était pas non plus seulement assise derrière un bureau. Les mains dans la merde à un degré différent, leurs métiers n’étaient pas faciles pour les deux. Elle rit quand elle entend son amie lui dire qu’elle ne tiendrait pas une journée avec ses talons. « Ne me sous-estime pas comme ça s’il te plaît. Je tiendrais plus longtemps sur mes talons que toi dans mon bureau. » Non Magalie tiendrait le choc sans problème, ses collègues ? Beaucoup moins. Autant dire que le commissariat devenait soudainement silencieux sous son passage. Un peu de peur les agents ? Il ne faut pas. Ce n’était pas elle qui était armée après tout. D’ailleurs en parlant de peur. Elle lui avoue ne jamais avoir fait, bouffer un dossier à quelqu’un, peut être que ça viendra un jour. La réponse de Max confirme le sentiment de la brune. Effectivement ça ne devrait pas tarder. « Je préférerais éviter de finir en prison. Mais bon tu m’apporteras quelques oranges si ça venait à arriver hein. Enfin non oublie les oranges, plutôt des cigarettes ça serait mieux. » Autant dire que si elle venait sauver des âmes déchus dans ses lieux l’avocate n’avait pas tellement envie d’être derrière les barreaux elle aussi. Si elle ne se calmait pas ? Si elle ne se retenait pas ? Ça arriverait un jour c’est sûr.

Et puis elles ont parlaient d'un sujet qui fâchent. Cézanne Lambert. Certes. C’était la vérité. Elle n’a jamais compris cette histoire. Peut-être parce qu’elle n’a jamais vécu ça. Peut-être parce qu’elle ne le souhaitait pas non plus. Parce que l’amour avait emporté une femme, sa mère, parce qu’un trop-plein d’amour pouvait être dangereux. Et elle ne souhaitait pas ressentir ce genre de sentiment. Pour personne. Alors c’est vrai que l’avocate est dure. C’est vrai qu’elle ne mâche pas ses mots quand elle se rend compte que le trou dans lequel son amie était tombé dix ans plus tôt se rapproche de nouveau d’elle. « Non je ne comprends et je ne comprendrais surement jamais. Cette histoire nous a toujours mises en opposition ça ne risque pas de changer aujourd’hui. » Elles se sont pris la tête bien trop souvent pour ça. Une de leur plus grande dispute même. Mais ça n’a pas empêché les deux demoiselles de continuer de se côtoyer. Même quand elles n’étaient pas d’accord. Comme une sorte de pacte tacite qu’elles avaient passé ensemble. Ne jamais partir fâcher l’une contre l’autre. Parce que Magalie était trop têtue. Elle était trop rancunière, elle savait que si elle venait à perdre l’un d’entre eux elle ne reviendrait pas. Elle n’était pas comme ça. Elle l’écoute lui parler de Cézanne. De ses fêlures qu’elle avait ressenties. De la manière dont elle l’avait perçu lors de leur rencontre. « T’es tellement en train de te faire avoir par une façade. Les gens sont brisés ça arrive malheureusement ce n’est pas pour autant qu’il faut tous les sauver Maxine. » Mais ça la flic ne le comprenait pas. Elle finirait par se brûler. Sa gentillesse était sa faiblesse à la brune. Elle ne pouvait pas abandonner un oiseau avec une aile brisé. Sauf qu’elle en oubliait trop souvent qu’elle aussi pouvait se briser les ailes. « Tu oublies rapidement comment tu étais à cette époque. Comment votre relation était. Comment ton cœur jouait aux yoyo avec lui. Vous passiez votre temps à rompre et à vous remettre ensemble et toi tu étais toujours sur le carreau. Alors oui excuse-moi si je n’ai pas très envie que tu te retrouves de nouveau dans cette situation. » Elle termine son verre en haussant les épaules. Puis elle lui parle du métier de Cézanne. Il était sniper ? Eh bien bravo. Elle le féliciterait presque c’est sûr et elle ne mâche pas ses mots pour le prouver. Un rire amer sort de sa gorge. Putain. Elle le défendait encore et toujours. C’était hallucinant qu’il n’est pas perdu cette emprise sur elle. Elle a toujours cru en lui. Et Magalie n’a jamais compris pourquoi, ça non. « Eh bien j’ai l’impression d’avoir dix-huit ans de nouveau ce soir. Tu n’as pas cessé de le défendre Maxine mais tu n’as jamais vu qu’il ne le méritait pas. » Parce que non elle n’y allait pas fort. Elle aurait très bien pu lui dire qu’elle le pensait mort, mais elle ne l’avait pas fait. Parce qu’elle savait que ça la blesserait. Parce que même si c’était le roi des cons, elle ne lui souhaitait pas un destin funeste. Sa haine envers lui n’était pas aussi forte que ça. Peu de gens avaient le privilège d’être sur la liste des vrais ennemis de l’avocate. Cézanne n’en faisait pas partie. Du moins pas à ce point. « Écoutes t'es comme ma sœur Max. Je veux juste ton bien c’est tout. Je te soutiendrais, tu le sais même si ça me fait chier. Mais ça ne m’empêchera pas de te dire quand tu déconnes. Et là en ce moment ? Tu déconnes à plein tube. » Putain de Cézanne Lambert qui l’obligeait à dévoiler des sentiments. Elle le frapperait bien s’il était là. Elle qui n’était pas à l’aise avec les marques d’affection, elle venait de faire une déclaration à son amie. Elle n’aimait vraiment pas ça. Mais alors pas du tout même. Ça la mettait en rage de devoir utiliser son cœur si bien caché pour lui faire comprendre que Aaron ou Cézanne, peu importe qui elle choisirait dans sa vie Max serait toujours sa sœur de cœur. Celle qui était venue lui tendre la main quand elle en avait le plus besoin. Pour dédramatiser tout ça, elle pose la question qui lui brûle les lèvres depuis qu’elle a appris le retour de Cez dans la vie de la flic. « Et l’autre con ? Tu en fais quoi ? » Tellement de délicatesse en toi Magalie. Ça ne devrait même pas être légal. Le mépris dans la voix de l’avocate est égal à celui qu’elle ressent pour Cézanne. Peut-être qu’elle en ressent même un peu plus. Cette constatation la fait grincer des dents d’ailleurs. Parce que soyons honnête avant cette soirée, elle n’imaginait même pas qu’elle préférerait revoir Lambert plutôt Borel dans la vie de son amie. Putain de Cézanne Lambert. Tout ça s’était de sa faute. Oui Magalie pouvait être elle aussi de mauvaise foi. Elle ne l’avait jamais caché. À choisir entre la peste et le choléra. Elle préférait le choléra.

Quand on commence sur un sujet difficile, on enchaîne sur un autre. Un dossier qui prend la tête de l’avocate. Un dossier qui lui rappel trop de choses. Maxine le ressent, elle le sait. Il n’y a qu’à entendre la question de la jeune femme pour le savoir. Est-ce que ça va aller ? « Hum. Oui ça ira comme toujours. » Non ça n’ira pas. Elle le ressent dans ses tripes que cette affaire la bouscule dans ses retranchements. Elle le ressent que ça ressemble tellement à sa vie qu’elle a bien du mal à faire la part des choses. Elle le ressent la nuit quand elle n’arrive pas à dormir et qu’elle garde ses dossiers sur son lit. Elle le ressent dans le tremblement qui la secoue de l’intérieur quand elle pense à ce petit garçon. Ce petit garçon qui la regarde comme si elle allait le sauver d’un incendie. Mais elle ne le dirait pas. Parce que l’avocate n’avoue pas ses faiblesses. Elle n’avoue pas non plus ses fêlures. Même avec ses amis. Elle accepte les compliments avec un léger sourire. Mais n’enchaîne pas, elle préfère y mettre une pointe d’humour. « Et tu sais pourquoi ils tremblent les autres ? Ce sont les talons ça. Tu as un flingue, j’ai une paire d’escarpins. Ça fait autant peur dans un tribunal. » Ne surtout pas emmerder une femme qui porte des talons de douze centimètres. Ils sont bien plus dangereux et effrayants qu’une simple arme. Pourquoi vous croyez que la demoiselle en portait sans arrêt ? Pas pour faire jolie non. Pour inspirer de la crainte sur son passage. « Tu me diras si j’avais un flingue, je crois que je ne resterais pas dehors bien longtemps. » Oui. Trop de gens à buter. Beaucoup trop de gens. Elle commencerait surement par le père Voisin. Sans aucune hésitation. Elle regarde le bouquet de fleurs qui cloche dans le paysage de la demoiselle, elle qui n’avait même pas un vase pour le déposer ce bouquet, parce qu’elle n’aimait pas ça Magalie. Parce que beaucoup de disputes se terminent par une excuse et par des fleurs. « Non. Personne ne va m’amadouer. Surtout pas avec un simple bouquet de fleurs. » Difficile d’amadouer un cœur de glace n’est-ce pas ? Elle avait été touchée, c’est vrai pendant un quart de seconde. Elle avait été surprise aussi. Ce qui n’arrive pas tous les jours avec Magalie. Mais elle n’était pas assez idiote pour perdre ses capacités pour un simple présent. Oui. Il était difficile d’amadouer l'avocate. Mais parfois, on pouvait s’infiltrer dans ses défenses.

En parlant de percer ses défenses. Elle lui parle du prochain mariage de Charles. Elle lui parle de la manière dont il est avec elle. De la manière dont Max l'a vu interagir avec sa "fille". Les convenances encore et toujours les mêmes. C'était pathétique. « Ce n’est rien. Son attitude ne me touche pas. Elle ne m’a jamais touché. » Elle ment la Magalie. Elle le sait. Tout le monde le sait. Son attitude l'a fracassée quand elle était jeune. Elle n’arrivait pas à comprendre son comportement. Sa manière de faire avec elle. Elle en a pleuré Magalie, longtemps, dans la pénombre de sa chambre. Puis elle s’est refermée. Elle a refermé son cœur et ne l’a presque plus jamais ouvert. Sauf pour eux. Sa famille. Elle lui annonce qu’elle va aller au mariage et si un regard pouvait tuer alors Maxine aurait déjà fait flamber la ville entière. Son comportement lui réchauffe le cœur à l’avocate, parce qu’elle sait que c’est pour elle qu’elle fait ça. Elle lui annonce pourquoi elle veut le faire, revoir Tad, pouvoir lui parler un peu. Ça fait longtemps maintenant. « Ce qui me fait chier par contre c’est que je vais surement voir son chien de prairie. Nathan est toujours derrière son cul tu sais ? C’est pathétique. » Dans la catégorie, je déteste les mecs de l’autre en voilà un qui a mis en désaccord les deux demoiselles aussi. Deux ans de relations avec Nathan. Rien de bien n’est jamais sorti de celle-ci. Aucun membre de leur groupe n’a jamais compris les fiançailles de l’avocate avec cette tête de con. Il n’était définitivement pas pour elle cet homme. Il lui a fallu du temps à la brune pour le comprendre. Pour le voir. Elle n’était même pas amoureuse de lui. Où peut être un peu à un moment. Juste un instant éphémère, elle avait ressenti quelque chose vibrer dans sa poitrine. Mais comme son sourire, cette sensation avait disparu comme ça, sans plus de cérémonie. Et puis sans rien dire Magalie se lève en entendant sonner, un léger sourire mystérieux au coin des lèvres. Elle envoie un sachet de douceur sur les jambes de son amie. Et elle est remercié par un grand sourire. Elle n’était pas à l’aise avec les, je t’aime Magalie. Elle ne se souvient même pas la dernière fois qu’elle l’avait dit, même pour plaisanter. Même dans le ton de la conversation. Alors elle décide de prendre cette déclaration pour une taquinerie de plus. Maxine ne s’en offusquera pas, elle connaît l’aversion de l’avocate pour ce genre de déclaration. « Je sais, je suis la meilleure. » Enfin son métier était le meilleur. Pour la simple et bonne raison que des numéros de délinquant dans le genre du gamin qui était venu sonner, elle en avait des tas. Mag n’avait pas peur qu’il la vende, pour la simple et bonne raison qu’elle lui avait sauvé le cul plus d’une fois. Elle qui n’aimait pas s’attacher, il lui arrivait parfois de se retrouver enlisé dans une affaire juste parce que la personne l’avait quelque peu émue. Elle allume le joint une fois que Max la préparait et elle s’étouffe presque avec la fumée en entendant la jeune femme parler de Terrence. « Et il ne m’a rien dit ? Je vais le tuer quand je vais le voir. » Ce n’est pas tellement étonnant qu’il ne lui ait rien dit. « Elle est comment cette femme ? » Et hop maman lionne reprend du service. Peut-être que c’est pour ça que Terrence n’avait rien dit à Magalie. Elle y tenait au bébé de l’équipe. Elle y tenait à ce pompier. Il a été le premier de la bande à lui arracher un éclat de rire avec ses conneries. Mais si elle, elle reprend une carapace glaciale pour ne pas se sentir vulnérable. Terrence lui utilisait l’humour. Une autre âme écorchée par la vie. Et il était beau ce petit con, il plaisait beaucoup. Elle n’avait aucune envie qu’il ait le cœur brisé un jour. Parce que si un jour ça arrivait ? Je ne donne vraiment pas cher de la peau de cette femme. Elle s’en ferait peut-être une descente de lit de cette peau.

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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Dim 28 Mai - 1:00


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le rire de magalie, il est si rare, il est si précieux. le rire de magalie, tu voudrais l'entendre, toujours, tout le temps. parce qu'il fait du bien à entendre son rire, à l'avocate. toi, t'as la chance de pouvoir goûter à cet instant si intense. et les autres ? les autres pourraient tellement y gagner s'ils pouvaient l'entendre. joutes verbales, piques douteuses. au fond, tout ça, ça ne cache que du respect l'une pour l'autre. parce que tu la respectes l'avocate. tu l'admires, même. et oui, elle a raison, tu ne tiendrais pas une journée dans son bureau. tu ne pourrais pas, tu le sais, elle aussi. toute la paperasse, ça te file des boutons. tu te débrouilles toujours pour que ce soit aaron qui s'en occupe. c'est moche maxine, de te servir de la relation étrange que tu entretiens avec ton coéquipier. serait-ce un défi maître voisin ? tu arques un sourcil, un grain de malice au fond de tes pupilles. pour relever un défi, tu te ferais violence. tu y arriveras, tu finiras sur les rotules mais au moins, tu l'auras fait. parce que c'est ton côté grande enfant qui prend le dessus dans ces moments-là. la gaminerie de ces quelques moments passés à revivre les conneries que tu as pu faire pendant ton adolescence. tu aimes ces moments passés avec tes potes, parce qu'avec eux, tu peux être toi. la vraie maxine barnes. pas la flic trop humaine. celle-là, tu la gardes dans un coin de ton cœur mais tu la laisses au placard. parce que tu peux être hilarantes, tu peux être folle, tu peux être délurée, tu peux être intenable. aucun jugement dans les yeux de ta petite bande, de ta petite famille. ils te connaissent par coeur. tu les connais par coeur. c'est pour ça que tu sais que l'avocate, elle a un tempérament de feu, à l'opposé du tien. tu sais bien qu'elle est loin d'être aussi calme qu'il n'y parait. elle a le démon en elle la magalie. c'est pour cette raison que tu ne doutes pas que le jour où elle fera manger un dossier ne tardera pas à arriver. t'inquiètes babe, les clopes, c'est noté ... pis si j'ai apporté des oranges à emeryck, je peux t'apporter tout ce que tu veux. aucune limite pour toi, tu l'sais bien. jamais de limites quand il s'agit de sa famille. c'est le mot d'ordre, règle que tu suis à la lettre depuis si longtemps maintenant. m'enfin si les gamins évitent la taule, j'te garanti que tu ne passerais jamais du mauvais côté de la table en salle de visite. pis t'façon, sans tes talons, tu s'rais moche. comme ça, c'est réglé. le tact, t'arrives à t'en séparer quand t'es avec l'avocate. parce que tu t'adaptes, comme un caméléon. facilité d'exercer un métier où tu t'exposes à des cas de figures tous aussi différents les uns que les autres.

t'as pas pu t'en empêcher. cézanne. il fallait que tu le lui dises parce que t'es paumée, parce qu'il y a tout qui remonte à la surface. oh les discussions, ou plutôt les débats concernant ta relation avec le lambert ont toujours été animés. magalie, elle ne l'a jamais aimé parce qu'il te faisait tellement de mal. mais toi, tu t'en foutais parce que les bons moments étaient plus nombreux que les autres. à l'époque, tu défendais celui que tu aimais. aujourd'hui, tu défens cet homme que tu as aimé. parce que t'es pas capable de l'oublier, t'es pas capable de laisser ce que tu as vécu au grenier. ça non, tu ne peux pas. il a été ton premier amour. on oublie jamais son premier amour. même aujourd'hui, magalie, elle ne veut pas essayer de comprendre, elle ne veut pas chercher à te soutenir dans tes démarches. magalie, elle se renferme comme une huître quand tu abordes le sujet. magalie, elle bous de l'intérieur rien qu'à t'entendre prononcer son prénom. t'essayes même pas mag, t'écoutes même pas. p'tre que tu t'plantes aussi. elle ne lui laisse même pas le bénéfice du doute, au sniper. idées arrêtées depuis l'adolescence. pourtant, elles sont sensées les paroles de l'avocate. elle a vécu tout ça avec toi, tu le sais bien, t'es pas complètement idiote encore. alors pourquoi tu ne l'écoutes pas maxine ? tu le sais pourtant, mais tu t'enfonces dans ce trop plein de souvenirs qui t'enveloppent de ce sentiment si agréable. t'es trop dans l'excès, faut te détendre. que tu finis par lâcher. j'suis pas au bord du gouffre non plus mag. j'te parle pas d'avant, j'te parle de maintenant, j'te parle du type que j'ai croisé à la fin d'une journée affreuse de prise d'otages. ça t'énerve qu'elle réagisse de la sorte, ça t'énerve qu'elle n'essaye pas de se mettre à ta place, ça t'énerve parce que ça t'atteint trop et que t'es pas capable de ressentir autre chose qu'une profonde blessure. ça m'gonfle que tu m'penses aussi fragile pour retomber dans l'panneau, une fois de plus. parce que t'es fragile et que tu vas retomber dans le panneau. elle te connait bien magalie, elle n'est pas dupe. j'en ai chié, je sais. mais tranquille, ça va aller. et puis ça va, on va pas s'marrier demain, faut s'calmer à un moment. tu peux pas m'demander d'l'ignorer, tu peux pas m'demander d'faire comme si tout ça, ça n'avait pas existé. parce que, de toute façon, tu ne serais pas capable de passer outre. il a changé j'te dis. et moi, j'voulais juste que tu l'saches. que tu conclus avant d'avaler une grande gorgée de vin. tu resteras campée sur tes positions, de toute façon. elle le sait magalie. tout comme tu sais qu'elle ne lâchera pas le morceau. t'en as d'ailleurs la preuve, une fois de plus. l'avocate, elle ajoute du sentimental dans ses propos. t'es comme sa soeur. c'est pas tous les jours que l'on entend une chose pareille. et toi, tu sais bien qu'elle s'énerve pour ton bien. mais tu décroches pas, t'y arrives pas. alors tu déconnes à plein tube et tu l'sais. j'déconne de rien du tout magalie. j'veux juste voir c'qu'il s'cache derrière son r'gard vide de vie. alors ça va, tranquille. c'est juste que, ça fait r'monter pleins d'choses. ta mine boudeuse, tu croises les bras sur ta poitrine avant de te laisser aller contre le dossier du canapé. c'est le moment qu'elle choisit pour te demander ce que tu comptes faire avec aaron. elle ne l'aime pas celui-là non plus d'ailleurs. en même temps, maxine, si t'ouvrais les yeux, tu verrais qu'elle s'inquiète pour de bonnes raisons. l'autre con ? sérieux ? mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi magalie putain ? manque de respect puissance maximale. aaron,  c'est pas aussi simple que ça. c'est mon coéquipier, c'est un crétin mais quand on est que tous les deux j'sais pas c'est .... différent ... tes pensées qui s'envolent ailleurs. le changement d'attitude entre ce qu'il se passe au commissariat et ce qu'il se passe lorsque vous n'êtes que tous les deux. alors toi, toi, t'as dans le vague, brouillard intense. j'sais pas, j'en sais rien moi. c'était déjà assez l'bordel avec lui comme ça ... t'sais que je lui ai dit qu'il fallait qu'on arrête nos conneries ... c'pas évident c'la dit .... et maintenant lambert qui s'ramène .... tu n’emmènes dans un couvent ? que tu souffles, à court d'option. peut-être que ça te ferait le plus grand bien. cela dit, dans ses conneries, l'avocate, elle pourrait te prendre au sérieux. alors tu ironises tes mots par un ton léger, presque moqueur.

