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J'ai besoin d'aide. Bon d'accord, je mens. (em)

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MessageSujet: J'ai besoin d'aide. Bon d'accord, je mens. (em) 23/5/2017, 20:40


Madame White a toujours été quelqu'un pour moi, enfin, ça allait dans les grandes lignes dirons-nous. C'est pour cela, que j'ai été allé la voir, espérant pouvoir trouver facilement Emeryck mais le résultat fut contraire. Le bel homme que je cherchais n'était pas chez eux. Le bel homme, je dis, mais en vrai, il n'est pas si beau que cela quand on le regarde de près. Que dis-je ? J'en suis folle, même après cinq ans d'ignorance de ce gros con. Pour moi, ce sont ses tatouages qui m'ont attiré, m'attirent toujours. Ce côté bad boy, je dirais a pas mal joué dans le lot. Lot qui m'a conduit à mon plus grand abysse. Suite aux recommandations de maman White, je suis directement allé à la maison de campagne indiquée. Toute une mise en scène, une fois que j'ai appris son mariage avec la blondasse aussi tatouée que lui. J'ai décidé de me faire passer pour une pauvre fille, abandonnée par ma propre famille à cause de ma fréquentation avec lui -ce qui en somme ne fut pas réellement faux dans le passé-, les poignets amochés par des violeurs. Juste assez d'histoire pour attiser sa pitié, l'amener à avoir un peu confiance en une pauvre fille inoffensive, le séduire du mieux que je peux et enfin, le détruire. Un plan, qui pour moi, fut parfait la période où je l'ai conçu. Cependant, maintenant, aujourd'hui, alors que je suis face à cette maison blanche au toit bleu, je perd mes moyens. Et si en me voyant, il n'allait simplement pas tout me cracher à la figure ? Attends, Luivine, tu n'y es pour rien dans l'affaire, c'est lui qui t'a abandonné, pas toi. Avec ses conneries, il t'a laissé en arrière, il est allé faire sa vie en taule, pour en ressortir afin d'en épouser une autre. Comment je suis au courant de son mariage? Bouche-à-oreilles, vieilles connaissances, la famille... Peu importe, je suis au courant mais je ne vais pas forcément le lui dire, jouer la carte de l'innocente fille perdue. Putain, j'aurais dû préparer une histoire de demoiselle amnésique, qu'est-ce que ça aurait bien fonctionné. Pas le temps de faire demi-tour, je me tien devant sa maison de campagne, sous un petit soleil et dans la brise du début d'après-midi. Je soupire, je respire, j'inspire. J'expire. Je me lance dans la petite allée de la maison au charme obsolète. Une fois suis-je en face de la porte d'entrée blanche également, je cherche la force de mon index pour appuyer sur le bitoniau rond de la sonnette. J'inspire. J'expire. J'appuie. La sonnerie qui retentit en petites cloches désagréable me donne des hauts le coeur, mais pas par rapport au simple son, par rapport à cette nervosité qui me ronge l'estomac. Et si, et si il ne me prenait pas au sérieux ? Et si il sait que je sors d'un hôpital psychiatrique, que je suis encore sous médicaments, encore considérée comme une folle ? Plus le temps de réfléchir, d'avoir peur. La porte s'ouvre délicatement, ou est-ce mon esprit qui voit tout au ralenti ? Mon coeur bat contre ma poitrine. Je suffoque. Mon visage se dépéri en celui d'une sdf abattue. Mon rôle débute. Ma vengeance commence, plus moyen de faire la marche arrière. Il est là. Il me fait face. Mon regard est sur ses chaussures, trop apeurée de le regarder en face mais c'est ce que je commence à faire. Mes yeux cherchant les siens, je lâche une larme tenue pendant cinq longues années. Emeryck White.
