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Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia

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MessageSujet: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 8/6/2017, 00:42


LES BOUQUINS DE LA PETITE ROBE NOIRE


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Magalie se baladait tout à fait innocemment dans les rues de Paris aujourd’hui. Elle aspirait à du repos. Une journée rien que pour elle, afin qu’elle puisse en profiter comme toutes les personnes normales. Mais l’avocate n’était pas une femme normale, loin de là. Elle n’était pas du tout en train de flâner le long des boutiques ni de s’amuser. Non, elle s’était donné une mission aujourd’hui. En savoir plus sur la demoiselle qui chamboulait le cœur et l’esprit de son pompier préféré. Autant dire qu’elle n’allait rien laisser au hasard. Elle avait promis à sa meilleure amie qu’elle ne serait pas méchante, qu’elle ne serait pas violente ni trop cash, elle tiendrait parole. Enfin jusqu’à un certain degré évidemment. Si elle découvrait quelque chose qui lui déplaisait elle ne se gênerait pas pour dire ce qu’elle pense. Parce que eh Magalie elle était comme ça elle n’allait pas changer pour un étranger. Déjà qu’elle faisait très peu d’effort pour ses amis alors pour les autres ? Il ne fallait pas rêver. On ne change pas une vieille carne comme elle. Maxine ne lui avait encore rien dit sur la famille Freitas et sur Amalia mais elle avait quand même décidé d’y aller. Elle en apprendrait davantage ainsi. Si Terry venait à l’apprendre, il la tuerait sans doute. Ce qui serait plutôt logique parce qu’elle ferait pareil si un de ses amis enquêtaient sur sa vie de cette manière mais, elle ? Elle s’en fout, elle y va quand même. Elle fera face aux conséquences un peu plus tard ce n’est pas grave. Elle fera face aux regards désapprobateurs et à la colère de son ami. Ça ne serait pas la première fois finalement, mais grâce à son côté protecteur elle avait empêché bien des désagréments à ses amis. Après tous ses intentions sont bonnes, sont justes, elle ne fait pas ça pour leur faire du mal ou pour les emmerder elle le faisait pour eux. Même si ils ne le savaient pas toujours. La brune entre dans le magasin de sous-vêtements et elle se balade un peu dans les rayons. Comme une personne tout à fait lambda. Mais très vite son tempérament la rattrape. Attendre ainsi la dérangerait. Elle n’avait pas de temps à perdre, elle devait repartir au travail et il n’attendait pas lui non plus. Alors elle s’est approchée d’une jeune femme brune. « Bonjour, est-ce que vous pouvez m’aider ? » L’avocate se force à détendre légèrement les traits de son visage en offrant un minuscule sourire à la demoiselle en face d’elle. Comment a-t-elle su que c’était elle qu’elle cherchait ? Facile. Elle connaissait bien les goûts de son ami depuis le temps. Elle aurait pu attendre Magalie, elle aurait pu prendre son temps et la laisser faire son travail un moment avant d’attaquer. Mais non, elle est rentrée dans le tas directement. « En fait… Je vais être tout à fait honnête avec vous. Je ne suis pas vraiment là pour acheter des sous-vêtements. » Au moins c’était clair ainsi. Elle hausse les épaules comme si c’était sa seule manière de s’excuser de son prochain comportement. Parce que pauvre Malia, je te plains. Elle va t’en faire baver sans le faire exprès. « Est-ce que vous pourriez prendre une pause Mademoiselle Freitas ? J’aimerais que l’on discute toutes les deux. » Encore plus officielle Magalie, tu n’as pas ? Elle se rend bien compte que son comportement, sa manière de parler, transpire l’avocate qu’elle est. Elle ne le fait pas exprès mais peut être bien qu’elle fera un petit interrogatoire à la brune sans s’en rendre compte. Tu as loupé ta vocation Mag, tu aurais dû devenir flic. En fait non elle était bien mieux avocate, mieux valait pour les Parisiens qu’elle ne se balade pas dans les rues avec une arme à la ceinture. « Je m’appelle Magalie Voisin. Je suis une amie de Laszlo. Ça vous dit quelque chose ? » Elle faisait l’innocente mine de rien. Elle apprendrait ce qu’elle devait savoir d’une seule manière, par le comportement de la demoiselle en face d’elle. Elle analyserait ça.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 9/6/2017, 00:01


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une journée comme les autres à la boutique. rien de bien extraordinaire en soit. tu fais ton boulot, tu souris, t'es agréable. toi, malia, t'es faite pour ça, quelque part. parce que t'aimes bien apporter ton aide, t'aimes bien conseiller les autres. t'es le genre de personne qui a tant subi et qui, pourtant, possède une certaine fierté à offrir aux autres. t'as le sens du partage, malgré le manque total de soutien dont tu as pu manquer par le passé. t'es qu'une simple vendeuse dans une boutique de lingerie féminine pourtant. rien de bien extravagant, rien de bien passionnant en soit. et pourtant, tu trouves tout de même une certaine satisfaction a exercer ce métier qui pourrait paraître bien banal aux yeux du monde. t'as envie de croire que tu peux être importante, ne serait-ce qu'un tout petit instant. c'est pas grand chose, tu le sais bien. c'est pas le métier de l'année mais tu y prends tout de même un plaisir qui se voit. parce que t'as jamais rien eu de bien concret, toi, avant. t'as jamais rien eu qui te fasse vibrer, toi, avant. c'était le chaos dans ta vie, dans ton esprit et dans ton cœur. c'est pour cette raison que, quand cette charmante femme brune te demande ton aide, tes yeux brillent et ton sourire s'élargit. bien sûr, en quoi puis-je vous être utile ? que tu réponds, enjouée. sauf qu'elle t'intrigue, la jeune femme. elle te prend de court, la jeune femme. elle n'est pas là pour dépenser quelques sous dans un ensemble que tu pourrais lui trouver, et qui lui conviendrait, les yeux fermés. t'as les sourcils qui se froncent légèrement, la mine interrogative. parce que, tu ne comprends pas, toi, ce qu'elle te veut, la jeune femme. tes yeux qui se plissent, comme si ça allait t'aider à y voir plus clair. effort vain cependant. t'as la bouche qui s'entrouvre, comme si tu voulait prendre la parole et pouvoir ainsi répondre aux questions que tu te poses. mais tu la refermes bien vite quand elle prononce ton nom de famille. tu déglutis avec difficulté, pas certaine de savoir dans quoi tu t'engages. t'as la boule de panique qui se forme au creux de ta cage thoracique, ton palpitant qui s'accélère sans vraiment le vouloir. parce que, toi, tu te dis que ta génitrice a trouvé le moyen de te mettre le grappin dessus et qu'elle a envoyé la brune pour te ramener à la maison, tirée par les cheveux. tu pâlit légèrement bien malgré toi, t'imaginant tout un tas de scénarios aussi improbables les uns que les autres. tu te retournes vers ta collègue en caisse et lui fait signe que tu reviens, que tu prends une pause. vous avez un signe pour ça, quand il y a des clients et que vous ne voulez pas hurler que c'est l'heure de débrancher et d'aller boire un café, un thé, un jus de fruits, fumer une clope, appeler quelqu'un, peu importe. elle acquiesce et tu conduis la grande brune jusqu'à l'extérieur de la boutique. elle te donne son prénom, et même son nom de famille. quand tu te permets de la détailler, discrètement, pour la première fois, tu te dis qu'elle doit être flic. ou peut-être bien avocate. ou un truc dans le genre. elle a la façon de parler de quelqu'un qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui obtiendra des informations quoi qu'il arrive. une amie de laszlo. ça sent l'roussi ça, non ? tu te racles la gorge, mal à l'aise, tout d'un coup. euh ... oui, bien sûr. levy ? laszlo levy ? je ... oui, j'le connais. bizarrement, t'es pas rassurée. comme si elle allait te tomber dessus pour une connerie que t'aurais faite, que t'aurais dite. sauf que, toi, t'as rien à te reprocher. alors tu te dis que, peut-être, il s'est passé quelque chose. il va bien, hein ? que tu demandes, pour t'assurer que rien ne lui est arrivé. parce que ça te toucherait, toi. malgré tout ce que tu pourras dire, tous les efforts que tu pourras faire pour repousser l'inévitable.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 15/6/2017, 00:30


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

La Magalie elle a jamais fait dans la douceur. Elle aime être cash et le tact n’a jamais été une de ses qualités mais avec la demoiselle Freitas ? Elle essayait de faire un effort. Je vous assure que là, elle est gentille comme tous. Elle essaie de tourner autour du pot. Elle essaie de lui sourire à la brune, parce qu’elle a l’air gentil, elle a l’air trop douce la brune. Il ne fallait pas la brusquer. Elle l’avait promis à Maxine. Elle se l’était juré aussi. Mais très vite ses anciennes habitudes reviennent aux galops. Et elle attaque rapidement. Sans être froide. Sans être méchante. Elle lui demande juste son identité et si elle connaissait Las. Ça ne semblait pas méchant mais le silence de la demoiselle est accablant. T’aurais dû rentrer dans le tas encore plus férocement, encore plus violemment Magalie ! Là c’était trop subtil. Elle a envie de lever les yeux au ciel en entendant la voix de sa conscience lui murmurer ce genre de connerie. Magalie essaie de nouveau de détendre ses muscles pour ne pas paraître trop crispée et elle sourit légèrement pour adoucir ses propos. Elle hoche la tête à sa question sur Las. Oui Levy. Quand Amalia lui demande si il va bien un éclair de panique brille dans son propre regard. Pourquoi elle lui demandait ça ? Est-ce qu’elle savait quelque chose ? Est-ce que quelque chose s’était passé ? Est-ce qu’il allait bien ? Magalie fronce les sourcils à ce moment-là, arrêtant ses délires paranoïaques d’un seul coup. Si il était arrivé quelque chose à son ami elle le saurait depuis longtemps. Ce n’est pas Amalia qui lui dirait. Enfin elle l’espérait pour lui, sinon elle le frapperait avec ses talons lui aussi. « Oui il va bien. Pardon pour la petite frayeur. » Mais au moins elle savait que la jeune femme tenait à son ami. On ne peut pas mentir sur ce genre de réaction. Même elle, elle ne pouvait pas mentir sur ce sentiment si puissant qu’est la peur. Ça la soulage l’avocate, c’est déjà un bon point pour Malia. Si elle n’avait pas réagi de cette manière, Magalie aurait changé de discours. C’est sûr qu’elle aurait été moins gentille d’un seul coup. « Je tiens beaucoup à Las. » Au moins c’était clair et concis. Pas besoin d’en dire plus que ça. Quoi que. Ça pouvait être mal interprété cette phrase. Magalie ne souhaitait pas ressembler à une petite amie jalouse et possessive. Alors avant qu’Amalia lui dise quoi que ce soit elle reprend la parole. « Pas romantiquement parlant évidemment. Il est mon ami. Et en tant qu’amie je suis plutôt… Comment dire… Protectrice envers mes amis. » Et c’était pire que ça même. Un léger sourire d’amusement passe sur ses lèvres en moins d’une seconde. Ce fut bref et l’avocate ne pensait pas que la jeune femme l’ait aperçue, avant que son visage ne redevienne aussi lisse qu’un glacier. « Du coup vous comprendrez surement mon choix de venir vous voir directement Mademoiselle Freitas. Je vais vous prévenir, vous allez peut-être me prendre pour une folle mais ce n’est pas très important. » Elle hausse les épaules, peu importe son opinion sur elle finalement. « Si vous faites du mal à mon ami, je vous ferai du mal en retour. J’ai été clair ? » Au moins là elle est sûre que le message est bien passé. Elle ne savait même pas comment la demoiselle allait réagir, peut être qu’elle péterait un plomb. Peut-être qu’elle allait très mal réagir. Peut-être même qu’elle allait s’écrouler. Elle ne savait pas comment Amalia Freitas réagirait mais Magalie s’en foutait totalement. Elle voulait être honnête et c’est ce qu’elle avait fait. « Maintenant que le message est passé Mademoiselle Freitas, je ne vous ennuierais plus avec ça. » Voix radoucie. Petit sourire qui adoucit son visage. La menace est passée. Elle n’allait pas continuer sur ce terrain là.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 15/6/2017, 21:48