doucement, tu envoies le sujet du dossier difficile qu'elle a à gérer. histoire bien trop compliquée et pourtant si simple. cette affaire, elle lui ressemble de trop et toi, t'aimes pas vraiment cette idée-là. tu lui demandes si ça va aller mais tu connais déjà sa réponse. ça ira, comme toujours. parce qu'elle n'avouera pas que cette affaire est bien trop proche de ce qu'elle a pu vivre, parce qu'elle n'avouera pas que cette affaire la touche peut-être un peu plus que les autres. tu ne réponds rien, mais tu n'en penses pas moins. ton regard, il suffit à faire passer le message. tu sais que ça ne va pas aller. elle sait qu'elle saura où te trouver si jamais elle en ressent le besoin. tu sais aussi qu'elle ne viendra pas mais tu laisses le message se glisser silencieusement entre vous. parce que c'est important qu'elle sache que tu es là pour elle. toujours. tu rouvres la bouche quand même pour la rassurer et lui dire qu'elle y arrivera quand même, qu'elle est la meilleure dans son domaine et que son client a misé sur le bon cheval. parce qu'elle est coriace l'avocate. tu sais de quoi elle est capable. tu sais que, quand elle aura trouvé le déclic, plus rien ne pourra l'arrêter. à sa remarque sur les escarpins, tu étouffes un rire. c'est vrai que ça en jette ces engins. que tu avoues sans broncher. parce que, toi, t'es pas capable de faire la fière quand tu portes ce genre de chaussure. tu marches sur des œufs, t'es pas à l'aise. mais ça va aller, que tu te dis à chaque fois que l'envie te prend d'en porter quand même. parce que t'aimerai bien être capable de montrer que tu es une femme, une vraie, de temps en temps. ouais, laisses-moi donc porter le flingue et j'te laisse les talons aiguilles, vaut mieux j'crois. que tu ironises. parce que tu la connais la magalie. le premier qui l'emmerde, il se prendrait une balle entre les deux yeux. mauvaise idée. elle en vient à ce bouquet de fleurs que son client lui a offert pour la remercier de prendre le dossier. toi, tu la taquines. elle n'aime pas les fleurs, l'avocate. elle n'aime pas le chocolat, l'avocate. elle n'aime pas les marques d'affection, l'avocate. alors, quand tes yeux se posent sur le vase qui trône au milieu de la table, l'envie de la titiller te prend comme une envie de pisser chez une femme enceinte. et elle, elle ne marche pas, elle court dans ton plan foireux. ça te fait rire toi. rire simple, rire qui fait du bien. oh ça va, dérides-toi mag ! c'est mignon comme attention pour un type qu'est tellement dans la merde et qui retrouve un semblant d'espoir. tu devrais être touchée madame cœur de pierre. tu la taquines, encore, toujours. parce que t'aimes bien et parce qu'elle sait que ce n'est jamais de la méchanceté gratuite. tu n'es qu'amour capitaine barnes, tout le monde le sait.

et puis, t'as les poils qui s’irisent. parler du père voisin n'a jamais été l'un de tes sujets préférés. tu parles comme une poissonnière, ça ne te ressemble pas. et pourtant, tu réserves ce langage à cet homme que tu hais au plus haut point. pourtant, il ne t'a rien fait à toi. il a juste brisé ton amie et ça te rend folle qu'un type comme lui ait encore le droit de respirer. y a des gens qui perdent la vie sans raison et lui, il a encore le droit de rire. qu'il crève en enfer. t'es toujours admirative du calme dont sait faire preuve magalie quand elle parle de l'homme qui porte le même nom de famille qu'elle. et magalie, elle trouve le moyen de te dire que ça ne l'a touche pas. elle ment comme un arracheur de dents l'avocate. c'est pas possible autrement. ça t'touche peut-être pas mais moi si. alors fuck son mariage à la con. son attitude est si pitoyable que ça me révolte pour toi. j'te jure que s'il n'y avait pas eu tad dans l'histoire, j'y serai allée moi, pour lui expliquer ma façon d'voir les choses. connard. et tu t'emportes, encore. mais où es-tu passée douce maxine ? t'en sais rien. t'as disparu dans les tréfonds de la noirceur secrète de ton âme. parce que t'es pas capable de trouver un peu de calme quand l'image de cet homme te revient en pleine face. il n'a honte de rien le père voisin et ça, ça t’insupporte. mais t'as pas tout entendu encore. ça non. y a le prénom qui vient agresser tes oreilles. nathan. un frisson parcourt ta nuque. si magalie n'a jamais pu approuver ta relation avec cézanne, tu ne t'aies jamais gêner pour démonter celle qu'elle entretenait avec le petit chien du père voisin. non mais trop d'abus j'en ai marre. que tu laisses échapper entre tes dents serrées. lui aussi, il finira crevé dans un fossé, tiens. plus incisive, plus déchaînée, plus directe. tu n'as jamais pu le blairer celui-là. tes mots aussi violents que ce que tu rêverais de lui faire subir. calmes-toi maxine, douce maxine.

on sonne à la porte, l'avocate s'éclipse pour revenir avec un sachet de ce qui vous détendra surement plus qu'une simple bouteille de vin. tu t'empresses de rouler le joint que vous aller partager toutes les deux. et toi, t'as la phrase qui part toute seule, parce que tu ne peux pas garder ça pour toi. terrence et une petite nénette. alors ça, quand même. face à la réaction de la jolie brune, tu souris comme une gamine, se foutant légèrement de sa tronche. en même temps, tu trouves ça si choquant qu'il ne te l'ait pas dit ? que tu laisses glisser. magalie, elle est très protectrice avec le pompier. il était préférable qu'il t'en parle à toi. toi, t'es capable d'écouter les petits secrets. et puis, t'as vu cette lueur dans ces yeux. alors t'as voulu en savoir plus. il n'est pas facile de le faire parler, le jeune pompier. mais t'es flic toi, alors t'as réussi. un peu. et puis, tu finiras par l'avoir, à l'usure, comme d'habitude. elle travaille dans une boutique de lingerie ... tu verrais le sourire débile sur ses lèvres quand il parle d'elle. à mourir de rire. t'en sais pas beaucoup sur elle finalement. mais tu veux croire que lui, il n'est pas tombée sur une folle furieuse. paraît qu'elle est pas comme les autres. paraît qu'elle est douce et volcanique à la fois. paraît qu'elle fait tourner les têtes mais qu'elle est si innocente qu'elle ne le voit pas. tes mots qui s'envolent, imitant ceux qu'ils t'avaient dit plus tôt. j'crois qu'il est amoureux. que tu lâches, presque choquée de l'avouer. j'vais voir c'que j'peux trouver sur elle. que tu reprends, plus sérieusement. parce que tu ne peux pas t'empêcher de protéger les tiens. parce que tu peux te permettre de regarder quelques dossiers, comme ça, juste pour t'informer. parce que tu ne veux pas qu'il tombe sur une fille qui lui brisera le cœur, au risque de briser le tien avec. t'es déjà trop amochée maxine, faudrait pas que ça lui arrive à lui aussi, hein, dis ?


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Mer 31 Mai - 10:17


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie
Les défis ne sont jamais une bonne idée entre les deux femmes. Parce qu’aucune d’elles n’était capable de rejeter un défi. Alors lorsque leurs plaisanteries se retournent tout doucement contre elles ? Elles foncent sans regarder les conséquences. Et quand les mots de Maxine arrivent jusqu’à ses oreilles, la demoiselle sourit de toutes ses dents. Ce genre de sourire qu’il ne vaut mieux pas avoir en face de soi. Parce que ça veut dire que la jeune femme avait une idée. Une idée qui n’allait surement pas plaire à la flic. « C’est un défi Capitaine Barnes. Tu le relèves ou tu as trop peur ? » Un défi que la demoiselle s’empresserait de relever elle le savait. Parce qu’elles avaient été forgées dans le même moule. Les deux femmes ne pouvaient s’empêcher de relever ce genre de défis idiot. Un jour à cause de ça il arrivera quelque chose à l’une d’entre elle. Mais là ? À ce moment précis Magalie réfléchissait déjà à la paire de chaussures à talons qu’elle va obliger Maxine à porter. Des instruments de torture pour l’une. Une arme de guerre pour l’autre. C’est ce qu’elle essaie de faire comprendre à son amie d’ailleurs. Pour Magalie ? Chaque objet du quotidien pouvait être une arme. Du plus petit dossier. Au code pénal. Jusqu’à sa jolie mallette d’avocate. Croyez-moi un jour avec son caractère de merde la brune finirait de l’autre côté de la table. Elle demande d’ailleurs à Maxine de lui apporter des cigarettes en prison. Mieux valait pour les autres codétenues. Sans clopes ? Ouai. Il ne valait mieux pas l’imaginer en fait. Elle lui offre un merveilleux doigt d’honneur en l’entendant lui dire que sans ses talons elle était moche. Pas de répartie mademoiselle Voisin ? Non aucune qui lui vient à l’esprit à cet instant. Elles s’installent. Elles profitent de leur boisson. Et le nom de Emeryck lui revient en mémoire. « D’ailleurs comment vont tes protégés ? » Aucune pointe de jugement. Aucun rire. Magalie elle sait que le crew est important pour Max. Elle comprend ça. Elle comprend que le grand cœur de la flic a fini par déborder pour ces gamins. Elle la soutient sans problème dans ses démarches. Si Maxine avait un jour besoin d’une avocate pour ces gosses ? Elle le ferait sans problème. Pour elle. Pour eux aussi. Parce qu’elle avait confiance en la flic. Si elle voyait quelque chose au fond d’eux ? Alors il y avait quelque chose à sauver.  

Mais très vite. Trop vite le sujet dévie, change. Cézanne. Elle n’avait plus entendu ce nom depuis des années l’avocate. Elle le savait. Elle le savait pourtant que la seule évocation de ce nom allait faire péter un plomb à notre avocate aux allures glaciale. Ça a toujours été le cas. Enfin pas vraiment. Au début ? Voir Maxine heureuse ? La voir sourire ? C’était le plus cadeau que Lambert puisse offrir à son amie. Elle se foutait de son passé trouble. De sa grande gueule. Et des airs qu’il se donnait. La seule chose qui importait l’adolescente, c’était que son amie soit heureuse. Elle avait approuvé cette relation, il fut un temps. Réellement. Jusqu’à ce qu’ils s’écrabouillent mutuellement. Jusqu’à ce qu’il lui fasse du mal. Jusqu’à ce que des larmes coulent des yeux de la jeune femme. Jusqu’à ce qu’elle la prenne dans ses bras et qu’elle regarde la joie quitter son regard. Son sourire s’atténuer puis disparaître. Comme un yo yo sa relation avec ce garçon avait été faite de haut et de bas. Alors l’avocate avait pris parti. Pour son amie, toujours. « Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord avec toi que je n’écoute pas Max arrête ça. » Elle lève les yeux au ciel devant autant de mauvaise foi. Pourquoi ça serait à elle de se planter ? Pourquoi Maxine ne se remettait pas non plus en question ? Parce que ça touchait son premier amour. Parce que ça touchait Cézanne. Ça avait toujours été ainsi. Des éclairs semblent voler dans la pièce en l’entendant lui dire de se détendre. Autant dire qu’il y avait peu de choses qui faisaient vriller le cerveau de Magalie au point que le dernier de ses filtres éclate. Et c’était cette phrase. Ne cherche pas à savoir pourquoi. C’est une longue histoire. « Oh mon dieu, je suis tellement choquée, tellement déroutée, tellement déçue, tellement outrée par mon propre comportement. Je vais m’auto flageller pour avoir eu de mauvaises pensées contre le Saint, Cézanne Lambert. » L’actrice pour le meilleur drama français ? Magalie. Elle était plutôt douée pour jouer la comédie. Mais elle sent ses mâchoires se resserrer encore. Cette conversation ne servait à rien. Ne cherche pas à savoir pourquoi. Un dialogue de sourds venait de prendre place entre elles. Elle lui dit la flic, qu’il a changé le Cez, qu’il n’est plus comme avant. Et elle ? Elle a juste envie de lui rire au nez parce que personne ne change. Elle doit se mordre l’intérieur des joues pour ne rien dire. Mais quand elle lui dit qu’elle n’est pas retombée dans le panneau. Qu’elle veut juste creuser dans sa vie, la brune ricane. Un rire amer. T’es trop aveugle Maxine, t’es déjà tombée dans le panneau. Ça ne sera pas comme si elle n'était pas prévenue. « Pourquoi ? Tu t’es posé la question ? Pourquoi tu veux savoir ce qu’il cache si comme tu me l’as dit tu ne vas pas retomber dans le panneau ? Ne me prends pas pour la reine des connes s’il te plat, je n'aime pas ça. » La vie amoureuse de la flic devenait aussi périlleuse et aussi compliquée que celles des personnages de série. Deux hommes. Qui va elle choisir ? Oh tient en parlant de ça. Elle lui demande des nouvelles de Borel. Avec son calme étrange mais ses paroles assassine. C’est pas ici que quelqu’un entendra l’avocat dire du bien du flic. « Qu’est ce qu’il ne tourne pas rond chez moi ? T’es sérieuse là ? Qu’est-ce qu’il ne tourne pas rond chez toi plutôt Maxine. Ce type n’est pas un crétin c’est le roi des connards. T’as été obligé de lui mettre un flingue sur la tempe pour qu’il te respecte un minimum. Alors oui excuse moi je ne l'aime pas ce type. Je ne suis pas très fan des hommes qui pensent que pour se faire respecter il faut avoir un service trois pièces ! » Elle se retient Magalie, on le sent dans ses paroles. Parce qu’elle envie d’en dire plus. Elle a envie de lui dire ce qu’elle ressent pour cet homme. Parce qu’il est peut-être différent maintenant. Mais elle n’a pas oublié qu’il en a fait baver à son amie avant qu’ils n’entament cette danse ensemble, cette pseudo-relation étrange. Cette histoire dont ils ne sortiront pas indemnes. Parce que Magalie elle le sentait venir. Parce qu’elle était en dehors de cette histoire. La seule chose qu’elle voulait c’était protéger son amie des dangers de cette relation qui lui semblait toxique vu de l’extérieur. Maxine elle ironise, Maxine elle lui dit qu’elle devrait l’amener au couvent. « Ne me tente pas. Je suis à deux doigts de le faire. » Mais le léger sourire qui se dessine au coin des lèvres de l’avocate prouve qu’elle plaisante à moitié. Elles pouvaient s’écharper les deux femmes, mais elles trouvaient toujours un moyen pour détendre l’atmosphère. Elles trouvaient toujours un moyen pour se réconcilier.

Puis la conversation devient épineuse. Elle l’était déjà avec les hommes qui gravitent autour de Maxine mais là c’était différent. C’était une autre historie. Un enfant qui vivait dans les ténèbres jusqu’au retour de son père, sa lumière. Et Magalie devait les aider à se rejoindre. L’enfant dans les ténèbres c’était elle. Sauf qu’enfant personne n’a jamais réussi à lui faire entrevoir ne serait-ce qu’un petit bout de clarté. Jusqu’à l’adolescence, elle était restée dans le noir, terrorisé par les monstres qui semblaient camper sous son lit. L’avocate refusait qu’un jour ce gamin soit comme elle. Le père avait été doux avec la jeune femme. Elle n’en avait pas tellement l’habitude. Un bouquet de fleurs. Un présent qu’elle avait accepté. Chose surprenante de sa part. Mais parfois la carapace se fendillait et au lieu de jeter cette offrande, elle l’avait rangé dans son appartement. Son sanctuaire. Son havre de paix. Chose tellement surprenante que sa meilleure amie n’hésite pas à la taquiner là-dessus. Elle sait qu’elle essaie de la faire enrager. Mais elle ne peut pas s’en empêcher. Elle ne peut pas s’empêcher de courir dans ce piège parce que l’avocate elle n’aime pas se sentir faible. Mais le point le plus important c’est qu’elle détestait que les autres remarquent ce genre de chose. Comme si être attendrie une seconde était un crime contre l’humanité. « Je suis touchée au plus profond de mon cœur de pierre. C’est le débordement de sentiment là. Je me suis déjà vue dans une maison à la campagne avec six chiens et six chats et des tas de gosses avec lui. » Un frisson de dégoût parcourt le corps de l’avocate. Rien dans cette vision de l’avenir ne l’attirait. Ni les animaux, qu’elle préférait largement chez les autres. Ni la grande maison à la campagne. Et encore moins les enfants. Parce que Magalie serait réellement une terrible mère. Elle ne ressentait aucune tendresse lorsqu’elle regardait un nourrisson. Et elle devait se faire violence pour ne pas dire le fond de sa pensée. Non mais sérieusement ? Est-ce que vous avez déjà vu un nouveau-né ? C’est tellement moche. Et l’hypocrisie de la famille et des amis quand ils voyaient pour la première fois cette boule de chair ? C’était affligeant. C’était pathétique. Ce n’était définitivement pas pour elle. Magalie finirait surement seule mais ça lui convenait comme ça. Elle accepterait son rôle de vieille fille avec le sourire. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être seule que mal accompagnée ?

C’est avec un calme apparent que Magalie décide de parler Charles à son amie. Elle savait que ce sujet était complexe à aborder. Elle n’y touchait jamais. Ou du moins très peu souvent. Parce que Magalie, elle avait pansé ses blessures depuis. Elles ne lui faisaient presque plus mal désormais. C’était comme une douleur sourde derrière son oreille. Elle la ressentait mais c’était supportable. Elle laisse la flic lui dire ce qu’elle pense de sa relation destructrice avec cet homme. Et l’avocate hausse simplement les épaules. « Franchement ? Il sait déjà ce que je pense de son attitude. Je n’ai plus rien à dire à ce connard. Je réponds au téléphone parce que ça me fait marrer qu’il essaie encore d’avoir de l’emprise sur moi alors que clairement il n’en a plus depuis que je suis gosse. » Et ça c’était la vérité. Si Charles avait eu de l’emprise sur elle. Au moment même ou sa main avait touché sa joue. Au moment même ou il avait refusé qu’elle l’appelle papa. L’emprise s’est arrêtée. Comme si le père Voisin avait coupé les fils qui les reliaient tous les deux. « Respire tu vas faire une attaque ou finir en prison à force de vouloir crevée tout le monde. » Elle prend ça à la légère Magalie. Parce qu’elle ne veut pas se prendre la tête avec ça. Elle n’en a aucune envie. La seule raison pour laquelle elle y allait c’est parce qu’elle voulait voir Tad. Rien de plus. Quoi que. Elle irait peut-être bien foutre la merde aussi. Juste un peu. Puis elle lâche juste un prénom. Et la flic sort de ses gongs à cet instant précis. Nathan. Juste un prénom et voilà Maxine qui est prête à sortir du salon afin de fracasser des crânes. C’était drôle. Vraiment. Est-ce qu’elle ressemblait à ce genre de furie quand Maxine lui parlait de Cézanne ou d’Aaron ? « Ce n’est pas le moment que je te dise qu’il veut que l’on se revoie ? Il aimerait retenter notre histoire. J’ai accepté son invitation. On va boire un verre la semaine prochaine. » Elle se met à rire d’un seul coup. C’était tellement tentant en fait de lui faire ce coup-là. Le visage de Maxine avait changé si vite à l’évocation du prénom de Nathan que l’avocate n’avait pas pu résister à l’envie de lui balancer une plaisanterie à la gueule. Ces filles pouvaient avoir de nouveau quinze ans quand elles étaient ensemble. C’était mignon. Un peu pathétique de temps en temps vu leur âge. Mais principalement mignon. « Relax Maxine, relax je rigole. Il a engrossé son assistante et il va se marier. Par contre il m’a invité à ses noces j’ai trouvé ça très délicat de sa part. » Magalie lève les yeux au ciel en disant ça. L’ironie se sent dans ses paroles. Mais elle dit la vérité. Nathan allait se marier très prochainement lui aussi. Et il l’avait convié à ses noces. Peut-être qu’il n’aurait pas dû le faire. Sur un coup de tête l’avocate pourrait très bien y aller simplement pour faire chier son ex fiancé. Il ne la connaissait pas autant qu’elle le pensait finalement. Parce que personne ne connaissant Magalie ne l’aurait invité à un mariage en sachant qu’elle déteste les participants de cette comédie.

