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(maxanne) we got the future in the past.

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black opium de ysl

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MessageSujet: (maxanne) we got the future in the past. 21/5/2017, 00:55


WE GOT THE FUTURE IN THE PAST
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
Prise d'otage périlleuse. Mobilisation des forces de l'ordre. Mission délicate du haut de l'immeuble d'en face, l'oeil dans l'viseur. Concentration jusqu'au bout des cils, jusqu'à ce que tu croies reconnaître quelqu'un, là-bas, tout en bas. La silhouette zoomée dans la lunette, elle semble passer comme une comète. Et puis plus rien. Elle a filé en te rappelant à tes responsabilités, loin de la douce distraction qu'elle avait été à ton coeur il fut un temps. Alors tu fais l'vide, la mission au coeur et l'coeur dans la mission.
(...)
T'as la tête comme une pastèque, conséquence prévisible de ton récent service. La bonne nouvelle, c'est que la situation est désormais sous contrôle, et que, comme le narrent les belles histoires, "tout est bien qui finit bien". Force est de constater que c'est pas toujours d'la connerie, en dépit de tout c'que tu penses à ce sujet. Tu laisses les gars disposer, aimant à traîner sur les lieu dans ta précieuse solitude. Tu r'gardes les véhicules en contrebas et les gyrophares qui dansent en java sur les pavés parisiens. Tu prends une grande inspiration et t'engages finalement dans les escaliers extérieur pour rejoindre la terre ferme de la capitale, ton attirail sur le dos. Le dernier escalier aurait pu sonner la fin d'cette soirée mouvementée. Au lieu d'ça, c'est une bousculade figurée, une secousse hasardeuse que t'as envie de remercier et de cogner en même temps. Elle est là la jolie météore, juste en face de toi, et elle te rappelle brusquement que l'illusion fugace de sa présence une heure plus tôt n'était en fait rien d'autre qu'une réalité. Une réalité qu't'aimerais bien fuir comme un dégonflé. Parce que t'as beau pas être lâche, t'as jamais apprécié d'être confronté au passé. L'présent, c'est déjà bien suffisant pour te faire chier dessus. Tu descends une marche, puis deux, et tes guibolles se soudent finalement au fer rouillé des escaliers le temps d'un instant. Le temps d'observer le fantôme de chair et d'os qui se trouve juste en bas. L'impertinence à l'orée des pupilles, tu détailles Maxine d'un coup d'oeil indiscret. Elle est à la fois si semblable et si différente de celle que t'as connue. Sans même que tu ne t'en rendre compte, tes yeux balaient ces nouvelles courbes que t'as jamais eu le loisir d'admirer à l'époque où vous étiez encore qu'des grands gamins. Elle est toute en valeur Max, malgré l'uniforme peu flatteur qui devrait pourtant dissimuler chaque volute de son indéniable féminité. Tu t'racles la gorge, tu t'donnes une contenance. T'essaie d'aligner des pensées cohérentes plutôt que de t'attarder sur les détails de c'qui s'était effacé sous les ruines du temps et qu'tu retrouves trop violemment aujourd'hui. A cet instant précis t'es un sale galérien Cez, parce que tu vois qu'ça : un souvenir à la saveur oubliée, matérialisé devant tes yeux. Pourtant, en dépit de tout c'que t'as minutieusement enfoui dans les vieilles archives de ta mémoire, tu l'aurais reconnue entre mille, Maxine. Tu reconnais sa façon de se tenir quand elle est gênée. Tu reconnais sa mine et l'air boudeur qu'elle se donne parfois pour jouer à la dure. Tu reconnais son regard aussi, et l'éclat de malice qui s'y repose. Tout ça, ça t'revient en pleine gueule comme un boomerang que t'as pourtant balancé au vent y'a bien trop longtemps. C'est sans doute ça l'pire, toutes ces petites choses restées intactes, ces infimes broutilles accessoires qui te ramènent sans aucun tact à ce que t'as perdu.
Le silence prend ses droits. Tu restes planté là alors que le temps s'écoule, te laissant en contrepartie quelques secondes d'éternité au goût amer. Quelques secondes où tu t'sens peut-être un peu con. « Max. », tu finis par laisser échapper. T'aurais pu trouver quelque chose de mieux pour la saluer après toute ces années mais t'en es pas encore à ce stade de réflexion. D'ailleurs, tu sais même pas si elle t'as vu, elle, et si c'est l'cas, elle a p't'être bien oublié ta gueule depuis longtemps. Tu passeras pour un idiot et tu te tireras d'là, toujours comme un idiot. T'es pas à ça près de toute façon. Après avoir enfin autorisé ton regard à quitter la jolie brune, tu retires une clope coincée sous la sangle de ton sac à dos. T'en caches toujours une ou deux dans l'coin quand t'es en mission, même si c'est proscrit. Y'a que la nicotine pour t'calmer les nerfs, sans doute que ça t'intoxique suffisamment la tronche pour anesthésier tes impulsions et ton éternelle turbulence. En tant que sniper, t'as pas l'droit de perdre le contrôle alors en soi, c'est qu'une petite entorse de rien du tout s'avérant être un mal pour un bien si l'on s'place sous un certain angle.  Tu crames l'embout dans la hâte souvent incomprise de t'enfumer les poumons et l'cerveau avec, et tu restes silencieux les quelques minutes suivantes. Tu sais pas vraiment combien, tu t'en fous pas mal, mais tu te décides finalement à pas être chien et à accorder un petit peu plus d'attention à Maxine – du moins, une attention autre que celle d'un type qui reluque une jolie gonzesse. « Tu dates. » De meilleures entrées en matière, t'aurais pu en trouver des tas, mais tu restes ce crétin réticent, frileux à l'idée de se frotter au passé. Encore plus lorsqu'il s'agit du tien. Parce que ton passé à toi, il t'ramène à pas grand chose de bien, Cez. C'est un tête à tête incessant entre toi et ta vie d'merde,  dangereux echo à cet étonnant face à face : toi, Max et les quelques taffes restantes de nicotine pour t'soutenir.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 22/5/2017, 17:05


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journée particulière. journée interminable. journée fatigante. journée prenante. une prise d'otage, toutes les forces armées mobilisées. les esprits qui s'échauffent, le temps qui défilent. il y a ceux qui perdent patience, il y a ceux qui gardent espoir. et puis, il y a toi. toi et ton optimisme sans faille, toi et ta force de persuasion. tu calmes les âmes bagarreuses, tu prends sur toi, tu restes à ta place. toujours. et puis, tu cours un peu partout aussi parce que ton supérieur, il a décidé que tu serais chargée de la coordination entre les patrouilles. c'est pas ton boulot normalement. d'habitude, toi, tu te contentes de fixer l'objectif, derrière ton arme, planquée derrière la portière de ta voiture. t'es pas en train de courir partout. jamais. t'apprendras sur le tas qu'il t'avait dit. le type chargé de ce travail, il est malade et il a confiance en toi le patron. est-il au moins au courant que, toi, t'as pas confiance en tes capacités ? t'as pas vraiment le choix, il s'en fout comme de sa dernière couche-culotte. c'est toi qui prendra ce rôle et t'as pas ton mot à dire. entre deux ordres donnés, t'entends un nom de famille qui te rappelle des souvenirs enfouis. tu t'arrêtes un instant. peut-être que tu as mal compris, que ce n'est pas ce que tu penses. peut-être que c'est une hallucination due à ces quelques photos que tu regardes de temps à autres. peut-être un peu plus en ce moment que tout part en vrille dans ta vie. tu dois avoir mal entendu alors tu reprends ta course. jusqu'à ce que toute cette histoire soit réglée, tu ne peux pas te permettre d'être déconcentrée.

tout est enfin sous contrôle, tu peux à nouveau respirer. la pression qui retombe, la fatigue qui commence à se faire sentir. tu voudrais prendre le large, reposer ton esprit, reposer ta tête qui se fait si lourde. tu t'éloignes un peu mais t'es bien vite rattrapée pour un débriefing. comme si c'était le moment de faire ça. comme s'ils avaient besoin de te prendre la tête à peine tout ça terminé. attendre une heure ou deux, ça n'aurait rien changé. ils veulent une réaction à chaud et toi, t'as pas envie. t'as plutôt envie de vomir après tant de stresse. t'as des hauts le coeur, tu te retiens parce que ça ne ferait pas très glamour de vider ton estomac sur les chaussures de tes supérieurs. c'est déjà bien, on ne t'a pas collé devant les journalistes. t'es pas du genre à aimer t'exprimer devant eux. t'es pas une très grande oratrice, tu ne l'as jamais vraiment été. pourtant t'as les mots qu'il faut, tu les trouves toujours. tu serais parfaitement capable. si seulement tu croyais un peu plus en toi. on te remercie finalement. prenez donc congés capitaine qu'on te dit. et tu comptes bien le faire. tu penses qu'une petite semaine de vacances ne te ferait pas de mal. serais-tu pour autant capable de te le permettre ? on te laisse enfin à ta solitude et toi, tu viens prendre appuis sur ce mur. tu t'y adosses, chancelante, tes mains sur tes genoux, tête en bas. tu prends une grande inspiration. trop d'émotions pour une seule journée. et toi qui pensais que ce serait terminé. douce illusion. ton prénom prononcé par une voix qui avait effleuré tes oreilles des années plus tôt. une voix que tu reconnaîtrais entre milles pourtant parce qu'elle t'a marqué, parce qu'elle t'a manqué aussi. tu te redresses assez maladroitement et tu le cherches des yeux. comme si tu avais une autre hallucination. jusqu'à ce que tes prunelles accrochent les siennes. ta bouche qui s'entrouvre mais aucun son qui n'en sort. parce que tu as du mal à y croire, comme une illusion, un songe qui s'est créé dans ton esprit. il faudra que tu clignes trois fois des yeux et que tu te pinces l'avant bras pour être certaine de ce que tu as devant les yeux. t'avais pas mal entendu le nom de famille tout à l'heure. ce n'était pas un tour joué par ton cerveau sous pression. impression de légèreté soudaine, ton cœur qui s'accélère sans que tu ne maîtrises quoi que ce soit. tu déglutis comme tu le peux en observant chacun de ses gestes. tu le détailles comme si tu ne le connaissais pas alors que chaque parcelle de ton corps est encore imprégnée de ce que tu as vécu à ses côtés. réminiscences du passé. est-ce que t'es prête à remonter le temps maxine ? est-ce que t'es prête à te rendre la vie impossible au point de ne plus savoir où donner de la tête ? tu sais pas. t'en sais rien. cez ... que tu souffles, comme le murmure d'une fine brise d'été. il n'a pas grand chose de ce qu'il a été. mais tu l'vois dans ses yeux. tu y vois tellement de choses, toutes aussi contradictoires les unes que les autres. que se passe-t-il dans ta tête lambert ? t'aimerais bien t'y immiscer comme tu le faisais avant. mais ce serait bien trop déplacé. tu ne peux pas te le permettre. tu n'as pas le droit de jouer sur la corde sensible. tu n'as pas le droit de remettre le passé sur la table, comme ça, comme s'il ne s'était pas écoulé une dizaine d'années entre hier et aujourd'hui. tu dates, ça oui. tu le sais bien. et lui alors ? un fin sourire sur tes lèvres, tu étouffes un rire. tu te mords la lèvre inférieure. t'agis comme une enfant, une gamine nerveuse. il a encore ce pouvoir sur toi et tu t'en veux. parce que t'es pas comme ça, tu ne l'es plus. sniper hein ? que tu demandes en un léger mouvement de tête vers tout l'attirail qu'il porte sur son dos. qui l'eu cru ? que tu ironises. dans tes souvenirs, t'aurais jamais pu imaginer que ça se finisse ainsi. ça non, c'était même pas envisageable. comme quoi tout change. y a un sourire sur tes lèvres, y a le passé dans tes yeux et y a ton coeur qui s'emballe. ton palpitant qui comprend alors que toi, t'es dans l'brouillard.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 25/5/2017, 00:10

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« Cez... » Tes pupilles à l'éclat soudainement ardent retrouvent à nouveau la silhouette de la jeune femme. C'est drôle, sa voix ne t'a jamais semblé aussi douce qu'à cet instant, comme si l'amertume de tes souvenirs avait détérioré tout ce qui avait pu un jour te faire sentir trop faible. Tout d'elle. Ça va de des intonations qu'elle emploie jusqu'aux sourires discrets, comme celui qu'elle tente maladroitement de dissimuler devant ton regard incisif. Et, alors que tous ces détails te reviennent en mémoire avec une troublante précision, tes muscles se crispent, cherchant à compenser les défaillances d'antan que tu refuses de voir revenir. Aussi, tu détournes farouchement la tête pour pas qu'elle s'aperçoive que toi aussi tu souries. « Sniper hein ? Qui l'eu cru ? » T’étouffes un rire embrumé d'une nervosité railleuse. Qui l'eut cru ? Certainement pas elle qu'a jamais réellement cru en toi. Au fond tu peux pas lui en vouloir, personne ne l'a jamais fait, pourquoi elle ? Elle était déjà trop différentes de tous ces gens Maxine, sur bien des plans, sous bien des angles. Elle n'était pas comme les autres. Mais jusqu'au jour où elle a bâti la barrière imaginaire signant à coup de regrets la fin de votre histoire, elle n'a jamais été suffisamment idiote pour espérer te voir changer un jour, à part peut-être pour le pire. A l'époque, c'était beaucoup plus simple de croire en tes capacités de voyou plutôt qu'en tes capacités de soldat. T'étais tout au plus qu'un soldat des rues, pas encore l'arme au poing mais l'poing en tant qu'arme. Sans doute que sans Léa t'en serais toujours là. Quoi qu'y'a qu'en surface que t'y es plus, parce que t'es pourri jusqu'à la moelle Cez, depuis toujours. Ton métier, c'est une vie parallèle à celle que t'as soigneusement foirée, le masque faussement bonifiant qui dupe tout l'monde, même toi. Mais il te change pas. Alors non, elle croyait pas en toi Maxine, et ça te crevait toi, parce que tu croyais en elle. Ça t'fais sourire d'ailleurs, parce que c'est probablement la seule chose que t'as fait d'bien dans ta putain d'vie. Regarde-la Cez. Elle est devenue tout ce qu'elle a toujours voulu être. Si ça risquait pas d'être déplacé, tu s'rais fier d'elle. Mais au lieu d'avouer l'indicible, tu te contentes de hausser les épaules pour toute réponse à sa question, aussi rhétorique soit-elle. « J'suis p't'être pas si indécrottable que ça finalement », tu lâches comme si t'essayais de lui prouver quelque chose. Tu pourrais lui faire croire que t'as pris en maturité, qu'tu t'es posé et qu't'es devenu un gars bien, mais finalement, tu vas pas plus loin, préférant ne pas mentir, mais ne pas t’épancher non plus sur les innombrables aspects de toi qui pourraient te desservir encore aujourd'hui. Tu tires simplement une nouvelle taffe dans le confort du silence, jusqu'à ce que Max ne reprenne la parole. « Comme quoi tout change. » Tu prends le "tout" pour un "même toi", et t'as la sensation qu'elle te tire une balle dans l'dos. Tu sens bien qu'elle a cessé de plaider ta cause y'a bien longtemps, et qu'elle t'a jeté dans l'bac des causes perdues en même temps. Pourtant même toi t'as été assez faible pour subir les conséquences de la vie. Parce que l'amour ça change les gens, et la mort aussi. Les deux en même temps, c'est trop d'dégât. Les deux en même temps, c'est toi et ta sale carcasse le résultat. Ça s'voit bien qu'c'est pas glorieux malgré ton rang respectable et ta conscience professionnelle. « La vie est pleine de surprises. » qu'tu commences sans trop savoir si tu dois aller jusqu'au fond de tes pensées. Pourtant, tu finis par le faire. « Regarde-nous », tu poursuis en hochant négligemment la tête. « A s'retrouver là après tout c'temps. Personne n'y aurait cru non plus, même pas toi, pas vrai ? » Tu crois pas qu'on a tous les deux l'air cons Max, à faire marrer la vie pendant qu'elle se joue de nous ? C'est long dix années. Suffisamment pour que t'aies arrêté de croire à un éventuel retour, aussi infortuit soit-il. Pourtant, vous étiez des adeptes de l'éternel recommencement vous, des équilibristes de l'amour tentant désespérément de maintenir le fil sous vos pieds. Mais elle l'a cisaillé Maxine. Depuis y'a plus d'retour. Plus de vous. Jusqu'à aujourd'hui. Et à chaque fois que tu daignes lever tes iris azurée vers l'objet de ton désir passé, tu t'prends une nouvelle claque dans la gueule. Et tu tires une nouvelle taffe pour compenser la douleur abstraite, dans l'espoir qu'la muraille de fumée suffise à repousser les émois d'autrefois qui foncent en plein sur ta gueule. Parce que t'as pas le coeur à ça, Cez. T'as plus l'coeur à ça.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 25/5/2017, 18:07


