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ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst.

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MessageSujet: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 09:25



ABEL ALESSANDRO LAZZARI

featuring Hunter Parrish

NOM : LAZZARI. Un patronyme qui chante l’Italie, la belle et majestueuse Venise dansant sur les eaux de sa lagune. Un patronyme qui résonne du murmure des cigales, qui goûte la cuisine familiale respirant l’été immuable, qui distille sur les papilles la saveur ensoleillée de l’huile d’olive. Ce patronyme dont il aurait pu se sentir fier mais qui ne lui apporte que honte, ne lui évoque que le mépris qui nécrose son cœur à la pensée du paternel. Reflet massacré du père dont l’amour s’est mué en violence au fil des années. Ombre qui le poursuit, s’accroche désespérément à lui, l’enchaine et le terrifie.  PRÉNOMS : ABEL. Douces intonations contre la langue, sur la chair tendre des lèvres, qui écharpent pourtant l’organe palpitant dans la prison des côtes comme un mensonge diffus, un danger qui se dissimule et se tait dans l’ombre. ALESSANDRO. Plus fidèle aux reflets de ses origines, et pourtant anecdotique, vite oublié, condamné aux abysses de l’ignorance –il l’aime bien, mais finalement, à qui cela importe-t-il ? ÂGE : 27 cris de terreur étranglés par l’obscurité opaque de la nuit. Elles s’accumulent, les années. Elles pèsent de plus en plus lourd sur ses épaules, mais peinent à le guider. Messagères mensongères d’une sagesse absente, d’une maturité qui pourtant ne semble pas lui permettre de se trouver. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Un 17 MARS, dans un village perdu au sein des Côtes-d’Armor, pas bien loin de la mer. Arrivée brusque et non attendue alors que ses parents profitaient de quelques vacances, petit bonhomme trop empressé de voir le monde. À croire que vingt-six semaines, c’était déjà un peu trop pour lui. ORIGINES : ITALIENNES. Celles que son père revendiquait haut et fort lors de la finale de Coupe du Monde de 2006 –mais s’il n’a jamais mis les pieds en Italie, n’a jamais parlé un mot d’Italien, serait à peine capable d’en retracer l’histoire, la géographie, ou la culture, sourd  et aveugle à l’héritage inestimable que ses parents auraient pu lui transmettre. Celles qu’Abel n’aurait pas voulues souillées par la vision de sa mère aux yeux brillants de larmes contenues, retenues, alors que les hématomes fleurissaient en pétales de douleur sur sa peau si pâle. ISLANDAISES. Maman venait de là-bas. Des grands espaces enneigés qui contemplent le ciel de suie criblé d’étoiles, déchiré par les aurores boréales. De ces terres sauvages, de volcans et de montagnes, qu’elle lui a tant de fois peint à travers les histoires qu’elle distillait avec tendresse dans son imagination d’enfant avide de contes, de découvertes, d’aventures. Cette Islande dont elle lui a transmis les beautés et les secrets, la vie et le souffle. Cette Islande qu’il a déjà foulée, pour un voyage bien trop rapide qu’il aurait voulu ressentir comme une petite éternité.   ORIENTATION SEXUELLE : HETEROSEXUEL. Des lèvres gorgées de Soleil comme un fruit trop mûr –défendu. Les courbes plantureuses aux promesses inégalées, les formes plus discrètes qui ont tout autant à offrir. Les regards de biche, les prunelles acérées d’un désir brûlant. Les paumes au toucher doux, parfois avide, un peu timides ou empressées. La peau qui goûte les fruits ou les fleurs, la sueur sous l’étreinte attentionnée de ses lèvres, les gémissements qui se mêlent en mélodie dans l’air raréfié qui se partage. Enigmatiques créatures aux plaisirs complexes, déesses d’une nuit entre ses draps froissés, qu’il vénère avec l’adoration d’un condamné à mort savourant un dernier ersatz de liberté. L’abandon délicieux au creux de leurs cuisses. Les femmes, ça a toujours été les femmes, comme une évidence indiscutable, qu’il n’a jamais cherché à questionner, à précipiter sur la sellette instable du doute. Puis il y a eu lui. Antonin. Point d’interrogation dans une foule de certitudes inébranlables, petit caillou dans l’engrenage si bien huilé de ses attirances. Abel ne sait pas trop quoi en faire, de ce désir qui a un peu trop pris de place à son insu –ce désir qu’il ne comprend pas, qu’il n’explique pas, qui est juste . Et qui le percute par ses différences cinglantes avec ce qu’il éprouve et n’éprouve pas envers les demoiselles contre lesquelles il s’oublie –parce que ce n’est pas le corps aux déliés masculins pour lequel il se languit, c’est l’âme. STATUT CIVIL : LIBRE & INDEPENDANT, SANS ATTACHE. Jamais plus d’une nuit à offrir, le cœur qui reste si bien barricadé, hors de portée, retranché derrière des remparts qui en protègent la sensibilité exacerbée, la terrifiante fragilité. Les étoiles polluées témoignent des plaintes qui se glissent entre les lèvres affamées d’air, des encore qui se murmurent et se gémissent dans la fournaise infernale d’une étreinte partagée, mais les rayons du Soleil n’accompagnent que le vide, la fuite, l’incompréhension parfois, les brisures d’un palpitant qui s’est donné à des mains maladroites ayant tôt fait de le fracasser par terre. Les bâtard, connard qui poursuivent son ombre fuyante. Abel, il ne sait qu’aimer le temps du passage de la Lune dans le ciel –et il le fait avec fougue, passion, dévotion, délaissé de ses entraves et de ses tourments, plus vulnérable que jamais dans l’appel de l’autre auquel il cède et s’abandonne. Abel, ses quelques potes rient souvent en disant qu’il baise, parce qu’il prend les femmes et les jettent aussitôt le jour levé, parce qu’elles ont souvent ce regard blessé empreint de colère et la rancœur dévastatrice sur la langue lorsqu’il a le malheur de les recroiser. Abel, elles le pensent sans cœur alors même qu’elles en ont effleuré les contours, qu’elles auraient pu en arracher les points de suture si leurs doigts n’avaient pas préféré embrasser la peau et la nuque, trop violentées par