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Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia

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MessageSujet: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia Jeu 8 Juin - 0:42


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Magalie se baladait tout à fait innocemment dans les rues de Paris aujourd’hui. Elle aspirait à du repos. Une journée rien que pour elle, afin qu’elle puisse en profiter comme toutes les personnes normales. Mais l’avocate n’était pas une femme normale, loin de là. Elle n’était pas du tout en train de flâner le long des boutiques ni de s’amuser. Non, elle s’était donné une mission aujourd’hui. En savoir plus sur la demoiselle qui chamboulait le cœur et l’esprit de son pompier préféré. Autant dire qu’elle n’allait rien laisser au hasard. Elle avait promis à sa meilleure amie qu’elle ne serait pas méchante, qu’elle ne serait pas violente ni trop cash, elle tiendrait parole. Enfin jusqu’à un certain degré évidemment. Si elle découvrait quelque chose qui lui déplaisait elle ne se gênerait pas pour dire ce qu’elle pense. Parce que eh Magalie elle était comme ça elle n’allait pas changer pour un étranger. Déjà qu’elle faisait très peu d’effort pour ses amis alors pour les autres ? Il ne fallait pas rêver. On ne change pas une vieille carne comme elle. Maxine ne lui avait encore rien dit sur la famille Freitas et sur Amalia mais elle avait quand même décidé d’y aller. Elle en apprendrait davantage ainsi. Si Terry venait à l’apprendre, il la tuerait sans doute. Ce qui serait plutôt logique parce qu’elle ferait pareil si un de ses amis enquêtaient sur sa vie de cette manière mais, elle ? Elle s’en fout, elle y va quand même. Elle fera face aux conséquences un peu plus tard ce n’est pas grave. Elle fera face aux regards désapprobateurs et à la colère de son ami. Ça ne serait pas la première fois finalement, mais grâce à son côté protecteur elle avait empêché bien des désagréments à ses amis. Après tous ses intentions sont bonnes, sont justes, elle ne fait pas ça pour leur faire du mal ou pour les emmerder elle le faisait pour eux. Même si ils ne le savaient pas toujours. La brune entre dans le magasin de sous-vêtements et elle se balade un peu dans les rayons. Comme une personne tout à fait lambda. Mais très vite son tempérament la rattrape. Attendre ainsi la dérangerait. Elle n’avait pas de temps à perdre, elle devait repartir au travail et il n’attendait pas lui non plus. Alors elle s’est approchée d’une jeune femme brune. « Bonjour, est-ce que vous pouvez m’aider ? » L’avocate se force à détendre légèrement les traits de son visage en offrant un minuscule sourire à la demoiselle en face d’elle. Comment a-t-elle su que c’était elle qu’elle cherchait ? Facile. Elle connaissait bien les goûts de son ami depuis le temps. Elle aurait pu attendre Magalie, elle aurait pu prendre son temps et la laisser faire son travail un moment avant d’attaquer. Mais non, elle est rentrée dans le tas directement. « En fait… Je vais être tout à fait honnête avec vous. Je ne suis pas vraiment là pour acheter des sous-vêtements. » Au moins c’était clair ainsi. Elle hausse les épaules comme si c’était sa seule manière de s’excuser de son prochain comportement. Parce que pauvre Malia, je te plains. Elle va t’en faire baver sans le faire exprès. « Est-ce que vous pourriez prendre une pause Mademoiselle Freitas ? J’aimerais que l’on discute toutes les deux. » Encore plus officielle Magalie, tu n’as pas ? Elle se rend bien compte que son comportement, sa manière de parler, transpire l’avocate qu’elle est. Elle ne le fait pas exprès mais peut être bien qu’elle fera un petit interrogatoire à la brune sans s’en rendre compte. Tu as loupé ta vocation Mag, tu aurais dû devenir flic. En fait non elle était bien mieux avocate, mieux valait pour les Parisiens qu’elle ne se balade pas dans les rues avec une arme à la ceinture. « Je m’appelle Magalie Voisin. Je suis une amie de Terrence. Ça vous dit quelque chose ? » Elle faisait l’innocente mine de rien. Elle apprendrait ce qu’elle devait savoir d’une seule manière, par le comportement de la demoiselle en face d’elle. Elle analyserait ça.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia Ven 9 Juin - 0:01


