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bombe à retardement. (ft. lionel)

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shalimar de guerlain

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MessageSujet: bombe à retardement. (ft. lionel) 25/5/2017, 20:38

adossée contre le mur et un verre à la main, la musique bourdonne dans ma tête. je frôle des corps. puis un mec vient se poser près de moi. il me sourit, me regarde de la tête au pied. ses intentions sont assez précises. je le laisse faire, même si je suis pas là pour ça. j'ai pas envie de ça ce soir. mais s'il faut que je joue le jeu pour attirer l'attention de celui qui me plait vraiment, je le ferais. lionel. mon mec. ou ce qui semble l'être. on était venu ici séparément et quand je l'ai croisé, j'étais pas surprise qu'il ne m'ait pas invité à venir avec lui. à part coucher ou se prendre la tête, c'est pas comme si on faisait beaucoup de trucs ensemble. mais de ce côté là je me plains pas. nos retrouvailles au lit sont toujours les meilleurs. tout en soupirant, je prends une gorgée de mon verre, avant de regarder autour de moi. y a les cheveux bruns en bataille là-bas, même de dos je sais à qui ils appartiennent. dos à moi, je le dévisage un moment, jusqu'à ce que son regard croise le mien. rapidement, je me retourne vers l'homme qui était à mes côtés depuis quelques minutes et je m'approche légèrement alors qu'il m'attire contre lui assez rapidement. je rigole doucement en replaçant une mèche de mes cheveux, avant de regarder à nouveau brièvement lionel. je lui souris et je tente de le provoquer. voir jusqu'où il est prêt à aller. alors je tente de jouer avec lui, avec ses nerfs. parce que je sais comment il est. je le connais, mieux qu'il pourrait le prétendre. je sais que c'est une question de temps avant qu'il réagisse, qu'il explose et en quelque sorte, ça m'amuse. alors je dépose ma main sur son bras avant de rire de toutes ses blagues à la con, je lui fais du charme, jusqu'à ce qu'il craque. ce mec, c'est la proie parfaite. canon et naïf. il croit que je suis intéressée, qu'il me plaît. alors que tout ce que je veux, c'est attirer l'attention de lionel. parce qu'au fond, c'est tout ce qui comptait. lui et seulement lui. « tu veux boire un verre ? » dis-je au mec qui m'accompagnait, un sourire en coin au visage. il accepte. je lui prend donc la main et on se dirigea vers le bar, près de lionel et sans même le regarder, je ne lui porta aucune attention, attendant patiemment qu'il reprenne ce qui lui était dû. moi.   
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MessageSujet: Re: bombe à retardement. (ft. lionel) 26/5/2017, 18:24

