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no need for help. (magalie)

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black opium de ysl

JE RESSEMBLE À : diego barrueco.

CRÉDITS : anaëlle, la bgette.

PSEUDO : anaïs.


MessageSujet: no need for help. (magalie) 7/6/2017, 01:29

jeu terminé. le fer froid effleurant ta peau, et la main agrippant ta veste. t'as les menottes aux poignées, t'as ton corps éjecté dans une voiture aux gyrophares agressant la rétine de tes pupilles. un long souffle s'échappe de tes lèvres, partant en fumée avec l'air embuant. les portes claquent, les portes volent sous la colère. le policier grogne, d'entre ses lippes des plaintes à ton encontre s'échangent, des injures contre le poing accidentellement récupéré dans la bataille. t'en ris, des paroles échappées devant toi. tu ris, parce que tu t'en fous. et y a l'alcool coulant dans tes veines qui brouillent le peu de lucidité posséder par ton esprit. l'insulte éclate dans l'air pour te dire de la fermer. d'un haussement d'épaules, ton ris se coupe dans le temps mais le sourire à la commissure de tes lèvres persiste. le type, il brasse de l'air, il gâche l'oxygène présent autour de lui pour rien. car tu es là, derrière lui, et tu te fiches complètement des conneries te tombant sur le coin du nez. y'a l'importance des gestes disparus en quelques secondes, en quelques révélations. y'a ton coeur crevant sous la trahison, et les mensonges. y'a ton être perdant la notion de lucidité, de l'importance du monde tournant autour de toi. plus rien ne compte. pensée digne de l'égoïste que tu peux être, pensée digne du gamin trahi que tu es. qu'est-ce que t'as foutu, lionel ? ton visage déformé, tes phalanges rougeâtres de sang et le regard éteint d'une quelconque lueur. qu'est-ce qui t'est arrivé, lionel ? les emmerdes, elles te submergeront, elles t'enteront. et tu vas t'enfoncer jusqu'à ne plus pouvoir respirer, jusqu'à perdre ton dernier souffle de vie. tu te noies. noyé dans la rancœur, la haine, la trahison mais surtout la blessure intérieure. y'a une tempête intérieure en toi, un torrent de sentiment signant la fin d'une part de toi-même. la tête vide de toutes pensées, le coeur vide d'once de regret, et le corps arraché avec violence à l'extérieur de la voiture. le corps poussé avec aigreur dans une pièce vide. une table traîne au milieu, quatre chaises aux extrémités et un miroir recouvrant le mur. digne d'un film, ton propre interrogatoire, t'en as de la chance. tes fesses tombent sur une chaise et tes mains se posent sur la table. "eh gros lard, j'veux voir maxine." le dit gros lard se retourne vers toi, son regard te tuant d'un seul coup. t'as le sourire énervant dessiné sur les lèvres, le sourire cherchant la merde là où elle n'existe même pas. paroles froidement balancé contrastant avec les traits de ton visage. les doigts s'entremêlent, les pouces jouent entre eux, et tu souris. à la limite de lui rire à la figure, et lui, à la limite de t'en coller une. "elle n'est pas là." craché sur le même ton que le tien, craché à ta figure comme la sous-merde que tu représentes à ses yeux. le sourire s'évanouit sur ton visage. la porte claque derrière son dos disparaissant dans les couloirs. la partie du jeu est perdue pour toi, lionel. y a même pas la moindre tentative de ta part pour te battre. t'as l'envie égoïste de perdre. grognement coincé dans ta trachée, puis le silence prenant part dans la pièce. t'attends. ils attendent tous derrière la porte, derrière leur miroir ridicule. le temps se perd dans l'espoir que quelqu'un te vienne en aide, qu'une quelconque personne vienne défendre ta cause. sauf qu'il n'y a plus rien à défendre. tu as envoyé trop de fusée de détresse, t'as écrit trop de message à l'encre invisible dans les bouteilles envoyé à la mer. tu as hurlé, lionel, du fond de tes tripes, tu as hurlé à t'en cassé la voix. y'en a eu, des appels au secours, camouflés mais tellement visible à l'oeil nu. y'en a eu, trop, beaucoup trop. et c'était ton dernier sos, lionel, il s'est perdu parmi les autres. personne n'y a fait attention. et là, tu es à l'achèvement, la fin d'une mise en garde trop répétée. les minutes passent, notion du temps perdu, et d'un coup, la porte s'ouvre pour laisser entrer magalie avec deux policiers. ton regard suit les mouvements fluides de leur coeur. tu comprends pas ce qu'elle fait là. tes sourcils se froncent en la voyant s'installer sur la chaise à côté de la tienne, en voyant son regard défier celui des policiers face à vous. puis ses prunelles accrochent les tiennes, l'instant d'une seconde. toi, t'as la gueule défoncée, ouverte de tous les côtés, les bleus marqués et les ouvertures recouvrant les parcelles de ta peau. tu souffles, détourne le regard pour le planté à nouveau dans celui du policier irrité par ta simple présence. "maintenant lionel, tu vas nous dire pourquoi tu t'en es pris à ces deux pauvres types ? et pourquoi tu as faits l'erreur de t'en prendre à un agent fédéral ?" tu ris. t'éclates de rire sous la grossièreté des paroles. rire devenant réponse, rire moqueur fendant le silence de la pièce. tu t'es juste défendu en sortant du bar, toi, tu t'es juste défendu face à ces deux gars voulant te faire la peau. peut-être, certainement, un peu trop fort. colère incontrôlable. les coups que tu lui as pas mis, à lui, lui méritant plus de sentir tes poings que les deux pauvres types à l'humeur vengeresse. les raisons, déjà ? lui, toujours à cause de lui. et t'en as pris des coups dans ta gueule, suffit de voir ta gueule amochée pour le deviner, mais t'en as aussi donné des coups, et là ya que le sang collant sur la peau de tes mains pour en témoigner. ton corps s'enfonce sur la chaise, l'air insolent déformant ton visage, sourire arrogant au coin des lèvres. "j'sais pas trop. leur tête me revenait pas. et vous ? vous êtes tellement gros que j'pouvais pas vous éviter, toutes mes excuses." parole puant l'ironie mélangée au sarcasme. ce sarcasme qu'énerve. ce sarcasme lui donnant certainement envie de t'en coller une bonne. t'as balancé avec simplicité tes mots, ignorant la présence de la jeune femme à tes côtés. sans importance. tu t'enfonces, lionel, tu le sais ? ah non, t'as déjà touché le fond. le jeu est terminé, depuis des jours. victoire par abandon, félicitation le monde, tu l'as achevé à tout jamais.