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mémoires oubliées, souvenirs enfouis. y a tout qui remonte à la surface alors que toi, t'es pas bien. cette prise d'otages t'as filé le plus grand stresse de ta vie. parce qu'avec les événements si rapprochés des deux dernières années, t'as imaginé le pire, toi. un peu comme tout le monde que tu penses. mais toi, t'es plus sensible, plus fragile que tu ne le devrais. oh t'es forte maxine, bien plus que tu ne le laisses paraître. mais tu n'en restes pas moins une femme d'une douceur inégalable. tu te feras bouffer maxine, tu le sais et pourtant tu te cramponnes à l'espoir que d'être toi-même puisse changer la donne. t'as la nausée depuis que c'est fini. t'as la nausée parce que t'étais pas prête à avoir autant de responsabilités. capitaine barnes. baptême du feu, baptême de l'air. t'as brillé dans ce chaos étouffant. tu ne sais même pas comment tu as fait pour t'en sortir. instinct volontaire, instinct perfectionniste. t'avais pas le droit de te planter, ça non. t'aurais sombré dans la démence si ça avait été le cas. alors t'as voulu souffler, prendre une pause. prendre l'air malgré tout ce temps passé à l'extérieur. quand les choses tournent mal, c'est comme si l'oxygène se figeait, qu'il disparaissait peu à peu pour laisser place à une chaleur si intense qu'elle fait suffoquer. tu manques d'air, t'as la gerbe et pourtant, tu te contiens. parce qu'il y a cette voix qui s'infiltre dans tes oreilles, qui prend le contrôle de ton être. vestige d'un passé lointain que tu pensais disparu. ça réchauffe ton cœur, glacé par cette journée insoutenable. tu le cherches du regard, comme s'il n'était qu'un rêve, une envie trop pressante de ton cœur meurtri. parce que les photos que tu possèdes n'ont capturé qu'un passé torturé, entrecoupé de moments de tendresse. c'était pas commun, ça faisait parler pour un rien, comme si ce n'était qu'une mascarade alors que toi, toi tu l'aimais. tu t'étais même promise de l'aimer toujours. promesse secrète que certains n'auraient pas approuvé. et toi, de toute façon, tu t'en fichais des autres, parce que tu l'avais lui et que c'était le plus important. amoureuse d'un fantôme que tu es, ton cœur s'emprisonne dans ton adolescence. y a des prunelles qui trouve les siennes et ton cœur qui le reconnait aussitôt. tu ne l'as pas oublié, t'as tenu ta promesse comme tu les tiens toujours. son surnom qui s'envole entre tes lèvres tremblantes. t'as pensé que c'était un mirage pendant un instant mais son regard perçant qui te transperce intensément, ça, tu ne peux pas l'inventer. réminiscence du passé que tu te prends en pleine gueule. t'es pas au bout de tes peines, t'es pas au bout de tes surprises non plus. parce que lui, il a changé, il a grandit. l'intensité qu'il dégage, c'est tellement fort que ça t'embarquerait presque, te ferait tomber à la renverse. t'es faible ma pauvre maxine. regardes-toi, à flancher pour un oui, pour un non. tout ça, c'est de ta faute après tout. pauvre conne. toi, t'ironises sur son métier. tu te rends pas compte que ça peut faire mal, t'y penses même pas. t'es paumée, gamine que tu redeviens en un claquement de doigts. t'étais pourtant si grande maxine, regardes-toi, perdre dix ans l'espace de quelques secondes. tu redeviens une enfant, un âme égarée aussi amochée que ces gamins dont tu t'occupes. et puis, sa réflexion, le ton de sa voix aussi, ça te fait redescendre sur terre. t'as plus dix-huit ans, t'as grandi, t'as mûri. faut que tu vois les choses en face maxine. les choses sont différentes à présent, tu ne peux pas te permettre de tout prendre à la légère comme tu avais pu le faire autrefois. c'est vrai ... ce petit sourire en coin qui ne te lâche pas depuis que tes yeux se sont posés sur lui. pathétique ma pauvre maxine, pathétique. j'suis contente pour toi. maladresse des mots que tu ne veux pas sortir de cette façon. 'fin j'veux dire que c'est bien, qu't'as réussi et qu't'as dû fermer la bouche de tous ceux qui pensaient qu't'y arriverais pas. tu te rattrapes aux branches parce que t'es mal à l'aise. parce qu'au fond, toi aussi t'as douté de lui. t'aurais pas dû, t'étais pas celle que tu es aujourd'hui. t'as changé, t'es plus calme, t'es moins sauvage. j'ai eu tord de ne pas croire en toi ... et j'en suis désolée. tu baisses la tête, gênée. parce que tu te rends compte de ton erreur. t'aurais jamais dû le sous-estimer, jamais. et tu t'en veux, mais qu'est-e que tu t'en veux. parce que tu sais pas, toi, tout ce qu'il a pu vivre. parce que, dix ans, c'est long mine de rien et il peut se passer tellement de choses. tu ne sais rien maxine. fermes ta gueule et fuis. ne retombe pas dans le piège de ce tourbillon infernal pourtant si attirant. fais pas ça maxine, t'sais pas où ça te mènera. mais toi, toi tu ne veux pas partir, tu ne veux pas lui tourner le dos. pas encore. tu l'as bien souvent fait et la dernière fois fut celle de trop, celle qui a marqué la fin d'une erre aussi douloureuse que fabuleuse. alors toi, tu balances que tout change. même toi t'as changé après tout. mais si seulement tu savais ce que ça lui fait, à lui, tes simples mots. mais tu sais pas toi, alors t'enfonces le clou, comme la pauvre idiote que tu es. c'est pour ça que quand il te dis que, même toi, tu n'y aurais pas cru, toi, t'es pas bien. comme s'il ne croyait pas en toi. en même temps, comment pourrais-tu le blâmer ? t'as pas cru en lui, toi. pauvre conne que tu es. tu croyais quoi cap'taine barnes, hein ? y a ton nez qui se fronce, y a toi qui te gratte l'arrière de la tête. j'l'ai espéré ... longtemps ... et puis j'ai fini par me dire que si ça devait arriver, ça arriverait. tu hausses les épaules. t'es patiente, tu l'as toujours été. c'est peut-être bien pour ça que ça avait fonctionné entre vous. c'était pas tout beau, c'était pas tout rose, mais ça avait fonctionné. ça fait du bien d'te r'voir. que tu lâches sans trop savoir pourquoi. le manque de filtre dans tes paroles, le manque d'assurance aussi. peut-être bien que t'es un peu trop secouée pour te soucier de faire attention à ce que tu dis, à comment ça pourrait être pris. sauf que tu sais pas toi, tout ce qu'il s'est passé en dix ans. peut-être bien que ta gueule ne lui avait pas manqué, peut-être bien que ça ne lui fait rien, à lui. tu sais pas, t'en sais rien. alors tu fourres tes mains dans les poches de ce pantalon qui est loin de te mettre en valeur. j'veux pas t'ret'nir si jamais t'es ... j'sais pas ... pressé ou qu't'as un truc à faire hein. et tu t'écrases, comme la clope qu'il tient entre ses doigts, cette cigarette qui finira par mourir sur le bitume. t'es qu'une merde maxine, même pas capable de garder la tête haute, de t'en foutre royalement. parce que, malgré tout ça, il compte pour toi. toujours. tout le temps. même après autant de temps séparés, loin l'un de l'autre. c'est bizarre, hein ? ou alors c'moi qui déraille ? que tu demandes à haute voix alors que t'aurais peut-être bien préféré que ça reste dans ta tête. trop tard. t'avoue à demi mot ta gêne, l'angoisse de cet instant. t'es pas à l'aise et pourtant, y a ce sourire qui ne te quitte pas, y a ces mimiques qui font qu'on te reconnait aisément. ça va aller maxine. t'es conne, mais c'est pas de ta faute. ça va aller.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 27/5/2017, 17:17

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L'ange du passé semble si réel. T'as l'impression qu'ta tête fait trois tours après une bonne paire de claques. Pourtant, c'est même pas assez pour te remettre les idées en place. Heureusement que t'as l'cul posé dans les escaliers, sans quoi t'aurais pu t'sentir tanguer comme un berlot. Parce qu'elles sont violentes les retrouvailles, aussi brusques qu'inattendues. Etonnantes aussi, en vue de c'que t'es devenu. Mais elle est délicate Max, elle te félicite. « C'est vrai ... J'suis contente pour toi. 'Fin j'veux dire que c'est bien, qu't'as réussi et qu't'as dû fermer la bouche de tous ceux qui pensaient qu't'y arriverais pas. » Tu hausses les épaules. Comme d'habitude, tu prends tout à la légère, préférant jouer au gars détaché. A vrai dire, tu l'as pas vraiment fait pour toutes ces têtes de cons qui pensaient dur comme fer que tu finirais en taule. Tu l'as pas fait non plus pour que tes vieux soient fiers de toi. Tu l'as même pas fait pour ton bon plaisir. Nan, tu l'as fait pour elle, et si cette simple réussite peut réellement fermer la bouche de tous les abrutis qui croyaient pas en toi, toi tu souhaiterais qu'elle puisse faire mouvoir les lippes de Léa une dernière fois. Pour te sourire. Pour te dire merci. Un voile tissé de peine et de déchirure embrume tout à coup l'azur de tes iris, assombrissant dans le même temps l'éclat aussi infime fut-il du sourire que tu avais esquissé quelques minutes auparavant. Une vague de colère te ronge les tripes. Ta mâchoire se crispe. Ta clope s'écraserait presque sous tes doigts rageux. Pourtant tu fais genre de rien Cez, t'es un as en la matière, tantôt arborant le masque de fer, tantôt arborant le masque de pierre. Mais jamais celui de la transparence. T'as beau avoir l'goût du risque, celui qu'on puisse un jour percer ta gueule à jour ne fait définitivement pas partie de ceux que tu veux prendre. T'inspires une bouffée de nicotine pour t'empêcher de cogner ton poing contre l'mur le plus proche dans un excès de rage incontrôlé. La seule raison pour laquelle tu te retiens, c'est Maxine. D'abord, elle comprendrait pas. Et puis c'est pas comme ça qu'elle allait croire au coup du gars mature. Tu serres les dents pour garder le contrôle, et la voix de la jolie brune t'aide miraculeusement dans ce processus lorsqu'elle s'élève à nouveau pour fendre le silence. « J'ai eu tord de ne pas croire en toi ... et j'en suis désolée. » Un éclat tout particulier mêlant surprise et incompréhension éveille instantanément tes pupilles alors que ses propos dépassent la barrière de ses lèvres. T'as du mal à capter les ondes de son soutien en cet instant parce que tu l'sens calculé. Tu crois quand même ressentir une pointe de gratitude au fond d'toi mais tu ne lui en fais pas part pour la simple et bonne raison qu't'as aucune envie d'accueillir ses félicitations et tous les bons sentiments qui vont avec. Parce que ça, t'en avais besoin avant. Et qu'c'est trop tard. Déplacé, comme la nacelle de temps qui relie désormais votre passé au présent. Pourtant, en dépit de l'inconfort qui suit ses excuses, t'es touché Cez. L'truc c'est qu'il faut pas qu'tu coules. Alors tu t'interdis pour toi-même de lui montrer en face que ses mots, même près de dix ans plus tard, sont encore capables de penser tes maux d'antan. Des maux qu't'a jamais eu le cran de dévoiler alors que tu te battais en permanence avec toi-même, dans la crainte irraisonnée de laisser tes faiblesses de gamin prendre le dessus. Mais t'es plus un môme Cez. Tes faiblesses, t'as tout fait pour les étouffer sous chaque infime parcelle de toi qui a grandit. « Y'a déjà bien longtemps qu'c'est plus ton rôle de faire ça. J'ai passé l'cap de t'en vouloir. » Y'a prescription il paraît. De toute façon, t'es peut-être un peu con mais t'es pas naïf. Les yeux enjôleurs de la vie qui bat des cils pour te couillonner ensuite, tu connais. T'es pas dupe. Max, tu savais qu'elle finirait par tout abandonner jusqu'aux minuscules espoirs qu'elle avait placés en toi il fut un temps. Tu savais qu'elle lâcherait prise sous le poids impitoyable d'une passion carnassière. Parce que tout est néfaste chez toi, même l'amour. Sans doute que t'as jamais su comment ça fonctionnait. De toute façon t'es pas plus doué qu'avec la notice d'un meuble Ikea sous les yeux. Alors ouais, tu savais qu'elle te quitterait. Pour de bon. T'es bien incapable de la blâmer pour quelque chose d'aussi légitime ; elle était faite pour toi mais toi t'étais pas fait pour elle. Un soupir songeur s'échappe de tes lèvres en même temps qu'la fumée cancéreuse. T'aurais voulu que ça s'passe autrement. Max elle aurait pu faire de toi un homme différent. Mais elle est parti, et toi t'es resté la tête brûlée que t'étais, sans plus de filtre ni de limites. Y'a qu'elle qui était capable de t'empêcher d'aller trop loin à une époque où tu voyais jamais l'bout de rien. Une époque qui n'a jamais vraiment été révolue depuis. Au cours des dernières années qui se sont écoulées, tu t'es demandé parfois c'que ça aurait changé si elle était restée auprès de toi, ou si elle était revenue. Encore. Tu t'es demandé parfois ce que ça t'aurait fait de la revoir. Aujourd'hui c'est l'destin ou un truc du même genre qui met un terme à toutes ces interrogations alors que les fantômes du passé viennent te tendre leurs mains vengeresses, comme pour te rappeler à toutes ces conneries desquelles tu pouvais décemment pas te sortir indemne. C'qui semble tout de même adoucir la douleur qui risque de te voler en pleine tronche dans pas longtemps, c'est que de vous deux, t'es pas le seul à avoir nourri l'espoir inavoué de recroiser la route de Maxine un jour. « J'l'ai espéré ... longtemps ... et puis j'ai fini par me dire que si ça devait arriver, ça arriverait. » Haussement de sourcil significatif. Elle a le don d'adoucir les côtés les plus durs de toi-même rien qu'avec sa façon de voir la vie. Cette manière si particulière qu'elle a de croire au destin et à toutes les conneries qui vont avec, ça t'rend songeur, tant et si bien que tu ne peux empêcher un léger sourire de se greffer au coin de tes lèvres. « Alors ça devait arriver, c'est ça ? », que tu insistes sans réellement attendre de confirmation de sa part. T'ignores les raisons qui pourraient justifier les présentes circonstances de ces retrouvailles, mais pour un peu, tu pourrais presque faire semblant de croire que votre sort commun a encore de belles cartes à vous redistribuer. Pour elle, tu pourrais bien laisser s'évader ton esprit vers des horizons plus naïfs, le temps d'une toute petite heure, simplement.
« Ça a fait du bien d'te r'voir. » Comme pris dans l'étau de ses mots au goût de spleen, ton coeur se serre. Pourtant, c'est un sourire franc cette fois que tu arbores, et tu tentes à peine de le dissimuler. La vérité c'est que toi, tu sais pas encore si ça te fait plus plaisir que mal ou l'inverse. La seule chose dont t'es à peu près certain c'est que sa tête à Max, elle te fait du bien, suffisamment – pour l'instant – pour compenser les déchirures d'autrefois qu'elle ravive et brûle à vif. T'ignores pourquoi, tu voudrais lui dire de rester là encore un peu, juste là, devant toi. De n'plus bouger et de se taire. De t'autoriser quelques minutes à apprécier la saveur de ce que tu ressentais autrefois pour celle que t'as perdue. Mais tu peux pas te le permettre, tu l'sais. Alors Maxine, elle reste pas silencieuse malgré tes supplications muettes. « J'veux pas t'ret'nir si jamais t'es ... j'sais pas ... pressé ou qu't'as un truc à faire hein. » Tu laisses échapper un rire étouffé. « La seule chose que j'ai à faire c'est terminer cette clope. » Et accessoirement esquiver les fantômes bouleversants de réalité qui reviennent hanter ta vie déjà suffisamment morbide depuis le décès de Léa. « T'en veux une ? », que tu proposes avant de désigner du regard la moitié de marche vide à tes côtés, l'incitant ainsi à venir te rejoindre. Mais peut-être qu'elle craint d'approcher la bête de trop près Maxine. Au fond, tu lui en voudrais même pas. A quelques mètres l'un de l'autre, c'est déjà trop de dégâts. « C'est bizarre, hein ? Ou alors c'moi qui déraille ? » Bizarre, doux euphémisme. Tu te tritures le cerveau depuis tout à l'heure pour essayer de comprendre le comment du pourquoi ; comment la vie s'est-elle débrouillée pour réunir à nouveau vos deux routes ? et pourquoi maintenant ? C'est même une énième interrogation que tu uses pour lui répondre enfin. « Normalement c'est mon truc à moi de dérailler, non ? » La question rhétorique creuse son trou au creux de ta mémoire soudainement béante. Dérailler, tu fais qu'ça de ta vie, et à chaque sortie de route, t'emportes quelque chose avec toi. T'aurais aimé que l'attachement de Maxine envers toi n'en fasses jamais partie. Mais c'est trop facile de se contenter de souhaiter même les plus douces éventualités plutôt de travailler à en faire une réalité. Mais c'est pas l'heure pour ruminer Cez. « Si on est deux à dérailler tu crois qu'ça compte ? Ou alors on a droit à un genre d'immunité de groupe pour pas passer pour des cons ? » Ton rire s'évapore sous les arabesques de nicotine qui exécutent dans le même temps un délicat ballet devant tes yeux pourtant trop peu concentrés. Tu dévores sans retenue le rosé de ses lèvres qui ne se relâchent plus. T'avais presque oublié à quelle point elle est belle quand elle sourit. Peut-être que les retombées de l'adrénaline qui t'animait un peu plus tôt te font délirer, mais tu crois qu'elle l'est encore plus qu'avant. « C'est drôle, ça fait une éternité que j't'ai plus vu sourire en ma compagnie. » Et tu parles pas des dix années qui séparent votre passé commun et votre présent. Tu parles de toutes ces fois où tu l'as blessée à coup d'amour destructeur. Toutes ces fois où la fièvre était trop brûlante. La vérité c'est qu'elle était pas heureuse Maxine, du moins c'est c'que tu crois toi. Parce que personne n'aime avoir mal, pas même au nom d'l'amour détraqué d'un pauvre type qu'a jamais su comment l'utiliser à bon escient. Elle a prit sa liberté, par besoin, par envie, par raison. Et au fond, ce dont tu te rends comptes à cet instant précis, c'est que t'es plus suffisamment égoïste pour regretter son départ. Parce qu'elle est là, devant toi, avec une nouvelle paire d'ailes qui lui sied à merveille, beaucoup plus que les quelques plumes en cendre que tu lui as laissées à l'époque. Parce que dans sa course pour la liberté, elle devenue celle qu'elle aurait toujours dû être. Et qu'elle est encore plus belle.
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fuis-moi comme le cholera parce que j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit. et au pire, ça t'donnera envie d'me cracher à la gueule.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 29/5/2017, 20:10


