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(lefia) pardon rouge sang.

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eden de cacharel

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MessageSujet: (lefia) pardon rouge sang. 17/6/2017, 03:28


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tu traînes ta carcasse dans les rues de paname, appareil photo autour du cou, à la recherche de l'inspiration. quelque chose, un détail, n'importe quoi. mais, la vérité, c'est que t'es plus bonne à rien. t'as pas le cœur à faire quoi que ce soit. pourtant, il paraît qu'il faut se remettre en selle le plus rapidement possible. mais toi, t'as pas la volonté de reprendre le dessus. parce que, tout ça, c'est encore beaucoup trop frais. tout ça, t'arrives pas à t'en défaire, toi. tu devrais pourtant. relever la tête et avancer, ou du moins essayer. mais t'y arrives pas, toi. t'as perdu la meilleure partie de toi, t'as perdu le respect, t'as perdu la vie. déchet errant dans les rues de la capitale. tu ressembles plus à rien, toi. ô, jolie lya, où es-tu passée ? tu n'es plus que l'ombre de toi-même. déjà que c'était pas si simple que ça avant, aujourd'hui, t'as le cœur qui saigne et t'as plus personne pour panser cette plaie béante. nadège, elle essaie, chaque jour un peu plus. mais nadège, elle n'est pas ton frère. nadège, elle ne sait pas à quel point il est vital pour toi. tu l'aimes, toi, la jolie nadège et son âme écorchée. mais elle n'est pas lui. et toi, sans lui, ça ne rime plus à rien. tes doigts tremblants qui balaient l'écran de ton smartphone, à la recherche d'une photo, de son souvenir. et puis son prénom qui s'affiche et ton incapacité à appuyer sur cette simple vitre. tu donnerais tout ce que tu as pour entendre à nouveau le son de sa voix prononcer ton prénom. comme avant tout ça. te bercer d'illusions te ferait encore plus mal, au final. alors tu verrouilles ton téléphone et le fourre dans ta poche de ce jean troué de partout que tu affectionnes tant. tu traînes, tu rêvasses, tu manques même de te faire renverser par un cycliste que tu n'avais absolument pas vu débouler devant toi. il t'insulte, tu lui offre un doigt d'honneur magistral et tu reprends le cours de ta balade. enfin, si on peut vraiment appeler ça une balade. y a des millions de choses, de pensées qui se bousculent dans ta caboche abîmée. t'aimerais les faire taire, toutes ces voix qui te hurlent que t'es qu'une pauvre conne, que tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi pour tout ce qui te tombe sur le coin de la gueule. et puis, tu passes devant un salon de tatouage et c'est le silence. royal, impérial. comme si c'était la réponse à toutes tes questions, la solution pour débloquer le prochain niveau. t'y penses depuis le jour où tout a volé en éclat. cette pensée encrée en toi et qui ne te quitte jamais. t'as pas eu le courage d'affronter son regard pourtant. parce que t'es pas aussi forte que ce que tu laisses paraître. toi, t'es encore qu'une enfant apeurée par les difficultés de la vie. t'as toujours réussi à les surmonter, avant. mais t'étais pas toute seule à l'époque. aujourd'hui, tu te fiches bien de t'en sortir ou de sombrer. avant, tu tenais bon, t'avais une raison de ne pas lâcher prise. maintenant, c'est différent. tout est différent. un frisson parcourt ton maigre corps et tu remontes le col de ton sweat à capuche. la vision de ton reflet dans la vitre de l'établissement fait peur à voir. t'as perdu du poids, pas une trace de maquillage. tu ressembles à rien ma pauvre lya. t'aurais dû y aller avant. ou pas. tu ne sais pas vraiment. en même temps, il n'y a pas de bon moment dans cette histoire à la con. tout ce que tu sais, c'est que t'es prête maintenant. enfin, non, tu ne l'es pas vraiment mais t'en as pas grand chose à foutre de la sanction. alors ça change la donne. quand t'arrives devant le bar, t'as cette boule au fond de la gorge et le mal au ventre qui te prend. tu pousses un soupire et pousse la porte afin d'y entrer. y a personne à cette heure-ci, ça t'arrange bien. t'as repéré la barmaid. elle ne t'a pas vu, de dos à toi. tes dents qui attrapent ta lèvre inférieure. tu te mords jusqu'à presque en saigner. un faible raclement de gorge pour signaler ta présence. salut sefia. un souffle, un murmure. ta voix qui se brise instantanément. tu sais qu'elle ne veut pas te voir, t'es pas idiote au point d'en douter. ça n'a jamais été l'amour fou entre vous, bien au contraire. mais cette fois-ci, tu t'es ramenée sans armes. t'as perdu de ta superbe, t'es fade, t'es à terre et tu sais qu'elle ne risque pas de te sauver de ta noyade inévitable. et tu ne veux pas qu'elle ouvre la bouche. pas encore. pas maintenant. c'est trop tôt. beaucoup trop tôt. j'sais qu'tu veux pas m'voir et t'as bien raison. plus que d'habitude. t'as pas envie de lui laisser le temps de te répondre quoi que ce soit. faut que tu parles, faut que tu déverses ton flot de paroles avant qu'il ne soit trop tard. ça changera pas grand chose mais j'suis désolée. t'as jamais été aussi sincère qu'à ce moment précis. t'as jamais eu autant de respect pour la russe qu'à ce moment précis. parce que t'as sacrément merdé, même si ce n'était pas de ton fait, ce jour-là. tu t'es convaincue que tu étais la seule responsable, t'as réussi à penser que tout était de ta faute. j'mérite pas qu'tu m'parles plus qu'avant, j'mérite même pas qu'tu poses les yeux sur moi. tes pensées qui déraillent et ta voix, bien plus rauque qu'à l'ordinaire, avec. lionel n'en n'est pas capable alors pourquoi toi, tu l'serais ? t'étouffes un rire jaune, amère en repensant au regard que t'a lancé ton frère, la dernière fois que tu l'as vu. le mépris, le dégoût de ta petite personne. t'as encore mal et, le pire, c'est que t'as réussi à accepter cette douleur. t'avais raison sefia. j'vaux rien et lionel m'idéalisait beaucoup trop. les paroles de la blonde qui refont surface et te frappent de plein fouet. j'voulais juste que tu saches que j'suis désolée. même si tu t'en fous et que ça va rien changer. un haussement d'épaule face à cette évidence déconcertante. frappe-moi, engueule-moi, et même pousse-moi sous un train ou du haut d'un immeuble si ça t'chante. j'suis plus à ça près. que tu finis par lâcher enfin. parce que tu te doutes bien que la barmaid ne te laissera pas sortir d'ici indemne. et elle aura raison de t'infliger les blessures que tu es incapable de te faire toi-même. t'es prête lya. et tu vas payer le prix de tes actes à présent.