le contraste d’une déchirure inouïe entre sa façon de leur faire l’amour, pour ensuite les délaisser entre les draps froids, le palpitant glacé. Abel, il sait juste qu’il doit protéger son cœur de leur chant de sirènes, qu’il le préfère étreint d’une passion passagère, sans lendemain, qu’enterré dans la douleur de l’attachement. Pourtant, il y a toujours ce regard brun, ce sourire généreux, cette voix éprises d’émotions, pour faire sauter les barrières, se retrouver de l’autre côté sans le moindre effort, le laisser un peu trop démuni et définitivement perdu face aux sentiments qui ravagent et saccagent, enlacent et embrasent. ÉTUDES/MÉTIER : LEA ITALIEN, il vient juste d’achever sa deuxième année dans une université parisienne. Après de multiples changements de direction, les réorientations successives, il ne sait toujours pas s’il a trouvé sa voie, ce qu’il fera dans trois ans, dans dix ans, mais à défaut d’y mettre tout son cœur, il s’accroche, jusqu’au diplôme –un travail ne définit pas une vie. En parallèle, il fait la plonge dans un restaurant/bar plutôt modeste non loin de chez lui –il ne désespère pas encore de pouvoir un jour passer serveur, ne serait-ce que pour exercer un peu son Anglais et son Italien- et il fait quelques heures supplémentaires dans une petite librairie, ce qui lui permet d’occuper ses matinées souvent libres et d’ouvrir tôt –il connait la gérante depuis son arrivée dans la capitale, elle le paye en cash et ils en sont tous les deux très contents, c’est pas énorme mais comme ça va directement dans sa poche et qu’il apprécie l’endroit... PASSION(S) : LE PARFUM DU PAPIER. S’évader dans les mots des autres, vivre dans le souffle des personnages dessinés et imaginés par les esprits fourmillant d’idées, respirant un ailleurs plus doux, plus enchanteur. Mais Abel ne s’intéresse pas qu’à la littérature, il lit un peu de tout, et surtout, il aime écouter les gens se passionner pour leurs lectures, poser des mots sur les émotions que l’encre tachant le papier ont éveillé en eux. Il lit pour le plaisir, il lit aussi pour s’instruire. Saisi par la certitude que c’est aussi à travers cet art que les esprits s’éveillent et se réveillent, qu’ils s’ouvrent et apprennent un peu plus des ambivalences du monde. VIOLON. Celui que maman a glissé entre ses bras encore bien maigres d’enfant, en l’encourageant à jouer, à apprendre. Les années de solfèges et de pratique qui se sont enchainées, qu’il a cessé de compter, parce que ce sont ses yeux à elles, emplis de fierté et de tendresse, qu’il sent toujours s’accrocher à lui lorsque l’ouvrage de bois déploie son chant au sein de son étreinte délicate. Il n’a pas un talent fou ; il ne pourra jamais prétendre à plus que le petit orchestre au sein duquel il n’était qu’un parmi tant d’autres lorsqu’il prenait des cours. Mais ce ne sont pas les cordes que l’archet caresse : ce sont les vibrations de son cœur qui résonnent dans les murmures de l’instrument. VOYAGER. Il n’en a pas eu énormément l’occasion –manque de moyens, surtout-, et il sait que le semestre Erasmus va être compliqué à étreindre pour l’année prochaine, mais il a soif d’ailleurs, Abel. Il a soif d’autres terres, de chants différents dans les langues qui charment ses tympans. Il a soif d’autres choses que la belle Paris qu’il connait déjà si bien (mais pas parfaitement –personne ne saurait s’en vanter, c’est ainsi qu’on aime la capitale à ses yeux), que sa banlieue. Il a soif de mers et d’océans à traverser, de montagnes et de falaises à gravir et contempler, de neiges éternelles et terres arides à effleurer, à embrasser, à enlacer. PATINS SUR LA GLACE. On ne pourrait pas le qualifier de sportif. Eprouver sa musculature à vaincre les engins de torture des salles de musculations, ça ne l’a jamais tenté même s’il reconnait volontiers la ténacité de certains. Les sports collectifs au collège, au lycée, c’était amusant, c’était un bon moment à passer avec son groupe d’amis, mais ça n’a jamais été plus loin que ça. Le sport, il l’aime bien à travers son écran, à l’occasion, aller voir un match ou une épreuve accompagné, pour s’amuser, pour apprécier l’atmosphère électrique ; il s’intéresse un peu, vaguement, distraitement, mais sans plus –et ne lui parlez pas du foot, il se contente de l’équipe de France masculine et féminine, et c’est déjà très bien à son sens. Mais il y a une ou deux petites exceptions : le patinage artistique, qui demeure son activité de cœur, découverte sur les bassins gelés en Islande, aux côtés de la famille qui l’accueillait. Le sourire insouciant d’un gosse aux lèvres, il vogue sur les surfaces glacées avec l’assurance insolente d’un adolescent rebelle, le paye parfois d’une chute bien sentie dont il finit toujours par se relever, un rire à l’orée des lèvres –il sait faire quelques figures, s’essaye à apprendre tout seul, pour son propre plaisir. Mais ce qu’il préfère, c’est le partager. LA DANSE ESQUISSÉE SUR LE PAPIER GLACÉ. La deuxième exception, un peu particulière, un peu à part. Les corps en mouvement, éprouvés par la souffrance et la discipline, les muscles qui s’étirent et ploient, dans l’expression pure d’un sentiment, d’une émotion en harmonie avec la musique. Ces corps qu’il aime capturer sur la pellicule, alors qu’ils se meuvent tout en puissance et en fragilité. Les genres s’enchainent sous l’objectif admiratif et fasciné, et chaque cliché s’imprègne d’une histoire, d’un bout de vie. Ceux qui dansent pour vivre, ceux qui vivent pour danser. Ceux qui racontent leur existence et leur combat à travers les torsions de leur corps. Qu’ils dansent sur les grandes scènes ou les plus modestes, qu’ils déploient leurs ailes sur le bitume sale ou dans les ruelles à l’odeur suspicieuse, qu’ils s’envolent sur les planches des salles de répétitions en amateurs ou en confirmés.  GROUPE : SALUT LES AMOUREUX. RANG : BLACK OPIUM DE YSL. PV, SCÉNARIO, PRÉ-LIEN OU PERSONNAGE INVENTÉ : SCENARIO, petite perle née de la plume et l'imagination de Antonin Lavie. ♥