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une journée comme les autres à la boutique. rien de bien extraordinaire en soit. tu fais ton boulot, tu souris, t'es agréable. toi, malia, t'es faite pour ça, quelque part. parce que t'aimes bien apporter ton aide, t'aimes bien conseiller les autres. t'es le genre de personne qui a tant subi et qui, pourtant, possède une certaine fierté à offrir aux autres. t'as le sens du partage, malgré le manque total de soutien dont tu as pu manquer par le passé. t'es qu'une simple vendeuse dans une boutique de lingerie féminine pourtant. rien de bien extravagant, rien de bien passionnant en soit. et pourtant, tu trouves tout de même une certaine satisfaction a exercer ce métier qui pourrait paraître bien banal aux yeux du monde. t'as envie de croire que tu peux être importante, ne serait-ce qu'un tout petit instant. c'est pas grand chose, tu le sais bien. c'est pas le métier de l'année mais tu y prends tout de même un plaisir qui se voit. parce que t'as jamais rien eu de bien concret, toi, avant. t'as jamais rien eu qui te fasse vibrer, toi, avant. c'était le chaos dans ta vie, dans ton esprit et dans ton cœur. c'est pour cette raison que, quand cette charmante femme brune te demande ton aide, tes yeux brillent et ton sourire s'élargit. bien sûr, en quoi puis-je vous être utile ? que tu réponds, enjouée. sauf qu'elle t'intrigue, la jeune femme. elle te prend de court, la jeune femme. elle n'est pas là pour dépenser quelques sous dans un ensemble que tu pourrais lui trouver, et qui lui conviendrait, les yeux fermés. t'as les sourcils qui se froncent légèrement, la mine interrogative. parce que, tu ne comprends pas, toi, ce qu'elle te veut, la jeune femme. tes yeux qui se plissent, comme si ça allait t'aider à y voir plus clair. effort vain cependant. t'as la bouche qui s'entrouvre, comme si tu voulait prendre la parole et pouvoir ainsi répondre aux questions que tu te poses. mais tu la refermes bien vite quand elle prononce ton nom de famille. tu déglutis avec difficulté, pas certaine de savoir dans quoi tu t'engages. t'as la boule de panique qui se forme au creux de ta cage thoracique, ton palpitant qui s'accélère sans vraiment le vouloir. parce que, toi, tu te dis que ta génitrice a trouvé le moyen de te mettre le grappin dessus et qu'elle a envoyé la brune pour te ramener à la maison, tirée par les cheveux. tu pâlit légèrement bien malgré toi, t'imaginant tout un tas de scénarios aussi improbables les uns que les autres. tu te retournes vers ta collègue en caisse et lui fait signe que tu reviens, que tu prends une pause. vous avez un signe pour ça, quand il y a des clients et que vous ne voulez pas hurler que c'est l'heure de débrancher et d'aller boire un café, un thé, un jus de fruits, fumer une clope, appeler quelqu'un, peu importe. elle acquiesce et tu conduis la grande brune jusqu'à l'extérieur de la boutique. elle te donne son prénom, et même son nom de famille. quand tu te permets de la détailler, discrètement, pour la première fois, tu te dis qu'elle doit être flic. ou peut-être bien avocate. ou un truc dans le genre. elle a la façon de parler de quelqu'un qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui obtiendra des informations quoi qu'il arrive. une amie de terrence. ça sent l'roussi ça, non ? tu te racles la gorge, mal à l'aise, tout d'un coup. euh ... oui, bien sûr. delaunière ? terrence delaunière ? je ... oui, j'le connais. bizarrement, t'es pas rassurée. comme si elle allait te tomber dessus pour une connerie que t'aurais faite, que t'aurais dite. sauf que, toi, t'as rien à te reprocher. alors tu te dis que, peut-être, il s'est passé quelque chose. il va bien, hein ? que tu demandes, pour t'assurer que rien ne lui est arrivé. parce que ça te toucherait, toi. malgré tout ce que tu pourras dire, tous les efforts que tu pourras faire pour repousser l'inévitable.


