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(eméa) you abandoned me.

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eden de cacharel

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MessageSujet: (eméa) you abandoned me. 19/5/2017, 02:20

deux semaines. quatorze jours. trois-cent trente-six heures. vingt-mille cent soixante minutes. c'est le temps qui s'est écoulé depuis que la sentence était tombée. deux foutue semaines, où nuits et jours deviennent insurmontables. les nuits blanches mais les pensées noires. ton coeur saigne, ton coeur souffre, et dans ta tête sonne les songes remuant son cerveau dans tous les sens, te donnant un mal de crâne infernal. t'es à bout. une pièce de ton puzzle qui manque. une partie de ton coeur qui s'est envolée. les jours ont défilé, les heures s'enchaînaient et t'as tenté d'être forte. t'as tenté de te relever. les nombreuses tentatives de sourire comme-si le monde était toujours aussi beau, toujours aussi rose. sauf qu'il ne l'a jamais été. et t'arrive plus à faire semblant d'y croire. ta vie qui s'écroule sous tes yeux. du moins, la plus grosse partie de ta vie, la plus importante. mère dégénérée, et emeryck qui n'est pas là. c'est toi, toi qui vas finir par péter les plombs et partir sans plus jamais te retourner. t'envoler aux pays imaginaires avec peter pan, le suppliant silencieusement de t'embarquer avec lui pour voler jusqu'à ce que la douleur se dissipe dans l'euphorie. t'as besoin d'emeryck, t'as besoin de lui auprès de toi. mais, il est plus là, disparu dans une fumée noire d'illusion qui brise ton être. instable. complètement vide. c'est ce dont tu es devenue. et seule, seule au monde. les genoux qui flanchent, la tête qui rencontre le sol, tu t'effondres sans que personne ne puisse venir t'aider à te relever, ou sans que personne ne veuille t'aider à remettre pied-à-terre. personne. y'a plus que toi, et la solitude des nuits qui t'accompagne. et là, y'a juste toi, et chaque parcelle de ton être qui hésite à poser un pied à l'intérieur de ce pénitencier où il est. tu tournes sur toi-même, plusieurs fois d'affiler. tes mains posées sur le haut de ton crâne, et les vertiges qui commencent à te prendre. t'as envie de vomir, là tout de suite. t'es incapable d'entrer dans ce lieu où tu as déjà passé trop de temps. toujours pour lui. tes mains frottent ton visage, ta course folle aux réflexions se stoppe. t'as pas la force, l'envie de fuir est inévitablement présente au fond de ton être mais t'y entres. parce que t'as encore moins la force de fuir comme une voleuse. tu passes la sécurité, avec toutes les procédures que tu dois suivre sans la moindre réflexion. et tu le fais, sans broncher. toujours le doute qui s’immisce à l'intérieur de ton être. mais plus le droit de réfléchir, tes fesses sont installés sur une chaise dans la salle des visites. t'inspires. t'expires. tu te calmes, sourire