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tu ne vas pas mentir, t'as du mal à le regarder. t'as du mal à le détailler parce que tu ne sais pas ce que ça te ferait de t'attarder sur les traits de ton passé. tu ne sais pas ce que ça te ferait si tu t'autorisais à te perdre sur les traits de ton passé. tu ne sais pas ce que ça te ferait si tu te laissais aller dans tes souvenirs du passé. et pourtant, à chaque fois que tes prunelles accrochent sa silhouette, tu parviens à y voir le changement de ce que tu avais connu auparavant. y a ces tous petits détails qui paraissent si superflu mais qui sont importants pour toi. y a ses yeux qui disent le contraire de son attitude corporelle. il s'y passe tellement de choses dans ces yeux bleus. mais t'arrives pas à capter quoi que ce soit qui pourrait t'aiguiller parce que tu n'oses pas capturer ses prunelles trop longtemps. t'es gênée, un peu. déroutée aussi, un peu. tu ne t'attendais pas à ça, pas maintenant, pas aujourd'hui, pas comme ça. ça fait remonter le passé à la surface, ça fait remonter tes années turbulente, ça te fait remonter tes années amoureuse. la vérité, c'est que tu ne sais pas où te mettre, comme si cette scène était si surréaliste que tu n'aurais pas dû faire parti du décor initial. alors tu t'excuses, bêtement, sincèrement. comme si ça allait pouvoir changer quelque chose. t'as dix ans de retard ma pauvre maxine. t'es tellement à la masse,  tu crois sérieusement qu'il en a quelque chose à foutre, lui, de savoir que t'es désolée ? t'arrives beaucoup trop tard pour ce genre de chose. tu l'sais pourtant, mais tu tiens à lui dire. peut-être dans un espoir de te pardonner toi-même d'avoir tourné les talons sans même prendre la peine de regarder par-dessus ton épaule, de temps à autres, juste pour être sûre que tout allait bien. mais non. toi, t'es juste partie. t'as merdé, et tu t'en es toujours un peu voulu. t'as jamais rien dit, gardant tes réflexions pour toi. parce que tu sais bien comment ils auraient réagi les autres. t'en aurais pris plein la gueule de penser encore à lui. t'en aurais pris plein la gueule de te soucier de son sort. parce qu'il te faisait du mal, le lambert, à l'époque. mais personne n'a jamais réellement vu tout le bien que tu pouvais ressentir quand t'étais avec lui. aujourd'hui encore, même après dix ans de séparation, il te fait autant de bien que mal. parce que c'est plus ton rôle. tu te mords la lèvre inférieure nerveusement. parce que ça fait mal mais qu'il a raison au fond. piqûre de rappel de ton absence, de ton abandon. claque dans la gueule pour te remettre à ta place, place qui n'est plus à ses côtés depuis bien longtemps. t'as rien à répondre à ça de toute façon. il paraît qu'il ne t'en veux pas. ou du moins, qu'il ne t'en veux plus. et toi, ça te fais mal de savoir qu'il comptait sur toi et que tu l'as laissé planté là. égoïsme de l'instant passé où tu as eu envie de sauver ta peau avant de sauver la sienne. t'as été égoïste maxine,  pour une fois dans ta vie. pourquoi tu t'en veux à ce point ? pourquoi tu te dis que t'as fait la plus grosse connerie de ta vie ? t'as choisi d'avancer, t'as choisi d'avancer, seule. erreur de jugement de cette adolescente qui commençait a devenir grande. et puis, tu finis par lui dire que tu espérais que ce jour arrive. c'est vrai, tu y as pensé, souvent. jusqu'à ce que la vie te rattrape et que tu finisses par te dire que, de toute façon, si le destin en avait décidé ainsi, vous vous retrouveriez. tu l'as toujours su quelque part. lui et toi, toi et lui. une histoire interminable. le sourire qui se dessine sur le visage du sniper agrandit le tien. sa remarque te fais étouffer un rire. cézanne, il est pas du genre à croire au destin, ça non. à moins que les choses aient changées à ce niveau là, tes souvenirs ne se rappellent pas qu'une telle chose soit déjà arrivée auparavant. c'était toi la rêveuse de vous deux. j'aime à y croire, ouais. que tu souffles, avec une légèreté naturelle. comme une envie, quelque part, de lui faire comprendre de manière implicite que tu tiens toujours à lui. c'est déplacé, t'en es bien consciente dans la mesure où c'est toi qui a pris la fuite, où c'est toi qui a tout foutu en l'air. façon inoffensive également de croire que peut-être que ce n'est pas fini, peut-être que tu pourrais retrouver un semblant de quelque chose, même aussi infime soit-il. t'ajoutes que ça fait du bien de le revoir. tu ne sais pas vraiment comment les mots ont pu franchir la barrière de tes lèvres. tu voulais pas dire ça. tu le pensais mais tu ne voulais pas le dire, à voix haute, comme si tout ça devenait soudainement réel, concret. et son sourire à lui, celui qui te fait tourner la tête, celui qui te donne l'impression que le sol se dérobe sous tes pieds. celui qui te faisait craquer, celui qui te fait encore craquer. parce qu'il y a des détails qui ne changeront visiblement jamais. le goût à la fois sucré mais aussi salé de tes souvenirs qui se glissent, s'infiltre dans chacune de tes cellules. et pourtant, tu te sens coupable d'essayer de l'accaparer, d'avoir envie de le garder près de toi maintenant que tes prunelles ont a nouveau croisé les siennes. alors, dans un soucis de conscience, tu t'excuses presque de faire la conversation et lui dis que tu ne veux pas le retenir plus longtemps s'il n'en ressent pas le besoin, s'il a d'autres choses à faire. ce que tu pourrais largement concevoir. toi, t'as juste envie de rentrer chez toi et de te laisser aller dans un bain qui n'en finirait pas, afin de mettre un point d'honneur à cette journée éprouvante. mais t'es pas pressée non plus parce que ça, cet instant là, il est trop précieux pour que tu le laisses s'échapper encore une fois. vu sa réaction, tu arques un sourcil. tentative subtile de récolter quelques informations, quoi qu'en fait, t'en as pas grand chose à foutre. parce que s'il a envie de t'envoyer chier, il le fera. ce ne serait que logique. au lieu de ça, il t'offre une cigarette. tu réfléchis l'espace d'une micro-seconde et finis par hausser les épaules. tu hoches la tête par l'affirmative et tu viens t'asseoir à côté de lui. votre proximité, aussi éloignée soit-elle, est réduite à si peu de choses. c'était déjà gênant, déroutant. là, il va t'en falloir du self contrôle. surtout, pas de panique maxine, tu vas t'en sortir. tu t'en sors toujours. clope au bec, t'as l'impression de lâcher du lest pendant que la fumée s'échappe lentement de tes narines. tes paupières qui se ferment l'espèce d'une seconde, comme si tu remettais tes pensées en place. sauf que tu n'y arrives pas. c'est pourquoi tu finis par demander si tout ça n'est pas étrange. parce que ça l'est, beaucoup trop pour ne pas être souligné. tu te mords la lippe inférieure et secoues légèrement la tête. à croire que j'ai récupéré un bout d'toi en partant. tes yeux plantés sur le bitume et un léger rire, celui que tu étouffes rapidement. parce que c'est peut-être bien trop tôt pour plaisanter à ce sujet. mais toi, t'es comme ça. t'as du mal à te formaliser et pourtant tu le devrais. parce que ça fait trop longtemps et que c'était pas si parfait que ça. j'dérailles plus qu'avant. paraît qu'c'est l'âge, ou un truc dans l'genre. tu te rattrapes aux branches, maladroitement. c'est fou l'effet que peut faire une telle situation. toi qui est pourtant d'un naturel si calme, si doux. t'es d'une nervosité que l'on ne te connait pas vraiment. tu rates des occasions de te taire, tu cherches tes mots et d'autres s'envolent sans que tu n'aies vraiment le temps de les rattraper. hm ... j'sais pas trop. faudrait que j'vois si j'trouve une notice ou un truc dans l'genre. pointe d'humour, tu fais ce que tu peux pour évincer les images du temps d'avant qui se faufilent dans ta tête. l'immunité d'groupe me tenterait bien mais j'crois qu'on passe déjà un peu pour deux pauvres cons alors j'sais pas trop si ça servirait à quelque chose au final. t'aimerai pouvoir arriver à te taire. mais non. comme si quelqu'un d'autre avait pris possession de ton corps et actionnait des boutons au hasard pour te faire dire de la merde. qui n'en n'est finalement pas tant que ça. parce que toi, t'as l'impression d'agir comme la gamine que tu étais, la première fois où t'as croisé son foutu regard, la première fois où son sourire t'avait retourné le cerveau. et ce rire. celui que t'as pas souvent entendu mais que tu as toujours apprécié. parce qu'il veut dire tellement de chose que tu te perds dans les explication. alors tu mêles le tien au sien. t'as l'sourire qui n'arrive pas à s'effacer, comme si tu rattrapais le temps perdu, inconsciemment. toi, t'as peur de le regarder, t'as peur de retomber dans le cercle infernal de ce qu'était ta vie d'avant. mais tu sens son regard sur toi. t'aimes pas ça, t'as jamais aimé ça. alors tu te crispes un peu, tes doigts se resserrant sur le filtre de ta tueuse silencieuse, tu tires dessus, la main légèrement tremblante et pourtant, tu souris quand même. parce qu'aussi bizarres que soient les sensations que tu ressens, au fond, t'es bien. c'parce que t'y f'sais pas attention ça. tu le charries parce que sa remarque, elle a tout de justifié. j'pense que maintenant, j'suis prête à t'sourire autant qu'tu pourras supporter d'voir mes dents. encore une fois, t'aurais mieux fait de te taire. j'sais pas, c'était une autre époque. on était un peu cons aussi. tu hausses les épaules. nouvelle bouffée de nicotine. j'ai appris à arrêter d'faire la gueule. aussi. alors j'peux sourire. tout l'temps si j'veux. et là, j'ai envie d'sourire. tes prunelles qui captent enfin les siennes. ouais, t'es bien là, maxine.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 4/6/2017, 20:45

WE GOT THE FUTURE IN THE PAST
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
D'un geste habile pour l'avoir trop souvent fait, tu extraits une nouvelle clope de ta pseudo cachette secrète et la tends à Maxine qui vient tout juste de te rejoindre. Peut-être que t'aurais mieux fait de fermer ta gueule pour maintenir la distance de sécurité que vous aviez naturellement instaurée jusqu'à lors. Y'a que les abrutis qui jouent avec le feu en y plongeant délibérément les mains, désireux de s'enivrer de la caresse brûlante des flammes destructrices dansant sensuellement sous leurs paumes. Faut croire que vous faites une belle paire de cons tous les deux. A moins que vous ne soyez tout simplement devenus assez matures pour passer au-dessus de tout ce qui vous consumait autrefois. Parce que c'est fini, Cez. Les restes de cendres n'ont jamais ravagé personne, qu'importe l'ardeur de l'incendie qui les a précédé. Max, elle en a plus rien à foutre de ta gueule, et toi, t'as eu le temps de l'oublier aussi. Le danger n'est réel nulle part ailleurs que dans ta tête. Aussi, tu t'efforces de laisser les mauvais coups de ton imaginaire dans un coin, aux côtés de ce passé qui n'est plus. Du moins, t'essaie. Le briquet en main, tu te penches vers Maxine dans un élan d'abord réfractaire qui te donne l'impression d'être un pauvre type victime de spasmes non identifiés. Tu parviens tout de même à embraser le bout de la clope que la jolie brune maintient entre ses fines lippes rosées. Elle inspire une bouffée qu'elle recrache presque aussitôt, comme dans un état d'urgence. Et contre toute attente, à cet instant, c'est pas la fumée de cigarette qui t’embrume le cerveau, ce sont les effluves vaporeuses de vos émois d'adolescents à la passion d'antan devenue beaucoup trop âpre à ton goût. C'est la bouffée toxique de trop qui déclenche la sonnette d'alarme, te hurlant sans relâche que la situation n'est pas si belle qu'il n'y paraît. Peut-être que tu devrais couper court et t'tirer mais tu ne le fais pas. T'as peur de savoir pourquoi. Tu redeviens le môme de seizes piges terrorisé à l'idée de la voir partir à nouveau et de devoir feindre le désintérêt comme un blaireau de première. Parce que tu sais pertinemment que lorsque sonnera la fin de l'acte II – scène 1, tu ne la reverras plus Maxine, hormis dans les songes convulsifs succédant à ce moment qui ne sera alors plus qu'un monceau de ruines, étouffant sous son poids de pierre les innombrables souvenirs qui se sont brusquement imposés à toi sans crier gare. De quoi faire vriller les esprits les plus détachés, même le tien. Même le sien. Comme si vous étiez à nouveau connectés le temps de quelques minutes. « A croire que j'ai récupéré un bout d'toi en partant. » Tu reprends ta place initiale avant de balayer le bitume de tes yeux bleus. « Il était temps que tu viennes me le rendre. » Ça paraît froid, et peut-être que ça l'est un peu, bien que ce ne soit pas le résultat escompté. Certes, t'as la rancune dans le sang. Mais avec Max, c'est différent. Tu ne lui en as jamais voulu d'avoir mis un terme à cette espèce de mascarade amoureuse. C'était probablement ce qu'elle avait de mieux à faire parce que ta sale carcasse, elle pesait bien trop lourd sur ses ailes d'ange. Tu ne peux toutefois pas empêcher l'implicite de ta remarque de se faire une petite place, cette infime pointe d'amertume qui voudrait presque lui faire comprendre que tu l'as attendue. Longtemps. Trop longtemps. Mais c'est légitime après tout, c'était la règle de votre jeu, aussi dangereux fut-il. Tu partais, elle te retenait. Elle partait, tu revenais. Et toi, tu croyais bêtement à une boucle éternelle. Parce qu'on est con quand on a seize ans. On est con quand on est amoureux. T'étais loin d'échapper à cette règle Cez, t'étais même le roi des cons – si tu l'es pas toujours. Au fond, t'as absolument pas changé en dépit de ta situation professionnelle qui a le mérite de susciter le respect des autres. Tu te demandes si Maxine a changé elle ; selon ses dires c'est un peu le cas. « J'dérailles plus qu'avant. paraît qu'c'est l'âge, ou un truc dans l'genre. » T'étouffes un rire en tirant une nouvelle taffe. La dernière. « J'avais presque oublié que tant de temps s'était écoulé depuis... la dernière fois. » La fin de ta phrase s'évapore dans l'air comme un murmure. T'ignores si elle t'as entendu Max, et à vrai dire, tu t'en fiches pas mal. Ça signifie pas grand chose finalement. La simple expression d'une certaine prise de conscience face à l'horloge de la vie qu'a continué à tourner trop vite. Avec Max, avec toi, mais sans vous. C'est drôle, t'as l'impression qu'elle est pas si loin l'époque où tu croyais qu't'aurais jamais plus à vivre sans elle. Et maintenant qu'elle se trouve à quelques centimètres de toi, tu tentes en vain de te rappeler de quelle manière t'as réussi à si bien l'oublier, jusqu'à être capable de jouer aujourd'hui à l'équilibriste sur la corde de l'apathie. Parce que c'que t'avais pour elle, ça te revient en mémoire avec une violence inouïe, lacérant avec vigueur les quelques restes de ton âme qui avaient finalement su trouver la paix, après Maxine et toutes les merdes de ta vie qui ont suivi. Faut pas qu'tu t'laisses faire Cez. Tu sers les dents et t'écrases énergiquement le mégot de la clope que tu as tuée. T'es soudainement pas très à l'aise avec tes mains libres, sans plus de cigarette entre les doigts pour te donner une contenance. Alors tu entrelaces tes doigts entre eux. T'es franchement prêt à t'péter les phalanges d'un seul coup parce que t'enrages brusquement contre cette putain de situation qui te force à admettre que t'es pas aussi fort que tu croyais l'être. Heureusement, Maxine reprend la parole, t'extirpant dans le même temps de la torpeur de ces pensées ravageuses. « L'immunité d'groupe me tenterait bien mais j'crois qu'on passe déjà un peu pour deux pauvres cons alors j'sais pas trop si ça servirait à quelque chose au final. » T'es pris d'un léger sursaut, presque prêt à rire. Y'en a une bribe qui t'échappes malgré tout, et finalement, tu ne tentes pas de le couvrir. Ça fait bien longtemps que tes dents n'ont pas vu la lumière du jour. « Tu trouves toi aussi ? » T'hésites à la regarder à nouveau. Tu sais pas pourquoi, t'as juste envie d'observer chaque parcelle de sa peau désormais si près de la tienne. Tu pourrais la toucher à nouveau, ne serait-ce que du bout des doigts. Tu pourrais tenter de retrouver cette sensation exquise, poussé par la curiosité de savoir si oui ou non, sa saveur s'était estompée avec le temps. Mais c'est déplacé. Aussi, tu te contentes de redessiner chacun de ses traits sous le seul cheminement discret de tes iris qui retrouvent enfin Maxine. « On a peut-être pas tout perdu d'ces années. » Peut-être pas tout Cez, mais t'as perdu l'plus précieux alors au fond, ça n'a plus réellement d'importance. Aussi peu que les sentiments que t'avais pour elle. Aussi peu que l'attention qu'tu lui accordais sans jamais suffisamment lui montrer. Aussi peu que tout ce qui a fait que t'es tombée dans le gouffre du premier amour. Aussi peu que toutes ces putains de choses que Maxine n'a jamais su voir pendant que tu t'appliquais à les garder pour toi simplement pour jouer les durs. Aujourd'hui, ça te vaut des propos qui blessent, et ça n'a rien à voir avec ton ego. « C'parce que t'y f'sais pas attention ça. » L'engin prisonnier de ta cage thoracique manque un battement. T'as la sensation peu agréable qu'il s'amuse à faire une course de haies, mais qu'il est incapable d'en franchir une seule. Et ça l'écorche, inévitablement. Pauvre semblant de coeur égratigné jusqu'à la moindre de ses fibres musculaires pour une simple remarque de sa part. Pour un peu, t'aurais presque pitié de toi-même. « Si tu crois ça c'est qu'c'est toi qui faisais pas attention, Max. » Tu balances ça dans l'vent comme tu larguerais une paire de chaussettes trouées aux ordures. Comme t'as jeté tes propres sentiments dans les vagues houleuses de l'abnégation quand elle est partie, dans l'espoir qu'ils puissent être ensevelis sous les torrents d'eau salée ou qu'ils finissent par se disloquer comme une écume de regrets sur les brisants ; les rochers assassins de l'oubli. C'qui se dit, c'est qu'avec le temps, tout s'en va. C'qui s'est vu c'est qu'avec le temps, elle est effectivement partie Maxine. Tu pouvais bien croire pour quelques jours que tes sentiments allaient prendre le même chemin, poussés par les courants du destin. Mais c'qu'elle a jamais su voir la belle, c'est que ces fameux émois n'étaient pas aussi légers qu'il n'y paraissait. Alors t'as ramé Cez, comme le galérien que tu es et que tu seras probablement toujours. Le problème, c'est que tu galères tout autant à lui avouer en face, alors que tu ne t'es toi-même pas encore rendu à cette évidence même dix ans après. Aussi, tu te confesses à demi-mots, sans réellement savoir si tu souhaites qu'elle capte tes signaux ou non. Toi en tout cas, t'as gardé en mémoire chaque infime détail pouvant encore trouver sa place dans un coin de tes souvenirs encombrés. Sa façon d'sourire n'en est jamais partie. De l'esquisse polie à l'esquisse nerveuse, en passant par l'esquisse purement sincère, t'as oublié aucune de ses nuance, même après tant d'années. « J'pense que maintenant, j'suis prête à t'sourire autant qu'tu pourras supporter d'voir mes dents. » Tes prunelles se fixent de manière plus évidente sur son visage à la beauté intacte. « Ah ouais ? » tu demandes avec un air de défi. « Fais voir ça. » Un léger coup d'épaule amical s'en suit, et tu remarques même pas que c'est peut-être un peu maladroit. Parce que Maxine, c'est pas le bon vieux pote que t'as perdu de vue et que tu retrouves par hasard au détour d'une rue ou dans un café. Maxine, c'est la première fille que t'as respectée du temps où t'étais un sale péteux macho sur les bords, à t'croire le plus beau, à t'croire le plus fort. Le truc, c'est qu'tu l'as tellement aimée qu'il n'y avait plus de place pour aucune autre forme de sentiment, et qu't'as oublié les conventions au vol, même les plus élémentaires. Y'avait qu'le feu. La fougue. L'ardeur. Mais surfer sur ce genre de vagues, ça manque de stabilité. C'est le voile aveuglant sur la couche trop épaisse de problèmes. « J'sais pas, c'était une autre époque. on était un peu cons aussi. » Cons d'aimer trop, sûrement. Finalement, c'est la seule connerie que t'as eu raison de faire, toi. Parce qu'elle aurait presque pu faire de toi quelqu'un de bien. Juste comme ça, en étant Maxine Barnes. Maxine Barnes rêveuse. Maxine Barnes heureuse. Maxine Barnes boudeuse. Elle pouvait faire n'importe quoi, parce que t'étais pas si détaché que ça Cez. « J'ai appris à arrêter d'faire la gueule. aussi. alors j'peux sourire. tout l'temps si j'veux. et là, j'ai envie d'sourire. » La dernière partie de sa phrase résonne au creux de ta caboche comme un cri contre la taule d'un hangar trop vide. Est-ce que tu débloques ou est-elle réellement en train de sous-entendre que tu la fais sourire ? La réponse est claire : tu dois débloquer, t'as le cerveau intoxiqué. Par la nicotine. Par le passé. Par la présence de Maxine. T'as été brusquement jeté dans un monde parallèle dans lequel tu n'es plus toi, beaucoup trop loin de ton éternelle désinvolture, de ton typique désintérêt, de ton inévitable détachement. Trop loin de toi et beaucoup trop près d'elle. « J'aurais aimé t'entendre dire ça plus souvent », tu murmures entre tes dents, serrées sous la pression de ta mâchoire qui se crispe subitement. C'est vrai, t'aurais voulu l'entendre dire qu'elle était heureuse avec toi, malgré la débacle. Malgré les cataclysmes. Malgré toi. Parce que putain, tu l'aimais Max. Tu savais juste pas comment faire.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 7/6/2017, 19:05


