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Everytime i see you - w/ Nath

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MessageSujet: Everytime i see you - w/ Nath 26/5/2017, 05:22

Everytime i see you



Elle avait l'age des amours non-partagés en guise de raison de vivre. De la jeunesse déglinguée, ivre et mal aimée. Elle avait l'âge de sortir dehors, d'aller en boite, de draguer et de baiser jusqu'à ce qu'elle finisse par crever. Il fallait bien en profiter, tout le monde a droit à la jeunesse non ? Pourtant Anna était un fantôme, un être à l'apparence ectoplasmique qui passe la majorité de sa piètre existence à hanter son appartement. Chaque matin,elle se dégage des bras de Morphée, pétrifiée à l’idée de ces heures interminables qui s’égrèneront jusqu’à ce qu'elle puisse me replonger dans l’oubli bienfaisant d’un nouveau sommeil. Elle faisait partit de ceux qui rasent les murs que l'on ne remarque pas bien qu'elle espère qu'un jour quelqu'un lui tendra la main et l’emmènera au sommet, gravir le mont Everest, que tout le monde la remarque, qu'ils se disent que c'est la fameuse Anna Belin, une fille vraiment cool, formidable. Qu'on veut tous lui ressembler ou au moins avoir la chance d'être à ses cotés. Une jeune femme vouée à voir son nom marqué sur grand écran. Pour cela il faudrait déjà qu'elle sorte de sa bulle, qu'elle se libère de son mutisme dans lequel elle s'était plongée depuis son arrivée à Paris. Anna la parisienne était devenue plus calme, plus silencieuse et plus sombre qu'auparavant. Elle avait blessé sa mère qui avait encore du mal à lui pardonner son mensonge et était toujours orpheline de père. Sa vie elle la vivait toujours par procuration devant son écran de télévision, à regarder ses films et ses séries préférés et s'imaginer dans leur univers. Elle regardait souvent le foot aussi, passion qu'elle avait hérité de son défunt père, c'était la seule activité qu'ils avaient en commun et la jeune femme l'avait gardée.

Le jour de son anniversaire, sa mère lui offrit un billet pour aller voir un fameux match, un seul billet, car la mère ne partageait pas la même passion que sa progéniture, alors elle la laissait y aller toute seule. « Ça t'ouvrira au monde» lui disait-elle, espérant qu'en voyant les choses dans la vie réelle Anna allait enfin se réveillée. Autant dire que ce fut une claque en pleine gueule que la jeune femme se prit lorsqu'elle se rendit à ce fameux match, et qu'elle eu le malheur - ou bien le bonheur ? - de croiser le regard de ce fameux joueur. Cœur qui rate un battement. Un sourire, un nom. Dumont.

Il n'y avait pas de réelle destination à ce voyage qu'elle pensait jusqu'à présent inexistant. C'était arrivé comme ça, sans qu'elle ne s'en rende compte. Après tout, ne dit-on pas que ce genre de passion vient quand on s'y attend le moins ? Depuis le match, chaque mois, chaque semaines, chaque jours, elle était là. A chaque match, chaque entraînement, elle était là. Elle le regardait jouer, s'amuser, rire, se mettre même en colère de temps en temps. Elle adorait chaque petite partie de qu'elle pouvait découvrir. Elle ne voyait que lui, les autres faisant partit du décors. A chaque fois que leurs regards se croisaient, son petit cœur se mettait à battre. C'était ainsi, depuis le premier jour, non, depuis la première seconde où elle l'avait vu tâter le ballon. Jeune joueur entamant à peine sa vie promise à un bel avenir. Il avait le regard et le sourire d'un enfant, qui observait le monde avec émerveillement, réalisant son rêve de toujours. Il restait humble et proche des personnes qui le soutiennent. Il était parfait. La richesse ne se définit pas toujours par le compte en banque, il suffisait parfois d'un geste, d'une parole pour que l'on se rende compte de l'importance des autres dans sa propre vie. Anna ignorait pourquoi mais elle désirait faire un bout de voyage avec de jeune homme qu'elle ne connaissait pas réellement au fond. L'observer était devenu une véritable passion une drogue, une douce folie dans laquelle elle aimait se plonger dès qu'elle en avait l'occasion. Elle racontait aux vigiles qu'elle était la petite sœur de tel ou tel joueur, et cela fonctionnait parfaitement. C'est parfois avec les mensonges les plus ridicules que l'on se sort de toutes situations. Anna se rendait compte qu'il l'avait vu lui aussi, qu'il avait remarqué qu'elle était là à chaque fois, sans doute s'était-il aperçut qu'elle n'observait que lui, mais elle s'en fichait, regarder n'était pas interdit. Quelques fois il s'approchait d'elle, sans doute pour savoir qui elle était, cette mystérieuse jeune femme qui arrive à se pointer à chaque match, chaque entraînement. Et dans ces moments là elle se mettait à paniquer, et comme à son habitude dans ce genre de situation, elle fuyait. Pourquoi ? Elle n'en savait rien, sûrement cette lâcheté qui résidait en elle, ou bien un élan de timidité parce qu'il brillait, qu'il était sous le feu des projecteurs alors qu'elle elle était dans l'ombre et qu'elle se sentait inférieure. Qui sait.