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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia Jeu 15 Juin - 0:30


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

La Magalie elle a jamais fait dans la douceur. Elle aime être cash et le tact n’a jamais été une de ses qualités mais avec la demoiselle Freitas ? Elle essayait de faire un effort. Je vous assure que là, elle est gentille comme tous. Elle essaie de tourner autour du pot. Elle essaie de lui sourire à la brune, parce qu’elle a l’air gentil, elle a l’air trop douce la brune. Il ne fallait pas la brusquer. Elle l’avait promis à Maxine. Elle se l’était juré aussi. Mais très vite ses anciennes habitudes reviennent aux galops. Et elle attaque rapidement. Sans être froide. Sans être méchante. Elle lui demande juste son identité et si elle connaissait Terry. Ça ne semblait pas méchant mais le silence de la demoiselle est accablant. T’aurais dû rentrer dans le tas encore plus férocement, encore plus violemment Magalie ! Là c’était trop subtil. Elle a envie de lever les yeux au ciel en entendant la voix de sa conscience lui murmurer ce genre de connerie. Magalie essaie de nouveau de détendre ses muscles pour ne pas paraître trop crispée et elle sourit légèrement pour adoucir ses propos. Elle hoche la tête à sa question sur Terry. Oui Delaunière. Quand Amalia lui demande si il va bien un éclair de panique brille dans son propre regard. Pourquoi elle lui demandait ça ? Est-ce qu’elle savait quelque chose ? Est-ce que quelque chose s’était passé ? Est-ce qu’il allait bien ? Magalie fronce les sourcils à ce moment-là, arrêtant ses délires paranoïaques d’un seul coup. Si il était arrivé quelque chose à son ami elle le saurait depuis longtemps. Ce n’est pas Amalia qui lui dirait. Enfin elle l’espérait pour lui, sinon elle le frapperait avec ses talons lui aussi. « Oui il va bien. Pardon pour la petite frayeur. » Mais au moins elle savait que la jeune femme tenait à son ami. On ne peut pas mentir sur ce genre de réaction. Même elle, elle ne pouvait pas mentir sur ce sentiment si puissant qu’est la peur. Ça la soulage l’avocate, c’est déjà un bon point pour Malia. Si elle n’avait pas réagi de cette manière, Magalie aurait changé de discours. C’est sûr qu’elle aurait été moins gentille d’un seul coup. « Je tiens beaucoup à Terry. » Au moins c’était clair et concis. Pas besoin d’en dire plus que ça. Quoi que. Ça pouvait être mal interprété cette phrase. Magalie ne souhaitait pas ressembler à une petite amie jalouse et possessive. Alors avant qu’Amalia lui dise quoi que ce soit elle reprend la parole. « Pas romantiquement parlant évidemment. Il est mon ami. Et en tant qu’amie je suis plutôt… Comment dire… Protectrice envers mes amis. » Et c’était pire que ça même. Un léger sourire d’amusement passe sur ses lèvres en moins d’une seconde. Ce fut bref et l’avocate ne pensait pas que la jeune femme l’ait aperçue, avant que son visage ne redevienne aussi lisse qu’un glacier. « Du coup vous comprendrez surement mon choix de venir vous voir directement Mademoiselle Freitas. Je vais vous prévenir, vous allez peut-être me prendre pour une folle mais ce n’est pas très important. » Elle hausse les épaules, peu importe son opinion sur elle finalement. « Si vous faites du mal à mon ami, je vous ferai du mal en retour. J’ai été clair ? » Au moins là elle est sûre que le message est bien passé. Elle ne savait même pas comment la demoiselle allait réagir, peut être qu’elle péterait un plomb. Peut-être qu’elle allait très mal réagir. Peut-être même qu’elle allait s’écrouler. Elle ne savait pas comment Amalia Freitas réagirait mais Magalie s’en foutait totalement. Elle voulait être honnête et c’est ce qu’elle avait fait. « Maintenant que le message est passé Mademoiselle Freitas, je ne vous ennuierais plus avec ça. » Voix radoucie. Petit sourire qui adoucit son visage. La menace est passée. Elle n’allait pas continuer sur ce terrain là.