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CARACTÈRE : INDÉPENDANT. Sa petite liberté à laquelle il tient, un peu trop parfois –quitte à repousser les autres, à les rejeter. La solitude qu’il préfère à des attaches trop fortes, trop contraignantes, trop rassurantes. CURIEUX. Du genre à s’intéresser à tout, poser un tas de questions, se perdre dans les discours des passionnés, trouver un souffle nouveau dans le regard que les autres posent sur le monde.  RESPIRE L’ASSURANCE. Pas beaucoup de place pour la timidité en apparence, il ne se laisse pas ébranler dans ses convictions, porte parfois un peu vite un jugement sur les autres qu’il est difficile d’altérer. POURTANT CRIBLÉ PAR LES INSECURITÉS, LES DOUTES. Il cherche, il se cherche -ça l’inquiète un peu, parfois. Il ne sait pas trop, Abel, comment s’attacher, comment laisser les autres l’approcher véritablement, comment se protéger, comment fracasser la maladresse qui emprisonne ses mots et ses gestes quand les choses le touchent d’un peu trop prêt. Il a peur de laisser les gens se faire une place dans son cœur, mais la solitude le terrifie pourtant. Il craint de finir comme son père (si fort, si fort), mais il ne peut s’empêcher de l’envier un peu pour avoir trouvé la vocation d’une vie (même s’il a tout gâché). Il cherche, sans avoir quoi ou qui. S’il y a vraiment quelque chose à trouver. IMPULSIF. Abel, il brûle dans l’instant, se consume dans le moment, il vit tout avec une puissance décuplée, des émotions les plus éphémères à celles qui persistent un peu trop. Quelqu’un le bouscule, c’est l’agacement ou la frustration qui éclate sur ses lèvres écharpées, dans ses mots acérés. Les lippes d’une demoiselle épousent les siennes, c’est le brasier du désir qui s’empare de sa poitrine et de ses doigts enlaçant les hanches, s’égarant dans les boucles sauvages. Un proche (ils sont rares) le blesse, et c’est la douleur qui précipite les paroles blessantes contre sa langue, la peine qui ferme ses traits et lui fait tourner les talons.  ÉGOÏSTE. Il ne pense plus vraiment aux autres, quand il est sur la défensive, quand il veut s’éloigner. Il leur fait du mal (et peut-être qu’il s’en veut au fond, et plus qu’un peu), mais sur l’instant, il s’en fiche bien, il insiste même sur les entailles qu’il inflige, quitte à remuer le couteau dans la plaie. LÂCHE. Un fuyard. Il ne sait pas comment faire face aux conséquences de la véhémence meurtrière de ses mots, de la cruauté de ses gestes, alors il fuit, il détourne les yeux, il clôt les paupières. Il se force à oublier dès que ça commence à signifier quelque chose, dès que ça devient trop compliqué. Dès qu’il se sent un peu trop touché. CŒUR TROP TENDRE. Cœur débordant d’attentions, de tendresse pour les quelques rares êtres qui laissent leur empreinte indélébile sur son existence. Cœur à tendre, cœur à prendre, si vulnérable ainsi offert. Cœur qui se s’inquiète et se berce de tourments, se noie dans les incertitudes et les doutes parfois. Cœur qui craint l’abandon, souvent si maladroit dans son expression. Cœur qui s’attache trop ardemment, trop désespérément, trop fiévreusement. Et qu’il doit par conséquent protéger des autres –surtout de lui-même en réalité-, qu’il ne met à nu qu’au creux de la nuit, quand les yeux inconnus regardent ailleurs et que la chaleur des corps qui se mêlent le réchauffe un peu.  