Le joint dans la main. L’avocate s’arrête non loin de ses lèvres lorsqu’elle entend Maxine lui parler de Terry, et d’une femme qu’il a rencontré. La brune se demande pourquoi il ne lui en a pas parlé à elle aussi. Et puis Max lui demande en souriant si ça l’étonnait qu’il ne lui ait rien dit. Certes, elle protégeait ce gamin plus que les autres, il était pour elle comme un petit frère à protéger. Parfois peut être qu’elle exagérait avec eux. Peut-être qu’elle devrait se remettre en question mais non elle ne le faisait jamais. Pour la simple et bonne raison qu’elle était comme elle était, elle ne changerait jamais. « Non je ne trouve pas ça choquant. » Mais Magalie mentait. Elle mentait bien même. Elle qui détestait le mensonge, l’utilisait parfois comme moyen de défense. Et là clairement c’est ce qu’elle faisait avec Maxine. Parce que Magalie elle était blessée. Pas dans son ego. Pas dans sa fierté. Elle était vraiment blessée que son ami n’ait pas voulu se confier à elle aussi. Ce n’était pas non plus de la jalousie. Il arrivait que chacun épanche ses doutes, ses guerres intérieures avec une personne du groupe plutôt qu’une autre. Mais pour des choses importantes ? Ils étaient tous au courant. Et là Magalie apprenait quoi ? Que non seulement le pompier était amoureux mais qu’en plus il avait évité de lui dire à elle ? Alors oui. Elle était blessée. Un sentiment de rejet qu’elle n’avait encore jamais ressenti avec ses amis écrase sa cage thoracique. C’était idiot comme sentiment. Il avait bien le droit de le dire à qui il voulait le Terrence. Mais ce genre de chose ça ne se contrôle pas. Oui, Magalie avait un cœur de pierre. Oui Magalie pouvait être une garce. Elle pouvait gueuler. Elle pouvait parfois faire peur. Mais jamais elle ne s’interposerait dans le bonheur du pompier. À moins que cette femme ne lui fasse du mal, alors là oui, elle deviendrait vraiment mauvaise. À moins que cette femme ne lui fasse du mal, alors là oui, elle deviendrait vraiment mauvaise. Un sourire se fige aux coins de ses lèvres. Il était amoureux. C’est assez étrange de l’entendre mais l’avocate est ravie que ça lui arrive. Il méritait d’être heureux Terry. Elle espérait simplement que cette femme soit à la hauteur. L’avocate approuve d’un signe de tête lorsque Maxine lui annonce qu’elle va se renseigner sur elle. Les deux femmes se comprenaient. Combien de casiers judiciaires ? De dossiers ? Elles avaient épluché pour le bonheur de leurs amis ? Un bon paquet. Chaque fois que ça devenait sérieux, elles regardaient. Chaque fois que l’un d’entre eux tombaient amoureux, elles faisaient des recherches. Parce que lorsque l’on veut éviter une douleur à ses amis on est prêts à tous. « Cherche aussi du côté de la famille. Si Terry est amoureux je ne veux pas qu’il ait de surprise. » Qu’est-ce que je disais ? Elles étaient prêtes à tous. Parce que lorsque tu choisis quelqu’un, tu choisis aussi sa famille. Et si les autres ne pensaient pas à regarder dans le passé des familles ? Magalie elle le faisait. Quand on a Charles comme paternel on se méfie des familles comme de la peste. « Max si cette fille n’est pas nette je veux le savoir. Même si je dois rentrer en conflit avec lui je le ferais. Je protège les miens ok ? » Et autant dire qu’elle ne parlait pas que de Terrence à cet instant. Elle rentrerait en conflit avec chaque membre de la bande, avec chacun de ses amis si c’est pour leur bien. Elle l’avait déjà fait. Elle le referait. Même si ça devait finir en pugilat

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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Ven 2 Juin - 13:34


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un défi. mauvaise idée. elle ne le refusera pas. toi non plus. c'est comme ça que partent les conneries. parce qu'avec votre petite bande, toutes les conneries que vous aviez pu faire jusqu'aujourd'hui, c'est parti d'un simple et ridicule défi. bande de gamins que vous êtes encore. ça ne se finira jamais votre histoire. et magalie, elle le sait, elle te force la main en appuyant là où ça fait mal. tu crois sérieusement que j'ai peur ? tu devrais savoir, depuis le temps, qu'j'ai peur de rien.sourire en coin, sourire de défi. oh ça non, t'as peur de rien toi. je relève le défi maître voisin. et tu lui tends la main afin de sceller le deal. tu sais déjà que tu vas en chier ce jour là. tu le sais parce que tu la connais par cœur l'avocate et qu'elle ne va certainement pas t'épargner. oh ça non, il ne manquerait plus que ça d'ailleurs. malheureusement, les journées au sein de la police parisienne se suivent et ne se ressemblent pas. du coup, pour lui trouver une journée bien cosataud à passer dans ton uniforme, ça va être compliqué. cela dit, tu compenses avec le fait qu'elle devra passer une journée complète avec aaron borel. ça devrait déjà amplement suffire à ce que cette dite journée soit catastrophique. tu jubiles intérieurement parce que tu sais que ton amie ne peut pas encadrer ton coéquipier. c'est pas cool, tu le sais bien. cela dit, tu te doutes qu'elle, elle choisit méticuleusement la paire de chaussures que tu devras porter ce jour-là. la garce, tu la détestes par avance. autant que tu l'aimes. le sujet dévie vers une hypothétique futur incarcération de l'avocate. tu acceptes volontiers de lui apporter des cigarettes à la place des oranges habituelles. tu n'oublies d'ailleurs pas de préciser que, sans ses escarpins, elle ne ressemble à rien. doigt d'honneur tant attendu, ton nez se fronce et un sourire se fige sur tes lèvres. son bec est cloué et toi, on dirait une gamine satisfaite de sa connerie. et puis, elle te pose la question qui change l'expression de ton visage. tu t'adoucies instantanément, ton regard transpire la tendresse. parce que tes protégés, ce sont ces êtres que t'arriveras probablement jamais à abandonner. ça a l'air d'aller. j'les vois toujours aussi souvent alors c'est qu'ça va. tu ironises la réalité. parce que, les gamins, s'ils sont au poste, c'est que ça ne va pas tant que ça. le dernier qu'j'ai vu, c'est camille, y a deux jours. donc ça va. tu hausses les épaules. toujours rien de bien alarmant à signaler. il a volé un lapin, dans un jardin. du grand guérin. tu soupires de manière exagérée. tu peux te permettre. tu racontes les péripéties du crew à magalie, tout le temps. elle en a entendu des vertes et des pas mures sur les gamins. jamais elle ne t'a jugé de prendre soin d'eux. pourtant, dieu sait que quand quelque chose la dérange, elle ne passe pas par quatre chemins pour exprimer le fond de sa pensée.

d'ailleurs, l'avocate exprime largement son point de vue sur le cas lambert. t'as remis ça sur le tapis parce qu'il le fallait. tu ne pouvais pas garder ça pour toi, c'était trop gros pour que tu te taises. tu savais que ce ne serait pas facile, que tu devrais affronter la vérité vue par magalie voisin. et cette vérité là, elle te fait peur, elle te fait mal. t'es jamais vraiment préparée à subir les remarques assassines de ton amie. elle a raison pourtant, sur un bon nombre de points d'ailleurs. mais toi, toi t'en démords pas. tu peux pas, même avec la meilleure volonté du monde, tu n'y arrives pas. t'arrives même pas à lui accorder le bénéfice du doute. même après dix ans. j'trouve ça assez dégueulasse en fait. la dernière fois aurait été y a un an, j'aurais compris. mais là, ça fait dix ans putain. pourquoi il aurait pas changé ? j'ai bien changé moi. et toi aussi j'te signale. on a tous grandi et j'doute qu'il soit resté sur la touche, lui, plus que nous. tu ne lâcheras pas l'affaire. jamais. cézanne a rouvert de vieilles blessures. mais cézanne a aussi rouvert de vieux tiroirs pleins de souvenirs. saloperie d'émotions à la con. et puis, saloperie de premier amour poison aussi, quand tu y réfléchis bien. l'attitude de magalie, elle te révolte, autant qu'elle te fait du bien. étrange sensation d'avoir à nouveau dix-huit ans. ça te révolte qu'elle agisse de la sorte, qu'elle n'essaye même pas, juste trente secondes à la limite. et puis ça te fait du bien aussi parce qu'il faut bien quelqu'un pour t'empêcher de te laisser emporter par les belles paroles du sniper. mais magalie, elle s'énerve parce qu'elle voit bien que toi, t'es retombée dans le panneau. magalie, elle voit bien que c'est difficile pour toi de lutter face à cézanne lambert. oh j't'en prie arrête ton cinéma. t'es pas crédible et ça fait vraiment mauvaise télé novela. que tu craches, vexée. et puis j'te prends pas pour la reine des connes merde ! tu sais pas c'que c'est toi, hein ? c'est vrai, j'oubliais, t'as pas t'coeur toi. forcément, tu peux pas comprendre que j'puisse ressentir le besoin de m'intéresser à lui après l'avoir laissé comme une pauvre merde. c'était p'tre le roi des cons mais il méritait pas ça. t'y vas un peu fort, un peu trop. mais c'est toujours comme ça quand il s'agit de cézanne. ce n'est pas aujourd'hui que ça changera visiblement. ton premier amour, tu ne peux pas l'oublier toi. et puis, l'avocate, elle te parle d'aaron, l'insultant sans pour autant le nommer. et toi, ça t'énerve à nouveau parce que t'aimes pas le jugement qu'elle porte sur ces garçons qui font accélérer ton palpitant de manière significative. et magalie, elle est remontée mais elle se retient. tu le sais bien. y a tant de choses qu'elle aimerait te dire mais qu'elle tait pour ne pas te faire trop de mal. parce que tu sais que les dégâts qu'elle pourrait causé seront irréversible. et t'es persuadée qu'elle ne veut pas de ça. c'est p'tre le roi des connards, m'enfin, en attendant, c'est l'seul depuis dix ans qui réussi à m'faire me sentir bien. alors tu m'excuseras d'avoir le sourire aux lèvres et d'être heureuse, hein. pardon, j'voulais pas paraître à peu près normale devant toi. c'est vrai qu'c'est choquant. j'aurais p'tre dû rester brisée après cez après tout hein, pour te t'nir compagnie, sait-on jamais. t'es mauvaise, tu l'as mauvaise. parce qu'elle te touche là où ça fait mal et que c'est ton seul moyen de défense. le chaos affectif de l'avocate. petit animal blessé et sans défense que tu es. elle a raison l'avocate, tu l'sais et pourtant, tu persistes à vouloir te défendre comme si t'en avais les moyens. t'essayes de sauver le peu d'estime que tu as de toi-même. ça n'a pas l'air d'être efficace cela dit. alors tu ironises, tu détends l'atmosphère parce qu'il faut bien que ça vienne de quelque part. et puis, de toute façon, vous ne pouvez pas vous tirer dans les pattes de manière incessante. vous vous aimez trop pour ça. alors tu lui demandes de t'envoyer au couvent parce que ce serait peut-être une bonne solution d'arrêter de vous chamailler finalement. tu crois qu'j'aurais l'droit à de la visite masculine, là-bas, au couvent ? nan parce que si j'vois pas maé et terry, j'vais me morfondre là-bas. prise de conscience à moitié réelle. non, le couvent, c'est pas bon pour toi. et puis, t'y ferai quoi là-bas, de toute façon. tu crois en rien, toi, à part en ce que tu vois de tes propres yeux. alors tu tournerais comme un lion en cage. et puis, sans ta tenue de boulot et ton arme de service, tu serais pas grand chose. parce que ton métier, c'est ce que tu es, c'est ce que tu aimes. c'est p'tre pas si bien que ça comme idée en fait. tu fais mine de réfléchir, comme si la conversation, jusqu'à présent, n'avait été que légèreté. il faut vous réconcilier, de toute urgence, avant que ça ne parte trop loin. parce que c'est possible avec vous deux.

et puis, quand on parle sentiments avec l'avocate, la conversation devient tout de suite plus intéressante pour toi. parce qu'elle est si facile à taquiner l'avocate. ce bouquet de fleur qui trône sur sa table te donne de la matière en plus, comme si elle t'avait tendu le bâton pour se faire battre. tu n'as pas de solution à lui fournir pour la débloquer dans ce dossier délicat. t'as rien qui te vienne et qui puisse rendre service à ton amie coincée dans une histoire qui ressemble à la sienne. t'aimerais pouvoir l'aider pourtant, parce que tu sais à quel point ça a été difficile pour elle, malgré tout ce qu'elle pourra dire. t'as vécu chaque événements à ses côtés alors tu sais bien de quoi il en retourne. ce dossier la touche de trop. c'est peut-être bien pour cette raison qu'elle a accepté le bouquet offert par son client et qu'elle le fait trôner sur sa table. comme un rappel pour lui dire de se bouger le cul et de les sortir de là, pour que le gamin ne finisse pas comme elle. alors toi tu la taquines, tu pousses un peu et elle, elle court dans ton piège. sa réflexion, le frisson qui la parcourt, ça te fait rire. un rire sincère, franc. parce que tu sais bien que ce scénario est carrément impossible. des tas de minis toi ! ô lord, j'en rêve ! que tu parviens à glisser entre deux gloussements. autant, il t'es facile d'imaginer la barmaid russe, que tu protèges au même titre que le crew, devenir mère. autant, avec magalie, c'est un peu plus complexe. l'avocate, elle a pas la fibre maternelle de la barmaid. l'avocate, elle n'est certainement pas faite pour élever un enfant. cela dit, rien n'est dit que, si par hasard cela devait arriver, elle ne s'en sortirait pas. elle est pleine de surprises l'avocate, il ne faut surtout pas oublier ce léger détail.

d'ailleurs, en parlant de surprises, voilà qu'elle te sort que monsieur voisin va à nouveau se marier avec une espère de bimbo plus jeune que vous, plus abrutie que vous, toujours plus différente que la mère de la jolie magalie. et toi, ça t'énerve. parce que magalie, elle a passé le cap de se prendre la tête avec un tel homme. et toi, toi ça t'agace parce que t'as vu tout le mal qu'il lui a fait et ça te met en rogne qu'il continue à la narguer de la sorte. et puis, en plus, monsieur est fier maintenant d'avoir une fille - qui n'est toujours pas la sienne soit dit en passant - avocate. elle a réussi la magalie alors tout de suite, c'est plus aisé pour lui de parler d'elle, de raconter de la merde à qui veut l'entendre. tu ne supportes pas l'attitude de cet homme, comme si tout était normal, comme si ce n'était qu'une simple chose à prendre à la légère. tu boues, toi, à l'intérieure. alors que magalie, elle est si calme. il n'a plus aucune emprise sur l'avocate, tu le sais bien. cela dit, tu trouves toujours aussi déplacée cette façon qu'il a de l'appeler pour la blesser de la sorte. bah au moins, j'irais en taule pour la bonne cause. que tu laisses échapper. parce que, pour être honnête, tu y as songé plus d'une fois. la vérité, c'est que tu ne sais pas comment tu réagirais si tu te retrouvais en face de lui, de ses sourires aussi faux que ses implants capillaires. t'aurais certainement envie de lui cracher à la figure. mais serais-tu vraiment capable d'aller plus loin ? parce que tu t'énerves dans tes paroles mais serais-tu vraiment prête à appuyer sur la détente ? possible. cela dit, une petite voix dans ta tête ne préférerait pas le savoir. mais y a le prénom de nathan qui te parvient jusqu'aux oreilles. comme si ça ne suffisait pas de ramener le père voisin sur le tapis, il fallait en plus passer par le caniche de service. son prénom te donne des frissons derrière la nuque. tu craches ton venin et magalie, elle prend ça toujours autant à la légère. qu'est-ce qu'elle t'agace quand elle fait ça. what ?! que tu articules, ta voix s'envolant dans les aiguës, avant que l'avocate explose de rire. t'aurais pu marcher dans cette combine si elle n'avait pas rigolé. parce que t'étais persuadée que nathan aurait été capable de lui proposer un verre et de vouloir retenter quelque chose. t'es pas bien, tu subis son rire. t'aimerais passer outre mais y a un truc qui te bloque. tu n'y arrives pas parce que t'as pas confiance en ce type, t'as jamais eu confiance en lui d'ailleurs. tu deviens presque choquée quand elle t'annonce qu'il a invité magalie à son mariage. grossière erreur de sa part. en fait, j'aurai pas besoin de lui coller une balle, il court au suicide tout seul. que tu laisses échapper. parce que tu sais comment elle est magalie. tu sais qu'elle pourrait très bien y aller, sur un coup de tête si, le jour venu, il lui en prend l'envie. imprévisible la magalie, imprévisible.

tu parles de terrence et de cette fille qui le hante. magalie s'offusque presque de ne pas être au courant. pourtant, c'est assez évident quand on y pense. magalie, elle n'y va pas par quatre chemins. elle saurait déjà tout ce qu'il y a à savoir sur la demoiselle en question. sauf que, clairement, terrence tient à ce que ça ne s'ébruite pas tant que ça. toi, t'en as parlé à magalie après quelques recherches superflues. parce que tu ne peux pas la laisser sans qu'elle ne le sache. elle fait partie de la famille après tout. même si terry t'a confié cette histoire, à toi, tu es obligée de mettre les autres dans la confidence. parce que c'est cette bande qui tourne pas rond quand l'un de vous être à l'écart des derniers potins. et celui-là, il vaut de l'or. une véritable petite pépite. il ne l'a dit à personne d'autre que moi. comme si c'était trop important et qu'il fallait que j'y mette les formes pour le dire à tout le monde. il doit être sacrément épris si c'est ça. que tu réfléchis à voix haute. t'as pas l'habitude de voir le pompier aussi fragile que ça. t'as pas l'habitude de le voir baisser sa garde pour parler de la sorte. c'est toi la colle du groupe, c'est toi la maman des autres. tu ne comprends pourtant toujours pas pourquoi ils se confient à toi. parce que t'as rien demandé après tout, t'as rien fait pour non plus. peut-être qu'ils voient en toi ce que tu vois en eux. tu sais pas, t'en sais rien. toujours est-il que le cas terrence est tout de même très intéressant. t'inquiètes, j'ai lancé une recherche avant de partir du boulot. j'devrais avoir les résultats demain matin. et puis, tu souris. parce que tu ne comptes plus le nombre de fois où tu as usé de ton statut de capitaine pour demander des renseignements plus ou moins rapidement. tu prétexte quelques soupçons, du bouche à oreille, n'importe quoi qui pourrait justifier l'envoie d'un casier judiciaire en urgence ou même des renseignements privés sur les parisiens. j'te l'dirais. c'est promis. t'sais bien que j'te soutiendrais si c'est l'cas. jusqu'à présent j'ai rien de compromettant sur elle. j'verrais avec les dossiers supplémentaires demain. tu s'ras la première au courant. que tu la rassures. parce que votre famille, elle est important. autant pour l'une que pour l'autre. toi, t'as encore la chance d'avoir le soutien de ton paternel, celui que tu admires plus que quiconque. mais magalie, elle n'a que toi, que la bande. alors tu sais qu'elle vous protégera, toujours, tout le temps, quoi qu'il arrive. parce qu'on ne touche pas à sa famille. jamais.


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funny how the heart can be deceiving more than just a couple times. why do we fall in love so easy, even when it's not right. where there is desire, there is gonna be a flame. where there is a flame, someone's bound to get burned. ▬ pink - try.
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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Dim 4 Juin - 2:44


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie

Cette soirée commençait bien. Où peut être commençait-elle mal. Si les deux femmes se lançaient des défis en début de soirée, comment se finira-t-elle ? La question ne se posait pas. Les deux femmes étaient peut-être des adultes rangées désormais. Mais il leurs arrivaient encore de faire n’importe quoi. La preuve, elles venaient de se lancer un défi idiot. Une journée entière dans la peau de l’autre. Maxine dans un bureau ? Enfermé avec des costumes cravate ? Magalie ne lui laissait même pas une heure avant qu’elle ait envie de frapper quelqu’un avec ses nouveaux talons. Mais le sourire mutin de son amie lui arrache un grognement à l’avocate. Et elle comprend pourquoi elle sourit la flic. « Borel sera là c’est ça ? C’est pour ça que tu es si contente de ton défi hein. » Un soupir franchi la barrière de ses lèvres et elle en profite pour boire une gorgée de son verre de vin. Non sérieusement une journée entière avec Borel ? C’était pire que de marcher sur les mains durant tout le reste de sa vie. Elle préférerait même se faire manger les mains par des piranhas plutôt que de le supporter une minute entière. Alors une journée ? Autant dire que cette journée serait longue. Elle sera longue pour lui c’est sûr parce qu’elle ne fera aucun effort, elle accentuera à fond son côté fille, elle pleurera sur un ongle cassé, sur un collant filé et sur tout ce que les filles mondaines critiquent. Elle ne le laissera pas souffler une seconde. Juste retour des choses. Quand on considère une femme comme un être inférieur, il arrive parfois que le Karma vous le fasse regretter. Magalie serait ce Karma, sans aucune hésitation. Puis l’avocate demande à son amie comment allait ses protégés. Elle voit le changement chez son amie et elle est curieuse de connaître les nouvelles pitreries de la troupe. Elle connaissait leur nom, avait vu certains d’entre eux de temps en temps, en coup de vent quand elle passait voir Maxine. Camille donc. Celui-là n’en ratait pas une d’après les dires de la flic. « Il a volé un lapin ? J’imagine qu’il l’a ramené pour toi ? » Comment ne pas savoir que ce gamin essayait de séduire la flic ? C’était drôle de la voir essayait de se dépatouiller dans cette histoire. Magalie elle rigolait, elle. « Ils me plaisent bien ces gamins. Si y a besoin de les défendre un jour, je le ferais. » Magalie, celle qui n’aime personne appréciait une bande que la plupart des gens jugeraient comme des bras cassés ? Ouai. Et avec le sourire en plus. Sans demander d’argent non plus. Ça n’était pas la première fois qu’elle le ferait. Elle le ferait pour Maxine. Elle le ferait pour ces gamins aussi. Parce que comme elle le disait, ils lui plaisaient, chacun gère ses problèmes d’une manière ou d’une autre. Magalie est devenue avocate et c’est ce qui l’a sauvée de la folie, de la délinquance aussi. Alors elle comprenait mieux que quiconque.