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rapprochement inévitable. comme si t'étais attirée par cette spirale du passé. rapprochement vital. t'en as besoin, comme tu as besoin de cette cigarette qu'il t'offre, comme si vous étiez encore sur les bancs du lycée. il se penche vers toi pour allumer ta clope. vous hésitez comme deux pauvres cons incapables de savoir si ce que vous faites est bien ou mal. tu trembles un peu, t'es fébrile, tu ne sais pas très bien et pourtant tu fonces tête baissée dans tes souvenirs lointains. et pourtant, quelque part, là, tout au fond, ça te fait un bien fou de te retrouver là. comme une piqûre de rappel qui arrive à point nommé. parce qu'il faut être honnête, t'es dans un puits sans fond à l'heure actuelle et tu ne vois aucun moyen de te sortir de cette galère. un instant d'évasion dans ta mémoire cachée, secrète, ça ne devrait pas te faire de mal. tu joues la carte de l'ironie en lui disant que t'avais gardé un bout de lui quand t'es partie. c'est pourtant la vérité. à moins que tu l'aies laissé avec un bout de toi. tu ne sais pas très bien dans quel sens prendre cette information. parce que ce bout de toi qu'il t'a emprunté, avant, peut-être bien qu'il l'a laissé sur un banc, sous un arbre, sur le bitume. tu sais pas toi, t'en sais rien. tout ce que tu peux affirmer, c'est que, malgré la distance et les années écoulées, tu l'as toujours dans la peau, le lambert. il doit bien être le seul à te faire sentir aussi importante et pourtant aussi misérable. encore aujourd'hui. alors, quand il te dit qu'il était temps que tu lui rendes ce bout de lui que t'avais gardé, t'as une boule dans la gorge qui se forme. amertume du temps qui passe et des erreurs que tu as pu commettre. tu ne sais pas trop comment tu dois prendre ces mots froids, ces mots qui blessent. alors tu baisses les yeux, avales ta salive comme tu le peux et décides de prendre l'instant avec cette légèreté que tu maîtrises depuis des années. c'dommage ... j'étais bien avec, ça m'plaisait bien. demi-sourire au bord des lèvres. faudrait pas que tu lui montres la part de vérité qui traîne dans tes paroles. faudrait pas que tu lui montres que tu sais que t'as merdé et qu't'aurais pas dû lui tourner le dos. faudrait pas que tu lui montres tout ce qui se passe dans ta caboche bien trop pleine de tout et surtout de rien. alors tu tires sur ta cigarette, la fumée cancéreuse qui tournoie dans ta bouche, avant que tu la relâches lentement. elle danse, la fumée. elle brouille ton cœur, la fumée, et ton esprit avec. elle ne se soucie pas de ce qui se passe à l'intérieur de toi, la fumée. elle s'insinue dans tes poumons, te rapprochant probablement d'une mort inévitable. mais tu t'en fous toi, tu veux juste profiter de l'instant, profiter de ce que tu avais et de ce que tu sembles toujours avoir. là, quelque part. tant de temps s'est écoulé. ça oui. dix ans. c'est long dix ans. gouffre temporel que tu tentes de traverser pour le rejoindre. parce que tu dois certainement être un peu masochiste pour avoir cette espèce d'envie de replonger dans cette relation malsaine. c'était pourtant beau et intense. mais ça, personne ne l'a jamais vu. personne à par toi. personne à part lui. vous formiez un vous spécial mais c'était ça toute la complexité si simple du couple. je sais. que tu murmures, honteuse de n'avoir pas eu la force de revenir plus tôt. j'laisserai pas le temps filer aussi vite la prochaine fois. que tu laisses échapper avant te tirer sur ta clope à moitié consumée. promesse sous-entendu d'un avenir entre vous. peu importe de quelle nature. tu l'as retrouvé ton bijou. tu l'as retrouvé ta faiblesse. plus question pour toi de t'en séparer à nouveau. tu ne sais même pas si tu arriverais à lui tourner le dos pour le laisser planté sur les marches qui supportent votre poids sans broncher. les mots te font peur mais pourtant, ils sont d'une sincérité qui te caractérise encore et toujours. t'es pas capable de mentir, toi. t'es bien trop vraie pour arriver à faire ce genre de cachotterie, de subtilité. t'as toujours été franche, quoi que tu sois tout de même capable de peser tes mots. franche, mais réfléchie. et là, t'as l'impression que tout se casse la gueule parce que t'es même pas capable de le regarder dans les yeux quand tu parles. t'es même pas capable non plus de parler haut et fort. t'es capable de rien d'autre que de fixer le bitume. enfant pathétique, gamine aux souvenirs enfouis, femme à l'âme qui flanche. alors t'arrives à balancer que vous avez l'air de deux pauvres cons. délicatesse d'un temps perdu. et puis, y a vos rires qui s'enlacent, s'entremêlent. comme avant. comme si tout ça ne datait que d'hier. temps perdu retrouvé. temps perdu qui ne s'efface pas, comme marqué au fer rouge, à l'encre indélébile. j'te jure. deux imbéciles. même pas rattrapables. tu continues sur ta lancée, tant qu'à faire. tu sens son regard sur toi. t'as jamais vraiment aimé ça. et là, c'est encore pire. justement parce que c'est lui qui s'applique à te détailler, comme s'il fallait qu'il se rappelle. ou alors comme s'il voulait découvrir celle que tu es à présent. tu sais pas, t'es pas dans sa tête. toi, si t'étais capable de faire la même chose, ce serait probablement pour te rappeler encore un peu, trouver quelques différences, trouver ce qui t'attire encore inlassablement. vous n'avez peut-être pas tout perdu de ces années. tu refuses de croire qu'il te manque quoi que ce soit de ce temps-là, bien que ce soit inévitable. j'suis sûre qu'il doit rester des choses ouais. affirmation assumée. tu refuses de croire que, malgré ton abandon, malgré ta fuite, malgré les années écoulée, tout est fini. rien ne se finit jamais. rien. sauf la cigarette dont le filtre te brûle les lèvres. tu l'écrases pourtant avec délicatesse, celle-là même qui te représente. même pas capable d'en vouloir à un mégot qui heurte tes lippes. par contre, pour t'en vouloir, à toi, là, t'es bel et bien présente. la première dans les rangs des acharnés d'ailleurs. et puis, il te fait regretter tes paroles cézanne. parce qu'il a raison. ou alors c'est toi qui a raison et que c'est son seul moyen de défense. et si vous aviez raison tous les deux, pour une fois ? ça changerait, ce serait pas plus mal. et puis, en y réfléchissant à deux fois, y a quelque chose qui te fait froncer les sourcils. légèrement. pas de colère mais plus d'étonnement. tu ne relèves pourtant pas sa remarque qui fait mal. tu faisais pas attention. t'as fait que ça pourtant. enfin, c'est ce que tu penses mais visiblement, ce sentiment n'est pas réciproque. lambert, il ne te montrait pas tout ce qu'il avait en lui, avant. c'est peut-être bien ce qu'il essaye de te faire comprendre, d'une manière détournée et maladroite. mais toi, tu ne veux pas tirer de conclusions hâtives alors tu te tais. c'est probablement mieux ainsi. tu préfères lui dire que tu es prête à lui sourire pour de bon maintenant. il te met au défi de le lui prouver. tu n'as jamais refusé un défi. encore aujourd'hui d'ailleurs. et puis, y a ce coup d'épaule que tu ne prends même pas la peine de pointer du doigt. parce que c'est pas utile. parce que c'est spontané et que t'as même pas remarqué tant que ça. complicité d'un autre temps qui semble retrouver vos deux êtres écorchés. et toi, en simple réponse, tu te mords la lèvres inférieure, légèrement, avant que ton sourire n'illumine ton visage. ce sourire qui te rend radieuse, qui te rend heureuse, qui te rend solaire. ce sourire qui laisse tes dents blanches voir la lumière du jour. avant d'argumenter sur la faiblesse de ce sourire, dix ans plus tôt. tu ne sais même pas ce qui s'est réellement passé. tu ne cherches pas d'excuses, tu expliques ton ressenti, rien de plus. il aurait aimé que tu le dises plus souvent, que t'avais envie de sourire. pincement au cœur, déglutition difficile. légère suffocation, comme si t'avais quelque chose de coincé dans le fond de la gorge. mais ce ne sont que ta honte et tes regrets. honte de ne pas t'être accrochée malgré les tempêtes. regrets d'avoir baissé les bras. tu fixes tes mains dont tu ne sais pas quoi foutre. j'sais. que tu souffle, trop pressée d'avouer ta faute. tes dents qui lacèrent ta lèvre inférieure. nerveuse, songeuse. j'étais naze comme girlfriend, hein ? tu retiens un rire. parce que t'aurais dû voir ces petites choses qui auraient fait la différence. cela dit, parait que j'suis une amie d'exception. ironie dans ta voix, tu préfères changer de sujet, comme tu le peux. ou alors est-ce une invitation cachée à recommencer quelque chose, construire un avenir depuis son commencement. tu ne sais pas ce que tu cherches, tu ne sais pas ce que tu veux. ce que tu peux affirmer cependant, c'est que tu ne veux plus le perdre. encore.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 11/6/2017, 23:53

WE GOT THE FUTURE IN THE PAST
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Tu les vois à peine les quelques centimètres qui te séparent de la jolie silhouette aux allures de désir désormais insaisissable. Ou plutôt, tu te refuses à les voir parce que chacun d'entre eux te rappelle à ces années qui te séparent de ce que vous étiez. T'avais réussi pourtant ; t'as galéré mais putain, t'avais réussi à l'oublier Maxine. T'as même laissé le temps dévorer les quelques derniers souvenirs de votre histoire après les avoir délibérément bani de ta caboche. C'que tu savais pas, c'est que ça pouvait être temporaire et que la houle, vicieuse vague ennemie, pouvait remonter à tout moment jusqu'à toi comme une marée sournoise et dévastatrice. Pour un peu, tu l'entendrais presque se foutre de ta gueule, toi, l'pauvre idiot qu'a cru pouvoir jouer avec le temps pour qu'il devienne un jour ton allié. Aujourd'hui, ça se retourne contre toi Cez, parce que ce que tu croyais à jamais enfoui, ça l'est pas. Ça l'est plus. Tout ça parce qu'elle a ramené sa belle gueule l'air de rien, avec quelques morceaux de toi en prime qu'elle t'a arraché sans effort quand elle s'est tirée. Pour de bon. C'est pas comme ça que ça marche bordel. Fallait qu'elle te retrouve avant, ou qu'elle revienne plus jamais. Parce que maintenant c'est trop dur. Maintenant c'est déplacé. Maintenant c'est pas normal. Elle avait pas l'droit Max de t'garder avec elle quand tu crevais comme un chien de son absence. « C'dommage ... j'étais bien avec, ça m'plaisait bien. » Tu t'relèves aussi brusquement que cet aveu te claque à la gueule. Tu serres et dé-serre les poings alors qu'un sentiment encore inconnu te titille jusqu'au bout des doigts. Une espèce de rage nostalgique qui se propage au creux de ton bide. Si tu crois à ses paroles, t'es foutu. « Joue pas à ça, Max. » Tu passes les mains sur ton visage, comme pour te laver de ce foutu truc qui te touche et qui te ronge à la fois. Te fous pas d'ma gueule Maxine, que tu penses. Tu pourrais même le dire mais tu voudrais pas paraître agressif. Faut juste que tu t'souviennes que tu t'en fous, que ça t'atteint pas qu'elle ait pu avoir besoin de toi du temps où vos deux êtres encore amourachés ont pourtant été contraints de vivre l'un sans l'autre. C'était sa règle. Alors pourquoi est-ce que sa voix te semble teintée d'infinies nuances de regrets ? « J'laisserai pas le temps filer aussi vite la prochaine fois. » La prochaine fois. Tu te répètes ces mots dans ta tête comme un refrain entêtant duquel tu ne parviens plus à te défaire. Que ça cesse. Qu'elle arrête de jouer avec toi bordel de merde. Est-elle simplement consciente de c'qu'elle te dit ? De c'que ça te fait à toi qu'a pourtant pris pour habitude de plus rien ressentir qui puisse te faire sentir faible, comme elle avait si bien su le faire y'a trop longtemps ? Tu voudrais pas être à la place de la jolie brune pour voir ta gueule en ce moment. Tu te donnes une contenance et un air détaché, comme toujours. T'es tellement habile à c'jeux-là, depuis l'temps.  Mais peut-être bien qu'en réalité, ta gueule est aussi décomposée que ton esprit à l'heure qu'il est. Gros bordel. T'as le cerveau en kit, ne te donnant ainsi plus la moindre chance d'agir ou de réagir correctement. Peut-être bien que t'es pâle comme un linge, que si un gars de ton équipe venait à te croiser maintenant, il se ficherait bien de ta gueule ; t'as vu un revenant Cez ? Mais toi, putain, t'en rirais pas. Parce qu'il est là le fantôme, à tes côtés. Un fantôme au spectre diaphane laissant transparaître avec une précision inouïe les restes d'un amour incandescent. Mais aussi un fantôme traînant derrière lui les lourdes chaînes d'un passé pesant dont les cliquetis infernaux te reviennent en pleine face avec une rudesse hors de contrôle. Et pourtant, elle a encore bien trop de chair pour être irréelle Maxine. Tu observes ses doigts qui enrobent cette sale cigarette d'une douceur sans égale, dessinant un tableau si paradoxal. T'as l'impression de revoir en face votre débauche sentimentale des temps passés. La belle. La bête. Y'a bien que dans les dessins-animés que ça peut donner quelque chose de bien à la fin. Mais pas dans votre réalité. Pas même pour une prochaine fois. « Ça t'monte à la tête cette merde », que tu railles en désignant le baton de cigarette d'un bref coup de tête. « C'est pas parce que ton précieux destin a décidé de nous réunir à nouveau que t'es obligée de jouer les bons p'tits soldats. »  Ton regard s'échappe vers le bitume et tu secoues légèrement la tête pour dissimuler le sourire rieur qui étire tes lèves à cet instant. Tu la trouves mignonne d'essayer, c'est du Maxine tout craché. D'ailleurs, quand tu fais l'erreur de permettre à tes opales de la regarder à nouveau, tu trouves qu'elle l'est davantage, en dépit de la gêne qui crispe légèrement ses traits. Rien n'efface son sourire. Elle a la fraîcheur des lendemains d'amour, laissant entrevoir dans les yeux impatients les promesses de jours encore meilleurs. Et, alors que tu devrais être heureux pour elle, le temps de quelques secondes égoïstes, tu ne l'es pas. Doit-elle cette éclat à quelqu'un ? Doit-elle cette beauté radiante à un homme qui aurait su l'aimer ? Certainement pas plus que toi, mais sûrement mieux. Avec moins de maladresse, plus de pureté. Peut-être bien les deux à la fois et plus encore. Un lourd soupire s'échappe de tes lèvres. Et si elle était enfin bien avec quelqu'un qui la méritait vraiment ? Vous, vous étiez jeunes et cons. Deux grand gamins que vous redevenez le temps d'une minute quand vous riez enfin ensemble ; la toute première fois depuis si longtemps. « J'te jure. deux imbéciles. même pas rattrapables. » Elle a raison. Sauf que si vous avez réellement l'air de deux imbéciles, vous ressemblez au moins à des imbéciles heureux. Mais est-ce que tu peux te permettre de balancer ça, Cez ? Est-ce que tu peux simplement affirmer qu'elle est heureuse de t'retrouver ? Le haussement d'épaule qui t'échappe pour toi-même, c'est la seule pseudo-réponse que t'auras, quand bien même elle ne te conviendrait pas. D'ailleurs, elle ne te convient pas, mais tu composes avec parce que t'as pas l'choix. Pourtant, lorsque la voix de la jeune femme s'élève à nouveau, t'es surpris. T'es surpris parce qu'elle semble se jeter la pierre et bon Dieu, elle devrait pas. « J'étais naze comme girlfriend, hein ? » Tellement naze qu'elle est la seule que t'as aimé - avant Léa. Mais c'est trop tard pour lui avouer, Cez. T'aurais l'air con d'lui balancer maintenant que tu l'aimais. Vraiment. « J'fais jamais de mauvais choix moi », que tu plaisantes de manière à lui faire comprendre qu'elle était pas si mal. Juste "pas si mal" parce que t'es un peu trop idiot pour avoir le courage d'admettre qu'elle était plus que ça. Finalement, c'est peut-être ça qui t'a toujours empêché de mettre tes sentiments à nu à l'époque où t'aurais du le faire. La lâcheté d'un pauvre gosse qui croit qu'avouer ce genre de choses, ça rend vulnérable. C'est bête parce qu'au fond, tu l'étais déjà alors t'aurais rien perdu. Tu l'étais à cause d'elle. De sa douceur. De sa gentillesse. De sa passion. De sa peau. De sa voix aussi, celle-là-même qui te hisse finalement hors de ces pensées inconfortables pour le mec trop fier que t'es encore. « Cela dit, parait que j'suis une amie d'exception. » Tes sourcils se froncent significativement, assombrissant d'un seul coup l'azur de tes yeux. Un rire nerveux s'en suit pour combler le silence qui s'impose alors. Tu t'sens con. Réellement con. Mais putain, l'évocation du mot "amie" te fais vriller. Tu sais bien qu'y'a plus rien entre vous, si ce n'est qu'un immense vide temporel et inévitablement sentimental. Toi qui t'crois dur, t'es bien forcé d'admettre que tu te sens pas suffisamment fort psychologiquement pour supporter d'elle une putain de pseudo-amitié à la con. Finalement, elle avait peut-être fait le bon choix en se retirant de ta vie. Tu te racles la gorge. T'essaie de réfléchir pour pas dire de connerie. « Tu crois pas que si c'était possible on l'aurait déjà fait ? » Tu voulais pas être glacial mais tu peux pas t'en empêcher. Ça, c'est pas pour vous. Ça l'a jamais été. Vous, vous aviez besoin de brûler. La tiédeur d'une quelconque amitié n'avait rien à faire entre elle et toi, ni hier, ni demain, ni jamais. Parce que vous, ce s'ra jamais ça. Pour autant, tu veux pas qu'elle soit blessée par la rudesse d'une vérité qui n'était probablement plus bonne à dire, ni même à entendre. Tes yeux désolés croisent les siens, et tu tentes de t'excuser en un regard, des paroles muettes qui lui parviendront sans effort, tu le sais. D'un pas nonchalant, tu te rapproches de la jolie brune et reprends ta place à ses côtés avant de lui tendre ton poing pour qu'elle cogne dedans, scellant ainsi dans un check sûrement un peu déplacé un deal en apparence anodin. « Allez, on tente l'exceptionnel. » Les mots au goût âpre te brûlent presque la langue. Qu'avez-vous à tenter ? Vous étiez déjà exceptionnels. T'aurais aimé qu'elle s'en rende compte Maxine Vous s'rez jamais plus exceptionnels que ça. Une brume factice de nostalgie voile un temps ton regard, mais tu te reprends aussi rapidement que tu le peux. Peut-être trop rapidement sur ce coup-là. « Fais gaffe quand même, les femmes flics c'est un gros fantasme chez les hommes. » Sérieusement, quel abruti tu fais. Y'a pourtant pas marqué "pauvre con" sur ton front, mais t'es manifestement très doué pour prouver que t'en es un quand même. Tu mériterais que quelqu'un passe et t'balance un cailloux à la gueule pour que tu la fermes cinq minutes.  « Enfin je... j'parle pas pour... moi. » tu précises quand même, dans l'urgence du moment. L'humour, c'est décidément pas la discipline dans laquelle tu brilles. Si seulement tu brillais quelque part, déjà. Mais ton seul éclat il s'est barré, Cez. Alors t'as appris à vivre comme ça. A ce moment précis pourtant, c'est pas si mal parce que Maxine, la lueur vibrante de ton passé, elle est plus flambante que jamais, te rappelant inévitablement à la flamme si particulière qui vous a consumés sans vergogne quelques années plus tôt. Mais la brûlure, elle était exquise.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 12/6/2017, 17:34


