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friendship medecine for a wounded heart. (malba)

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MessageSujet: friendship medecine for a wounded heart. (malba) 23/6/2017, 20:46

le soleil était au beau fixe. sans doute une belle journée. une qui ne comprenait pas les nfs. les chimies. les iono et autres choses. parce qu'aujourd'hui tu voulais du calme. t'en avais marre d'entendre les bruits incessants des machines. les crissements des roues des chariots. ou bien encore les cliquetis des outils. non tu voulais simplement une journée calme. celle où t'entends le gazouillis des oiseaux et le chatoiement du soleil. ça te faisait du bien. une journée de break n'était jamais assez après tout. l'étudiante en médecine avait bien besoin de ça au final. de juste rien faire. c'est ce que t'avais prévu. t'avais fini de réviser pour ton prochain examen et ta garde ne prenait que le lendemain. un jour de libre était presque une bénédiction pour toi. presque un miracle. alors si t'en avais profité pour dormir jusque midi. t'avais aussi décidé de prendre du temps pour toi et tes amies. ça faisait bien trop longtemps que tu restais cloîtrée chez toi à lire encore et encore tes cours ou tes dossiers en cours. tes colocs passaient leur temps à te tirer par les cheveux pour que ta peau reçoive un peu de vitamine d. en vain presque toujours. mais ils avaient raison. tu le savais au fond de toi. alors t'avais pris sur toi. t'avais prévu un beau programme. c'était le peu que tu pouvais au final. d'ailleurs une des filles de la coloc était presque choquée. c'était presque si elle ne s'en remettait toujours pas. toi ça te faisait rire dans un sens. ou pleurer. t'hésitais encore. mais t'avais profité de cette journée. oh que oui. comme jamais. mieux encore. tu l'avais fini en beauté. après tout un café entre amies c'était le mieux pour finir tout ça. tellement mieux. alors t'avais fini par décrocher ton téléphone et envoyer un message. t'avais jamais aimé le téléphone. vraiment jamais. peut-on dire que t'es une téléphonophobe ? dans un sens tu l'es. tu sais jamais trop quoi dire au téléphone. c'est un peu comme un coupe relation pour toi. de toute façon, tu n'as jamais été folle de ton portable d'ailleurs. alors envoyer un sms c'était presque un exploit pour toi. encore une fois. mais t'avais tout de suite eu une réponse positive. d'un côté ça ne t’étonnais pas. oh que non. maribelle, elle était comme ça. spontanée. et toujours aussi sympathique. après tout vous étiez devenues des amies ? en quelques sortes, oui. tu pouvais le dire. t'avais été là pour elle. comme elle avait été là pour toi. une relation à double sens comme on les aime. après tout ça serait quoi sinon ? une connaissance ? juste un soutien ? ridicule. t'avais même fait des recherches pour elle. c'est aussi pour ça que tu la voyais. pour prendre de ses nouvelles. savoir comment elle s'en sortait avec son nouveau véhicule à roulettes flambant neuf. et pour sa prothèse. après tout tu l'avais suivie depuis le début. c'était ta première patiente que tu suivais. un exploit. c'était tout normal que tu t'inquiètes pour elle. dans un sens, c'est bien toi tout ça. toujours là pour les autres. à te demander quoi. à savoir s'ils vont bien à présent. c'est sans aucun doute pour ça que tu voulais devenir médecin. t'as toujours voulu sauver le monde. malgré tes petits bras frêles. malgré ton corps prêt à s'écrouler tout seul. mais t'as une force de caractère que toi même t'aurais pas soupçonnée. comme une force de la dernière chance. et pis tu penses pas à ça. oh que non. c'est bien trop loin pour y penser. t'es juste là. à travers les rues de paris. t'as la musique qui inonde ton esprit. t'as jamais su sortir sans ton mp3. pour toi ça aurait été la fin du monde. tu ne vis pas sans musique. tu dois bien être la seule personne à pouvoir te brosser les dents tout en écoutant tes écouteurs et chantant à tue-tête. tes colocs en peuvent plus de te voir te trémousser avec le balai de l'aspirateur quand ta musique préférée passe. t'es presque désespérante au final. mais c'est toi. alba. mais ça devient tellement une aventure avec la musique. tu pourrais presque te croire dans un film. t'as beau voir des immeubles haussmanniens. avec tes écouteurs, ça prend tout de suite une autre