verre coincé entre tes lèvres. alcool coulant le long de ta gorge. liquide marquant une légère brûlure sur ta trachée. un enfer pour atteindre un paradis idéaliste. un paradis éphémère flou procurer par ce doux délice comprimé entre les parois du verre. l'impression d'être compressé sans l'ombre d'une issue. le lieu oppresse, le lieu agace. tu fulmines, fin soupir s'échappant d'entre tes lippes, prunelles parcourant du regard la pièce bondée de visage inconnu. tu rumines, agacement inscrit au fond de ton être, noyée dans les litres d'alcools ingurgités. tu bouillonnes, un volcan prêt à rentrer en irruption dans les secondes qui suivent. t'es là, les coudes posés contre le bar, l'esprit brouillé à compter les minutes s'écoulant autour de toi pour oublier vainement l'ébullition de ton sang coulant dans tes veines. pourquoi restes-tu ici, toi qui détestes tant cet endroit ? murmure de ton esprit résonnant sans fin dans ta tête. réponse imposée d'elle-même, pas la moindre réflexion hésitante ou un combat intérieur interminable. pour elle. pour ce visage trop familier pour disparaître dans la poussière du monde. l'unique raison de ta persévérance à supporter cette musique assassinant tes tympans. les regards se perdant dans la foule. la chevelure blonde filant sous ton nez disparaissant dans les lumières agressant les rétines. les fragments de peau s'effleurant dans des accidents provoqués par envie intenable. le parfum enivrant tes narines te rendant fou à chaque bouffée. scène répétitive, scène grotesque, scène joué trop de fois pour n'être qu'involontaire. t'ignores les raisons de ta venue ici, y'en a aucune, juste traîné de force pour accompagner un solitaire abandonnant le navire à la première occasion. mais tu sais exactement les raisons te poussant à rester ancré au bar. accompagné de cette rage grondant au fond du ventre. rage qu'elle soit là, traînant par pur caprice de la nuit, seule. tes yeux tentant de suivre les mouvements fluides de son corps. souvent, trop souvent, elle t'a échappé du regard, tellement souvent que tu ne peux être confiant sur ses véritables intentions. rage augmentant à chaque fois qu'elle file entre tes doigts. tu guettes sans jamais agir, tu la cherches sans jamais approcher. tu la laisses s'échapper. trop de fois. puis ton regard la retrouve, vos regards s'accrochent quelques secondes. t'analyse son être. croyant stupidement que d'un simple regard, les autres disparaîtront, qu'il n'y aura plus que toi et elle. stupide, tu es. parce que y'a lui qu'apparaît soudainement. lui avec le sourire de prédateur. lui qui fait monter la haine. ton sang ne fait qu'un tour, tes dents grincent et ta mâchoire se contracte. ses mains se baladent sur ce corps qu'est tien sans l'être totalement. tu fais rien. tentative de contenir ton envie d'imploser. elle s'approche. pas lent, pas douteux, pas digne d'un félin. elle cherche. elle te cherche. ce type fixant la belle les yeux brillants d'envie. tes doigts serrent le verre. grognement camouflé dans le fond de ta gorge. elle est là. un mètre séparant vos deux corps. explosion. verre qui claque contre le bar, marche rapide séparant la proximité existant entre eux et la haine, la haine trop puissante pour en avoir le contrôle. la main glissant sur le col de cet innocent retrouvé coincer dans un jeu malsain. "dégage." mot craché avec colère. t'es tombé, lionel. t'es tombé dans le piège de la belle, et tu vas perdre tes plumes. parce que à ce genre de jeu, y'a toujours un perdant et un gagnant. à ton avis, tu seras lequel, lionel ?


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?