Cézanne. Un prénom qui donnerait envie à Magalie de hurler. Un prénom qu’elle n’avait plus entendu depuis des années et la vérité c’est que c’était très bien ainsi. On peut dire que Lambert ne lui avait pas manqué. Pas du tout même. Et elle ne se gêne pas lui dire à Maxine. Parce qu’elle était comme ça la brune. Elle ne pouvait pas mentir. Elle ne savait pas le faire. Avec son regard froid et son visage figé elle aurait très bien pu mentir, l’écouter, lui dire que c’était ok. Que ça irait pour elle. Elle aurait pu lui dire que ça irait, qu’elle se sortirait de ce trouble, qu’elle avait sa bénédiction. Mais pourquoi elle ferait ça ? Elle ne le supporterait pas. Elle préférait être sincère. Malheureusement la conversation prend de l’ampleur, se détériore. Deviens plus violente. Plus brusque. Les nerfs s’échauffent au fur et à mesure et bientôt des mots qui s’échangeront feront bien plus mal que ça. Elle lui parle la flic du changement, de son premier amour mais Mag avait simplement envie de lui dire qu’elle s’en foutait de son changement. « Arrête Maxine tu rêves ou quoi ? Les gens ne changent pas ils vieillissent seulement. Tu es toujours la même qu’il y a dix ans. Je suis toujours la même qu’il y a dix ans. Alors s’il te plaît ne me dis pas que les gens changent tu le sais aussi bien que moi que ce n'est pas le cas. » Les gens ne changent que dans les romans à l’eau de rose et les dessins animés, dans la vie ? Les gens vieillissent et deviennent plus cons mais ne changent pas ça non. Maxine devait le savoir elle plus que quiconque avec son métier elle tombait sur des gens qui juraient sur tous les toits qu’ils allaient changer, qu’ils allaient évoluer, mais ils revenaient toujours à la case départ. La race humaine est ainsi. Magalie n’était même pas cynique, simplement réaliste. Mais elle reste silencieuse en analysant ce que sa meilleure amie venait de lui dire. Elle la pensait sans cœur ? Sérieusement ? Alors elle mordille l’intérieur de sa joue et elle encaisse la seconde vague dans la gueule quand elle entend Maxine lui balancer qu’elle, elle était normale comparé à l’avocate. Jamais son amie ne lui avait balancer ça. Un truc se brise, se détraque dans le corps de l’avocate. Son visage se tend et se déforme une seconde, rien qu’une simple seconde. Bravo Max, tu viens de blesser ton amie qui essayer simplement de t’aider. Peut-être avait-elle une manière trop cash de lui dire ce qu’elle ressentait mais est ce que ça valait vraiment ce qu’elle venait de se prendre en pleine gueule ? Pas sûr. Le silence qui suit est lourd de sens. Magalie secoue la tête afin de remettre ses idées en places. Elle avale la boule qui se formait dans sa gorge en se disant qu’elle verrait ça plus tard, que ses émotions n’avaient rien à faire là à ce moment précis. « Waouh. De tout ce que tu as pu me lancer à la gueule celle-là tu me l’avais encore jamais sortie. T’as raison c’est moi la reine des connes finalement. Tu sais quoi ? Quand l’un des deux te fera du mal. Quand tu seras dans le brouillard complet tu ne viendras pas me voir d’accord ? Parce que bon ce n’est pas comme si je voulais ton bonheur, je veux juste que tu restes malheureuse. C’est ça les gens sans cœur, ils s’en foutent royalement de leurs amis. Ce sont juste des égoïstes. » Et dire que quelques instants plus tard elle lui avait dit qu’elle était comme sa sœur. Elle regrettait maintenant d’avoir affiché son cœur de cette manière. Aucun de ses amis ne lui avait fait regretter ce genre de faiblesse par le passé. « Putain. Je n’en reviens pas que tu me balances ça dans la gueule. Toi plus que quiconque à Paris sait pourquoi je suis ainsi. Pourquoi je refuse de me montrer humaine comme tu le dis si bien. Mais honnêtement je ne pensais pas que tu en viendrais à m’attaquer là-dessus. Même pour lui. T’as raison Max. Les gens changent, tu viens de me le prouver à l’instant. » Cette fêlure de plus dans sa poitrine s’affiche clairement sur le visage empli de déception de Magalie. Là ? Elle ne plaisantait plus. Elle n’ironisait plus. Et elle avait encore plus envie de frapper les hommes de la vie de son amie alors que clairement, ils n’avaient rien fait dans cette histoire. Ils n’y étaient pour rien. Mais mieux valait pour elle que la brune ne rencontre ni Aaron, ni Cézanne prochainement parce qu’elle les tiendrait pour responsable. « Quinze ans d’amitié que tu fous en l’air pour lui. Pour eux. T’as raison après tout ce n’est pas comme si nous avions été là quand il te faisait du mal. Ce n’est pas comme si je t’avais consolé quand tu pleurais. Mais bon ça ne me fait rien tout ça. Je n’en ai rien à foutre hein. Si je t’emmerde tu peux toujours aller voir Cézanne. Ou Aaron. Ou les deux tient si t’as envie. Tu feras ce que tu veux. Tu choisiras qui tu veux. Tu aimeras qui tu veux. Cette discussion est close. » Autant dire qu’il ne valait mieux pas y revenir. Pourquoi t’as abordé le sujet Maxine ? Tu savais que la Magalie elle réagirait violemment. Pourquoi t’as prononcé ce nom sous son toit ? Comme si en dix ans l’avocate avait changé d’avis sur une personne. Elle est rancunière Magalie. Ça ne risque pas de changer aujourd’hui. Alors Maxine fait de l’humour sur un couvent et honnêtement ? Ce n’était pas une mauvaise idée d’un seul coup. « Je crois que c’est l’endroit que tu choisis pour être tranquille. Personne pour venir te faire chier au final. Alors ça m’étonnerait que les hommes soient là pour te divertir, même Maé et Terry. » L’avocate roule des yeux en disant cela. Elle imaginait Maxine dans un convent et cette histoire la fait légèrement sourire. L’avocate n’oublie pas les paroles prononcées plus tôt, elles resteront gravées à jamais dans son cœur mais elle accepte le changement de sujet, elle accepte de passer outre, ce soir, juste ce soir. Parce qu’elle est fatiguée de se battre Magalie. Elle le fait sans arrêt, toute la journée, elle aimerait éviter de le faire avec sa meilleure amie.

Un simple dossier. Un père de famille aimant. Un enfant lui ressemblant. Et voilà que le passé de la demoiselle lui revenait en pleine tête. La nuit, lorsque ses yeux se fermaient enfin, elle revoyait des images de sa propre vie. De son père lui hurlant dessus qu’il n’était pas son père. De sa mère la regardant froidement, lui disant que tous ça s’était de sa faute. À quel moment le fait qu’elle ait eu une aventure était de sa faute ? Puis elle revoyait le sang. Le corps sans vie de sa génitrice. Et les battements de son cœur finissaient par la réveiller. Mais elle ne l’avoue pas à Maxine. Elle lui dit rien à sa meilleure amie. Parce que la demoiselle n’était pas comme ça, elle ne s’épancher pas tellement sur ses propres sentiments, elle évitait d’en dire trop. Ses amis la connaissaient déjà suffisamment. Ils savaient tout son passé. Mais aujourd’hui ? Magalie semblait simplement faite de glace, mais ils savaient eux que ce n’était qu’une façade créée de toute pièce pour échapper au joug de Charles Voisin. Et elle avait réussi son compte. Seulement parfois, elle ne réagissait pas de la même manière que les autres pour des choses toute simples comme le cadeau que son client lui avait fait. Elle avait pris la mouche quand son amie l’avait taquiné sur le fait qu’elle ait accepté un cadeau de la part d’un homme. Et la voilà qui faisait de l’ironie sur une hypothétique famille. Lorsqu’elle entendant Maxine lui dire qu’elle attendait avec impatience de voir des tas de minis Voisin sur un ton ironique, la demoiselle lui répond. « Ça ne risque pas d’arriver tu sais. » Elle hausse les épaules l’avocate comme si s’était sans importance mais la vérité était autre. La vie avait fait en sorte que Magalie n’ait pas à avoir peur d’avoir des enfants. Elle sait depuis des années qu’elle est stérile, elle n’en a jamais parlé à ses amis. C’était un sujet un peu trop intime pour elle. Donc les Minis Voisin ne verront jamais le jour. Ce n’était pas un problème pour la demoiselle, elle n’a jamais eu la fibre maternelle. Vu la mère qu’elle avait ce n’est pas tellement étonnant mais ça lui avait fait quelque chose à la brune. Un léger pincement. Et quand on parle de famille, autant continuer sur celui que l’on appelle son père.

Non mais franchement qu’est ce qu’il ne fallait pas entendre là. Elle savait que Maxine ne plaisantait qu’à moitié. Elle savait que la flic, elle avait vraiment la haine contre Charles. Parce qu’il lui avait fait du mal, qu’il avait retiré quelque chose en elle qui lui manquait encore aujourd’hui. L’avocate s’était reconstruite mais il lui manquait un morceau, son innocence, et malheureusement à cause de ça elle était différente de ses pairs. Mais elle refusait de laisser sa meilleure amie lui dire ce genre de chose. Elle ne supporterait pas de voir sa meilleure amie se prenne la tête à cause de ça, pour elle en plus. « Arrête tes conneries. Tu n'iras pas en taule pour lui c’est clair ? On s’en fous Max. Il peut faire ce qu’il veut. Le seul truc que je lui demande c’est de ne pas faire d’autres gosses. » Ils se sont mis d’accord tous les deux. Elle continuait à venir de temps en temps à ses soirées mondaines, elle pavanait avec un verre de champagne et ne vomissait pas des litres de saloperies sur cet homme qu’elle méprisait. Et lui ? Lui il se contentait de ne pas faire d’autres enfants. Il pouvait se servir d’elle pour briller encore plus en société. Il pouvait lui demander n’importe quoi mais elle ne souhaitait pas qu’un autre enfant soit maltraité psychologiquement comme elle, elle l’avait été par le passé. Magalie lui parle ensuite de Nathan. Cet homme que sa meilleure amie ne supportait pas. Elle n’était pas la seule à ne pas l’avoir apprécié dès leur première rencontre. Cet homme était imbu de sa personne. Une pâle copie de cet homme qui l’avait élevé. Il a fallu du temps à l’avocate avant de s’en rendre compte. Elle n’aimait pas cet homme mais c’était confortable avec lui. Elle n’avait pas besoin de se prendre la tête. Son cœur n’était pas en danger et elle le savait. Peut être est ce pour cela qu’elle est resté aussi longtemps avec lui. Parce qu’elle savait que jamais elle ne l’aimerait. Faire croire à Maxine qu’il avait décidé de l’inviter afin de boire un verre et qu’elle avait accepté été drôle. Elle partait toujours au quart de tour. Elles avaient ça en communs toutes les deux. Mais un sourire carnassier s’affiche sur le visage de l’avocate quand elle imagine ce qu’elle va faire à ce mariage si elle y va finalement. « Merci. Enfin quelqu’un de lucide. Franchement ? Déjà demander à son ex de venir à son mariage c’est limite mais là ? C’est n’importe quoi. » Et autant dire qu’elle ne se gênerait pas pour lui en faire baver ce jour là. Parce que Magalie elle ira si elle le peut à ce mariage, juste pour voir le visage de Nathan se décomposer. Rien que pour qu’il se demande ce qu’elle allait faire. Après tous ? Il n’aurait pas dû l’inviter, il n’en serait pas là maintenant. « Est-ce que ça te tente de venir avec moi ? Si je ne suis pas sur une affaire à ce moment-là j’irai bien mettre un peu la merde. » Et ça énerverait tellement le père Voisin. Lui qui rêvait d’un mariage entre Magalie et Nathan. Lui qui avait déjà tous prévu eh bien il se retrouvait avec une simple assistante dans les bras. Rien de reluisant pour la famille Voisin ça. Parce que Nathan était comme son fils adoptif pour Charles. Un bon petit chien bien obéissant, tout ce dont il rêvait avec Magalie. Sauf que ça n’est jamais arrivé. Elle n’a jamais été docile la Magalie. Elle ne le sera jamais.

Puis la conversation se déroule normalement, elles avaient terminé la bouteille de vin. Elles avaient entamé les bières et elles fumaient tranquillement un joint préparé par la flic. La vie sentimentale de leur ami Terry est venue soudainement sur la table. Un léger sourire a éclairé les traits de l’avocate. Elle était un peu vexée qu’il n’ait rien dit mais au final, elle pouvait quand même comprendre. Elle lui dira quand même ce qu’elle pense quand elle le verra. Les deux avaient la chance d’avoir une relation privilégiée. Comme un frère et une sœur. Ils se taquinaient. Ils s’envoyaient chier. Mais ils s’aimaient ça se ressentait dans leur parole. Magalie partageait ça avec Maxine aussi mais là c’était différent, l’avocate s’était attachée à lui brusquement, rapidement, sans qu’elle ne s’en rende compte. Ça avait été violent pour elle, parce qu’elle n’en avait jamais eu vraiment l’habitude. Doucement elle reprend ses esprits en entendant Max lui dire qu’il semblait vraiment amoureux. « Je suis contente qu’il tombe amoureux. » Et elle le pensait vraiment. Il le méritait. Ils le méritaient tous. Elle espérait simplement que cette femme ne lui brise pas le cœur. Parce que Magalie lui briserait les phalanges sans attendre. Personne ne touche à sa famille. Elle dit à la flic de chercher dans ses dossiers les casiers de sa famille. Elle n’avait aucun remords à le faire de son côté aussi. Elle voulait savoir, elle voulait être sûre. Parce que si les deux femmes avaient eu accès à ce genre d’information bien avant, ça aurait évité aux demoiselles bien des déconvenues. « Ça marche. Oh et donne-moi l’adresse de son travail. Je passerais y faire un tour. » Sourire carnassier sur le visage. Magalie n’avait pas envie de faire de vague mais elle passerait de toute manière, que Max lui donne l’adresse ou non. « J’ai besoin de faire des achats de lingerie justement. » Comme c’est étonnant tient. Comme si ce n’était que pour ça. « Je serais gentille je te le jure, je veux juste la voir. Parole d’avocate. » Et là aussi elle disait la vérité. Tant que Terry irait bien Magalie ne dirait rien. Elle lui souhaite même le plus grand des bonheurs. Comme quoi tout n’était pas perdu pour elle. Doucement elle attaque un sujet un peu difficile, bancal. « Et Maé t’as des nouvelles ? » Autant dire que le cas Maé était aussi un sujet difficile pour Maxine. Leur ami faisait un boulot dangereux en ce moment et autant l’une que l’autre se faisait du souci pour lui.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Jeu 8 Juin - 18:05


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borel est toujours là. grand sourire au bout de tes lèvres. tu jubiles et n'essaies même pas de le cacher. aller, avoues que tu vas passer une journée fantastique avec mon super coéquipier. tu vas l'a-do-rer. t'as du mal à contenir le rire qui te monte dans la gorge. t'essayes pourtant, de ne pas laisser ton trop plein de joie déborder. tu résistes le plus longtemps possible mais tu finis par craquer et rire à gorge déployée. parce que tu sais que cette journée sera difficile pour l'avocate. tout autant que celle qu'elle te réserve d'ailleurs, t'en es persuadée. cela dit, l'avocate, elle devra passer une journée complète avec un homme qu'elle ne supporte pas. et ça, c'est un sacré challenge. même pour elle. parce que tu sais qu'elle n'a peur de rien, la magalie. mais ça. c'est quelque chose qui restera à vie dans sa mémoire. tu te doutes déjà de sa façon de la jouer, se servant de l'excellent prétexte de n'être qu'une femme. elle va lui en faire voir de toutes les couleurs. cela dit, t'es pas certaine qu'elle n'ait pas de répondant. parce que tu le connais bien, ton coéquipier. tu sais que c'est pas un tendre. et puis, vu la relation avec ta meilleure amie, tu sais déjà d'avance que ce n'est pas un ongle cassé qui va l'arrêter dans sa démarche. tout comme il est intransigeant avec les gamins. d'ailleurs, en parlant d'eux, l'avocate te demande de leurs nouvelles. elle demande souvent comment ils vont. et ben figures toi que c'est exactement la même disquette qu'il m'a sorti. il aurait volé ce lapin pour moi parce qu'il était certain qu'il serait mieux traité avec moi et que, de toute façon, un lapin, ça m'irait tellement bien. tu bats des cils comme la parfaite cruche que tu n'es pas. cela dit, t'as cru que les collègues l'aurait laissé me le ramener c'lapin ? dubitative. certainement pas non. et puis, c'est camille. tu sais bien qu'il sort des conneries dix fois plus grosses que lui pour éviter de passer la nuit en cellule alors tu n'y prêtes même plus attention. parfois. et puis, concernant les enfants égarés, magalie, elle te comprend, elle. elle te fait confiance, elle. elle serait même prête à miser sa carrière si tu le lui demandais, pour eux. quoi que tu ne doutes pas des compétences de l'avocate. elle les sauvera, tu le sais, t'as confiance, t'en es persuadée. je sais qu'tu l'feras. et j'apprécie, pour eux. t'as les yeux qui brillent de parler de tes protégés. t'as les yeux qui brillent de voir que tu n'es pas la seule à voir quelque chose en eux. t'as les yeux qui brillent parce que ça te fait du bien de savoir que tu n'es pas seule à les soutenir.

et puis, les mots dépassent la barrière de tes lèvres. trop forts, trop blessants, trop inappropriés. elle avait raison, pourtant, magalie. elle t'a engueulé pour de bonnes raisons. mais toi, toi t'as été trop égoïste, t'as pas réfléchis, t'as foncé tête baissée. et tu l'as envoyé droit dans le décors, l'avocate. et tu t'en veux, et tu regrettes. tellement. parce que t'aurais même pas dû y penser un seul instant. tu te mords la lèvre inférieure, tu la mâchouilles comme tu as pris l'habitude mâchouiller le bout de tes stylos, au lycée. plus elle déverse sa colère, plus tu t'enfonces dans son canapé. elle est dans son droit de sortir de ses gonds, l'avocate. magalie, elle vient de te pousser du haut d'une falaise et la chute, elle est vertigineuse, interminable. même ta tentative d'humour concernant le couvent te parait fade, vaine. où est donc passée la légèreté du début de votre échange, quand tu es arrivée devant la porte de cet appartement ? t'as tout foutu en l'air maxine. j'espère que t'es contente de toi. pauvre conne, t'aurais dû fermer ta gueule,  pour une fois, ça t'aurait changé. tu t'insultes silencieusement, tu te flagelles mentalement. mag ... que tu essayes, dans un souffle, un murmure. tentative inutile de prendre l'ascendant sur ton esprit qui te hurle tout un tas de nom d'oiseaux. tu cherches tes mots, t'arrives pas à les mettre dans le bon sens, dans le bon ordre. tu t'es déjà plantée une fois, vaudrait mieux pas que tu recommences de si tôt. c'pas .... j'voulais pas ... t'as même pas une phrase entière qui se construit correctement. t'as des brides, pas grand chose de très probant. alors tu fermes les yeux, tu pousses un soupire profond, comme si t'avais décidé de baisser les bras, que tu ne voulais pas te battre, que tu déposais les armes face à la froideur implacable de celle qui est ce que tu pourrais aisément appeler une sœur pour toi. j'suis désolée. que tu arrives enfin à avouer. tête baissée, tu fixes tes mains. gamine prise la main dans le sac, honteuse de t'être faite attraper. j'pensais pas c'que j'ai dit. j'ai gravement merdé, hein ? tu retiens un rire amère, jaune. un rire qui est si différent de ceux que tu as pu laisser échapper plus tôt. t'as raison t'sais. j'fais d'la merde. et j'assume même pas de m'enfoncer dans ma connerie alors que toi, t'essaies juste de garder ma tête hors de l'eau. paroles qui s'envolent dans les airs. t'es sincère maxine. t'es vraie maxine. elle le sait, l'avocate. tu espères que sa colère s'apaisera, ne serait-ce qu'un peu. t'es même pas sûre que ça serve à quelque chose. mais tu vas essayer quand même parce que tu tiens beaucoup trop à elle pour la laisser s'éloigner de toi à cause de paroles évadées par mégarde, paroles que tu ne pensais pas un seul instant, paroles qui étaient aussi mauvaises que la rancœur que l'avocate conserve envers lambert. j'suis désolée magalie. sincèrement. faible soupire. tu cherches tes mots, encore, toujours. la vérité, c'est que j'panique. entre l'passé et l'présent. j'ai toujours fait les mauvais choix et, encore maintenant. j'choisi d'me voiler la face au lieu de t'écouter. encore une fois, t'étouffe un rire nerveux, amère, jaune. c'est moi la reine des connes dans l'histoire. trop accrochée à un passé perdu. trop ancrée dans un présent nocif. tellement que j'en oublie que toi, t'es toujours là. j'suis p'tre pas si exceptionnelle que ça comme amie finalement. tu secoues la tête de gauche à droite, un sourire en coin au bord de tes lèvres. un sourire éteint, un sourire fade, un sourire sans couleur ni chaleur. t'as le palpitant qui déraille de ne pas avoir su gérer la colère qui t'a fait perdre la tête. tu dérailles, t'aimerais pouvoir sauter du train en marche mais t'as pas les couilles de le faire. tu te sens minable d'avoir tout foutu en l'air. alors tu soupires, une fois de plus. j'ferais p'tre mieux d'y aller ... tu dois pas avoir très envie que ma gueule reste devant toi après ce que je viens de te sortir. tes mains moites qui frottent ton jean, nerveusement. tes prunelles qui croisent les siennes pour la première fois depuis que tu as déblatéré tes excuses, aussi sincères furent-elle. j'suis vraiment désolée mag ... j'espère que tu m'pardonneras un jour. sourire faiblard de cette espoir qui ne te quittera jamais après ce soir. parce que tu l'aimes magalie. parce qu'elle est ta meilleure amie, ta soeur. parce qu'elle est ta famille. et que, sans elle, tu ne tournes pas rond.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Lun 12 Juin - 1:41


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie

Évidemment qu’il y aurait Aaron Borel. Magalie se doutait que son amie profiterait de sa présence pour la faire craquer lors de ce défi idiot. Mais soyons honnête, l’avocate n’avait aucune envie de se retrouver avec cet homme durant autant de temps. Une journée ? Les deux finiraient par s’entretuer c’était plus que sûr. Même en si peu de temps. « Ô joie. Ô bonheur. J’ai vraiment hâte d’y être d’un seul coup. » L’ironie de Magalie doit se sentir dans tous Paris en ce moment même. Des idées plus sadiques les unes que les autres lui viennent en tête. Oh, si ça allait être difficile pour elle, ça risque de l’être aussi pour le flic. Elle ne lui laisserait aucun moment de répit, elle allait en profiter. Il risque d’y avoir un meurtre dans le commissariat. L’un des deux ne ressortira pas indemne de cette journée. Mais il ne faut pas croire, Magalie avait aussi tout en tas d’idée pour que sa meilleure amie souffre durant cette journée. Autant qu’elle, elle allait souffrir. Et justement en parlant de souffrir, l’avocate lui demande des nouvelles de ses collègues du commissariat. Puis de ses protégés, le crew, Mag savait que ces gamins étaient important pour elle. La jeune femme rigole en imaginant le jeune Camille voler un lapin. Comme c’est étonnant qu’il dise à la flic qu’il l’avait volé pour elle. L’avocate secoue la tête en souriant. « Ils en ont fait quoi de ce pauvre lapin ? » Une question étrange de la part d’une avocate non ? Pas tellement connaissant le sens de l’humour étrange de l’avocate. Elle trouvait ça drôle il fallait bien le dire. Elle imaginait bien la tête de Maxine quand il était venu lui expliquer pourquoi il avait été arrêté. « Franchement ils ne sont pas drôles tes collègues. » Elle lève les yeux au ciel en disant cela. Bon. D’accord il avait fait une connerie, d’accord il avait volé mais est-ce que ça valait vraiment le coup de l’embarquer pour si peu ? Elle n’en était pas sûre la brune. Puis elle dit à son amie que si l’un d’eux avait un problème elle les défendrait sans aucun problème. Elle le ferait autant pour elle que pour ces gamins. Cette conversation était légère comme elles en avaient l’habitude dans ce genre de soirée.

