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no need for help. (magalie)

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MessageSujet: no need for help. (magalie) 7/6/2017, 01:29

jeu terminé. le fer froid effleurant ta peau, et la main agrippant ta veste. t'as les menottes aux poignées, t'as ton corps éjecté dans une voiture aux gyrophares agressant la rétine de tes pupilles. un long souffle s'échappe de tes lèvres, partant en fumée avec l'air embuant. les portes claquent, les portes volent sous la colère. le policier grogne, d'entre ses lippes des plaintes à ton encontre s'échangent, des injures contre le poing accidentellement récupéré dans la bataille. t'en ris, des paroles échappées devant toi. tu ris, parce que tu t'en fous. et y a l'alcool coulant dans tes veines qui brouillent le peu de lucidité possédé par ton esprit. l'insulte éclate dans l'air pour te dire de la fermer. d'un haussement d'épaules, ton ris se coupe dans le temps mais le sourire à la commissure de tes lèvres persiste. le type, il brasse de l'air, il gâche l'oxygène présent autour de lui pour rien. car tu es là, derrière lui, et tu te fiches complètement des conneries te tombant sur le coin du nez. y'a l'importance des gestes disparus en quelques secondes, en quelques révélations. y'a ton coeur crevant sous la trahison, et les mensonges. y'a ton être perdant la notion de lucidité, de l'importance du monde tournant autour de toi. plus rien ne compte. pensée digne de l'égoïste que tu peux être, pensée digne du gamin trahi que tu es. qu'est-ce que t'as foutu, lionel ? ton visage déformé, tes phalanges rougeâtres de sang et le regard éteint d'une quelconque lueur. qu'est-ce qui t'est arrivé, lionel ? les emmerdes, elles te submergeront, elles t'enterreront. et tu vas t'enfoncer jusqu'à ne plus pouvoir respirer, jusqu'à perdre ton dernier souffle de vie. tu te noies. noyé dans la rancœur, la haine, la trahison mais surtout la blessure intérieure. y'a une tempête intérieure en toi, un torrent de sentiment signant la fin d'une part de toi-même. la tête vide de toutes pensées, le coeur vide d'once de regret, et le corps arraché avec violence à l'extérieur de la voiture. le corps poussé avec aigreur dans une pièce vide. une table traîne au milieu, quatre chaises aux extrémités et un miroir recouvrant le mur. digne d'un film, ton propre interrogatoire, t'en as de la chance. tes fesses tombent sur une chaise et tes mains se posent sur la table. "eh gros lard, j'veux voir maxine." le dit gros lard se retourne vers toi, son regard te tuant d'un seul coup. t'as le sourire énervant dessiné sur les lèvres, le sourire cherchant la merde là où elle n'existe même pas. paroles froidement balancé contrastant avec les traits de ton visage. les doigts s'entremêlent, les pouces jouent entre eux, et tu souris. à la limite de lui rire à la figure, et lui, à la limite de t'en coller une. "elle n'est pas là." craché sur le même ton que le tien, craché à ta figure comme la sous-merde que tu représentes à ses yeux. le sourire s'évanouit sur ton visage. la porte claque derrière son dos disparaissant dans les couloirs. la partie du jeu est perdue pour toi, lionel. y a même pas la moindre tentative de ta part pour te battre. t'as l'envie égoïste de perdre. grognement coincé dans ta trachée, puis le silence prenant part dans la pièce. t'attends. ils attendent tous derrière la porte, derrière leur miroir ridicule. le temps se perd dans l'espoir que quelqu'un te vienne en aide, qu'une quelconque personne vienne défendre ta cause. sauf qu'il n'y a plus rien à défendre. tu as envoyé trop de fusée de détresse, t'as écrit trop de message à l'encre invisible dans les bouteilles envoyé à la mer. tu as hurlé, lionel, du fond de tes tripes, tu as hurlé à t'en cassé la voix. y'en a eu, des appels au secours, camouflés mais tellement visible à l'oeil nu. y'en a eu, trop, beaucoup trop. et c'était ton dernier sos, lionel, il s'est perdu parmi les autres. personne n'y a fait attention. et là, tu es à l'achèvement, la fin d'une mise en garde trop répétée. les minutes passent, notion du temps perdu, et d'un coup, la porte s'ouvre pour laisser entrer magalie avec deux policiers. ton regard suit les mouvements fluides de leur corps. tu comprends pas ce qu'elle fait là. tes sourcils se froncent en la voyant s'installer sur la chaise à côté de la tienne, en voyant son regard défier celui des policiers face à vous. puis ses prunelles accrochent les tiennes, l'instant d'une seconde. toi, t'as la gueule défoncée, ouverte de tous les côtés, les bleus marqués et les ouvertures recouvrant les parcelles de ta peau. tu souffles, détourne le regard pour le planter à nouveau dans celui du policier irrité par ta simple présence. "maintenant lionel, tu vas nous dire pourquoi tu t'en es pris à ces deux pauvres types ? et pourquoi tu as fait l'erreur de t'en prendre à un agent fédéral ?" tu ris. t'éclates de rire sous la grossièreté des paroles. rire devenant réponse, rire moqueur fendant le silence de la pièce. tu t'es juste défendu en sortant du bar, toi, tu t'es juste défendu face à ces deux gars voulant te faire la peau. peut-être, certainement, un peu trop fort. colère incontrôlable. les coups que tu lui as pas mis, à lui, lui méritant plus de sentir tes poings que les deux pauvres types à l'humeur vengeresse. les raisons, déjà ? lui, toujours à cause de lui. et t'en as pris des coups dans ta gueule, suffit de voir ta gueule amochée pour le deviner, mais t'en as aussi donné des coups, et là ya que le sang collant sur la peau de tes mains pour en témoigner. ton corps s'enfonce sur la chaise, l'air insolent déformant ton visage, sourire arrogant au coin des lèvres. "j'sais pas trop. leur tête me revenait pas. et vous ? vous êtes tellement gros que j'pouvais pas vous éviter, toutes mes excuses." parole puant l'ironie mélangée au sarcasme. ce sarcasme qu'énerve. ce sarcasme lui donnant certainement envie de t'en coller une bonne. t'as balancé avec simplicité tes mots, ignorant la présence de la jeune femme à tes côtés. sans importance. tu t'enfonces, lionel, tu le sais ? ah non, t'as déjà touché le fond. le jeu est terminé, depuis des jours. victoire par abandon, félicitation le monde, tu l'as achevé à tout jamais.