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MessageSujet: Re: bombe à retardement. (ft. lionel) 27/5/2017, 13:29

lionel, il est mon bonheur et à la fois mon malheur. l'amour, c'est censé être quelque chose de beau, de fort. pourtant, mon coeur souffre d'amour. souffre pour lui. relation à sens unique. sentiment destructeur. faut croire que j'ai des tendances légèrement masochiste, à force de souffrir et de rester à ses côtés quand même. parce que penser à la simple possibilité qu'il m'abandonne, qu'il disparaisse, m'est carrément insupportable. une vraie torture. alors je fais comme si de rien était. je supporte jour après jour son ignorance, malgré mes nombreuses tentatives pour qu'il me remarque. qu'il fasse attention à moi. alors je tente de le provoquer, de jouer avec ses nerfs. parce que la provocation, c'est la seule chose qui fonctionne. c'est pratiquement que de cette façon que je peux avoir son attention. la provocation, c'est mon domaine. surtout avec lionel. c'est presque devenu un passe-temps, parce que ça me donne l'impression d'avoir un semblant d'importance à ses yeux. comme si le temps d'un instant, il tenait réellement à moi. si seulement. je joue de mes charmes, je le frôle, je rigole. lui sourit. il doit probablement penser que je vais finir la nuit dans son pieu. j'ai presque pitié de l'éventuel rencontre qu'il fera avec lionel. pitié de me servir de lui. comme un simple pion dans un jeu d'échec. et finalement, lionel se prend au jeu. il craque. échec et mat. je le regarde s'approcher tel une bête vers le mec en question, presque admirative. « dégage. » peu surprise par l'agressivité dont il fait preuve, j’agrippe fermement un bout de son t-shirt, l'attirant ainsi vers moi et l'éloignant aussi au passage de ce pauvre type avant que ça dégénère. « qu'est-ce qui te prend ? laisse le. » dis-je jouant la carte de l'innocence, prétextant n'avoir rien fait de mal, je regarde mon prétendant dégager en vitesse, sans un mot, l'air déstabilisé. j'étais presque désolé de l'avoir embarqué dans ce jeu malsain à son insu. presque.  je plante mes iris dans son regard froid. je souris en coin, le défiant du regard, l'air blasée. « j'ai droit à ta crise de jalousie ? venant de toi, c'est assez surprenant, mais plutôt mignon. » je joue avec le feu. je veux tester ses limites, accaparer son attention le temps d'une soirée. c'est peut-être pas la bonne façon de faire, mais ça fonctionne. putain, ce qu'il est canon quand il se fout en rogne. à cette pensée, je n'ai pu m'empêcher de sourire en coin. j'aime pas la façon qu'il a de me regarder. son regard est glacial, menaçant. mais au moins, il me regarde. c'est un début. « tu l'as fait fuir, t'as eu ce que tu voulais, alors je peux savoir ce que tu fais encore là ? » dis-je, toujours pour le provoquer, même si au fond, je n'avais aucune envie qu'il parte. j'hausse finalement les épaules en faisant un pas vers lui et je plante mes iris dans les siens. « fais pas la tête, on faisait que discuter. c'est pas comme si j'allais lui proposer de venir dans mon pieu.. toi par contre, on peut y aller maintenant si tu veux. t'as qu'à demander. » dis-je à la rigolade, histoire de détendre un peu l'atmosphère, puisque j'avais finalement eu ce que je voulais. je rigole bêtement, sous son regard toujours aussi glacial. voyant qu'il ne décrocha pas le moindre sourire, je cesse de rigoler instantanément. j'avais peut-être un peu exagéré ? ou pas. je roule des yeux l'air exaspérée, apercevant très bien l'orage qui arrivait.  
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MessageSujet: Re: bombe à retardement. (ft. lionel) 30/5/2017, 21:09