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MessageSujet: Re: (lefia) pardon rouge sang. 18/6/2017, 20:35



Olyana & Séfia

Oh I’m in pieces it’s tearing me up but I know. A heart that’s broke is a heart that’s been loved


Séfia venait de rentrer au bar après avoir passé la soirée et la nuit chez Emeryck. Faire les allers et retours entre le bar et la maison dans laquelle son mari s’était isolé fatiguait la Russe mais elle savait que le tatoué avait besoin de temps avant de revenir à Paris. Du moins, elle espérait qu’il reviendrait vers elle, vers son bar, vers ses amis un jour. La vie d’Em était ici. Avec elle et leur enfant à naître. Dans son propre bar. Au sein du crew qui était désormais en morceaux. Un jour ce groupe d’amis finirait par se reformer, elle avait encore de l’espoir pour eux. Elle l’espérait de tout son cœur la blonde, parce qu’elle se sentait mal de voir ses amis se déchiraient de cette manière. Le bar semblait vide sans eux, sans leurs cris, leurs engueulades et leurs rires. Ils lui manquaient tous. Enfin, pas tous. Une seule personne ne lui manquait pas du tout. Elle. Elle, elle ne lui manquait pas du tout. Loin de là. Chaque fois qu’elle pensait à la petite brune, la blonde sentait la colère rongeait l’intérieur de son cœur, l’amertume prenait le pas sur la douceur qui faisait pourtant le caractère de la barmaid. Elle se sentait devenir méchante. Plus d’une fois une envie de violence avait traversé son esprit. Durant sa période de solitude, quand Em’ était en prison, qu’elle se débattait avec le bar, sa tristesse et sa grossesse elle n’avait qu’une envie venir cracher sur elle. Mais rapidement elle se remettait les idées en place, ne plus jamais la croiser était la meilleure option de Séfia. La moins dangereuse surtout. Pour sa santé mentale et le beau visage de la jeune femme. Parce que Séfia était peut-être une douce créature mais au fond d’elle couvait un caractère qu’elle ne ressortait seulement quand on poussait le bouchon trop loin. Et ce point de non-retour avait été largement dépassé le jour de son mariage. Pourquoi elle repensait à ça la demoiselle ? Elle ne devrait pas, parce que ses doigts se resserrent sur le verre qu’elle avait entre les mains. Elle entend la porte s’ouvrir et elle revient sur terre, les choses avaient changé maintenant, elle dépose une main sur son ventre sans se retourner. Un sourire se développe sur son visage quand elle sent la rondeur de son ventre sous ses doigts. Oui. Beaucoup de choses avaient changé depuis le mariage. « On est fermés ! » Mais la personne reste là et c’est là qu’elle l’entend. Cette voix. La voix de Lya s’infiltre dans ses tympans comme un mauvais parasite, glaçant ses os, serrant son cœur, lui rappelant leurs nombreuses prises de tête. Le baiser échangé entre elle et Em’. La colère qu’elle avait ressentie. Le sentiment de trahison. L’humiliation. Tous les sentiments qui commençaient à peine à s’apaiser depuis quelque temps lui revenaient à la gueule encore plus violemment que deux mois plus tôt. Prenant son courage à deux mains, elle souffle un grand coup et se retourne vers la brune. La Russe fut surprise par le physique de son ancienne adversaire. Plus de lumière au fond du regard. Plus rien à quoi se rattacher. Où es-tu Olyana ? Parce que t’es plus rien en ce moment. C’est pour cette raison que Séfia écoute ce que la brune lui dit. Un léger sourire amer se dessine au fur et à mesure qu’elle écoute ses excuses. C’était trop facile ça. Se ramener avec plus de deux mois de retard et lui dire qu’elle était désolée ? Elle ne marchait pas la Russe. Pas après tout ce qu’elle lui avait dit, même avant le mariage.

Un de ses sourcils se hausse quand elle entend Lya lui demander de la frapper. La faire passer sous un train ? Oh Sevestre tu es une vraie tragédienne. Comme si Séfia allait faire une chose pareille. Un silence pesant se déposa sur les deux jeunes femmes. Semblant étouffer tout l'air autour d’elles, avant que la Russe ouvre enfin la bouche. « Ça te ferait bien trop plaisir, si je te frappais Lya. Je ne soulagerais pas ta culpabilité en t’en collant une mais crois moi l’envie est bien présente. » Au moins s’était clair. On ne pouvait pas en vouloir à Séfia. Ce n’était pas qu’à cause du mariage qu’elle réagissait ainsi. C’était pour une toute autre raison. « Mais dis moi une chose, est-ce que tu baisais déjà avec lui quand tu es venue me faire ton petit speech ? Quand tu es venue me dire que je ne te connaissais pas du tout, que tu n’étais pas mauvaise au fond, etc… » Un petit rire amer sort des lèvres de la Russe parce qu’elle n’a pas besoin de la réponse de la brune. Elle a compris toute seule. Em’ et elle avaient déjà passé la ligne rouge avant cette soirée ou les deux femmes se sont affrontés. « Ouai. Je m’en doutais un peu. » Ses doigts se resserrent plus violemment sur le verre. Elle allait finir par le faire exploser si elle continuait ainsi. « Tu sais Lya, je ne t’aimais pas auparavant, mais maintenant ? Je te hais encore plus. » Et la haine… La haine c’est bien plus grave que la colère. Bien plus importante que ce qu’elle avait ressenti auparavant pour elle. C’était un degré au-dessus. Elle n’avait utilisé ce mot qu’une seule fois dans sa vie, avec une seule personne. Séfia n’était pas une femme haineuse loin de là, mais Lya ? Elle faisait ressortir les pires côtés de son caractère. Mais même après ça, la blonde souhaitait mettre une chose au clair avec la brune. « Y a une différence entre nous tu sais… Je ne t'aime pas mais jamais je n’aurais baisé avec l’homme que tu aimes. Mais bon on n’a pas la même façon de voir j’imagine. » Et là… À cet instant précis on peut comprendre pourquoi Séfia déteste encore plus Lya que Em’. Ils étaient coupables tous les deux, elle le savait la Russe. Elle aimait Em’ et détestait Lya c’est vrai mais ce n’est pas pour ça qu’elle en voulait plus à la brune qu’au tatoué. Elle lui en voulait d’avoir craqué pour l’homme qu’elle aimait, alors qu’elle avait pu entrevoir les sentiments de Séfia se développer au fur et à mesure de leur relation. Em’ lui a toujours été infidèle ça n’a pas été une surprise pour Séfia d’apprendre qu’il avait eu une nouvelle amante. Mais que ce soit Lya ? Oui ça avait été un grand coup dans les dents de la Russe. Parce que jusqu’à présent la blonde avait assez de respect pour Lya pour ne jamais avoir envie de toucher à quelqu’un qu’elle aimait. Mais Lya ? Elle s’en était totalement foutu du respect. Elle avait marché dessus et s’était essuyé les pieds sur les sentiments de la blonde sans aucun remords. Ça elle ne pouvait l’accepter. « Maintenant va t’en j’ai du travail. » Mais Séfia fronce les sourcils en lui disant ça et sort de derrière son bar se plantant directement devant Lya. Danger. Danger. Est-ce que tu vois le bouton clignoter Lya ? Attention à ce que tu diras à cet instant précis. « Attends ! Juste une dernière chose… Est-ce que…. Est-ce que tu es amoureuse de lui ? » Pourquoi cette question vous vous demandez surement. Parce que Séfia pouvait se battre contre le sexe. Une simple attirance physique. Mais contre des sentiments ? Difficile de faire face à ça. Elle n’a même osé poser la question à Em’, par peur de sa réponse. Ouai. T’es bel et bien fracassé Séfia tu ne t’en rends compte que maintenant c’est tout. Elle dépose durant une seconde sa main sur son ventre. Instinct purement protecteur d’une gamine longtemps seule. Ce besoin de se rassurer avec un être qui ne l’abandonnerait pas de si tôt. La réponse de la brune lui faisant plus peur qu’aucune autre auparavant. Elle avait peur de perdre ce début de famille qu’elle entrevoyait enfin dans toute l’obscurité qui semblait la recouvrir depuis sa naissance.  