ce soir, j'veux juste hurler.
hurler mes mots pesants,
avec ma voix d'adolescent qui a jamais mué.
hurler ma peur de l'abandon,
ma r'cherche frénétique d'attention.
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MessageSujet: Re: no need for help. (magalie) 10/6/2017, 20:52


No need for help
Lionel & Magalie
Un appel dans la nuit. Magalie qui ne dormait pas dépose son dossier sur son lit et attrape son portable, le cœur battant la chamade en voyant le prénom de sa meilleure amie s’afficher. Pourquoi elle l’appellerait en pleine nuit si il n’y avait pas de problème ? Maxine n’appellerait pas à cette heure si ce n’était pas important. « Lionel est au poste tu peux aller le voir ? Il est dans la merde je crois. Je suis sur une autre affaire. » Pourquoi s’embarrasser de courbette quand on est amie depuis aussi longtemps ? Si Max lui avait demandé de ses nouvelles l’avocate se serait vraiment inquiétée. Elle pousse un soupir silencieux. C’est peut-être méchant à dire mais elle est soulagée que ce ne soit pas en rapport avec un de ses amis. Mag, ne pourrait supporter d’en perdre un seul. « J’y vais tout de suite. » Et elle raccroche. Dormir ? Ce n’était pas important, quelqu’un avait besoin de son aide. Max lui demandait son aide. Lionel avait besoin de son aide. Alors elle se lève, remet son costume d’avocate, prend ses affaires et en moins de cinq minutes la brune est déjà dans sa voiture. Elle sait que si elle ne dépêche pas les flics en profiteront pour interroger Lionel sans elle et même si elle ne connaît pas complètement le jeune homme elle sait qu’il ne valait mieux pas le laisser trop longtemps seul. « Je viens voir Monsieur Sevestre. » Si un visage pouvait parler ? Il lui dirait d’aller se faire voir. Parce qu’il n’avait aucune envie de voir Magalie. Personne n’avait envie de la voir ici, elle le savait et elle appréciait ça. De tous les flics avec qui elle échangés à Paris, ceux de ce commissariat n’étaient vraiment pas ses amis. Elle était plus aimable avec les autres. Seulement eux ? Ça ne passait pas du tout. L’homme en face d’elle marmonne dans sa barbe et lui présente l’endroit ou Lionel était enfermé. Salle d’interrogatoire. Évidemment. Elle rentre sans s’annoncer, en terrain conquis et s’assoit en adressant simplement un signe de tête aux deux hommes. Tu dois te demander ce qu’elle fait là l’avocate n’est ce pas Lionel ? Tu vas bientôt le savoir ne t’inquiète pas. Elle s’assoit à côté du jeune homme et elle jette un œil sur lui. Bleu. Sang séché. Ce gamin était dans un sale état. "maintenant lionel, tu vas nous dire pourquoi tu t'en es pris à ces deux pauvres types ? et pourquoi tu as faits l'erreur de t'en prendre à un agent fédéral ?" La jeune femme haussa un sourcil en entendant le flic tutoyer Lionel. Comme si ils étaient meilleurs amis. Comme si ils avaient élevé les cochons ensembles. Autant dire que cette familiarité lui déplaisait totalement. Ce n’est pas parce que Lionel était jeune qu’il avait fait une connerie qu’il fallait lui parler avec familiarité. Mais Magalie referme simplement ses doigts sur la tête sans rien dire. Enregistrant ce début de conversation sans rien dire. Son propre silence lui vrillait les oreilles. Garder le silence était difficile pour la demoiselle à ce moment-là, mais elle se forçait afin de comprendre l’histoire sans perdre de temps en question par la suite. Mais très vite, en entendant le rire de Lionel Sevestre, elle comprend qu’elle ne saura rien de plus. Qu’elle devrait poser ses questions. "j'sais pas trop. leur tête me revenait pas. et vous ? vous êtes tellement gros que j'pouvais pas vous éviter, toutes mes excuses." L’avocate resserre ses lèvres l’une contre l’autre pour s’éviter un sourire qui essaie de filtrer sur son visage. L’insolence de son client est assez vivifiante. Mais si elle venait à sourire ? Le flic en remettrait une couche et Lionel n’avait vraiment pas besoin de ça en ce moment. « Ça suffit maintenant ! » Sa voix tranche avec le silence qui s’était installé dans la salle. Il ne valait mieux pas chercher l’avocate, ses yeux le prouvent, des éclairs se sont formés au fond de son regard. Autant