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(nadya) achèves-moi ou sauves-moi.

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eden de cacharel

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MessageSujet: (nadya) achèves-moi ou sauves-moi. 14/6/2017, 02:56


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pénombre. tu coules, tu sombres. écouteurs enfoncés dans tes oreilles, tes yeux qui ne se ferment pas, qui ne se ferment plus. t'as passé la semaine chez ta mère, enfermée dans ta chambre, volets fermés, lumières éteintes. elle a encore essayé de te parler et toi, t'as encore rejeté toutes ses tentatives. parce que t'as toujours pas tiré un trait sur le passé, parce que t'avais besoin d'elle avant et que t'as su te débrouiller sans. alors t'estimes que ce n'est pas maintenant qu'elle pourra prendre son rôle de mère au sérieux. il doit être un peu plus de midi quand ton téléphone vibre. tu as reçu un message. tu hésites à regarder ton écran. si seulement le prénom de ton frère pouvait apparaître. mais tu en doutes très fortement. tu pousses un soupire et, poussée par la curiosité et l'espoir d'un renouveau, tu appuies sur le bouton central de ton smartphone. nadège. ton palpitant qui s'accélère quand elle t'annonce, sans détour, qu'elle t'attend chez elle, à huit heures tapantes. t'es pas sereine, parce que tu la connais la princesse. tu sais qu'elle t'en veut. comme tout le monde d'ailleurs. comme toi, aussi. elle te manque, pourtant, la princesse. t'as besoin d'elle et pourtant, tu persistes à te terrer chez toi, à te faire toute petite, comme si tu avais commis le crime le plus horrible qui puisse exister. parce que t'as pas la force de te justifier, encore et encore. parce qu'il n'y a plus rien qui te retient, toi, de faire une connerie. tu hésites, tu cogites. tu n'as pas vu nadège depuis le mariage. tu n'as vu personne depuis le mariage. parce que tu as honte de toi, parce que tu sais bien que ta place n'est plus parmi eux. tu n'as pas envie de t'imposer à eux alors qu'aucun n'a l'envie de te regarder en face. tu finis par répondre que tu viendras. tu ne sais pas ce qui t'attend là-bas. tu appréhendes alors que le temps semble défiler à la vitesse de la lumière. t'as bien essayé de dormir, mais tu n'as pas réussi. t'arrives plus à grand chose d'ailleurs depuis le jour où tout à foutu le camp. t'as passé ton temps à te dire que c'était de ta faute, tu t'es flagellée mentalement. t'as même réussi à te convaincre qu'emeryck n'y était pour rien dans cette histoire alors que tout est parti de ce geste qu'il a déclenché, de ses lèvres qui se sont posées sur les tiennes pour que tu te taises enfin. t'as réussi à te convaincre que tu étais la seule responsable de toute cette histoire. pourtant, quand il s'agit de tromperie, il faut être deux. mais toi, t'endosses toute la responsabilité. martyr d'une histoire dans laquelle tu n'es pourtant pas la seule coupable. l'heure approchant, t'as enfilé les premières fringues qui te sont passées sous la main. jean, sweat à capuche et paire de converses. t'es passée devant ta mère, sans un mot, comme à ton habitude. t'as bien dû fumer la moitié de ton paquet de clopes durant le trajet. tu ne sais pas de quoi il va en retourner. huit heures sonne et toi, tu frappes quelques coups à la porte de la chambre de la princesse. tu patientes, les mains fourrées dans tes poches. gamine instable, gamine brisée par la force de sa propre connerie. quand la porte s'ouvre sur celle qui t'a longtemps considérée comme une petite sœur à protéger, un léger rictus déforme tes lèvres. cela aurait dû ressembler à un sourire mais t'es pas très sûre du résultat. salut. que tu souffles, ta voix qui se brise comme les vagues qui s'écrasent sur les rochers. tu voulais m'voir ... j'suis là ... tu hausses les épaules, t'essaies d'esquisser un faible sourire. t'es minable lya. tu ne ressembles plus à grand chose lya. qui es-tu lya ? tu sais pas, tu sais plus. gamine paumée, écrasée par la force de la vie qui continue à te jouer des mauvais tours. tu te relèveras un jour, hein ? ou alors, tu sombreras.