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MessageSujet: Re: (lefia) pardon rouge sang. 19/6/2017, 00:33


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t'es à la bourre ma pauvre. t'as le mauvais timing, comme d'habitude. ça fait déjà deux mois que t'aurais dû lui présenter des excuses. ça fait déjà deux mois que t'aurais dû faire face à tes responsabilités. mais t'en as pas été capable toi. rongée par le dégoût de toi, par la culpabilité d'une action que tu n'avais pourtant pas désirée. parce que t'as été naïve de croire que ça ne se saurait pas, jamais. tout finit toujours par se savoir. la vérité mise en lumière, t'aurais dû réagir mais toi, tu t'es juste contentée de sombrer. alors tu t'excuses aujourd'hui parce qu'on t'a toujours dit qu'il valait mieux tard que jamais. mais toi, t'es vraiment trop en retard et tes mots ne pèsent pas un gramme. en même temps, tu ne t'attendais pas à une effusion de joie, tu ne t'attendais pas à ce qu'elle soit douce avec toi. t'attendais pas grand chose en fait, t'avais juste besoin de te libérer de ce poids qui te bloque la poitrine depuis bien trop longtemps. t'abuses probablement en lui tendant cette perche un peu trop simple qui constituait un acte de violence de la part de la blonde sur ta personne. oh non, ça m'soulagera pas. que tu souffles, amère, le regard éteint. parce que, si elle t'en colle une, ce sera mérité. juste retour des choses quoi que ce serait bien trop faible comparé à la souffrance que tu as pu lui faire endurer. si elle t'en colle une, ça ne fera que te rappeler le souvenir de ce jour-là, le souvenir de ton erreur, le souvenir de cette faiblesse que tu mets pourtant un gros point d'honneur à cacher. tu l'écoutes te rabaisser en silence. parce que tu sais qu'elle dégouline de vérité la russe. tu vaux rien toi, c'est pas si nouveau que ça finalement. tu te tais parce qu'elle a raison. tu te tais sous le poids de la honte qui repose sur tes épaules. c'était arrivé qu'une fois ... c'était rien ... ça d'vait pas se reproduire. le son de ta voix est faible, rauque, terne. trahie par les émotions trop présentes, trop violente. où es-tu passée jolie lya ? qu'as-tu fait de celle que tu étais autrefois ? elle n'existe plus. tu t'en veux, bon sang que tu t'en veux. toi qui a pourtant l'habitude te te foutre de tout, de rien, toujours, tout le temps. là, ça compte pour toi. parce que t'as joué et que t'as perdu bien plus que ta mise de départ. t'es tombée dans le piège d'une relation qui ne mènerait à rien, incontrôlable. parce que tu savais, toi, que c'était dangereux tout ça. mais t'as pas réfléchis sur le moment. tu réfléchis jamais vraiment quand ça te tombe dessus, comme si une autre prenait ta place l'espace d'un instant. elle te hait la barmaid. ce n'est plus de la simple animosité, non. c'est tellement plus fort que ça et tellement plus compréhensible aussi. à sa place, tu aurais réagit de la même façon. enfin, t'en sais rien, parce que t'es pas capable de te mettre à sa place. pas complètement. la comparaison entre vos deux entités est tranchante, réaliste et accablante. la vérité, ça fait mal. tu en as la preuve une fois de plus aujourd'hui. tu sombres dans tes pensées macabres alors que le silence règne en maître. elle te dit de t'en aller, mais toi, tu ne bouges pas. comme si tu attendais autre chose. comme si t'attendais qu'elle te foute à la porte à grand coup de pied au cul. elle se plante devant toi, pourtant, sefia. jeu de regard instable pendant lequel tu es incapable de lui tenir tête. tu ne brilles plus lya, c'est fini. tout est fini maintenant. la question qui résonne dans l'infini vide du bar que tu as si souvent côtoyé à l'époque. tes pupilles qui rencontre cette image que tu graves dans ta mémoire. cette main posée sur ce ventre arrondit. on ne voit pas encore grand chose, c'est tout nouveau. mais ce geste là, il n'est pas anodin. non, je ne le suis pas. catégorique. lasse mais catégorique. tu n'es pas amoureuse d'emeryck, tu ne l'as même pas envisagé un seul instant. ça n'aurait jamais dû se passer comme ça, jamais. t'es attachée à lui, ça oui. mais tu n'es pas amoureuse. le sourire d'axel qui se pointe au fond de tes iris. ça te soulage un peu de savoir qu'il n'est pas si loin de toi. parce que, pour la première fois, tu te rends compte que tu tiens à lui bien plus qu'à n'importe qui. enfin presque. il aura de la chance de t'avoir. que tu lâches, imprudemment, maladroitement, en désignant du bout des doigts le ventre de la russe. parce que t'es pas la traînée du coin, toi ... ça ira pour vous. tu ne devrais pas te permettre de parler ainsi et pourtant, tu le fais. parce que c'est fini maintenant. tout est fini. j'aurais dû v'nir plus tôt ... ou j'aurais pas dû venir du tout. haussement faible de tes épaules. j'suis désolée pour tout. c'que j'ai pu t'dire, ce que j'ai pu faire. j'suis pas quelqu'un d'bien et toi, tu l'savais. tes yeux qui s'humidifient, ta voix qui se brise. t'es bien meilleure que je n'le serais jamais. alors prends soin d'eux. t'as pas besoin d'en dire plus que ça. t'as pas besoin de détailler plus que ça. tu te bats pour ta famille depuis le commencement. maintenant, c'est à elle de veiller sur eux. passation de pseudo pouvoir à la con. tu capitules, tu abandonnes. t'es à bout d'force. quelques pas en arrière, perle salée qui dévale la pente de ta joue cadavérique, tête qui se baisse, corps qui se tourne. adieu.


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MessageSujet: Re: (lefia) pardon rouge sang. 22/6/2017, 03:48



Olyana & Séfia

Oh I’m in pieces it’s tearing me up but I know. A heart that’s broke is a heart that’s been loved