j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? Les alentours de Notre-Dame, la nuit, lorsque sa façade s’embrase sous la caresse des lumières, lorsqu’on peut l’admirer depuis les quais sans l’omniprésence des touristes. DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : Mystérieuse. Envoutante. Brûlante de vie.  DÉCRIS L'AMOUR EN TROIS MOTS : Inaccessible. Sauvage. Illusoire.
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MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 09:26



tout nous attend, tout est écrit

écris l'histoire, tout ce que tu voudras entre les lignes


( Art is the only way to run away without leaving home. )

Le bois s’éraille, l’archet trésaille sous ses doigts encore maladroits, avides d’apprendre.
Mais le regard au teintes de marées qui s’écrasent sur la berge ne brille qu’un peu plus pour toute réponse, éclatant de tendresse. Aucune déception dans ces iris qu’il croise tous les jours dans le miroir, alors qu’il se prépare pour aller à l’école. Pas une pointe d’agacement pour récompenser son énième faux pas. Juste les lèvres au mille histoires qui s’étirent à nouveau à son attention, en un sourire chaleureux, un air qui le rassure et l’apaise.Ce n’est pas grave, que semblent lui murmurer ces prunelles.
« On recommence ensemble ? »
La proposition s’enrobe d’innocence, ne cherche qu’à susciter l’envie de l’enfant de dix ans de se reprendre après son erreur, ne pas rester sur cette derrière jusqu’à ne voir que son échec. Et assis sur une chaise de jardin un peu bancale, Abel acquiesce avec entrain, le cœur débordant de joie, prisonnier de ce moment hors du temps où sa mère scintille de mille feux, pareille au Soleil qui brille si fort dans le ciel de l’été, le bel instrument entre ses bras et l’Islandais qu’ils partagent dans la voix.
Son archet rejoint à nouveau les cordes alors qu’il contemple les partitions coincées en dessous d’un pot de fleurs face à lui, sa mère juste derrière lui. Il écoute et il attend qu’elle guide à nouveau le départ.
Qu’ils ouvrent à nouveau ensemble les portes de leur petit havre de paix.

« Reste ici, Abel. »
L’ordre claque, et pourtant, il ressemble presque à une supplication.
Il connait cette inquiétude dans cette voix qu’il aime. Il a fini par la comprendre et l’apprendre, en grandissant, en observant ses parents si rarement réunis depuis son recoin/cachette en haut de l’escalier, alors qu’il aurait dû déjà depuis longtemps avoir rejoint les bras de Morphée sous sa couette. Elle trouve son cœur et le saccage à l’intérieur, millier de fausses notes déclamées par l’instrument qui vibre furieusement au creux de sa poitrine. Pourtant, il ne bouge pas. Il la laisse seule gravir les marches un peu inégales du perron, traverser le petit jardin à l’herbe humide des pleurs de la pluie qui amène sur leur modeste maison, passer la barrière de cadavres de bières. Il observe à la dérobée sa silhouette se pencher sur celle de son père affalé contre la porte (son père militaire, son père-héro comme elle le disait si souvent avec des larmes coincées dans la gorge). Il hésite, s’inquiète malgré tout pour celui qu’il voit si peu et qui pourtant lui fait parfois si peur quand il élève le ton. Il a l’air presque endormi, ainsi avachi sur lui-même. Il entend les mots sans les distinguer, sans les comprendre, les poings crispés contre les hanses de son sac de cours.
Les mains héroïnes attrapent les fins poignets, serrent. Il n’a pas besoin de voir le visage de sa mère pour imaginer sa grimace de douleur et d’impuissance –il la connait sur le bout des doigts.
Elle résiste, fait mine de se reculer –mais il insiste, il menace même.
Et quelque part en Abel, c’est encore son âme qui se craquelle.


( Hearts are wild creatures. That’s why our ribs are cages. )

Si son portable ne coûtait pas aussi cher, Abel l’aurait éclaté dans le mur. Sans la moindre hésitation.
Depuis que sa mère est partie, emportée par le cancer –il aime encore à penser, poétiquement, qu’elle a rejoint le Vahalla dont elle a tant nourri ses songes d’enfants avec ses histoires de héros mythologiques-, la colère ne semble plus le quitter. Comme une étape du deuil qu’il ne parvient pas à surmonter. Colère crachée au visage du père devenu monstre de violence, marionnette soumise aux caprices de l’alcool. Colère muée en mépris pour la carcasse imbibée qu’il a tant de fois retrouvée échouée sur le canapé alors qu’il rentrait du lycée. Colère qui l’embrase encore, fait bruler les larmes de rage dans la prison de ses paupières crispées, même à une cinquantaine de kilomètres de distance, même s’il n’a qu’entendre sa voix et n’a pas même subi l’étreinte de sa présence dans la pièce –finalement, il se demande même parfois si elle n’est pas un peu dirigée contre lui-même (coupable). Coupable de s’être tu, coupable d’avoir opposé le silence à la souffrance de sa mère, d’être resté impuissant, tétanisé, coupable, coupable, coupable maintenant qu’elle n’est plus là pour veiller pour celui qui lui faisait tant de mal mais qu’elle continuait d’aimer quand même, et que lui préfère le refuge de son minuscule appartement à Paris plutôt que la maison de son père –cette maison devenue théâtre de la déchéance du seul parent qui lui reste. Sans uniforme, en relation libre avec sa bouteille de rhum.
Tant pis. Il se débrouillera pour fournir les documents pour son inscription (ou réinscription, il ne sait jamais trop, comme il change complètement de filière cette année, fioup, direction la biologie) à l’université. Un scanner, un petit coup de logiciel de montage, et ses anciens justificatifs seraient remis à l’ordre du jour.
Ce n’était pas comme si c’était la troisième fois qu’il répétait les démarches –vingt-deux ans, et pas l’ombre d’un diplôme en poche.  