la colère est incontrôlable. sentiment violent, sentiment puissant. tu es en rogne. t'as la haine imprégnée dans tout ton être. t'as la haine qui monte à la tête. et la rage gronde à l'intérieur de ton ventre. t'as l'impression de voir trouble. tu vois rouge. le poing serré te démange, et y a une petite voix dans ta tête qui ne cesse de te murmure de lui en coller une. t'es prêt, toi, à lui en coller une. t'es même prêt à lui en coller deux, ou trois. t'as perdu l'ombre d'une lucidité existante. lucidité dissipée par la rage, lucidité envolée par la colère, lucidité effacée par la haine. t'es comme ça lionel, tu supportes pas. tu supportes pas qu'un autre que toi effleure sa peau, qu'un autre que toi puisse posséder une place dans son coeur. parce que t'es égoïste. t'es qu'un enfant puéril. t'as besoin d'avoir une emprise sur elle. une emprise réelle, une emprise entière. juste parce qu'elle est différente, qu'elle t'apporte une réalité dans tes songes idéalistes de ton esprit. t'as besoin d'elle pour ne pas te perdre dans le mirage qui torture ton âme. besoin vital, besoin essentiel. tu as besoin de noah pour l'oublier elle, pour ne plus entendre sa voix tourner en boucle dans ta tête. tu as besoin de noah pour ne pas être seul, ne plus être abandonné. au fond, t'es un gamin puéril mais effrayer. t'as peur, peur continuellement. instabilité émotionnelle qui torture vos deux âmes. la belle est là, la belle ne t'abandonne pas. pourtant, la belle t'enfonce un peu plus dans l'océan noir, s'accroche à toi en coulant jusqu'à en perdre le souffle. les vagues destructrices de ton esprit t'empêchant de sortir la tête de l'eau. tu t'en fous, tu te laisses guider par ce courant dangereux. parce que t'as peur. la peur plus puissante que la raison. "qu'est-ce qui te prend ? laisse le." la voix stoppe le mouvement préparé de ton poing qui est à deux millimètres d'effleurer la peau de ce pauvre type. la voix faussement innocente stoppe le fruit de sa propre création. tes doigts relâchent la pression exercée sur le col. ses pieds retouchent le sol, d'un geste de main tu le pousses en arrière. ton regard qui le fixe de haut. regard froid, une lueur méprisante brillante à l'intérieur de tes prunelles. la rage est présente, la rage est omniprésente. "que j'te revois plus ne serait-ce que poser un œil sur elle." ça siffle, c'est dur, net, précis, coupant. et le gars, il se barre. il te fuit, mais il fuit surtout ta colère. d'un geste brusque, tu te tournes vers la blonde. ton regard se plongeant dans ses prunelles. peut-être que si t'avais une once de lucidité, tu remarquerais son regard qui te défie, la fierté brillante dans ses iris. mais tu fais attention à rien. la vue troublée. "j'ai droit à ta crise de jalousie ? venant de toi, c'est assez surprenant, mais plutôt mignon." tu grognes. le menton qui se lève légèrement. c'est toi qui la défies du regard, c'est elle qui se prend des éclairs à son tour. "j'peux savoir à quoi tu joues ?" mots balancés avec calme. détail encore plus étrange de ta part. cependant, y a ce soupçon de colère sonnant au fond de chaque syllabe échappée. "tu l'as fait fuir, t'as eu ce que tu voulais, alors je peux savoir ce que tu fais encore là ?" elle s'approche. tu t'approches. et doucement tes doigts glissant sur ses hanches, tes doigts rapprochant son corps du tien. vos corps se percutent, vos corps se touchent. "et toi, qu'est-ce que tu veux ?" t'hausse un sourcil, tu l'interroges du regard. qu'est-ce que tu veux, noah, hein ? pourquoi tu le tortures comme ça ? bordel. "fais pas la tête, on faisait que discuter. c'est pas comme si j'allais lui proposer de venir dans mon pieu.. toi par contre, on peut y aller maintenant si tu veux. t'as qu'à demander." les traits de ton visage se détentent. tes doigts resserrent leur emprise sur ses hanches. t'es toujours énervé, toujours ce sentiment en toi. pourtant, tu t'adoucis, tes muscles se détendent "est-ce que tu trouves ça drôle ?" petit sourire affiché à la commissure de tes lèvres. une de tes mains glissent derrière son dos, rapprochant encore plus son corps de toi. ta bouche se dirige vers ses tympans. "tu es à moi, noah." murmuré dans un souffle au creux de ses tympans, ton souffle se perdant dans son coeur. elle est à toi mais, toi, es-tu à elle ?