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tu t'attends à tout, tu t'attends au pire, tu t'attends même à n'importe quoi. la magalie, elle a ce don de te faire paniquer rien qu'à la regarder. parce que tu ne sais pas de quoi il en retourne, tu ne sais pas ce qu'elle a à te dire. et toi, ça te met dans cet état second, où la peur et l'appréhension se mêlent à la perfection. ça fait accélérer ton cœur, les pulsations qui résonnent dans tes tempes. un peu plus et tu transpirerais presque. un peu plus et tu pourrais aisément faire un malaise. alors tu signes à ta collègue que tu prends une pause et te diriges vers l'extérieur, cette cliente, qui n'en n'est pas une, sur tes talons. elle n'y va pas par quatre chemin, la grande brune. elle attaque sans détour, la grande brune. toi, tu te tais et tu écoutes. elle te donne son prénom et même son nom de famille. à sa manière de s'exprimer, tu en conclus qu'elle doit être flic, ou avocate. tu pencherais plus pour la seconde option mais les apparences peuvent être bien trop souvent trompeuses. elle te parle de laszlo, te demande si tu le connais. tu réponds par la positive, demandant même s'il va bien. parce que tu penses qu'il pourrait lui être arrivé quelque chose. ce qui est totalement idiot quand tu y réfléchis à deux fois. parce qu'il n'aurait pas évoqué ton prénom, il n'aurait pas demandé à ce que l'on te prévienne. tu persistes à croire qu'il ne te regarde pas de la même façon que toi. tu persistes à croire que tu n'es rien d'autre de plus que cette vendeuse en lingerie qui a accepté de jouer le jeu de son bizutage d'intégration chez les pompiers. tu persistes à croire que tu n'es qu'une amie, finalement. si seulement tu savais malia, tu n'en reviendrais pas. si seulement tu savais malia, tu ne le croirais pas. il se passe quelque chose dans le regard de la jeune femme, comme si la question que tu venais de poser avait déclenché une réaction qu'elle n'attendait pas. comme si la question que tu venais de poser avait engendré d'autres questions inattendues dans le cerveau de celle qui cherche à te parler. mais te parler de quoi, au juste ? elle s'excuse finalement de t'avoir fait peur. parce que oui, tu as eu peur, toi. peur qu'il n'arrive quelque chose de grave à celui qui te donne ces petits frissons derrière la nuque quand il prononce ton prénom. douce sensation qui s'insinue dans les moindres pores de ta peau si pâle. elle te balance qu'elle tient beaucoup à laszlo et toi, t'avales ta salive presque de travers. tu penses immédiatement qu'il se passe quelque chose entre eux, que tu marches sur ses plates bandes et ça t'effraie. parce qu'il serait normal, à tes yeux, qu'il puisse la préférer à toi. tu tiendrais le rôle de celle qui interfère dans quelque chose. et tu ne veux pas être celle qui pourrait foutre en l'air une relation. mais elle calme tes pensées qui s'emballent en t'avouant que ce n'est qu'amical. tu ne sais pas trop si tu dois la croire ou non. parce qu'après tout, il est tellement facile de se voiler la face. il n'y a qu'à analyser ton propre comportement. toi, tu te dis que c'est plus facile de ne pas admettre l'évident parce que t'es juste encore une gamine marquée par les blessures d'un passé peu attrayant. elle t'annonce être protectrice envers ses amis, toi, tu dirais plutôt qu'elle est possessive. parce que c'est comme ça que tu le ressens, de par sa façon de parler, de par sa posture. elle tient à laszlo, tu en es sûre et certaine. mais tu penses qu'elle y tient beaucoup trop pour accepter le simple fait que tu fasses partie de sa vie, que la situation évolue entre vous ou pas d'ailleurs. elle te menace, la brune. elle t'avertit, certes, mais elle te menace. et toi, tu as beau ne pas en mener large, tu ne peux t'empêcher d'arquer un sourcil. parce que tu as trop souvent eu peur des menaces, par le passé, tu as trop subi les menaces par le passé, tu as trop longtemps courbé l'échine sans rien dire. depuis que tu as posé tes valises à paris, tu as décidé de prendre une revanche sur ce passé misérable que tu as vécu. mais toi, toi tu ne réponds pas. pas tout de suite. tu la laisses terminer parce que tu ne voudrais pas la couper dans son élan. mais elle se calme, la brune, comme si elle était passé à autre chose en un claquement de doigts. et toi, t'as les épaules qui retombent légèrement, comme si le poids du monde venait de se poser sur tes épaules, comme si t'avais décidé que tu voulais plus supporter tout ce bordel, comme si tu baissais les bras pour renoncer. j'vois pas c'qui vous fait si peur que ça. ta tête qui se penche légèrement sur le côté, un fin sourire sur tes lèvres. t'es pas arrogante, t'es pas hypocrite. ça non. t'essaies juste, peut-être maladroitement, de la rassurer. j'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit. j'l'apprécie beaucoup et j'dirais que je ... tu cherches tes mots, l'espace d'un instant. j'tiens à lui. tu hausses les épaules, comme si c'était la première fois que tu te l'avouais. en fait, c'est la première fois que tu te l'avoues. étrange sensation au fond de ta poitrine. et j'm'appelle malia. j'suis pas une cliente et j'pense pas être dans un tribunal non plus. petite pointe d'humour que tu agrémentes par un sourire encore plus grand. parce que tu n'as pas envie qu'elle te parle comme si tu n'étais qu'un vulgaire pion. hors toi, tu es un être humain et tu en as bien trop bavé pour accepter que ça recommence encore. laszlo est quelqu'un d'bien. c'est un ami et j'suis pas du genre à faire du mal à mes amis. plus sincère que toi, à ce moment là, ce serait difficile à trouver. tu n'as pas une seule once de méchanceté en toi, ça non. et puis, de toute façon, tu ne sais pas mentir, toi. t'es bien trop honnête pour en être capable, toi. alors tu te laisses aller à la confidence de sentiments que tu n'as encore jamais eu l'audace de dire à voix haute. et ça, ça va te changer malia, sois-en sûre.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 19/6/2017, 16:18


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Magalie elle semblait mauvaise mais ce n’était pas le cas. Elle semblait être toujours sur la défensive voilà la vérité. Elle se méfiait toujours des gens. Sans arrêt. Elle ne pouvait pas faire autrement. Comment être sûr des connaissances que l’on finissait par se faire dans une vie ? Comment être sûre de ne pas être finir en charpie ? En morceaux ? Après une blessure trop importante. Alors c’est vrai qu’elle attaque avant d’être attaquée. Et peut-être qu’elle loupe quelque chose l’avocate. Peut-être qu’elle a abandonné bien des hommes ou des femmes qui pouvaient lui convenir. Peut-être qu’elle a repoussé des amis potentiels. Peut-être qu’elle en a blessé d’autres sans le vouloir vraiment. Mais si il fallait ça pour ne pas souffrir ? Elle le ferait. Parce qu’elle s’était juré vingt ans plus tôt que plus jamais personne ne lui ferait du mal. Ne briserait sa carapace. Et elle veut la même chose pour ses proches. Sauf qu’elle ne veut pas qu’ils changent. Elle ne veut pas qu’ils deviennent aussi méfiants qu’elle. Alors, elle fait le sale boulot à leur place. Et c’est exactement pour ça qu’elle était ici aujourd’hui. C’était exactement pour ça qu’elle venait de menacer Amalia. Pour faire le sale boulot et elle ne sentait pas une once de culpabilité. Magalie ne semblait pas en ressentir mais elle savait la discerner, la reconnaitre chez les autres. Lorsque la jeune femme devant elle lui dit qu’elle tenait à son ami elle voit cette émotion se dessiner sur le visage de Malia. Elle passe rapidement sur elle mais elle a le temps de l’apercevoir sur son visage. « Parfait. C’est exactement ce que je voulais entendre. » La rassurer n’était pas bien difficile finalement. L’avocate faisait du très bon travail, elle savait exactement comment lire dans la posture de ses clients et là ? Amalia Freitas était comme un de ses clients. Peut être aurait-il fallu que Maxine se charge de cet interrogatoire elle avait plus de tact la flic. Mais mieux valait être clair et précis. Mag ne tournait pas autour du pot pendant deux heures, elle préférait la franchise et les réponses de la jeune Amalia lui convenaient parfaitement. Elle était sincère, elle le sentait dans ses paroles, dans sa posture, dans la manière dont ses épaules se sont affaissé quand l’avocate a terminé son laïus. Personne ne peut être aussi douée pour mentir. Personne ne peut contrôler son corps à ce point. Même elle. Elle se laissait trahir par son corps. Alors soit Amalia était douée. Soit elle était sincère. Elle espérait sincèrement que la seconde option était la bonne sinon, la jeune femme terminerait très mal. Magalie se le jure, elle coulerait la vendeuse sans le moindre remords. Et avec un sourire en plus de ça. Puis la jeune femme la reprend en lui donnant son prénom et en lui disant qu’elle n’était pas un de ces clients. Entendre quelqu’un lui tenir tête mais avec le sourire ? C’était totalement inédit pour l’avocate et un semblant de sourire se propage sur son visage détendant enfin son regard de glace. Ses épaules se décontractent elle pouvait comprendre ce que Terrence trouvait à la jeune femme. Elle semblait fraiche et innocente mais elle savait se défendre quand même. Sans agressivité. Sans méchanceté. « Je vous aime bien. Vous avez du répondant ça me plaît. » Peut-être que la demoiselle Freitas se foutrait comme de sa dernière chemise que Magalie l’aime bien mais c’était étrange de l’entendre dire ce genre de chose. N’imaginez pas qu’elle ne continue pas à se méfier, c’est dans le tempérament de l’avocate après tout, mais, elle sentait de bonnes ondes se dégageaient de la femme en face d’elle. Mais très vite ses sourcils se froncent quand elle entend Amalia lui dire qu’elle ne ferait jamais de mal à ses amis. Oh douce enfant, comme tu te trompes. « Amalia. Vous n’êtes pas la première personne à me dire ça, vous savez ? Des amis qui se font du mal ça existent malheureusement. » A ce moment précis Magalie ressent comme une brûlure à l’endroit même où Maxine lui avait fait du mal la veille. Quelques mots lancés dans une conversation et voilà qu’elle se retrouvait avec une nouvelle blessure à panser. Alors ami ou pas ami parfois on blessait les gens que l’on aimait. C’était comme ça que la vie fonctionnait. Mais si l’avocate pouvait éviter ce genre d’inconvénient à ses amis ? Elle le ferait avec la fougue d’une maman lionne. Alors peut être que certaines personnes prenaient ses actions pour ce qu’elles n’étaient pas. Possessivité ? Jalousie ? Manque de compassion ? Elle se foutait de ce que les autres pensaient, elle, elle savait pourquoi elle réagissait ainsi. Personne dans ce monde n’avait le droit de faire disparaître un de leur sourire. Elle, elle ne souriait déjà que très rarement, elle n’avait aucune envie que son blocage se répercute sur sa famille. Elle ne le supporterait pas. « Je sais ce que vous pensez que j’exagère surement, que je suis très possessive avec Terrence mais je protège tous mes amis de la même manière. Ils sont… Ma famille. Voilà pourquoi je suis venue jusqu’ici aujourd’hui. » Et si la jeune femme en face d’elle n’avait pas ce genre d’amitié ? Eh bien elle ne comprendrait pas son point de vue. Parce que parfois les amis sont bien plus importants que la famille. Elle l’avait appris très jeune Magalie. Elle avait appris qu’une famille ne servait à rien, du moins la sienne ne servait à rien, ses amis avaient été là durant toutes les périodes clés de sa vie contrairement à ses parents. Alors oui, elle était excessive. Oui elle semblait folle. Mais vous savez quoi ? Elle s’en foutait totalement. C’est ce qui lui valait un bon nombre d’ennemis d’ailleurs. Amalia Freitas sera elle dans la liste de ses ennemies un jour ? Seul le temps nous le dira. « Je me méfie des gens en générales Amalia. J’ai confiance en très peu de monde. Déformation professionnelle surement. » Elle avait tellement vu de malheur l’avocate. Elle avait défendu tellement d’hommes et de femmes trahis, trompés, blessés physiquement et psychologiquement qu’elle connaissait la nature humaine et elle était mauvaise. Elle n’était pas optimiste, elle, non, elle savait Magalie que le pire sommeil en nous-mêmes et que parfois, nos mauvais côtés ressortent brisants les autres au passage sans que l’on jette un regard en arrière.


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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 19/6/2017, 22:58