« Année sabbatique. Je pars en Islande pour être garçon au pair, pendant un an.
-Wow. »
La surprise engorge les lèvres teintées de carmin auxquelles les prunelles d’Abel ne cessent de revenir avec envie, encore et encore. Autour d’eux, l’atmosphère est électrique, presque étouffante de chaleur, de ces odeurs de bière qui se mélangent à celle de la sueur. Les corps se pressent et s’éloignent, les voix s’écharpent et s’enlacent dans un concert indistincts de cris et de murmures par-dessus les notes de jazz que les musiciens distillent avec amour, avec passion sur leurs instruments. Il est obligé de se pencher sur le comptoir pour que le barman l’entende –un cocktail sans alcool, il teste tous les trucs qui s’accompagnent d’un virgin. Et c’est naturellement qu’il se tourne vers sa partenaire de la soirée (elle, une autre, il sait toujours comment cela finit, jamais comment cela commence), les iris caressant ses magnifiques boucles rousses à l’aspect sauvage pour se perdre à nouveau sur ses traits et ses joues rebondies, afin de lui demander ce qu’elle désire. Elle réfute d’un mouvement de négation du menton, auquel il oppose un air faussement déçu qui la fait rire du bon cœur –exactement la réaction qu’il recherchait.
« Je préfère goûter ce qu’il y a dans ton verre. » s’enhardit-elle avec malice, les joues un peu rosies sous les frôlements de son regard intense.
Ses lèvres se fendent d’un sourire charmé par cette délicate audace, et il refuse l’offre d’une seconde paille –ils la partageront-, gagné par un doux sentiment de chaleur au creux de l’estomac, une délicieuse sensation d’oubli et de légèreté lorsque le rire-carillon résonne une seconde fois, efface peu à peu le visage trahi du père enivré, la carcasse désossée du violon de sa mère à l’agonie sur le sol encombré de bouteilles vides..
Pour son dernier soir à Paris-la-belle, son souffle se mêle à celui d’une autre âme qui vient s’épuiser contre la sienne. Les corps s’embrassent et s’éprouvent au milieu des draps, leur combat pour un peu d’amour caressé par les rayons de d’une Lune silencieuse.
Au matin, il emporte avec lui un prénom, le souvenir d’un rire et d’une nuit, avec l’espoir fragile qu’il trouvera son chemin en foulant les terres de ses origines.


( Sometimes I am terrified of my heart ; of its constant hunger for whatever it is it wants. The way it stops and starts. )

« Allez, papa. »
Les mots coulent entre ses lèvres, épuisés, lassés de s’être trop perdus dans la colère. Qu’un grognement pour leur répondre, alors qu’il sent le regard du barman qu’il ne connait que trop bien qui pèse sur sa nuque, fait ployer des genoux sous le poids de sa pitié. Abel serre les dents, un frisson honteux électrice ses muscles –la vérité, c’est qu’il ne peut pas abandonner son père. Qu’il n’y parvient pas. En dépit que la rancœur, de la rage au goût de cendre sur sa langue ; en dépit de son dégoût pour la façon dont il se détruit (pour gérer le deuil, les souvenirs de l’armée, la défection de sa jambe qui l’empêche de reprendre l’uniforme, il suppose), à coup de liqueurs pas chères qui finiront par lui dévorer le foie. Il se sent déjà si coupable de l’avoir laissé seul pendant un an, décision précipitée après une énième discussion qui avait mal tourné –ils n’avaient jamais su comment communiquer de toute façon.
Il balance un pourboire de quelques euros pour remercier le gérant de l’avoir appelé avant de fermer, tente de faire fi de la fatigue de sa trop longue journée entre les cours et son petit boulot étudiant, le sentiment amer au creux du cœur, la tristesse-poison dans les veines.
Et comme de trop nombreuses fois depuis qu’il est revenu sur le territoire Français, il ramasse son père avachi dans un recoin du bar, à moitié assoupi, pour le ramener à la maison.

« Qu’est-ce que tu cherches, Abel ? »
La question ne cesse de tourner en boucle dans son crâne, comme un CD rayé.
Avec un sourire un peu moqueur envers lui-même (qui s’éteint bien vite), il songe que c’est pour ça qu’il s’en tient d’habitude à discuter de la danse avec ceux qu’il prend tant de plaisir à photographier tandis qu’ils se donnent à leur art. Si les clichés en disent beaucoup sur leurs sujets, ils ne peuvent s’empêcher de murmurer à propos que ceux qui les prennent. Naïf. Il avait été si naïf de penser qu’il se tenait à l’abri derrière son appareil, comme il se protège des autres en les laissant entrer dans son espace de confort sans jamais pourtant leur donner la clé du coffre-fort qui lui sert de poitrine –qui lui semble parfois tenir prisonnier un cœur qui pourrit.
Avec délicatesse, il s’empare du rectangle de papier glacé. Sur la photo, deux silhouettes aux longs cheveux tenus prisonniers de chignons exigeants, fuselées tout en finesse et en puissance. Les regards si différents –cannelle contre océan- qui s’accrochent tendis que se fige le mouvement dans l’effort. L’amour de la princesse pour son cygne blanc, dans cette version exclusivement féminine du Lac des Cygnes. L’image a quelque chose de poignant, qu’il ne saurait définir, mais qui le touche quelque part, à l’intérieur. Lui fait ressentir comme le poids du manque qui tord ses tripes parfois.
Qu’est-ce que tu cherches, Abel ?
Une foule compacte d’incertitudes qui se pressent pour répondre à l’interrogation. Il en sait rien.
Il est perdu, putain.