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
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MessageSujet: Re: bombe à retardement. (ft. lionel) 2/6/2017, 08:12

il a la haine. la rage. je le sais je peux le lire sur son visage. le voir dans son regard. visage crispé, poings serrés, il est sur le point d'exploser. patiemment, j'attend. je l'observe jouer le copain protecteur. rôle rare à le voir interprété. parce que lionel, il est loin d'être le petit-ami idéal. même si je fais comme si de rien était, je suis pas dupe. idiote, non plus. mais parfois le mensonge est beaucoup plus facile à avaler que la vérité. moins douloureux à supporter. plus léger à encaisser. alors je choisis le chemin le plus facile. parce que malgré les apparences, je suis pas si forte. faible. vulnérable, lorsqu'il s'agit de lui. mais pour tenir, je m'accroche à l'idée qu'un jour peut-être, il craquera. qu'il tombera. pour moi. pour nous. comme j'ai pu tomber pour lui et son regard. regard dans le quel je pourrais regarder des heures sans jamais me lasser. regard qui fait tourner mon monde, qui me fait tourner la tête aussi et parfois même, me donne envie de la perdre. ses iris qui se perdent dans les miens  et qui fini par me toucher droit dans le coeur. parce qu'il est ce qu'il y a de plus beau à mes yeux, celui qui me donne envie d'aimer comme jamais. mais pourtant, chaque jour, je le vois s'éloigner, sans même pouvoir le retenir, me demandant sans cesse, s'il resterait si je lui demandais. s'il se battrait pour me garder si je venais à partir. le ferait-il ? je suis rempli de questions. je déborde de doutes. et c'est probablement pour cette raison que je reste à ses côtés. par peur de voir la réalité m'éclater en pleine gueule.
il est partit, me laissant seule avec celui qui m'importait vraiment. lionel. il se retourne vers moi et me défie du regard. regard tranchant. menaçant. je soutiens son regard du mieux que je peux. « j'peux savoir à quoi tu joues ? » j'hausse les épaules, amusée. son ton est calme, mais derrière cette mascarade je peux toujours sentir la tension qu'il dégage. « qui a dit que c'était un jeu ? » évidement que c'était un jeu. mon jeu. mes règles. jeu malsain. tout comme notre relation. j'aime jouer à qui craquera le premier. le voir perdre pied pour moi. même si à chaque fois, c'est moi qui fini dans ses bras, à chercher sans relâche la moindre parcelle de sentiment. d'amour. lionel, il s'approche. comme un prédateur ayant repéré sa proie. je le sens. il est si près que j'arrive à sentir la chaleur de sa peau contre la mienne. son souffle chaud souffler contre mon visage. nos corps s’emmêlent et mon regard se perd de nouveau dans le sien. ce que je veux. est-ce vraiment une question ? ou veut-il simplement me l'entendre dire ? toi. ton attention, ton amour. être celle que tu aurais peur de perdre. celle qui te manquera si je venais à partir. être l'unique. la seule. changer ton monde. être celle qui laissera une marque unique sur ta vie. indélébile. qu'il soit à moi, comme je suis à lui. je manque détourner le regard, mais je reste là, à le fixer, par fierté. « je doute que tu puisses me donner ce que je veux. » je reste de marbre, hors de question de laisser paraître la moindre preuve de faiblesse.« est-ce que tu trouves ça drôle. » il sourit et instinctivement, je lui rend son sourire. comme hypnotisée. sur le point de répondre à sa question, il s'approcha de nouveau, laissant tomber sa main le long de mon dos. frissons. mon coeur commence à battre contre ma poitrine lorsque son visage s'approche du mien, il dévie ensuite ses lèvres vers le creux de mon oreille. la chaleur de son souffle sur ma peau me fait frissonner, je ferme doucement les yeux, en effleurant délicatement du bout de mes lèvres, la courbe de son cou. « tu es à moi, noah. » j'aimerais pouvoir en dire autant. il me lance ça, avec une assurance déconcertante. bien trop sûr de lui. nier serait un mensonge. mais suis-je seulement ça à ses yeux ? sa propriété. sienne. un coeur qu'il peut manipuler comme bon lui semble ? amoureuse, je suis, de lui et de tout ce qu'il est. il le sait et il en profite. suite à cette pensée je le repousse lentement, déstabilisée, puis je lui lance une phrase pleines de sous-entendus, mais si discrète à la fois. « c'est bien ça le problème. » parce que je voudrais être sienne, entièrement. dans sa tête, son coeur aussi. compter, autant qu'elle peut compter. si seulement. je me libère de son emprise, mettant une distance entre nos deux corps, même si mon coeur réclame de nouveau sa présence. son touché. malgré tout, il m'emmerde d'avoir raison, m'emmerde d'être là, d'être lui. il m'emmerde de m'avoir fait si dépendante. je me retourne vers lui et je m'appuie contre le comptoir du bar, plantant mes iris dans les siens. « et si là tout de suite, être tienne, c'est pas assez. et si j'ai envie de plus, on fait comment ? » et si je veux mener la danse, mener le jeu, inverser les rôles le temps d'une soirée. te rendre fou, fou d'attirance, fou de désir, fou d'espoir. jouer avec tes nerfs, avec ton corps, ton coeur et ta tête. on fait comment ? et si..   
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MessageSujet: Re: bombe à retardement. (ft. lionel) 24/6/2017, 01:44

