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Some people out of luck (talody)

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black opium de ysl

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MessageSujet: Some people out of luck (talody) 20/5/2017, 15:51


Some people out of luck
feat. tad & mel (talody)

Le temps qui avance à son rythme, laissant des gens sur le bas-côté du désespoir. Ce bas-côté sur lequel elle ne marchait plus depuis quelques jours. Ces jours où elle se sentait revivre peu à peu, où la vie lui semblait normale, moins difficile. La nuit, les cauchemars reprenaient, parfois. Les hallucinations, cette peur de le revoir. La nuit synonyme de douleur pour mélody. Les larmes coulant sans s’arrêter, ses mains couvrant son visage pour diminuer le son répétitif de ses pleurs. Il ne fallait pas réveiller, pas lui. Son sauveur. Il en avait déjà tant fait, toujours un peu plus pour elle. La gêne qui renforcer sa méfiance habituelle s’évaporait peu à peu. Maintenant il savait tout, et pourtant le regret n’apparaissait pas dans ses yeux noisette. L’incompréhension face à cet élan de gentillesse que personne auparavant ne lui avait montré. Sa famille mis à part, personne ne s’intéressait à mélody. Mélody n’était personne, juste une gamine des rues. Une parmi tant d’autres. Ses grands yeux verts observant lorsqu’elle le pouvait cet homme qu’elle ne comprenait pas. Une routine prenant forme dans la luxueuse demeure du jeune homme. Les tâches ménagères et la cuisine comme moyen de remerciement, mélody persistait à vouloir le faire. Partant tous les jours avec les photocopies de son CV, la tranquillité lisible sur son visage encore légèrement marqué par l’enfance qu’elle venait de quitter. Quelques courses pour remplir le réfrigérateur, mélody trouvait toujours quoi faire dans l’espoir d’aider son bienfaiteur. Se levant toujours plus tôt que lui pour préparer le petit-déjeuner, un point positif de ses insomnies fréquentes. De plus en plus souvent un sourire sur son visage apparaissait et même quelques phrases sortaient de sa bouche pourtant habituellement fermée à double tour depuis qu’elle était arrivée. Abandonnant les « vous » pour le « tu », abaissant un énième mur entre eux. Mélody l’aimait bien. Tad. Cette gentillesse avait percé sa carapace de verre déjà bien écorchée par la vie. Mais ça ne faisait pas mal. Elle se sentait un peu plus vivante chaque jour, malgré sa dépendance, malgré ses cauchemars, ses blessures. Le bruit de l’eau qui bout l'a sortit de ses pensées. Réajustant son tablier de cuisine, mélody s’occupa de couper rapidement les légumes avec agilité. L’odeur de la viande cuisante sur la poêle se propageant peu à peu dans la pièce. Elle était douée en cuisine, elle aimait cet art si particulier, méticuleux. Une porte qui claque, des pas se faisant ensuite entendre pendant qu’elle versait les légumes dans l’eau. Et mélody se retourna, un sourire étirant ses lèvres rosées de le voir rentré. « Bonne journée ? Mets-toi à l’aise c’est bientôt prêt. » Calme mêlé à la douceur de sa voix brisant le silence de la pièce un peu moins vide désormais qu’il était là. Retournant à la préparation de son plat avant de commencer à préparer la table. Le tremblement de ses mains encore imperceptible, mais faisant resserrer la prise exercée sur les assiettes. La tranquillité feinte pour n’inquiéter personne et surtout pas lui. Ça se calmerait, il fallait que ça se calme. Mélody ne voulait plus qu’il la voit aussi faible et pitoyable. Son cœur battant désormais à la chamade, prouvant la difficulté qu’elle avait à maitriser les tremblements de son corps. Une profonde inspiration et la douleur sembla se calmer. Les émotions contradictoires en elle lui donnaient envie de pleurer pour rire ensuite. Elle sentait son ventre se tordre, puis se relâcher de toute tension. La crise qu’elle pensait légère était en fait un peu plus forte que d’habitude. Regardant autour d’elle à la recherche de tad, parti se changer, mélody se laissa aller au sol. Son corps menu tombant comme un oiseau blessé. Et elle pleurait silencieusement, les larmes en continue sans qu’elle ne puisse les arrêter alors qu’un élan de douleur la broyait de l’intérieur, un peu plus à chaque fois. Les tressautements de ses épaules à peine distincts par son corps tremblant. « Tad… » Murmure écorché par les pleurs. Un appel au secours au milieu d’une douleur écrasante. Elle avait mal, si mal. Ramenant ses genoux à son visage, comme pour espérer que ça s’arrête, qu’on la laisse en paix. Ne pouvait-elle pas seulement être chanceuse ? Rien qu’une fois.
Rien que ce soir.