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MessageSujet: Re: (nadya) achèves-moi ou sauves-moi. 19/6/2017, 00:40


Olyana & Nadège

achèves-moi ou sauves-moi.


C'était censé être un jour gai, même si c'était un putain de mariage blanc. Ils étaient censés échanger leurs voeux, et Sef et Em' devaient soit-disant être heureux jusqu'à ce que la mort les sépare. T'étais presque heureuse qu'Emeryck se case pour de bon, qu'il garde son engin pour une seule et unique femme. Mais même à son propre mariage, ce con a pas su garder sa langue là où elle aurait dû être, dans la bouche de Sefia. Nan, cette putain de langue, elle s'est enfoncée dans la bouche de Lya. Tu devais avouer, sur le coup, t'étais pire que bouché-bée. Un simple regard que t'as capté entre Lionel et Emeryck, t'avais compris. Vous vous connaissiez par coeur, tu connaissais Em' par coeur. C'était pas qu'un baiser. Et depuis, c'était la zizanie dans la crew. Tu parlais plus à Emeryck, par solidarité pour Lio', mais parce que toi-même t'étais fâchée contre lui. Puis y avait Lya. De un, jamais t'aurais pensé ça d'elle. De deux, elle ne t'avait rien dit. Ça t'avait fait mal. Olyana savait que tu étais quelqu'un de compréhensif. Et puis ce fameux dicton "faute avouée, à moitié pardonnée", tu l'aurais appliquée avec elle. Tu comprenais pas, tu comprenais plus. Tu lui racontais tellement de choses sur toi, et elle te racontait tellement de choses sur elle. Tu étais en colère, clairement. Et triste. Il n'y avait pas un jour où tu n'y pensais pas. Petite chose fragile que tu étais aussi, tu avais besoin des gens que tu aimais autour de toi, et tu n'avais plus ni Emeryck, ni Lya. C'est fou ce que ça créait un vide, un trou béant en toi.
Mais t'avais eu cette discussion, il n'y a pas si longtemps, avec Lio'. Implicitement, il t'avait demandé de veiller sur Lya. Tu savais que même si il était en colère contre elle, il s'inquiétait pour la petite. Olyana, malgré tout, malgré la rancune, c'est sa petite soeur. Sur le moment, tu tu t'étais mordue la lèvre, perplexe. Comment est-ce que tu allais faire ? Puis une ou deux semaines après, tu t'étais décidée.
C'était un mardi, t'étais derrière le comptoir du Carillon, quand t'as envoyé un simple texto à Lya, pour lui dire d'être devant ta chambre d'hôtel à 8h précise. T'avais demandé au patron pour finir plus tôt, vu le nombre d'heures supplémentaires que tu faisais, et il avait accepté.  T'as servi les derniers clients, et t'es remontée dans ta piaule. T'as vérifié ton reflet dans le miroir de la salle de bain. Comme à ton habitude, t'avais ta haute queue de cheval, un bandeau dans les cheveux, et tu portais aujourd'hui un crop-top noir, un jean boyfriend et des talons noirs. T'as rangé tes quelques affaires qui trainaient, psychorigide que tu étais. Tu t'es servie un verre de Jack, t'as branché ton portable sur ton lecteur bluetooth, et t'as commencé à chanter et danser sur le nouvel album de K. Perry. Façon pour toi de te dé-stresser, parce que revoir Lya... Et bien, ça faisait longtemps. Tu savais pas trop ce que t'allais lui dire. Y'avait tellement de choses à dire, de choses à clarifier. Puis après, t'allais vaguement briefer Lionel. Perdue dans tes pensées et la musique, t'entends vaguement quelqu'un frapper à ta porte. Elle était là. À patienter derrière la porte de ta chambre, probablement aussi nerveuse que toi. T'as baissé le son de "Bon Appétit" et t'as été ouvrir la porte, ton verre de whisky toujours en main. Tu la regardes de haut en bas -pas de manière hautaine-, elle n'avait pas l'air très en forme. En même temps... Elle sourit, tu crois l'entendre te saluer. tu voulais m'voir ... j'suis là ... T'as pas pu dire un seul mot, t'as juste ouvert la porte plus grand en lui faisant signe d'entrer. Tu vois qu'elle est perdue, qu'elle ne sait pas quoi faire. Tu prends un autre verre que tu remplis du liquide alcoolisé, tu lui tends. J'sais pas si j'dois te gifler ou te faire un câlin, en fait. Tu connaissais son passé, mais la phrase t'as échappée, comme ça. T'as esquissé un sourire. Assieds-toi, reste pas debout. Toi-même tu t'es assise dans le canapé, et t'as soupiré, très, très, très longuement. On a beaucoup d'choses à s'dire, tu crois pas ? Tu la regardais dans les yeux. T'as fini ton verre, tu l'as déposé sur la table. T'as posé un coude sur ton genoux, la tête appuyée sur ton poing. Tu réfléchissais. Et en fait, il n'y a qu'une seule question, sur le moment même, qui t'es venue en tête. Peu importe le reste. Comment tu vas ?
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MessageSujet: Re: (nadya) achèves-moi ou sauves-moi. 19/6/2017, 02:58