comment tu peux penser que tu tiens à moi si moi-même j'y tiens pas ?
pourquoi tu me dis que tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?


les lascars gays #camelaussidouxquelecaramel #âmessoeurs #amrdemv #bestbromance:
 
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JE RESSEMBLE À : Lily Aldridge

CRÉDITS : Morphine & bat'phanie pour la signature

PSEUDO : Stéphanie


MessageSujet: Re: no need for help. (magalie) 10/6/2017, 20:52


No need for help
Lionel & Magalie
Un appel dans la nuit. Magalie qui ne dormait pas dépose son dossier sur son lit et attrape son portable, le cœur battant la chamade en voyant le prénom de sa meilleure amie s’afficher. Pourquoi elle l’appellerait en pleine nuit si il n’y avait pas de problème ? Maxine n’appellerait pas à cette heure si ce n’était pas important. « Lionel est au poste tu peux aller le voir ? Il est dans la merde je crois. Je suis sur une autre affaire. » Pourquoi s’embarrasser de courbette quand on est amie depuis aussi longtemps ? Si Max lui avait demandé de ses nouvelles l’avocate se serait vraiment inquiétée. Elle pousse un soupir silencieux. C’est peut-être méchant à dire mais elle est soulagée que ce ne soit pas en rapport avec un de ses amis. Mag, ne pourrait supporter d’en perdre un seul. « J’y vais tout de suite. » Et elle raccroche. Dormir ? Ce n’était pas important, quelqu’un avait besoin de son aide. Max lui demandait son aide. Lionel avait besoin de son aide. Alors elle se lève, remet son costume d’avocate, prend ses affaires et en moins de cinq minutes la brune est déjà dans sa voiture. Elle sait que si elle ne dépêche pas les flics en profiteront pour interroger Lionel sans elle et même si elle ne connaît pas complètement le jeune homme elle sait qu’il ne valait mieux pas le laisser trop longtemps seul. « Je viens voir Monsieur Sevestre. » Si un visage pouvait parler ? Il lui dirait d’aller se faire voir. Parce qu’il n’avait aucune envie de voir Magalie. Personne n’avait envie de la voir ici, elle le savait et elle appréciait ça. De tous les flics avec qui elle échangés à Paris, ceux de ce commissariat n’étaient vraiment pas ses amis. Elle était plus aimable avec les autres. Seulement eux ? Ça ne passait pas du tout. L’homme en face d’elle marmonne dans sa barbe et lui présente l’endroit ou Lionel était enfermé. Salle d’interrogatoire. Évidemment. Elle rentre sans s’annoncer, en terrain conquis et s’assoit en adressant simplement un signe de tête aux deux hommes. Tu dois te demander ce qu’elle fait là l’avocate n’est ce pas Lionel ? Tu vas bientôt le savoir ne t’inquiète pas. Elle s’assoit à côté du jeune homme et elle jette un œil sur lui. Bleu. Sang séché. Ce gamin était dans un sale état. "maintenant lionel, tu vas nous dire pourquoi tu t'en es pris à ces deux pauvres types ? et pourquoi tu as faits l'erreur de t'en prendre à un agent fédéral ?" La jeune femme haussa un sourcil en entendant le flic tutoyer Lionel. Comme si ils étaient meilleurs amis. Comme si ils avaient élevé les cochons ensembles. Autant dire que cette familiarité lui déplaisait totalement. Ce n’est pas parce que Lionel était jeune qu’il avait fait une connerie qu’il fallait lui parler avec familiarité. Mais Magalie referme simplement ses doigts sur la tête sans rien dire. Enregistrant ce début de conversation sans rien dire. Son propre silence lui