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MessageSujet: Re: J'ai besoin d'aide. Bon d'accord, je mens. (em) 24/5/2017, 04:25


J’ai un mauvais pressentiment. J’ai un truc qui gronde dans mon estomac, j’sais pas c’est quoi, mais c’pas bon. 3 semaines que j’ai retrouvé ma liberté. J’ai encore du mal à reprendre ma vie normale… Pourtant, à ma première sortie, j’avais rapidement reprit mon train-train quotidien, comme si j’avais simplement fait pause… Sauf que là… Je suis marié, avec un gamin en route. Mon meilleur pote veut me tuer, me casser la gueule. J’ai une folle envie de frapper dans tout ce qui bouge, mettre la faute de mes malheurs sur le dos de cette brunette qui avait su me charmer… Pourquoi m’avait-elle attiré dans ses filets? C’était d’un ridicule. Mes nuits sont courtes, affreusement courtes. J’ai du mal à dormir, maintenant que Séfia est revenue dans ma vie. Comme si je me devais de surveiller chacune de ses respirations, m’assurer qu’elle et notre gamin vont bien. Il m’arrive, les nuits où elle dort à la maison, de poser ma main protectrice sur ce petit ventre naissant, venant même embrasser cette nouvelle rondeur que j’appréciais de plus en plus chez ma femme. C’est étrange comment des mots, des gestes, peuvent devenir quotidiens, alors qu’il y a 5 mois à peine, je ne pensais même pas à l’amour. J’occupe mes journées du mieux que je peux, venant faire les réparations nécessaires sur la maison… J’aimerais bien l’offrir à Séfia, lorsqu’elle sera rénovée, question que l’on puisse élever notre gamin de façon pour le moins convenable. Alors que je m’affairais à nettoyer la cuisine, la sonnette retentit. Lio? Éléa? Non, la princesse ne sonnait pas, elle entrait comme bon lui semblait dans la maison… Et je ne crois pas que ce soit quelqu’un du crew… Essuyant mes mains sur mon jeans, j’attrapais une clope au passage puis j’ouvris la porte. Mon cœur manqua un bon. Ses cheveux bruns. Ce regard si sombre. Ces lèvres que j’avais tant dévorées. Elle semble si amochée, amaigrit, la divine Ludivine Potts. Et ça me frappe, que veux-t-elle, qu’est-ce qu’elle fou ici?! Silencieux, je tire sur ma cigarette, avant de la détaillé. Elle semble tremblée. Il ne fait pas réellement chaud non plus et la foutue pluie ne nous lâche pas. Sans attendre, je l’attrape par l’épaule pour la faire entrer, attrapant le sac de voyage qu’elle semble trainer avec elle. « J’vais te faire couler un bain. T’as l’air congelée et complètement sale. On pourrait te comparer à une SDF. Ça craint. » Je lui jette à peine un regard et je monte à l’étage, balanaçant le sac sur le lit, avant de prendre la direction de la salle de bain. Ah Ludivine, ma douce et divine Ludivine. Mon estomac gronde, il se tord. Ce n’est pas bon signe. Alors que la baignoire se remplit, je redescends la rejoindre, sous les marches qui craquent. « J’imagine que c’est ma mère qui t’as dit où j’étais. Cette pauvre folle n’est même pas venue me voir… Tout comme toi, divine Ludivine. » Je viens écraser ma cigarette dans le cendrier puis je la regarde encore. Ces lèvres. Ces bordel de lèvres… Seigneur. Je prends une profonde inspiration, venant jouer avec mon alliance puis je m’approche d’elle, venant doucement lui retirer son manteau. « Allez, va dans le bain. J’vais t’faire à manger. Ensuite, une bonne nuit de sommeil… Et tu fou le camp d’ici. Je ne crois pas que mon épouse apprécierait de savoir que j’héberge mon ex copine. » Avant, j’aurais pris. J’aurais proposé de lui laver le dos, de lui donner un peu de Emeryck, mais ça… C’était avant, quand j’avais une queue à la place du cœur…