( J’entends ta voix dans tous les bruits du monde. )

Antonin, c’est une improbabilité dans le champ d’équations complexes qui régit ses quelques certitudes sur ses relations, sur sa vie.
Une inconnue impossible à nommer, à définir, qui s’immisce ça et là, fiche en l’air tous les calculs, oblige à tout recommencer depuis le début, parce qu’il n’y qu’ainsi que ces derniers font sens. Cette force trop compliquée à mettre en formes, qui paraissait négligeable au premier abord, et pourtant sans laquelle toute la logique et la structure du résonnement physique ne peut se faire, s’expliquer. Ou peut-être que c’est juste lui qui se pose trop de questions parfois, derrière son air de prendre son existence comme elle vient, avec une insouciance qui devient de plus en plus fausse (il a toujours l’air de se s’inquiéter de rien tout en prenant les choses avec sérieux, Abel, en contrôle. En contrôle de rien du tout, oui), avec un amour qui s’ébranle un peu trop parfois.
Faut qu’il arrête de réfléchir, de temps en temps, sérieusement.
Et c’est ce sentiment si puissant qu’instille la présence d’Antonin dans ses veines. Cette sensation rassurante que même s’il ne touche pas encore les réponses à ses milliers de questions inquiètes, elles finiront par trouver une réponse. Comme si ses doutes se noyaient dans le sourire-soleil, comme si ses tourments se faisaient dévorer par le brun chaleureux de ces yeux-là. Il oublie un peu le flou de son avenir, cette impression étouffante qu’il a parfois d’être complètement égaré dans sa vie. Il oublie la chaleur qui lui manque parfois à l’intérieur, qu’il vient cueillir entre les bras qui l’entourent pour une nuit ; il oublie le visage ravagé par une douleur inépuisable que son père enterre dans l’ivresse.
Antonin, il s’est fait si naturellement sa place dans sa vie (dans son cœur) que c’est comme s’il avait toujours été là. C’est un sentiment qu’Abel n’explique pas, qui est juste là, partout dans sa poitrine. Ça pourrait l’effrayer, cette façon que l’autre a de le voir, vraiment. Mais ça le réconforte.
Parce que lui aussi connait Antonin, les fragilités qui se recroquevillent derrière les sourires croquant la vie, les failles dans l’âme qui exulte toute sa lumière auprès des autres. Les fissures en celui qui se veut pilier inébranlable.

Antonin, c’est un chaos indescriptible de sentiments qu’il lui inspire.
Abel n’a pas peur de penser qu’il l’aime –il ne sait juste plus vraiment quel sens prend le mot dans son cœur si incertain, si troublé. L’amitié dont les frontières se confondent parfois, dont les limites s’écrasent sous la puissance de ce qu’il ressent. Ce désir irrépressible, ce besoin viscéral qui le saisit aux tripes, au palpitant, d’être là pour cet autre, de le protéger (de tout, de lui, de lui-même aussi), de partager ses rires et ses larmes, tout le temps. Il ne sait pas ce que c’est –il n’est pas certain de vouloir savoir, quand il craint parfois la sensation d’aise qui le parcourt lorsque leurs proximités se mélangent, le sentiment chaleureux et si troublant qui s’empare de sa poitrine quand Antonin est tout proche, quand  son sourire éclate sur ses lèvres, quand il l’observe chanter, ressent la force émotionnelle de sa voix comme si elle entrant en résonance avec les battements de l’organe réfugié au creux de sa poitrine.
Abel, il est juste perdu face à cela. Il s’en veut de compliquer leur relation ainsi, alors qu’il tient tant à l’autre homme –il a peur que ce dernier finisse par s’en rendre compte, ça le terrifie. Ça aurait pu être une bête attirance physique –mais il n’est pas attiré par les mecs, ça, c’est certain- mais c’est quelque chose qu’il connait par cœur, qui lui est intimement familier. Et ce n’est pas ça. C’est plus complexe. C’est plus intime. C’est plus profond.
Peut-être qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez lui.
Au fond, c’est peut-être juste lui qui n’est pas bien, qui a été assemblé à l’envers.


de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM : Javelot aka Alex. ÂGE : Majorité internationale, célébrée dans la patrie du trèfle et de la Guinness yay. SEXE : Demoiselle.  VILLE : Patelin paumé en IDF. RAISON(S) DE L'INSCRIPTION : Coup de cœur monumental pour ce forum, ce scéna.    COMMENT AS-TU CONNU LVER ? : PRD, si je me souviens bien. FRÉQUENCE DE CONNEXION : Tous les jours pour un passage, RP principalement le we, sauf vacances. UN DERNIER MOT ? Vous êtes beaux, j’ai hâte de RP avec vous.


Code:
[color=#D04040]● [/color][b]hunter parrish[/b] aka [i]abel lazzari[/i].
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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : joanna.

CRÉDITS : (ava) hepburns. (sign) pray, bebe rexha.

PSEUDO : freakshow (laurine).


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 09:29

très bon choix de scénario bienvenue à la maison


i pray to god.
he's like one too many drinks and my intuition starts to sink.
it's like ba-da-da-da-da-da.
your shadows, they follow and they're haunting me.
where'd you go, this hollow soul is lonely.
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n°5 de chanel

JE RESSEMBLE À : vikander.