hypocrite qui se dessine sur tes lèvres. la porte des prisonniers s'ouvre, laisse apparaître des têtes inconnues aux visages qui resteront gravés éphémèrement dans ton esprit. le temps d'une journée. puis vos prunelles rentrent en contact, il s’avance jusqu'à la table où t'es sagement installé. "salut !" d'apparence, t'as l'air de respirer la joie de vivre mais tu donnes tout ce que tu as pour étouffer le mal qu'emprisonne ton coeur. la conversation commence, les banalités s'échappent d'entre vos lèvres. des banalités qui ne concernent que séfia mais tu réponds vaguement, jamais trop précise. et la conversation avance, et tu te sens tomber au fond du gouffre. t'es torturé par chaque mot qu'il laisse échapper. il est là, la peine qu'emplit son coeur. mais tellement préoccupé par son petit monde qu'il ne fait pas attention à toi, comme-ci il parlait à une inconnue abordée dans la rue. la révélation qu'abat ton âme à coups de marteau. tu es juste là pour qu'il est un rempart au monde extérieur, encore une fois. il parle, tu n'écoutes plus. les dents qui se plantent dans ta lèvre inférieure, la mordant de toutes tes forces. tes mains posées sur tes cuisses, et tes doigts qui s'entortillent nerveusement. ta tête est baisée en direction de tes jambes. ton regard qui se perd dans le vide de tes pensées. "je vois..." c'est qu'un murmure pour lui répondre. un murmure pour toi-même. ta voix tremble, tes paupières se ferment l'instant de quelques secondes. et les mots te manquent, l'air te manque, le véritable emeryck te manque. ou peut-être que ton véritable emeryck n'a jamais existé, c'est qu'une illusion créée par la gamine paumée que tu étais, que tu es. "dit emeryck, à part ta petite personne et séfia, y'a rien d'autre qui t'intéresse ?" voix agressive. t'as la haine qui se dissipe dans l'air, la colère qui prend place à la tristesse de ton coeur. ta tête qui se redresse et ton regard haineux qui se plante dans le sien. tu le hais, tu l'aimes. t'es à bout. "et dit moi, pourquoi ? pourquoi t'as fait ça ? hein ?!" t'élèves la voix, perd le contrôle du flot de tes sentiments. tu lui en veux. mais bordel, qu'est-ce que tu lui en veux. dans ton regard, la tristesse déborde. de ton visage, la fatigue apparaît. fini les faux-semblants, fini le cinéma. t'attends, t'attends une réponse, tu veux comprendre. tu ne veux plus te sentir seule. parce qu'il t'a abandonné à la seconde où son poing a rencontré la gueule de ce flic. tout ça pour fuir ses problèmes. "tu veux que je te dise quelque chose, emeryck ? t'es qu'un putain d'égoïste ! tu n'avais pas le droit, pas le droit de m'abandonner comme ça !" t'exploses. pour la première devant emeyrck. parce que jamais auparavant tu lui as autant voulu. t'es seule, tellement seule. alors que lui, qu'a toujours pensé l'être, t'avais toujours toi pour le soutenir, le comprendre ou être simplement là. foutu égoïste.