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MessageSujet: Re: J'ai besoin d'aide. Bon d'accord, je mens. (em) 24/5/2017, 09:47


Mon coeur bat. Fort. Je peux l'entendre clairement. Boum, boum. Boum, boum. Je sens ma respiration qui s’accélère alors que j'ai peine à respirer. Il ouvre. Je soulève mon regard apeuré vers lui. Je tremble comme une feuille, ma larme coule le long de ma joue froide, refroidit cette joue de son passage brûlant. Il est là, bien en face de moi, sa clope légendaire aux lèvres et moi qui tortille un bout de mon cardigan brunit, déchiré, sale. J'ai envie de vomir vomir cette nervosité, cette peur mélangé à cette joie de le revoir après cinq ans. L'odeur de sa clope vient effleurer mes narines et des souvenirs me viennent en un micro-flash. Les jour où on se partageait une cigarette après une séance bed-time. Il retire sa clope et d'un coup d'un seul, il m'attrape par l'épaule, sa force me fait craqueler mes petits os. Avec la dépression j'ai perdu du poids. Beaucoup de poids, j'ai littéralement la peau sur les os ce qui facilite ma couverture.  « J’vais te faire couler un bain. T’as l’air congelée et complètement sale. On pourrait te comparer à une SDF. Ça craint. » Il m'abandonne au bas des escaliers. Je le regarde monter les marches de là où je suis. Lorsque je le perd de vue, je regarde autour de moi, timidement. Je tortille encore ce bout de manchette de mon cardigan, grattant mon ongle avec. Il est amoché, mon tic depuis l'abandon de ce connard est de me gratter l'ongle jusqu'à en avoir mal. Au moins, il me prend pour une SDF, ça va, c'est facile finalement. Il redescend les marches suite au bruit de l'eau qui semble s'écouler dans une vasque. « J’imagine que c’est ma mère qui t’as dit où j’étais. Cette pauvre folle n’est même pas venue me voir… Tout comme toi, divine Ludivine. » Le bois craque sous son poids, je le regarde à chaque marche qu'il franchit. En réponse, je hausse simplement mes petites épaules, le regard livide, apeuré. Pas par ma fausse histoire, apeuré par lui. Je me mordille la lèvre inférieur en détournant mon regard du sien qui semble résistant. « Je voulais te voir... mais... » Je sens ses mains venir laisser descendre ma veste le long de mes bras flageolant. Une petite veste kaki, pas très polaire, longue et pas du tout épaisse. Comme un simple coupe-vent. Dessous, je possède un cardigan usé, sale, puant, cardigan que j'ai acheté à une pauvre sdf y a pas une heure. Un débardeur sale, que je porte depuis quatre jours sans le laver. Un simple pantalon déchiré, kaki, pour venir compléter l'ensemble avec des petites basket vieilles de quatre ans. « mais je ne pouvais pas. » Je le regarde un instant. Je ne pouvais pas parce que j'étais en hôpital psychiatrique par ta faute, gros salop.  « Allez, va dans le bain. J’vais t’faire à manger. Ensuite, une bonne nuit de sommeil… Et tu fou le camp d’ici. Je ne crois pas que mon épouse apprécierait de savoir que j’héberge mon ex copine. » Oh. C'est vrai, sa femme. Cela me fait étrange de dire qu'Emeryck a une femme. C'est pas son genre. J'opine timidement en me faufilant vers les escaliers. Je les monte doucement, faisant craqueler le bois. Ma main se tient à la rambarde de bois brisé, écaillé. Je le regarde alors qu'il commence à s'engouffrer dans une pièce.  « Emeryck... » Je murmure et quand je le vois qui commence à tendre une oreille je rajoute plus timidement, heureuse mais sincèrement triste :  « Félicitation pour ton... mariage. » J'abaisse mon visage, lugubre, caché par des rideaux de cheveux ébènes. Je continue de monter les marches pour aller m'enfermer dans la salle-de-bain, facilement trouvable puisque ouverte. Je me déshabille doucement, face à un vieux miroir sali par l'âge. Je prend le temps de me regarder ; sale, les poignets amochés par mes malheurs, les côtes se voyant clairement, les cheveux ébouriffé, comme coiffé avec du gel depuis une semaine. Je suis horrible depuis cinq ans.... Cela ne m'étonnerait pas qu'il me rejette pour sa femme en bonne forme, pleine d'amour. Je me laisse glisser dans sa baignoire, profitant silencieusement. Après avoir rendu l'eau plus sombre qu'avant, je m'enroule dans une serviette, essore mes longs cheveux qui se boucles. Je m'avance vers son lavabo, attrape une eau de Cologne pour l'apporter à mes narine. J'inspire. Son odeur m'enveloppe, mon esprit réagit et mon intimité se contracte. Je le redépose doucement avant de péter une durite. Je descend à nouveau les marches, nue sous une simple serviette grise, mes cheveux mouillés tombe dans mon dos. Je le rejoins et je viens enrouler mes bras autour de ses hanches, dans son dos. Ma joue contre ce dernier, je ferme les yeux et avant qu'il ne me rejette, ce que je redoute je lui murmure un sincère :  « Merci, Emeryck. Je ne savais pas où aller d'autre. » J'inspire. J'expire. Je me décale de son dos.  « Tu m'as manqué. » J'esquisse un léger sourire mais bien vite l'odeur vient allécher mes narines.
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MessageSujet: Re: J'ai besoin d'aide. Bon d'accord, je mens. (em) 24/5/2017, 23:02


C’était ça. Ça qui me tracassait. Mon estomac qui gronde, mon estomac qui se sert. Je me sens complètement nauséeux, juste à la voir… Je me rappelle avoir tourné comme un chien en cage, lorsque j’attendais ses putains de visites en prison. Moi qui espérais la voir se pointer le bout du nez. La voir me sourire à nouveau, l’entendre me traiter de connard, comme elle seule savait le faire. Ah Divine Ludivine. Je me rappelais de ses doigts qui s’enfonçaient dans ma chair, alors que je lui faisais susurrer mon nom… Dois-je dire que chaque coup de bassin, me faisait sourire. Voir ses boucles brunes qui vagabondaient sur ses épaules, alors que son visage se tordaient de désire… Rien que d’y penser, je sens cette boule de chaleur qui gronde… Non! Emeryck! Je secouais la tête, alors que je la laissais entrer dans ma demeure. Demeure qui tombait un peu en morceau, mais bon… Je la regardais de la tête aux pieds. Limite, elle fait pitié la belle ludivine. Prenant son sac, je la pousse vers l’intérieur afin qu’elle se réchauffe. Sans réellement attendre, je prenais la direction de la salle de bain. Elle devait crever de faim et à voir les vêtements qu’elle portait… C’était pas la joie. J’ouvris son sac et je ne trouvais rien de convenable. Sans demander quoi que ce soit, je pris rapidement une robe légère dans la chambre. C’était la maison de campagne de ma famille et ma mère avait pris l’habitude de laisser des vêtements au cas où. Je redescendis, lui signalant que la baignoire se remplissait puis je lui retirais sa veste, que je tenais des bouts des doigts. Être sale ne n’avait jamais effrayé, mais là, c’était trop. Je grimaçais un peu puis je lui tendis la robe. « Tiens, tu mettras ça, le temps que l’on lave ton linge. Tout est trempé. » Je la regardais monter l’escalier puis je me rendis à la cuisine, commençant à préparer un bon repas chaud. C’était steak et légume. J’avais affreusement faim. Et il se faisait tard. Alors que je terminais de couper les légumes, je sentis ses bras s’enroulés autour de ma taille. Je pris une profonde inspiration puis je me crispe un peu. Sa joue contre ma peau nue, je craque presque. « C’est normal… Mais la prochaine fois, loue toi une chambre Ludivine. Ou demande à ma mère de t’héberger… Séfia va mal gérer ta présence… » Je soupirais, alors qu’elle se décollait. SA phrase m’atteignit comme un coup de couteau. Je posais bruyamment la poèle sur le fourneau puis je la regardais. « Rien ne t’empêchait de venir me voir. T’es partit Ludivine. Là, je vie bien… Du moins j’essaie, ok? Ne vient pas foutre la merde.  