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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia Jeu 15 Juin - 21:48


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tu t'attends à tout, tu t'attends au pire, tu t'attends même à n'importe quoi. la magalie, elle a ce don de te faire paniquer rien qu'à la regarder. parce que tu ne sais pas de quoi il en retourne, tu ne sais pas ce qu'elle a à te dire. et toi, ça te met dans cet état second, où la peur et l'appréhension se mêlent à la perfection. ça fait accélérer ton cœur, les pulsations qui résonnent dans tes tempes. un peu plus et tu transpirerais presque. un peu plus et tu pourrais aisément faire un malaise. alors tu signes à ta collègue que tu prends une pause et te diriges vers l'extérieur, cette cliente, qui n'en n'est pas une, sur tes talons. elle n'y va pas par quatre chemin, la grande brune. elle attaque sans détour, la grande brune. toi, tu te tais et tu écoutes. elle te donne son prénom et même son nom de famille. à sa manière de s'exprimer, tu en conclus qu'elle doit être flic, ou avocate. tu pencherais plus pour la seconde option mais les apparences peuvent être bien trop souvent trompeuses. elle te parle de terrence, te demande si tu le connais. tu réponds par la positive, demandant même s'il va bien. parce que tu penses qu'il pourrait lui être arrivé quelque chose. ce qui est totalement idiot quand tu y réfléchis à deux fois. parce qu'il n'aurait pas évoqué ton prénom, il n'aurait pas demandé à ce que l'on te prévienne. tu persistes à croire qu'il ne te regarde pas de la même façon que toi. tu persistes à croire que tu n'es rien d'autre de plus que cette vendeuse en lingerie qui a accepté de jouer le jeu de son bizutage d'intégration chez les pompiers. tu persistes à croire que tu n'es qu'une amie, finalement. si seulement tu savais malia, tu n'en reviendrais pas. si seulement tu savais malia, tu ne le croirais pas. il se passe quelque chose dans le regard de la jeune femme, comme si la question que tu venais de poser avait déclenché une réaction qu'elle n'attendait pas. comme si la question que tu venais de poser avait engendré d'autres questions inattendues dans le cerveau de celle qui cherche à te parler. mais te parler de quoi, au juste ? elle s'excuse finalement de t'avoir fait peur. parce que oui, tu as eu peur, toi. peur qu'il n'arrive quelque chose de grave à celui qui te donne ces petits frissons derrière la nuque quand il prononce ton prénom. douce sensation qui s'insinue dans les moindres pores de ta peau si pâle. elle te balance qu'elle tient beaucoup à terrence et toi, t'avales ta salive presque de travers. tu penses immédiatement qu'il se passe quelque chose entre eux, que tu marches sur ses plates bandes et ça t'effraie. parce qu'il serait normal, à tes yeux, qu'il puisse la préférer à toi. tu tiendrais le rôle de celle qui interfère dans quelque chose. et tu ne veux pas être celle qui pourrait foutre en l'air une relation. mais elle calme tes pensées qui s'emballent en t'avouant que ce n'est qu'amical. tu ne sais pas trop si tu dois la croire ou non. parce qu'après tout, il est tellement facile de se voiler la face. il n'y a qu'à analyser ton propre comportement. toi, tu te dis que c'est plus facile de ne pas admettre l'évident parce que t'es juste encore une gamine marquée par les blessures d'un passé peu attrayant. elle t'annonce être protectrice envers ses amis, toi, tu dirais plutôt qu'elle est possessive. parce que c'est comme ça que tu le ressens, de par sa façon de parler, de par sa posture. elle tient à terrence, tu en es sûre et certaine. mais tu penses qu'elle y tient beaucoup trop pour accepter le simple fait que tu fasses partie de sa vie, que la situation évolue entre vous ou pas d'ailleurs. elle te menace, la brune. elle t'avertit, certes, mais elle te menace. et toi, tu as beau ne pas en mener large, tu ne peux t'empêcher d'arquer un sourcil. parce que tu as trop souvent eu peur des menaces, par le passé, tu as trop subi les menaces par le passé, tu as trop longtemps courbé l'échine sans rien dire. depuis que tu as posé tes valises à paris, tu as décidé de prendre une revanche sur ce passé misérable que tu as vécu. mais toi, toi tu ne réponds pas. pas tout de suite. tu la laisses terminer parce que tu ne voudrais pas la couper dans son élan. mais elle se calme, la brune, comme si elle était passé à autre chose en un claquement de doigts. et toi, t'as les épaules qui retombent légèrement, comme si le poids du monde venait de se poser sur tes épaules, comme si t'avais décidé que tu voulais plus supporter tout ce bordel, comme si tu baissais les bras pour renoncer. j'vois pas c'qui vous fait si peur que ça. ta tête qui se penche légèrement sur le côté, un fin sourire sur tes lèvres. t'es pas arrogante, t'es pas hypocrite. ça non. t'essaies juste, peut-être maladroitement, de la rassurer. j'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit. j'l'apprécie beaucoup et j'dirais que je ... tu cherches tes mots, l'espace d'un instant. j'tiens à lui. tu hausses les épaules, comme si c'était la première fois que tu te l'avouais. en fait, c'est la première fois que tu te l'avoues. étrange sensation au fond de ta poitrine. et j'm'appelle malia. j'suis pas une cliente et j'pense pas être dans un tribunal non plus. petite pointe d'humour que tu agrémentes par un sourire encore plus grand. parce que tu n'as pas envie qu'elle te parle comme si tu n'étais qu'un vulgaire pion. hors toi, tu es un être humain et tu en as bien trop bavé pour accepter que ça recommence encore. terrence est quelqu'un d'bien. c'est un ami et j'suis pas du genre à faire du mal à mes amis. plus sincère que toi, à ce moment là, ce serait difficile à trouver. tu n'as pas une seule once de méchanceté en toi, ça non. et puis, de toute façon, tu ne sais pas mentir, toi. t'es bien trop honnête pour en être capable, toi. alors tu te laisses aller à la confidence de sentiments que tu n'as encore jamais eu l'audace de dire à voix haute. et ça, ça va te changer malia, sois-en sûre.