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t'aurais mieux fait de te taire. t'aurais mieux fait de garder tes réflexion pour toi. parce que, maintenant que tu as parlé, la réaction du garçon, elle te terrorise. toi, tu le regardes, impuissante. parce que tu ne peux rien faire. t'aurais mieux fait de te taire, c'est la seule leçon que tu auras à retenir à présent. la boucle qui se forme dans ta gorge alors que tu ressens toute la colère qu'il a pu emmagasiner. mais qu'as-tu fait maxine ? tu t'es sentie pousser des ailes, t'as cru que ce serait facile à nouveau. facile. dans toute la complexité qui vous rendait si forts. t'as cru que tu pouvais plaisanter, que t'en aurais le droit. dire des conneries pour masquer la douce vérité qui, pourtant, était si présente dans tes mots. tu t'es bercée d'illusions et t'aurais pas dû. parce que, maintenant, quand tes prunelles croisent les siennes, t'as juste envie d'aller te planquer dans le plus petit trou de souris qui se présentera à toi. parce que t'as l'impression d'être une enfant qui se fait engueuler pour un mauvais comportement. j'joue pas, j'joue plus. que tu murmures, pour toi. t'es incapable de dire si le son de ta voix est arrivé jusqu'à lui. c'était pas le but cela dit. t'as du mal à avaler la salive qui s'est accumulée dans ta bouche. ton palpitant, qui semblait avoir retrouvé de sa superbe et qui n'en finissait pas de s'emballer, rate un battement et provoque un tournis dont tu ne maîtrises pas grand chose. t'oses même plus poser les yeux sur lui, toi. enfant que l'on a si peu grondé, enfant sage, enfant intouchable. et pourtant, là, tu ne ressembles plus à grand chose. tu deviens blanche, fade. tu t’affaisses sans vraiment t'en rendre compte, tu coules sous le poids de ce qu'il dégage. il t'en aurait collé une que ça t'aurait probablement moins touché que ça. parce qu'il y a bien longtemps que t'as perdu le droit d'empiéter sur son territoire. depuis que t'es partie, depuis que t'as mis les voiles. t'es responsable de tout ce merdier, de toute façon. si t'étais pas partie, si t'étais revenue, vous n'en seriez pas là. en fait, t'en sais rien. avec des si, paraît qu'on mettrait paris en bouteille. tellement d'alternatives possibles que tu ne pourrais même pas affirmer que ce serait différent de ce que c'est aujourd'hui. tu sais pas toi, tu supposes, tu ne peux faire que ça. mais toi, tu t'arrêtes pas là. non, ça aurait été beaucoup trop simple. alors, t'en rajoutes une couche et tu dis que tu ne laisseras pas filer le temps aussi vite avant votre prochaine rencontre. une fois de plus, t'aurais mieux fait de te taire. mais toi, t'es pas capable de te la fermer. t'as toujours dit ce que tu pensais, t'as jamais eu vraiment de filtre sur ce que tu pouvais ressentir. parce que t'as été élevée comme ça et que la vie a fait que tu n'as jamais eu besoin de mentir, de te retenir, de te couvrir. enfin, presque. c'est peut-être bien toi qui est partie, mais s'il savait seulement à quel point tu regrettes certains de tes choix, dont celui-ci. enfin, tu ne regrettes pas d'être partie. tu regrettes simplement de ne pas être revenue. parce que tu finissais toujours par partir à un moment où un autre. mais tu trouvais toujours le moyen de revenir. toujours. sauf cette fois-là, il y a dix ans. cézanne, il rejette la faute sur la tueuse muette. toi, tu te tais, tu l'écoutes. et tu te mords la lèvre en secouant la tête de gauche à droite. tu retiens même un rire amère, un rire jaune, un rire qui s'éloignerait de ceux que tu donnes d'ordinaire. parce que, toi, t'as l'habitude d'être solaire, de dégager quelque chose qui donne aux autres l'envie de partager un petit bout de chemin avec toi. ça fait bien longtemps que j'ai arrêté de jouer cézanne. que tu échappes, peut-être un peu trop froidement, un peu trop sèchement. son prénom prononcé en entier, chose que tu ne faisais que très rarement. parce que c'est cez et pas cézanne. parce que t'aimes pas comme il te regarde, parce que t'aimes pas comme il te rejette bien qu'il soit totalement dans son droit, parce que t'aimes pas la tournure que prend la conversation. j'suis plus un bon p'tit soldat. juste une nana qui a b'soin d'dire c'qu'elle pense, qu'ça plaise ou pas. et tu pousses un soupire. parce que t'as bien compris que ça ne lui plaisait pas, à lui, d'savoir que t'es toujours attachée à lui malgré les années et ta fuite prématurée. tu m'as manqué cez. peu importe c'que t'en penses. c'est comme ça que j'le r'sens. que tu laisses échapper en tirant une nouvelle taffe sur ta clope presque consumée entièrement. t'as p'tre pas envie d'l'entendre, mais moi j'ai b'soin d'le dire. point final. tu pousses un soupire avant que tes yeux ne soient attirés par le bitume. parce que t'as bien senti son regard sur toi et que ça te gêne toujours autant qu'il te dévisage, qu'il te détaille, qu'il t'analyse. et ton sourire, même aussi léger soit-il, qui retrouve sa place initial sur tes lippes. poussée d'adrénaline, impulsivité. tu t'es encore une fois sentie pousser des ailes mais t'avais besoin de le dire. et t'as bien fait, hein ? tu sais pas, t'en sais rien. t'as perdu tes bonnes manières, t'as perdu tes repères le concernant. mais peut-être pas tant que ça finalement.parce que tu crois dur comme fer qui si vos chemins se sont croisés à nouveau, c'est pas pour rien. tu trouves la situation bizarre et tu lui en fais part. vous avez l'air de deux imbéciles à marcher sur des œufs. ce n'est pas parce que tout a foutu le camp, quelques années plus tôt, que ça devrait être aussi difficile que ça, si ? tu t'excuses presque de ne pas avoir été à la hauteur à l'époque et tu lui proposes même, de manière implicite, de recommencer sur de nouvelles bases, en lui proposant une amitié. en y réfléchissant bien, tu ne te souviens pas que vous soyez passés par ce stade à l'époque. quand il te demande si cette solution était envisageable, vous auriez déjà tenté l'expérience. ça t'arrache un autre sourire, emplit de nostalgie et de compréhension. parce qu'il a raison, le sniper. tu ne sais pas vraiment si c'est une option envisageable mais tu ne pourras pas t'éloigner sans avoir tenté de le retrouver, ne serait-ce qu'un tout petit peu. parce que tu ne veux plus le laisser derrière toi, pas une fois de plus. c'était trop dur et tu te rends compte de tout ce que tu as pu rater en si longtemps. tes opales qui croisent les siennes et tu y lis aisément ses excuses silencieuses. parce qu'il est désolé de réduire à néant les espoirs que tu fondes en vous, en une autre version de ce vous que vous aviez été. tu acquiesces sans dire un mot. parce que tu as compris, toi, ce qu'il voulait te dire. et tu le suis du regard, lui qui vient retrouver sa place à côté de la tienne, poing tendu en ta direction. tu arques un sourcil avant qu'il ne te dise qu'il est partant pour tenter l'expérience. tenter l'exceptionnel. tu te mords la lèvre inférieure, ton sourire qui s'étire en l'espèce d'une demi seconde et ton petit poing qui rencontre le sien pour que cette nouvelle aventure prenne enfin tout son sens. nouvelle réplique qui te fait arquer un sourcil, encore une fois. une femme qui exerce un boulot d'homme, c'est toujours un fantasme pour la gente masculine. ouais, c'est ça lambert. comme si ça t'faisait pas vibrer, une nana dans un uniforme. que tu lâches, le ton plein d'humour. parce que, toi, tu sais l'employer l'humour. t'en es pleine parce que t'as que ça pour survivre dans c'monde de testostérone. et j'te parle de manière générale, pas d'moi. parce que t'façon, t'es pas du genre à te valoriser toi. ça non. tu te rabaisses en permanence parce que t'es pas capable de voir à quel point tes ailes sont gigantesques et magnifique. t'es pas capable de voir que tu fais du bien aux gens qui t'entourent. t'es pas capable de regarder ton reflet dans un miroir. et pourtant, si tu savais maxine. si seulement tu savais.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 23/6/2017, 01:54

WE GOT THE FUTURE IN THE PAST
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
Elle était belle Maxine. Même cet uniforme si peu flatteur ne parvenait pas à camoufler ses atouts. Tu peines à te l'avouer à toi-même mais putain, ça t'fait un peu tourner la tête. Parce qu'à l'époque où il y avait encore un "vous" tu n'as jamais connu une telle volupté, quand bien même elle était ravissante au possible. Aujourd'hui, ce que tu vois devant toi, c'est l'attrait d'antan (déjà difficilement résistible à l'époque) devenu une douce tentation sensuelle mais désormais intouchable. La vie s'amuse des gars comme toi Cez, c'est comme ça. Ça sert à rien de t'éterniser sur le banc des regrets, à te morfondre face à ce que tu as perdu. Il est temps pour toi d'apprécier ce que tu as retrouvé ; La mélodie de son rire, inchangé depuis tant d'année. Le même sourire narquois qu'elle t'adressait si souvent. Avant. La douceur de sa voix encore intacte, celle-là-même qui te sors doucement de ces pensées envahies par une infinité de détails qui te reviennent peu à peu en mémoire. « Ouais, c'est ça Lambert. comme si ça t'faisait pas vibrer, une nana dans un uniforme. » Un rire spontané se fait la malle hors de tes lèvres jusqu'alors scellées. « Ça dépend d'la nana, ça. » Une moitié de mensonge empiétant sur une autre moitié de vérité. Au fond, toutes les femmes te font vibrer, toi. T'es qu'un homme, avec la bêtise d'un homme et les faiblesses d'un homme. La seule différence, c'est que si tu trébuches bien souvent, rares sont les fois où tu tombes. La gueule cassée au sol pour une jolie poupée. Ça t'es arrivé que deux fois dans ta vie. Et après avoir fait exploser le cristal trop fin de ces deux trésors qui avaient eu le malheur de se laisser caresser par le bout de tes doigts trop abîmés, tu t'es juré de ne jamais plus tomber. Aujourd'hui, cette promesse prends une autre dimension alors que tu te jures de ne pas même le faire pour l'un des jolis minois qui avait déjà su te faire déchanter autrefois. « Et j'te parle de manière générale, pas d'moi. » Elle n'aura pas de réponse Maxine. Simplement un sourire teinté d'une subtile mélancolie. Un sourire qu'elle ne remarquera probablement pas. T'as rien à dire à ce moment-là, si ce n'est qu'elle se trompe parce que les effets secondaires de la tornade qu'elle avait été dans ta vie, tu les connais déjà. Mais finalement, c'était peut-être mieux quand t'étais encore capable de les ignorer, juste avant que la belle ne refasse surface, ramenant avec elle une longue traîne de souvenirs écorchés et de remords douloureux. Toi, tu veux simplement qu'elle arrête de jouer avec toi. « J'joue pas, j'joue plus. » Le silence s'impose si fort qu'il dissimulerait presque la soudaine agitation qui t'accapares le corps et l'coeur. Tu te lèves à nouveau, poings serrés, mâchoire crispée. Tu regardes ailleurs pour pas rendre l'instant plus pénible encore. « Ça fait bien longtemps que j'ai arrêté de jouer Cézanne. » Tu l'entends même pas toi. T'entends que dalle hormis le sang qui bouillonne dans ton cerveau, prêt à faire péter le couvercle de la raison qui te permettait encore de garder ton calme jusque là. Parce que Maxine, elle va trop loin, t'obligeant à caresser du bout des doigts les vieux démons qui t'avaient trop longtemps hanté. Tu t'es battu pour qu'ils s'éloignent. Contre les sentiments, et contre toi-même aussi. Tu sais que t'aurais été capable t'cogner la gueule contre un mur, pour peu que ça t'assure la tranquillité d'esprit que t'avais besoin de retrouver avant de t'retrouver toi. Elle sait pas ça, la flic. Ça t'met hors de toi qu'elle puisse croire un seul instant que c'était si facile. Ce dont tu ne te doutes pas en revanche, c'est que t'as joué ta part toi, à faire l'imbécile, à t'rendre idiot. Si t'avais quelque chose dans la caboche, t'aurais sûrement eu moins de mal à montrer que t'avais aussi quelque chose dans la cage thoracique. Alors non, elle sait pas Maxine, elle a jamais su. Autant que t'ignores le manque de toi qu'elle a subi, elle. Le pire, c'est sans doute qu'au moment où ses paroles percutent ta tronche aussi brutalement que si Schwarzenegger venait de te foutre dix droites consécutives, tu persistes à te rendre sourd, la conscience imperméable à chacun de ses aveux. « J'suis plus un bon p'tit soldat. Juste une nana qui a b'soin d'dire c'qu'elle pense, qu'ça plaise ou pas. » Tu secoues la tête, rejetant le rire nerveux qui te brûle la gorge. « Bah ça m'plaît pas. », que tu lâches, lacérant brusquement l'air de ces quelques mots à la spontanéité tranchante. Mais elle s'en fiche pas mal la jolie brune. Elle poursuit jusqu'à ce que t'aies mal. « Tu m'as manqué Cez. Peu importe c'que t'en penses. c'est comme ça que j'le r'sens. T'as p'tre pas envie d'l'entendre, mais moi j'ai b'soin d'le dire. » Ta respiration se coupe suffisamment longtemps pour qu'tu puisses en crever, sûrement. Et pourtant, tu te tiens encore debout devant celle qui, à une époque, était ta bouteille d'oxygène. Tu pourrais rire de cette ironie, mais t'en a pas l'coeur, Cez. T'es planté là comme un con, tes iris accrochant les siennes dans l'espoir de lire un semblant de réponse dans ses yeux troublés. Mais ça vient pas, et t'es incapable de contenir plus longtemps l'animosité toute nouvelle qui ravage ton esprit chaque fois que tu te répètes ses mots dans ta tête, cette pauvre boîte crânienne soudainement trop étriquée pour tout ce qu'elle contient. « J't'ai manqué ? », que tu répètes, incrédule. Tes bras fendent l'air de part et d'autre de ton corps tandis que tes opales assombries balaient les environs comme si tu étais à la recherche de quelque chose. Ou plutôt de quelqu'un. « Alors t'étais où ? » Le ton que tu emploies se fait plus acerbe, ta voix plus forte. La salive que t'avales péniblement avant de poursuivre te semble anormalement amer, presque autant que les paroles de Maxine. Presque autant que le souvenir de son départ. Presque autant que les cendres d'un ancien amour incandescent (peut-être trop) nappant encore aujourd'hui les papilles fictives de ta mémoire, les éveillant temporairement à un dégoût qui redeviendra bientôt la déception d'origine. Celle-là-même de laquelle renaîtra très probablement l'affliction psychologique dont tu croyais t'être défait depuis longtemps. Faut pas qu'ça arrive Cez, faut simplement que tu sois fort. Que tu serres les dents et que tu te battes comme tu l'as toujours fait, parce que tu sais faire que ça pour pas paraître vulnérable. Après tout, tu l'es plus, et tu t'es promis de plus jamais l'être. Alors tu serres les poings un peu plus jusqu'à en faire pâlir tes phalanges. Jusqu'à t'en blesser les paumes avec des ongles pourtant rongés jusqu'au sang. « J't'ai attendue. » Les mots s'échappent de tes lèves avec une désinvolture certaine, contrastant étonnement avec l'aigreur qui animait encore tes paroles une minute plus tôt. C'est vrai, tu l'as attendue. Tu t'es reposé inconsciemment sur les règles de votre propre jeu pendant qu'elle s'amusait déjà à les contourner, jusqu'au point de non-retour. Pourtant c'était ton truc à toi de rien respecter, de jouer au caïd, au voyou qui prenait toujours un malin plaisir à tout foutre en l'air. D'ailleurs, t'y es sans doute pour quelque chose si Maxine s'en est finalement chargé avant toi. T'as l'chic pour tout foirer toi, pour fâner les plus jolies fleurs qui se logeraient par hasard au creux de tes mains, même le temps de quelques infimes secondes. Mais en dépit de cet état de fait, tu sais pertinemment que toi, t'aurais jamais éteint l'incendie délibérément, aussi dangereux fût-il, pour toi ou pour elle. T'étais qu'un putain d'égoïste, sans doute, mais t'éprouves au moins la satisfaction de pas avoir gâché consciemment cette histoire (même si au fond tu n'y es pas pour rien). Tu hausses les épaules pour toi-même. Ton regard semble ancré dans les opales noisettes, et tu te refuses même à cligner des yeux juste pour soutenir les siens. Les secondes s'écoulent lourdement, compressant cet instant comme dans un étau dont vous étiez les deux seuls prisonniers. Pourtant, tu ne flanches pas, malgré le temps qui continue sa course autour de vos deux êtres confinés dans un passé qui reprend grossièrement ses droits sur un présent momentanément suspendu. Tu sais qu'tu lâcheras pas tant qu'elle n'aura pas ouvert la bouche, et sans doute qu'elle le sait aussi Maxine. T'attends pas d'explication de sa part, encore moins une justification quelconque, notamment parce qu'il est trop tard. La vérité c'est que tu ne cherches pas à comprendre. Tu veux juste qu'elle arrête de se foutre de ta gueule. « Tu sais quoi ? J'pense que c'est mieux qu'on parle pas de ça », tu reprends finalement avec tout le sérieux du monde. Chacune des syllabes qui forment ces mots sont d'un givre presque immoral, tant et si bien que tu pourrais sentir l'atmosphère se glacer. Et pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, tu joues l'type détaché parce que c'est plus simple que d'avouer après dix ans que t'étais dingue, ouais. Mais surtout d'elle. « J'veux pas entendre les mensonges que t'as peaufinés pendant toutes ces années au cas où tu reverrais ma gueule, Max. » T'as l'habitude qu'on te prenne pour un con, mais la seule idée qu'elle puisse le faire t'affecte plus que de raison. « On a survécu comme deux grandes personnes, c'est que c'était pas si grave. » Comme si de rien n'était. Comme si ça t'avait fait que dalle. Y'a dans ces paroles le désintérêt qui blesse, et à cet instant précis, tu t'en ficherais presque. C'est la jolie poupée qui s'est tirée, alors t'es pas assez naïf pour croire à ses belles paroles, quand bien même elles seraient issues d'une bonne intention. Sa compassion t'en veux pas, t'es pas un pauvre clébard qu'on a abandonné sur le bord d'un trottoir en lui promettant qu'une gentille petite famille allait s'occuper de lui, une dernière petite caresse en prime. Et t'es pas non plus le sale gosse que t'as été. Remarque, t'as pas beaucoup changé, mais l'homme que t'es aujourd'hui, elle l'a pas réduit au môme sans coeur que tu faisais semblant d'être avant de le devenir vraiment. Alors au fond tu t'en fous, pas vrai ? Dis-le qu'tu t'en balances Cez, et sois convainquant. « Tout ça c'est rien. » Le silence t'étouffes alors que t'as à peine terminé ta phrase. T'as la désagréable impression que ton cerveau est engoncé sous l'oppression féroce des pensées qui te vrillent brusquement l'esprit. Parce que la vérité c'est que tu t'es toi-même perdu dans leur sillage. Qu'est-ce qui n'est rien au juste, hein ? "Tout ça", c'est ses bobards à la con. "Tout ça", c'est le manque. "Tout ça", c'est la déchirure d'une séparation. Et par dessus tout, avec toute la douleur que cette phrase risquait alors d'engendrer, "tout ça", c'est vous. Et là tu mens, bordel. Tu mens comme un arracheur de dents. Parce que elle et toi, c'était pas rien. Elle et toi, c'était un putain d'ouragan.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 24/6/2017, 00:23