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tu ne sais pas ce qu'elle te veut, la brune. tu ne sais pas ce qu'elle vient faire sur ton lieu de travail. t'aimes pas cette idée que ce soit ta pseudo mère qui te l'a envoyé. parce que ce serait totalement son genre. alors tu te fais des idées, tu commences à imaginer les pires scénarios possibles. c'est pas bon pour ton petit cœur, c'est pas bon pour ce semblant de santé mentale que tu essaies de te créer depuis que tu as quitté la maison de ton enfance. c'est pas bon pour cette vie que tu essaies de construire indépendamment de tout ce que tu as pu subir par le passé. c'est pas bon, mais alors pas du tout. alors t'angoisses, tu doutes et t'essaies surtout de ne pas le montrer. t'es bien plus forte que tout ça malia, bien plus forte que ce qu'elle a pu te dire. tu peux y arriver, toi, à t'en sortir. elle avait tord, ta génitrice. t'es pas une moins que rien, toi, tu peux t'en sortir. alors qu'une boule d'inquiétude se forme dans ta poitrine, c'est pour une toute autre raison qu'elle t'a tirée de ta boutique, magalie. surprenante visite de la part d'une femme que tu ne connais ni d'eve, ni d'adam. elle se pointe pour te parler de lazlo. t'es mal à l'aise, toi. parce que tu ne sais même pas ce qu'il représente pour toi. et tu ne comprends ce qu'elle vient faire là, à te menacer si jamais tu osais lui faire du mal. elle ne te connait pas, l'avocate, elle ne sait pas qui tu es. l'avocate, elle ne te connait pas le moins du monde. et l'avocate, elle a peur pour son ami pompier. tu as eu peur un instant qu'il ne se passe quelque chose entre eux mais elle t'a assuré que non. ça t'arrange bien, en quelque sorte, parce qu'autrement, il aurait fallut que tu t'éloignes de laszlo. que tu t'éloignes de lui pour ne pas avoir à succomber à la douce tentation de voir naître quelques sentiments que tu ne contrôles pas. des sentiments qui te rendent malade et dont tu as une peur incontrôlable. parce que tu ne sais que trop bien ce que ça fait d'aimer et de ne pas l'être en retour. tu ne sais que trop bien ce que c'est de vivre avec quelqu'un que tu aimes éperdument et qui n'en n'a que faire de ce que tu peux bien ressentir. t'as vécu ça, au quotidien, quand ton père était encore de ce monde. et toi, toi t'as peur que le schéma ne se reproduise sur toi. t'as peur que ce soit comme une maladie, un coup du sort, une malédiction sur ta famille. et pourtant, pour la toute première fois, tu avoues, autant à la brune qu'à toi-même, que tu tiens à lui. sensation étrange qui se développe en toi, d'avoir réussi à allumer une nouvelle lumière dans ce sombre tableau qui réside dans ton cœur. tu tiens aux gens en règle générale, mais tu ne tiens à personne comme tu tiens à laszlo. oh, il y a bien ton frère, mais lui c'est encore autre chose. tu réalises que tu es plus attachée à lui que tu ne le voudrais, que tu ne le devrais. mais tu ne laisses rien transparaître. parce que, ça non plus, tu ne peux pas te le permettre. elle semble rassurée, la brune, d'avoir affaire à ta sincérité. de toute façon, tu ne sais pas mentir toi, ça se verrait tout de suite. t'façon, j'sais pas mentir alors comme ça, c'est vite réglé. que tu ironises pour terminer de la rassurer. enfin, tu ne sais pas vraiment si ce genre de femme est en mesure d'être rassurée. t'en sais trop rien mais tu aimes à croire que tu en es capable. après ça, tu te permets de lui donner ton surnom, en lui précisant que tu n'étais pas une de ses clientes à défendre. elle n'a pas besoin de t'appeler par ton nom de famille. bien que tu l'affectionnes et qu'il soit celui de ton défunt père, tu considères à présent que l'amie de laszlo pourrait être la tienne également. parce que les amis de tes amis sont tes amis. enfin, tu vas d'abord en parler avec le pompier, parce que tu ne voudrais pas t’immiscer dans sa vie, comme ça, sans en avoir la nette conviction, sans en avoir l'autorisation. parce qu'il n'aimerait peut-être pas que tu partages un nouveau pan de sa vie. là, tu touches du bout des doigts la possibilité d'attendre le cœur de sa famille. et toi, t'as beaucoup trop de respect pour y pénétrer impunément. non, t'es pas comme ça toi. j'dirai simplement que c'est plus agréable d'appeler les gens par leur prénom. ton sourire qui ne s'efface pas. t'es sociable toi, peut-être un peu trop d'ailleurs. t'es du genre à appeler le facteur par son prénom quand tu le croises alors forcément, ça te gêne un peu quand elle, elle n'a de cesse de le répéter. enfin, tu termines par dire que tu n'es pas du genre à faire du mal à tes amis. non, toi t'es bien trop innocente pour faire une chose pareille. toi, tu vois toujours le bien chez les autres, tu t'accroches à l'espoir d'un monde meilleur. parce que t'as déjà beaucoup trop souffert de ne rien avoir que tu t'accroches à l'idée que tu peux arriver à te construire une famille, aussi bancale puisse-t-elle être. toi, t'es encore bien trop naïve malheureusement. parce que toi, t'as pas eu la chance de connaitre les soirées passées à déconner avec les copains que tu aurais pu te faire à clermont-ferrand. toi, t'as pas eu la chance de connaitre le soutien d'une personne si chère à ton cœur qu'elle aurait pu te sortir de ton enfer quotidien. t'as jamais vraiment rien connu de tout ça. pour toi, c'était les messe basse et les regards plein de pitié de ces gens qui savaient que tu étais la fille de la pute de clermont, celle qui se tapait tout ce qui était baisable, sauf son propre mari. toi, t'étais la fille du monstre. mais l'avocate, elle te ramène tout droit sur terre, comme si elle t'apprenait la réalité de ce monde impitoyable. toi, tu voudrais tellement ne pas y croire. parce que si les amis sont capables de se faire du mal, c'est qu'ils ne doivent pas être si amis que ça. du moins, c'est de cette façon que tu raisonnes, toi. parce que, si un ami venait à te faire du mal, toi, tu ne reviendrais pas. jamais. t'as la rancune tenace toi. t'as un cœur gros comme le monde mais t'as pas l'pardon facile, ça non. sauf avec ton frère. mais ça, c'est encore autre chose. j'ai bien peur qu'il ne soit le premier à me faire du mal. ton sourire qui perd un peu de son éclat. parce qu'il te fait déjà du mal en étant si proche de toi. esprit de contradiction d'une enfant encore perdue dans un passé pas assez lointain et dont tu as du mal à te détacher. mais tu te reprends vite, toi. parce que tu ne veux pas qu'elle se fasse des idées. j'comprends cet instinct de protection. j'ai l'même. regard malicieux, peut-être même complice. un fin sourire. tu retiens le clin d’œil que tu ne peux pourtant pas te permettre de lui envoyer. qu'on s'en prenne à tes proches et tu pourrais changer du tout au tout. ou peut-être pas. t'en sais trop rien, t'as pas encore eu à expérimenter cette option. j'ferais en sorte de changer la donne alors. que tu soutiens, avec une douceur innocente dans le ton de ta voix, quand elle te dit qu'elle n'a confiance en personne, qu'elle se méfie en permanence. tu ne sais même pas pourquoi tu affirmes une chose pareille. et puis, au fond, y a une question qui te brûle les lèvres. est-ce que ... tu te ravises, hésitante. tu ne sais pas trop si tu dois la poser, si tu dois te taire. t'as peut-être bien peur de la réponse au final. c'questionnaire ? il est commun à toutes les personnes qui entament une discussion avec un membre de votre famille ou ... ? et le pire c'est que t'as même pas d'arrière pensée. t'es même pas capable d'en avoir. t'es même pas capable de te rendre compte que cette question pourrait servir à savoir ce que terrence ressent pour toi. toi, tu la poses parce que tu t'inquiètes de savoir si t'en auras d'autres, des comme ça. toi, tu la poses parce que tu trouves ça étrange, qu'on te pose de telles questions alors que tu n'es que la fille de la boutique de lingerie féminine dans lequel le pompier a eu à relever un défi stupide pour son bizutage d'intégration. toi, t'es pas grand chose finalement. alors pourquoi toute cette mise en scène ?



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 9/8/2017, 11:10


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Magalie ressemblait à une femme jalouse, à une petite amie jalouse qui vient mettre les points sur les i à une femme susceptible de plaire à son copain. Elle le savait l’avocate que son comportement pouvait être troublant. Surtout pour une simple amie. Mais lorsqu’on connaissait vraiment la brune, son histoire, son attachement pour le groupe, pour cette famille qu’elle s’était choisi, ce n’était plus vraiment étonnant venant de sa part. Elle pouvait aller loin l’avocate afin de protéger l’un d’entre eux. Elle pouvait aller encore plus loin pour protéger leur cœur d’eux même. Laszlo n’était peut-être pas l’homme le plus doux et le plus romantique de la planète avec la gent féminine mais il était hors de question qu’une femme lui fasse du mal un jour. Alors c’est pour ça qu’elle était là aujourd’hui, pour protéger le cœur du pompier. Magalie pouvait lire dans le regard, l’attitude des gens, elle savait qu’une femme pouvait être manipulatrice, elle en était une après tout. Alors qui de mieux qu’une femme pour déceler les secrets d’une autre ? Personne. Alors oui, peut-être qu’elle aurait pu y aller plus doucement, peut-être qu’elle aurait pu être plus douce. Tâter le terrain, tourner autour du pot, chercher des sous-vêtements et poser des questions comme ça, sans penser à mal. Mais elle n’était pas capable d’une telle retenue l’avocate, non, même si elle avait voulu, très rapidement ses gestes et sa manière de se tenir serait rapidement redevenu normal. Et elle était incapable de se restreindre comme ça. Si elle utilisait le tact elle avait juste l’impression de mentir, d’être hypocrite et ça lui filait des boutons à l’avocate alors elle préfère dire la vérité. Rentrer dans le vif du sujet. Et peut-être un peu menacer cette pauvre petite vendeuse qui semble n’avoir jamais rien fait de mal dans sa vie. Las est important pour elle, c’est ce qu’elle lui dit. Et l’avocate elle la croit. Elle se doute qu’il y a autre chose, qu’elle ressent peut être un peu plus que de la simple amitié pour le pompier. Peut-être un peu plus que de la tendresse aussi. Mais ça après ce n’est plus son problème, elle ne se mêlera jamais de la vie de son ami de cette manière. Elle ne demandera jamais à Amalia si elle ressentait des sentiments pour Las. Cette histoire leur appartient à eux et à personne d’autre. Elle ? Elle était là simplement pour lui éviter une femme qui lui ferait du mal, mais chez Malia ? La douceur de son ton collait très bien avec son sourire et son visage, c’est exactement à ce moment-là que Magalie comprends pourquoi Laszlo est tombé sous le charme de cette demoiselle. Elle semblait dépourvue de malhonnêteté et elle-même lui dit ne pas savoir mentir. L’avocate relève un sourcil en entendant ça sans trop savoir si elle devait la croire ou non. « Vraiment ? Il y encore des gens sur cette terre qui ne mentent pas ? Je suis agréablement surprise. » Et elle n’était même pas hypocrite en le disant. Elle voyait tellement de gens mentir, même pour des petites choses. Une simple coupe de cheveux ratés, une robe mal choisie, un simple petit mensonge pouvait avoir parfois de graves conséquences. Aussi, elle trouvait ça étrange de trouver encore des personnes assez honnêtes ou qui ne savaient pas mentir. Magalie pensait que le mensonge était dans l’ADN des gens dès leur naissance. Elle hoche finalement la tête, prenant le parti de la croire. « Je suis une partisante de l’honnêteté. » Elle dit cela sans méchanceté, après tout ce n’était que la vérité et Malia avait dû s’en rendre compte au vu de la manière brute dont elle l’avait abordé. Puis la jeune femme la remet à sa place, d’abord surprise l’avocate reste un peu silencieuse avant d’esquisser un sourire. Effectivement elle n’était pas une suspecte ni même une cliente mais c’était une question d’habitude chez l’avocate d’appeler les gens qu’elle ne connaît pas par leur nom de famille. « Vous pouvez m’appeler Magalie dans ce cas. » Pas Mag. Si la demoiselle souhaitait être appelée par un diminutif seul ses amis avaient le droit de le faire avec l’avocate. Magalie sort un paquet de cigarettes qu’elle tend à Amalia sans savoir si elle fumait aussi. Et en allume une quand Malia lui dit qu’elle ne fera jamais de mal à ses amis. L’avocate hausse les épaules, des amis qui se font du mal ce n’est pas tellement étonnant. Les trahisons sont bien plus importantes entre amis et arrivent malheureusement même lorsque ça fait longtemps que l’on se connaît. Elle a beau être douce et innocente, personne n’est à l’abri de trahir quelqu’un, ni d’être trahi d’ailleurs. Mag secoue la tête quand elle entend la demoiselle lui parler de Las et d’une possible douleur. « Non. Laszlo a beaucoup de défauts, mais il ne vous fera pas de mal. » Surtout pas s'il est amoureux d’elle. Le pompier était doux comme un agneau du moins c’est ainsi que l’avocate le voyait. Et ce n’est pas parce qu’il était son ami qu’elle ne lui mettrait pas un coup de pied au cul si il déconnait avec Amalia. « S'il fait le con je ne me gênerai pas pour le remettre sur les rails. » Bien sûr Mag serait toujours du côté de Las à part si celui-ci faisait le con, là ? Il valait mieux pour Las qu’il se fasse tout petit, parce qu’elle lui ferait vivre un enfer. L’avocate lui avoue être conservatrice avec ses amis et c’était peu dire, personne n’avait le droit de faire du mal à ses amis. Personne. Pas même les personnes dont ceux-ci étaient amoureux. Elle était très méfiance l’avocate et ce n’est pas étonnant la connaissant. Lorsque Malia lui dit qu’elle changera la donne, la brune sourit, un vrai sourire. Elle avait de l’espoir la petite et ça lui plaisait, elle hocha simplement la tête, elle attendait de voir ça. Une personne qui remonterait l’estime qu’elle avait du genre humain ? ça serait étonnant. Finalement, seuls ses amis lui ont donné l’envie de côtoyer d’autres personnes, lui ont prouvé qu’il y avait encore des gens honnêtes sur cette foutue planète. L’avocate mordille légèrement sa lèvre en entendant la jeune Amalia lui poser des questions sur ses véritables intentions, pourquoi lui demander tout ça c’est vrai ? Mais la brune ne lui dira jamais la vérité Las, lui avouera ses sentiments quand il se sentira prêt. Elle hausse finalement les épaules préférant jouer la carte de la folle possessive plutôt que trahir son ami. « Eh bien pour tous vous dire, je ne sais pas ce qu’il en est des autres, mais moi j’ai tendance à vérifier dès qu’une personne gravite autour de mes amis. » Elle espère vraiment ne pas avoir brisé le cœur d’Amalia en lui répondant ça. Mais elle reprend ensuite. « Écoutez très prochainement nous nous réunissons dans un petit bar de la ville. Vous avez envie de vous joindre à nous ? Vous avez rencontré la pire aujourd’hui donc n’ayez crainte. » Elle sourit doucement. Cette attention pourrait faire plaisir à Las. Et ça donnera l’occasion à Maxine de faire un petit contrôle elle aussi. Magalie était pragmatique, deux avis valent toujours mieux qu’un seul.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 17/8/2017, 23:37