l’un que l’autre avait plutôt intérêt à stopper les enfantillages. Elle n’était pas là pour admirer un combat de coqs, elle était là pour le travail et l’heure était venue pour elle de s’y mettre. « Je dois parler avec mon client alors vous devez sortir. » Un ordre caché sous une demande. Tout à fait, le style de communication de Magalie. Le flic la regarde comme si elle n’était qu’une immondice sous sa chaussure. Comme si il n’avait aucun ordre à recevoir de la part d’une femme. Ou peut être est-ce à cause de son ton qu’il ne veut pas sortir. Il ne la connaissait pas lui, il ne savait pas que l’avocate avait un tempérament de feu sous son physique de glace. Elle se lève de sa chaise faisant claquer ses talons aiguilles sur le sol. Un bruit de danger. Un bruit qui devrait faire comprendre à l’homme qu’elle ne plaisantait pas. « Je ne pense pas que vous soyez sourd, si ? Alors sortez de cette pièce. » Il se lève d’un bond, essayant surement de la faire frémir mais elle lève un sourcil en réponse et un sourire énervant s’affiche sur son visage. Un sourire de faux-cul. Un sourire qui se dévoile que lorsqu’elle veut agacer quelqu’un. Voilà exactement pourquoi les flics ne l’aimaient pas la demoiselle. Quand elle avait décidé de défendre quelqu’un ? Elle ne laissait rien au hasard, elle ne se laissait pas attendrir mais ne se laissait surtout pas intimider par la police et encore moins par ses clients. L’homme se retire de la pièce et elle détourne la tête vers Lionel à l’instant ou la porte se referme. « Bon maintenant que l’on est seuls, tu pourrais me dire qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu sois dans cet état ? » Magalie se déplace dans la pièce et va s’asseoir en face du jeune homme. Elle lève la main devant elle avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit. Autant mettre les choses aux points de suite. « Et je te préviens Lionel, je ne suis pas l’autre abruti donc évite de me sortir ce genre de connerie je te prie. » Je l’avais bien dit non ? Elle ne se laissait pas embobiner et elle le disait tout de suite. Autant dire que Magalie n’a pas envie de jouer avec le jeune homme. Elle ne sait même pas si il se rend compte que son arrivé n’était pas une bonne chose. Loin de là. Si Magalie avait été appelée, c’est qu’il était dans la merde. Alors pas le temps de jouer.  

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MessageSujet: Re: no need for help. (magalie) 28/7/2017, 19:45

trou béant transperçant ta cage thoracique, le vide emplissant ta poitrine. un putain de néant d'émotion vidant tes prunelles de toute brillance quelconque. les étincelles de haine, de colère, de joie, d'amour se sont envolées. les étincelles sont éteintes, un peu comme toi. t'es vidé, vidé de l'intérieur, de l'extérieur. la peine de l'âme n'est devenue qu'un néant ordinaire. c'est ça le problème. tu as l'impression amère de ne plus rien posséder, plus rien qui puisse compter un minimum rien qu'une seule seconde de ton existence. alors, dans ton esprit, il y a ces questions qui perdurent et ne cessent de se répercuter contre les parois de ton cerveau. est-ce qu'on peut ressentir à nouveau des choses quand on n'a plus rien pour créer des émotions ? comment peut-on ressentir quelques choses quand on a tout perdu ? y a le soupir d'entre tes lèvres qui s'échappe. souffle chaud relâché, une énième preuve de ton indifférence face à la situation dans laquelle tu te trouves, à croire que cela ne représente absolument rien. rien de grave. rien qui ne puisse t'atteindre. t'as plus aucune notion de la gravité des problèmes dans lesquels tu t'embarques. indifférence pure et simple, ou stupidité pure et simple. cela dépend des avis, toi encore une fois, t'en as aucun sur la question, tu ne te le demandes même pas, ça t'indiffère royalement. alors pour t'occuper le temps de quelques minutes, tes doigts jouent entre eux, s’entortillent et se détortillent, cherchant désespérément à captiver ton corps prisonnier des chaines t'enchaînait sur cette chaise sans que tu ne puisses bouger d'un millimètre. faut croire qu'ils ont peur que tu t'enfuis, comme-ci t'en avais quelque