Et puis merde, va t’habiller! J’ai beau être marié, mais fuck, j’suis un mec et ma femme est enceinte, alors niveau libido, on repassera!» Je secouais la tête et continuais de préparer le diner. Je quittais la cuisine pour me rendre vers le salon où j’attrapais une bouteille de vin que je débouchais. Je pris une gorgée directement à la bouteille, question d’aider mes nerfs à se calmer puis je me dirigeais vers la cuisine de nouveau. Je finalisais la cuisson des aliments puis je posais les assiettes sur le plan de travail. J’adorais cette cuisine. L’ilot central pouvait facilement servir de table. Je lui versais une coupe de vin puis je versais la mienne… J’aurais amer la détesté, ne jamasi recroiser son chemin, mais je n’y arrivais pas… Elle était celle qui m’avait fait détester l’amour. Celle qui m’avait ait comprendre que je n’étais pas fait pour la monogamie… Puis peu à peu, Séfia à prit sa place dans ma tête, dans mon cœur. Elle m’avait réapprit à aimer, à sa façon, enfin à notre façon… Elle portait le fruit de notre amour et pour la première fois dans ma vie, je n’avais pas envie de tout foutre en l’Air au moindre obstacle. Je me souvenais de la crise d’Éléa, lorsqu’elle était venue me voir en prison… elle m’avait fait comprendre que j’avais été égoïste, que je n’étais qu’un pauvre idiot qui ne pensait qu’à lui. Je devais vivre pour 4 maintenant. Ma femme, notre enfant, Éléa et moi. Je m’étais promis de ne plus abandonner la princesse, de la traiter comme ma propre fille, mon propre sang. Elle aurait les mêmes droits et privilèges que mon enfant. Je mangeais tranquillement, en silence puis je pris une gorgée de mon vin. « Tu deviens quoi? T’as une tête à faire peur Ludivine… Et… » Je fronçais les sourcils. Mon regard venait de se poser sur ses poignets. Je contournais l’ilot, attrapant rapidement son bras. «MAIS PUTAIN DE MERDE, C’EST QUOI ÇA?! QUI T’AS FAIS ÇA?! DIT MOI QUE C’PAS TOI LUDIVINE! » J’étais hors de contrôle. Je ne lâchais pas son bras, la fixant dans les yeux. J’ignorais si je devais me sentir mal, me sentir coupable, mais là, la rage grondait dans mon ventre et si elle avait été agressée, le mec qui lui avait fait ça, paierait cher. J’aurais aimé la détester, la Divine Ludivine…
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MessageSujet: Re: J'ai besoin d'aide. Bon d'accord, je mens. (em) 24/5/2017, 23:47


Entrer dans sa maison. Être seule avec lui, cela me rappelle tant de chose. Cela éveille ma déesse en moi, que je fais vite de taire. Il me ramène une vieille robe, de sa mère très certainement. Je l'empoigne avant de monter les marches. J'vais pas mettre ça, c'est horrible. Une robe à fleurs des années je ne sais trop combien. Ok, je suis pour le vintage mais là. Bordel, je suis venue pour faire défaillir le petit gars rangé, lui refaire découvrir qui il est réellement. Emeryck White, le gars que j'connais, il est pas fait pour être fidèle. Ce serait d'un gâchis. J'abandonne la robe sur le sol du couloir du haut. Finalement, je redescend mouillée, enroulée dans une fine serviette. Ouais, bah, qui ne tente rien n'a rien, c'est ce que dit le bon vieux dicton. Je l'entends découper quelque chose d'assez dur. Je regarde son dos, viril, dénudé. Je viens y glisser mes bras menus tout autour, déposer ma petite joue chaude contre