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si on t'avait dit que ta journée débuterait de la sorte, tu ne l'aurais probablement pas cru. il ne se passe jamais rien de bien palpitant dans ta vie, il ne se passe jamais de grands rebondissements dans ta vie. t'es une fille tout ce qu'il y a de plus normal, avec son lot de casseroles. mais toi, t'as décidé d'aller de l'avant, de ne pas te laisser abattre par un passé bien trop invasif. t'en as assez bavé comme ça. quand tu es montée sur paris, tu t'es jurée de ne jamais commettre les même erreurs, de ne jamais plus te laisser maltraiter verbalement, d'être maître de ton destin. si tes débuts dans la capitale ont été assez chaotique, tu ne peux qu'être fière de ton évolution. toi, la gamine de clermont, tu t'es bien vite adaptée à la vie parisienne, comme si elle te collait à la peau, comme si elle était faite pour toi. les menaces, l'agressivité de l'avocate et son regard perçant, tout ça, ça te ramène doucement vers tes cauchemars d'autrefois. un vent de panique souffle à l'intérieur de ta cage thoracique et un léger voile assombri tes iris, l'espace d'une demi seconde. juste le temps qu'il te faut pour comprendre que la brune n'est pas envoyée par ta mère mais qu'elle est juste une amie bien trop protectrice. t'as pensé un instant qu'elle aurait pu être ce genre de petite-amie jalouse, qui ne chercherait qu'à marquer son territoire, mettre un terme à cette relation avec le pompier qui n'a pourtant pas encore commencé. et elle aurait tout à fait raison d'ailleurs. mais elle n'est pas là pour ça. elle est juste là pour t'avertir, te mettre en garde. t'es une trouillarde, toi, de toute façon. alors forcément, ça t'atteint tout ça. même si tu penses sincèrement qu'il sera le premier à te heurter. tu penses d'ailleurs qu'il est déjà en train de le faire, sans que lui ou toi ne puissiez le savoir. elle apprécie ton honnêteté, la brune, et toi, tu lui balances que tu es incapable de mentir. y a qu'à te regarder pour savoir que tu dis la vérité. t'es bien trop faible, bien trop tendre. rares sont les fois où tu es capable de placer un mot plus haut que l'autre. il n'y a qu'avec ton frère que les conversations finissent inévitablement par s'envenimer. justement parce que c'est ton frère. et parce que tu as toute une vie à lui reprocher, à commencer par son absence, son abandon. là n'est pourtant pas le sujet. l'avocate, elle semble étonner que la franchise puisse encore exister et toi, ça t'arrache un rire aussi léger qu'une brise de printemps. l'honnêteté se fait rare, je vous l'accorde. mais j'suis sûre qu'on est plus nombreux que ce que vous pensez. optimisme à la con, surcharge de cet état d'esprit qui te permet de persister à voir le bien en chaque être humain. ça finira par te perdre un de ces jours mais tu persistes à croire que le monde peut encore changer. douce illusion que tu tentes de partager avec les gens que tu côtoies, avec ces inconnus qui croisent ton chemin et qui partagent une conversation en ta compagnie. t'es encore une enfant toi. t'es encore bien trop crédule et naïve, toi. t'aimerais croire que le monde deviendra un véritable champ de fleur dans lequel tu pourras courir à en perdre haleine. t'es qu'une enfant malia, et t'aimerai pourtant tellement jouer dans la cours des grands. petite pique lancée innocemment parce qu'elle t'agace, l'avocate, à t'appeler par ton nom de famille. tu n'es pas un dossier, tu n'es pas une cliente. tu es une inconnue, un être humain qui mérite d'être plus qu'un nom de famille. et elle finit par te donner son prénom, l'avocate. et ton sourire, il s'élargit encore un peu plus, si c'est encore possible. et ben voilà. il est joli votre prénom en plus ... magalie. douceur et fermeté qui pourrait très bien la représenter, lui coller à la peau. elle sort un paquet de cigarette avant de te le tendre, t'en proposant une silencieusement. tu la refuses d'un léger signe de la main. il est vrai qu'il n'est pas rare de te voir, une cigarette à la main. enfin, c'est surtout en soirée. tu n'es pas accroc à la nicotine, tu t'autorises quelques cigarettes lorsque tu sors le soir. jamais la journée. chanceuse que tu es de ne pas être dépendante de cette drogue, aussi douce soit-elle. tu préfères lui exposer la personne que tu es en lui affirmant que jamais tu ne feras de mal à tes amis. en t'installant à paris, tu as découvert ce que signifiait le mot ami, le monde extérieur. toi qui n'a jamais vraiment eu d'expérience en matière d'amitié, tu t'es jurée de tout faire pour garder les personnes que tu estimes au plus près de toi. tu prends soin d'eux comme s'ils étaient d'une valeur inestimable. elle ne semble pas te croire, magalie. cela dit, tu n'en n'as pas grand chose à faire, de ce qu'elle pense. tu sais ce que tu fais, tu sais comment tu es, tu sais ce que tu vaux. tu confesses même penser que le premier à faire souffrir l'autre, ce sera probablement laszlo. parce que t'es persuadée qu'il te fera mal bien avant que tu songes à lui en faire. parce que t'es fragile toi, et il ne t'en faudrait pas beaucoup pour que ton petit cœur ne se brise en milles morceaux. mais magalie, elle te rassure. enfin, tu le prends de la sorte. elle est franche, l'avocate. et tu la crois, toi. parce que ça colle avec son personnage, avec la personne qu'elle te dépeint à travers ses gestes, sa façon de parler, son attitude. tu sais qu'elle est pas douce, tu sais qu'elle est vraie. t'as compris qui elle est, juste en la regardant. mais toi, tu ne réponds rien. tu te contentes de baisser la tête en te mordant la lèvre inférieure. comme si tu éprouverais de la gratitude à son égard, comme si la promesse de botter le cul de lsazlo s'il déconne pouvait t'atteindre au plus profond de toi. et si, au fond, ça t'atteignait vraiment ? et si, t'avais envie de croire que quelqu'un surveillait tes arrières ? d'accord, cette conclusion est totalement prématurée. t'en es consciente, pleinement consciente. c'est pour cette raison que tu restes silencieuse, que tu gardes tes rêveries pour toi et toi seule. elle se foutrait royalement de ta tronche si jamais tu avais la prétention de croire, à haute voix, que magalie pourrait être celle qui t'assurerait un avenir sans embûches. foutue rêveuse que tu es. confession sur la possessivité de l'avocate et tu as l'audace de lui dire que tu changeras la donne. parce que tu gagnes à être connue, toi. tu ne le sais pas encore pourtant. tu dis ça, mais t'en sais pas grand chose. et, de toute ta naïveté, tu poses une question qui pourrait soulever tellement d'intérêt. alors qu'il n'en n'est rien. tu n'as aucune arrière pensée en lui demandant si tout le monde avait le droit à un tel questionnaire. là où d'autre aurait cherché à savoir si le garçon pouvait ressentir quelque chose, toi, tu cherches juste à savoir si toute la bande se comporte de la même façon. parce que tu sais que laszlo a un groupe d'amis très soudés. et tu aimerais savoir à quoi t'attendre, si jamais tu auras une autre visite impromptu. tu ne penses pas à mal et c'est exactement pour cette raison que la réponse de l'avocate de soulève aucun réaction de ta part. ça s'tient, en effet. que tu lâches avec un naturel déconcertant, un semblant de réflexion sur ton visage. mais ça passe aussi vite que c'est venu. la proposition d'aller boire un verre en leur compagnie te glace le sang. ce n'est pas que ça ne te fasse pas plaisir, bien au contraire. c'est juste que tu n'es pas prête, tu n'es pas à l'aise à l'idée de t'immiscer dans leur vie sans vraiment savoir ce que tu viens faire là. panique à bord qui se lit probablement dans tes yeux. euh ... je ... c'est très gentil mais je ne voudrais pas déranger. que tu réponds, bien peu sûre de toi. tu ne sais pas vraiment si l'idée plairait au pompier. parce que ce n'est pas lui qui te propose de rencontrer ses amis. tu as peur de ne pas être à la hauteur. tu as peur que ton arrivée ne soit mal interprétée. t'es effrayée malia. et t'y peux pas grand chose après tout. parce que tu ne sais pas ce que c'est, tu ne sais pas ce que tu ressens. tu ne comprends pas et ça te rend malade.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 12/9/2017, 22:00


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

L’optimise de Malia, sa manière d’être, sa façon d’agir était rafraîchissante, les gens comme la brune n’existaient plus vraiment désormais. Les gens sont pourris. Les gens ne sont pas récupérables. Les gens mentent sans arrêt. Voilà la vérité. Un long soupir sort de la gorge de l’avocate alors qu’elle secoue sa tête de gauche à droite. « Malheureusement j’aimerais être aussi optimiste que vous Amalia. » L’optimisme ? C’est très loin d’être le credo de Magalie, bien au contraire, elle connaissait le cœur des habitants de cette ville. Froids. Égoïstes. Pas besoin de faire une étude sociale sur la population, elle le voyait chaque jour. Dans le métro. Dans les commissariats. Dans la salle d’audience. Dans les foyers qu’elle visitait pour le travail. Comme elle le dit si bien à Malia juste après, la brune était une véritable partisante de l’honnêteté. La vérité fait mal parfois. La vérité est difficile à entendre et à sortir mais un mensonge ? Même le plus petit du monde finit par être énorme. Comme une boule-de-neige ça s’envenime, ça grossit, ça devient énorme et lorsque la vérité arrive aux pieds de la personne concernée elle se retrouve ensevelit sous des tonnes de mots et la souffrance est bien plus grosse qu’au début. Alors Magalie passait souvent pour une femme sans cœur. Certes elle disait toujours ce qu’elle avait sur le cœur. Mais mieux valait ça que de mentir. L’hypocrisie elle l’avait tellement utilisé qu’aujourd’hui elle savait reconnaître les vrais sourires des faux. Les vraies paroles, des fausses. Les gens bons des gens mauvais. Et elle ne se trompait que peu de fois. L’âme humaine était tristement lisible quand on savait titiller les autres. Toucher le point sensible d’une personne du bout du doigt et ne jamais s’arrêter jusqu’à ce qu’elle dépose le masque. Ne jamais arrêter de secouer le couteau dans la plaie jusqu’à que cette personne n’en puisse plus. Magalie était comme une armée d’abeilles, piquantes, envahissantes et bourdonnantes près de sa cible sans s’arrêter. Est-ce qu’elle se sentait mal de faire subir ce genre de chose aux autres ? Absolument pas. Magalie était égoïste aussi. Mieux valait qu’une personne qu’elle ne connaissait pas se sente mal plutôt que l’on fasse du mal à ses amis ou à son propre cœur. Mieux valait eux qu’elle. Voilà ce qu’elle se disait. C’était peut-être égoïste, peut être méchant, mais au moins elle avait la franchise de prévenir, non, elle ne serait pas douce et gentille. À l’autre de se défendre avec ses cartes. Et elle se débrouillait bien Amalia face à l’avocate. Elle la remettait à sa place en douceur. Elle lui prouvait qu’elle avait du caractère mais qu’elle n’était pas méchante. Elle n’était pas dans la vie de son ami simplement pour le blesser. Peut-être qu’elle le fera au bout d’un moment, mais elle ne le fera sûrement pas exprès. Elle ne semblait pas mauvaise. Elle ne semblait pas porter cette flamme violente dans son regard. Est-ce qu’elle était toujours honnête ? Elle semblait l’être. Maintenant Magalie ne mettrait pas sa main au feu pour des paroles prononcées par une inconnue dans une ruelle. Mais avec la douceur d’Amalia, la froideur de l’avocate s’efface doucement prouvant à la vendeuse que la tempête semblait être passé. Lui offrant même un instant de répit en lui offrant son prénom. Un petit sourire frôle ses lèvres en entendant la brune lui dire qu’il était joli son prénom. Elle ne savait même pas qui l’avait choisi, mais elle n’avait aucun problème avec lui. Lorsqu’elle l’entend prononcer par Amalia ça semble étrange à ses oreilles, comme si cette Magalie ce n’était pas elle. Parce que la petite Voisin, elle n’entendait jamais son prénom, à part prononcé par les personnes qu’elle connaissait bien. Alors ça lui semble étrange de l’entendre dans la bouche d’une étrangère, étrange mais pas désagréable. Puis une idée germe au fond de sa tête. La brune avait un bon feeling avec la jeune femme, elle semblait assez douce, assez innocente pour que Laszlo puisse vivre heureux avec elle. C’est pour cela qu’elle décide de donner un petit coup de main à son ami en invitant la demoiselle à boire un verre avec eux. Ses amis et la fille dont il est en train de tomber amoureux au même endroit ? Ça devrait lui faire plaisir. La gêne et le refus d’Amalia la font encore plus sourire en l’entendant balbutier des excuses. Elle semblait vraiment mal à l’aise avec l’idée. Pourquoi ? Elle venait déjà de passer le test de Magalie ça devrait la rassurer, pas l’apeurée encore plus. « Ne vous en faites pas je suis la pire de la bande. Ils seront bien plus gentils que moi c’est promis. » Et elle ne mentait pas en plus. Elle était la pire. Si Amalia venait de passer le test elle s’acclimatera parfaitement aux autres. Elle s’entendra sûrement très bien avec la douce Maxine. Elle s’entendra sûrement très bien avec les autres. Une fois la méfiance de l’avocate disparue ? Le reste du groupe peut accepter quelqu’un. Oui, elle pouvait se tromper l’avocate, mais si elle avait survécu aux questions et au caractère de la glaciale avocate c’était déjà un bon point pour Malia. « En fait je pense que ça fera plaisir à Laszlo il est… » Magalie est coupée par la sonnerie de son portable. Elle fronce les sourcils parce qu’elle sait que c’est sa meilleure amie. Que voudrait Maxine à cette heure ? Alors qu’elles travaillent normalement toutes les deux. « Excusez-moi. » Elle prend son téléphone dans son sac à main et fronce les sourcils face au message de Maxine. Sa mâchoire se crispe et son visage qui avait pris une façade de sympathie se transforme doucement. Se glaçant. Son regard brun se refroidit d’un seul lorsqu’elle relève le regard vers Amalia Freitas. Elle sent la colère gronder au fond de ses entrailles, remontant doucement, longuement le long de sa gorge comme une brûlure. Des éclairs se forment au fond de son regard, rien de bon se forme sous le regard de la petite brune. « Vous savez Mademoiselle Freitas, je disais tout à l’heure que j’étais une partisante de l’honnêteté et je pensais que vous étiez sur la même longueur d’onde que moi sur ce terrain-là. Visiblement, vous êtes plus forte pour les mensonges que je le pensais. » Retour à Mademoiselle. Retour à une attitude glaçante. Le retour de l’avocate semble être arrivé d’un seul coup. Mais non elle n’était absolument pas bipolaire. Le message de Maxine parlait de quelque chose d’important. Cette drôle de fille qui semblait si timide et adorable était une manipulatrice hors pair. Et elle venait de se foutre de la gueule de l’avocate. Si elle ne supporte pas de se faire manipuler, la brune supporte encore moins qu’on essaie de manipuler son ami. Personne ne peut faire du mal à sa famille sans que Magalie ne redevienne une espèce d’Hulk en tailleur. « Timothée Leblanc, ça vous dits quelque chose ? » Ne mens pas Malia. Il ne vaut mieux pas. Parce que le semblant de calme de Magalie ne veut rien dire de bon. Parce que si la rudesse de la brune est toujours difficile à supporter quand on n’y est pas habitué le calme est bien pire. Cela veut dire que juste sous la surface de glace le feu brûle et la carapace va finir par s’effondrer. Et personne ne veut voir ça. Surtout pas la douce Amalia Freitas.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 17/9/2017, 18:32