chose à faire de toute façon. tu préfères te perdre dans ton esprit. tu penses, lionel. tu écoutes même pas ce qui se joue autour de toi, les mots qui continuent de voler suite à tes propres paroles, ou les gestes qu'ils peuvent effectuer ou les regards désespérés sur ta personne. non, les fesses confortablement installées sur ta chaise en plastique, tu n'entends rien, tu ne vois rien. les paroles de magalie à côté de toi te paraissent lointaines, comme une mélodie à peine audible bourdonnant dans ton tympan. et tu te concentres sur les pensées éphémères tambourinant dans ta boîte crânienne, celle que jamais tu laisseras échapper, que jamais tu n'avoueras. peut-être que tu as abusé lionel, certainement même. t'en es un peu conscient au fond mais, tu t'en moques ou tu l'ignores intentionnellement. parce que ce que tu voulais, c'était juste ressentir une sensation. même la douleur. juste un sentiment. une sensation. mais faut croire que même là, y a rien qui t'atteints parce que même la souffrance de ton corps endolorie ne te provient pas, nerfs douloureux déconnectés de ta cervelle qui déconne toute seule. le monde tourne, mais pas toi, tu tournes plus avec. et là, qu'est-ce que tu ressens, lionel, hein ? dis-moi ? néant. rien. tu lèves les yeux au grincement désagréable des chaises glissant sur le sol qui atteint ton ouïe, te reconnectant un peu avec la réalité. les flics sortent de la pièce, des ombres disparaissent derrière la porte qui se referme bruyamment. tu pourrais presque te moquer de cette discrétion équivalant à celle d'un troupeau d'éléphants. sauf que voilà, pour la énième fois, tu en as rien à faire. le bruit sourd résonnant, et le silence se rependant dans la pièce, avant que la jeune femme se pose juste devant toi pour te fixer de ses prunelles brunes te jugeant d'une certaine façon. faut arrêter de mentir maintenant, le monde entier juge ce qui l'entoure, intentionnellement ou pas, qu'importe, ça juge, les pensées incontrôlables, et y'a pas d'exception à la règle que cela soit toi, elle, les flics, les juges, le reste de la population vagabondant sur terre. et là, sous son regard expert, tu as l'impression d'entendre les bruits d'une façon plus intense, à t'en donner mal au crâne, à t'en exploser les tympans d'un seul coup. retour à la réalité. "bon maintenant que l'on est seuls, tu pourrais me dire qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu sois dans cet état ?" haussement d'épaules, indifférence marquant les traits de ton faciès. tu entrouvres les lèvres pour répondre mais tu les refermes bien vite à la vue de sa main fendant l'air, une demande ou plutôt un ordre silencieux te disant de te taire. ce que tu fais, sans te plaindre, première fois de ton existence. faudrait peut-être lui donner une médaille pour cet exploit à magalie ? "et je te préviens lionel, je ne suis pas l'autre abruti donc évite de me sortir ce genre de connerie je te prie." tu ris silencieusement. c'est pas une sensation ça ? une sorte d'euphorie ? ça s'en approche cependant, elle disparaît aussi vite qu'elle est apparu. tu hausses les épaules, croisant tes doigts entre eux, le fer tapant contre la table. "j'suis pas obligé de répondre." commences-tu à dire, un sourire arrogant qui se dessine sur tes lippes. "j'ai pas demandé d'avocat, j'ai pas demandé qu'on m'aide." c'est vrai. ouais, t'as arrêté de le demander lionel. parce que les gens s'en foutent, les gens n'ont pas le temps pour t'aider. et puis, c'est plus amusant de regarder quelqu'un dépérir dans son gouffre que l'aider à en sortir. la nature humaine est bien cruelle, non ? tu lâches un soupir. "tu ferais mieux de retourner dormir." craches-tu avec du venin éclatant dans ton élocution, la langue claquant contre ton palais à la prononciation de ta dernière syllabe. tu l'as tutoie, parce que t'as pas d'éducation. t'as rien toute façon. vaut mieux te laisser crever dans ta merde. "j'ai pas besoin d'aide." tissu de mensonges dont tu es le premier à y croire. t'as besoin d'aide, maintenant plus que jamais auparavant. mais t'en veux plus, tu abandonnes, tu t'abandonnes toi-même.



ce soir, j'veux juste hurler.