♡ ♡ ♡
MACFLY


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MessageSujet: Re: Some people out of luck (talody) 6/6/2017, 14:18

some people out of luck.
- mélody.

les cartes s’abattent sur le tapis verdâtre, fendent l’air chargé de cette tension qui fait accélérer les battements du myocarde comprimé dans la poitrine. les chiffres s’entremêlent dans cette valse lente, cœur, pique, trèfle, carreaux ; couleurs carmin et charbon qui s’entrechoquent sous les pupilles concentrées s’aventurant parfois sur les visages du cercle. y a ce semblant d’adrénaline qui tambourine aux tympans, l’echo grésillant jusque dans les tempes et les doigts agiles qui écrase les cartes contre la table, la fierté qui éclot dans le sourire arrogant. quinte flush. tad se penche, ramasse les jetons avec cette habileté déconcertante du joueur expérimenté avant d’enfiler les dernières gouttes de ce bourbon hors de prix qui fondent sur ses papilles. le verre claque sur le bois, achevant d’imposer la victoire aux esprits désabusés. les dernières mains se serrent alors avec vigueur pour l’un, désillusion pour d’autres dissimulée derrière l’hypocrisie des sourires qui s’étirent amèrement. à l’extérieur, la nuit a repris lentement ses droits sur les courbes de la ville. voûte céleste qui étouffe paris de son manteau obscur, happe lentement les derniers passants, accueille pourtant les premiers fêtards jusqu’à l’aube. de cette même voûte céleste qui emprisonne tad de sa noirceur, griffes acérées qui pourtant n’atteignent pas l’esprit léger de celui qui avait raflé la mise ce soir. car même encore après des années passées autour de ces tables, les victoires avaient toujours autant ce don puissant de le griser, et les défaites de l’en irriter péniblement. les doigts s’affairent à défaire les deux premiers boutons de la chemise sombre pour se mettre à l’aise et tad rejoint l’habitacle de sa voiture sous le faible halo des réverbères confronté à la rudesse du bitume. les minutes filent, défilent sous le paysage nocturne aux contours déformés et flous, emporté par la vitesse de l’engin telle une chorégraphie hypnotisante qui se déroulerait sous ses traits blasés, avant qu’il n’arrive à destination. saluant les employés de l’accueil de l’hôtel particulier desrosiers dans lequel il logeait, il pénètre enfin dans ses quartiers qu’il avait quitté au petit matin, le nez brusquement titillé par les effluves de cuisine qui embaumait le penthouse dès son arrivée. elle était là, mélody, l’oisillon tombé du nid enfermé dans son tablier, qu’il avait recueilli quelques jours auparavant des affres de la rue, perdue au creux de ses terreurs nocturnes. a l’époque pourtant, jamais personne n’aurait cru possible qu’un fils desrosiers puisse faire dans la charité, être de ceux qui aide sans demander en retour, de ceux qui agissent sans que leurs actes ne soient répertoriés intentionnellement dans les médias. la réponse à ce brusque changement, il n’osait simplement le souffler. le penser. parcelle de souvenir corrosif qui consume son âme sous le poids de la culpabilité, visage fugace qui s’imprime sur ses rétines impuissantes dans ses songes les plus profonds. astrid la tempête, astrid la tornade, qui avait teinté son monde doré, trop clinquant, de ses propres couleurs. astrid qui, sans le vouloir, l’avait fait atterrir, redescendre de cette cage de verre dans laquelle il s’était enfermé, façonné par les rêves d’avenir de parents envahissants. et aujourd’hui tout était différent.  aujourd’hui, elle était là mélody, derrière les fourneaux de sa trop grande cuisine, à s’affairer pour faire à manger. oui, tout avait changé. un léger soupire se meurt alors entre ses lippes rosées, tandis qu’il se débarrasse de sa veste, jetée nonchalamment sur l’immense canapé un peu plus loin. « bonsoir. » soufflé dans un demi-sourire neutre, y a toujours eu ce brin d’hésitation qui tintait au fond de son esprit. réticence à parler en totale liberté, réticence à l’effleurer de peur de la briser, sans savoir réellement comment se comporter avec la brune qui faisait dorénavant partie de son quotidien. il s’approche doucement, posant ses mains sur l’ilot central de la cuisine pour lui faire face. l’espace d’un minute il admire ses doigts s’agiter au-dessus de la casserole, le regard vide fixé sur le néant, prisonnier d’une torpeur assassine qui l’empêche de se mouvoir. incapable de briser l’accalmie de l’instant. mais la douceur de la voix de mélody le tire de sa rêverie et tad se