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je suis pourtant certaine que l'optimisme vous irait bien. que tu glisses, ton éternel sourire bien ancré sur tes lippes. l'optimisme. tu n'as pas toujours été optimiste. t'as bien souvent baissé les bras. en même temps, tu n'as jamais vraiment eu d'autre choix. toi, t'as pas réussi à garder la tête haute. toi, t'étais bien trop fragile pour affronter tout ce que tu as vécu en faisant abstraction de la douleur. l'optimisme, tu l'as retrouvé quand ton père a quitté ce monde, quand tu as enfin pu te libérer de ces chaines qui t'étranglaient depuis bien trop longtemps, quand tes pieds ont foulé le bitume parisien pour la toute première fois. l'optimisme, c'est cette nouvelle partie de toi que tu prends soin de développer avec tant de tendresse. parce que tu as besoin d'optimisme après l'enfer que tu as vécu. tu as besoin de capter le bon en chacun et de penser que le monde n'est pas aussi sale qu'on le dépeint dans les médias. l'optimisme, au fond, c'est tout ce qui te reste, ce qui te permet de ne pas sombrer. alors tu t'y accroches et tu refuses de faire un trait dessus. la conversation prend des tours et fait quelques détours. tu apprends son prénom, ce qui a le don d'adoucir votre échange. c'est moins sérieux, moins solennel. ça te relaxe de savoir qu'elle n'est pas juste maître voisin. pour être tout à fait honnête, cette entrevue te rend mal à l'aise parce que tu n'arrives pas à en cerner l'objectif principal, ni même le but final. tu comprends bien son envie de préserver son ami pompier, ça ne te pose aucun soucis en particulier. c'est juste que tu trouves qu'elle en fait des tonnes pour pas grand chose au final. parce qu'il ne se passe absolument rien entre le séduisant pompier et toi. enfin, vous n'êtes que de simples amis, y a pas non plus de danger potentiel. t'as du mal à comprendre pourquoi elle s'est tapé le tout paname pour arriver jusqu'à toi avec sa paire de talons aiguilles. et pourtant, tu prends la situation avec un calme naturel frisant l'exaspération. parce que les gens comme toi sont rares. toi, t'as rarement un mot de travers, t'as rarement le ton de la voix qui s'élève. toi, t'es ce mélange de douceur et de tendresse qui ferait fondre le cœur le plus froid de la terre. et tu te rends bien compte que l'avocate est une concurrente très sérieuse. si jusque là tu ne montrais pas vraiment de signe de faiblesse, quand elle te propose de te joindre à eux pour aller boire un verre, tu hésites et fini par refuser l'offre avec toute la politesse que ton père t'a inculquée. mais elle insiste, la brune. elle te rassure même en mettant en avant le fait qu'elle est la plus dure de la bande, que ce sera un jeu d'enfant de te confronter aux autres. quelle garantie peux-tu avoir, si ce n'est sa seule parole ? et toi, de toute façon, qu'est-ce que tu foutrais là-bas ? parce qu'au fond, est-ce que tu y aurais vraiment ta place ? tant de questions et d'inquiétudes qui chamboulent ton palpitant qui tambourine dans ta cage thoracique. c'est le bordel dans ton crâne et la migraine pointe le bout de son nez. elle s'apprête à te dire quelque chose concernant le pompier mais est interrompue par la sonnerie de son téléphone. elle s'excuse avant de s'éloigner pour consulter le message qu'elle vient de recevoir, et toi, tu sombres dans tes pensées. elle n'a pas terminé sa phrase l'avocate. ça lui ferait plaisir. c'est tout ce qu'elle a été en mesure de te dire et tu n'as pas la suite. ça lui ferait plaisir. qu'est-ce qui lui ferait plaisir ? que tu te fasses écraser par les autres comme tu te fais piétiner par l'avocate ? parce que même si tu gardes la tête haute, que tu restes honnête et que tu sembles avoir un bon contact avec elle, qu'est-ce qui te dit qu'elle ne cache pas son jeu ? c'est son boulot après tout. qu'est-ce qui lui ferait plaisir ? que tu joues la plante verte au beau milieu de ses potes ? parce qu'il n'est un secret pour personne que tu observes, que tu parles peu, que tu es discrète. tu es prise d'un moment de doute pendant lequel tu semble oublier totalement que tu es plantée au beau milieu de la rue, exposée au regard des passants qui doivent bien se demander ce que tu fous là, seule avec ton air paumée. c'est la voix de magalie qui te ramène à la réalité. c'est le ton qu'elle emploie, son regard qui a changé. toi, tu ne comprends plus rien alors tu fais un pas en arrière en levant tes mains à hauteur de la poitrine en gage d'innocence. wow. que tu lâches de manière simultanée à tes mouvements. tes sourcils se froncent quand elle te traite de menteuse. vous êtes qui pour me juger de la sorte ? vous êtes qui pour me parler sur ce ton ? que tu craches pourtant toujours aussi calme. ça te blesse, ça te touche mais tu restes debout, sans que le ton de ta voix ne se durcisse. j'suis pas une menteuse, rentrez-vous bien ça dans le crâne. implacable et pourtant si douce. ce que l'on pourrait prendre pour du défi n'en n'est pourtant pas dans le fond de tes prunelles. t'as toujours scandé ton honnêteté et ta franchise, ce n'est certainement pas elle qui aura le droit de remettre en question tes valeurs. surtout que tu ne sais pas de quoi il s'agit, tu ne sait pas pourquoi ce revirement de situation. toi, tu ne comprends rien et tu te laisses embarquer comme la gamine encore bien trop naïve que tu es. jusqu'à ce qu'enfin elle te balance un prénom et un nom de famille. mouvement de recul apparenté à de la surprise, tu arques un sourcil et sembles bien dubitative. c'est mon colocataire. tu sais bien qu'il n'a rien d'un saint. tu sais bien que ça te porte préjudice mais tu n'as pas vraiment d'autre choix que de faire avec. les loyers sont chers à paris et toi, tu ne peux pas te permettre de payer seule le genre d'appartement dans lequel tu vis depuis maintenant un an. et j'vois vraiment pas c'qu'il vient faire là-dedans. que tu soupires allègrement. parce que, clairement, tu es bien loin d'être en bon terme avec celui qui partage le même toit que le tien. il n'est pas grand chose pour toi, si ce n'est cette présence qui hante ton lieu d'habitation avec ses affaires louches et son caractère de merde. j'vous ai pas menti à ce que je sache, vous n'avez juste pas posé la question. et puis, c'type là, il paye la moitié de mes factures et ça m'arrange bien, le reste, je m'en tamponne royalement. elle veut de la franchise l'avocate. et bien elle va être servie.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 27/9/2017, 23:51


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

L’avocate secoue la tête en entendant Malia lui dire qu’être optimiste ça lui irait bien. Ce n’est pas vrai, elle le sait. Être optimiste c’est offrir aux autres le loisir de pouvoir vous blesser. C’est attendre des autres quelque chose qu’ils ne seront pas capables d’offrir. Être optimiste c’est croire qu’une personne peut changer avec le temps. Être optimiste c’est imaginer une seconde qu’une situation compliquée peut s’arranger. Être optimiste c’est croire à l’amour, à la fidélité et au genre humain. Et clairement Magalie n’était pas ainsi. Ni optimiste. Ni pessimiste. Elle était simplement réaliste. Peu de personne pouvait se vanter de l’avoir surprise. Amalia était l’une d’entre elle. À la fois douce, fragile mais aussi féroce et forte. Un savamment mélange qui plaisait à l’avocate. Elle semblait terrorisée face à Magalie mais ça ne l’empêchait pas de la remettre à sa place sans aucun problème et c’était sa franchise qui avait fait baisser sa garde à l’avocate. Si elle était vraiment franche avec elle ? Magalie et elle pourraient peut-être devenir amies par la suite. Ou pas. C’est un simple sms sur son portable qui détruit l’illusion d’une possible amitié entre les deux femmes. Magalie pouvait être très conne quand il lui en prenait l’envie mais là avec Malia ? Elle avait été sincère et plutôt douce quand on connaît la tornade brune. Mais les mensonges n’ont jamais été le credo de l’avocate, bien au contraire et elle lui a dit. Elle l’a prévenue. Et malgré ce visage aux allures innocent, elle avait réussi à berner son ami ainsi qu’elle-même. Et elle n’aimait pas ça du tout. La froideur avait repris sa place au fond de son regard et sans aucun répit sa langue s’est mise à claquer des accusations à peine voilées. En plus d’être une menteuse Amalia Freitas était une sacrée manipulatrice. Lorsque l’avocate lui parle de Timothée la jeune femme se met à lui dire qu’il était seulement son colocataire. Est-ce une blague qu’elle lui faisait là ? Sérieusement ? Mais lorsqu’elle lui dit qu’elle n’avait pas posé la question Magalie se met à rire. Un rire glaçant. La tension entre les deux femmes s’intensifie, comme un nuage toxique ça enveloppe doucement le corps de l’avocate. Magalie peut sentir la colère se dessiner sur son visage. Elle sent ses muscles se contracter. Elle sent le point de non-retour la frôler, mais elle prend une grande inspiration et continu sur sa lancée. « Je n’ai pas posé la question ? Vous êtes sérieuse ? Je croyais que vous n’étiez pas une cliente, je ne savais pas que je devais poser des questions mais c’est imprimé maintenant ne vous en faites pas ! » Un sourire de faux-cul se glisse sur son visage. Un sourire qui n’augure rien de bon. L’avocate a une pensée pour Las. Peut-être qu’il ne lui parlera plus par la suite, mais il finira par comprendre qu’Amalia allait être toxique pour lui. Elle se disait partisante de l’honnêteté et jurait qu’elle ne lui ferait jamais de mal. Si l’un était faux. Pourquoi l’autre serait vrai ? Si Amalia voulait des questions elle en aurait. Si l’avocate avait été froide et méfiante au début là elle n’était plus qu’une boule de colère. Personne n’aime se faire rouler surtout pas elle. « Je commençais vraiment à vous apprécier et je n’apprécie pas spécialement les humains en règle générale. Vous êtes bien plus maligne que vous en avez l’air vous savez ? » Et une pique gratuite une. Pourquoi ne pas lui en mettre un peu dans la gueule hein Magalie ? Vas-y. Continue. Attaque toi à son intelligence. Attaque toi à elle comme si elle était un moucheron que tu devais décoller de ta vitre. Alors qu’elle allait en remettre une couche du bruit derrière elle l'a fait stoppé son dialogue et elle tourne la tête vers l’autre vendeuse qu’elle a vu plus tôt dans la boutique. L’avocate secoue la tête doucement et pointe du doigt la femme. « Je crois que votre travail vous appel mademoiselle Freitas. » Ou comment congédier une personne en une leçon. Du tact ? De la diplomatie ? Des mots effacés de son vocabulaire, de son dictionnaire depuis trop longtemps pour qu’elle se rappelle de leurs significations. Et c’est elle qui se déplace sur le trottoir afin de mettre fin à cette conversation qui commençait à totalement déraper. Elle se retourne vers la brune avant de partir. « Oh et Amalia ? Je vais fouiller. Passé. Présent. Je vais décortiquer votre vie élément par élément. Si vous trempez dans les affaires louches de votre colocataire je le saurais. Et croyez-moi je ne vais pas vous lâcher. Je vais devenir votre pire cauchemar à partir de maintenant. » Plus qu’une menace voici une promesse. Mieux valait qu’Amalia ne prenne pas cette phrase à la légère parce que Magalie pouvait être un chien quand elle le voulait. Elle s’acharnerait encore et encore jusqu’à ce qu’elle ait décortiqué la jeune femme. « Ce n’est pas terminé. » Encore plus dramatique Magalie tu n’as pas ça en stock ? Les talons qui claquent violemment sur le bitume mettent fin à cette brève conversation.