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MessageSujet: Re: no need for help. (magalie) 21/8/2017, 19:05


No need for help
Lionel & Magalie
Magalie avait peut-être une grande gueule. Peut-être qu’elle aimait l’ouvrir. Peut-être qu’elle semblait ne pas réfléchir lorsque ses mots sortaient par vague de ses lèvres peinturlurer de rouge à lèvres. Mais, elle réfléchissait toujours avant d’agir. Elle observait les gens sans arrêt. C’est exactement ce qu’elle a fait avec Lionel avant qu’elle n’ouvre la bouche. Elle a observé du coin de l’œil le visage amoché du brun. Elle a observé sa manière de se tenir. Son visage qui semblait si lisse. Sans aucune émotion. Ni douleur. Ni colère. Rien du tout. Pas la moindre esquisse d’émotion sur un visage si jeune ça aurait pu attrister l’avocate, ça aurait pu l’alerter, mais pas du tout. Elle connaissait ça. Ce sentiment d’être vide à l’intérieur ? De rechercher à remplir cette place vacante ? Elle avait essayé. Mais peu importe ce que l’on fait, il n’y a aucune manière de remplir le vide. Aucun moyen de ressentir quelque chose si au plus profond de soi, si on ne le veut pas vraiment. Et Lionel Sevestre ne souhaitait pas vraiment ressentir d’émotion, parce que ça fait mal de ressentir quelque chose, parce qu’on offre au reste du monde le moyen de nous blesser. De nous faire du mal de manière irrévocable. Où est passée ta grande gueule Lionel ? Qu’est-ce qu’il s’est passé pour te rendre aussi pathétique ? Qu’est-ce qu’y a bien pu t’arriver dans ta vie pour te coller à la peau de cette manière ? Qu’as-tu fait de toi Lionel ? Elle secoua la tête sans rien dire, perdue dans ses pensées, perdue dans la vision d’un homme qui semblait brisé de l’intérieur mais qui tentait par un masque lisse, de ne rien montrer. Alors dès que les flics sont partis de la salle elle a attaqué, tel un cobra sortant de son panier. C’est parti pour une bataille qui va sembler épique au vu du sourire arrogant qui se dessine sur le visage de Lionel à peine à t’elle terminée sa phrase. "j'suis pas obligé de répondre." Elle hausse un sourcil en attendant la suite. Sans rien répondre, mais enregistrant chacune de ses paroles. Elle saura lui faire ravaler son sourire arrogant. Tu ne sais pas à qui tu t’attaques n’est ce pas Lionel ? Tu es mal barré, très mal barré même. "j'ai pas demandé d'avocat, j'ai pas demandé qu'on m'aide " Que c’était mignon de sa part de penser qu’il s’en sortirait sans aide. Que c’était mignon de sa part de croire qu’avec juste ses provocations quelqu’un viendrait le libérer de ses chaînes. "tu ferais mieux de retourner dormir." Seconde fois qu’elle relève son sourcil. Oh Lionel. Pourquoi tu ne te tais pas ? Pourquoi tu imagines un seul instant qu’en lui parlant ainsi elle va se lever la queue entre les jambes et partir dormir. Elle pourrait le faire, c’est vrai. Après tout, elle ne serait pas payée pour ce boulot. Elle effaçait des heures de sommeil qu’elle aurait pu rattraper cette nuit. Elle rognait sur les heures qu’elle aurait pu passer sur un dossier qui en valait vraiment le coup. Sur un autre gamin de plus qui aurait aimé son aide. Qui voulait sortir de la merde. Visiblement Lionel Sevestre n’était pas cet homme. "j'ai pas besoin d'aide." Un rire sort d’entre ses lèvres, un rire qui grondait au fond de sa gorge depuis le début de sa petite tirade d’adolescent prépubère. Oui, son discours ressemblait à celui d’un enfant. Il ne manquait plus que le jeune homme tape des pieds sur le sol et il était devenu le cliché d’un gosse capricieux. Son rire se termine sur un sourire en coin. Le même sourire agaçant qu’elle a servi au flic un peu plus tôt. « Que tu es mignonne Lionel quand tu joues les je m’en foutiste comme ça. C'est vraiment adorable. » Mais très vite son visage se referme et elle lui tapote la main, comme elle tapoterait la tête d’un bébé chien qui ferait une bêtise. « Je sais que tu connais bien Maxine. Et tu sais sûrement que c’est elle qui m’a appelé pour venir sauver ton cul d’ici. Mais, il y a quelque chose que tu ignores sur moi… » Elle se penche légèrement sur la table en croisant ses doigts les uns avec les autres. « Je suis très loin d’avoir sa patience et son tact. » Elle se cale sur sa chaise et ouvre le dossier de Lionel en frappant en rythme ses ongles manucurés sur la table. Bruit agaçant qui lui vrille les tympans mais son sourire lui ? Son sourire, il ne bouge pas. Il ne s’enfuit pas. Ce putain de sourire qu’elle avait sur le visage autrefois, qu’elle détestait au plus haut point. Ce sourire ne voulait peut-être rien dire pour Lionel parce qu’il ne la connaissait pas. Mais ceux qu’ils l’avaient déjà vu à l’œuvre ? Ils frémissaient, rien qu’en le voyant apparaître. Parce qu’elle l’utilisait au tribunal. Parce qu’elle l’utilisait avec Charles. Parce