Lya. La sœur de Lionel. Un membre du crew. Et principalement une femme qu’elle ne supportait pas la Russe. Depuis leur première rencontre celle qu’elle appelait la princesse a tenté de la pousser dans ses retranchements. Elle n’a pas cessé de la titiller. De la chercher. Sans arrêt jusqu’à ce que Séfia lui balance une part, une esquisse de son passé. De son horreur. Là elle était repartie heureuse comme tous. Évidemment. Et puis il y avait eu le mariage. Il y avait eu ce baiser. Il y avait eu la séparation. La grossesse. Et Séfia n’avait pas envie de la revoir. Plus jamais. Mais aujourd’hui elle était là devant elle. Et elle lui proposait de la frapper. Ça lui ferait trop plaisir ça. Même si Lya répond négativement, Séfia sait que d’une certaine manière elle se sentira mieux. Parce qu’elle aura surement l’impression d’expier sa faute. Du moins c’est ainsi qu’elle voit les choses. Peut-être que Séfia se plantait sur toute la ligne. « Peut-être que ça m’aurait soulagé moi il y a deux mois alors. » Oh oui ça l’aurait soulagé durant une seconde. Comme lorsqu’elle a envoyé sa bague au visage de son mari. Voir son visage déformé à ce moment-là était une victoire si éphémère qu’elle a senti son cœur se briser une seconde fois par la suite. Alors non la frapper n’aurait rien changé. Elle se serait seulement sentie encore plus mal. Parce que Séfia n’est pas violente. Elle a des envies évidemment comme tout le monde. Mais elle ne passe pas à l’acte. Du moins, elle ne le fait plus. Sa relation abusive avec Vladimir et les coups qu’ils s’étaient échangés l’avait totalement vaccinée contre la violence physique. Elle n’en avait pas peur, elle l’utiliserait si elle en avait besoin mais, jamais au grand jamais elle ne le ferait pour le plaisir. Elle l’avait bien trop côtoyé pour faire éclater sa violence intérieure. La blonde demande à la brune si lorsqu’elles s’étaient à moitié déchirées devant le reste du bar, Lya avait déjà couché avec Em. Elle connaissait déjà la réponse la Russe, elle avait demandé à Em’ une totale transparence sur tous. Alors la conversation s’était étalée sur des heures. Où. Quand. Avec qui. Pourquoi. Bref Séfia savait tout. Même ce qu’elle ne voulait pas savoir, parce qu’elle ne voulait rien savoir mais elle avait besoin d’honnêteté. Ils s’étaient trop mentis ça n’a pas aidé non plus leur relation, loin de là. Elle regarde Lya qui lui dit que ce n’était rien. Que ça ne devait pas se reproduire. Sans blague ? T’as trouvé ça toute seule Lya ? Elle sent ses mâchoires se resserrer la blonde mais elle reste silencieuse. Elle préfère lui balancer à la gueule qu’elle, elle n’aurait jamais fait ça. Même à la brune. Même pas à sa pire ennemie. Parce que Séfia n’était pas ainsi. Elle n’aurait jamais voulu la blesser. Même si son petit ami, son fiancé, mari, amant, était partant. Question de respect. Mais le respect était mort. Elle lui demande de partir après ça, parce que la voir en face d’elle lui rappelait bien trop de souffrance, elle ne voulait plus jamais voir ce visage de poupée en face d’elle. Sous peine d’avoir envie de lui lancer finalement son verre en plein visage. Mais avant ça… Elle devait savoir une chose. Elle devait savoir si la brune était amoureuse d’Em’. C’était son côté masochiste qui ressortait parce que Lya détenait une part de sa famille entre ses mains rien qu’avec ses mots. Elle soupire doucement en entendant la jeune femme lui dire que non. Elle n’était pas amoureuse de lui. « Bien. C’est ce que je voulais entendre. » Elle hoche la tête et fronce de nouveau les sourcils quand Lya se remet à parler. Le bébé. Comment elle avait su pour le bébé bordel ? Séfia ne répond rien. Ne bouge pas d’un millimètre. Comme figé. Elle l’écoute parler. Elle la voit pleurer. Elle la voit amorcer quelques pas en arrière pour sortir du bar et…. « Tu me fais chier grandeur nature Lya ! Assieds-toi ! » Bonjour la bipolarité chez Séfia. Voilà qu’elle ne supportait pas Lya jusqu’à présent et que finalement elle lui demande rester. Elle était bizarre, mais ses hormones y étaient pour quelque chose. Elle passait d’un sentiment à l’autre sans même le vouloir. « Je suis sérieuse pose ton cul sur ce tabouret je ne te laisse pas partir dans cet état. » Ouai elle avait dit la haïr mais elle ne souhaitait pas la voir partir dans cet état, elle ne souhaitait nullement sa mort. Putain de corps trop tendre. Ça la perdra un jour ça. Séfia passe derrière le bar et lui montre le siège. Pose ton cul Lya avant qu’elle le fasse à ta place. T’as jamais vu Séfia comme ça n’est ce pas Lya ? Elle le savait parce que toutes ses serveuses lui disaient la même chose. Elle avait changé la Russe. Avec tout le monde, sauf avec une personne en particulier. Em’. Avec lui elle était exactement la même qu’avant. « Tu vois c’est une des choses que je déteste le plus chez toi ça… Cette manie de tous voir. Comment t’as su pour le bébé ? » Elle n’en avait parlé à très peu de gens mais le cercle des personnes au courant commençait à s’agrandir au fur et à mesure. De toute manière d’ici peu de temps sa grossesse se verrait totalement et elle ne pourra plus la cacher. Elle se serre un verre d’eau et soupire en s’asseyant. La fatigue marquait les traits de la Russe désormais. Voilà bien trop longtemps qu’elle ne dormait pas correctement. Elle était épuisée la blonde. C’est pour ça qu’elle aborde ce sujet. « Y a un truc que j’ai toujours voulu savoir. Je vais en profiter pendant que tu es diminuée au possible. » Réveille-toi Lya. Ne te laisse pas insulter de cette manière. Séfia sentait qu’elle titillait la brune mais elle ne savait pas vraiment pour quelles raisons. Elle pourrait dire que c’était pour Lionel, parce que si il arrivait quelque chose à sa sœur il s’en voudrait. Monsieur je me mets tous sur le dos se ferait un plaisir de s’alourdir d’un nouveau remord. Mais ce n’était pas pour l’ainé Sevestre qu’elle faisait ça. C’était juste dans le tempérament de la blonde, ne jamais laisser quelqu’un dans le mal même lorsque cette femme a été le coup d’un soir de l’homme qu’elle aime. Saleté de bisounours. La blonde détestait haïr les gens. Mais il n’y avait pas de solution pour les deux femmes. Il y avait eu trop de mots. Trop d’actions. Trop de suspicions entre elles pour que leur relation évolue différemment même sans cette histoire de baiser. Les deux femmes ne s’entendraient jamais. « Qu’est ce que tu as vue ? Comment tu as su que je cachais quelque chose ? » Cette question elle traîne dans la tête de la Russe depuis bien trop longtemps. Elle avait besoin de savoir. Elle avait besoin de comprendre comment elle s’était rendu compte qu’elle n’était pas totalement honnête. Elle avait été la première à la mettre devant le fait accompli. Elle ne comprenait toujours pas comment elle avait pu s’en rendre compte aussi rapidement. Aujourd’hui qu’Em et Max étaient au courant de son passé. L’un entièrement. L’autre par bribe. Séfia se sentait plus détendue vis-à-vis de ses cachotteries. Bien entendue elle ne raconterait pas ce qu’il lui était arrivé, mais au moins elle ne mentait plus sur le fait qu’elle cachait bien quelque chose.  