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tu te moques, toi. tu titilles, toi. comme si c'était si simple finalement. comme si rien n'avait changé. parce que c'est si facile de retomber dans la routine d'antan. parce que c'est si facile de retrouver les bonnes vieilles habitudes. parce que, quand t'y penses, t'as toujours été incroyablement à l'aise quand il était dans les parages. t'as toujours eu la déconne facile, les mots qui fusent et attisent les sourires, les rires. parce que c'est si facile de se foutre de la gueule des gens, se foutre de tout, se foutre de rien quand t'es avec lui. douce sensation qui se faufile à l'intérieur de ta cage thoracique. tu te berces des illusions du passé, comme si c'était possible que tout fonctionne à la perfection. vous aviez beau être extraordinaire ensemble, le seriez-vous pourtant toujours après tout ce temps ? cette petite voix, à l'intérieur de ta tête, te murmure que tout est possible quand il s'agit de vous deux. mais toi, toi t'en es pas si certaine que ça. tu sauves les apparences, tu retombes en enfance, t'essaies d'avancer. et t'arrives même à lui soutirer un éclat de rire avec l'une de tes conneries sur les femmes en uniforme. t'avais presque oublié la saveur de cette spontanéité. comme un lointain souvenir, ce bruit que l'on n'arrive plus vraiment à définir mais dont il reste tout de même une trace, un morceau incomplet d'une mélodie qui reste en mémoire jusqu'au bout. ça fait du bien à ton palpitant, ça fait du bien à ta caboche qui peine à rassembler les souvenirs manquants. comme si t'avais fait en sorte de les oublier. pour ne pas souffrir. pour ne pas regretter ton choix. t'as tout qui te revient en pleine face et t'arrives à rattraper au vol quelques bribes apaisantes. jusqu'à ce que tes paroles ne s'accordent plus avec le ressenti du sniper. t'aurais dû t'y attendre pourtant, t'aurais dû rester sur tes gardes, comme tu sais si bien le faire habituellement. oui, mais d'ordinaire, cézanne lambert n'est pas à tes côtés. d'ordinaire, t'es pas déstabilisée par tes interlocuteurs. d'ordinaire, t'as cette aisance à jouer avec la langue de molière. et là, à cet instant précis, t'as abandonné toutes tes barrières, ouvrant la voie à tes regrets, tes malaises et autres tragédies de ta vie quotidienne. parce qu'il a cet effet sur toi, lui, que d'autres n'ont pas. ton plus gros point faible reste cet attachement que tu avais pour lui et que tu sembles retrouver un peu plus à chaque seconde qui s'écoule. parce que c'est si facile pour toi de croire que t'as pas tout perdu de ce que vous aviez. oh tu sais bien qu'il ne sera pas du même avis que toi. l'optimiste de vous deux, ça a toujours été toi. et encore aujourd'hui, comme si tout était resté à sa place. et tu le vois qu'il s'agite, tu le vois qu'il s'énerve. impuissance de ce petit bout de femme qui ne sait faire rien d'autre que d'observer et d'attendre. parce que t'es pas du genre à pousser les gens à bout, toi. ça non, tu t'adaptes, tu patientes, tu écoutes. mais pas aujourd'hui. parce que t'as pas envie de devoir tourner cette page de ce nouveau livre qui vient à peine de s'ouvrir. t'as clôturé le dernier tome de votre histoire, ce n'est certainement pas pour le laisser étouffer ce nouvel opus. alors tu lui dis toi, que t'as plus envie de jouer, que t'as arrêté d'être celle qui se contente de hocher la tête en silence. parce que tu t'es endurcie pour pouvoir supporter la misère du monde. mais pas assez pour garder ce cœur qui fait de toi la personne sensible et altruiste que tu es. mais lui, ça ne lui plait pas que tu sois plus forte que tu ne l'étais. parce que, maintenant, t'es capable de mettre des mots sur ce que tu ressens. maintenant, t'es capable d'ouvrir ta gueule quand t'en ressens le besoin. et là, t'as besoin de parler, de mettre des mots sur le flot d'émotions qui te submerge. alors tu lui dis qu'il t'a manqué. tu lui dis parce que ça te choque d'en être rendue à penser que t'auras jamais dû partir. parce que t'avais pris la bonne décision à l'époque. et il le sait bien, tout au fond de lui, que c'était la meilleure chose à faire. il doit bien le savoir, lui, que votre relation te consumait à petit feu et que t'aurais jamais pu en ressortir indemne si tu étais restée plus longtemps. tu refuses de croire qu'il n'était qu'un pauvre crétin, tu refuses de croire qu'il n'avait pas vu à quel point votre couple était destructeur. autant pour toi, que pour lui. tu refuses de croire qu'il avait si peu de considération pour ta personne pour ne pas remarquer les larmes que tu tentais de cacher du mieux que tu le pouvais. oh non, il n'était pas aussi idiot que ça, le lambert. et malgré tout ça, tu es en mesure d'affirmer qu'il t'a manqué. parce que c'est la vérité et que tu ne vois pas d'autre façon de lui faire comprendre que tu es contente de le voir. t'aurais peut-être pas dû pourtant. t'aurais mieux fait de fermer ta gueule, comme tu le faisais si bien, à l'époque. parce que tu vois la détresse, la panique, la colère, la rancune dans ses iris assombries. s'il pouvait te tuer d'un regard, il l'aurait probablement fait. et toi, tu dis rien. toi, t'encaisses. toi, t'avales ta salive avec difficulté, revalant ta fierté, ravalant ton honnêteté par la même occasion. jusqu'à ce qu'il te dise qu'il t'avait attendu. ta bouche qui s'entrouvre pour finalement se refermer en l'espace d'un instant. parce que, toi, tu pensais qu'il avait compris, cette fois-là, que tu ne reviendrais pas. tu pensais qu'il avait tracé sa route, sans se retourner, comme tu l'as fait. prise de conscience d'un acte que tu ne pensais pas aussi ravageur. parce que c'est toi qui lui as fait du mal. c'est toi qui es partie. c'est toi qui as tout foutu en l'air. et tu ne pensais pas qu'il t'attendrait. tu ne pensais pas qu'il se serait accroché à l'espoir que tu reviennes, comme tu le faisais toujours. t'as cru avoir été assez clair. t'as cru mais t'as pas pensé que t'étais pas celle que tu es aujourd'hui. t'aurais pu m'rattraper tu sais. t'aurais pu m'empêcher d'partir. mais t'as rien fait cez, rien. ton regard qui se perd sur le bitume. pas un mot plus haut que l'autre, le ton de ta voix d'un calme déroutant. même pour toi. c'était pas d'ta faute, j'sais bien. que tu soupires, acceptant ainsi d'endosser toute la responsabilité de l'échec de votre relation. j'revenais toujours alors tu t'es dit qu'ça passerait cette fois aussi. comme si tu comprenais à présent ce que tu avais laissé derrière toi. comme s'il suffisait de dix années écoulées pour comprendre que t'as foutu la merde depuis le premier jour, à être habituée à partir pour mieux revenir. ta voix qui se perd dans le silence assourdissant de votre conversation qui part à la dérive. comme si tu te parlais plus à toi-même, comme si tu prenais conscience de ce que tu avais engendré, à cette époque. murmure dont tu ignores s'il a capté l'essence, s'il a même entendu ton raisonnement. prise de conscience d'un passé que t'as planqué au fond d'un tiroir de peur que tes proches ne te jettent la pierre. parce qu'ils l'auraient fait s'ils avaient su que tu t'accrochais encore à quelques instants clés de ton existence. et toi qui t'apprêtais à battre en retraite, à te plier en quatre pour calmer la colère grandissante de cet homme que tu as aimé si fort, tu renonces. parce qu'il te fait mal. parce qu'il te plante ce pieu dans le dos sans même penser un seul instant à ce que tu pourrais bien ressentir. comme s'il ne s'agissait que d'une vengeance, une revanche à prendre sur ton départ prématuré, il y a des années de cela. mes mensonges ?! sérieusement cez ?! c'est à ton tour de quitter les marches de ces escaliers que tu partageais avec lui, quelques minutes plus tôt. l'une de tes mains, tremblante, qui passe sur ton front pendant que tu cherches les bons mots, ceux qui pourraient à la fois apaiser le feu qui brûle en toi et celui qui ravage le regard du sniper. toi, mieux que personne, sait à quel point je suis mauvaise menteuse. toi, pourtant si douce, t'as ce ton amer sur le bout de ta langue. ces paroles crachées comme une insulte à celle que tu es. parce que ton père t'a toujours appris que tu n'arriverais à rien dans la vie si tu te complaisais dans l'arrogance du mensonge. ton père t'a montré le chemin à suivre et lambert, il vient de coller une grande claque dans la gueule de l'homme qui sera toujours ton pilier, ton phare dans la tempête. t'as pas l'droit de m'dire que j'mens. t'as même pas l'droit d'le penser. tu t'prends pour qui pour m'insulter d'la sorte, hein ? parce que t'aurais pu passer au-dessus de ça si ça n'avait pas été lui. t'aurais pu effacer ces mots du revers de la main, comme tu effacerais quelques mots marqués dans le sable. t'as eu beau chercher quelque chose qui apaiserait les tensions, t'as pas réussi à trouver ce qu'il fallait. parce que t'as tellement mal toi. si t'as été capable de survivre, comme tu l'dis si bien, ça devrait même pas t'atteindre. tes yeux qui cherchent les siens parce que t'as pas l'intention de rester sur cette note désastreuse. tu veux pas que tout foute le camp alors que vous aviez réussi à trouver un terrain d'entente. alors tu soupires, tes bras qui retombent le long de ton corps. tu fais un tour sur toi-même, comme pour oublier que t'as haussé le ton de la voix, comme tu le fais pourtant si rarement. parce que c'est pas toi ça. tu t'énerves pas toi, jamais. y a vraiment que lui pour t'atteindre à ce point-là. toujours. tout ça, c'est rien. t'en restes bouche bée toi. parce que tout ça, ça peut avoir tellement de signification et tu ne pourras jamais avoir la bonne. celle qui tourne dans sa tête, à lui. toi, tu peines à respirer, comme si tu venais de te prendre un sacré coup dans le plexus. et tu trembles toi, des pieds à la tête. tu trembles, perdue entre colère et tristesse. et tu t'attendais à quoi, au juste ? tu reviens la gueule enfarinée comme si tout allait bien. mais pour qui tu te prends, au juste ? tout ça, c'est rien. les mots qui tournent en boucle dans ta boîte crânienne, à t'en donner le tournis. yeux humides, gorge nouée. tu prends cher et pourtant tu restes debout. si c'est vraiment rien, pourquoi on s'prend la tête, au juste ? ta voix se brise. parce que tu comprends pas toi, ce qu'il veut dire. parce que t'as plus ta place dans sa tête, t'as plus le monopole de ses pensées. et ça te file un sacré désavantage ça. parce que tu sais plus ce qu'il pense, tu sais plus rien. et tu pensais sérieusement que vous pourriez repartir de zéro. pauvre conne.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 28/6/2017, 01:54

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Ça tambourine au creux de ta caboche. Des échos de souvenirs, des décibels criardes de remords à peine couvertes par le vacarme des mille et unes cloches sonnant le glas de la tranquillité d'esprit que tu pensais avoir définitivement retrouvée. C'est comme des coups de poings dans l'bide à chaque mot qui s'échappe des lèvres auparavant désirées de la jeune femme. Une mélodie aussi doucereuse qu'assasine qui remet soudainement en péril cette confiance que t'as toujours eue. « T'aurais pu m'rattraper tu sais. t'aurais pu m'empêcher d'partir. Mais t'as rien fait Cez, rien. » Un voile aux fibres confondues de rage et de peine embue tes opales jusqu'alors assombris par des sourcils froncés. Tu ne te permettrais pas de la contredire parce qu'elle a raison. Elle avait souvent raison Maxine, étouffant chaque fois avec justesse tous les torts que tu t'évertuais à défendre. T'avais besoin de ça à une époque, de l'équilibre qu'elle était pour toi sur chacun des plans de ta vie. Un équilibre psychologique, et puis un équilibre plus concret aussi. Et aujourd'hui encore, elle dit vrai la belle, à cela près que sa vérité, cette fois, n'annule pas la tienne. Non, t'as rien fait pour la retenir. T'étais con, tu t'en foutais. Elle allait revenir Maxine alors tu pouvais bien jouer au mec détaché, sans peur ni regret. Mais ce qu'elle sait pas c'est que tu l'aurais sans doute pas laissée filer de la sorte si t'avais su qu'elle n'avait plus l'intention de faire un seul pas en arrière. T'étouffes un rire pour toi-même à l'instant où tu te rends compte qu'une si simple prise de conscience aurait pu te faire mûrir d'un seul coup. Au lieu de ça, t'es resté trop longtemps un sale môme, Cez. T'as tardé à devenir un homme et c'est en partie pour ça qu'elle est jamais revenue. Parce qu'elle savait, encore une fois. Y'avait trop de lucidité dans sa jolie tête pleine contre la tienne trop dure et trop vide. Pour cette raison, tu sais au fond de toi qu'elle ne serait pas retourné en arrière malgré tout ce que tu aurais bien pu faire. Ton visage oscille de gauche à droite dans un mouvement à peine perceptible. « Regarde-moi, Max. » Après avoir fait quelques pas pour la rejoindre, tu t'accroupies face à elle, ne laissant que le silence s'interposer entre elle et toi. L'une des tes mains agrippe délicatement son menton. La pulpe de tes doigts rencontre sa peau dans un geste doux et ferme à la fois, l'incitant finalement à plonger ses yeux dans les tiens. « Regarde-moi droit dans les yeux et ose me dire que tu serais restée. » Bien sûr que non, elle ne l'aurait pas fait. Maxine, elle était bien trop intelligente pour jouer indéfiniment à ce jeu qui, avec le temps, s'était avéré être une erreur. Heureusement, elle avait su rectifier le tir à temps. Ou malheureusement, t'en sais trop rien. Ce dont t'es sûr, c'est qu'elle a été la seule à prendre la décision finale et que c'est précisément pour cette raison que tu doutes de ses aveux. Parce que t'as pas pu lui manquer comme elle t'a manqué. « Mes mensonges ?! Sérieusement Cez ?! Toi, mieux que personne, sait à quel point je suis mauvaise menteuse. T'as pas l'droit de m'dire que j'mens. T'as même pas l'droit d'le penser. Tu t'prends pour qui pour m'insulter d'la sorte, hein ? » Ton sang ne fait qu'un tour. Tu le sens bouillonner dans ton crâne tel un fleuve de lave prêt à affluer hors de ton être en éruption. « Pour qui j'me prends ? » que tu craches en reprenant ses propres mots. Tu recules puis reviens sur tes pas comme le ferait un fauve en cage. « Tu me demandes pour qui j'me prends ? J'me prends pour l'pauvre con que t'as laissé dans sa merde alors que t'étais la seule chose bien qui lui était arrivée dans sa putain de vie ! Cézanne Lambert, ça te dit quelque chose ? » Les paroles sont aussi assassines qu'elles ne laissent sous-entendre les aveux indicibles de l'homme à trop grande fierté que tu es. C'est de cette façon, aussi irréfléchie soit-elle, que tu confesses sans réellement le vouloir qu'elle avait été plus que ce qu'elle aurait pu croire. Qu'elle t'avait apporté plus encore que ce qu'elle aurait pu penser. Néanmoins, tu ne parles pas d'amour à ce moment-là parce que t'en es pas capable et que tu te refuses à te rendre faible à nouveau pour des sentiments enterrées qui n'avaient pas lieu de renaître de leurs cendres. Tu t'es juré qu'elle saurait pas Maxine. L'ancien attachement que tu sembles reconnaître aujourd'hui était déjà bien suffisant. Pourtant, t'ignores pourquoi tu fais ça. Pourquoi tu dis ça. Parce qu'au fond de toi, tu lui en veux même pas. Ce sont simplement les pensées égoïstes d'un pauvre gamin blessé qui refont surface par vagues, emportant dans leurs rouleaux destructeurs le semblant de maturité qui te permettait encore de converser avec le fantôme de ton passé de manière réfléchie. Tu baisses finalement les yeux, comme tu l'as rarement fait dans ta vie, balayant le bitume d'un regard incertain, presque désolée. « Alors peut-être bien qu'il n'a jamais eu le droit de t'insulter lui non plus. Mais il ne l'a jamais fait, Max.Je l'ai jamais fait. C'est pas maintenant que ça va commencer. » Tes épaules se haussent faiblement. T'es peiné que vous ne soyiez plus capable de vous comprendre, mais tu dissimules habilement l'infime malaise avant de reprendre. « T'es la seule personne au monde que j'ai respectée. La seule que je respecte encore et que je respecterai jusqu'à ce que je crève. » Tes yeux retrouvent les siens, parce que t'es bien décidé à lui faire prendre conscience de la sincérité de ces propos. Bien sûr, y'a ta soeur, mais elle, tu la considères plus encore que n'importe quelle marque de respect ne pouvait bien le prouver. Et ça, Maxine, elle le sait. Bien sûr, y'a eu Léa, aussi. Mais Léa, elle est le secret que tu gardes jalousement, comme le plus précieux des trésors, en dépit de son éclat qui n'est plus. Sa valeur reste intacte à l'heure d'aujourd'hui au fond de c'foutu palpitant qui demeure en suspend depuis qu'elle t'a quitté, et tu n'es définitivement pas prêt à la partager (encore moins avec celle que tu avais chéri de la même manière par le passé). Au fond, c'est peut-être bien ce dernier détail qui te rend irritable. T'es plus réellement capable de retenir des mots qui n'auraient jamais du passer la barrière de tes lèvres. Des mots aiguisés comme des couperets qui n'auraient jamais dû blesser la jeune femme qui se trouve en face de toi. Et tu t'en veux putain parce que Maxine, tu l'estimes bien trop pour lui faire du mal. « Si t'as été capable de survivre, comme tu l'dis si bien, ça devrait même pas t'atteindre. » « Je m'en fous. » Le souffle vaporeux qui emporte tes paroles s'atténue sous les flux insaisissable du vent qui semble à lui seul meubler le silence qui suit. Un coup d'épaule négligé ponctue la phrase presque inaudible. D'ailleurs, tu te surprends à espérer presque aussitôt qu'elle ne l'ait pas entendue parce que c'est pas vraiment ça qu'tu penses même si c'est tout de même ce que t'essaie de faire croire. « Tout ça, ça m'dépasse. », que tu corriges maladroitement avant de te gratter nerveusement l'arrière de la tête. Tu penses qu'elle peut le comprendre Maxine, aussi paumée que toi dans le dédale d'un passé se confondant dangereusement au présent. Le hic c'est que dans cet histoire, y'a pas de cailloux pour le petit Poucet, ni même de pelote de laine pour le minotaure. Vous êtes livrés à vous-mêmes face à un destin branlant, inconfortablement posés sur les fondations incertaines d'un passé tout aussi instable. Force est de constater que t'es pas à l'aise Cez, mais ce n'est pas grand chose comparé à la tristesse de Maxine qui se matérialise peu à peu devant toi. La brume de spleen qui voile son regard dépourvu de sa narquoiserie d'origine te fait culpabiliser plus que de raison. « Si c'est vraiment rien, pourquoi on s'prend la tête, au juste ? » Ton regard se perd aux alentours, à la recherche d'une réponse que tu ne trouves pas ailleurs que dans tes propres ébauches de réfléxions. « Parce qu'on est cons. Parce qu'on l'a toujours été. » Tu marques une courte pause avant de rectifier. « Ou plutôt, parce qu'on s'est toujours rendus cons. » Tu laisses échapper un rire vide de joie, manifestant plutôt l'absurdité de la situation dont vous étiez les acteurs quelques années auparavant. « Nous deux, j'veux dire. C'est pour ça qu'ça marchait pas. Y'a certaines choses qui rendent les hommes stupides. » Des choses que tu ne nommeras pas. Parce qu'il est trop tôt, ou peut-être trop tard. Mais c'est vieux comme le monde, ça. Y'a que toi qu'es pas capable de l'admettre, parce que tu t'crois fort mais qu'en fait t'es surtout lâche dès que ça te concerne de trop près, toi et ton ego de mâle. Mais Max elle y peut rien, elle. Max elle s'en fiche à cet instant précis. Max, elle a les larmes aux yeux. Les perles cristallines occultent l'éclat de ses iris noisettes et tu remarques qu'elle se donne beaucoup de mal pour les ravaler. Mais toi, tu vois sa peine. T'aurais pas pu passer à côté, même dix ans après. Et cette peine, elle te déchire le coeur. T'avais oublié à quel point tu détestais assister à ça. Et bordel, ça n'a pas changé le moins du monde. D'un pas hésitant, tu t'approches de la jolie brune, suffisamment pour enserrer sa main au creux de la tienne. Ce simple contact électrise chaque parcelle de ta peau, t'amenant même à fermer les yeux le temps d'une fraction de seconde. Une fraction qui te semble pourtant une éternité. Lorsque tes paupières découvrent enfin tes yeux, tu incites Maxine à se retourner enfin, et, d'un geste peu assuré, tu la prends dans tes bras. Simplement. Naturellement. Comme si votre dernière étreinte, dix ans auparavant, n'avait jamais pris fin. « Pas d'ça devant moi, Max. Plus maintenant. » L'une de tes mains épouse l'arrière de sa tête qui se loge doucement au creux de ton épaule. Tu t'étais promis il y a longtemps de ne plus jamais être la cause de ses larmes, et tu as au moins la satisfaction de ne plus jamais l'avoir été durant toutes ses années où vos deux corps étaient inéluctablement séparés, quand bien même vos coeurs pouvaient encore se réclamer. Aujourd'hui, tu refuses de faillir à nouveau à cette promesse. Aujourd'hui, tu veux être celui qui l'empêchera de verser à nouveau les larmes que tu avais trop souvent fait couler. Maxine, elle était bien trop belle pour que tu te permettes de laisser la peine atténuer ne serait-ce qu'une bribe de ce qui la rendait si éclatante. Plus encore qu'elle ne l'avait jamais été.
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fuis-moi comme le cholera parce que j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit. et au pire, ça t'donnera envie d'me cracher à la gueule.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 29/6/2017, 01:03