CRÉDITS : abisror & tumblr & bat'phanie & kiri.

PSEUDO : b_bulle (mel).


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 10:15

ce scénario et puis bb parrish
han et ce début de fiche
bienvenue parmi nous et bonne continuation pour la rédaction


flou artistique
funny how the heart can be deceiving more than just a couple times. why do we fall in love so easy, even when it's not right. where there is desire, there is gonna be a flame. where there is a flame, someone's bound to get burned. ▬ pink - try.
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shalimar de guerlain

JE RESSEMBLE À : taylor marie hill.

CRÉDITS : moi (ava) + moi (sign).

PSEUDO : anaëlle (ou isamongus, cf. alana et cam - nan j'balance pas, salut). sinon les intimes m'appellent bilal - même si j'm'appelle pas bilal (svp cherchez pas).


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 13:15

ooooh la voilà enfin cette fiche.
un grand bienvenue parmi nous, en espérant que tu te plaises ici.
et puis, c'que tu écris bien.



we have calcium in our bones, iron in our veins, carbon in our souls, nitrogen in our brains, 93 percent stardust with souls made of flames. we are all just stars that have people names.
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CRÉDITS : ganseys.

PSEUDO : manon.


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 14:25

super choix de scénario, vraiment. bienvenue ici.



amère désillusion.
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black opium de ysl

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CRÉDITS : Morrigan (a) ; Beerus (s)

PSEUDO : elixir./sam.


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 14:49

je n'ai pas de mot, tout est si beau.
bienvenue ici.
n'hésite pas si tu as des questions.


❝ you are a liability ❞ the truth is i am a toy. that people enjoy. 'til all of the tricks don't work anymore. and then they are bored of me. i know that it's exciting. running through the night, but. every perfect summer's. eating me alive until you're gone. better on my own.
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JE RESSEMBLE À : bbmoore.

CRÉDITS : faust. + valsmoods

PSEUDO : bambi. shany


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 15:10

ce début de fiche. bienvenue et courage pour le reste.


vi(de)ve l'artiste
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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : xavier dolan

CRÉDITS : avatar (ANARCHY.)

PSEUDO : LITTLE BITS


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 23/5/2017, 15:16

Je suis amoureux de tes mots, de ce début, de cette façon avec laquelle ce que tu écris se lit tout seul, sans difficulté. C'est beau, c'est sublime, ça promet et je vais mourir en attendant la suite.
On voit déjà de l'investissement, et une volonté d'apporter ta touche personnelle au personnage, et tu m'en vois ravi.
Merci d'avoir choisi mon scénario, j'ai hâte de faire de belles choses avec toi.
Bienvenue parmi nous et bon courage pour la suite en tous cas.


Et moi je t'aime un peu plus fort
C’en est assez de ces dédoublements, c’est plus dur à faire qu’autrement. Car sans rire c’est plus facile de rêver à ce qu’on ne pourra jamais plus toucher. ©alas.
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black opium de ysl

JE RESSEMBLE À : diego barrueco.

CRÉDITS : mama, anaëlle.

PSEUDO : anaïs.


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 24/5/2017, 20:27

ce choix de scénario.
le lien sera inévitable, mon enfant.

bienvenue.


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?


les lascars gays #camelaussidouxquelecaramel #âmessoeurs #amrdemv #bestbromance:
 
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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : Alysha Nett

CRÉDITS : xMcFlurry & bat'phanie signature & crackship Marie

PSEUDO : Stéphanie


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 24/5/2017, 21:46

Han tu es parfait  
Le scénario + Le prénom + l'avatar et ta plume    
Bienvenue parmi nous mon chat



Ils vont s'adorer, se séparer, se détester, se manquer... finiront-ils par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble.
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l'elixir de nina ricci

JE RESSEMBLE À : jeon jeongguk

CRÉDITS : ivabb. (avatar) jecn (gifs signature) anaelle (code signature)

PSEUDO : fantasy.


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 25/5/2017, 11:31

bienvenue ici



⊹ Paris m’étouffe. Paris me bouffe. Paris se pâme. Paris se moque de moi quand je rame et je suffoque dans les tunnels du RER. Mais je m’en moque... car j’ai ta main qui me conduit au paradis, dans le plus beau de ce Paris.
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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : Josephine Pettersen

CRÉDITS : (c) lilousilver et (c) Beerus & kawaiinekoj + http://blairwaldwrf.tumblr.com/

PSEUDO : oxane


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 25/5/2017, 13:43

bievenue
j'aime trop le début, vraiment vraiment
t'as fait un choix de perso absolument génial, franchement, hâte de lire vos rp

bon courage pour la suite de sa fiche, je sens qu'à la fin j'aurais envie de faire un câlin de réconfort à abel


BLOND PRINCESS, without a crown
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shalimar de guerlain

JE RESSEMBLE À : cailin russo.

CRÉDITS : kidd.

PSEUDO : azura. (julianne)


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 25/5/2017, 21:02

bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 27/5/2017, 09:03

Bienvenue !
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JE RESSEMBLE À : selena.

CRÉDITS : hershelves. (avatar)

PSEUDO : most girls / laurine.


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 28/5/2017, 20:53

il est trop cute ton vava
bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 29/5/2017, 16:30

Bienvenue parmi nous :).
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l'elixir de nina ricci

JE RESSEMBLE À : la douce charlotte.