rage infusée dans ton organisme. mots perdus dans tes pensées. ton esprit tague à l'intérieur de toi-même, tente vainement de trouver raison. mais t'y arrives pas, tu comprends même pas d'où te provient tant de haine pour quelques paroles échangées, quelques frôlements de peau. peut-être que dans les tréfonds de ta lucidité, tu sais que y'a pas que ça derrière les sourires insolents modifiant les traits de son visage. c'est malsain. ça devrait même ne pas être en train de se jouer pour la énième fois, ça détruit, et ça arrache une part de vous-même. parce qu'à force, à ces petites parties qui partent à la dérive en cherchant réponses aux questionnements de l'esprit. toi, t'as abandonné depuis longtemps. t'as pas envie de comprendre. tu comprends rien à ce monde tournant autour de toi. tu fais attention à rien, et laisses tes sentiments prendre le contrôle sur tout le reste. toujours le même cercle vicieux répété. indéfiniment. au fond, y a rien à comprendre. juste à s'accrocher à un point d'ancrage. et c'est elle, ton point d'ancrage. en tout cas dans ton illusion, dans ton esprit. t'as envie d'y croire toi, à ces sentiments que t'inventent pour oublier ceux qui te rongent de l'intérieur. t'as envie d'y croire. tellement que tu as été suffisamment con pour te convaincre. tu l'aimes. c'est ce que tu te répètes, c'est ce en quoi tu veux croire. l'envie désagréable d'oublier tout le reste, de la vouloir elle pour ne pas être seul à nouveau. égoïste que t'es, gamin que t'es. tu lâches un soupir. ton corps s'approchant dangereusement du sien à la recherche de sa chaleur humaine. t'as envie de sentir qu'elle est là, qu'elle, elle ne partira pas. "qui a dit que c'était un jeu ?" roulement de tes yeux. elle te prend un peu trop pour le dernier des débiles. t'as beau être victime de ta haine, tu sens la familiarité de cette scène. trop familière. trop répétitive. tu commences à en prendre conscience, à l'instant où la fureur retombe dans ta tête. d'un geste lent, tes doigts glissent le long de sa peau, ta main effleure sa peau glissant sous son t-shirt. tu veux la sentir près de toi, la sentir à ta merci. t'aimes ça. un peu trop. faible souffle s'échappant de tes lèvres, et petit sourire se marquant au bord de celle-ci. "très bien." c'est tout ce que tu lâches pour répondre. peut-être que t'as pas envie de jouer, t'as plus envie de jouer la bataille perdue d'avance. ton visage s'abaisse, s'approche dangereusement du sien. vos souffles se mélangent. t'as besoin de réponse. tu comprends pas toi, cette impression de l'aimer mais pourtant, l'impression de pas l'aimer comme elle l'espère. pourtant tu le penses, tu te couvains, et tu t'enfermes dans tes propres idéaux. t'as tort, Lionel. et tu ignores cette voix te chuchotant que t'as tort, que tu te trompes. tu t'accroches à elle. une bouée de sauvetage. et tu comptes pas la laisser dériver dans l'océan.  t'as ce besoin de réponse au fond mais tu l'ignores. tu te conviens qu'y a pas de réponses à avoir. "je doute que tu puisses me donner ce que je veux. " tes sourcils se froncent sous ses mots. et t'éloignes ton visage du sien, les mains toujours collées contre sa peau. la chaleur de sa chair contre la tienne mais la tension persistant autour de vos deux corps. y'a un truc qui cloche. peut-être que tu es trop con pour comprendre, ou l'alcool embrume tes pensées. tu sais pas. peut-être qu'au fond, tu cherches même pas à comprendre. ta bouche contre son oreille, et le désir de possession s'échappant d'entre tes lèvres. puis d'un coup. plus rien. elle s'éloigne de toi, elle s'échappe de tes filets. et ton visage change d'expression. l'incompréhension du moment. tu l'interroges du regard, et tes sourcils se froncent sous ce geste soudain. elle te repousse. et toi, tu comprends pas alors que c'est évident. "c'est bien ça le problème." ta langue claque contre ton palais. t'aimes pas ça, ce sous-entendu que tu perçois mais pas les mots concrets pour répondre aux questions. tu lâches un soupir d’exaspération. t'attends, mais la patiente c'est pas vraiment ta première qualité. les bras se croisent et s'abattent contre ton torse. le regard la fixe avec une lueur de questionnement planant dans la pièce. "et si là tout de suite, être tienne, c'est pas assez. et si j'ai envie de plus, on fait comment ?" une nouvelle fois, ta langue claque contre ton palais. et tes yeux se dirigent en direction du plafond pour se replonger dans ses iris. t'as pas vraiment compris ce qu'elle te dit. pourtant, ça t'énerve. situation qu'échappe de ton contrôle. et tes nerfs qu'y tentent de pas lâcher sous l’exaspération. "d'quoi tu parles ? t'espère quoi, noah ? une demande en mariage, peut-être ?" t'sors ça avec sarcasme, l'énervement résonnant au fond. "j'peux savoir à quoi tu joues là, sérieux ?" tu comprends pas, toi, ce qu'elle veut entendre par plus. tu comprends rien, toi, tu n'as pas envie de comprendre. tout ce que tu veux, c'est oublier.


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
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