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un texto. un simple texto. c'est tout ce qu'il a fallut à la serveuse pour foutre le bordel dans ta boite crânienne. comme si c'était pas déjà assez sans dessus-dessous comme ça. t'as hésité pourtant, à y aller. mais fallait que tu le fasses. parce qu'au fond, elle te manque, la princesse. qu'elle t'engueule ou qu'elle te serre dans ses bras, ça n'a pas vraiment d'importance. au moins, tu auras la chance de voir un visage familier. tu t'es volontairement mise à l'écart à la suite de cette histoire. lionel ne veut plus entendre parler de toi. emercyk est en taule. camille, t'as même pas le courage d'affronter son regard. et nadège, elle suivra lionel, quoi qu'il arrive. sefia. t'as pensé des millions de fois à la manière dont tu pourrais te pointer devant elle afin de lui présenter de sincères excuses. parce que tu ne l'aimais peut-être pas, mais elle ne méritait certainement pas ça. pour être honnête, t'es pas prête encore. t'es pas prête à te pointer devant elle, avec ton cœur démoli et tes paroles qui feront bien plus de mal que de bien. parce que ça remuera le couteau dans la plaie, c'est tout ce que ça fera. alors toi, tu passes ton temps à sombrer. parce que t'es bien plus faible que ce que tu laisses paraître. oisillon tombé de son nid douillet. t'es à l'ouest toi, t'es paumée toi. alors même si tu as hésité un instant, il a fallut quand même que tu te décides à répondre favorablement à son invitation peu attrayante. parce qu'au fond, il doit bien avoir une faible part de curiosité dans tout ça. t'as enfilé les premiers vêtements qui te sont tombés sous la main et tu t'es mises en route sans un regard vers cette femme qui se dit être ta mère mais qui n'en n'est qu'une illusion. le stress qui monte, l'adrénaline qui pointe le bout de son nez. peut-être un peu trop de nicotine aussi, sur la route. tu te pointes devant sa piaule et tu frappes quelques coups à la porte. t'es pas certaine que ce soit suffisant puisque t'entends la musique d'ici. mais t'attends quand même et d'un coup, le volume qui se fait plus faible, peut-être même plus lointain. y a les pulsations de ton cœur qui résonnent dans tes tempes comme soudainement prise d'une crise d'angoisse, d'un malaise imminent. t'as envie de faire machine arrière. après tout, rebrousser chemin, c'est pas si compliqué qu'il n'y paraît. c'est quand t'es enfin décidée à t'en aller que la porte s'ouvre. t'esquisses un semblant de sourire, un salut qui se perd dans le silence assourdissant. nervosité créée de toute pièce par vos deux âmes qui se retrouvent. t'es pas au mieux de ta forme mais en même temps, comment pourrais-tu l'être ? son silence provoque cette putain de boule au fond de ta gorge. une envie soudaine de vomir te prend. parce qu'il y a trop de chose que tu voudrais dire, trop de choses que tu voudrais faire. mais tu ne peux pas te le permettre. alors tu entres quand elle t'y invite, toujours aussi hésitante. tu te fais toute petite, toi qui avais pourtant l'habitude de prendre