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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia Lun 19 Juin - 16:18


Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça  
Amalia & Magalie

Magalie elle semblait mauvaise mais ce n’était pas le cas. Elle semblait être toujours sur la défensive voilà la vérité. Elle se méfiait toujours des gens. Sans arrêt. Elle ne pouvait pas faire autrement. Comment être sûr des connaissances que l’on finissait par se faire dans une vie ? Comment être sûre de ne pas être finir en charpie ? En morceaux ? Après une blessure trop importante. Alors c’est vrai qu’elle attaque avant d’être attaquée. Et peut-être qu’elle loupe quelque chose l’avocate. Peut-être qu’elle a abandonné bien des hommes ou des femmes qui pouvaient lui convenir. Peut-être qu’elle a repoussé des amis potentiels. Peut-être qu’elle en a blessé d’autres sans le vouloir vraiment. Mais si il fallait ça pour ne pas souffrir ? Elle le ferait. Parce qu’elle s’était juré vingt ans plus tôt que plus jamais personne ne lui ferait du mal. Ne briserait sa carapace. Et elle veut la même chose pour ses proches. Sauf qu’elle ne veut pas qu’ils changent. Elle ne veut pas qu’ils deviennent aussi méfiants qu’elle. Alors, elle fait le sale boulot à leur place. Et c’est exactement pour ça qu’elle était ici aujourd’hui. C’était exactement pour ça qu’elle venait de menacer Amalia. Pour faire le sale boulot et elle ne sentait pas une once de culpabilité. Magalie ne semblait pas en ressentir mais elle savait la discerner, la reconnaitre chez les autres. Lorsque la jeune femme devant elle lui dit qu’elle tenait à son ami elle voit cette émotion se dessiner sur le visage de Malia. Elle passe rapidement sur elle mais elle a le temps de l’apercevoir sur son visage. « Parfait. C’est exactement ce que je voulais entendre. » La rassurer n’était pas bien difficile finalement. L’avocate faisait du très bon travail, elle savait exactement comment lire dans la posture de ses clients et là ? Amalia Freitas était comme un de ses clients. Peut être aurait-il fallu que Maxine se charge de cet interrogatoire elle avait plus de tact la flic. Mais mieux valait être clair et précis. Mag ne tournait pas autour du pot pendant deux heures, elle préférait la franchise et les réponses de la jeune Amalia lui convenaient parfaitement. Elle était sincère, elle le sentait dans ses paroles, dans sa posture, dans la manière dont ses épaules se sont affaissé quand l’avocate a terminé son laïus. Personne ne peut être aussi douée pour mentir. Personne ne peut contrôler son corps à ce point. Même elle. Elle se laissait trahir par son corps. Alors soit Amalia était douée. Soit elle était sincère. Elle espérait sincèrement que la seconde option était la bonne sinon, la jeune femme terminerait très mal. Magalie se le jure, elle coulerait la vendeuse sans le moindre remords. Et avec un sourire en plus de ça. Puis la jeune femme la reprend en lui donnant son prénom et en lui disant qu’elle n’était pas un de ces clients. Entendre quelqu’un lui tenir tête mais avec le sourire ? C’était totalement inédit pour l’avocate et un semblant de sourire se propage sur son visage détendant enfin son regard de glace. Ses épaules se décontractent