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MessageSujet: Re: (lefia) pardon rouge sang. 23/6/2017, 18:22


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oh non, ça ne t'aurait pas soulagé qu'elle t'en colle une. ça n'aurait fait qu'empirer les choses, ça t'aurait fait prendre conscience de la gravité de tes actes. t'ac compris toi, mais bien trop tard. alors, maintenant, tu lui demandes presque de t'en coller une, parce que tu le mérites et que tu sais à quel point ça pourrait lui faire du bien, à la barmaid. t'aurais dû ... y a deux mois ... tu t'serais senti mieux et moi ... tu secoues la tête de gauche à droite, légèrement. ta phrase qui reste en suspend, tes mots qui pèsent dans l'air électrique de la pièce. t'aurais dû. que tu souffles. traînée de poudre balancée au hasard. mais tu sais pas toi, que si elle avait levé la main sur toi, elle aurait mis en péril sa relation avec lionel. tu sais pas toi, à quel point elle peut te détester mais autant te respecter. parce que sefia, elle a des valeurs malgré l'animosité qui vous uni. parce que sefia, elle tient à ton frère et qu'elle n'aurait jamais levé la main sur toi au risque de le perdre. parce que ton frère, il a beau te haïr du plus profond de son être, il ne permettrait jamais que quelqu'un ose te faire du mal. mais tout ça, tu le sais pas ça, toi.  toi, t'es bien trop abattue pour comprendre tout ce qui se passe autour de toi. toi y a plus rien qui te rattache à ce semblant de vie que tu persistais à maintenir, quand il était encore près de toi, lionel. alors toi, t'as perdu tous tes repères et tes sens pourtant si aiguisés d'ordinaire. toi, t'as tout perdu et il ne te reste plus qu'une chose à faire à présent. t'as toujours eu un rapport conflictuel à la vie, tu t'es toujours demandée si tu t'écarterais des rails de la voie ferrée si un train arrivait. y avait toujours ton frère pour te garder les pieds sur terre, y avait toujours ton frère pour t'empêcher de sombrer au fin fond de tes idées noires. aujourd'hui, t'as plus rien pour t'empêcher de commettre l'irréparable. t'as plus rien pour stopper cette envie obsédante de tester les limites de ton existence, aussi courte soit elle. et y a rien qui pourra te sortir de ta tourmente. et s'il te revenait ? tu ne sais même pas si tu seras en mesure d'arrêter tes conneries, de l'écouter, de croire à ce qu'il pourrait te dire. parce que t'avais encore un brin d'espoir qu'il te revienne. mais maintenant, aujourd'hui, t'y crois plus. t'y crois plus parce que tu le connais, ton frère. tu sais à quel point tu l'as déçu et à quel point il lui sera difficile de te pardonner un jour. t'y crois plus parce que, deux mois, c'est déjà beaucoup trop long. quand elle te demande si tu es amoureuse du tatoué, tu réponds par la négative. parce que t'as même pas pensé un seul instant à avoir de quelconques sentiments pour lui. parce que t'as même pas pensé un seul instant qu'il serait possible d'envisager quoi que ce soit. t'étais déjà bien trop mal dans ta peau d'être passée deux fois dans ses bras, dans ses draps. et encore, si ça n'avait été que dans les siens. salie d'avoir couché dans ceux de sefia, qui n'avait rien demandé à personne. tu ne l'aimais pas, c'était un fait avéré, mais t'aurais jamais dû tout abandonner, tes principes et ton intelligence, au profit de cette insouciance maladive. naïveté de la gamine de dix-neuf ans que tu es. t'as pas réfléchi alors que tu aurais dû, t'as même pas pris le temps de te poser la question de savoir si c'était bien ou non. tu t'es juste abandonnée à cette envie irrépressible d'un plaisir charnel que tu ne connais que trop bien et dont tu t'es habituée depuis tes quinze ans. parce que toi, t'es pas capable de penser que tu peux appartenir à quelqu'un. t'es bien trop volage pour ça, t'es bien trop sauvage pour ça. t'as tellement pas confiance en toi, t'as tellement pas confiance en les autres pour ça. et pourtant, tu t'accroches au garçon aux yeux bleus, sans le vouloir vraiment, sans le comprendre vraiment. comme s'il pourrait être en mesure de te canaliser. lui et pas un autre. sensation de brûlure au creux de ta poitrine qui t'empêche de respirer. contraste avec ton âme si froide, vidée de toute envie de continuer à se balader dans ce corps abîmé. alors, dans un dernier effort de vouloir protéger les tiens comme tu le faisais avec acharnement, tu lui lègues ta famille. tu lui demandes de veiller sur ces gens si importants pour toi et dont tu ne peux plus te permettre de te soucier, parce qu'ils n'accepteraient pas que tu te plies en quatre pour essayer de gagner leur pardon. t'es en persuadée toi. manque total de discernement. tu penses que tu ne vaux rien. si tu savais pourtant, lya, à quel point ils tiennent à toi malgré toute cette histoire. si tu savais pourtant, lya, à quel point tu es importante pour eux. si tu savais pourtant, lya, qu'ils ne te pardonneraient jamais d'avoir céder à la tentation de te foutre en l'air. parce que tu ne le dis pas mais tu le penses très fort. et tu ne veux pas craquer devant la russe, parce qu'elle pourrait se délecter de ta détresse. même si, au fond de toi, tu en doutes. tu le ferais toi, t'en serais capable. mais pas sefia. elle est bien trop douce pour ça. elle est bien meilleure que tu ne le seras jamais, tu l'as dit toi-même. quelques pas en arrière, ta main qui se pose sur la porte du