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MessageSujet: Re: (eméa) you abandoned me. 20/5/2017, 00:31

Si on t’avait averti? Avertit que l’amour ferait mal. Que la peur te rendrait complètement idiot. Qu’aurais-tu fait? Si l’on t’avait averti… Serais-tu partit? Aurais-tu flanché pour un simple baiser? Une simple caresse charnelle? Que tu les aurais abandonnés lâchement, qu’aurais-tu fait? T’es un connard White. Ton bras qui cache tes yeux, les bruits de la matraque du gardien qui frotte contre les grilles de ta cellule. T’es pas dans le même département qu’il y a quelques temps. Non, t’es dans une moins grande sécurité. T’as que tabassé un peu trop fort un policier. Voie de fait légère cette fois… il n’est pas dans le coma, lui. Tu ouvres un œil, alors que le gardien t’interpelle. C’est l’appel, tu dois sortir ta carcasse de ce matelas, loin d’être confortable, pour te mettre près des grilles. Tu grognes. Il prononce ton nom de famille, comme s’il crachait sur de la vermine. C’est vrai qu’en matière de connard, les White, vous ne donnez pas votre place. Tu te lèves, remontant ta combinaison sur tes épaules, cachant ainsi tes nombreux tatouages puis tu prends appuis contre la grille. « WHITE? » Tu souris faiblement, crachant par terre pour toute réponse. Tu le sais qu’il va comprendre. Chose faites, tu reprends ta place sur le matelas. Tu remets ta main sur tes yeux. T’as le temps de penser, entre les 4 murs. T’as le temps de réfléchir aux conneries que tu as fait. Aux raisons qui t’ont amenés ici. Parce que tu ne pouvais pas t’empêcher d’agir comme un connard. Ta queue, toujours ta queue. Ton bonheur sexuel avant le reste. Et puis tu vas dire que t’es un mec, que c’normal de penser qu’avec ta queue, parce que tsé, c’est ça un mec. Non! T’es un con. Surtout pour elle, pour ta femme… Mais c’que t’ignores, c’est que t’as pas que blesser elle, dans toute c’te histoire là… T’as oublié ta princesse. Cette gamine qui te regarde encore avec des étoiles dans les yeux quand tu arrives chez elle pour la sauver. Celle qui t’admirait, qui te voyait comme le mec le plus cool de l’univers. Tu grognes un peu, te dégoutant puis tu entends quelques petits coups sur ta cellule, tu te redresses sur les coudes, alors que le gardien te fais signe de te lever. « Au mur White. T’as d’la visite. » Tu fronces les sourcils, mais tu ne demandes rien. Tu te mets face au mur, alors qu’il ouvre ta cellule, te d’mandant de mettre tes mains dans ton dos. « C’est nécessaire?! C’quoi tu crois que je vais buter ma visiteuse? » Il serre les menottes un peu trop fort, te forçant à avancer vers la salle des visites. Tu traines ton corps, alors que le gardien te retire des menottes, te mentionnant que t’as le droit à aucun contact physique, que si tu fais le contraire, tu finiras dans la section maximale. Tu souris, amusé et tu lui souffles un baiser avant de rentrer dans la salle. Ton regard s’plante sur Éléa. Elle est belle ta princesse. Tu t’poses en face d’elle, alors qu’elle te lance un simple salut. Tu gardes le silence un peu puis tu t’lances dans ses explications, des excuses de merde sur ton comportement. Tu lui d’mandes des nouvelles de Séfia, de Lio… Puis t’oses d’mander comment va Lya. En vrai, t’en a rien à foutre de cette chieuse, c’est en partit de sa faute si ton mariage a foiré, moins de h24 après avoir dit oui je le veux. T’es un beau con en faites. Pis tu te stoppes. Elle vient de te lancer un verre d’eau froide à la figure. C’Est vrai que depuis que Séfia est entrée dans ta vie, Éléa s’est fait pousser dans un coin de ta mémoire. T’en prends même plus soin de ta princesse… Toi, tu la rappel chaque fois que tu vas mal, que t’as b’soin de lui parler, alors que toi, t’es même pas foutu de l’appeler pour lui souhaiter joyeux anniversaire. Parce que ouais, tu l’as oublié cette année. Tu la fixes, alors qu’elle déverse son venin sur toi, pis tu l’as comprends. Tu comprends que t’as été un con, que t’as brisé ta petite poupée T’aurais envie qu’elle te prenne dans ses bras, qu’elle te frappe, qu’elle pleure, que tu la berce, comme tu faisais avant Séfia. Pis là, t’agis encore comme un con. « Tu veux que j’fasse quoi? J’ai fais le con, ok? C’pas nouveau Éléa, j’fais que ça, j’pas un mec bien. J’pas le prince charmant qui arrive au galop sur son putain de cheval blanc. J’suis pas un conte de fée. J’suis un putain d’connard. Ouais, ok, j’ai buté un policier, j’ai franchis une limite que je n’aurais pas dû. C’est c’que tu voulais entendre? Parce que là, y’en a marre des excuses à la con pour foutre un sourire de satisfaction sur le visage des gens. J’ai merdé, j’fais que ça d’ma vie Éléa. T’es la première à le savoir nah? J’m’excuse, d’aimer le sexe, d’aimer la chair fraiche d’une femme qui frémit sous mes doigts. J’suis un putain de pervers. Face it.  » Ton poing qui s’abat sur la table, t’as la tête lourde. Tu la laisse tombée sur la table de métal fraiche. Tu fixes le mur. Ta voix qui tremble, ton regard qui s’embrume. « J’devrais crever… Vous seriez mieux… Han? Toi, elle… Lio… » T’as un léger rire, t’es mélancolique. T’es un con, tu le sais, mais t’es ainsi…


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MessageSujet: Re: (eméa) you abandoned me. 20/5/2017, 14:21