Puis une dispute. Des mots mal choisis. Des mots tranchants comme des lames de rasoir lancé dans les airs. Et une blessure infligée à une longue amitié. Une blessure de plus sur un cœur déjà bien meurtrie. Tout avait si bien commencé pourtant et puis la discussion était devenue plus sérieuse. Plus dangereuse. Un ancien amour. Un nouveau partenaire. Une vieille dispute. Et les choses se sont envenimées d’un seul coup. Magalie savait que son amie avait parlé trop vite. Elle connaissait la flic depuis assez longtemps pour ne pas prêter attention à ce genre de chose. Mais, ce n’est pas pour autant que ça ne lui avait pas fait mal. Parce qu’elle savait, elle, qu’elle ne tournait pas toujours rond. Elle savait qu’elle avait monté des murs autour de son cœur pour éviter de s’écrouler. Elle l’avait fait depuis si longtemps maintenant qu’elle était incapable de briser sa carapace. Et elle n’en avait pas vraiment envie. Parce que sous ses airs glacials la jeune Magalie était toujours la petite fille abandonnée. L’adolescente traumatisée par la vision du corps sans vie de sa génitrice. Et l’adulte qui avait grandi bien trop vite. Parfois ses amis l’oubliaient. Parce qu’elle semblait si dure, si forte de l’extérieur que rien ne semblait la toucher. Mais ce n’était pas le cas, Mag était sensible sous cette épaisse couche de glace. Elle écoute les excuses de Maxine mais le mal était fait. Les paroles font plus mal qu’un coup-de-poing en plein visage. Et elle est blessée Magalie par des paroles, par de vieux démons, par une amie. Et c’est la première fois que ça arrive. Ça n’a jamais été aussi loin entre elles même lorsqu’elles se disputaient adolescentes. Et la question que Magalie se pose maintenant c’est, est-ce qu’elle pense vraiment ce qu’elle dit ? Est-ce qu’elle pense vraiment que l’avocate voudrait que sa meilleure amie soit malheureuse ? Parce qu’elle n’a jamais voulu ça. Maxine lui dit qu’elle devrait partir et la demoiselle fronce les sourcils avant de lever la main. « Arrête Maxine. Stop. Je te l’ai dit je ne veux plus entendre parler de cette histoire. » Mieux valait arrêter de discuter de ça. Elles ne seraient jamais d’accord sur Cézanne. Elles ne seraient jamais d’accord sur Aaron. Autant se mettre d’accord pour ne jamais en reparler. « Je ne t’ai pas demandé de partir il me semble alors à moins que tu aies vraiment envie de t’enfuir reste. » Elle le sent que sa voix n’est pas redevenue aussi chaleureuse que d’habitude. Elle le sent que son ton est froid et qu’elle est un peu agressive. Il lui fallait un peu plus de temps afin qu’elle se calme. Qu’elle redevienne la Magalie que Max connaissait par cœur. L’avocate soupir et prend une grande inspiration afin de reprendre le contrôle de ses propres paroles. « Écoute ce n’est pas la première fois que nos mots dépassent notre pensée. On fera comme d’habitude. On en reparlera plus et ça passera c’est tout. » ça mettra du temps à cicatriser c’est sûr mais l’avocate pardonnera à la flic avec du temps. Là ? Elle n’était pas capable de le faire. « Mais sache une chose avant que l’on arrête totalement cette discussion. Je n’ai jamais voulu ton malheur Max. Jamais. Je te l’ai dit tout à l’heure, je te soutiendrais toujours même avec ta vie amoureuse. » Elle hausse les épaules et termine son verre de vin d’un trait. Cette discussion devait surement être l’une des pires qu’elles avaient eu, en quinze ans d’amitié. Mais même si Magalie était une femme particulièrement rancunière et même si elle savait que cette nouvelle blessure lui ferait mal encore longtemps, elle ne laisserait pas tomber son amie pour ça. Excuse ou non. Magalie n’aurait pas accepté que Maxine sorte de son appartement alors qu’elles étaient fâchées l’une contre l’autre. Parce qu’elle savait que si Maxine partait ce soir, les deux femmes ne se reparleraient pas avant un long moment.

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Il y a des discussions qui ne se termineront jamais. Il y a des explications qui ne se tiendront jamais. Il y a des souvenirs qui ne mourront jamais.
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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Mar 13 Juin - 0:35


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tu sais qu'elle ne pense pas un seul traître mot de ce qu'elle dit. mas toi, toi ça te fait rire. parce que jamais ils ne pourront jamais s'entendre, ton coéquipier et ta meilleure amie. tu sais également qu'elle te prépare une journée d'enfer en échange de celle qu'elle passera avec aaron. tu crains pour ta survie d'ailleurs mais la pensée que tu ne sois pas la seule dans la merde te remonte légèrement le moral. ce qui t'apaise pourtant, bien plus que toute chose, c'est de parler des gamins écorchés. tu racontes le dernier exploit en date de camille et te fous de sa tronche quand tu narres cette histoire de lapin volé. l'attention aurait été touchante si seulement elle n'avait pas été montée de toute pièce afin de passer la soirée dans ton bureau plutôt qu'en cellule. depuis quand mes collègues ont le moindre espoir d'être drôles un jour ? que tu balances, même pas honteuse. ils ont rendu le lapin à leur propriétaire puisqu'il s'agissait d'un vol dans l'enceinte d'une propriété privé. que tu réponds quand elle te demande ce qu'est devenu ce pauvre petit animal à poils.

et puis, le drame s'est produit. t'as balancé des mots beaucoup trop lourds de sens et que tu ne pensais pourtant pas. saloperie de système de défense, qui te fait dire des conneries beaucoup plus grosses que toi. et magalie, elle est blessée. par ta faute. tu l'as mise à terre et tu ne t'en es même pas rendue compte. les mots de l'avocate t'ont rappelé à l'ordre, lame brûlante qui s'enfonce sans gêne dans ta cage thoracique. parce que ça doit te faire le même effet que ce que tu lui as mis dans la gueule. alors toi, tu retrouves peu à peu tes esprits et tu réalises que t'as été beaucoup trop loin. vous vous êtes déjà disputées auparavant, mais jamais avec une telle férocité. t'as déclenché les hostilités, à toi d'en payer le prix à présent. tu te confonds en excuses. ça ne servira pas à grand chose, tu le sais d'avance. parce que magalie, elle est déjà bien trop amochée. et toi, toi tu as ouvert une blessure qui mettra du temps à se consolider. la première que tu lui infliges et tu te promets que ce sera la seule et l'unique. tu parles, tu poses ton petit cœur désolé sur la table. parce que t'as besoin qu'elle sache que tu t'en veux d'avoir dépassé les bornes. elle doit déjà être au courant, mais c'est important pour toi de le dire à haute voix, pour que tout ça, ça ait le plus d'impact possible. elle mettra du temps à te pardonner, l'avocate. tu le sais et tu en souffres par avance. t'es plus vraiment toi-même, tu ne sais plus vraiment ce que tu fais. tout va trop vite, tout se mélange et toi, tu mets en péril une amitié si chère à ton cœur. et tout ça pour quoi ? pour ton palpitant qui ne sait pas où donner de la tête. mais tu rêves ma pauvre maxine. arrêtes donc de te prendre la tête pour des hommes qui se foutent de ta gueule. tu t'es emballée maxine, arrêtes de croire à toutes ces conneries,  ça vaut mieux. parce que t'y crois quand même toi, même si tu ne t'en sens pas digne. paraît que c'est bien de rêver encore à ton âge. alors tu te permets d'avoir quelques objectifs secrets que tu gardes précieusement au plus profond de toi, pour ne pas que les autres se moquent, pour ne pas qu'ils voient à quel point tu es fragile. tu passes ton temps à tout foutre en l'air, toi, de toute façon. t'es bonne qu'à ça, tu ne sais pas faire dans la simplicité. alors tu finis par dire qu'il serait peut-être mieux que tu quittes l'appartement, comme si tu avais peur que la conversation ne s'essouffle suite à ce coup d'éclat. t'as peur qu'elle t'en veuille tellement que la simple vue de ton visage soit difficile à supporter pour l'instant, ce que tu pourrais parfaitement concevoir. parce que tu l'as déçu, toi. comme jamais tu n'avais su le faire avant. mais elle te retient, l'avocate. froidement, maladroitement. mais elle te retient. parce qu'elle ne semble pas avoir envie que tu quittes son petit nid. parce que malgré tout le mal que tu viens de lui faire, elle continue de te tenir à toi malgré tout. tu restes silencieuse alors qu'elle te dit qu'elle sera toujours là pour toi, pour te soutenir, quoi qu'il arrive, quoi que tu décides, quoi que tu fasses. elle est blessée, magalie, mais elle reste la même. tu sais déjà qu'elle te pardonnera. toi, tu te fous du temps que ça prendra du moment qu'elle finit par te revenir un jour. tes lèvres qui se pincent, un faible sourire. tu acquiesces, silencieusement. elle ne veut plus en parler, la brune. alors tu n'en parleras plus. jamais. tu ramènes l'une de tes jambes sous l'autre afin de te réinstaller confortablement dans le canapé.

vous aviez repris doucement votre conversation. c'était différent, ça prendrait du temps. mais ça ira, tout finit bien par s'arranger un jour où l'autre, à ce que l'on dit. pour entamer un semblant de discussion normale, tu lui as demandé de te parler de son affaire en cours, celle qui la tracasse et celle sur laquelle elle bloque en ce moment. ça vous permettra peut-être de reprendre votre soirée là où vous l'aviez laissée. tu l'espères. tu comprends bien vite que cette affaire lui colle à la peau parce qu'elle ressemble beaucoup à ce qu'elle a vécu. tu ne sais pas vraiment comment débloquer la situation. en même temps, ce n'est pas vraiment ton boulot. t'essayes de voir où tu pourrais intervenir mais, malheureusement, tu ne peux que l'encourager, lui dire qu'elle trouvera la solution, qu'elle arrivera à sortir ce père et son gamin de la merde dans laquelle ils s'enlisent. tu t'autorises même une boutade concernant le bouquet de fleurs que son client lui a offert, pour la remercier de prendre l'affaire. ce bouquet, il trône sur sa table. l'avocate ironise sur un futur possible avec une vie de famille. toi, t'enchaînes avec ton impatience que ce petit rêve personnel se réalise. mais elle coupe court l'avocate. toi, tu fronces les sourcils devant cette affirmation. toi qui as pour habitude de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide, ça ne te plait pas le moins du monde. ne jamais dire jamais. c'est pas bien d'être négative comme ça. s'il faut ce s'ra tellement plus fun que c'que j'imagine déjà. mais tu sais pas, toi, le secret qu'elle cache l'avocate. tu sais pas pourquoi elle est si catégorique, l'avocate. tu sais rien et tu gardes ce sourire collé à ton visage qui s'éclaire quand tu parles d'enfants. c'est pas que t'en voudrais, t'es pas prête, c'est juste que t'as toujours eu un bon feeling avec eux alors ça ne te dérange pas le moins du monde.

et puis, magalie, elle te parle du prochain mariage de monsieur voisin. toi, tu ne fais ni une, ni deux que tu rages déjà. rien que d'entendre son nom te donne des frissons. alors que l'avocate reste d'un calme olympien, toi, tu fais des bons de six mètres sur le canapé. tu pètes un câble, tu parles de commettre un meurtre. parce que t'en serais capable, toi, de lui coller une balle entre les deux yeux. par simple vengeance. même si tu n'as pas vécu la vie de ta meilleure amie, tu seras prête à franchir la limite, ne serait-ce que pour la venger. ouais bah espères pour lui qu'il t'en ai pas fait un autre ailleurs et qu't'es pas au courant tiens. parce que ça ne t'étonnerait même pas ce cas de figure. tu ne serais même pas surprise si ça restait sous silence. la vérité, c'est que le père voisin, il a peur de l'avocate. oh ça oui, il est tétanisé à la seule idée qu'il ne puisse plus la présenter à son cercle. parce que monsieur ne serait alors plus rien. pour être honnête, t'aimerais bien que ce jour arrive. celui où il n'aura plus rien à présenter à ces pseudos amis qui ne pensent qu'au pognon et pas à grand chose d'autre. il aura toujours son fidèle toutou au pire. nathan. alors lui aussi, il te donne la gerbe. comme quoi, y a pas grand chose qui arrive à te faire sortir de tes gonds. mais alors ces deux-là, ça ne rate jamais. toujours dans le mille, quoi qu'il arrive. cet abruti va se marier et il a trouvé le moyen d'inviter magalie. mais quel crétin, c'est pas possible. il court à sa perte si l'avocate décide de se pointer lors de la cérémonie. alors là, je serai ra-vie de t'accompagner. t'en sauterai presque de joie d'ailleurs. inviter son ex à son mariage, quand son ex, c'est toi. c'est une très mauvaise idée .... j'raterai ça pour rien au monde. gosh, j'ai hâte maintenant, tiens. tu jubiles de cette perspective d'avenir. parce que t'as toujours rêver de participer à un tel cataclysme. et puis, aussi parce que cela pourrait signifier que tout n'est pas perdu entre vous, entre magalie et toi.

enfin, pour te calmer les nerfs et penser à quelque chose de plus positif, tu choisis de parler de terrence et de son amour naissant pour une vendeuse en lingerie féminine de luxe. tu rassures l'avocate en lui avouant être la seule au courant de cette idylle et tu lui promets qu'elle sera la première au courant quand tu auras lu les dossiers que tu as demandé sur la jeune femme. parce que t'es comme ça toi. tu te renseignes toujours sur les fréquentations de tes amis proches. surtout quand il s'agit de ta petite bande. ton métier aidant, il t'es facile d'avoir les informations que tu désires. tu arques un sourcil quand elle te demande l'adresse de la boutique et tu te retiens de rire quand elle te promet qu'elle sera gentille avec la vendeuse. t'aurais bien envie d'exploser de rire mais non. tu vas faire comme si tu n'avais rien entendu. parce que tu la connais par cœur l'avocate. tu sais qu'elle surprotège le pompier et que l'interrogatoire ne sera pas évident pour celle dont il semble épris. t'es sûre que c'est une bonne idée d'aller la travailler au corps pendant son service ? que tu demandes. parce qu'elle peut être flippante, magalie, quand elle cherche des informations tant convoitées. imaginer l'avocate rentrer dans le tas avec la vendeuse t'arrache un sourire. parce que tu vois d'ici la panique sur le visage de la demoiselle qui se tiendra en face de la lionne. mais tout sourire s'efface, devient terne, quand elle prononce le prénom de ton meilleur ami. maé, c'est ton repère, ta boussole, ton phare dans la nuit. et toi, t'as encore tout foutu en l'air en l'envoyant se jeter dans la gueule du loup. tu regrettes, comme d'habitude. mais lui, il te dit qu'il gère, que ça va, que t'as pas à t'inquiéter. silence radio depuis quatre jours. tu pousses un long soupire et tes prunelles se perdent dans le vide. t'es paniquée à l'idée de ne pas avoir de nouvelles de lui demain. prochain contact demain ... normalement ... l'éternelle optimiste que tu es a bien du mal à pointer le bout de son nez quand tu t'aventures dans ces eaux remplies de brouillard. parce que s'il y a bien un sujet qui te rend mal à l'aise, c'est bien celui-ci.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Sam 17 Juin - 18:47


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie

Magalie laisse de côté cette histoire de défi idiot, elle y reviendra à un autre moment. Quand Maxine ne s’y attendra pas. Elle la laisse croire qu’elle craquera face à une journée avec Borel. Mais elle sait qu’elle a un mental d’acier et qu’elle ne craquera pas. Elle sait aussi l’avocate que son amie ne se laissera pas impressionner par toutes les épreuves que son amie mettra sur son chemin. Elles s’entendaient pour ça les deux femmes. Parce qu’elles étaient pareilles sur certaines choses. Et surtout sur le fait d’être bornée. Maxine était tellement bornée qu’elle passait outre les commérages de ses collègues. Outre le mépris de son amant et coéquipier. Et tout ça pour s’occuper de gamins très amochés. Qui ne lui rendait pas toujours la pareille. Alors Magalie elle lui demande comment ils vont ses protégés. Elle rigole quand Maxine lui parle de Camille et de son lapin volé. Qu’est-ce qu’il lui a passé par la tête ce jour là ? Et ses collègues avaient ramené le lapin à son propriétaire. Ils n’étaient pas drôles du tout et l’avocate lui avoue sans aucun scrupule. Est-ce qu’il y a de l’espoir pour qu’ils soient drôles un jour ? Non jamais. « Jamais Maxine. Ils sont irrécupérables ces abrutis. Pas un pour rattraper l’autre. » Elle les méprisait autant qu’eux ne l’aimaient pas. L’avocate énervait toujours les autres quand elle dépassait la porte du commissariat. Et elle adorait ça. « Ce pauvre lapin. Peut-être qu’il était maltraité et que Camille a voulu le sauver. » On sent l’ironie dans ce qu’elle dit. Ça l’amuse l’avocate d’imaginer ce que le garçon qu’elle ne connaissait pas avait bien pu dire à Maxine afin de se défendre ce jour-là. L’avocate lui propose même de les défendre si ils en avaient besoin un jour. Elle espérait qu’ils n’en aient jamais besoin. Parce que connaissant son amie ? Elle savait que la flic le prendrait mal, elle le prendrait comme une défaite. Alors elle ferait de son mieux pour son amie afin de lui éviter ce genre de sentiment parce qu’au fond d’elle, c’est ainsi que Magalie était. Elle évitait à ses amis d'être blessée quand elle le pouvait.

Mais vraisemblablement si l’une essai d’éviter la moindre blessure l’autre s’en fout un peu et laisse couler des mots, des vagues de mots plus blessants les uns que les autres. Magalie ressent cette attaque comme un couteau enfoncé dans sa cage thoracique. Le souffle légèrement coupé elle écoute ce que sa meilleure amie lui balance dans la gueule avec une facilité déconcertante. Elle sait que la flic elle regrette ses paroles ensuite, alors Mag décide de passer outre pour l’instant. Il n’y avait aucune autre solution de toute manière. L’avocate n’était pas assez forte psychologiquement parlant pour continuer à parler de cette histoire. Et elle n’avait aucune envie de voir Maxine partir de chez elle. De peur de perdre une personne chère à son cœur. Alors elles acceptent de manière tacite de ne plus jamais reparler de cette histoire. Plus jamais jusqu’à ce que la fêlure se rebouche un jour. Si elle se referme un jour évidemment. Et connaissant le côté rancunier de l’avocate ? Ce n’est pas gagné. Mais elle n’est pas assez de mauvaise foi pour ne pas savoir qu’elle aussi avait surement blessé son amie en étant trop franche avec elle. La différence entre les deux ? Elle ne l’avait pas attaqué sur un passé douloureux, elle lui avait simplement exposé les faits. Personne ne devrait être attaqué sur un passé que l’on ne peut pas contrôler.