reconnecte à la réalité tant bien que mal. « ça dépend. si tu appelles bonne journée assister à des conseils d’administration ennuyeux pendant des heures, alors oui. bonne journée. »  rictus qui se forme à l’orée de ses lèvres sur le souvenir de cette énième journée passée avec son patriarche à l’aider à maintenir l’empire familial à flot, à régner sur la ville lumière et la marquer au fer rouge de l’empreinte desrosiers. il omet naturellement le poker par simple habitude de ne pas s’étendre plus sur cette emprise du jeu, cette manie de flamber les billets pour quelques jetons jetés. « et toi, qu’est-ce que tu as fait ? » perdu dans ce flot de sentiments contradictoires, le brun était tiraillé entre ce soupçon de malaise de voir mélody envahir son espace, de trouver une femme qui l’attend patiemment le soir et cette quiétude quoique improbable qu’elle apporte à sa vie depuis quelques temps. non tad, il est incapable de mettre les mots sur ce qu’elle est et ce lot de nouvelles habitudes qu’elle apporte avec elle jusqu’à chez lui. pris entre deux feux sans réussir à contrôler ce futur qui se dessine dans le brouillard, lui d’habitude si oppressé de voir son destin lui filer entre les phalanges. de ne pas réussir à brider sa vie comme il l’entend. ou comme sa famille le souhaiterait.  « mélody.. sérieusement. je t’ai déjà dit que tu n’avais pas à faire toutes ces tâches. il y a des gens que je paye justement pour ça. » ses opales accrochent ses consœurs à quelques mètres de là, le regard appuyé pour tenter de lui faire comprendre ce qu’elle n’arrive pas à saisir. « avec toi dans les parages, ils n’auront bientôt plus de travail. » l’humour contenu dans le sourire qui agite légèrement ses traits, il observe à la volée les réactions déformant le minois de l’oisillon déchu avant de détourner promptement le regard. « je reviens. » tad s’éloigne retrouver le confort et la neutralité de sa chambre à la décoration sommaire pour se débarrasser des bouts de tissu qui le compriment. les doigts qui parcourent son visage tendu, il inhale, exhale lentement avant d’entreprendre de défaire complètement les boutons de sa chemise. sérénité d’un vague instant où l’âme se dénude, l’esprit qui s’enivre du silence et le quotidien qui se met sur pause. apaisement subitement dévorée par des murmures lointains qui lui font plisser les yeux et tendre les oreilles, stoppé dans son élan. le corps se fige subitement, au même titre que le temps. complainte qui se fait alors plus précise au fur et à mesure que les secondes s’envolent, son propre nom soufflé qu’il perçoit au creux d’une vague de gémissements. les sourcils se froncent, les jambes font le chemin inverse pour s’aventurer de nouveau dans la cuisine et les pupilles qui accrochent immédiatement le corps fébrile de la brune au sol, genoux repliés contre sa poitrine menue. et y a comme un boom déchirant qui gronde dans son esprit, coup de poignard meurtrissant les entrailles face à ce spectacle pénible pour le palpitant affolé. tad investit rapidement l’espace à ses côtés, accroupi près d’elle posant doucement ses mains sur ses bras, contact frais sur la chair brûlante qui semble se consumer sous ses doigts. « mélody, regarde-moi. s’il te plait. » la voix qu’il veut aussi douce que la panique le lui permet, la pulpe de ses pouces formant de minuscules sillons sur l’épiderme de la jeune femme pour tenter de la calmer, sans succès. la crise est forte. son corps tremble, pris de secousse sous les perles salées noyées dans ses yeux. et sans plus de réflexion, tad passe un bras sous ses genoux, l’autre dans son dos pour soulever son poids plume jusque sur le canapé un peu plus loin.  « respire. doucement. tu n’es pas toute seule, d’accord ? je reste là. » face à elle, il tente tant bien que mal d’apaiser les morsures de son âme capturée dans la douleur, happée par le trou béant provoqué par le manque. il se sent pourtant impuissant tad. à chaque putain de fois. sentiment qui accapare son esprit, grignote son cœur sans qu’il ne puisse y apporter une quelconque solution autre qu’essayer de lui apporter son soutien, de laisser ses doigts courir sur ses joues trempées pour en sécher les flots de larmes. « je vais appeler quelqu’un. » n’importe qui. le téléphone à portée de main, il s’aventure à la recherche d’un numéro, n’importe lequel, qui pourrait venir en aide à sa détresse, l’autre main posée sur son genou tremblant.




amère désillusion.
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