****

« Tu n'aurais pas pu m’envoyer les deux sms d’affilés Maxine. » L’avocate grogne devant son téléphone. Lisant la suite des informations sur Amalia Freitas. Effectivement Timothée semble n’être que son colocataire. Elle n’a pas l’air de tremper dans ses affaires louches. Et sa vie de famille ? Désastreuse. La douce Amalia n’est visiblement pas une manipulatrice. Seulement une jeune femme détruite qui se reconstruit doucement. Magalie soupire devant son ordinateur et masse son crâne en sentant les flammes d’une migraine poindre. Elle devait réparer les dégâts causés et ça ne lui plaisait pas du tout. Lorsqu’Amalia ressort de sa boutique à la fin de sa journée l’avocate, se trouve devant les lieux, cigarette au bout de ses doigts relevant le regard lorsque la brune entre dans son champ de vision. Elle relève les mains en signe d’innocence. « Je viens en paix. » Calmée, l’avocate est vraiment là pour s’expliquer et reprendre une conversation normale. « Vous avez le temps de discuter un peu ? Je crois qu’on a des choses à se dire. Et que j’ai quelques excuses à prononcer aussi. » Une grimace déforme son visage en prononçant le mot excuse. Elle n’aimait pas ça du tout, mais lorsqu’elle avait tort elle savait le dire. Et même si la jolie Amalia était encore bien trop secrète pour elle, sa méfiance s’était légèrement envolée.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 28/9/2017, 16:26


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tu regrettes la légèreté du début de cette conversation. tu regrettes ce changement d'attitude soudain. parce que t'as bien du mal avec autant de violence. tu ne connais que trop bien ce genre de regard, ce genre de ton employé. t'as bien trop souffert à cause de ça. t'as changé malia. et tu ne comptes pas subir cette agression comme tu as pu subir toutes les autres. t'es d'un calme magistral en apparence mais ça bouillonne à l'intérieur. tes mots sont durs mais ta voix, elle, ne tremble pas. à ce rythme là, tu serais presque capable de déjouer un détecteur de mensonge. tu plantes, tu piques, tu te décharges de toute affabulation. elle divague l'avocate. elle ne sait pas ce qu'elle dit. elle te blesse, elle te vexe, elle t'enfonce le couteau avec son manche dans cette plaie encore béante qu'est ton passé. vous êtes venus pour un interrogatoire en règle à la base il me semble. j'suis p'tre pas une cliente mais parait que la déformation professionnelle est bien plus forte que tout. ton sourire, aussi faux que les fesses de kim kardashian, vient se mêler à celui que la brune perchée sur talons aiguilles te propose. aux grands maux les grands remèdes. si elle veut jouer à ça, tu es bien capable de mettre les deux pieds dans le plats, sans même une once de remords. t'es droite dans tes baskets toi, t'as rien à te reprocher et tu défendras tes positions, quoi qu'il arrive. elle n'est pas capable de te croire, qu'elle aille voir ailleurs si tu y es, ça ne te regarde pas. elle n'a pas à te menacer de la sorte, elle n'a pas à te parler sur ce ton. tu n'acceptes pas ses accusations, tu n'acceptes pas ce qu'elle sous-entend, tu n'acceptes pas qu'elle dénigre les valeurs que ton père t'a inculqué. c'est tout ce qu'il reste de lui à ce jour et tu ne comptes pas la laisser le piétiner de la sorte. et vous, vous êtes bien plus frustrée que ce que je pensais au départ. une pique pour une autre. ta tête qui se penche sur le côté, le regard brillant. secrètement, tu t'en veux terriblement de répondre coup pour coup. c'est pas toi ça. c'est pas celle que tu es, au fond. comme si l'avocate était capable de faire ressortir la bête effrayante qui sommeille en toi, celle que ta génitrice a soigneusement voulu forger toutes ces années. celle qui lui ressemblerait comme deux gouttes d'eau et que tu combats depuis toujours. tu arques pourtant un sourcil à sa façon de te demander de retourner à ton poste. comme si elle était ta patronne. tu fais signe à ta collègue que tu en as encore pour une minute afin d'écouter les paroles crachées par l'avocate. tu te retiens de rire devant la volonté de la jeune femme de te descendre en flèche. mais faites donc. amusez-vous bien surtout. je n'ai rien à m'reprocher et vous comprendrez votre erreur bien vite. tu t'apprêtes à regagner la boutique quand tu reviens finalement sur tes pas. oh et sachez que vous n'arriverez jamais à la cheville de mon pire cauchemar. que tu souffles, sur le ton volontaire de la confidence. ta mère. c'est elle, ton pire cauchemar. magalie aura beau faire tous les efforts du monde pour te briser, elle n'y arrivera pas. pour la simple et bonne raison que t'es déjà en miettes. bon courage pour vos recherches. que tu conclus, un grand sourire, cette fois-ci sincère, sur le bout de tes lippes rosées. et tu fais demi-tour, tu rejoins la boutique. ta tête va exploser, ton palpitant n'a plus de repère et t'as cette boule au fond de ta gorge. mais tu ne craqueras pas. pas maintenant. pas tout de suite. tu prends une grande inspiration avant de pénétrer dans le magasin, pour reprendre ta concentration, ta contenance habituelle.

( ... )

ta journée est terminée. il était temps, tu ne vas pas le cacher. tu rêves de rentrer chez toi, de t'enfermer dans ta chambre et de te glisser sous tes draps pour n'en sortir que demain matin, pour une nouvelle journée de boulot. t'as ressassé les paroles de l'avocate toute la journée. t'étais pas vraiment attentive à ce que tu devais faire. ta collègue a passé son temps à rattraper tes erreurs. t'étais là, mais tu ne l'étais pas vraiment. elle a foutu un sacré bordel dans ta boîte crânienne, l'avocate. toi qui a pourtant foi en l'humanité, tu t'es retrouvée confrontée à ce genre de personnes qui rejettent avant même d'avoir apprécié. elle n'écoute qu'elle, l'avocate. t'as essayé de comprendre ce que tu avais fait de travers mais t'arrives pas à mettre le doigt dessus. alors quand sa silhouette se trouve juste devant toi, t'agis comme la gamine que t'as jamais vraiment pu être. tu soupires et secoues la tête de gauche à droite. gardez vos excuses. je n'ai pas besoin de votre pitié. le retour de la version posée de magalie te dérange. elle ne ressemble en rien à la furie que tu as pu croiser plus tôt et ça te dérange. parce que t'as vu cette partie d'elle qui fait, qu'en soit, elle est une très bonne amie. protectrice avec les siens. c'est bien, c'est une bonne chose. cela dit, tu as bien du mal à passer outre ses mots assassins. visiblement, vous avez trouvé ce que vous cherchiez. j'suis ravie pour vous. le sourire faible parce que tu dois bien te douter que si elle a trouvé, elle a bien dû s'y pencher. et t'as pas l'intention de revenir là-dessus. ton passé doit rester où il est. je n'ai pas envie de discuter avec quelqu'un qui est incapable d'écouter autre chose que le propre son de sa voix. tu assènes ce dernier coup de massue avant de continuer ton chemin. non, tu n'as pas envie et personne ne peut plus te forcer à faire quelque chose que tu n'as pas envie de faire.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 2/10/2017, 18:13


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Magalie elle laisse rarement la colère filtrer sur son visage, elle est toujours si froide que ses émotions semblent simplement briller de temps en temps au fond de son regard. La colère. La rage. L’amertume. La tristesse. Même la tendresse. Ce sont des émotions qui se contrôlent chez elle. Ce sont des émotions qu’elle évite de faire sortir. Magalie ressemble à une cocotte-minute prête à exploser, parce qu’à force de se contrôler sans arrêt on finit par se lâcher. Mais ce n’était encore jamais arrivé avec un inconnu. Les personnes qui finissent par la voir exploser sont rares, elle est franche c’est vrai, tranchante comme un couteau mais jamais elle ne laisse transparaître ses émotions. Alors pourquoi elle le fait avec Amalia en ce moment même ? Parce qu’elle ressent ce sentiment de trahison, comme si la jeune femme en face d’elle l’avait dupé en beauté. C’est pour ça qu’elle part au quart de tour. C’est pour ça qu’elle n’écoute pas ses paroles. C’est pour ça qu’elle en est insultante. Pourquoi lui avoir lancé une pique sur son intelligence ? On pourrait croire que l’avocate juge les gens sur leur physique ou sur leur manière de parler alors qu’elle n’est pas ainsi, loin de là. Elle observe l’avocate, elle attend et elle se fait une idée de la personne après. C’est vrai qu’il lui arrive de se tromper mais c’est malheureusement rarement le cas. Elle la laisse lui parler, elle la laisse devenir hypocrite, elle la laisse même lui lancer une pique à la gueule sans vraiment y faire attention, comme si d’un seul coup ce que Malia lui disait n’était plus important, elle secoue simplement la main pour effacer les paroles de la jeune femme comme si elle chassait une nuée de mouches. Et c’est pour ça que finalement elle en vient à la menacer d’être son pire cauchemar. Parce qu’elle a cette impression de s’être fait avoir par une façade douce et gentille et d’y voir finalement une pâle copie de l’être humain. oh et sachez que vous n'arriverez jamais à la cheville de mon pire cauchemar. Cette phrase et simplement cette phrase, plus que toutes les autres, qu’Amalia lui a balancé au visage lui fait ralentir le pas durant une seconde. Et tout en marchant jusqu’à son cabinet elle s’est demandé ce que ça voulait bien dire. Peu de personne pouvait répondre ça à quelqu’un et le penser vraiment. Et Amalia Freitas était on ne peut plus sincère, elle ne pouvait pas la manipuler sur ça. Pourquoi ? Parce que durant un instant, une seconde totalement éphémère l’avocate a ressenti un écho en elle. Quelque chose qui ressemblait à une douleur sourde. Un tiraillement dans le cerveau, une vibration dans le cœur. Il fallait connaître la souffrance, l’avoir vécue durant des années pour avoir simplement l’idée de ce qu’était un véritable cauchemar. Une personne bien réelle qui a éclaté quelque chose dans votre vie, une personne bien réelle qui a volé quelque chose dans votre cœur, une personne bien réelle qui vous a écrasé et démoli. C’est pour ça que Magalie l’a ressentie cette souffrance parce qu’Amalia, peu importe son passé a déjà vécue ça. La grande question c’est… Qui lui a fait autant de mal ? Et la question la plus importante, pourquoi elle se pose la question ? Pourquoi la vie de cette fille, cette inconnue est aussi importante ?