petit oisillon blessé aux mots coupant tes jolies ailes. t'as mal. tu souffres. ton coeur ne peut fonctionner sans torturer chaque parcelle de ton corps. est-ce la fin ? la fin d'un tout. la fin d'un rien. t'es brisée. une vulgaire poupée de chiffon manié puis jeter sans ménagement. ton regard brillant d'une tristesse infinie planté dans le sien. ton coeur a mal. ta tête souffre. ton être s'écroule. les larmes de ton coeur débordent de tes prunelles, coulent le long de tes joues. peine qu'entoure ton être. flot d'émotions qu'enivre ton âme. la vérité éclabousse l'espoir infime brillant dans tes prunelles. y'a que les larmes qui font briller des yeux. ils sont vides, vidés de rêve, d'espoir, de vie. tu représentes plus rien, tu n'es plus rien. princesse qui a perdu sa couronne dans son coeur. t'es plus qu'une ombre dans son beau tableau. t'as toujours n'été que son ombre. pas plus. pas moins. vérité briseuse. vérité fatale. tu te lèves, chaise qui tombe au sol. silence. regards qui se tournent sur toi, sur vous, sur les mots qui s'échappent dans l'air. c'est pas ça que tu voulais entendre, toi. c'est pas ça qu'il aurait dû prononcer, lui. non. jamais, jamais, il n'aurait dû te faire endurer chacun de ses mots. t'es là. toi, toujours, t'es là. personne d'autre que toi, juste toi. personne ne lui rend visite, que toi. personne ne s'inquiète de son état, que toi. et là, t'as la haine. l'envie de lui faire ravaler ses mots, l'envie de lui faire comprendre le fonds de ta pensée. incapable de plonger ton regard dans le sien, de lire son inquiétude pour le monde mais pas pour toi. parce que tu vas toujours bien, pas vrai, éléa ? mensonge. le bonheur, tu l'effleures, penses naïvement l'atteindre mais jamais il prend par de ton être. t'n'es jamais bien, éléa, tu n'es juste qu'une ombre qui fait semblant. tes mains agrippent la table, tes genoux veulent flancher mais tu te retiens. ne pas te effondrer, être forte, ou faire croire que tu l'es. larmes qui tombent contre la table en fer. t’aperçois ton reflet. t'es pathétique, complètement brisée en mille morceaux. et quel morceau de ton coeur, de ton âme, de ton être dois-tu suivre pour survivre ? oh s'il vous plaît, que quelqu'un m'aide. "non, ce n'est pas ce que je voulais entendre..." voix faible, voix tremblante. ce n'est qu'un murmure se perdant dans le silence de la pièce. un appel au secours, un appel à l'aide. que quelqu'un te vienne en aide, t'es à deux doigts d'échapper ta haine dans son visage, de n'être plus qu'une jolie poupée haineuse, celle qu'on hait et qui hait en retour. "tu sais ce que tu aurais dû me dire ?" tu lèves légèrement la tête. ton regard dans le sien, la haine qui se lit au fond de tes prunelles, et la tristesse qui mouillent ton visage de porcelaine. "que tu regrettais. je voulais juste que tu t'excuses, que tu regrettes. mais pas pour ton mariage raté, pas pour l'erreur perpétuelle que tu commets. non, ça je m'en fous complètement. je voulais que tu regrettes, que tu es une once de regret pour moi. que tu regrettes de n'avoir pas pensé une seule seconde à moi avant de retourner en prison pour fuir tes erreurs, encore. c'est ça que j'aurais voulu entendre, que tu es simplement désolé. c'est tout." t'es calme. trop calme. ta voix tremble, ton être implose. tout le monde regarde, personne n’intervient. et toi, tu chutes, et jamais tu ne pourras te relever. ta manche de pull essuyant les larmes ravageant ton visage. d'un revers de main, tu tentes d'effacer ta peine. "mais même ça, t'es pas capable de le regretter. t'as pas le regret de m'avoir abandonné comme ça, en une seule seconde. j'ai toujours cru que c'était toi et moi contre le monde, pour toujours et à jamais mais la vérité c'est que ça n'a toujours été que moi qui battais le monde pour que tu sois heureux." t'as la haine. t'as le mal qui fissure ton coeur. c'est la fin d'un tout. mais surtout la fin d'un rien. la fin de croyance idéaliste. les étoiles qui s'éteignent pour toujours, disparaissent du bleu océan de tes iris. "tu sais quoi ? peut-être bien qu'ouais. t'aurais mieux fait de crever." mots balancés dans un soupir, mots balancés sous l'émotion, mots qui dépassent tes pensées, dépassent ton contrôle. tu lui en veux tellement que tu contrôles plus rien. t'es juste brisée. la princesse qui chute de son piédestal qui n'était qu'illusion.