toute la place. rareté d'un acte qui ne te ressemble pas. phase dépressionnaire résultant d'une tragédie dont tu es l'actrice principale. ta main agrippe le verre qu'elle te tend et tu es certaine qu'elle peut te voir pâlir à cet instant précis. sa remarque te prend aux tripes et ta main se resserre sur l'objet qu'elle t'a confié. traumatisme d'un passé dont tu n'arrives pas à te défaire. pourtant, tu sais bien que ce serait si différent. mais le simple emploi du verbe sonne comme une violence que tu n'as connu que trop bien. au moins, elle aura eu la délicatesse de te prévenir. tu restes silencieuse toi qui pourtant avais tellement de choses à dire avant. elle te dit de t'asseoir et tu t’exécutes, comme si tu ne voulais pas la décevoir une fois de plus. comme si c'était bien trop important pour que tu refuses. et tu ne prends toujours pas de place, toi. assise sur le bord du canapé, comme une enfant apeurée. tu fais peine à voir et le feu qui t'animait autrefois s'éteint lentement. bientôt, la flamme se sera consumée. bientôt, tu pourras te retirer. vous avez beaucoup de choses à vous dire. tes prunelles qui croisent les siennes mais tu peines à maintenir le contact. t'as pas touché à une goutte d'alcool, comme si cet acte serait jugé impoli. t'es à la ramasse, complètement paumée. gamine détruite par sa propre faute. elle te demande comment tu vas et ça te fait relever la tête. ton regard remplit d'étonnement, comme si c'était la première fois qu'on te posait la question. à bien y réfléchir, c'est la première fois qu'on te demande comment tu vas depuis un bon bout de temps. naissance d'un espoir qui avait pourtant disparu du tableau de ta vie. comment il va ? que tu arrives à articuler. t'as pas répondu à sa question parce que tu ne pourras pas lui mentir une fois de plus. lui dire que tu vas bien alors que ta gueule montre le contraire, ce serait sacrément déplacé cette fois-ci. et puis, t'as pas besoin de prononcer le prénom de ton frère non plus. parce que tu sais que la princesse a compris. elle est sa plus proche amie alors tu ne vas pas faire l'effort d'argumenter. elle doit bien savoir à qui tu fais référence. c'pas important d'savoir comment j'vais. toi, tu t'en fous aussi, hein ? t'étouffes un semblant de rire amère, jaune, nerveux. va falloir que j'te dise que j'suis désolée. va falloir que j'te dise que j'sais qu'j'ai merdé. va falloir que j'te dise que j'suis qu'une pauvre merde. ton regard plongé dans le fond de ton verre. bah voilà. c'est fait. et t'avales le liquide ambré d'une traite, comme si c'était insignifiant. comme si c'était rien du tout. j'ai pas envie d'me battre nadège. j'l'ai d'jà perdu et j'sais bien qu'il est trop important pour toi. j'me suis faite une raison. j'ai accepté qu'c'était fini. mensonge. t'as rien accepté du tout. tu passes ton temps à nier l'évidence, à espérer que les choses s'arrangeront. mais plus le temps passe et plus c'est difficile de croire que tu t'en sortiras cette fois encore.


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