Elle était là aujourd'hui, à le regarder raconter des conneries à ses amis, à les bousculer, s'amuser, courir, shooter. Elle était là, accoudée à une barrière, un sourire idiot aux lèvres et ce jusqu'à la fin. Elle avait comme à son habitude prévu de s'enfuir comme une voleuse pour pas qu'il ne s'approche. Mais les vigiles ils n'aiment pas les voleurs vous voyez. Et malgré le fait qu'il l'avait laissée rentrer, ce dernier lui avait saisit le bras lorsqu'il l'avait vu courir vers la sortie. Il lui demanda d'ouvrir son sac afin qu'il puisse vérifier ce qu'il y avait à l'intérieur. Anna se mit à râler et à soupirer de manière très démonstrative dans un premier temps, mais elle finit par abdiquer et par lui montrer son sac. Elle tourna la tête vers Dumont afin de vérifier qu'il ne s'approchait pas et malheur, il était déjà à mi-chemin et cet imbécile de perche tenait toujours son sac. Bien sur par le plus grand des hasard ce dernier finit par la laisser tranquille lorsque le jeune homme se trouvait à quelques pas. L'horreur, la dégringolade. Que devait-elle faire ? Des tonnes de scénario se déroulaient dans sa tête. Elle se disait cours Anna, enfuie toi, mais ses jambes refusaient de répondre. Elle a penser à hurler comme une possédée pour le faire fuir, à faire semblant de s'évanouir et même à vomir. " Vas-y, vomis ! " se disait-elle, sentant d'ailleurs son ventre se nouer. " Dis lui de dégager, que tu ne veux pas lui parler" c'était pas vrai, mais pas totalement faux non plus. Elle sentait cette boule monter de plus en plus, traverser on œsophage, se bloquer quelques instants dans sa gorge avant de sortir. «Saluuut ! » .. Tu parles de gerbe, juste un salut d'une voix tremblante  qui devait faire peine à voir. Un sourire forcé s'était dessiné sur son visage alors qu'elle accompagnait ses dire d'un signe de la main. Et maintenant ? Qu'est ce que cela apportait de se parler ? Ce qui l'effrayait c'était de briser le mythe, de tout casser a la moindre parole de travers. Après tout des admiratrices il devait en avoir des centaines, elle n'était qu'une parmi tant d'autres. « Ça va ? Je m'appelle.. Maëlys. Flattée que tu m'accorde un peu de temps, haha. » Ou pas d'ailleurs, elle espérait qu'il ne mettrait pas sur le tapis ses fuites répétitives, ou bien ses sourires idiots quand elle le regardait. Peut être qu'il voulait lui demander d'arrêter de le "harceler". C'est sans doute pour cela qu'elle venait de lui balancer son premier mensonge. Malédiction qui lui lacérait la langue et qui sortait malgré elle. Au moins si cela se passe mal il ne saura pas qui elle est.
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