CRÉDITS : (ava) bb chat, flightless bird. (sign) uc.

PSEUDO : FREAKSHOW (laurine).


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 2/6/2017, 09:29


Il est temps de terminer ta fiche

attention, ta fiche est en danger !

eh ben alors... où es-tu passé(e) ? ça fait maintenant une semaine que tu as commencé ta fiche, mais nous n'avons plus de nouvelles de toi... comment ça se fait ? ne nous dis pas que tu t'es noyé(e) dans la seine ! ici, le staff est rempli de maîtres nageurs accomplis et encore plus sexy qu'adriana karembeu ! autrement dit, tu n'as aucune excuse, on te sauvera coûte que coûte ! à partir d'aujourd'hui, tu ne disposes donc plus que de quatre jours pour nous demander un délai, sans quoi ton compte se verra supprimé. nous, on n'a pas envie de te laisser partir ! alors reviens-nous, tu nous manques déjà.


do we need somebody
just to feel like we're alright
is the only reason
you're holding me tonight
'cause we're scared to be lonely
- ❋ -
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MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 4/6/2017, 16:14

Merci à tous pour cet accueil super chaleureux, pour vos compliments et vos jolis mots, vous êtes vraiment adorables.

Antonin, merci d'avoir créé un scénario aussi inspirant. J'espère que la suite te plaira.   J'ai hâte hâte hâte qu'on puisse se lancer.
Lionel, merci, ce sera avec grand plaisir pour un lien.

Il ne me reste que l'histoire à rédiger, mais est-ce qu'il serait possible d'avoir un petit délai de quelques jours, s'il vous plait ? Je ne voudrais pas me faire supprimer, j'avance tout ça au plus vite.
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CRÉDITS : (ava) anaëlle. (sign) anaëlle.

PSEUDO : FREAKSHOW (laurine).


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 4/6/2017, 16:22

je te rajoute jusqu'au 9 juin, bon courage chaton


Δ c'est une question d'angle, d'envers et d'endroits. comment tu nous vois. comme dans un triangle, il faut être trois. toi, le désir et moi. quand est-ce qu'on se, quand est-ce qu'on se consume. que l'on consent à s'abandonner là. quand est-ce qu'on se, quand est-ce qu'on se consume. une dernière fois.
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MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 12/6/2017, 08:58

Avez-vous vraiment besoin de mon avis ?
Parce que quand c'est parfait, ça l'est et puis c'est tout
Hâte d'écrire avec toi, chaton, ça va être super


Et moi je t'aime un peu plus fort
C’en est assez de ces dédoublements, c’est plus dur à faire qu’autrement. Car sans rire c’est plus facile de rêver à ce qu’on ne pourra jamais plus toucher. ©alas.
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CRÉDITS : (ava) anaëlle. (sign) anaëlle.

PSEUDO : FREAKSHOW (laurine).


MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst. 14/6/2017, 00:51

ça devrait même pas être permis d'écrire aussi bien, c'est tellement beau je valide tout autant que antonin, et j'ai hâte de voir les deux à l'oeuvre


Paris est à toi !

Tu es officiellement validé(e)

BIENVENUE - Bravo, bravo, tu es venu(e) à bout de ta fichounette et tu as été accepté(e) à Paris ! Maintenant tu es libre de faire tes premiers pas en toute tranquillité mais pas trop quand même.

- ❇ -

LES PETITS TRUCS A SAVOIR - Si tu débarques en solitaire mais que tu es pressé(e) de jouer parmi nous parce que tu es un fou/une folle de rp, accro jusqu'à la moelle - oui oui, on comprend ça très bien - tu peux aller faire une demande de rp arrangé, le staff se chargera de te concocter une petite scène avec un autre membre. Mais n'hésite pas à aller te faire de nouveaux amis qui n'ont qu'une envie : t'avoir dans leur liste de liens et de rps ! T'as vu comme tout le monde est mignon ici ? Alors ne perds pas une seconde et vas sauter à pieds joints dans le flood et/ou la chatbox pour devenir le number one du délire. Et ne t'en fais pas si tu as un peu peur de faire le premier pas : les petits timides, on leur fait de gros câlins, et on les aide à s'intégrer grâce aux mini-floods. Du coup, tu peux dès maintenant te rendre dans ton mini-flood de groupe et ton mini-flood de rang pour rencontrer quelques membres.

- ❇ -

EN CE MOMENT SUR "LA VIE EN ROSE" - Tu veux mélanger fun et cuisine ? Et bien ça tombe à pique ! Vas très vite t'inscrire à l'activité en cours en cliquant ici, tu ne vas pas le regretter !

- ❇ -

LE PETIT MOT DE LA FIN - Si tu nous aimes aussi fort qu'on t'aime, tu peux voter pour nous et nous faire un peu de pub, on te fera des crêpes pour te remercier ! On est un club de folie nous, et on a hâte de partager des tas de choses avec toi (en plus des crêpes, bien sûr). En attendant, amuse-toi bien parmi nous !


Δ c'est une question d'angle, d'envers et d'endroits. comment tu nous vois. comme dans un triangle, il faut être trois. toi, le désir et moi. quand est-ce qu'on se, quand est-ce qu'on se consume. que l'on consent à s'abandonner là. quand est-ce qu'on se, quand est-ce qu'on se consume. une dernière fois.
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MessageSujet: Re: ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst.

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ABEL ❧ I don’t know what’s worse : drowning beneath the waves or dying from the thirst.

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