elle pouvait comprendre ce que Terrence trouvait à la jeune femme. Elle semblait fraiche et innocente mais elle savait se défendre quand même. Sans agressivité. Sans méchanceté. « Je vous aime bien. Vous avez du répondant ça me plaît. » Peut-être que la demoiselle Freitas se foutrait comme de sa dernière chemise que Magalie l’aime bien mais c’était étrange de l’entendre dire ce genre de chose. N’imaginez pas qu’elle ne continue pas à se méfier, c’est dans le tempérament de l’avocate après tout, mais, elle sentait de bonnes ondes se dégageaient de la femme en face d’elle. Mais très vite ses sourcils se froncent quand elle entend Amalia lui dire qu’elle ne ferait jamais de mal à ses amis. Oh douce enfant, comme tu te trompes. « Amalia. Vous n’êtes pas la première personne à me dire ça, vous savez ? Des amis qui se font du mal ça existent malheureusement. » A ce moment précis Magalie ressent comme une brûlure à l’endroit même où Maxine lui avait fait du mal la veille. Quelques mots lancés dans une conversation et voilà qu’elle se retrouvait avec une nouvelle blessure à panser. Alors ami ou pas ami parfois on blessait les gens que l’on aimait. C’était comme ça que la vie fonctionnait. Mais si l’avocate pouvait éviter ce genre d’inconvénient à ses amis ? Elle le ferait avec la fougue d’une maman lionne. Alors peut être que certaines personnes prenaient ses actions pour ce qu’elles n’étaient pas. Possessivité ? Jalousie ? Manque de compassion ? Elle se foutait de ce que les autres pensaient, elle, elle savait pourquoi elle réagissait ainsi. Personne dans ce monde n’avait le droit de faire disparaître un de leur sourire. Elle, elle ne souriait déjà que très rarement, elle n’avait aucune envie que son blocage se répercute sur sa famille. Elle ne le supporterait pas. « Je sais ce que vous pensez que j’exagère surement, que je suis très possessive avec Terrence mais je protège tous mes amis de la même manière. Ils sont… Ma famille. Voilà pourquoi je suis venue jusqu’ici aujourd’hui. » Et si la jeune femme en face d’elle n’avait pas ce genre d’amitié ? Eh bien elle ne comprendrait pas son point de vue. Parce que parfois les amis sont bien plus importants que la famille. Elle l’avait appris très jeune Magalie. Elle avait appris qu’une famille ne servait à rien, du moins la sienne ne servait à rien, ses amis avaient été là durant toutes les périodes clés de sa vie contrairement à ses parents. Alors oui, elle était excessive. Oui elle semblait folle. Mais vous savez quoi ? Elle s’en foutait totalement. C’est ce qui lui valait un bon nombre d’ennemis d’ailleurs. Amalia Freitas sera elle dans la liste de ses ennemies un jour ? Seul le temps nous le dira. « Je me méfie des gens en générales Amalia. J’ai confiance en très peu de monde. Déformation professionnelle surement. » Elle avait tellement vu de malheur l’avocate. Elle avait défendu tellement d’hommes et de femmes trahis, trompés, blessés physiquement et psychologiquement qu’elle connaissait la nature humaine et elle était mauvaise. Elle n’était pas optimiste, elle, non, elle savait Magalie que le pire sommeil en nous-mêmes et que parfois, nos mauvais côtés ressortent brisants les autres au passage sans que l’on jette un regard en arrière.