***

Amalia Freitas, son dossier n’était pas bien gros au vu de ce qu’elle avait sous les yeux. Anthony, son frère s’était tout de même fait arrêter pour vol. Mais Magalie n’était pas assez vicieuse pour rattacher les péchés du frère à la cadette. Un père alcoolique, décédés quelques années plus tôt d’une maladie. Quelques rapports sur sa mère mais rien de bien grave dans l’ensemble. Pas de petits amis abusifs. Pas de plainte pour violence. Pas d’arrestation pour de la drogue. Possession ou vente. « Alors Amalia, qui t’a fait autant de mal ? » Elle reste bloquée sur cette mère et elle ne sait pas pourquoi. Appelez ça un pressentiment. Une réminiscence d’un passé révolu depuis des années maintenant. Elle sait Magalie que parfois que les plus grosses blessures ne sont pas toujours physiques. Qu’un coup-de-poing dans la gueule ça fera toujours moins mal que des mots assassins. Elle ferme les yeux et les réouvre aussi rapidement parce qu’elle ne peut pas, surtout pas maintenant repartir dans ce passé qu’elle essaie toujours d’oublier. C’est à ce moment là qu’elle décide de partir voir Amalia à la fin de son travail. Accrochée à sa cigarette elle réfléchit à ce qu’elle pourrait bien dire à la brune. Pas grand-chose finalement. C’est pour ça qu’elle attaque directement. Et Amalia ne se laisse pas faire. gardez vos excuses. je n'ai pas besoin de votre pitié. Un grognement très peu féminin sort de ses lèvres parce que le mot pitié lui donne juste envie de s’énerver. Lui donne des frissons dans le bas du dos. Elle déteste ce mot, elle l’a tellement ressentie ce poids, cette pitié dans le regard des autres quand elle se faisait éclater en beauté par l’homme qui l’élevait. Elle se sentait diminuer. Elle se sentait encore plus mal dans sa peau quand elle voyait un reflet de pitié au creux des prunelles des amis de Charles. Elle se souvient que son cœur battait plus fort, plus vite, plus violemment, que la petite fille enfermée dans le noir grattait les murs au fond d’elle et hurlait à plein poumons de lui tendre la main, parce qu’elle s’étouffait, elle mourrait, mais l’adolescente qu’elle était la faisait taire d’un coup de talon. Qu’un coup-de-poing dans la gueule ça fera toujours moins mal que des mots assassins. Elle n’avait besoin de personne. Mais elle mentait. Elle en avait besoin des autres, elle l’a compris en rencontrant ses amis. Et c’est peut-être pour cela qu’aujourd’hui qu’elle veut les préserver. Mais est-ce que ça mérite de le faire au détriment des autres ? Elle n’en était pas sûre. C’est pour ça qu’elle était là l’avocate, parce qu’elle n’aimait pas vraiment s’excuser, mais elle n’était pas assez orgueilleuse pour ne pas le faire quand elle se trompait. je n'ai pas envie de discuter avec quelqu'un qui est incapable d'écouter autre chose que le propre son de sa voix. Magalie resserre la mâchoire parce qu’elle n’a pas tellement l’habitude de rester paisible lorsqu’on l’insultait et encore moins l’habitude de courir derrière quelqu’un. Elle l’entend le soupir qui sort de ses lèvres, elle le voit l’agacement dans le jet de sa cigarette sur le bitume de la rue. Mais elle se retient l’avocate, de toutes ses forces. « Je vais vous suivre Amalia alors pas la peine de partir ainsi. À moins que vous ayez envie de courir jusqu’à chez vous. Et je vous rappelle que je connais aussi votre adresse. » Elle ne sait pas si cette dernière phrase l’empêchera de continuer mais elle accélère le pas pour se mettre à la hauteur de la brune. Courir après quelqu’un n’est pas dans son intérêt alors pourquoi elle le fait ? Elle pourrait dire que c’est pour le pompier, pour lui éviter des ennuis avec Malia mais ce n’est pas ça et même avec sa mauvaise foi elle ne peut pas se mentir à elle-même. Mais elle mentira aux autres si ils lui posent la question. « Je vous présente mes excuses. Pour m’être emporté et vous avoir accusé. À tort en plus. Vous n’êtes pas obligé de les accepter ni même de m’écouter c’est vrai. » Elle hausse les épaules comme si ce n’était rien, comme si pour elle des excuses ne valaient rien. Ce ne sont que des mots finalement. Mais trop de personne pensait que dire pardon était la clé de tous alors qu’il fallait simplement penser à ses paroles avant de les dire. Mais l’avocate n’était pas ainsi, elle fonçait tête baisser comme un taureau et après elle réfléchissait. « Et vous pouvez continuer à m’insulter si ça vous fait plaisir. Je ne dirais rien. » Elle fronce les sourcils un instant et reprend. « D’accord. Je dirais quelque chose mais à part s’étriper on n’ira pas bien loin. » Elle secoue la main devant elle, parce qu’au fond elle sait qu’à part écraser Malia sous son talon la conversation n’ira pas plus loin. Elle n’aura aucune chance la douce jeune femme, elle n’aura aucune chance contre le monstre qui est en face d’elle et malgré ses bonnes intentions elle finira quand même écraser par le rouleau compresseur. Alors mieux valait pour l’une et l’autre qu’elles arrivent à se parler comme deux adultes. « Et Amalia ? Je n’ai pas pitié. Je comprends. » Des mots soufflés dans le vent de Paris. Des mots d’une femme autant blessée par la vie que son interlocutrice. Que comprenait Magalie finalement de la vie d’Amalia ? Pas grand-chose. Juste que ce foutu destin avait dû jouer pendant longtemps avec les sentiments de la jeune femme. Et qu’une tierce personne lui avait fait du mal. Et ça ? Ça, elle comprenait.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 2/10/2017, 20:07


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t'as la tête qui va exploser. y a les mots de l'avocate qui résonnent dans ta caboche. y a la fureur dans son regard qui te noue la gorge. y a l'expression de son visage qui se rapproche de ce que tu as connu tout au long de ta courte vie. elle t'effraie, l'avocate. elle te fait penser au monstre que tu as côtoyé toutes ces années. mais tu sais pertinemment qu'elle n'est pas elle, qu'elle n'a pas ses mots, qu'elle n'a pas sa hargne de ta simple existence. tu ne remets pas en question sa dimension redoutable, tu sais bien qu'elle serait capable de d'écraser du bout de ses ongles manucurés. mais tu as aussi décelé la dimension humaine de la jeune femme. celle que ta génitrice n'a jamais possédé. c'est pour ça qu'elle te fait peur mais pas au point de te tétaniser. c'est pour ça que t'es en mesure de lui répondre, en mesure de soutenir son regard de glace, en mesure de titiller ton côté virulent qui n'est pourtant pas ta plus grande qualité. t'as eu beau rester calme tout du long de cette accusation non fondée suivis d'un bras de fer verbal, ça n'en t'a pas moins bouleversée. oui, c'est ça, le mot juste. parce que t'as passé le plus clair de ta vie à endosser les reproches, les accusations, les injures et tout autre dérivés de mots poignants, tu ne pensais pas retrouver cette violence dans la capitale française. douce illusion que tu t'es créée ou alors naïveté enfantine, y a pas vraiment de justification plausible à ton état d'esprit bousillé. c'est pour cette raison que, lorsque tes prunelles croisent les siennes, tu refuses ses excuses et l'insulte de ta voix calme et inébranlable. tu continues ton chemin sans avoir l'intention de t'arrêter parce que t'es plus prisonnière de qui que ce soit, t'es libre de tes choix et de tes actes. t'as pas envie de t'arrêter, t'as pas envie de l'écouter. t'as la rancune tenace toi et elle t'a profondément blessée en jugeant sans savoir. y a rien qui t’insupporte plus que ça. visiblement, elle a pas l'intention de te laisser filer aussi facilement, l'avocate. elle te menace même de se pointer chez toi pour que tu t'arrêtes et l'écoutes enfin. ça t'agace que quelqu'un puisse encore avoir de l'emprise sur toi, comme si elle tenait un couteau, glissé sous ta gorge. t'es pas aussi libre que tu le pensais et ça te frustre plus qu'autre chose. alors tu pousses un soupir que tu ne cherches même pas à cacher. résignée, le claquement de tes escarpins sur le pavé finissent par se taire. tu croises les bras sur ta poitrine et t'attends. c'est la seule chose que tu puisses faire après tout. elle ne te laisse pas d'autre choix que de l'écouter même si tu n'en n'as pas envie. vous comprenez ? la surprise dans le ton de ta voix, le mouvement de tête qui souligne ton interrogation. vraiment ? parce que tu ne penses pas qu'elle comprenne quoi que ce soit. elle a peut-être fait ces petites recherches mais tu doutes qu'elle ait trouvé quoi que ce soit de très probant. y a rien sur toi qui ne mérite une quelconque compréhension. vous ne comprenez pas, non. c'est bien ça le problème. tu ne laisses pas la place au doute. vous parlez sans savoir. vous pensez comprendre mais vous n'en n'avez en réalité pas la moindre idée, pas le moindre petit indice. parce que tu sais que ta génitrice a toujours fait bonne figure, qu'elle tenait le monde par les couilles et qu'elle usait de ses dons de manipulation pour que rien n'entache son nom. vous compatissez du décès de mon père. probablement parce que l'un de vos parents a subi le même sort. parce que c'est probablement le cas mais que tu ne peux pas l'affirmer de façon catégorique. tu ne la connais pas après tout. mais vous ne comprenez rien. conclusion d'une tirade pendant laquelle tu as repris ton souffle, plus d'une fois, mais dont tu n'auras pas laissé la place pour qu'elle puisse en placer une.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 3/10/2017, 14:44


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Lui présenter des excuses et partir. Voilà ce que l’avocate avait en tête en venant voir Amalia. Elle voulait simplement remettre les compteurs à zéro et ensuite repartir comme si il ne s’était rien passé. Mais il avait fallu que la brune lui parle de pitié et elle ne l’avait pas supporté. Comme si elle n’avait pas supporté une seule seconde que la jeune femme pense qu’elle était revenue par pitié. C’est dans un souffle perdu dans la pénombre de la ville qu’elle lui a simplement dit, je comprends. Mais comprenait-elle vraiment ? La surprise se lit dans son regard et s’affiche clairement sur son visage parce qu’elle ne s’attendait pas à que Malia puisse comprendre qu’un de ses parents était mort. Elle n’en parle jamais Magalie. Même avec ses amis. Ils savent ce qu’il s’est passé mais elle n’en parle plus depuis longtemps, comme si elle avait oublié avec les années. Elle hoche la tête. « Effectivement. Un de mes parents est décédé. » Elle dit cela avec un naturel désarmant et elle le sait. Mais ce n’est que sa carapace qui parle à cet instant. Parce qu’au fond l’adolescente se souvient parfaitement de cet instant de flottement, ce moment précis où elle a compris. Ou elle a compris que sa mère n’était plus là. Son regard se voile d’un passé trop longtemps contenu, elle y revoit l’eau se déversant sur le sol. L’odeur métallique du sang qui se propage dans la maison. Le corps sans vie de celle qui lui avait offert la vie. Elle se souvient du froid sous ses doigts lorsqu’elle a frôlé sa joue, un instant éphémère ou la petite fille a pris le contrôle de l’adolescente. Un instant de flottement ou elle s’est demandé ce qu’elle avait loupé, ce qu’elle aurait pu faire pour lui éviter ça. Une question qui la hante encore parfois. Même si Chloé Voisin se foutait ouvertement de sa fille, sa fille, elle ne s’en foutait pas. Et parfois elle oublie l’avocate, que sa mère n’était rien de plus qu’une simple génitrice, parce qu’on ne peut pas lui offrir le nom de mère. Charles s’est bien plus occupé d’elle que Chloé. Ce constat lui arracherait presque un sourire amer mais elle secoue la tête pour revenir au présent, ne pas rester dans ce passé-là, ne pas revenir sur cette soirée-là. Jamais plus. « Mais non ce n’est pas ça que je comprends. » Elle glisse sa main dans sa chevelure brune et en détache doucement ses cheveux, ce n’était plus maître Voisin qui parlait, ce n’était plus l’avocate qui avait fait des recherches qui s’exprimait d’un seul coup. C’était Magalie. Et même si il n’y avait pas une grosse différence pour les gens en règle général, elle elle compartimentait l’avocate et la personne. Sinon elle s’écroulerait sous la pression. « Je comprends ce que ça fait d’être blessé par quelqu’un en qui on avait confiance. » Elle revoit le visage de Charles quand il a appris que Magalie n’était pas sa fille, de froid, il était passé à mauvais. Parce qu’une gamine qui n’était pas la sienne ça ne l’intéressait pas, une gamine qui n’était pas de lui n’était qu’un poids pour lui. Mais au fond est ce que ça aurait changé quelque chose si Charles avait été son vrai père ? Peut-être. Ou peut-être pas. « Je ne sais pas ce que cette personne vous a fait. Ni qui elle est. Et je ne demande rien. Mais oui, je comprends Malia. » Un souffle perturbe sa phrase, comme si c’était difficile de dire ses mots, elle en hausse les épaules signe qu’elle s’en foutait désormais mais au fond elle sait que c’est surtout pour détendre ses épaules crispées. Parce que parler de ce qu’elle ressent ce n’est pas Magalie, loin de là, ça tranche tellement avec ce qu’elle fait normalement qu’elle a bien du mal à s’y faire. Elle se racle la gorge et sourit doucement. « Je n’ai pas toujours été ainsi. » Elle laisse son regard longer les murs de la rue, il y a longtemps qu’elle n’a pas pensé à ça. Il y a longtemps qu’elle ne s’est plus rappelée celle qu’elle était autrefois. L’enfant blessée. L’adolescente en mal d’amour. Solitaire se noyant elle-même dans ses pensées, dans une vie qu’elle imaginait meilleure un jour. Puis elle a commencé à monter un mur, si haut, si dur, si profond qu’elle-même ne voyait plus au-delà. C’était nécessaire pour qu’elle s’en sorte. C’était nécessaire pour que les coups fassent moins mal. C’était nécessaire pour qu’enfin elle puisse prendre appuie sur le sol et qu’elle ressorte la tête de cette eau boueuse qui s’infiltrait à l’intérieur de ses poumons. Mais elle oublie parfois le monde qui continue autour d’elle, elle oublie que parfois elle peut blesser des personnes qui ne lui ont rien demandé. Elle oublie parfois qu’elle peut blesser de bonnes personnes qui n’ont rien fait de mal comme Amalia plus tôt dans la journée. « Bref. J’aimerais simplement repartir sur de bonnes bases. » Elle glisse une cigarette entre ses lèvres et l’allume. Comme si la nicotine pouvait effacer les effluves du passé qui lui colle soudainement à la peau. « Et si ce n’est pas possible ce n’est pas grave. Je ne veux juste pas que votre amitié avec mon ami en pâtisse. » Le pompier lui en voudrait pour ça. Maxine lui en voudrait aussi pour ça. Ce n’est pas parce que dans un panier il y a une pomme pourrie qu’il faut jeter le tout.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 3/10/2017, 18:45