vrillait les oreilles. Garder le silence était difficile pour la demoiselle à ce moment-là, mais elle se forçait afin de comprendre l’histoire sans perdre de temps en question par la suite. Mais très vite, en entendant le rire de Lionel Sevestre, elle comprend qu’elle ne saura rien de plus. Qu’elle devrait poser ses questions. "j'sais pas trop. leur tête me revenait pas. et vous ? vous êtes tellement gros que j'pouvais pas vous éviter, toutes mes excuses." L’avocate resserre ses lèvres l’une contre l’autre pour s’éviter un sourire qui essaie de filtrer sur son visage. L’insolence de son client est assez vivifiante. Mais si elle venait à sourire ? Le flic en remettrait une couche et Lionel n’avait vraiment pas besoin de ça en ce moment. « Ça suffit maintenant ! » Sa voix tranche avec le silence qui s’était installé dans la salle. Il ne valait mieux pas chercher l’avocate, ses yeux le prouvent, des éclairs se sont formés au fond de son regard. Autant l’un que l’autre avait plutôt intérêt à stopper les enfantillages. Elle n’était pas là pour admirer un combat de coqs, elle était là pour le travail et l’heure était venue pour elle de s’y mettre. « Je dois parler avec mon client alors vous devez sortir. » Un ordre caché sous une demande. Tout à fait, le style de communication de Magalie. Le flic la regarde comme si elle n’était qu’une immondice sous sa chaussure. Comme si il n’avait aucun ordre à recevoir de la part d’une femme. Ou peut être est-ce à cause de son ton qu’il ne veut pas sortir. Il ne la connaissait pas lui, il ne savait pas que l’avocate avait un tempérament de feu sous son physique de glace. Elle se lève de sa chaise faisant claquer ses talons aiguilles sur le sol. Un bruit de danger. Un bruit qui devrait faire comprendre à l’homme qu’elle ne plaisantait pas. « Je ne pense pas que vous soyez sourd, si ? Alors sortez de cette pièce. » Il se lève d’un bond, essayant surement de la faire frémir mais elle lève un sourcil en réponse et un sourire énervant s’affiche sur son visage. Un sourire de faux-cul. Un sourire qui se dévoile que lorsqu’elle veut agacer quelqu’un. Voilà exactement pourquoi les flics ne l’aimaient pas la demoiselle. Quand elle avait décidé de défendre quelqu’un ? Elle ne laissait rien au hasard, elle ne se laissait pas attendrir mais ne se laissait surtout pas intimider par la police et encore moins par ses clients. L’homme se retire de la pièce et elle détourne la tête vers Lionel à l’instant ou la porte se referme. « Bon maintenant que l’on est seuls, tu pourrais me dire qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu sois dans cet état ? » Magalie se déplace dans la pièce et va s’asseoir en face du jeune homme. Elle lève la main devant elle avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit. Autant mettre les choses aux points de suite. « Et je te préviens Lionel, je ne suis pas l’autre abruti donc évite de me sortir ce genre de connerie je te prie. » Je l’avais bien dit non ? Elle ne se laissait pas embobiner et elle le disait tout de suite. Autant dire que Magalie n’a pas envie de jouer avec le jeune homme. Elle ne sait même pas si il se rend compte que son arrivé n’était pas une bonne chose. Loin de là. Si Magalie avait été appelée, c’est qu’il était dans la merde. Alors pas le temps de jouer.  

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