qu’elle l’utilisait aussi quand elle avait une idée en tête et que cette idée déplairait à son interlocuteur. Elle referme le dossier brusquement en arrêtant son tapage avec ses ongles et croise ses bras sur sa poitrine. « Alors coups et blessures ? Agression sur agent ? Tu as un beau palmarès Lionel, je serais presque admirative si ce n’était pas aussi pathétique. » Et elle accentue bien le mot pathétique. Parce que même quand on en avait rien à foutre du jugement des autres, être pathétique ça secouait quelque chose au fond de nous. Elle le savait la brune, elle l’avait été pathétique aussi. Elle le serait sûrement encore avec les années. Et ce n’est pas un sentiment qu’elle veut revoir s’inscrire sur son front. Jamais. Alors elle titille, doucement, subtilement, les émotions, le caractère de Lionel, espérant le faire réagir. « Tu veux suivre le chemin du paternel Sevestre c’est ça ? » Et hop là. Un petit coup comme ça l’air de rien. Son visage prend des allures de glace. Elle veut le faire réagir mais elle ne mentait pas sur quelque chose, s'il ne se réveillait pas ? Il finirait comme lui. Non pas en connard à frapper femme et enfant. Mais derrière les barreaux ça oui. Et ça serait bien dommage. Parce qu’il n’était pas seul le petit Lionel. Il avait une petite sœur qui comptait sur lui. Mais lui ? Il en avait rien à foutre des autres. De ceux qui l’aimaient. « Pauvre Olyana. Je vais la prévenir de pas trop compter sur toi. Visiblement te défoncer et picoler sont plus importants qu’elle. Je lui dirais que ton égoïsme t’enverra derrière les barreaux. Elle va être anéantie. » Elle secoue la tête, visiblement triste pour la petite sœur Sevestre. Et ce n’était même pas de la comédie. Elle connaissait la fragilité de la petite Lya. Elle voyait à travers elle comme dans un livre ouvert. Elle savait que savoir son frère derrière les barreaux serait un coup si dur qu’elle pourrait bien sombrer. Et même un radeau ne la sortirait pas de là. Elle se lève de sa chaise et la range sereinement. « A toi de voir Lionel. Mon aide ou la taule. Fait ton choix. » Oui Lionel fait ton choix. Fais-le bien parce que là ce n’est pas comme d’habitude. Tu ne sortiras pas avec une simple tape sur les doigts. Faut juste qu’il s’en rende compte.

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MessageSujet: Re: no need for help. (magalie) 30/9/2017, 20:44

j'ai pas besoin d'aide. les mots mensongers soufflés d'entre les lèvres pour mettre un terme à la mascarade de sa bienveillance illusoire à ton égard. son aide n'est que factice, qu'importe ce qu'elle peut bien dire pour te convaincre du contraire ou se convaincre elle-même. ce n'est qu'un artifice temporaire. parce que demain, si tu finis enfermé entre quatre murs derrières les barreaux de la justice corrompue de ce monde, cela ne chamboulera pas son existence. elle dormira toujours sur ses deux oreilles, elle vivra toujours de la même manière et sa vie aura toujours le même sens. triste réalité laissant un goût amer sur tes papilles. tu n'as pas la moindre importance pour une personne existant dans ce vaste univers terrestre. tes paupières s'abaissent avec la lenteur des pensées en pagaille se débattant dans ta tête. les lèvres scellées et la gorgée nouée, tu désires oublier pendant une seconde l'histoire de ta vie. une seconde où tu veux oublier le lieu où tu te trouves, cette odeur écœurante de transpiration et de défaite qui te colle à la peau depuis des interminables journées passées. tu veux oublier la douleur des souvenirs te hantant jusqu'à l'éternité de la vie humaine. tu aimerais pouvoir oublier mais la réalité est autre, tu n'oublieras jamais. même l'instant d'une seconde. tu peux pas effacer ta propre personne. c'est triste. triste la vie, triste l'inoubliable. et toi, tu es triste à voir, lionel. perdant l'esprit, perdant les notions de bien ou de mal. ou peut-être que tu ne les as jamais véritablement possédé. le bien. le mal. des propos tellement abstraits, sans définition fixent changeant de personne en personne, de vision en vision. dis-moi, pour toi, lionel, qu'est-ce qui est bien dans la vie et qu'est-ce qui est mal ? pas de réponses. et certainement qu'un vulgaire haussement d'épaules indifférent serait une réponse à cette question si un jour un quelconque étranger ou un visage connu te pose la question. tu cherches pas à trouver cette réponse, tu n'y as jamais songé, tu ne l'as jamais cherché. car les choses bien de ton existence deviennent des choses qui font mal. cela est d'une tristesse accablante. ta vie n'est qu'un pathétique fléau. fléau que tu traîneras jusqu'à ce que la mort t'emporte à tout jamais, ou pas. peut-être que même là-haut, ta mort sera un fléau. comme-ci cela était ta destinée. et peut-être que tu l'as accepté. cela t'arrive t'y penser des