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MessageSujet: Re: (eméa) you abandoned me. 31/5/2017, 23:03

Ton corps qui danse, ton corps qui refuse de bougé. Ton cœur qui vacille, ta tête qui tourne. T’as envie de vomir. T’as le cœur qui veut sortir de ta poitrine. Tu hurles, mais rien de sort de ta foutue gorge. T’as fait le con et tu paies le prix fort. L’amour, de la foutaise. L’amitié, de la foutaise. T’es qu’un beau connard, prisonnier de ton habit orange. Tes cheveux qui ne veulent rien savoir, les traits qui se tirent. Tu hurles, plus fort, plus longtemps. T’en perds le nord. Tu finis en boule dans le coin de ta cellule, à chialer comme un gamin. T’es changé. T’as changé. Ton année hors de la prison à prit tes couilles, ta fierté. Les autres te regardent de haut, mais tu gardes le respect. Les points écorchés, ils ne cessent de saigner. Ils saignent comme ton âme. T’as tout perdu, comme un pauvre idiot. T’as préféré fuir, à nouveau, pour éviter les problèmes, faire face à Lionel, lui demander pardon, demander pardon à ta femme… Et à la princesse… Elle te fixe de ses grands yeux humides. Ton cœur chavire, ta tête devient lourde, t’en a marre. Tu la laisse tombée sur la table, durement. Le gardien qui te fixes, elle qui te cri après. Ton cœur qui se brise, encore. Un couteau qui t’atteint en pleine poitrine. Tu relèves la tête, tu la fixes. « Tu sais, c’est simple organisé une mort ici… Ça ne sera pas la première fois… » T’as gorge se noue. Tu hurles, mais rien ne sort. Tes yeux qui s’imbibent d’eau. T’as envie de chialer, mais tu ravales ta fierté, essuyant ton regard d’une main, alors que l’autre passe dans ta tignasse en bataille. « C’est con, han? J’suis désolé, d’pas être le mec qui te fallait comme modèle. D’pas être le Em’ que t’as connue quand tu étais gosse. J’suis brisé, y me manque un foutu morceau. Un morceau énorme à la place de mon cœur…  Et y’a rien dans mon crâne. Que du vent. T’entends siffler Éléa… Comme la mer que je t’amenais voir, quand t’étais une gamine… C’que t’étais belle… Les étoiles dans les yeux… » Tu fixes le vide, t’es une merde. T’es nostalgique, ton cœur qui gronde, la tempête dans ta cage thoracique. T’as peur, peur qu’elle t’abandonne, comme tu l’as fait, parce que tu es un idiot. Tu avales la salive qui s’accumule dans ta bouche, alors que tu fixes toujours la table. Une larme qui coule, qui trace son chemin sur ta joue, tes mains qui jouent nerveusement avec le rebord de la table. T’es laid à voir. Tu fais peur, aussi peur que ton âme. T’es laid. T’es noircis, par tes conneries. T’es laid, t’es laid et pour l’instant, t’en a rien à foutre. Tu ne voudrais qu’une chose. Une tombe, un trou où te terrer le reste de ta vie. Ton cœur qui gronde, qui vacille. T’es laid, Emeryck. « Tu te rappelles de cette journée… Tu devais avoir 5 ans… Tu jouais dans le parc, près de la maison et Henry Connor venait te pousser en bas du jeu… Tu pleurais parce que t’avais abimé tes beaux collants que ma mère t’avait achetés… Je m’étais juré de toujours te protégé. Tes grands yeux me fixaient avec admiration… C’est là que j’ai compris que je t’aimais… Pas de l’amour… Pas comme j’aime Séfia… Mais comme une sœur, un petit trésor, ma pierre précieuse… Et j’ai rejeté, lancé… Pardonne-moi… Pardonne-moi, de ne pas t’avoir protégé de ton plus grand ennemi… Moi.» C’est là que t’exploses. Les champlures, tout coule à flot sur ta joue. Ton corps qui est secoué de soubresaut. T’as mal en dedans. T’as mal comme jamais t’as eu mal. Tu voudrais la serrer dans tes bras, niché ton nez contre son ventre, la serrer contre toi, avoir sa chaleur, comme quand vous étiez gamins… Pourtant, tout était si facile… Parce que justement, l’insouciance d’un enfant et si beau… Si majestueux… Parce qu’avant, vous étiez comme des enfants… C’était si simple. « Rien ne te retient… Tu peux partir, me laisser pourrir en prison Éléa… J’vais comprendre, j’peux pas perdre plus que ce que j’ai déjà perdu… » Le gardien qui te regarde encore, qui lève les yeux au ciel… Même lui sait que tu n’es pas un lâche, que tu caches tes émotions, mais elle te rend si faible, la belle princesse. Si faible. Ton cœur qui hurle, ta tête qui hurle. Ton cœur qui se meurt, la paix intérieure…