Et en parlant de passé justement, Magalie expose à la flic sa nouvelle affaire. Une affaire bien trop proche de ce qu’elle a vécue dans son enfance. Une famille froide et qui n’aime pas vraiment cet enfant qui ne désire qu’une seule chose, l’amour de ses proches. Un papa qui se bat pour la garde de ce petit garçon qui n’est légalement pas le sien. Elle est cependant reboostée par son amie, même si une pression supplémentaire se colle sur ses épaules. Si elle perd cette affaire ? Elle ne blessera pas seulement une famille, elle perdra aussi un morceau de l’estime que son amie à pour elle. Oui. Le cerveau de Magalie ne réfléchit pas de la même manière que ceux des autres. Elle sait au fond d’elle que perdre ou gagner ne changera rien à l’amitié entre les deux femmes, mais, elle se met une pression de plus sans y réfléchir réellement. Au fond d’elle, elle est touchée par cette histoire. Par ce papa qui veut à tout prix garder son fils avec lui. Par ce petit garçon qui croit en elle comme si elle était un super-héros qu’il voit dans ses films. C’est pour ça qu’elle a accepté les fleurs de cet homme, parce qu’elle ne se voyait pas lui dire non. Où même jeter le bouquet. L’avocate pouvait être une garce mais pas à ce point. C’est pour ça que Maxine se moque un peu d’elle et de ce bouquet. Elle lui balance qu’elle avait baissé sa carapace et Mag sait que d’une certaine manière s’était la vérité. Alors la jeune femme ironise sur une future vie de famille, elles plaisantent sur ce sujet mais très vite la réalité rattrape Mag. Elle avoue à demi-mot à la flic qu’elle n’aura jamais d’enfant mais Max ne peut pas comprendre la vérité. Alors pour une fois depuis longtemps elle décide de se confier sur ce pan de cette vie qu’elle n’aura jamais. « Non Maxine tu ne comprends pas. Je n’aurais jamais d’enfants. » Un léger sourire s’affiche au coin de ses lèvres. « Quand j’ai eu dix-huit ans j’ai cru que j’étais tombé enceinte. Je n’ai pas voulu vous l’avouer mais en faisant des tests à l’hôpital j’ai appris que j’étais stérile. Voilà pourquoi je suis si catégorique quand je te dis que je n’aurais jamais d’enfants. » Elle hausse de nouveau les épaules. Elle a dépassé le stade où elle se sentait miné par cette fatalité. Avec l’exemple qu’elle a eu toute son enfance ? Elle sait qu’elle aurait été une mère terrible alors elle s’occupe des familles des autres avec son travail pour compenser.

Ah la famille de Magalie ça mériterait des heures de discussion ce sujet. Charles, son soit disant père qui se servait d’elle depuis son entrée dans le droit. Sa mère qui se foutait tellement de sa fille que ça ne l’a pas dérangée de se suicider dans leur salle de bains alors que sa fille de quatorze ans allait rentrer chez elle. Avec ce genre de repère l’avocate a eu de la chance de bien tourner. Et Maxine le sait parce qu’elle s’énerve directement à l’instant ou le prénom de Charles dépasse les lèvres de son amie. Mais comme l’avocate lui disait ? Elle se foutait de lui désormais. Elle était passée outre ses regards froids, ses remontrances violentes et son hypocrisie. Ils avaient fait un pacte tous les deux. Il ne faisait jamais d’enfant et elle, elle continuerait à venir le voir. Voilà pourquoi elle n’avait pas totalement tourné le dos à Charles Voisin. C’était peut-être un mauvais calcul de la part de la brune mais si elle pouvait empêcher Charles de se multiplier ? Elle utiliserait tous les moyens à sa disposition pour ça. Pas question qu’un autre enfant subisse ce qu’elle a subi dans le passé. Elle remue la tête l’avocate quand son amie lui dit qu’il était peut-être papa de nouveau mais qu’elle ne le savait peut-être pas. « Non. Il a trop peur que je ne vienne plus à ses soirées mondaines. M’exposer devant ses amis est plus important pour lui que faire un autre gosse. Je ne m’inquiète pas pour ça. » Elle connaissait parfaitement bien Charles elle savait que son statut, son fric, était bien plus important que la vie d’un être innocent. C’est pour ça que Magalie fait cette concession. Elle avait accepté beaucoup de choses de la part du père Voisin mais elle avait refusé le mariage avec Nathan, qu’il lui avait proposé si subtilement. Et pourtant si elle ne s’était pas réveillée à temps ? Magalie aurait une bague autour de son doigt depuis bien longtemps. Quelque chose que Maxine n’aurait surement pas supporté au vu de ce qu’elle lui dit sur le petit chien du Voisin. Afin de faire un pas avant et de faire table rase de leur dispute Magalie propose à Maxine de venir au prochain mariage de Nathan. Les ex s’étaient revus plusieurs fois depuis leur séparation, l’avocate devait le côtoyer quand elle voyait Charles mais qu’il ait voulu d’elle à son mariage ? C’était incompréhensible. « Tu verrais la tête de la mariée quand elle me voit dans les parages c’est à mourir de rire. Elle s’accroche à Nathan comme une moule à son rocher de peur que je lui pique son mec. » Elle lève les yeux au ciel l’avocate, parce qu’elle ne ferait jamais ça. Même si elle n’avait pas ressenti de l’antipathie pour Nathan elle était contre l’infidélité. Elle ne coucherait jamais avec un homme en couple. « Ça ne peut qu’être drôle de voir les deux le jour du mariage. En mettant un simple pied à cette cérémonie on mettra la merde. » Sadique ? Mauvaise ? Totalement. Elle l’assumait. Mais au bout d’un moment, il ne fallait pas non plus exagérer. C’était un manque de respect flagrant de la convier à la cérémonie alors Magalie n’aura aucun respect non plus.

Une bière. Un joint à la bouche et la discussion tourne sur leur autre ami. Terrence. Le chouchou de Magalie. Le pompier était amoureux pour la première fois ? Alors l’avocate voulait tous savoir sur la jeune femme. Passé. Présent. Qui est sa famille. Si elle a eu des problèmes avec la justice ou non. Bref un curriculum vitae entier sur cette fille. Elle ne se sentira pas apaisée tant qu’elle n’en saura pas plus. Personne ne blesse le cœur de ses amis sans qu’elle ne se jette dans la fosse au lion l’avocate. C’est pour ça qu’elle décide d’aller voir la jeune femme à son travail. Maxine lui demande si s'était une bonne idée d'aller voir cette demoiselle pendant son travail, un grand sourire carnassier se dessine sur les lèvres de Magalie. « Je serais gentille. » Un visage d’ange. Un battement de cils. Elle joue comme les filles qu’elle a toujours imaginées sans cervelle. Ça ne marchera jamais et elle le sait. Personne ne peut croire que Magalie sera gentille. « Je te promets que je ne l’agresserais pas c’est déjà bien. Je veux juste lui dire un mot. Ou deux. Histoire de savoir ce qu’elle veut à Terry. » Et peut-être lui dire aussi que si elle faisait du mal à son petit pompier elle lui ferait du mal aussi. Sans aucun remords en plus. Mais elle ne mettrait jamais en danger son amitié avec le pompier en lui faisant perdre la femme dont il était tombé amoureux. Si elle était clean ? Si elle était honnête ? Alors l’avocate serait la première à se réjouir pour lui. Parce que dans le fond, ses amis méritaient le bonheur, même si parfois Mag était dur avec eux, elle le faisait toujours pour eux elle ne s’amusait pas à les blesser pour le plaisir ou par manque de compassion. Elle le faisait pour leur éviter une souffrance de plus. Et en parlant de leurs amis l’avocate passe le joint à Maxine et en profite pour demander des nouvelles de Maé à la flic. Elle sait que Maé compte beaucoup pour la flic, bien plus que les autres parce qu’ils avaient une relation différente. Ils se connaissent depuis bien plus longtemps. Alors elle lui demande si elle a des nouvelles de lui. Elle soupire doucement en l’entendant dire qu’elle n’avait pas de nouvelle de lui depuis quatre jours. Magalie n’avait peut être pas la même relation que Maxine avec Maé mais, elle se faisait du souci pour lui aussi. « Il t’appellera demain j’en suis sûre. » Et elle l’espérait de tout son cœur aussi. Parce qu’elle ne supporterait pas qu’il soit en danger. « Max… Ne te sens pas coupable, il était d’accord pour ce boulot. Tu sais qu’il gère que si il y avait un problème il te le dirait. Je ne me fais pas de souci pour lui. » Et Magalie vient de prononcer son premier mensonge devant la flic. Elle se faisait du souci elle aussi. Même si elle essayait de ne pas le montrer. Si il lui arrivait quelque chose ? Maxine ne se le pardonnerait pas. Et l’avocate deviendrait folle furieuse. Paris n’existera plus à ce moment là. Personne n’a envie de voir ça.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Dim 18 Juin - 1:03


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camille et son vol de lapin fait rire l'avocate. parce qu'il faut bien avouer que c'est une drôle d'affaire. tes collègues, loin d'avoir de l'humour, ont rendu le lapin à leurs propriétaires. en même temps, ils n'avaient pas trop le choix non plus puisqu'il s'agit de la procédure. ton entretien avec le gamin, ce soir-là, te revient en mémoire. pas procédurier pour deux sous, lui, il s'en tape d'une force monumentale. les procédures lui passent par dessus la tête et toi, tu t'efforces de le lui rappeler à chaque fois. parce que tu as beau être attachée à lui, à eux, tu ne peux pas te permettre d'être trop laxiste. tu l'es déjà bien assez, ce qui te vaux des tonnes de remarques déplacées. j'pense surtout qu'il se faisait chier ouais. que tu lances avant d'éclater de rire. parce que c'est souvent comme ça que ça se passe. les gamins tournent en rond, trouvent une connerie à faire, et terminent dans ton bureau. à croire que, quand ils se font chier, tu es leur échappatoire. à croire que, quand ils se font chier, tu es leur remède. un peu comme cette option à laquelle on pense, de temps à autres. t'es une option toi, c'est comme ça que tu pourrais te voir, assez aisément. une option, pourtant, qui trouve le moyen de dérailler totalement. tu dérailles parce que tes mots dépassent ta pensées. t'as été blessée et t'as trouvé le moyen de rendre la monnaie d'une pièce factice. parce que l'avocate, elle a juste pointé les faits évidents. toi, t'as attaqué sur un passé révolu. tu lui as fait mal et pourtant tu n'en n'avais pas l'intention. jamais tu n'as eu l'intention d'en arriver là et tu regrettes aussitôt. tu te confonds en excuses et vous convenez de ne plus jamais en parler. parce que c'est un sujet qui te fait bien trop de mal et que, de toute façon, vous ne tomberez jamais d'accord. moment de flottement pendant lequel tu te dis qu'il vaudrait peut-être mieux que tu t’éclipses pour lui laisser le temps de digérer tes paroles assassines. mais elle te retient l'avocate, comme si tout ça ne valait pas grand chose et qu'il fallait sauvegarder le peu qu'il vous restait. et puis, au fond, t'as pas vraiment envie de partir non plus. parce que tu tiens trop à ce que vous aviez. ce qu'il vous reste. moment de latence, silence assourdissant, gêne inévitable. tu te permets de lui poser des questions sur l'affaire qui lui pose problème et tu comprends bien vite la ressemblance avec ce qu'elle a déjà pu vivre. alors toi, comme à ton habitude pourtant, tu ne peux pas t'empêcher de l'encourager. il faut qu'elle poursuive ses efforts parce que, tu le sais, si quelqu'un peut trouver la solution à ce casse-tête, c'est bien elle. elle et personne d'autre. tu place toute ta confiance en elle, comme tu l'as toujours fait. et ce malgré les mots violents que tu as pu lui offrir, quelques minutes plus tôt. comme une traînée d'excuses que tu passeras le restant de tes jours à lui fournir. parce que tu sais que cette histoire ne sera jamais vraiment enterrée. l'avocate aura beau t'affirmer qu'elle a effacé le dossier, il en restera toujours quelques traces, cachées par-ci et encore d'autres cachées par-là. tu rejettes la possibilité pourtant qu'elle t'en veuilles jusqu'à la fin, parce que ça te ferait trop mal de la perdre pour de bon. tu le mériterais, pourtant. alors tu balaies tes doutes en plaisantant sur le bouquet que son client lui a offert. elle en vient à ironiser à son tour sur un possible avenir avec une famille, des gamins et une baraque avec la barrière blanche. et toi, tu pourrais presque voir cette option. parce que, même si la condition de mère ne lui irait pas forcément, tu arrives quand même à pouvoir entrevoir quelque chose de grandiose. mais magalie, elle te dit que ça ne sera jamais possible. devant ta trop grande confiance, elle te livre une part de sa vie qu'elle ne t'avait encore jamais livré auparavant. elle évoque sa stérilité avec tant de détachement. toi, tu accuses le coup, silencieuse pendant un instant. c'était il y a onze ans, elle a eu le temps de s'en remettre. pour toi, c'est comme si elle avait eu la nouvelle hier. onze ans qu'elle garde cette information pour elle. et, comme ça, d'un coup, y a tes mots violents qui s’immiscent dans ton crâne. et tu comprends d'autant plus la blessure que tu lui as infligé. mais tu savais pas toi, qu'un avenir heureux ne pourrait être possible. enfin, heureux, tout est relatif cela dit. parce que tu sais bien que l'on peut être heureux sans pour autant avoir d'enfants. ce n'est pas une finalité en soit. d'ailleurs, toi, t'as jamais vraiment réfléchi à ça. tu te dis toujours que t'es pas prête. mais t'en sais trop rien au final. j'suis désolée mag ... un fin sourire en coin sur tes lèvres. j'sais qu'ça fait longtemps et qu'tu penses que tu s'rais une mère affreuse mais ... tu hausses les épaules parce que t'as pas besoin d'en dire plus. elle saura magalie. elle saura.

parce qu'au fond, une famille, c'est important. aussi fracassée soit-elle. parce que monsieur voisin, il te fait grincer des dents, lui. il a beau être le père de magalie quand il en a envie, cet homme n'est rien d'autre qu'un connard en costume trois pièces. alors tu t'énerves, tu vois rouge et déverses ta colère. encore, toujours, tout le temps. tu balances que tu serais même prête à aller en taule si tu lui collais une balle entre les deux yeux. parce que, toi, t'as beau être douce et d'une patiente sans limite, il n'en reste pas moins que tu seras capable d'appuyer sur la détente face à ce genre de personne. imbu de lui-même, menteur, manipulateur, profiteur, vénal. la liste de ses défauts est beaucoup trop longue pour la résumer. tout ce que tu sais, c'est que tu lui cracherais certainement à la figure et que tu vomirais sur sa tombe à cause du trop plein d'alcool que tu auras bu ce jour-là, pour fêter cet événement tant attendu. magalie te parle de l'arrangement qui existe entre cet homme et elle. t'y crois pas trop mais elle, elle en est sûre. en même temps, il vaudrait mieux pour lui qu'aucun enfant ne pointe le bout de son nez. il perdrait beaucoup trop gros, tu le sais, tu la connais l'avocate. hm ... trop de fierté que sa "fille chérie" ait réussi. tu emplois volontairement les guillemets. tu craches cette phrase tellement l'amertume est grande. tu comprends pas comment un homme peut ainsi traiter son enfant, peu importe qu'il soit réellement le sien ou non d'ailleurs. parce qu'il a beau ne pas être son véritable père, c'est tout de même lui qui l'a élevé avant de connaître la vérité. tu n'aimes pas cet homme, ce n'est pas nouveau, ni pour toi, ni pour elle, ni pour personne d'ailleurs. et s'il y a une autre personne que tu détestes autant que monsieur voisin, c'est bien son clébard de service, nathan. ce type est con comme un balai et tu n'as jamais vu d'un bon œil la relation qu'il entretenait avec ta meilleure amie, à l'époque. elle n'approuvait pas cézanne, tu n'approuvais pas nathan. ce crétin l'a invité à son mariage, très prochainement. tu te dis que c'est un abruti pas fini, qu'il n'aura même pas dû y penser. il se tire une balle dans le pied en agissant de la sorte et ça te fait rire d'imagine magalie se pointer là-bas, la gueule enfarinée, lors du grand jour. et puis, elle te propose de l'accompagner. toi, tu sautes sur l'occasion parce que s'il avait dans l'idée de voir magalie, il ne s'attendrait certainement pas à ce que tu sois là également. tu as hâte de voir la tête qu'il va faire quand il te verra aux bras de l'avocate. c'est sûr qu'elle peut avoir peur. de toi, pas vraiment, mais qu'il retombe dans tes filets, y a pas d'doutes. et tu ris. tu ris parce que t'as toujours été persuadée qu'il ne l'avait pas oublié, qu'il n'avait pas tourné la page, malgré son évolution. rien qu'à voir la façon dont il la regarde. et surtout le fait qu'il l'ait invité à son mariage. les plans foireux de ce genre, j'en suis amoureuse. que tu jubiles. j'suis sûre qu'il s'attend à te voir. mais quand il verra que je suis avec toi ce s'ra à mourir de rire. oh ça oui. foutre la merde rien qu'en apparaissant à une cérémonie factice. i'm in ! que tu lances, plus qu'enthousiaste soudainement.

tu restes sur ta lancée joyeuse en roulant le joint tant convoité avant de parler de terrence et de sa relation avec la vendeuse en lingerie féminine de luxe. tu ne sais pas grand chose de la demoiselle en question mais tu te renseignes, comme toujours. tu annonces à magalie ce que t'as confié le pompier. parce que tu ne peux pas garder ça pour toi et que tu penses que s'il ne t'en as parlé qu'à toi, c'est pour que tu puisses l'annoncer aux autres avec plus de tact et de formes. c'est pas tous les jours qu'il tombe sur quelqu'un qui lui donne le sourire de cette façon, qui fait briller cette étincelle au fond de ses yeux. mais il n'est pas prêt, le pompier. parce que son métier est bien trop dangereux pour qu'il s'autorise à s'attacher pleinement. magalie compte rendre une petite visite à la demoiselle qui chamboule terrence. tu la connais l'avocate et tu as peur qu'elle ne soit pas si gentille qu'elle l'affirme. tu avoues tes doutes mais elle te fait la promesse d'y mettre un peu de rondeurs pour une fois. tu réfléchis, tu soupires. d'accord. mais m'la traumatise pas quand même. que tu avertis avec un demi sourire. parce qu'elle est redoutable magalie et qu'elle ne laissera personne s'approcher de trop près de votre famille si elle n'obtient pas les informations qu'elle souhaite. elle bosse dans l'sixième. j'te donnerai l'nom de la boutique demain, quand j'aurais l'info sous les yeux. que tu souffles en guise de capitulation avant que cette cigarette au goût si particulier n’atterrisse dans tes mains. tu avales une longue gorgée de bière avant d'être capable de parler de maé. t'as envoyé ton meilleur ami au casse-pipe et tu te fais un sang d'encre à chaque fois que tu n'as pas de nouvelles. c'est toujours comme ça de toute façon. quoi que, cette fois-ci, t'as trouvé le moyen de pousser le vice encore plus loin en l'infiltrant dans ce réseau de contre-bande. y en a déjà un de coffré et toi, t'as peur qu'ils ne découvrent que maé est un indic, est ton indic. tu restes silencieuse et tires sur la tueuse au goût particulier. tu laisses la fumée tourner dans ta bouche avant de la libérer lentement. j'ai confiance en lui, plus qu'en n'importe qui d'ailleurs. tu sais que magalie ne se formalisera pas de cette pseudo préférence que tu pointes du doigt. parce que chacune des relations que tu entretiens avec les membres de cette petite bande est particulière. tu tiens à eux, plus que de raison. mais maé, il est avec toi depuis le début, depuis tes premiers pas, depuis toujours. maé et toi, c'est le ying et le yang, le jour et la nuit, les deux faces d'une même pièce. inséparables. indivisibles. mais p'tre qu'on a été trop loin cette fois-ci. p'tre que j'aurais dû le laisser dans un bureau. p'tre qu'il aurait pu s'en charger, de loin, à l'abris. tu sais pas, t'en sais rien. t'es stressée depuis le début de cette enquête que tu mènes conjointement avec la police judiciaire. parce que t'es comme ça toi, et que tu paniques facilement pour pas grand chose quand il s'agit de maé.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Dim 25 Juin - 0:40