bar et la voix de la russe qui résonne dans la salle vide de tout client. tu t'arrêtes mais tu ne sais pas vraiment si tu dois l'écouter ou non. parce qu'elle pourrait te retenir, elle pourrait t'empêcher de repousser les limites du vivant. et t'en as pas envie. parce qu'elle pourrait y arriver. t'es vulnérable lya. elle pourrait te convaincre, détourner ton attention. mais toi, tu comprends pas vraiment ce qui la pousse à agir de la sorte. tu ne comprends pas pourquoi elle te retient, la barmaid. la grossesse. ses hormones qui s'éveillent. logique d'une situation qu'elle ne contrôle pas, qui lui échappe. tu sais pas, t'en sais rien. tu finis par te retourner vers elle, tes prunelles débordantes d'incompréhension. elle insiste, la russe. robot obéissant que tu deviens l'espace d'un instant, tes pas guidés par une envie d'on ne sait quoi. tu t’assoies sur le dit tabouret, ton corps qui s'affaisse, résultat du poids du monde que tu portes sur tes épaules, de la culpabilité qui te ronge, de l'incendie ravageur qui s'étend dans ta boîte crânienne. et tu attends. parce que tu ne sais pas quoi faire d'autre. elle a voulu que tu restes, la blonde, et tu ne sais pas bien pourquoi. elle ne peut pas te laisser partir dans cet état et toi, tu ne comprends pas. elle le devrait pourtant. tu ne comprends pas ce changement d'attitude te concernant. les hormones, c'est une bien bonne excuse mais, à ce moment-là, tu te rends compte de l'erreur que tu as commises en la jugeant bien trop sévèrement. parce que grossesse ou non, elle pourrait très bien te laisser quitter le bar, surtout quand on sait les noms d'oiseaux que vous vous êtes jeté au visage plus d'une fois. et elle a beau ne pas t'aimer, elle te fait rester auprès d'elle. tu t'attends à ce qu'elle te descende en flèche mais pourtant, elle ne le fait pas. elle te demande comment tu as fait pour savoir qu'elle était enceinte. parce que toi, tu vois tout, tout le temps. toi qui pensais que tu étais devenue aveugle après tout ça, il doit bien te rester un petit bout de cet espèce de don que tu possèdes. tu hausses les épaules, comme si c'était d'une évidence déconcertante. t'as posé ta main sur ton ventre quand tu m'as demandé si je l'aimais. hors, c'est loin d'être une évidence pour tout le monde. toi, tu l'as vu, t'as compris. mais d'autres n'y auraient probablement pas fait attention. tu vois tout lya, tout le temps. pourquoi ne vois-tu pas que tout n'est pas encore perdu ? tu ne l'as pas fait comme tout le monde. c'était différent, comme si tu voulais te protéger. toi et autre chose. y a pas trente-six solutions possibles. ton monotone, ta voix sans plus aucune nuances. toi qui aimait pourtant tellement jouer avec les mots, les intonations. t'es au bout du rouleau lya. relèves-toi, redresses-toi, bats-toi.  ne te laisses pas sombrer comme ça. tu peux y arriver lya, ne lâches pas prise. pas maintenant. pas comme ça. ta conscience qui ne te laisse pas une seule seconde de répit. et pourtant, tu te joues d'elle, de cette voix dans ta tête. tu l'ignores royalement, comme si tu lui faisais un doigt d'honneur dont elle se souviendrait jusqu'à la fin. mais ta conscience, elle continue, elle ne te laisse pas tomber alors que tu lui dis d'aller se faire foutre. tu ne veux pas l'écouter, tu ne veux pas lui accorder ne serait-ce qu'une once d'intérêt. parce que, sefia le sait, tu es tellement diminuée que tu pourrais céder à sa pression. elle te pique, la russe, elle t'insulte et toi, tu ne réagis pas. avant, t'aurais eu la répartie nécessaire pour la couler. aujourd'hui, tu n'en n'as plus la force. elle te demande ce que tu as vu, comment tu as su qu'elle cachait quelque chose. tu sais pas, tu sais plus. t'es bien plus méfiante que les autres, bien plus acharnée que les autres. j'savais pas au départ. que tu avoues, comme s'il était l'heure de te confesser. j'ai toujours mis plus de temps que les autres à ... accepter que quelqu'un puisse entrer dans la famille. toi, t'es que la petite soeur de lionel. comme une pièce rapportée qui ne vaut pas grand chose, t'avais pourtant cette fâcheuse manie de les surveiller, de les protéger, de loin. parce que tu ne pouvais pas te montrer suspicieuse devant eux. t'es encore qu'une enfant, ils te riraient au nez, tu le sais, toi. et j'ai vu emeryck s'attacher à toi et j'ai su. parce que les autres, ils sont écorchés mais ils sont différents. emeryck, il doit bien avoir couché avec le tout paris, et encore. le tombeur de ces dames, l'homme à femmes. mais jamais la même. jusqu'à sefia. parce que j'le connais et qu'tu dois être sacrément bousillée pour qu'il tienne autant à toi. faible sourire, comme si t'avais enfin le courage d'approuver l'intégration de la russe dans la famille. et puis y a cette façon que tu as de toujours regarder par-dessus ton épaule. comme si t'avais peur qu'on t'rattrape. parce qu'elle avait beau faire attention, la russe, t'avais remarqué cette façon bien à elle d'être sur le qui-vive. tu dois être sacrément amochée sefia. et j'veux pas savoir pourquoi. ça te r'garde. pas moi. t'as plus de filtres toi. t'as plus peur de grand chose. t'as plus peur de te cacher derrière tes mots assassins, tes regards perçants et ta façon de jouer avec tes pailles. t'as plus besoin de tout ça maintenant. tu peux déposer les armes sans t'en sentir coupable parce que t'as plus rien à perdre maintenant.