fois, t'y penses souvent. mais pas aujourd'hui, pas hier, pas avant-hier, pas depuis un moment. tu t'en fiches, ça compte plus, ça n'a plus d'importance. "que tu es mignonne lionel quand tu joues les je m’en foutiste comme ça. c'est vraiment adorable." tes paupières se rouvrent, et ta rétine est éblouie par la lumière blanche des néons collés au plafond. tu papillonnes du regard un moment avant te planter tes prunelles dans celles de magalie. tes yeux la regardent, tes oreilles entendent ses paroles mais ton cerveau ne s'y intéresse pas. elle est comme une infime poussière que tu regardes virevolter dans l'air irrespirable de la pièce pour passer l'ennui. tu ne réagis pas, peu importe les mots qu'elle formule ou le geste de ses doigts tapotant le haut de ta main comme un vulgaire chien errant. tu n'as aucune réaction, te contente de soutenir tes iris ancrés dans les siennes. mais tu ne fais rien. tu ne dis rien. tu bouges pas. comme une statue, une statue fissurée. "je sais que tu connais bien maxine. et tu sais sûrement que c’est elle qui m’a appelé pour venir sauver ton cul d’ici. mais, il y a quelque chose que tu ignores sur moi…" elle s'arrête pas, magalie. elle parle. elle continue une tirade que tu entends mais que tu n'écoutes pas. tu en donne l'impression pourtant, d'imprégner ses paroles en toi. mais il n'en n'est rien. tu te moques des dires qu'elle échappe avec assurance, de ces paroles qui tentent vainement de te réveiller, d'éveiller les sentiments de ton coeur éteint, de rallumer l'étincelle de vie. le regard vide plongés dans le sien éclatant d'une lueur indéfinissable, un semblant de détermination, c'est tout ce que tu fais, et elle, elle continue de déblatérer, elle ne s'arrête pas. "je suis très loin d’avoir sa patience et son tact." hochement de tête, t'as compris l'ensemble de ce qu'elle veut te faire comprendre. tu as assimilé les informations essentielles. ça a pris un certain temps à se connecter à tes neurones crâniens, ça a pris du temps à se mettre en place dans ta cervelle, ça a pris un peu de temps. puis soudainement, ton corps se mouve, effectue un mouvement. un haussement d'épaules faible, à peine visible, vif, rapide. tes lèvres s'entrouvrent et les mots montent dans ta trachée jusqu'à découler d'entre tes lèvres pour atteindre les tympans de l'avocate. "je crois que t'as pas compris. j'm'en fous. Maxine, les autres, toi. j'm'en fous d'vous et de votre pseudo aide." parce qu'ils n'aident jamais. ils le font croire, pour leurs bonnes consciences, puis ils te lâchent au dernier moment, au moment critique où tu as vraiment besoin d'eux. et ils t’enfoncent encore plus sous l'eau, jusqu'à ce que l'air ne soit plus et que tu te noies. l'aide, la bienveillance des autres, tu n'y crois plus. les gens, ils ne pensent qu'à eux avant de penser aux autres, ils t'aident sans jamais véritablement le faire mais toi, tu dois être là pour eux tout le temps même quand tu es souffrant. les gens, ils sont individualistes et ne voient que leur douleur, ne parlent que deux, et s'en foutent des autres. toi aussi, toi le premier. "alors coups et blessures ? agression sur agent ? tu as un beau palmarès lionel, je serais presque admirative si ce n’était pas aussi pathétique." roulement de yeux et indifférence tes propos n'effleurant même pas ta fierté, ton ego ou quelque chose dans le genre. ça aurait dû te faire quelque chose, t'être désagréable à entendre. ça aurait dû faire un dé-clique dans ton esprit, t'atteindre au plus profond de toi. mais ce n'est pas le cas. être pathétique, attiré la pitié des autres, tu n'as jamais aimé ça. t'en veux pas de la pitié des gens, voir dans leurs regards cet éclat te donnant la gerbe. mais là, tu t'en fous. tu t'en fous royalement. cela n'a pas d'importance, cela n'a plus d'importance. le regard des autres sur ta personne t'indiffère. "tu veux suivre le chemin du paternel sevestre c’est ça ?" la phrase claque dans l'air comme un coup de revolver atteignant l'organe vital de ta cage thoracique. l'élocution de la dernière syllabe du patronyme t'éclate à la gueule. une bombe lâchée en pleine guerre intérieure. ça implose en toi. ça explose en toi. déluge de souvenirs se percutant dans ta mémoire oubliée. tu bouges d'un coup, un coup sec faisant un boucan d'enfer dans la pièce. le bruit des menottes claquant contre le fer résonnant entre les quatre murs de la pièce. les yeux se voilant d'un voile noir, assombrissant ton regard et la haine se disperse dans chaque cellule de ton corps. ça monte en toi, ça bouillonne. c'est violent, et incontrôlable. tu ressens des choses là, tu ressens toute ta haine, ta colère. ton visage se défigure sous tant d'émotions, tant de souffrances te revenant à la gueule, et une constatation te foudroyant de part en part. elle n'a pas le