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie

Elle rigole l’avocate, elle rigole de voir les conneries d’un gamin qui ne savait pas quoi faire une nuit et qui s’est infiltré dans une jardin afin de voler un simple lapin. Ils n’étaient pas méchants ces gosses. Un peu démolis peut-être. Un peu cabossés mais pas méchant. Maxine reconnaissait les gens qui avaient besoin d’aide et n’avaient de cesse de se battre pour eux. Quitte à tout perdre pour eux. À se blesser pour eux. À se mettre en danger pour eux. Elle admirait ça l’avocate, son optimisme, elle admirait la férocité avec laquelle elle se battait pour eux. Mais au fond elle se demandait ? Combien de ces gamins finiront par vivre une vie normale ? Combien de ces gamins s’en sortiront ? Ce jour là Maxine s’écroulera. Parce que son amie prenait les choses trop à cœur. La flic lui dit que ce Camille avait surement fait ça parce qu’il se faisait chier et l’avocate recommence à rire. « C’est le genre de connerie que l’on aurait pu faire plus jeune tu le sais. » Magalie n’avait pas honte de son passé, elle avait fait quelques conneries comme tous les adolescents. Rien de grave. Rien de méchant. Mais oui elle aurait pu voler un lapin dans ce genre juste parce qu’elle s’emmerdait. Évidemment, elle était encore jeune et différente, plus insouciante surement. C’était l’époque ou Max et Mag étaient sans arrêt en train de se disputer. Exactement de la même manière que ce soir. En une seconde elles étaient reparties dix ans plus tôt quand Cézanne était encore dans la vie de la flic. Les mots sont sortis par vague, violemment, brisant tous sur son passage tel un tsunami. Et là elles essayent de récupérer les débris que la tempête avait abandonnés sur la côte. Recollant doucement les morceaux. Elles recommençaient à parler doucement, d’une affaire, d’un client, d’un futur heureux avec mari et enfant mais ce n’était qu’une utopie. Qu’un simple fantasme que Magalie aurait pu avoir. Parce qu’un examen. Un simple examen et Magalie avaient appris la dure réalité de la vie. Dans cette vie une gamine de dix-huit ans pouvait être stérile et l’apprendre comme ça d’un seul coup. Elle n’a jamais eu envie de l’annoncer aux autres. Elle aurait pu le dire aux filles plus qu’aux garçons mais elle préférait être discrète sur cette histoire. Elle l’avait pris comme une leçon, même le destin ne te veut pas mère. Elle voit le visage de Maxine changer, elle était sous le choc, ce n’est pas étonnant, elle avait gardé ça pour elle durant onze ans. Elle, elle avait eu le temps de s’y faire à cette nouvelle. De relativiser.  « Ce n’est rien. Je n’ai jamais voulu d’enfants de toute manière. » Ce n’était pas tout à fait vrai. Quand elle était encore qu’une petite fille, une adolescente triste et solitaire elle voulait un enfant, elle se disait qu’un jour elle veillerait sur quelqu’un d’autre. Qu’elle l’aimerait. Qu’elle ferait les choses différemment. Qu’elle lui prouverait chaque jour à ce bébé qu’il n’était pas seul. Et finalement la vie, le destin en avait décidé autrement. Non toi tu n’auras jamais de famille Magalie, tu ne l’as méritait pas, tu n’es pas assez bonne pour être mère, tu n’es pas assez normale pour ça. Alors l’avocate elle avait abandonné cette idée, après avoir pleuré sur ses rêves d’enfant, elle avait ensuite effacé cette peine comme si elle effaçait de la craie sur un tableau noir. Adieu rêve d’enfance, Adieu insouciance. Et s’était terminé. Elle n’y pensait plus jusqu’à aujourd’hui. « Puis j’ai trop à faire avec vous déjà. » Une pointe d’humour afin d’effacer les paroles de trop de tout à l’heure, d’effacer les problèmes dans son travail, d’effacer cette conversation et les nuages noirs qui s’accumulaient au-dessus de la tête des deux femmes. Magalie reprendra ces problèmes les uns après les autres après le départ de son amie. Quand elle pourra reposer sa carapace. Quand elle déposera enfin les armes sur son lit.

Foutre la merde dans un mariage. Puis dans un autre. Magalie elle pouvait le faire sans aucun problème. Elle pouvait détruire un des deux couples, elle continuerait à dormir sur ses deux oreilles la nuit venue. Elle n’aimait ni Charles ni Nathan. L’un elle continuait à le côtoyer pour un simple marché. L’autre parce qu’il était toujours dans le sillage du premier. Elle n’aimait ni l’un ni l’autre mais elle n’avait pas le choix alors elle pouvait bien s’amuser un peu. Et quoi de mieux que d’inviter Max pour jouer avec elle ? Elles avaient besoin de ça pour renouer un lien brisé un peu plus tôt. Elles avaient besoin d’un peu d’insouciance. Elles avaient besoin de redevenir les adolescentes qu’elles étaient autrefois. Sans problème. Elles avaient changé les demoiselles, parce qu’elles étaient adultes maintenant, elles avaient des responsabilités. Mais parfois Magalie avait juste envie de déposer son costume d’avocate et de redevenir un instant l’adolescente un peu bordeline qu’elle était parfois. Alors elles parlent du mariage de Nathan. Elles parlent de la future femme et de sa peur non fondée. Sa peur de perdre l’homme qu’elle aimait peut être. « Non je ne pense pas qu’il ressente encore quoi que ce soit pour moi. Je l’ai trop blessé quand je l’ai jeté. » Elle hausse les épaules. Elle n’a jamais eu de remords vis-à-vis de leur séparation mais après avoir passé deux ans avec cet homme, elle aurait pu y mettre un peu plus de formes en le quittant. Elle l’avait jeté du jour au lendemain, alors qu’ils étaient fiancés. Elle lui avait dit de partir et de ne jamais revenir. Alors non, Magalie savait qu’il ne ressentait plus ce genre de sentiment pour elle. Ou alors peut-être était il totalement masochiste. L’avocate fronce les sourcils, oui il pouvait être masochiste, ça ne serait pas étonnant venant de sa part. Un frisson la parcourt, jamais elle ne terminerait sa vie avec ce chien. Plutôt finir nonne. Un sourire carnassier se dessine sur le visage de Magalie, elle veut lui avouer un petit secret à la flic. « Tu sais je crois qu’il n’a jamais compris que tu ne l’aimais pas. Il te pensait de son côté. » C’était tellement étonnant qu’il ne se soit jamais rendu compte de rien. Mais il ne s’était pas non plus rendu compte que Magalie se foutait de sa gueule depuis bien longtemps. Son cerveau carburait d’idée pour foutre la merde dans ce mariage avant qu’une autre idée lui vienne en tête. Une grimace se forme sur son visage. « Par contre, Maxine, tu laisseras ton arme de service. Il y aura Charles à ce mariage. Et je sais, moi non plus, je n’ai pas envie de le voir mais bon son chien ce mari, il sera là. » Dans cette histoire le plus déçu ça ne sera pas Nathan. Ça sera Charles. Lui, il allait pleurer en voyant débarquer Magalie à ce mariage. Peut-être qu’elle ne ferait rien. Peut-être qu’au contraire elle féliciterait les mariés afin de faire enrager celui qui avait voulu mettre en place son mariage bidon. Comme si elle était un trophée il l’avait offert en sacrifice à un homme. C’était sans compter le caractère de l’avocate évidemment. Personne ne dirigeait sa vie.

Terrence c’était un peu l’âme sœur amicale de Magalie. Ils étaient proches, ils riaient ensemble, il a été le premier qu’elle ait pris dans ses bras, le premier qui lui a fait esquisser plus qu’une grimace sur son visage. Elle s’était attendri la glaciale Magalie en face du pompier et de son sourire. C’est pour ça que la première femme qui était rentrée dans son cœur était importante. Elle se devait en tant qu’amie de faire des recherches et d’aller jeter un œil sur cette femme. Comme si cette femme était le monstre du Loch Ness et que l’avocate avait besoin d’une preuve. Alors elle dit à Maxine qu’elle ira à son travail, qu’elle sera gentille, qu’elle fera de son mieux. Mais la flic est dubitative, ce n’est pas tellement étonnant quand on la connaît finalement. « Jamais je ne la traumatiserais voyons ce n’est pas mon style. » Si. C’est totalement ton style Magalie. Mais elle pouvait se refréner. Régulé, ses sentiments, sa manière de parler. Elle n’aimait pas le tact mais elle ferait un effort, pour Terry. Pour Maxine. Mais surtout pas pour cette jeune femme. Au contraire, elle, elle préférait être directe pour qu’elle ne soit pas surprise lorsqu’elle lui tombera dessus si elle faisait du mal à son meilleur ami. Parce qu’elle pouvait être mauvaise l’avocate, violente si il le fallait, parce qu’il ne fallait pas toucher à un de ses proches, il ne fallait pas attaquer leur sourire, leur âme, leur cœur, leur vie, elle ne laisserait jamais personne faire ça. Si elle devait se fâcher avec chacun d’eux pour leur bonheur ? Elle le ferait la brune. C’est comme ça qu’elle leur prouve chaque jour qu’elle les aime. En prenant soin d’eux. En vérifiant qu’ils sourient. Qu’ils sont heureux. Qu’ils vivent, qu’ils ne survivent pas simplement. Elle demande d’ailleurs des nouvelles de Maé, elle sait que cette conversation fait du mal à Maxine mais elle veut en savoir plus elle aussi, elle veut savoir comment il va, elle veut savoir il s’en sort, elle veut savoir si il faut le sortir de là ou non. Mission ou non Magalie s’en foutait, si il avait besoin d’aide ? Elle jetterait des mois de traques pour le sortir de là. Elle brûlerait Paris en entier afin d’aider un de ses amis. Mais là ? Sa meilleure amie n’avait pas besoin de ses peurs, elle avait besoin de son soutien alors elle efface ses angoisses d’un revers de la main et elle secoue Max comme elle le peut. « Il sait ce qu’il fait Max. Il a besoin de ton soutien en ce moment pas de ta peur, compris ? » Parce que Maxine sans Maé ? C’était comme un océan sans poisson. Comme une fleur sans soleil. Elle ne l’imaginait pas l’avocate. Ils avaient une relation différente de celle qu’ils avaient avec les autres, mais elle n’en a jamais été jalouse, le groupe était différent, les affinités étaient différentes mais ils étaient tous proches les uns des autres. Les uns n’allaient pas sans les autres. C’est ce qui faisait le plus peur à l’avocate finalement. En perdre un. Flic. Pompier. Hacker. Ses amis sont trop souvent en danger. Parfois allongée dans son lit la nuit elle pensait à eux, elle pensait à ce qu’ils faisaient, ils se battaient pour les autres. Mais qui se battait pour eux ? Qui les sauverait le jour où ça tournerait mal ? L’angoisse s’élevait dans cette chambre vide, elle la sentait ressortir par tous les pores de sa peau, elle la ressentait dans ses os, ses organes, son sang. Elle la ressentait dans l’air, devenir aussi sombre que de la fumée. Si elle perdait un de ses amis ? Ne serait-ce qu’un seul d’entre eux ? Alors Magalie ne tournerait plus jamais rond. Elle ne serait plus jamais la même. Quelque chose se brise au fond d’elle, elle était inquiète pour eux la Magalie. Elle était inquiète lorsqu’un feu se déclarait. Elle était inquiète quand une fusillade éclatait. Elle était inquiète pour la mission d’infiltration de Maé. Si elle avait le choix Magalie ? Elle voudrait partir avant les autres parce que l’avocate n’était pas assez forte pour supporter cette souffrance. « Vous me faites chier vous savez, je vais finir toute ridée et avec des cheveux blancs à cause de vous. » Dans le langage de Magalie ? C’était une déclaration d’amour. Elle les aimait de tout son cœur. Juste elle était incapable de prononcer ce genre de mot. Elle ne se souvient pas d’une seule fois dans toute sa vie avoir déjà prononcé ces mots clairement, sans sous-entendu. Jusqu’à ses quatorze ans la jeune femme n’avait jamais connu l’amour, ne l’avait jamais ressenti, ne l’avait même jamais vu. Et ils étaient rentrés dans sa vie, ses amis. Et sa vie n’a plus jamais été la même. Magalie n’a plus jamais été la même non plus.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Dim 25 Juin - 18:46


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les gamins. sujet de conversation inévitable. ce n'est pas compliqué de savoir à quel point tu tiens à eux. ce qui est plus difficile à discerner en revanche, c'est pourquoi tu tiens à eux. magalie, elle le sait elle. ou du moins, tu le penses. légèreté d'une conversation des plus banales mais qui donne toujours son lot de sourires, de rires et surtout de souvenirs. oh que oui, ça aurait pu être nous. ton sourire qui ne s'efface pas, bien au contraire. images qui défilent au fond de tes iris noisettes. traînée de poudre, traînée de souvenirs. t'as la mémoire qui s'active, t'as des bouts de vie qui remontent à la surface. tu vois, c'est pour ça qu'y a quelque chose à faire avec eux. r'garde-nous, r'garde où on en est. lumière brillante dans tes yeux. grain de malice, grain de folie. tu crois en eux, toujours. parce que, finalement, t'étais pas mieux qu'eux, à l'époque. sauf que toi, t'as eu du soutien extérieur, t'as eu des mains tendues que tu ne pensais jamais pouvoir être en mesure d'attraper. tu t'en es sortie, toi. alors pourquoi pas eux ? question que tu te poses chaque matin en te levant, chaque soir en te couchant. comme s'ils étaient constamment dans ta caboche, les écorchés. pour être honnête, ils y sont en permanence. il y a toujours quelque chose qui te ramène à eux, dans n'importe quelle situation du quotidien. ce qui pourrait être fatiguant pour certain, pour toi, ça te donne envie de tout faire pour les sortir du pétrin dans lequel ils sont empêtrés depuis si longtemps maintenant. trop de choses, trop de gens qui prennent une place importante et imposante dans ta boîte crânienne. les gamins, ta famille bancale, aaron et cézanne. la conversation qui dérive, les mots assassins qui fusent à l'intérieur de l'appartement de l'avocate et qui viennent faire bien plus de dégâts que tu ne l'aurais voulu. regrets, excuses, silence. moment de latence insupportable. l'envie de partir, de la laisser respirer, souffler, encaisser. elle ne veut pas pourtant, la brune. alors tu restes, bien trop calme, bien trop sage. espoir de reprendre un semblant de normalité en évoquant l'affaire dont elle s'occupe en ce moment. paroles encourageantes, réconfortantes. contraste immanquable comparé à la violence des minutes précédentes. évocation d'un futur qui ne verra jamais le jour. elle t'en donne la raison, l'avocate. et toi, t'as du mal à voir le côté positif de cette situation qu'elle a caché depuis onze ans maintenant. toi, il te faut le temps d'avaler la nouvelle, le temps d'encaisser cet obstacle dans la vie de ta meilleure amie. alors tu t'excuses, même si ce n'est pas de ta faute, même si tu sais bien qu'elle a eu tout le temps de se faire à cette idée, même si elle pense dur comme fer qu'elle pourrait être une mère absolument affreuse. elle n'a jamais voulu d'enfants. elle a déjà bien trop de boulot avec vous, la bande, votre famille. tes lèvres qui se pincent alors que tu retiens un rire. votre dispute précédente pourrait parfaitement illustrer ses propos finalement. j'avoue qu'on a tous besoin que tu nous mettes de grands coups de pieds au cul. façon bien à toi de revenir subtilement sur tes propos blessants. parce que malgré tout, elle avait raison de s'énerver face à ton attitude, l'avocate. elle avait raison de te pousser à bout. c'est toi qui n'a pas su gérer.

retournement de situation. c'est à toi de péter un câble, de cracher ton venin sur monsieur voisin et son fidèle clébard. toi, tu n'as jamais pu supporter ni l'un, ni l'autre. monsieur voisin et son extravagante tendance à réduire en poussière les espoirs de la brune. nathan et sa tendance à pourrir tout ce qu'il touche. quand vous étiez adolescentes, l'avocate donnait du fil à retorde à ta relation avec cézanne. toi, tu ne te gênais pas pour descendre en flèche le couple que magalie formait avec nathan. tu avoues sans aucune retenue que tu pourrais aisément risquer ta carrière et finir en prison pour avoir commis un crime. coller une balle dans la tête de ces deux connards ne te ferait absolument ni chaud ni froid. ils vont ce marier en attendant. le profiteur avec une enfant et le clébard avec son assistante enceinte. si tu as bien du mal à comprendre pourquoi magalie continue à se pointer aux célébrations de son pseudo paternel, le simple fait qu'elle t'invite à l'accompagner à celui de nathan te met en joie. promesse de partager un avenir toutes les deux. promesse d'une complicité possiblement retrouvée. promesse d'une journée particulièrement haute en couleurs. il est un peu maso c'crétin, ça ne m'étonnerait même pas qu'ça s'agite dans son pantalon quand il t'croise tiens. tu grimaces à la simple pensée qu'une chose pareille puisse arriver. et ça ne t'étonnerait absolument pas d'apprendre que le type pourrait encore avoir quelques sentiments pour ta meilleure amie, bien que cette dernière semble persuadée du contraire. à sa confidence, tes yeux s'agrandissent, aussi ronds que des billes. shit. que tu souffles, stupéfaite. mais merde, il est vraiment débile c'est pas possible, j'sais pas c'qu'il lui fallait de plus. jamais tu n'as eu de pitié pour lui, depuis le début, jusqu'à la fin et encore aujourd'hui. oh but wait. s'il en est persuadé, j'vais m'la jouer amour et paillettes avec lui. éclair de malice qui brille au coeur de tes iris noisettes. il devrait sentir l'hypocrisie à plein nez sinon j'sais pas c'qu'il lui faut d'plus. sourire en coin plein de promesses. des tonnes d'idées, aussi rocambolesques les unes que les autres, traversent ton esprit. tu te jures de lui en faire baver le jour de son mariage. oh ça oui, tu ne vas certainement pas te gêner. la brune, elle ne veut pas que tu prennes ton arme de service et tes épaules s'affaissent instantanément. oh bah non, t'es pas drôle mag. air faussement déçu. cela dit, elle a raison sur un point. la présence de charles voisin n'allait certainement pas t'aider à garder ton calme. j'aurais pu faire un combo. j'suis déçue. un peu. moue enfantine sur ton visage ayant retrouvé un peu plus de couleur. quoi que ma seule présence devrait lui être fatale. tu retrouves ton sourire, celui qui est si immense qu'il illuminerait presque toute la pièce. celui que tu es fière de dégainer en toute occasion qui le mérite.

tu finis par parler de terrence et de ses sentiments grandissant pour sa jolie brune, vendeuse de lingerie. elle n'a rien d'extraordinaire mais c'est justement ça qui semble l'attirer, ton pompier. t'as déjà lancé quelques recherches sur le passé de la demoiselle parce que t'as toujours besoin de te renseigner sur les fréquentations de ta bande de potes. magalie ne manque d'ailleurs pas de te faire une petite liste d'éléments supplémentaires que tu lui fourniras quand tu en auras eu les résultats. cependant, l'idée d'imaginer l'avocate en face à face avec le demoiselle, ça te fout la trouille. parce que tu la connais magalie, et tu sais qu'elle est loin d'être tendre. d'autant plus quand il s'agit de terrence. pas ton style, han ? tu arques un sourcil, retenant un rire qui ne tardera pas à arriver si elle continue à essayer de te persuader du contraire. laisse-moi donc poser la question aux autres, histoire qu'on rigole un peu. parce que les autres, ils se foutront ouvertement de sa gueule, à l'avocate. vous la connaissez si bien vous. vous savez qu'elle peut être très persuasive, incisive, parfois même démesurée. mais, tous autant que vous êtes, vous savez que ce n'est que par pur instinct de conservation. un espèce d'instinct maternel qui lui colle pourtant à la peau. c'est ce même instinct qui la pousse à te demander des nouvelles de maé. ta gorge se noue en un battement de cils. parce que tu tiens beaucoup trop à maé et que la situation te rend malade. pourtant, c'est toi qui l'a jeté dans la fosse aux lions. c'est de ta faute si y a tout qui part en vrille. mais l'avocate, elle tente de te sortir la tête de l'eau, pour ne pas te noyer. parce que, mine de rien, tu coules toi. l'autre con ira s'faire foutre avec son amour et ses paillettes. maé en a bien plus besoin que lui, t'as raison. reprise de forces, comme si les paroles de la brune te donnait un peu d'espoir, un peu de répit. t'as besoin de ses encouragements, même si tu ne l'avoueras probablement que sous la torture la plus extrême. j'suis sûre que tu seras toujours aussi belle, même avec tes rides et tes cheveux blancs. tu sais, toi, qu'elle tient à vous. tu sais, toi, que c'est sa façon à elle de dire qu'elle vous aime. alors tu joues le jeu en détournant les mots que tu es pourtant capable de poser aisément sur cette sensation d'amour profond et sincère pour la personne qu'elle est. un jour, on arrêtera. j'te l'promets. mais ce jour-là est loin d’être pour demain. tu le sais, toi. et tu sais bien que l'avocate n'est pas dupe. aucun d'entre vous n'arrêtera de si tôt. parce que vous êtes fait pour ça.