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pacte scellé par vos deux poings qui se rencontrent. le début de quelque chose de nouveau que vous n'aviez encore jamais expérimenté. parce que toi, tu avais estimé qu'il serait judicieux de repartir de zéro, comme si vous vous rencontriez pour la première fois. parce que dix ans, c'est long mine de rien. vous alliez essayer, vous alliez tenter l'extraordinaire, ensemble. rien ne peux vous résister, même après tant de temps séparés l'un de l'autre. douce illusion que de penser que les choses auraient pu changer. cézanne n'apprécie pas ta franchise. cézanne est contrarié par ton trop plein de confiance en toi. mais toi, t'as grandi depuis dix ans, t'as gagné en maturité et tu n'es plus vraiment la maxine docile qu'il a pu connaître. bien que tu ne l'étais pas tant que ça, aujourd'hui, c'est encore pire. tu aurais dû garder tes pensées pour toi, ça aurait évité que le ton monte. tes paroles prononcées à demi-mots sont parvenues jusqu'à ses oreilles. il aurait pu te retenir, lui, la dernière fois que tu es partie. tu ajoutes que ce n'était pas de sa faute parce que tu aurais dû être plus claire. t'avais pas été assez explicite toi. alors lui, il t'a attendu. et tu admires, avec une certaine rancœur, le résultat de ton départ. désastre d'une situation que tu pensais pourtant avoir maîtrisée mais dont tu ignorais tout. regard qui refuse de quitter le bitume, tu n'as même pas remarqué le rapprochement du sniper. le contact de ses doigts sous ton menton te fait sursauter. légèrement, presque imperceptiblement. forcée de plonger tes prunelles dans les siennes, tu te mords la lèvre inférieure, une pointe de regret qui se faufile au cœur de tes iris noisettes. j'sais pas. j'en sais rien. c'est si loin. murmure, souffle qui se mêle avec la brise légère qui s'immisce entre vous. peut-être. peut-être pas. on n'saura jamais. vérité amère d'un possible univers parallèle dans lequel vous seriez peut-être toujours en train de jouer au même jeu malsain, entre amour et haine, en passant par la maladresse et les caresses instables. si seulement le peu de tendresse retrouvée pouvait durer plus longtemps. mais non. ce serait bien trop beau et tellement pas vous. cézanne, il repart dans les tours et te traite de menteuse. et ça, ça a le don de t'agacer profondément. surtout venant de sa part, à lui. tu ne sais pas mentir, toi. ça se verrait comme le nez au milieu de la figure. et puis, de toute manière, tu n'as pas été élevée dans le mensonge. du coup, pour toi, c'est comme s'il s'en prenait à ton père en t'insultant de la sorte. ton père est si important pour toi. il est tout ce qu'il te reste de cette famille qui s'est désagrégée au fil du temps. depuis la disparition de ta mère, il est ton seul pilier, ton seul rempart, ta seule force. le seul homme qui tient encore ton cœur entre ses mains fatiguées d'avoir tant travaillé. alors tu en viens à sortir de tes gonds. tu hausses le ton, toi, alors que c'est pourtant si rare. effet indésirable d'une attaque que tu prends personnellement, bien plus que tu ne l'aurais fait si les mots s'étaient échappés d'autres lippes. tu parles mal, tu réponds à son attaque sans aucun scrupule parce qu'il t'a blessé. t'es pas de nature violente et pourtant, t'aurais une envie de massacre que ce ne serait pas étonnant. tu vois rouge, toi. jamais, ô grand jamais il n'aurait dû s'en prendre à toi après tout ce temps, à ton éducation, à ton géniteur. l'impression de retomber dans les sillons creusés par le passé, comme si c'était hier. t'as mal, hein, maxine ? et lui, alors ? lui, il tourne devant toi comme un lion en cage. tu le vois bien que ça l'énerve encore plus, cette pseudo prise de pouvoir que tu tentes de faire passer. et ses mots te laisses un goût amère au fond de la gorge, comme si tout ça, c'était de ta faute. ah parce que tu crois que j'étais au mieux de ma forme à ce moment-là peut-être ? t'es pas l'seul a avoir souffert cézanne. que tu lâches avant même d'avoir écouté tout ce qu'il avait à dire. parce qu'il ne sait pas, lui, combien ça a été difficile de te relever, la dernière fois que tu as tourné les talons. il ne sait pas, lui, toutes les nuits où maé a dormi avec toi parce que tu avais besoin de sa présence apaisante pour pouvoir goûter l'espoir de rejoindre les bras de morphée. il ne sait pas, lui, tous les efforts que magalie a fourni pour être forte à ta place et surmonter son envie insatiable d'aller lui refaire le portrait. il ne sait pas, lui, l'effet que ça t'a fait de prendre conscience que tu ne reviendrais pas. parce que toi, t'étais amoureuse. tu l'aimais comme tu n'as plus jamais aimé personne après lui. tu l'as aimé à tel point que tu croyais l'entendre te parler dans tes songes, que tu croyais sentir son parfum sur ces vêtements que tu portais autrefois. ça a été un véritable désastre de te remettre sur pieds. et, après ça, tu t'es refusée à tomber amoureuse une fois de plus. parce que ça fait trop mal d'aimer. ça t'a fait trop mal de lui offrir ton cœur à peine cicatrisé pour qu'il s'amuse avec comme bon le lui semblait. alors non, il ne sait pas à quel point tu as eu du mal à te relever de l'avoir quitté. quand le vacarme de ta conscience cesse enfin, tu te rends compte qu'inconsciemment, tu as entendu ce qu'il t'a dit. tu étais la seule chose de bien qui lui était arrivé dans sa vie. inconsciemment, tu lui avais répondu qu'il n'était pas le seul à avoir souffert de ton départ. comme si les mots avaient pris le pas sur ta conscience. sensation bizarre d'un espèce de déjà vu qui n'en n'est pourtant pas un. quoi que tu ne pourrais pas nier avoir déjà pensé à des retrouvailles. cependant, aucune de tes expectations ne ressemblaient à celle-ci. il te parle de tout le respect qu'il a toujours eu pour toi, qu'il a toujours et qu'il aura toujours. jusqu'à ce qu'il crève. tu ravales ta salive, tu te sens tellement conne de t'être emportée pour si peu. parce que ce n'est pas grand chose finalement. t'as réagit aussi démesurément parce que c'est lui, justement. cez ... que tu souffles, incapable d'en rajouter plus. tes prunelles qui croisent les siennes et ton regard qui s'attendrit l'espace d'un instant. parce que tu le crois toi. tu ne connais que trop bien ses jeux de regards, même après tout ce temps passé loin de lui. t'as plus le monopole de son esprit mais tu sais encore discerner quand il te ment. t'es pas flic pour rien, toi. tu sais quand quelqu'un te ment et tu sais parfaitement que, à cet instant précis, il serait incapable de fausser la vérité. tu redescends d'un étage toi. ça te calme l'espace d'un instant. ça apaise le feu qui avait commencé à te consumer à l'intérieur. jusqu'à ce que tu entendes ces quatre petits mots. je m'en fous. la mâchoire qui se crispe, le regard qui se durcit dans la foulée. la seule question qui tourne en boucle reste de savoir pourquoi. t'aimerais la lui hurler. pourquoi ? pourquoi, s'il s'en fout, il reste planté là ? pourquoi est-ce qu'il ne cherche pas à débarrasser le plancher ? pourquoi a-t-il approuver cette demande de repartir de zéro ? pourquoi est-ce qu'il est là, à te persuader qu'il te respecte s'il se fiche de tout ? tentative maladroite de se rattraper aux branches. c'est rien d'le dire. que ça t'échappe un peu trop froidement. petit animal blessé que tu es, t'es même pas capable de garder la tête haute. et tu n'as pas encore subit le coup de massue qui te sera fatal. tout ça, c'est rien. tu paniques, tu suffoques, tu trembles. t'es plus dans sa tête, au lambert. tu ne sais pas ce qu'il veut dire par là mais tu peux très bien imaginer. et ça te touche plus que de raison. parce que, pour toi, tout ça, c'est pas rien. même si tout ça, c'est pas grand chose, pour toi, ce n'est pas rien. ça n'a jamais été rien. alors t'as les yeux qui s'embrument, un voile léger de ces perles salées qui menacent de se faire la malle. tu ravales ta fierté, y a ta voix qui part en couilles quand tu lui demandes pourquoi vous vous prenez la tête si tout ça ne représente rien. l'animal n'est plus blessé, l'animal se meurt lentement. t'as du mal à respirer mais tu restes debout parce que tu ne voudrais pas lui donner la satisfaction de céder à la pression aussi facilement. t'aimerais rire à ce qu'il te répond, t'aimerais prendre ses paroles à la légère et y comprendre le sens caché de ce qui rend les hommes stupides. tu le comprendras quand tu auras repris ton souffle. mais pour l'heure, t'essaies d'être aussi forte que tu peux l'être en présence de n'importe qui. n'importe qui d'autre, sauf lui. cette façon qu'il a de t'atteindre en toute circonstance, comme si le manque de lui te rendait encore et toujours plus faible. tes dents supérieures viennent attraper ta lèvre inférieure, la mordant presque à sang. tu lui tournes le dos parce qu'il faut que tu retrouves une certaine contenance qui échappe totalement à ton contrôle. tu tentes de reprendre ton souffle, tu tentes de ne pas t’effondrer. parce que tu t'étais jurée de ne plus jamais finir à genoux. tu t'es jurée de ne plus jamais ressentir d'émotions aussi fortes que celles-ci. faiblesse d'une âme qui ne demande qu'à le retrouver, lui. et t'as pas vu toi, t'as pas fait attention toi. trop concentrée dans ta recherche de sérénité. sa main qui enveloppe la tienne, tes yeux qui se ferment, tes dents qui accentuent leur pression sur ta lèvre. tu résistes, tant bien que mal à ce contact qui t'électrise, qui t'enivre. tu résistes, tant bien que mal à cette envie de lâcher prise. tu résistes, tant bien que mal alors que tu te retrouves blottie dans ses bras. tu n'as pas compris comment t'étais arrivée là. t'as pas capté vos deux corps se rapprocher, s'attirer, se désirer. bouffée d'oxygène indispensable à ta survie. là, tout contre lui, la tête enfouie au creux de son épaule. tu mets un temps avant que tes bras ne trouvent le chemin, leur chemin. ils renferment ce corps qui t'avait été arraché, ce corps que tu avais choisi d'abandonner. et pourtant, à cet instant précis, c'est comme si toute cette distance et ce temps écoulé n'avaient jamais existé. ton palpitant qui s'emballe de tout cet air qui parcourt enfin tes poumons. facilité retrouvée de cacher ta peine, tes larmes. facilité de renfiler cette carapace si épaisse qui te colle à la peau. faiblesse et force d'une relation qui fonce tout droit dans le mur alors que les fondations sont déjà si bancales. et tu restes là, comme ça, l'espace de quelques instants. tu ne sais pas vraiment si c'était des secondes ou des minutes. t'as perdu toute notion du temps. tout ce que tu sais, c'est que ça, ce n'est pas rien. m'laisse pas cez ... murmure qui s'échappe et dont lui seul peut en entendre les nuances. faiblesse de ton âme égarée. faiblesse d'un instant volé qui ne ressemble en rien à ce que tu aurais pu imaginer. toi, la rêveuse, toi, l'idéaliste, toi, l'optimiste. j'veux pas d'ça ... j'veux pas qu'on s'déchire ... que tu souffles alors que tu te défais avec délicatesse de son étreinte protectrice. ça fait trop mal ... et tu fuis son regard, encore une fois. parce que tu retombes lentement dans les méandres d'un passé disparu. parce que tu te laisses lentement couler dans les blessures à peine guéries qu'il avait soigneusement et méticuleusement causé. c'est derrière vous tout ça. y a que l'avenir qui vous ouvre ses bras. et toi, toi tu veux plus parler d'avant parce que ton cœur en souffre encore et que c'était peut-être pas assez long, dix ans, pour que tes plaies se cicatrisent. toi, t'as besoin d'autre chose, t'as besoin d'avancer. et vous n'y arriverez jamais si vous restez coincés dans les reproches d'un temps révolu.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 18/7/2017, 00:50

WE GOT THE FUTURE IN THE PAST
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
T'es plus qu'un témoin impuissant, Cez. Tu te tiens là, le regard hagard, devant tout un tas de certitudes solidement bâties sur des années de suppositions qui dégringolent subitement devant tes yeux. Qu'elle en avait rien à foutre, qu'elle serait jamais revenue. Tu te rends compte finalement que t'as cru ce que tu voulais pour ne pas avoir à la supplier de rester. Alors qu'au fond, t'en crevais. « J'sais pas. j'en sais rien. C'est si loin. Peut-être. peut-être pas. on n'saura jamais. » Tu hoches légèrement la tête, un sourire amusé naissant au coin de tes lèvres. Un rire presque inaudible s'en échappe alors que tu tentes maladroitement de le dissimuler en regardant ailleurs. Tu la trouves mignonne Maxine, et tu t'attendris inévitablement face au mal qu'elle se donne pour essayer de te faire croire que la fin de votre histoire n'avait jamais été scellée par ses soins. Ce que t'as jamais été capable de comprendre, c'est qu'elle ait pu être aussi paumée que toi. Aussi indécise. Aussi blessée, a fortiori. Parce que la vérité c'est que l'un sans l'autre, vous étiez pas grand chose. « Ah parce que tu crois que j'étais au mieux de ma forme à ce moment-là peut-être ? T'es pas l'seul a avoir souffert Cézanne. » Et là, est-ce que t'es le seul à trouver cet instant beaucoup trop pénible ? T'es pas certain qu'elle, elle ait l'impression de sentir son propre coeur s'écraser entre ses doigts à chacun de ces mots. Parce que toi, c'est ce que tu ressens à cet instant, ou quelque chose d'au moins aussi douloureux. Tu sais que t'as été un con et que tu l'as sûrement fait souffrir plus d'une fois. Que ses larmes ont coulé parfois sans que tu ne sois capable de les arrêter. Mais jusqu'alors, tu n'avais encore jamais pris conscience du fait qu'elle ait pu pâtir de sa propre décision. Jamais. Parce que comme toujours, t'as été qu'un putain d'égoïste à regarder ton propre nombril et à t'occuper de ton propre mal quand bien même tu avais su habilement le cacher. Si bien que le monde entier a cru à tort que ça ne t'avait rien fait. Absolument rien. Alors qu'en réalité, elle, elle était absolument tout. C'est là que t'as compris que tu serais jamais capable de laisser tomber les masques Cez, et que tu resterais un type sans cœur aux yeux des autres, et même aux tiens tant que tu serais capable d'ignorer tes propres sentiments comme tu l'as toujours fait. « L'ironie c'est sans doute qu'on aurait eu besoin l'un de l'autre pour se sortir la gueule de l'eau. C'est con, non ? », que tu balances sans trop réfléchir, te laissant aller à nouveau à un aveu que, cette fois, tu ne regrettes pas foncièrement d'avoir lâché. T'es certain qu'elle le sait Maxine, qu'elle était la seule personne dont t'avais besoin pour pas t'enfoncer un peu plus à chaque sale moment de ta vie. Que quand elle était pas là pour le faire, tu t'embarquais toujours vers le pire, parce que t'étais incapable de faire autre chose que d'aller sans ce sens. C'était plus facile. Tu te surprends alors à penser qu'elle avait bien fait de ne pas revenir, sans quoi elle t'aurait retrouvé dans un état plus pitoyable encore que tu ne l'étais déjà. Un fauve blessé, prêt à dévorer tout le monde pour prévenir une quelconque attaque. Même pour te défendre de rien du tout. Simplement pour te libérer de la colère sur laquelle reposait ton mal. Un mal qui, paradoxalement, s'était bien longtemps nommé Maxine. Mais ta jolie douleur, elle, elle contredit tes pensées à coup de supplications déchirantes, bousculant dans le même temps tout ce qui te faisait encore tenir debout devant elle. Et d'un seul coup, t'es plus capable de prétendre que ça ne te fait rien, malgré ce que t'as bien pu dire quelques minutes auparavant. « M'laisse pas Cez … J'veux pas d'ça ... j'veux pas qu'on s'déchire … ça fait trop mal ...  » Surpris par la faiblesse de sa voix fatalement étouffée par le vent qui s'élève soudainement, tu restes muet un court instant. Immobile aussi, alors que tu invoques toute la bonne volonté possible et imaginable pour ne pas la prendre dans tes bras à nouveau. Une deuxième fois serait sûrement déplacée. Toutefois, tu réalises malgré toi qu'encore maintenant, tu n'es pas capable de laisser Maxine dans cet état. Alors tu ne restes pas impassible une seconde de plus. Tes mains enveloppent délicatement son visage que tu maintiens avec douceur comme si tu tenais le plus précieux des trésors que la Terre ait porté. Sans doute que c'est loin d'être anodin, d'ailleurs. Parce qu'il fut un temps où elle l'était au moins pour toi. Et Dieu sait que ce temps ne te paraît pas si loin. Tu prends le temps de balayer du regard chaque parcelle de sa peau de ce même éclat qu'une coupelle de porcelaine, et, à cet instant, t'es forcé d'admettre pour toi même que la valeur de cette poupée n'a jamais décroît en dépit de tes yeux qui ne la voyaient plus. En dépit de ton cœur qui n'était plus sien. Elle était Maxine. Quand bien même elle n'avait jamais plus retrouvé sa place au creux de tes bras durant ces dix années, elle était là, quelque part, sur cette putain de planète. Et c'était suffisant pour que jamais ta tête ne l'efface. Tu te rappelles avec une précision déconcertante cette douce sensation d'allégresse qui embrasait ton âme à chaque baiser, de la brûlure exquise qui assaillait ton cœur chaque fois que ton corps possédait le sien. Une fièvre incendiaire sur laquelle tu n'avais jamais su mettre de mots à l'époque. Tu rectifies le tir aujourd'hui, alors qu'il est sans doute trop tard, mais tu te plais à être enfin en mesure de le faire, quitter à prendre le risque de raviver la douleur jusqu'alors tue de votre séparation. Parce que tu te rends compte désormais que ça n'avait rien de la banalité d'une amourette adolescente. Tu aurais dû t'en apercevoir avant. Mais t'étais qu'un imbécile. Tu ne connaissais rien à tout ça. T'étais un pauvre gamin aveuglé par la bêtise, pensant naïvement qu'une gonzesse était une gonzesse et que Maxine était comme les autres. Elle ne l'était pas.  Pour cette raison (et sans doute pour bien d'autres encore), tu n'as pas l'intention de faire la même erreur et de la regarder partir une seconde fois. Encore moins maintenant, alors qu'elle t'a demandé de ne pas le faire. De ne plus le faire. Tes opales plongent dans le marron insolent de ses yeux, ceux-là-mêmes dont tu ne te détaches plus durant de longues secondes. « J'vais nulle part Max, tu m'entends ? » L'un de tes pouces prend le droit de se mouvoir contre la peau de sa pommette rebondie. Une caresse bienveillante si naturelle que toi-même tu ne t'en rends pas compte. « Je sais pas comment ni pourquoi on s'est retrouvé là toi et moi. Et tu m'connais, j'suis pas du genre à chercher des explications à toutes les choses qui peuvent bien se passer dans la vie. » Tu hausses les épaules négligemment, comme tu en as trop souvent pris l'habitude. La philosophie de vie de Maxine te murmure à l'oreille que ça ne change rien au fait que vous êtes là, tous les deux. Ensemble. Réunis après toutes ces années qui ont défilées comme des trains à destinations contraires. Et que d'une façon ou d'une autre, ça devait arriver parce que rien n'arrive jamais par hasard. « J'me pose plus de questions », que tu poursuis en laissant échapper un rire franc sur fond de nervosité. « Alors s'il faut que je sois là, j'y reste Max, qu'importent les raisons. » Comme accroché à ses pupilles par une force qui t'empêche de t'en défaire, tu la regardes sans défaillir un seul instant, rattrapant en quelques secondes tout ce temps où tu ne l'avais plus jamais revue. Le gamin de seize ans qui traîne encore quelque part au fond de toi souhaiterait que tes mains ne quittent plus sa peau, mais toi Cez, tu sais que c'est pas bien de penser une seule seconde à reprendre le récit là où il s'était arrêté. A agir comme si elle était encore à toi, si tant est qu'elle l'ait été un jour. T'avais tout décousu de tes doigts d'adolescent frileux face à quelque chose de trop grand qui le dépassait de mille lieux. C'est cette pensée indicible qui te force finalement à quitter son regard pour le porter aléatoirement au ciel. Puis, d'un geste trop naturel pour que tu puisses avoir un quelconque contrôle dessus, tu déposes un baiser réconfortant sur son front avant de te détacher enfin d'une tentation dont la limite devenait bien trop proche pour ton bien. Tu recules d'un pas, puis de deux. Tu te détournes un peu, tentant tant bien que mal de retrouver la contenance que tu maîtrisais encore cinq minutes plus tôt. « Quand j'dis "ici", c'est pas au sens littéral bien sûr. » Tu ris nerveusement avant de reprendre. « Il commence à faire nuit, c'est désert et on s'caille le cul. » Elle doit rire intérieurement Maxine face à une indélicatesse que t'as jamais perdue. Mais avec elle, t'avais pas besoin d'être quelqu'un d'autre. Elle n'en avait rien à faire que tu ne sois pas poli, que t'aies la tête dure, que tu sois un abruti. Elle te le faisait remarquer parfois, mais c'était rien. Parce qu'elle t'aimait comme ça. Tu crois. Ouais, t'y crois encore qu'elle pouvait aimer un gars comme toi, c'est con. Tu es con. Suffisamment pour tenter encore de la garder près de toi un peu plus longtemps encore. « Est-ce que ça te dirait de... je sais pas... aller prendre un café quelque part ? » Pour un peu, tu pourrais rire de ta propre gueule. T'es un peu pathétique. On aurait dit un pauvre adolescent à l'inconfort exacerbé qui donnerait un rendez-vous à une jolie fille pour la toute première fois. Tu savais y faire avec la Maxine d'il y a dix ans, pourtant. Mais avec la Maxine d'aujourd'hui, tu sais plus rien. Parce qu'un seul coup d'oeil posé sur elle, c'était autant de flashbacks meurtriers que d'assurance ébranlée. Comme jamais cette putain d'assurance ne l'avait été. Comme jamais quelqu'un d'autre sur cette planète n'avait été elle.
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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 10/8/2017, 01:06