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MessageSujet: Re: Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia Lun 19 Juin - 22:58


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tu ne sais pas ce qu'elle te veut, la brune. tu ne sais pas ce qu'elle vient faire sur ton lieu de travail. t'aimes pas cette idée que ce soit ta pseudo mère qui te l'a envoyé. parce que ce serait totalement son genre. alors tu te fais des idées, tu commences à imaginer les pires scénarios possibles. c'est pas bon pour ton petit coeur, c'est pas bon pour ce semblant de santé mentale que tu essaies de te créer depuis que tu as quitté la maison de ton enfance. c'est pas bon pour cette vie que tu essaies de construire indépendamment de tout ce que tu as pu subir par le passé. c'est pas bon, mais alors pas du tout. alors t'angoisses, tu doutes et t'essaies surtout de ne pas le montrer. t'es bien plus forte que tout ça malia, bien plus forte que ce qu'elle a pu te dire. tu peux y arriver, toi, à t'en sortir. elle avait tord, ta génitrice. t'es pas une moins que rien, toi, tu peux t'en sortir. alors qu'une boule d'inquiétude se forme dans ta poitrine, c'est pour une toute autre raison qu'elle t'a tirée de ta boutique, magalie. surprenante visite de la part d'une femme que tu ne connais ni d'eve, ni d'adam. elle se pointe pour te parler de terrence. t'es mal à l'aise, toi. parce que tu ne sais même pas ce qu'il représente pour toi. et tu ne comprends ce qu'elle vient faire là, à te menacer si jamais tu osais lui faire du mal. elle ne te connait pas, l'avocate, elle ne sait pas qui tu es. l'avocate, elle ne te connait pas le moins du monde. et l'avocate, elle a peur pour son ami pompier. tu as eu peur un instant qu'il ne se passe quelque chose entre eux mais elle t'a assuré que non. ça t'arrange bien, en quelque sorte, parce qu'autrement, il aurait fallut que tu t'éloignes de terrence. que tu t'éloignes de lui pour ne pas avoir à succomber à la douce tentation de voir naître quelques sentiments que tu ne contrôles pas. des sentiments qui te rendent malade et dont tu as une peur incontrôlable. parce que tu ne sais que trop bien ce que ça fait d'aimer et de ne pas l'être en retour. tu ne sais que trop bien ce que c'est de vivre avec quelqu'un que tu aimes éperdument et qui n'en n'a que faire de ce que tu peux bien ressentir. t'as vécu ça, au quotidien, quand ton père était encore de ce monde. et toi, toi t'as peur que le schéma ne se reproduise sur toi. t'as peur que ce soit comme une maladie, un coup du sort, une malédiction sur ta famille. et pourtant, pour la toute première fois, tu avoues, autant à la brune qu'à toi-même, que tu tiens à lui. sensation étrange qui se développe en toi, d'avoir réussi à allumer une nouvelle lumière dans ce sombre tableau qui réside dans ton cœur. tu tiens aux gens en règle générale, mais tu ne tiens à personne comme tu tiens à terrence. oh, il y a bien ton frère, mais lui c'est encore autre chose. tu réalises que tu es plus attachée à lui que tu ne le voudrais, que tu ne le devrais. mais tu ne laisses rien transparaître. parce que, ça non plus, tu ne peux pas te le permettre. elle semble rassurée, la brune, d'avoir affaire à ta sincérité. de toute façon, tu ne sais pas mentir toi, ça se verrait tout de suite. t'façon, j'sais pas mentir alors comme ça, c'est vite réglé. que tu ironises pour terminer de la rassurer. enfin, tu ne sais pas vraiment si ce genre de femme est en mesure d'être rassurée. t'en sais trop rien mais tu aimes à croire que tu en es capable. après ça, tu te permets de lui donner ton surnom, en lui précisant que tu n'étais pas une de ses clientes à défendre. elle n'a pas besoin de t'appeler par ton nom de famille. bien que tu l'affectionnes et qu'il soit celui de ton défunt père, tu considères à présent que l'amie de terrence pourrait être la tienne également. parce que les amis de tes amis sont tes amis. enfin, tu vas d'abord en parler avec le pompier, parce que tu ne voudrais pas t’immiscer dans sa vie, comme ça, sans en avoir la nette conviction, sans en avoir l'autorisation. parce qu'il n'aimerait peut-être pas que tu partages un nouveau pan de sa vie. parce qu'il y a vous deux, il y a ta relation avec anna et ça s'arrête là pour le moment. là, tu touches du bout des doigts la possibilité d'attendre le cœur de sa famille. et