droit, magalie. elle n'a pas le droit de parler de lui. le monde entier a perdu ce droit, personne n'a le droit de parler de ton géniteur. parce que toi, tu n'as rien demandé au monde. t'as pas demandé à être ce gamin taché de bleus, ce gamin à la peau couleur du ciel. t'avais rien demandé mais tu l'as subi, on te l'a infligé toute ton enfance. et t'as fermé ta gueule. tu t'es jamais plaint, et t'as tenté de protéger les morceaux éclatés qui avait à protéger. elles. elles que tu as vues pleurer. elles que tu as vues dépérir à coup de mots et de coups. tu as vu la vie s'éteindre en elles, les éclats de vie perdre de l'intensité jusqu'à disparaître totalement dans la noirceur des mauvais jours répétitifs. t'as vu tout ça, et t'as rien demandé, tu n'as rien dit. tu as fermé ta gueule. alors, eux, ils n'ont pas le droit de l'ouvrir. et ils n'ont pas le droit de te refaire vivre ça, cette douleur, cette culpabilité te rongeant parce que tu aurais dû faire plus pour les préserver du monstre de ton enfance, parce que t'aurais dû être un meilleur type, un meilleur fils, un meilleur frère. elle n'a pas le droit, magalie, de l'ouvrir. car toi, tu n'as jamais eu ce droit. "la ferme ! tu parles mais tu sais rien !" la voix éclatante en puissance, tu gueules à en avoir le souffle coupé. personne ne sait, personne ne comprend. ils y croient, ils t'y font croire mais, c'est faux. elle comprendra jamais parce qu'elle n'a pas été toi, elle ne sera jamais toi. personne ne comprendra jamais. donc qu'ils la ferment, tous, sans exception. "pauvre olyana. je vais la prévenir de pas trop compter sur toi. visiblement te défoncer et picoler sont plus importants qu’elle. je lui dirais que ton égoïsme t’enverra derrière les barreaux. elle va être anéantie."  parole de trop. vase qu'explose. tu te lèves de ta chaise d'un élan de violence. le meuble tombe en arrière, se fracasse la gueule comme toi à cet instant. prénom de ta soeur tambourinant dans ta boîte crânienne, résonnant dans chaque coin de celle-ci dans un murmure assourdissant. y'a l'image des traits de son faciès qui se dessine dans ton esprit, son sourire qui prend possession de toi. ça faut mal d'un coup. tu suffoques. tu te rattaches à un bout manquant de toi-même. les émotions, les sentiments, les sensations, tout ça se déversent en toi avec une puissance dévastatrice. t'y as pas pensé, à lya. t'y penses plus parce quand ce moment, elle déambule dans les ruelles loin de toi, elle est partie comme une tornade. sans un mot. alors dans ses moments là, tu l'effaces quelques instants de ta mémoire pour ne pas souffrir de son absence, de son abandon éphémère. tu l'oublies, tu l'effaces, t'y penses pas. et c'est plus facile d'accepter son départ insupportable. c'est toujours plus facile d'oublier. mais là, balancée d'entre les lèvres de magalie, elle te revient à la gueule, olyana. tu la vois, elle et son sourire. tu l'entends, elle et son rire. tu la touches, elle et sa lumière. "va te faire foutre, magalie." c'est qu'un murmure. t'es même pas sûr qu'elle t'est entendue élever la voix. mais là, t'as la douleur qui revient d'un coup, t'as la haine qui s'infiltre d'un coup. une tempête se jouant à l'intérieur de toi dès que le prénom «olyana» s'est infiltré dans ta tête. foutoir de souvenirs, foutoir de sentiments. l'évidence est là, tu n'as pas tout perdu. tu as elles. elles sur qui te dois veiller, elles qui compte plus que le reste. "à toi de voir lionel. mon aide ou la taule. fait ton choix." tu ramasses ta chaise la remettant à sa place et te laisses tomber lourdement dessus. fin soupir glissant sur le bout de tes lèvres.  "plutôt crever que demander ton aide" tes prunelles accrochent celles de magalie, y a ce truc dans ton regard vide, ce truc qui lui demande silencieusement de l'aide. tu lui demandes pas à vive voix, tu le diras pas. mais tu lui dis pas de dégager pour autant. t'es pas prêt à demander clairement de l'aide. mais t'es pas prêt à laisser tomber olyana et ta mère, pas elles. elles ont besoin de toi, tu peux pas faillir à la seule mission te maintenant à la vie. "c'est eux qu'ont commencé." tu retombes tes mains sur la table, les fixant en commençant à parler, admirant tes pouces s’entremêlant pour fuir les yeux de magalie. tu la fuis, soudainement. "une vieille histoire. auto-défense." strict minimum des explications dites. et c'est comme-ci tu acceptais son aide, sa défense pour sauver ton cul. pas pour toi, pas pour lui faire plaisir, pour personne. personne à part elles.



ce soir, j'veux juste hurler.
hurler mes mots pesants,
avec ma voix d'adolescent qui a jamais mué.
hurler ma peur de l'abandon,
ma r'cherche frénétique d'attention.
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no need for help. (magalie)

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