sa peau. Mes paroles font un souffle léger contre lui. Une sensation que j'espère procurer chez lui. Titiller la bête qui sommeille depuis son putain de mariage. « C’est normal… Mais la prochaine fois, loue toi une chambre Ludivine. Ou demande à ma mère de t’héberger… Séfia va mal gérer ta présence… » Il est gentil. Il veut se la jouer fidèle ou je rêve ? Cette Sefia l'a mal changé. Elle a changé mon Emeryck. J'aimerais bien dire que je m'en fiche et que je suis venue que pour lui, mais j'ai peur de sa réaction. Alors, pour plus de sécurité, je m'éloigne de lui de quelques centimètres, affirmant qu'il m'a manqué. L'effet fait celui d'une bombe. Il dépose violemment sa poêle, me faisant bondir sur place également. Les yeux grands ouverts, je ne souris plus. Clairement. « Rien ne t’empêchait de venir me voir. T’es partit Ludivine. Là, je vie bien… Du moins j’essaie, ok? Ne vient pas foutre la merde. Et puis merde, va t’habiller! J’ai beau être marié, mais fuck, j’suis un mec et ma femme est enceinte, alors niveau libido, on repassera!» Je le regarde. Il secoue son visage avant de me tourner le dos à nouveau. Je serre les poings. Si fort que je sens mes ongles creuser dans mes paumes. « Ta femme est enceinte... ? » Je secoue la tête, c'est pas le moment Ludivine de t'énerver. « Figures-toi que y avait bien quelque chose qui m'en a empêché ! » Je ne crie pas, mais ma colère se fait ressentir. Je tourne mes talons comme une petite fille capricieuse. Je dénoue ma serviette, la laissant tomber au sol alors que je n'ai pas encore quitté la cuisine. Je grimpe à l'étage mettre sa foutue robe de malheur. a bien quelque chose qui m'en a empêché Em ! Y a toi et tes conneries qui t'ont éloignés de moi. Y a ta fille, aussi. Oh Emeryck, si je te disais que t'es papa depuis cinq ans, tu me laisserais rentrer à nouveau dans ta vie et dans ton lit ? Malgré tout, je n'utiliserais pas mon sang, mon coeur et mon unique trésor, pas pour qu'elle connaisse un père aussi con que toi, ni une belle-mère ressemblant à Barbie, ni savoir que sa mère l'a abandonnée. Je redescend avec cette robe qui ne me met pas du tout en valeur. J'ai pas le sourire. Je ressemble à une vieille, mais bon, au moins, je ne détonne pas dans la décoration de la maison. J'arrivais au moment où il s'installait pour manger son plat. Je me glisse en face de lui, attrapant une fourchette sur le coté. « Tu deviens quoi? T’as une tête à faire peur Ludivine… Et… » Je le regarde un instant mais il m'attrape le poignet aussi violemment qu'il a déposé sa poêle. «MAIS PUTAIN DE MERDE, C’EST QUOI ÇA?! QUI T’AS FAIS ÇA?! DIT MOI QUE C’PAS TOI LUDIVINE! » D'un sens, mon coeur sourit. Mais mon aspect physique est tout autre. Je le regarde. Je fronce les sourcils. Je viens chercher une force en moi pour m'extirper de son emprise qui me broie les os. Lorsque mon bras réussit à s'échapper, je viens frotter ma paume à mon poignet rougit par son emprise. « C'est pas tes affaires, connard. t'avais qu'à chercher à me joindre pour le savoir. C'est trop tard maintenant. J'suis irrécupérable. » Je grimace en regardant l'état de mon bras. Je regarde le vin dans mon verre, l'attrape et le bois cul sec avant de faire grincer le tabouret sur le sol. Je me lève. Je le regarde. Le regard noir et haineux. J'évite de lui lâcher ma vérité, je dois rester dans le mensonge, dans le flou. « J'ai pas faim. » Je lui tourne le dos, mes cheveux humide suivant mon mouvement tant bien que mal. « J'ai voulu te voir bien avant aujourd'hui. Juste que... Putain, t'en as rien à foutre de ma vie, comme avant, ça va pas changer. »
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