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réminiscences du passé. souvenirs enfouis. t'as pourtant mis tout ton cœur, toute ton âme dans l'élaboration de cette nouvelle vie. les démons du passé. ton démon devait être enfermé à double tour. et pourtant, il aura fallu d'une seule phrase pour le faire revenir à la surface, pour qu'il vienne te hanter de nouveau comme si t'étais encore sous son emprise. ton démon, ta mère. magalie, elle a ce semblant de rage que ta génitrice avait au fond du regard. cette rage que t'as pensé laisser derrière toi quand t'es partie de clermont-ferrand. grossière erreur. t'as voulu te créer un monde de bisounours que tu pensais sans faille. illusion mise en pièce. t'as tellement été bousillée par la femme qui t'a élevée quand ton père ne pouvait pas le faire, que t'as engendré toute cette rancune au fond de toi. de la rancune envers toi-même principalement. parce que t'aurais pu choisir de te barrer plutôt que de continuer à subir la pression. parce que t'aurais pu choisir de mettre les voiles à l'instant même où tu as réalisé que tu te retrouverais seule face à elle. parce que t'aurais pu choisir d'avoir une autre vie que celle que tu as vécu mais que t'en as pas été capable. du moins, pas avant qu'il n'y ait la remontrance de trop. celle qui aura laissé un trou béant dans ta poitrine. celle qui aura brisé ton palpitant jusqu'à la fin de ton histoire. t'as bluffé quand t'as parlé de la perte d'un parent chez l'avocate. t'en savais rien toi, t'as juste supposé. ça a marché et la surprise que tu lis sur ses traits en dit bien plus que ça n'en montre. t'as pas la science infuse, t'es pas voyante. t'es juste observatrice. et continue son laïus et t'interviens pas. jusqu'à ce qu'elle parle de confiance. t'étouffes un rire entre tes dents serrées. ta mâchoire fait des siennes mais tu ne vas pas hausser le ton, non, ce serait trop facile. qui vous dit qu'j'avais confiance ? tu secoues légèrement la tête. y a ta main qui passe dans tes cheveux défaits. nervosité. vous ne comprenez pas. simple souffle, murmure qui se mêle à l'écho de la rue encore animée de quelques passants. t'as pourtant été bête de penser que cette histoire n'était que ton fardeau. que tu ne pouvais pas la partager avec quelqu'un d'autre. ton frère n'ayant pas connu le même parcours que le tien, t'as préféré pensé que t'étais la seule à avoir enduré une telle épreuve. mensonge. y a quelque chose qui a changé dans la voix de l'avocate incendiaire. y a quelque chose qui a changé au fond de ses prunelles accusatrices. comme une part de vérité, une fêlure dans sa carapace sur mesure. tu sondes du regard, comme si tu cherchais à trouver une trace d'une quelconque manipulation qui se serait glissée dans le décor. comme si elle essayait de t'attendrir pour que tu retrouves ta sérénité du début de votre échange, plus tôt dans la journée. t'aimerais trouver ce petit détail qui te permettrait de rester impassible, de te croire la seule à avoir morflé. mais tu l'trouves pas et ça t'ennuie. ça t'ennuie parce qu'en pensant être la seule a avoir eu un passé difficile, tu te disais que les autres ne s'en portait que mieux, que t'avais récolté toute la misère du monde pour les soulager, eux. mais t'es pas à la page. ça t'ennuie qu'elle t'énonce un bout de vérité parce que tu te dis que t'as pas pu la sauver, elle. triste vie. tu t'en rendrais presque coupable. parce que t'es comme ça. trop douce. trop gentille. trop naïve. c'est pourtant pas de ta faute si elle en a chié autant qu'toi. t'es trop fragile pour vivre dans un monde de brute. trop fragile pour faire face au malheur des autres quand le tien est déjà bien trop imposant. alors tu t'engouffres dans cette part de vérité et tu cherches à savoir lequel c'était, pour elle. mais sans un indice, tu ne pourras pas trouver la réponse. tu ne peux que supposer. de toute façon, t'es bonne qu'à ça, toi. supposer. votre père, il a pas dû être tendre pour que vous soyez aussi froide. tu marches sur des œufs et pourtant tu balances ça comme si tu savais. mais tu sais rien en fait. tu te dis que, puisque ta mère à été ton bourreau et qu't'as choisi la douceur pour alléger ton cœur meurtri, peut-être bien qu'elle s'est endurcie pour faire face aux remontrances de son géniteur. ça m'regarde pas. veuillez m'excuser. que tu te rattrapes bien trop vite. tu te mords la lèvre inférieure parce qu'elle, elle ne cherche pas à savoir ce qui s'est passé alors que toi, tu la pousses à la faute. t'es gênée malia et t'as pas fini de l'être, tu le sais bien. tu le sens, au plus profond de toi. tu replaces ton sac à main sur ton épaule avant de focaliser ton attention sur tes mains légèrement tremblantes. tu les fais jouer, danser entre elles comme si t'étais de nouveau à la place de la gamine fautive, peu importe le motif. elle te parle de repartir sur de bonnes bases et tu ne réagis pas. jusqu'à ce qu'elle te parle du pompier. cet homme que vous avez en commun. un soupir qui glisse entre tes lèvres entrouvertes. je sais faire la part des choses. il ne saura rien de tout ça. vérité que tu t'évertueras à protéger. parce qu'il ne t'a pas accusé à tord. parce qu'il n'a pas cherché à te pousser dans tes retranchements. parce qu'il ne cherche pas à te déstabiliser pour découvrir un quelconque secret bien enterré. ce n'est pas dans mon intérêt, ni dans le vôtre d'ailleurs. non pas que tu sois en mesure d'affirmer qu'il ouvrira sa gueule pour prendre ta défense. tu ne veux pas de sa protection. il est assez grand pour se faire une opinion par lui-même il me semble. haussement d'épaules de ta part. de toute façon, les fondations bancales, c'est ma spécialité alors ... t'as entrouvert la porte. t'as fait un pas en avant. faudrait pas qu'elle te pousse à la claquer de nouveau pour ne plus jamais la déverrouiller.



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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia 5/10/2017, 00:08


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

qui vous dit qu'j'avais confiance ? Un sourire amer se dessine sur son visage, elle comprenait Magalie, elle comprenait même très bien ce que c’était de ressentir une trahison jusqu’au fond de l’âme. Et Malia peut lui dire qu’elle n’avait pas confiance en cette personne elle sait que c’est faux. Parce qu’elle-même pouvait dire qu’elle n’avait pas confiance en Charles, qu’elle n’a jamais rien ressentie pour lui mais elle ment. Elle l’aimait à la manière maladroite et enfantine d’une gamine perdue mais oui elle l’aimait et elle lui faisait confiance. Il a renié ça le jour où sa main a atterri sur son joli visage de poupée. Une gamine peut elle être blâmée pour les péchés de sa mère ? Non certainement pas. « Parce que les seules personnes qui peuvent nous faire du mal sont celles à qui ont fait confiance. » Et c’est tellement vrai. Magalie ne serait jamais blessé, n’aurait jamais mal si quelqu’un dans la rue venait à s’arrêter à l’injurier de tous les mots. Ça lui passerait au-dessus. Elle vivrait très bien avec ça, mais quand quelqu’un en qui on a confiance vous enfonce un couteau dans le thorax ? Ça devient une blessure qui ne guérit jamais, même avec le temps, même avec toute la férocité du monde ça ne s’efface pas. Elle lui dit qu’elle comprend, qu’elle sait ce que ça fait, qu’elle ne veut pas en savoir plus mais si Amalia avait besoin d’une oreille attentive elle l’écouterait sans problème maintenant qu’elle a compris qu’au fond de cette façade de fille innocente se trouve une gamine blessée elle ne va pas creuser plus profondément. C’est là où elle finit par lui avouer, lui avouer qu’elle n’a pas toujours été ainsi, qu’elle n’a pas toujours été aussi froide mais qu’elle a été obligée de devenir cette femme-là pour lui éviter d’autres coups durs de la vie. Elle jette un œil sur Malia et se dit qu’elle, elle est bien différente par contre, comme deux faces d’une même pièce Malia et Magalie étaient deux opposés avec une histoire presque similaire. Perte d’un parent. Personne de confiance qui leur ont fait du mal. Et une déception l’une par son frère l’autre avec son fiancé. Mais les deux femmes n’ont pas du tout évolué pareils, loin de là. Mais au fond quelque chose manque dans la vie de Magalie et c’est cette conversation qui lui révèle enfin. Il lui manque des racines. Deux parents. Une mère et un père. Enfant totalement déracinée c’est pour ça qu’elle semble voler sans but depuis sa naissance.votre père, il a pas dû être tendre pour que vous soyez aussi froide. Une boule se forme dans la gorge de l’avocate en entendant ça. Amalia était psychologue ou vendeuse de lingerie ? Elle touchait juste à chaque fois et c’était étrange. Certes, elle pouvait comprendre, mais pas à ce point. ça m'regarde pas. veuillez m'excuser. Le regard de l’avocate se teinte doucement, elle repense à sa mère, à sa froideur, aucune tendresse, aucun amour, aucune possibilité d’être autre chose que glaciale comme elle. Chloé était magnifique mais son visage était aussi glacial que celui de Magalie. Charles était chaleureux mais derrière ses sourires hypocrites se trouvait l’homme le plus cruel et le plus mauvais qui existe sur cette foutue terre. Parce que lui il était fort, lui il arrivait à se faire passer pour un saint, les gens le plaignent d’avoir une fille comme elle. Les gens compatissent pour lui alors que lui il passe sa vie à mettre des coups de poignard dans le dos des autres. Mais avec Magalie s’était autre chose, violence verbale, regard ombragé par l’amertume et la haine. Puis elle était devenue avocate et désormais il était aussi doux qu’un agneau parce que si il avait un problème avec la justice il viendrait pleurer dans ses jupes et elle accepterait de l’aider, elle le savait. Parce qu’elle avait une dette envers cet homme. « Ça m’est égal Amalia. Je peux répondre à ça sans problème. » Elle hausse les épaules mais si on était attentif à la posture l’avocate, elle est crispée parce qu’elle a bien du mal à laisser les mots sortir de sa bouche. Elle se souvient qu’avec ses amis elle avait mis un temps énorme pour leur dire ce que Charles faisait dès que la porte de la maison se refermait sur eux. « Y a toujours pire qui existe. C’est la vie » Oui c’est la vie malheureusement. Et oui il y avait bien pire que son histoire, bien pire que son passé. Mais elle fronce les sourcils parce qu’elle ne voit toujours pas comment elle pourrait deviner ce genre de chose si elle-même n’avait pas été touchée par… « Votre mère ? » Elle avait lancé ça comme ça sans s’en rendre compte. « Je n’ai pas confiance aux gens qui ont l’air trop respectable. Question d’habitude. » De nouveau cette amertume teinte la bouche de l’avocate parce qu’elle savait ce qu’elle disait. Les gens trop respectables, qui ne font pas de vague sont ceux avec le plus de secret. « Ne dites rien d’accord ? » Ne dis rien Amalia, tu n’as pas besoin de te justifier, tu n’as pas besoin de lui oui ou non. Elle a compris toute seule. Comment elle aurait pu comprendre sinon ? L’avocate enchaîne ensuite avec une demande simple. Est-ce qu’Amalia, avec du temps, pourrait oublier sa véhémence de l’après-midi et surtout elle ne voulait pas que son ami, pour sa simple erreur, s’en prenne plein la tête. Elle s’en voudrait dix fois plus encore. je sais faire la part des choses. il ne saura rien de tout ça. L’avocate hoche la tête sans rien dire. C’est une bonne chose. Elle aussi savait faire la part des choses mais trop peu de gens pouvait le faire. L’amalgame entre une personne et une autre est très facile à faire. ce n'est pas dans mon intérêt, ni dans le vôtre d'ailleurs. Elle se foutait du fait qu’Amalia lui dise la vérité, le pompier lui en voudrait mais ça ne sera pas la première fois que ça arrive. Elle avait l’habitude que leurs relations à tous soient en dent de scie, ils s’aimaient ça faisait toujours des vagues. il est assez grand pour se faire une opinion par lui-même il me semble. Un léger sourire éclaire enfin le visage sombre de la jeune femme. Peut-être bien. Peut-être pas. On n’est pas toujours objectif quand on aime quelqu’un. « Je ne suis pas sûre. Il est un peu idiot des fois. » Mais on sent dans le ton de la voix de Magalie que ce n’est que de la tendresse d’une vieille amitié. Qu’une taquinerie qu’elle aimait balancer à son ami et il en avait l’habitude. de toute façon, les fondations bancales, c'est ma spécialité alors ... Soupire qui glisse hors de ses lèvres en entendant ça. Les fondations bancales sont les plus intéressantes à construire de toute manière et elle le savait. « Visiblement on a un point en commun. Je suis la reine des fondations bancales. » Elle allait dire à Amalia qu’elle pouvait rentrer chez elle maintenant, qu’elle ne l’importunerait plus mais une idée frôle son cerveau avant ça. « Je ne lui dirais rien sur ce que j’ai appris, ça restera entre nous soyez en sûre. » Et la parole de l’avocate était toujours une promesse qu’elle ne brisera jamais. Si Amalia voulait en parler à son ami elle le fera, si elle préférait garder ça pour elle, elle le fera, les informations découvertes ce soir resteront entre elles, un instant volé dans la pénombre de la ville.

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Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia

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