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MessageSujet: Re: (eméa) you abandoned me. 5/6/2017, 04:05

les mots s'échappent d'entre tes lèvres. les mots fusent sans contrôle. et surtout, les mots blessent. t'es dépassée, éléa, complètement. tu n'as pas le moindre contrôle. t'es maîtresse de rien. sentiments trop puissants, sentiments dévastateurs. tu hurles, à la peine, à la mort, à la douleur. t'as mal, éléa. t'es seule, éléa. mais tu t'en veux, tu regrettes les mots prononcés sous la colère et la tristesse. tu les regrettes. mais tu veux que je t'avoue quelques choses ? tu peux plus revenir en arrière. les mots ont été dit, les mots ont détruit. et t'as plus que le goût des remords emprisonnant ton esprit maintenant. comment tu vas faire pour le regarder dans les yeux maintenant ? comment tu vas faire pour briller d'amour pour lui après des paroles aussi monstrueuses ? et là, ton cœur se serre. à l'entende d'un mort organisé. tu essuies tes larmes, rageusement. t'as la rage, tu es en rogne. Foutoir sentimental. "la ferme !" tu tapes sur la table. une fois. deux fois. trois fois. les paumes de tes mains deviennent rouges. tu secoues la tête. et tu frappes, de toutes tes forces. complètement atteinte, bouffée de l'intérieur. tes mouvements se stoppent. et ton coeur se brise. t'entends, la mer sifflant dans tes oreilles. t'en rêves de cette mer à l'horizon à en perdre de vue. tu en rêves de pouvoir danser à nouveau sur la plage. t'en rêves de le faire sourire en sautant dans l'eau et te le mouiller jusqu'à ce qu'il grogne pour finalement te rejoindre dans l'eau. oh que oui, tu en rêves, éléa. "la mer était belle et le sable était doux..." ta voix se brise. les sanglots reprennent violemment, les larmes défilent sur tes joues. et tu mords ta lèvre de toutes tes forces. jusqu'à sentir du sang s'infiltrer dans ta bouche. le goût du fer désagréable. tes yeux se ferment. et t'écoutes les paroles s'échappant dans l'air. tu pars, éléa. tu pars dans les souvenirs de ton enfance. tu te souviens de ce jour, tu te souviens de ce grand emeryck, ton héros. il était beau, le héros de ton enfance. et il est toujours aussi beau. parce qu'au fond, n'es toujours qu'une gamine éléa, t'as toujours été que ça. tu calmes ta respiration, la colère se calme à l'intérieur de toi. y'a plus que la tristesse, y a plus que les remords et les regrets. tu ris légèrement. un rire doux, un rire brisé. "j'adorais ces collants..." ils étaient symbolique tes collants. la première fois que quelqu'un se souvenait de ton anniversaire. la première fois que tu recevais un cadeau. mais surtout, la première fois que quelqu'un pensait à toi en ce jour des amoureux. c'était beau pour toi, c'était magique. l'espoir emplissait ton coeur d'un jour faire partie d'une véritable famille, d'un jour d'être aimé et de ne pas juste être un souvenir d'une vie passé. ta manche essuie tes larmes, et tes yeux s'ouvrent. y'a une nouvelle lueur dans tes yeux. ton coeur fendu en deux mais le sourire rayonnant ton visage. "tais-toi, imbécile." tu ris, éléa. comme une enfant. c'est à toi, éléa. c'est à toi, de le défendre éléa. à toit d'être l'héroïne de l'histoire. parce que toi aussi, t'as été égoïste à vouloir qu'il te protège, à lui mettre autant de pression sur ses épaules. il n'est pas infaillible, et tu aurais dû le savoir. tu t'installes sur la chaise à nouveau, fait un signe au gardien et aux autres. comme-ci rien ne s'était passé. t'as le visage encore rouge, les yeux gonflés mais tu tentes de sourire. "je suis désolée..." y'a le rire qui résonne mais toujours ta voix brisée. oh t'as mal, éléa, oh tu souffres éléa mais, c'est à ton tour, à ton tour de le protégé. et tu es prête, éléa, t'es prête à grandir, à mûrir. parce que la petite fille au collant abîmé ne pourra perdurer toute une vie, et qu'un jour, elle s'envolera. soit forte éléa, soit aussi forte qu'il l'a toujours été pour toi, pour lui, pour vous. et souris, le temps d'un instant, le temps d'une seconde.


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