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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Mar 8 Aoû - 3:04


comme les deux doigts de la main
Maxine & Magalie

Si Magalie n’avait pas rencontré, Maxine aurait-elle eu une vie semblable à celle de ces gamins qu’elle continuait à protéger, à défendre, au péril de sa réputation et de sa carrière ? C’est possible oui. C’est pour cela qu’elle comprend l’avocate pourquoi la flic s’acharne pour eux. Pourquoi elle ne veut pas laisser tomber. Parce que chacun d’eux aurait pu mal tourner si leurs vies avaient été différentes. Si le père de sa meilleure amie n’avait pas été dans sa vie ? Max aurait pu mal tourné. Si ses amis n’étaient pas rentrés dans la sienne ? Mag aurait mal tourné. Elle rigole l’avocate parce qu’elles étaient loin d’être des modèles, mais elles faisaient de leurs mieux. « Tu crois qu’on est des modèles de sainteté ? Je ne sais pas si on n'a pas fait pire qu’eux finalement. » Magalie avait fait des choses répréhensibles par la loi pour sauver quelques-uns de ses clients qu’elle savait non-coupable. Elle avait mis des bâtons dans les roues de ses adversaires pour éviter qu’ils gagnent un procès. C’est pour ça qu’elle la soutient dans sa décision de garder le crew loin des prisons de Paris. Parce que personne n’est à l’abri d’une connerie, pas même la meilleure personne qui existe sur terre. Même elle, elle n’était pas clean, même elle elle pouvait faire des conneries. Elles le savaient toutes les deux. Et justement elles venaient de faire une connerie. Parler de Cézanne. D’Aaron. Elles savaient pourtant qu’elles ne s’entendraient jamais sur cette conversation. Elles savaient qu’elles finiraient par s’emporter. Parce que cette dispute, elle a commencé il y a dix ans et elle s’est jamais arrêté et ne s’arrêtera sûrement jamais. Mais les deux femmes restent campées sur leur position. L’une ne voit que le fantôme de la gamine qu’elle était, le fantôme des sentiments qu’elle ressentait autrefois. Et l’autre reste bloqué sur le visage déformé par les larmes de sa meilleure amie. Le cœur brisé qu’elle a tenté comme elle le pouvait de recoller. Peut-être que l’avocate n’y avait pas été doucement, était rentrée dedans comme un taureau lors d’une corida mais Max ? Max elle venait de briser quelque chose au fond d’elle. Elle l’avait attaqué sur différentes facettes de sa vie et même si, l’avocate a préféré fermer sa gueule pour éviter de perdre une amitié, cette déchirure aura bien du mal à se recoller. Mais elle sait qu’elle sera toujours là pour elle, elle sait qu’elle reviendra la flic, en lui disant que sa tête déconne, que son cœur déconne, qu’elle ne sait plus qui choisir, avec qui continuer. Aaron ou Cézanne. Cézanne ou Aaron. Si l’avocate devait choisir elle lui dirait de les jeter tous les deux. Qu’elle méritait cent fois mieux. Et elle le pense vraiment, Maxine était peut-être une femme mais elle avait gardé ce cœur d’enfant. La flic était parfois bien trop douce, bien trop gentille, elle essayait de sauver le monde avec ses petits bras mais la tour elle finirait seulement par s’écrouler sur elle. Et Magalie savait de quoi elle parlait, sentir que tout s’écroule sur soi, elle avait déjà ressenti ce sentiment. Lorsqu’un médecin qui finissait sa garde lui avait juste balancé en pleine figure vous êtes stérile. Sentiment d’injustice. Sentiment de normalité. Elle avait été partagée entre les deux. Elle qui n’était pas croyante avait fini par se demander si ce n’était pas un signe d’un Dieu quelconque qui lui disait qu’elle n’était pas faite pour enfanter. Onze ans plus tard cette plaie saigne encore un peu mais elle en parle avec indifférence, parce que c’est la seule manière qu’elle a trouvé pour se protéger des sentiments qu’elle ne peut pas gérer. Alors elle plaisante en parlant de sa famille recomposée, elle plaisante en lui disant qu’elle avait trop de chose à faire avec eux. Et ce n’est pas tout à fait faux finalement. Elle sourit doucement en entendant Maxine lui dire qu’ils avaient parfois besoin de coup de pied aux culs et elle hoche la tête l’avocate, parce qu’elle le pensait aussi. « Ne t’’inquiètes pas, je serais toujours là pour te mettre des coups de pied au cul Maxine. Toujours. » Promesse à peine voilée qui prouve encore une fois que peu importe le degré de douleur que la flic avait infligé à l’avocate, leur amitié serait toujours plus importante pour elle que des paroles lancées dans un instant de colère.

Et elle lui prouve encore une fois en lui parlant de Charles. En lui parlant de Nathan et en l’invitant à ce simulacre de mariage entre son ex et son assistante enceinte. Un mariage triste à mourir auquel elle avait été invitée. La brune pince les lèvres lorsque son amie lui parle de ce qu’il se passait dans le pantalon de son ex fiancé. « Peut-être que tu as raison… Et j’ai peut-être bien recouché avec lui il y a moins de six mois. » Une confidence que l’avocate n’avait pas tellement envie de lui dire mais elle savait que Nathan y ferait allusion le jour du mariage. Non pas devant sa future femme évidemment mais devant Maxine. Le chien de Charles ne savait pas que la flic le détestait il essayerait sûrement de l’amadouer pour qu’elle parle à Magalie. Qu’elle lui dise sûrement de le reprendre. D’arrêter le mariage avec cette femme afin qu’il l’épouse elle. Mais la brune préférerait se faire arracher les ongles avec les dents plutôt que d’épouser cet homme qu’elle haïssait plus que tout. Elle hoche la tête parce qu’elle sait que Maxine allait péter un plomb en entendant la confidence de son amie. « Je sais… J’ai fait une connerie. Mais il était là et ça faisait longtemps que je n’avais pas eu quelqu’un dans mon lit. De fil en aiguille. Bref je ne vais pas te faire un dessin. Bref c’était nul à chier, je l’ai mis à la porte à l’instant même où il a terminé. » Elle entendait déjà le sermon et tout ce qu’y allait avec, alors elle boit une longue gorgée de vin et se détend doucement sur son canapé. Lui raconter les confidences de Nathan sur sa soit disant amitié avec sa meilleure amie était un plaisir. Rire détendait les muscles noués de l’avocate. Elle leva les yeux au ciel en entendant cette expression qui la ferait toujours sourire, amour et paillettes. « J’ai hâte de te voir jouer à amour et paillettes avec lui tient. Ça risque d’être très drôle pour moi. » Un grand sourire illumine son visage avant qu’elle ne continue. « Beaucoup moins drôle pour lui cela dit. » Elle haussa les épaules, elle s’en foutait totalement de ce qu’il ressentirait. Nathan n’a jamais été un problème. Au contraire de Cézanne. Maxine détestait peut être son fiancé de l’époque mais Magalie se foutait totalement de lui. Si au début elle avait pu se croire amoureuse, très rapidement le caractère de son petit ami était devenu un véritable problème pour l’avocate. Déjà très franche elle l’avait envoyé chier plus d’une fois afin de le remettre à sa place. Jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et qu’elle fasse un gros doigt d’honneur à Nathan et à Charles en même temps. Le marionnettiste venait de perdre son second pantin et celui-ci refusait de se marier avec l’autre chien. En repensant à ses fiançailles totalement ratés Magalie repense aussi à la présence de Charles lors du mariage de Nathan. Elle met en garde Max, pas d’arme de service, si la flic semblait sincère quant à son envie de détruire physiquement les deux hommes qui avaient fait du mal à son amie. L’avocate ne souhaitait pas voir sa meilleure amie se tâcher les mains avec deux connards de service. Elle relève de nouveau les yeux au ciel avant de s’allumer une cigarette et de s’étouffer avec la première taffe. « Oh putain. J’imagine tellement la tête de Charles quand il va nous voir arriver ensemble. Il va changer de couleur d’un seul coup. » Si Max et Charles ne se connaissaient que très peu pour s’être vue de temps en temps. L’un comme l’autre ne s’aimait pas. En effet, Charles n’avait déjà pas beaucoup de pouvoir sur Magalie mais lorsqu’elle a rencontré la bande ? Il n’en a plus eu aucun. Il tient pour responsable la bande de « merdeux », dixit Charles, qui sert d’ami à sa fille chérie, du changement de comportement de Magalie.

Un énorme sourire hypocrite se dessine sur le visage de l’avocate quand les deux femmes se mettent à parler de Laszlo. Le pompier était important pour la brune, elle n’avait aucune envie de le voir avec le cœur brisé alors oui, elle ne serait pas tendre avec la vendeuse dont il est amoureux. Elle lui dirait clairement le fond de sa pensée. Si elle faisait du mal à son ami, elle lui ferait physiquement du mal à elle. C’était clair comme ça. Mais, l’avocate, annonce à Max qu’elle serait douce, qu’elle y mettrait les formes, aucune d’elles ne croit à ce mensonge. Et c’était normal, lorsqu’on connaît le caractère de l’avocate, on peut commencer à se faire du souci pour la jeune demoiselle. Mais l’avocate est de mauvaise foi elle le sait, Maxine le sait, mais elle ne lâche rien. Elle continue de dire que non, elle sera gentille. Ce mot n’est pourtant pas inscrit dans le vocabulaire de la demoiselle. Elle pince les lèvres et croise les bras quand sa meilleure amie lui annonce qu’elle va appeler les autres pour qu’ils répondent à sa question. « Je suis quelqu’un de gentil et d’aimable quand je le veux je te ferais remarquer. » Et c’était presque vrai ça ! Seulement elle ne voulait jamais l’être Mag. Non, elle, elle aimait être claire et rapide. « Je vais juste lui dire que si brise le cœur de Las, je lui brise le dos. » Retour du sourire hypocrite. Le joint enfume la pièce et elle continue à tirer dessus. Peut-être qu’une fois les vapeurs du joint disparue elle ne lui dirait pas ce genre de chose à la petite Amalia Freitas. Peut-être qu’elle serait plus gentille avec la vendeuse. Mais ce n’était pas sûr. Elle planta d’ailleurs les pieds dans le plat pour avoir des nouvelles de leur ami retenu en mission depuis trop longtemps maintenant. Un goût amer se déplace dans la gorge de Magalie, un sentiment de peur se loge dans sa poitrine. Elle refusait de perdre l’un d’entre eux, ils étaient tous indispensables dans la vie de la jeune femme. Si elle en perdait un ? Elle ne tournerait plus jamais rond. Alors elle préfère lui dire qu’ils finiraient par la rendre folle, à prendre des risques ainsi. Et quand Maxine lui dit qu’ils arrêteront un jour le soupir que la brune pousse est rempli d’émotion. Elle secoue la tête sérieusement. « Non. J’aimerais que ce soit là cas, mais non, vous n’arrêterez pas. » Elle tire de nouveau sur le joint avant de le tendre à Maxine en soupirant de nouveau. « Vous allez finir par me tuer… Et si je perds l’un de vous ? Paris brûlera. » Au moins c’était clair. La finesse de Magalie était toujours là. Elle n’exagérait même pas, c’est sûrement le pire. Si elle perdait l’un d’eux ? Que Dieu vienne en aide aux Parisiens..

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MessageSujet: Re: (maxie) comme les deux doigts de la main. Dim 13 Aoû - 23:04


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les gamins. ton échappatoire. ta raison de vivre, en quelques sortes. tu t'es lancée à corps et à coeur perdu dans cette aventure dont tu n'a absolument aucun idée de l'issue. ton envie d'adrénaline et d'imprévu est indéniablement comblée avec le crew. toujours dans l'excès, toujours surprenants. une chose est sûre, tu n'as pas le temps de t'ennuyer avec eux. les souvenirs de ton adolescence se font une place dans ta boite crânienne, imprimant quelques images au fond de tes iris noisettes. c'était une autre époque. aujourd'hui, j'suis pas certaine que le quart des conneries qu'on a pu faire seraient passées à la trappe comme avant. parce que vous n'êtes clairement pas un modèle de sainteté et vous prétendez pourtant faire parti de celles et ceux qui sont blancs comme neige. tu te gardes bien de raconter quelques-unes de tes mésaventures aux gamins. tu es censée montrer l'exemple alors autant dire que si tu commences à étaler ton adolescence mouvementée, tu ne serais pas prise au sérieux. quoi que, en y réfléchissant bien, peut-être que ça pourrait t'aider finalement. peut-être seraient-ils plus enclins à te considérer autrement que comme la flic chiante avec ses leçons de morale. parce que tu as beau les empêcher de finir en taule, tu ne te passes jamais de leur souffler dans les bronches, bien que tu saches pertinemment que ton discours entre par une oreille et ressort aussitôt par l'autre. tu t'accroches à l'espoir que ton discours, malgré les apparences, finira par s’imprégner en eux. ce n'est pas gagné mais tu restes optimiste, comme à ton habitude. enfin presque. la conversation dérive, les mots deviennent durs, le ton monte et la dispute inévitable éclate. parler de cézanne n'était pas une bonne idée. parler de ton amour de jeunesse, refaisant surface dans ta vie, ce n'était pas une bonne idée. et pourtant, tu voulais partager cette information avec ta meilleure amie. parce qu'elle sait combien ça te fait mal, autant que ça t'apaise. garder cette rencontre pour toi, ça aurait été beaucoup trop compliqué. elle aurait su qu'il se passait quelque chose. tu n'aurais, de toute évidence, pas pu garder cet événement pour toi ce soir. tu te rends bien vite compte que tu es allée trop loin et long silence rempli de gêne s'installe. et toi, toi tu finis par te confondre en excuses. elle les accepte, l'avocate. mais tu la connais trop bien toi. tu sais bien que tes mots resteront gravés dans sa mémoire pendant bien longtemps. tu lui demandes même si elle veut rester seule après ton attaque verbale mais elle te retient, la brune. alors tu reportes ton attention sur le dossier dont elle s'occupe en ce moment, afin de radoucir la situation devenue bien gênante. tu la soutiens dans son entreprise et tu finis par découvrir un secret qu'elle garde depuis un peu plus de dix ans maintenant. toi qui plaisantait sur un avenir avec un mari, des enfants et cette maison avec la barrière blanche et le chien pour animal de compagnie, tu étais bien loin de te douter que magalie ne pourrait jamais enfanter. elle a eu déjà tellement de temps pour digérer la nouvelle que tu ne te rends pas compte qu'elle le vit bien à l'heure d'aujourd'hui, enfin, de ce qu'elle dit. pour toi, c'est comme si elle avait été mise au courant hier alors ça te pince le cœur, te noue la gorge et de légères perles salées se pointent au bord de tes yeux. tu ne les laisses pas s'échapper pour autant cela dit. parce que tu sais bien qu'elle ne voudrait pas de ça, l'avocate. elle t'arrache un sourire en parlant de votre petite bande de potes avec qui elle a déjà bien trop de travail à faire, comme si vous étiez ses enfants, quelque part. tu confesses avoir besoin des coups de pieds au cul de l'avocate et elle te promet qu'elle sera toujours là pour veiller à ce que ce soit fait. comme quoi, tes mots assassins ne sont finalement pas grand chose face à la force du lien qui vous uni. tu restes silencieuse malgré tout, savourant avec légèreté ce voile de douceur qui envahi ton palpitant.

jusqu'à ce que vous parliez de charles et nathan. tu vois rouge. adieu la douceur d'une accalmie retrouvée. si magalie ne pouvait pas supporter cézanne et aaron, toi, tu as bien du mal à imaginer ton monde avec ces deux-là, faisant des aller et venue comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. or, ce n'est pas le cas, loin de là. jusqu'à ce qu'elle te parle du mariage de nathan avec sa secrétaire en cloque.tes yeux s'écarquillent, tu ouvres la bouche, incapable de sortir un mot ou même un son. tu retiens ton souffle quand elle t'avoue être passée dans son lit il y a six mois. alors ça, tu étais loin d'y être préparée. tu n'arrives pas à comprendre pourquoi elle te balance ça, comme ça, sans même sourciller. l'avocate sait pourtant parfaite ce que tu penses de cet homme, le parfait petit chien de charles. il te dégoûte, tu le vomis. et elle, elle couche avec, sans pression. alors ça, c'était bien la dernière chose à laquelle tu aurais pensé connaissant l'aversion de magalie envers cet homme. cela dit, avant que tu n'ais le temps de répondre quoi que ce soit, l'avocate reprend la parole, visiblement dans le but de calmer l'incendie qui se propage en toi, les flamme probablement dansantes au fond de tes prunelles. son explication, pourtant, n'arrive pas à t'apaiser. t'es pas sérieuse là ? juste parce que tu n'avais rien à te mettre sous la dent ? merde mag, tout mais pas ça. pas ... lui. tu prononces le dernier mot avec cette grimace remplie de dégoût. tu sais pourtant que ce crétin est mordu, peu importe qu'il épouse sa baleine. tu roules des yeux et avale une gorgée de vin, peu glamour. j'te jure que s'il me demande de faire en sorte de te parler pour qu'il te récupère, je lui enfonce mes pouces dans les yeux. il est rare de te voir aussi violente dans tes propos. après avoir balancé que tu collerais bien une balle entre les yeux de charles et ceux de nathan, ta montée en puissance concernant la violence ne te ressemble pas. et, pourtant, tu es sincère. c'est justement parce que de telles sautes d'humeur sont rares que l'on ne peut douter de ta sincérité. tu le feras s'il t'y force, aucun doute possible. mais elle ne s'arrête pas là dans les confidences l'avocate. elle t'annonce que son ancien fiancé est persuadé que tu l'apprécies. tu exploses de rire sans aucune retenue à l'idée d'imaginer une amitié entre lui et toi. impossibilité d'une situation utopique. tu ne l'as jamais aimé, ce n'est certainement pas aujourd'hui que cela va changer. il est certain qu'il comprendra sa douleur. que tu craches, amère. jouer les hypocrites, tu ne sais pas faire. cela dit, en ce qui le concerne, lui, tu serais capable du pire. tu as beau être d'une douceur sans pareil, il est bien clair qu'il ne vaut mieux pas te chercher des noises. nathan n'a certainement pas tes faveurs et, c'est pour cette raison, que tu n'hésiteras pas à lâcher le fauve qui sommeille en toi. et elle le sait l'avocate puisqu'elle te précise bien de ne pas apporter ton arme de service lors du mariage. déception, aussi fausse soit-elle, dans ton regard et le ton de ta voix quand tu lui annonces qu'elle n'est pas si drôle que ça. cela dit, cet état d'esprit s'efface bien rapidement quand tu imagines la tête de charles lorsqu'il t'apercevra. parce que, ce n'est une surprise pour personne, lui et toi, vous ne vous entendez pas le moins du monde. s'il pouvait avoir une attaque cardiaque et crever sur le coup, je ne dis pas non. sourire immense, aucune honte face à ton envie de voir le père voisin dans une jolie boite en bois. tu es mauvaise maxine. mais, avouons-le, cela ne fait de mal à personne finalement, d'être aussi catégorique et mesquine.

un sentiment de légèreté, ton palpitant qui retrouve son rythme régulier quand tu parles de lazslo. le pompier de votre bande d'amis est amoureux d'une vendeuse en lingerie féminine. information capitale que tu as eu la lourde tâche de confier à l'avocate. tu sais combien ils sont proches. tu sais aussi combien il avait peur de la réaction des autres face à son cœur qui flanche pour une demoiselle, lui qui était pourtant incapable de se poser. magalie compte rendre une petite visite à la brunette qui a volé le cœur de votre ami mais toi, tu restes sur la réserve. tu la connais par cœur, magalie. tu connais son manque de tact, tu sais combien elle peut être menaçante. ta douceur te pousse à vouloir protéger la gamine de la tornade magalie voisin alors que tu ne sais encore pas grand chose d'elle, à part les quelques informations que tu as pu dégoter au commissariat, en attendant les dossiers que tu trouveras demain sur ton bureau. tu vois, t'es pas gérable. vas pas me la choquer ou même la faire fuir. si ça se trouve, c'est la femme de la vie de las' et tu vas lui faire quitter le pays. que tu balances en riant. parce que tu n'es pas capable de rester stoïque. malgré tes appréhensions, tu as confiance en magalie et tu sais bien que, peu importe les menaces qu'elle pourra lui faire, elle trouvera toujours un moyen de lui donner une chance de prouver qu'elle est une fille bien, la vendeuse en lingerie. ta voix se brise quand l'avocate te demande des nouvelles de ton meilleur ami, infiltré à ta demande, dans l'une de tes enquêtes. tu n'as aucune nouvelle et ton cœur se serre à l'idée qu'il soit découvert, que sa couverture soit foutue en l'air. elle tente de te rassurer magalie, mais il n'y a pas grand chose à faire pour que tu ailles mieux. tu souris sans vraiment y mettre les formes avant de finir par lui dire qu'un jour vous arrêterez et qu'elle n'aurait plus à s'en faire pour vous. seulement, c'est un mensonge et l'avocate n'est clairement pas dupe. tu attrapes le joint qu'elle te tend et le glisses entre tes lèvres. tu tires une taffe, puis deux, silencieuse. tu ne nous perdras pas magalie. jamais. que tu souffles en même temps que tu libères la fumée de ta bouche. j'vais le sortir de là et plus jamais je ne le foutrais dans la merde. un brin de détermination dans le fond de ta voix, tu ne la regardes pas. ton regard qui se perd dans l'immensité de l'inconnu, ailleurs, vide. j'bosserai aux archives, pas de risque d'y rester. et les autres, faudra juste les convaincre. t'es pas sérieuse. enfin presque. si ça peut éviter à l'avocate de foutre le feu à la capitale, ce ne sera qu'un mal pour un bien. t'es pas prête à raccrocher, t'es encore bien trop jeune et t'as encore beaucoup à apprendre. et pourtant, pour elle, si elle te le demandait, tu le ferais sans hésiter.


flou artistique
funny how the heart can be deceiving more than just a couple times. why do we fall in love so easy, even when it's not right. where there is desire, there is gonna be a flame. where there is a flame, someone's bound to get burned. ▬ pink - try.
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(maxie) comme les deux doigts de la main.

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