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MessageSujet: Re: (lefia) pardon rouge sang. 25/6/2017, 17:45



Olyana & Séfia

Oh I’m in pieces it’s tearing me up but I know. A heart that’s broke is a heart that’s been loved


Tu aurais dû Séfia. Tu aurais dû lui en coller une pour qu’elle redescende de son petit nuage. De son piédestal que son frère lui avait construit. Mais la princesse avait désormais perdu de ses dorures. Elle semblait terne. Sans vie. Et Séfia ne ressentait aucune jubilation de la voir ainsi. Elle plus que quiconque devrait se réjouir de la voir aussi mal. Après tout ils avaient tous passés des moments difficiles après la catastrophe du mariage. Mais non, elle ne ressentait qu’un profond chagrin la blonde. Un chagrin de voir une famille, la sienne, se déchirer comme ça. Un petit rire mesquin sort des lèvres de la blonde avant qu’elle secoue la tête négativement de droite à gauche. « T’as jamais compris hein. Mon amitié pour Lionel est plus importante que mon animosité pour toi Lya. » Voilà exactement pourquoi elle ne l’avait pas frappé. Parce que Séfia n’était pas une femme impulsive et même sous la colère elle savait parfaitement ce qu’elle faisait. Si elle avait levé la main sur la cadette Sevestre ? Ça aurait brisé quelque chose dans son amitié avec Lionel. Peut-être pas tout de suite. Peut-être pas le jour du mariage, quand ils étaient tout abasourdis par les révélations. Mais après ? Sans aucun doute. La trahison était peut être toujours aussi forte chez l’ainé Sevestre mais sa sœur reste sa sœur, il veillera toujours sur elle de loin, elle n’avait même pas besoin de se poser de question. « Mais je l’avoue… J’y ai pensé pendant un instant. » Parce que Lio était important pour Séfia mais Em’ ? Em c’était autre chose. C’était l’amour de sa vie. Et les gens pouvaient bien rire de son idiotie. Pouvait bien rire de ses sentiments. De ce couple bancal. Si elle lui avait offert une seconde chance c’était parce qu’elle voulait vivre cette histoire avec lui. Même si elle ne savait pas comment elle se terminerait. Même si elle ne savait pas si elle terminerait en un seul morceau. Même si elle ne savait pas si ça se terminerait bien pour eux. Alors oui, elle y avait pensé pendant un instant, en quelques secondes elle avait pesé le pour et le contre de ce geste pratiqué durant sa tristesse. Et elle avait renoncé. Elle avait déjà perdu Em’ elle ne pouvait pas perdre Lio en plus. Alors non, elle ne l’avait pas touché et ce n’était certainement pas pour la frapper deux mois après. Non, ce que Séfia voulait, c’était savoir pourquoi elle était là. Des excuses sont lancées dans la conversation. Des excuses que la blonde n’accepte pas. Et une question vrille sur les lèvres de la Russe. Est-ce que tu l’aimes. Si autrefois elle était sur la défensive avec la brune aujourd’hui elle semblait carrément être entré en phase de conservation. Comme si en un seul mot Lya détenait quelque chose de précieux dans ses mains. Son bonheur. Leur bonheur. Parce qu’elle ne s’en rend pas compte la Russe qu’elle touche son ventre, qu’elle frôle l’enfant qui grandit au fond d’elle. Ce n’est que lorsque Lya lui parle du bébé qu’elle réalise ses propres gestes instinctifs. Ces mêmes gestes instinctifs qui lui font oublier sa haine pour elle et qui l’obligent à dire à la princesse de s’asseoir sur un tabouret et de ne pas partir dans cet état. Elle lui demande comment elle a su. Après tous seul Éléa avait su au premier coup d’œil qu’elle était enceinte la blonde. Mais Lya était une chieuse, il fallait qu’elle remarque tout. Effectivement, elle protégeait bien quelque chose, quelqu’un plutôt. Elle hausse les épaules. « Tu avais ma famille entre les mains. Un simple mot de toi et tu brisais ce que je commence à peine à toucher du bout des doigts. » Mais ne crois pas qu’elle ne se serait pas battu la Russe. Parce qu’elle pouvait être féroce la blonde. Surtout maintenant. Mais une question tourne dans le crâne de Séfia depuis longtemps désormais, une question qui lui brûle les lèvres et elle profite de l’état de Lya pour lui poser. Son cœur se serre quand elle entend la brune lui dire qu’Em’ tenait à elle. Elle le sait, la blonde, mais c’était toujours autant douloureux quand elle l’entendait, parce qu’elle avait encore du mal à y croire. Qu’il l’aime, elle. La bousillée. La cabossée. L’âme perdue. Elle se racle la gorge et hoche la tête. « Entre personnes bousillées, on se comprend j’imagine. » Et ce sous-entendu ne parlait pas seulement que d’Em’ et elle. Il était présent pour autre chose. Elle comprenait la blonde. La détresse de la brune. Elle comprenait pourquoi elle était là, le cœur à vif, la peine au fond de son regard. Elle était comme détachée de son propre corps la cadette Sevestre. Et quelque chose se déverrouille chez Séfia, quelque chose qui fait appel à son propre désarroi, à sa propre détresse. Celle qu’elle avait ressentie autrefois. Et elle n’aimait pas ça Séfia. Elle détestait sentir de l’empathie pour Lya mais on ne contrôle pas toujours ses émotions. Alors quand la jeune femme lui parle de son passé sans lui demander le moindre détail la Russe sent son visage se détendre légèrement. « Oh Lya… Pourquoi tu ne m’as dit ça avant. » Elle soupire doucement et s’assoit enfin sur le tabouret, déposant sa tête sur sa main. « On aurait pu être amies tu sais… » Si les choses avaient été différentes ? Oui, elles auraient pu être amies. Parce qu’elles se ressemblaient beaucoup les deux femmes. Parce qu’elle aussi elle protégeait les siens. Parce que la brune n’avait pas tellement tort quand elle se méfiait de la Russe. Parce qu’elle venait avec une cargaison de problème et que si une autre femme était rentrée dans leur vie aussi précipitamment ? Séfia aurait été curieuse, aurait été méfiante aussi. Elle le comprenait parfaitement la Russe. Mais elle ne pouvait pas abandonner ses préjugés, elle ne pouvait pas retirer tout ce qui avait été fait et dit. C’était au-dessus de ses forces. Même son pardon avait des limites visiblement elle avait épuisé son quota. Elle soupire lourdement. « J’aurais vraiment aimé avoir cette conversation avec toi devant un whisky ou deux. » Peut-être même une bouteille. Oui une bouteille ça aurait été mieux pour la jeune femme. Mais visiblement elle n’y avait plus le droit la Russe. Elle qui ne buvait pas plus que ça, a toujours fini par prendre un verre afin de se calmer devant Lya. La blonde joue avec un crayon qui traîne non loin d’elle et fini par poser la question. « T’as revu personne depuis… » Depuis le mariage. Séfia n’avait pas vraiment besoin de savoir si elle avait revu Lionel, elle savait que ce n’était pas le cas. Le crew avait implosé laissant sur le carreau Olyana et Emeryck. Mais la Russe elle n’a jamais compris pourquoi. Après tous cette histoire ça ne regardait personne du crew. Juste Lya, Em, Lio et Séfia. Les autres ? Ils n’avaient rien à dire. Ils n’avaient rien à penser de cette histoire. Ils n’avaient pas à juger cette affaire. Ils n’avaient pas à prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Ils auraient dû être là pour la brune. Ils auraient dû être là pour le tatoué. Autant que pour Lionel et pour Séfia. Parce que c’est ça la véritable amitié, du moins l’amitié comme la blonde l’imaginait. Elle avait été présente pour Lionel. Aujourd’hui elle était présente pour Em’. Visiblement elle était aussi présente pour Lya…. Les autres membres auraient dû faire de même, à l’instar de Maxine qui naviguait en eau trouble à travers les membres du crew essayant par sa bonté de recoller des morceaux brisés d’une famille désormais éteinte.