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l'ironie du sort, la malchance du débutant, le cercle vicieux de ce que les autres appellent l'amour. toi, tu n'arrives pas à trouver un autre terme alors tu fais comme si c'était celui des autres pour ne pas te l'approprier, pour ne pas avoir à prononcer ce mot qui te fait si peur. tu confies avoir souffert, toi aussi. tu lui avoues que ça n'a pas été aussi simple que ce qu'il a bien pu penser toutes ces années. parce que c'est la stricte vérité des aléas de la vie, des sautes d'humeur de ton palpitant qui n'a pas su s'adapter à ce que ta raison t'avait dicté. tu te rappelles de la colère de magalie qui ne supportait pas de te voir sombrer pour un type comme lui. mais toi, t'y pouvais pas grand chose parce que tu l'avais dans la peau et que tu n'arrivais pas à le sortir de ta boite crânienne. à sa remarque, tu étouffes un rire. tu te dis qu'il ne doit pas avoir tord. parce que c'est comme ça que ça fonctionnait, avant. il avait beau t'avoir mise dans tous tes états, c'était le seul capable de te remettre sur pieds. c'est peut-être bien pour cette raison que tu n'as jamais vraiment su te relever quand t'es tombée et que tu lui as tourné le dos. c'est plus con à ce stade là, ça en devient pathétique. tu grimaces en prononçant le dernier mot de ta phrase. ce n'est pas vraiment le terme et tu n'es pas très certaine de ce que tu avances. ça aurait rimé à quoi au final ? que tu soupires. on en serait encore au même stade aujourd'hui ? on aurait finit par s’entre-tuer à force. catégorique malgré la nostalgie qui se lit aisément au fond de tes iris noisettes. t'es persuadée que votre relation était tout aussi nocive que bénéfique. c'est aussi pour cette raison qu'il fallait que tu t'en ailles, à l'époque. parce que t'avais cette intuition, ce sentiment que ça n'en finirait jamais et que tu fonçais droit dans le mur, l'emmenant avec toi dans une descente aux enfers que tu n'aurais pas supportée, ne serait que pour toi, mais aussi pour lui. tu n'aurais probablement pas survécu à l'idée d'entraîner le garçon dans ta chute. tu te sens comme prise à la gorge, tout d'un coup, manquant de souffle, la cage thoracique écrasant ton palpitant si fragile. l'agressivité de cézanne ne t'aide pas non plus à te sentir mieux alors tu lui tournes le dos afin de pouvoir retrouver un semblant de contenance, un semblant de quelque chose qui te permettrait de tenir le coup. tu pensais avoir le temps de reprendre tes esprits pour continuer à faire face à ces retrouvailles inattendues et douloureuses. mais tu n'en n'auras pas assez. en l'espace de quelques secondes, y a ta tête enfouie dans son épaule et cette étreinte aux saveurs oubliées qui, pourtant, te font un bien fou. comme si ce n'était pas si loin, comme si c'était hier, comme si rien n'avait changé. tes bras qui se resserrent finalement autour de sa taille, retrouvant le chemin perdu depuis toutes ces années. tes paupières qui se ferment avec une aisance déconcertante et ta voix qui tremble, murmure qui se perd dans la brise qui fait voleter tes cheveux avec légèreté. supplication qui dépasse la barrière de tes lèvres avant même que tu n'ais pu la retenir. t'as pas envie qu'il t'abandonne maintenant que tu l'as retrouvé. t'as pas envie de le laisser sur le bord de ta route, pas une fois de plus. t'es persuadée que t'avais fait une connerie, dix ans plus tôt. tu ne veux pas renouveler cette erreur. tu te défais de son emprise, délicatement, comme si tu avais peur de le froisser en quittant la chaleur de ses bras. finesse de la femme frêle et fragile que tu es, incapable de cesser de réfléchir à ce que tu laisses transparaître. tu es bien consciente d'avoir bien plus à perdre que ce que l'on pourrait penser. parce qu'il est important, lambert. bien plus que tu ne l'avoueras jamais. magalie, elle, elle le lirait dans tes gestes à la fois précis mais tellement brouillons. tu es déstabilisée depuis l'instant où ton regard a croisé le sien, et même avant, lorsque ton prénom s'est échappé d'entre les lèvres du sniper. tu marches sur des œufs, tu avances sur un fil invisible, tu cours sur les braises ardentes d'un passé qui te revient en pleine face. t'as peur, toi. t'es effrayée d'être toujours autant attachée à lui, t'es effrayée à l'idée de le voir disparaître au coin de la rue et de ne plus jamais retrouver sa trace, t'es effrayée à la possibilité même de retomber dans les sillons creusés par votre parcours commun. tu as peur maxine. et ça doit se lire sur les traits de ton visage. la panique qui te saisit et cette envie de hurler qui obstrue ta gorge. sensation étrange que tu n'avais pas ressentie depuis bien longtemps. trop longtemps. sensation oubliée qui te rappelle à de bien sombres souvenirs que tu n'as aucune envie de voir réapparaître en cet instant particulier. il a dû déceler quelque chose au beau milieu de tes prunelles puisqu'il emprisonne ton visage entre ses mains. ses mains que tu as bien connues, qui ont parcouru ta peau maintes et maintes fois. contact qui t'électrise, frisson qui court le long de ta colonne vertébrale. il te force à le regarder, tu n'as pas d'autre choix que d'obéir silencieusement à cet ordre qui n'a pourtant pas été prononcé. il te rassure, le sniper. il a les mots qui apaisent l'incendie qui grandit à l'intérieur, l'incendie dévastateur, l'incendie incontrôlé, incontrôlable. et toi, tu l'écoutes, pendue à ses lèvres, ne perdant pas une miette des mots qui calmes, des mots qui font mouche instantanément. naïveté de l'adolescente que tu étais et qui se laisse aller aux belles paroles de l'homme que tu as toujours dans la peau. il pourrait très bien te balader que tu ne t'en rendrais même pas compte. il pourrait très bien faire semblant que tu n'y verrais que du feu. enfin, si c'était un mensonge, t'aurais quand même fini par déceler la faille. mais t'as beau chercher, t'en trouves pas. c'est presque trop beau, trop important pour que ce soit vrai. tu te pinces discrètement pour confirmer que ce n'est pas encore un rêve que tu pourrais prendre pour la réalité. mais tu ne dors pas, ça non. t'es bel et bien éveillée, encore debout sur tes deux jambes sans pour autant flancher alors que ce n'est pas l'envie qui te manque. il te soutient par ce simple contact de ses doigts sur ton visage, de ce contact visuel qu'aucun de vous deux n'arrive à rompre, par ces paroles qui t'enivrent. faiblesse d'une âme bien trop pure. tu ne sais même pas quoi répondre à tout ça. y a juste tes lippes qui se pincent jusqu'à ne former qu'une fine ligne en travers de ton doux visage. léger mouvement de tête afin d'acquiescer en silence. ses lèvres qui se posent sur ton front et ton cœur qui éclate. toi, tu ne fais pas vraiment attention, tu n'y accordes pas une très grande importance, comme si c'était normal. et pourtant, ton palpitant, lui, il a bien compris que ce n'était pas habituel, qu'il se passait quelque chose, là, dehors, de bien plus grand que toi. ton palpitant, il a bien compris que tu ne serais plus jamais celle que tu es devenue. ton palpitant, il a bien compris que ce simple geste signe l'accord tacite scellé par vos poings entrechoqués un peu plus tôt. c'est bien plus que cette simple amitié que tu lui as suggéré, c'est bien plus que cet apprentissage d'une nouvelle forme de vie commune. y a bien plus que ça. mais ton cerveau, lui, il n'a pas encore tout assimilé, anesthésié par tant d'émotions entremêlées, montagne russe qui ne cessera que lorsque tu retrouveras la lucidité qui te caractérise d'ordinaire. lucidité que tu retrouveras lorsque tu l'auras quitté. programme bien trop complexe auquel tu n'oses pas songer pour le moment. tu as l'audace de préférer te conforter dans ce moment privilégié et peu conventionnel. jusqu'à ce que cézanne redevienne cézanne. quelques pas en arrière qui te laissent chancelante l'espace d'un battement de cils, remarques dénuées de délicatesse qui t'arrachent un sourire sincère. parce que, toi, t'as jamais vraiment été décontenancé par la façon d'être du lambert. bien au contraire, t'avais besoin de ça, besoin de cette décontraction apparente.  t'as bien dû faire quelques remarques à la con sur sa façon d'agir, mais jamais rien de bien assassin. c'était cette facette là aussi qui t'avait attirée chez lui. jusqu'à ce qu'il évoque la fraîcheur de ce début de soirée, tu n'y avais pas prêté attention. maintenant qu'il en a parlé, tu commences à ressentir la fatigue et le stresse accumulé ainsi que l'air frais qui semble s'abattre sur ton corps. dans un éclair de folie, tu t'apprêtes à ouvrir la bouche afin de proposer une issue à cette entrevue. mais tu n'en n'auras pas le temps puisqu'il prend les devants en te proposant de poursuivre votre échange autour d'un café. tes lippes qui se rencontrent à nouveau, t'as l'air surprise par l'initiative et tu y songes pourtant sérieusement. tu te mords légèrement la lèvre inférieure, presque gênée d'avoir envie d'accepter l'invitation. on dirait une enfant, rougissante qu'on lui apporte un peu d'attention. à cette heure-là, c'est plus un café dont j'aurais besoin mais d'un whisky bien sec ... voire deux ou trois. que tu laisses échapper, sans plus aucun filtre, haussant les épaules par la même occasion. cerveau embrumée, brouillard bien trop épais et persistant dans ta boite crânienne. cela dit, un café, c'est pas vraiment refusable. que tu achèves finalement, ce brin de malice qui traverse un instant tes prunelles. j'te préviens, c'est toi qui paye lambert. comme si les dernières minutes n'avaient été qu'une parenthèse, comme si les dernières années n'étaient qu'un vague souvenir. tu uses de la dérision, de l'humour, de ton sourire retrouvé. t'aurais peut-être pas dû, c'était peut-être le bon moment. tu ne sais pas, tu ne te poses pas la question. tu te contentes de vivre parce que c'est ce que tu sais faire le mieux. à tes risques et périls maxine.



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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past. 11/9/2017, 17:24

WE GOT THE FUTURE IN THE PAST
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
Le monde à changé sans elle. Le tien, surtout. C'est tout un tas de perpectives qui ont basculé avec son départ, notamment parce que t'avais plus personne pour te raccrocher à tes bons côtés, si tant est que tu en aies un ou deux. T'avais juste besoin d'elle, et t'aimes à penser parfois qu'elle aurait peut-être eu besoin de toi. « C'est plus con à ce stade là, ça en devient pathétique. » Tu fais de ton mieux pour rester de marbre face à cette affirmation qui n'était que trop réelle. Pourtant, elle a l'air de s'en être bien sortie sans toi Maxine. Elle exerçait le métier dont elle avait toujours rêvé aussi loin que tu t'en souviennes. Elle avait les joues rosées, de celles des femmes qui sont heureuses. « T'as l'air...  bien », tu lâches bêtement sans que tu ne le veuilles réellement. Un hochement de tête insignifiant s'en suit alors que tu réfléchis à la manière de rattraper le tir pour ne pas qu'elle pense qu'il s'agit là d'un reproche. « C'est le plus important maintenant. » Ta salive se bloque temporairement au creux de ta gorge. Tu te rends compte de la véracité de tes propres propos : elle est bien mieux sans toi Maxine. Tu voulais pas toi la tirer vers le bas, mais sans elle, y'a jamais personne qui t'as tiré vers le haut. Alors, égoïstement, tu souhaites pour toi-même que les choses aient été différentes, quand bien même le résultat n'en aurait été que plus désastreux. « ça aurait rimé à quoi au final ? » Tu hausses les épaules alors que tu te sens clairement incapable de lui apporter une réponse quelle qu'elle soit. Elle a raison de s'interroger à ce sujet Maxine, sans doute que ça n'aurait rimé à rien. Mais ce que tu sais pourtant avec certitude, c'est que chaque foutu battement de ton palpitant rimait aux siens. Ta plus grosse erreur aura été de ne jamais le lui avoir avoué. Parce que t'es pas mièvre, Cez. C'est pas ton truc l'amour et tout ce qui s'en rapproche. Du moins, ça l'était pas pour le gamin que t'étais. T'étais bien trop occupé à jouer les durs pour te laisser dicter ta conduite par ces trucs étranges appelés plus communément les sentiments. A vrai dire, t'étais même pas conscient de ce que c'était, t'étais bien trop con. Alors t'aurais fini par tout faire foirer juste pour pas avoir à faire avec ça. Max, elle était pas assez bête pour ne pas s'en rendre compte. « On en serait encore au même stade aujourd'hui ? On aurait finit par s’entre-tuer à force. » Tu regardes ailleurs. Tes lèvres se déforment en un rictus insondable, même pour toi. T'es conscient qu'elle a raison. Attendre l'inévitable n'aurait fait que rendre le tout plus douloureux encore. Or, la relation que vous entreteniez était déjà suffisamment ardente pour que vous n'ayiez pas à allumer un nouveau feu, pas même celui du sempiternel mal d'amour. Après tout, c'est toujours plus facile d'éteindre un incendie avant qu'il ne se propage et ne cause des dommages irreversibles. Si seulement ces pensées n'avaient pu être que de simples métaphores. Mais tu sais bien qu'elles n'en étaient pas. C'était vous. Ça ravageait tout. D'ailleurs, t'as la sensation de te retrouver à nouveau dans un ouragan de votre cru quand t'emprisonnes son corps dans tes bras le temps de quelques minutes ; quand t'emprisonnes ce visage qui n'a jamais quitté ta mémoire entre tes mains protectrices les quelques minutes suivantes. A l'instant où tu la laisses finalement s'échapper, c'est aussi difficile d'avaler ces retrouvailles infortuites que de penser à la séparation qui allait inévitablement suivre. C'est con, t'as pourtant vécu sans elle pendant dix putains d'années, t'es plus à ça près. Le truc c'est qu'il aurait pas fallu que son chemin croise à nouveau le tien. Parce que c'est ça qui rend tout plus compliqué bordel, en plus de te balancer en pleine gueule les vagues démentielles d'un passé qui avait su te faire autant de mal que de bien. Tu te sens pris au piège, coincé entre l'envie de profiter de ce que le destin te rend et la crainte de ne plus pouvoir t'en détacher à un moment de ta vie où tu peines déjà à faire le deuil de quelqu'un d'autre. T'es bien mieux sans attache Cez, sans personne pour broyer les quelques restes de bonté qui pouvaient encore trainer quelque part au fond de toi. Parce que les sentiments c'est pas ce qu'on dit ; ça pourrit jusqu'à la moêlle. C'est comme ça que tu l'as perdue elle, à l'aimer trop mal. Parce que t'as jamais su comment faire autrement. Et toi tu t'es perdu en route, reprenant le chemin tortueux du sale môme qui ne sait rien faire de bien. Alors non Cez, ça lui fera pas du bien à Maxine de rester encore un peu auprès de toi, même pour quelques minutes de plus. T'as jamais été une bonne personne pour elle alors Dieu sait comme ce serait cruellement égoïste de lui imposer ta présence un tout petit peu plus longtemps. Dieu sait comme ce serait cruellement égoïste d'ébranler sa nouvelle vie bien bâtie. Mais c'est ce que t'es, un égoïste. Un égoïste qui croit même faire une bonne action en invitant la belle à prendre un dernier verre, sous prétexte qu'elle lui a demandé de ne plus l'abandonner. Pendant un long instant durant lequel le silence se fait roi, tu te demandes ce qui serait le mieux pour elle. Le problème, c'est que t'as pas la prétention de le savoir. Alors tu fermes ta gueule. De toute façon, il est déjà trop tard. La proposition est lancée, et elle ne tarde pas à recevoir une réponse de la part de la jeune femme. « A cette heure-là, c'est plus un café dont j'aurais besoin mais d'un whisky bien sec ... voire deux ou trois. » Tu ris parce que toi aussi t'aurais sans doute besoin d'un peu d'alcool dans le sang pour te réchauffer et te remettre les idées en place par la même occasion. Pour autant, tu n'en dis rien. « Ah c'est comme ça, tu veux déjà te bourrer la gueule pour oublier que t'as revu la mienne ? » Tu joues les offusqués et ça te va si mal. T'as beau être plutôt douée pour jouer la comédie lorsqu'il s'agit de dissimuler ce que tu ressens, certains rôles ne te vont tout simplement pas au teint. Toi, Cez, le type qui se fiche de tout. Même d'elle en théorie. Mais ça, en pratique, t'as jamais su le faire. Pourtant, tout le monde y a cru quand elle s'est tirée et que t'as réagi comme s'il ne s'agissait que d'une fille de plus. T'avais gagné ton pari après tout, qu'est-ce que t'en avais à foutre ? Sérieusement, t'aurais bien besoin d'une nouvelle clope pour que l'entièreté de tes pensées se dissipe aussi aisément que la fumée de nicotine. Tu te retiens toutefois, préférant laisser entrevoir un infime semblant de complicité au travers de propos incontestablement plus légers que les remords qui ne cessent de te tirailler. « C'est légitime mais pas très sympa pour quelqu'un qui t'invite. » Le ton que tu emploies se rapproche vaguement de celui que l'on emploierait pour une plaisanterie amicale. Mais au fond, tu crèves que ce soit vrai. Qu'elle regrette Maxine, qu'elle ait préféré ne jamais te revoir si on lui avait laissé le choix de quelque manière que ce soit. C'est pas pour rien qu'elle t'a laissé. Néanmoins, contre toute attente, la jolie brune finit par accepter. « Cela dit, un café, c'est pas vraiment refusable. J'te préviens, c'est toi qui paye Lambert. » Tu hoches la tête. « Ouais il paraît que c'est comme ça que ça marche. J'ai eu le temps d'apprendre les bonnes manières », que tu railles avec humour, sans pour autant tenter de dissimuler la part de vérité qui se cache dessous. En matière de galanterie, tu te situes même pas en bas de l'échelle, mais plutôt au sous-sol. Les meufs et les potes, y'a jamais eu grande différence pour toi. Heureusement qu't'as muri, imbécile. Heureusement qu'il y a eu Léa, aussi. Heureusement que t'es devenu mature... à peu près. Sans un mot de plus, t'ouvres la marche comme si t'avais peur qu'elle ne revienne sur sa décision. Mais elle ne le fais pas et prend même ta suite. Toi,  t'enroulerais bien ton bras autour de ses épaules, mais tu te ravises. Parce que vous n'êtes pas amis. Tu ne peux décemment pas te permettre de te comporter avec elle comme s'il s'agissait de n'importe qui. Alors tu fourres tes mains au fond de tes poches tandis que ton corps s'éloigne, comme poussé par un vent contraire. Comme si c'était ta sentence d'être interdit d'elle désormais. Mais tu peux pas vraiment te plaindre alors que vos pieds talonnent le sol à l’unisson en direction du premier bistrot sympa qui se présentera. Tu sais pas bien ce que tu vas pouvoir lui dire à Maxine, y'a rien qui vaille le coup d'être raconté depuis qu'elle a quitté ta vie. Mais sur le coup, t'y penses pas. Tu laisses simplement ta mémoire s'ouvrir à un passé que tu sais encore capable d'endommager ton présent, et ce, à n'importe quel moment.

SCENE CLOSE.
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