toi, t'as beaucoup trop de respect pour y pénétrer impunément. non, t'es pas comme ça toi. j'dirai simplement que c'est plus agréable d'appeler les gens par leur prénom. ton sourire qui ne s'efface pas. t'es sociable toi, peut-être un peu trop d'ailleurs. t'es du genre à appeler le facteur par son prénom quand tu le croises alors forcément, ça te gêne un peu quand elle, elle n'a de cesse de le répéter. enfin, tu termines par dire que tu n'es pas du genre à faire du mal à tes amis. non, toi t'es bien trop innocente pour faire une chose pareille. toi, tu vois toujours le bien chez les autres, tu t'accroches à l'espoir d'un monde meilleur. parce que t'as déjà beaucoup trop souffert de ne rien avoir que tu t'accroches à l'idée que tu peux arriver à te construire une famille, aussi bancale puisse-t-elle être. toi, t'es encore bien trop naïve malheureusement. parce que toi, t'as pas eu la chance de connaitre les soirées passées à déconner avec les copains que tu aurais pu te faire à clermont-ferrand. toi, t'as pas eu la chance de connaitre le soutien d'une personne si chère à ton cœur qu'elle aurait pu te sortir de ton enfer quotidien. t'as jamais vraiment rien connu de tout ça. pour toi, c'était les messe basse et les regards plein de pitié de ces gens qui savaient que tu étais la fille de la pute de clermont, celle qui se tapait tout ce qui était baisable, sauf son propre mari. toi, t'étais la fille du monstre. mais l'avocate, elle te ramène tout droit sur terre, comme si elle t'apprenait la réalité de ce monde impitoyable. toi, tu voudrais tellement ne pas y croire. parce que si les amis sont capables de se faire du mal, c'est qu'ils ne doivent pas être si amis que ça. du moins, c'est de cette façon que tu raisonnes, toi. parce que, si un ami venait à te faire du mal, toi, tu ne reviendrais pas. jamais. t'as la rancune tenace toi. t'as un cœur gros comme le monde mais t'as pas l'pardon facile, ça non. sauf avec ton frère. mais ça, c'est encore autre chose. j'ai bien peur qu'il ne soit le premier à me faire du mal. ton sourire qui perd un peu de son éclat. parce qu'il te fait déjà du mal en étant si proche de toi. esprit de contradiction d'une enfant encore perdue dans un passé pas assez lointain et dont tu as du mal à te détacher. mais tu te reprends vite, toi. parce que tu ne veux pas qu'elle se fasse des idées. j'comprends cet instinct de protection. j'ai l'même. regard malicieux, peut-être même complice. un fin sourire. tu retiens le clin d’œil que tu ne peux pourtant pas te permettre de lui envoyer. qu'on s'en prenne à tes proches et tu pourrais changer du tout au tout. ou peut-être pas. t'en sais trop rien, t'as pas encore eu à expérimenter cette option. j'ferais en sorte de changer la donne alors. que tu soutiens, avec une douceur innocente dans le ton de ta voix, quand elle te dit qu'elle n'a confiance en personne, qu'elle se méfie en permanence. tu ne sais même pas pourquoi tu affirmes une chose pareille. et puis, au fond, y a une question qui te brûle les lèvres. est-ce que ... tu te ravises, hésitante. tu ne sais pas trop si tu dois la poser, si tu dois te taire. t'as peut-être bien peur de la réponse au final. c'questionnaire ? il est commun à toutes les personnes qui entament une discussion avec un membre de votre famille ou ... ? et le pire c'est que t'as même pas d'arrière pensée. t'es même pas capable d'en avoir. t'es même pas capable de te rendre compte que cette question pourrait servir à savoir ce que terrence ressent pour toi. toi, tu la poses parce que tu t'inquiètes de savoir si t'en auras d'autres, des comme ça. toi, tu la poses parce que tu trouves ça étrange, qu'on te pose de telles questions alors que tu n'es que la fille de la boutique de lingerie féminine dans lequel le pompier a eu à relever un défi stupide pour son bizutage d'intégration. toi, t'es pas grand chose finalement. alors pourquoi toute cette mise en scène ?


sweet disaster
i'm well aware of certain things that will destroy a man like me. another one to take the sting away, i am happy on my own, so here i'll stay. save your lovin' arms for a rainy day, and i'll find comfort in my pain. eraser ▬ ed sheeran, eraser.
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Les pires choses dans la vie nous tombent dessus comme ça ♦ Malia

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