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MessageSujet: Re: (lefia) pardon rouge sang. 25/6/2017, 22:47


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sefia, elle ne fait que confirmer ce que tu pensais déjà. bien que tu aurais trouvé ça libérateur pour elle, tu savais qu'elle ne l'aurait pas fait. par simple respect pour ton frère. parce que toi, tu t'en balances. toi, t'as aucun respect pour rien, pour personne, pas même pour toi. mais sefia, elle, elle est si différente. elle y a pensé, au moins, à te décrocher la mâchoire. tu l'aurais mérité, toi. tu le sais bien, t'es pas complètement idiote. un semblant de sourire qui se dessine sur tes lèvres gercées. ça ne ressemble pas à grand chose, ça non. tu ne ressembles plus à grand chose. t'es descendue de ton piédestal, toi. t'es tombée au fond du puits et y a personne pour t'en sortir, malgré ta détresse évidente. détrompe-toi, je sais que tu respectes bien trop lionel. je sais que je ne suis rien comparé à lui. corps sans vie, âme suffocante. t'as jamais rien été comparé à lui. il est bien plus important que toi, lui. et pas seulement aux yeux de sefia. tu ne le sais que trop bien, toi. tu ne l'as que trop bien vu, toi. tu ne l'as que trop bien compris, toi. même si tu t'es volontairement mise à l'écart du crew, tu n'as eu aucun contact avec eux. ce bout de famille dans lequel tu t'étais incrustée par défaut parce que tu n'es que la petite sœur, toi. pas un message ou même un appel que tu n'aurais, de toute façon, pas oser prendre. il n'y a eu que nadège. et camille, il est où ? et antonin, il est où ? préférence notable pour ton frère alors qu'aucun d'entre eux n'aurait dû prendre parti dans cette histoire. nadège, elle est là. mais tu le sais bien, toi, que nadège, elle ne tournera jamais le dos à lionel. alors toi, tu subis ton erreur. tu subis les conséquences de tes actes sans pouvoir te relever. sensation amère au fond de ta gorge quand tu y penses, bien que tu ne l'avoueras jamais. parce que tu te présentes en martyr face à une jolie russe qui ne méritait pas que tu la poignardes ainsi dans le dos, malgré tout ce qui a pu se passer entre vous auparavant. déchet de mère nature, t'as perdu toute ta brillance, tout ton éclat. cadavre ambulant que la russe oblige à s'installer sur l'un des tabouret du bar. incompréhension qui règne au fond de ton regard dépourvu de toute malice. et pourtant, tu t'exécutes, comme un automate. machine rouillée par les intempéries incessantes qui s'abattent sur toi depuis maintenant deux mois. tu traînes ta carcasse dépouillée pour t'asseoir sans plus aucune grâce. et elle en profite, la blonde, pour te poser des questions. elle tire avantage de ton état pitoyable. et toi, tu lui réponds, lassée de devoir te battre, te justifier. sa grossesse. comment tu as su, comment tu l'as vu. sa main posée sur son ventre. c'est ça qui t'a mis la puce à l'oreille. j'ai déjà assez foutu la merde comme ça. ça suffit tu crois pas ? mais réagis putain olyana. reprends toi en main jolie lya. redresse les épaules, bombe le torse, garde ta tête haute. arrête de sombrer, arrête de te flageller. mais non, toi, tu continues à t'enfoncer. et puis, t'as remit la bague. parce que, ça aussi, tu l'as vu. c'est bien. esquisse d'un petit quelque chose qui devait ressembler à de la satisfaction sur le coin de tes lippes. emeryck mérite que tu te battes pour lui, que tu lui offres une seconde chance. léger soupire. toi, tu ne mérites rien d'autre qu'un lynchage en règle, que tu penses. il est maladroit, il fait souvent les choses dans l'mauvais ordre mais c'un type bien. et je ... tu humidifies des lèvres pendant que tu cherches tes mots qui n'auront probablement aucun effet. je suis soulagée que tu aies pu lui ... pardonner ? parce que tu n'es pas certaine de l'emploi de ce terme. t'es même pas certaine qu'elle l'ait pardonné. peut-être a-t-elle simplement décidé de fermer les yeux, de passer l'éponge, sans pour autant pardonner. tu ne sais pas toi. mauvaise habitude que de partir à la pèche aux informations, même de manière inconsciente. parce que, dans le fond, t'as même pas capté que tu poses une question indiscrète. t'as même pas capté que tu te permets de parler de choses que tu ne connais pas, que tu ne comprends pas et qui ne te regardent en rien. chassez le naturel, il revient au galop. t'es d'une tristesse ma pauvre lya, ça en est indécent. mais toi, tu serais tellement heureuse qu'elle ait réussi à passer au-dessus de tout ça pour accorder un nouvel essai au tatoué. parce que t'as jamais vu emeryck aussi heureux que quand il est avec elle. parce que t'as jamais vu emeryck aussi serein que quand il est avec elle. et ça, c'est important pour toi. la russe, elle continue son interrogatoire, te demandant comment tu as su qu'elle cachait des informations. tu lui expliques toi, parce que t'es dans un esprit de transparence totale. t'as plus envie de tenter l'expérience du mensonge. toi qui n'avait pourtant jamais eu l'envie, ni même la prétention de raconter des bobards. oh ça non, t'es pas douée pour ce genre de choses. ne pas tout dire, tu sais faire et t'en as usé alors que tu n'aurais pas dû. regrets permanents qui s'engouffrent dans ton fort intérieur. sa remarque, t'en es pas certaine, mais tu penses qu'elle est à double sens. mais tu ne veux pas prendre le risque de répondre quoi que ce soit qui pourrait faire penser que tu ramènes la situation à ta personne alors que peut-être pas. t'es plus dans le jeu, t'as perdu la partie il y a bien longtemps. t'as déposé les armes quand tu as pénétré dans le bar désert alors ce n'est certainement pas pour les reprendre en main alors que tu n'en mènes pas large. ce n'est pas dans ton intérêt et ce n'est certainement pas dans le sien. et puis tu la vois s'asseoir à son tour, tu la vois se radoucir considérablement. et toi, toi ça te fait un choc. parce que tu ne t'attendais pas à ça. oh mais tu sais toi, qu'elle est aussi fatiguée que toi, sinon plus. et surtout, tu sais que rien n'est gagné d'avance. mais as-tu vraiment l'envie, la force ou même le courage de gagner quoi que ce soit aujourd'hui ? t'es plus sûre de rien toi. et c'est d'une tristesse qui t'es tellement étrangère. où es-tu passée lya ? reviens lya. j'suis sûre que tu manques lya. où es-tu lya ? t'étouffes un semblant de rire quand elle te dit qu'elle aurait aimé partager cette conversation avec toi autour d'un verre. un verre ou deux ne suffiraient pas. faudrait probablement viser la bouteille, si ce n'est une deuxième. première pointe d'humour que tu décroches depuis bien longtemps. ça te fait peur de retrouver un semblant de quelque chose alors tu te ravises aussitôt, comme si c'était déplacé d'être un brin optimiste. un jour, peut-être bien que ça pourra s'faire. mélancolie dans le ton de ta voix, comme si t'avais raté le coche, comme si tu doutais que la proposition se représente un jour. tes doutes et tes appréhensions te reviennent par vague. et elle enfonce le couteau dans cette plaie béante au plein milieu de ta cage thoracique. t'as revu personne. tu baisses la tête, tes doigts qui s'entremêlent de façon nerveuse. tes pensées qui se font la malle vers le coin le plus sombre de ton esprit. t'y pensais tout à l'heure et tu y penses encore maintenant. c'est constant. camille, il est où ? camille, il a levé le voile. camille, il a jeté la grenade que tu avais dégoupillée. mais camille, t'es même pas capable de lui en vouloir. il a fait ce que tu n'arrivais pas à faire. mais il est où camille ? probablement avec lionel. toi, tu le voyais comme un frère, tu le voyais comme un exemple, comme tu voyais ton lionel. mais camille, lui, il n'en n'a jamais rien eu à foutre. il aurait essayé de te contacter sinon. poignard qui s'enfonce lentement dans ta poitrine. ton palpitant qui rate un battement. t'as du mal à respirer mais tu tiens le coup. il le faut. et antonin, il est où antonin ? probablement trop occupé à prendre soin de lionel, lui aussi. antonin, t'as pas osé te réfugier chez lui parce que t'avais peut-être pas ta place là-bas. et pourtant, dieu sait combien de fois t'as frappé à sa porte, ne serait-ce que pour poser ton cerveau un instant et te laisser aller à un repos salvateur. parce qu'antonin, il a cet effet sur toi, de te calmer, de t'apaiser. toujours, tout le temps. mais il est où antonin ? lui non plus, il n'a pas essayé de savoir comment tu allais. le poignard atteint le manche et tourne lentement. tu suffoques, tu manques d'air, t'as les larmes qui s'apprêtent à séchapper. mais toi, toi, tu les retiens parce que t'as pas le droit de craquer. pas maintenant, pas ici, pas devant sefia. tu ne peux pas pleurer d'avoir tout foutu en l'air. t'as pas revu emeryck non plus mais t'as su le bordel qu'il avait foutu de son côté, t'as su pour son séjour derrière les barreaux, t'as su pour son retrait de la vie parisienne. et toi, tu ne veux pas le revoir. parce que t'en aura pas la force. t'auras pas la force de le regarder en face tout en sachant que t'as lâché la bombe que tu tenais dans ta main. il t'en voudra, lui. il te regardera avec sa façon bien à lui de mépriser les gens. t'en es certaine toi. t'en sais rien lya.  arrête de couler, remonte à la surface, bats-toi. tu te mords l'intérieur de la joue jusqu'à ce que le sang inonde ta bouche. ta tête qui se secoue de gauche à droite. tu ravales tes larmes et relèves la tête. tes lèvres pincées, le regard absent. nadège ... y a qu'elle et pourtant ... ta phrase en suspend, qui vient se perdre dans l'écho du vide de la salle. nadège a été la seule à te contacter. mais tu sais bien qu'elle sera toujours du côté de lionel. ils sont si fusionnels, si importants l'un pour l'autre. elle est là mais c'est comme si elle ne l'était pas. tu ne comprends pas vraiment pourquoi elle s'inquiète de ton sort. tu ne comprends pas ce qu'elle vient foutre à essayer de te sortir de ta merde. toi, tu refuses son aide alors que t'en as pourtant tellement besoin. parce que tu ne sais pas que c'est parce que lionel lui a demandé de veiller sur toi malgré tout. parce que tu ne sais pas qu'il tient encore à toi. et par dessus tout, tu ne sais pas si elle serait venue vers toi s'il ne le lui avait pas demandé. c'pas important. tu mens toi. tu mens comme une arracheuse de dents. et le pire, c'est que ça doit se voir. mais toi, tu t'es faite une raison depuis le temps. tu ne mérites pas qu'ils s'inquiètent pour toi. s'ils savaient à quel point tu les comprends. c'est pas toi lya. c'est pas vrai lya. arrête de croire que t'es rien. ressaisis toi, t'es bien plus importante que tu ne le crois. arrête de te sous-estimer. reviens jolie lya, reviens.


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(lefia) pardon rouge sang.

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