dimension. c'est l'effet que ça te donne. alors t'arrives assez vite dans le quinzième. traverser toute la ville n'a jamais été un problème pour toi. au contraire. t'aimes la ville. et ses rues entrelacées. t'es pas des pressés de paris. pas aujourd'hui. tu prends ton temps. et ça se voit sur ton visage. t'as le visage rieur et les yeux malicieux. l'aura brillante. finalement t'arrives quand même assez vite au lieu de rendez-vous. un café très sympathique. t'étais jamais venue ici mais ça semblait tout à fait charmant. après tout maribelle avait choisi. tu voulais pas la contraindre plus qu'elle ne l'était déjà. effectivement tu la voyais mal traverser toute la ville pour un simple café avec toi. et pis ici c'était parfait. pas besoin de plus pour toi. vraiment. au premier regard tu vois qu'il n'y a personne. ou du moins pas de trace d'une chevelure de feu. faut dire que t'es en avance. t'es toujours en avance. toi et les horloges ça fait quarante deux. tu détestes le retard. tes professeurs te répétaient toujours. être à l'heure c'est être en avance. alors t'as pris le pli. et pis c'est dans tes gênes aussi. tu pourrais péter un câble si tu ne partais pas en avance. c'est presque maladif dans un sens. tes colocs tentent de te désintoxiquer mais ça reste parfois problématique. tant pis pour toi. tu décides alors de l'attendre alors patiemment. tu demandes une table dehors. t'espères que ça ira pour ton amie. après tout il fait beau dehors. et pour une fois depuis trois jours la chaleur n'est pas au rendez-vous. il fait même très bon avec ce petit vent frais. très agréable. alors un serveur t'installe à une table de deux. tu refuses poliment quand il te demande ta commande. tu prétends attendre une amie. elle ne devrait pas tarder. juste une dizaine de minutes. t'en profites pour checker un peu ton téléphone. t'as même gardé ton bipeur dans ton sac. on sait jamais. ton supérieur t'a bien fait comprendre son importance. il t'a parlé même que tu devais penser bipeur. manger bipeur et dormir bipeur. certes. alors tu regardes tes messages. pis tes mails. tiens. t'as quelques réductions dans un de tes magasins préférés. t'iras voir plus tard. mais rien d'autre ne te semble intéressant dans tes messages électroniques. alors tu reposes ton téléphone sur la table. c'est là que tu l'aperçois à quelques mètres. elle arrive. elle semble chercher quelqu'un. toi. alors tu lèves un bras. « maribelle ! » et c'est là où t'hésites. te lever. ou pas. t'es toujours gaffeuse dans ton genre. ça change pas ça avec l'âge. la maladresse t'a toujours caractérisée. on peut dire que ça peut te desservir. oh que oui. surtout à l’hôpital parfois. ça peut faire rire les enfants. mais ça peut en irriter d'autres. surtout ton supérieur. oh que oui. alors tu préfères rester tranquille tandis que la rousse prend place devant toi. « tu vas bien ? tu n'as pas trop eu de mal à venir jusqu'ici ? » t’enchaînes les questions. peut être un peu trop. « je sais que paris peut être une vraie fourmilière. mais au moins il fait bon et beau aujourd'hui. pour une fois. » tu finis alors avec un grand sourire. parce que c'est ça toi. le sourire. le rire. et tout ce qui peut caractériser la joie de vivre. celle qui cache bien des blessures pourtant.
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MessageSujet: Re: friendship medecine for a wounded heart. (malba) 24/6/2017, 15:31


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aujourd'hui sera une bonne journée. aujourd'hui est une bonne journée.  aujourd'hui tout ira bien. aujourd'hui tout va bien. quelques phrases qui tournent en boucle dans ta caboche, comme une prière silencieuse que cette journée sera meilleure que la veille, comme si tu voulais y croire. parce qu'au fond, t'as besoin d'y croire, besoin d'avoir quelque chose à quoi te raccrocher. t'as beau garder le sourire et faire comme si tout allait bien, t'es toute foutue au fond de toi. ça prend du temps de se reconstruire, ça prend du temps de se relever d'une telle chute, ça prend du temps de se pardonner à soi-même. parce qu'après tout, si t'es bloquée dans cet état, c'est carrément de ta faute. et toi, il faut que t'arrives à vivre avec l'idée même que c'est toi qui a cherché la merde et que tu l'as trouvé. t'as passé tant de temps à te foutre de tout et surtout de ce qu'il pouvait t'arriver. aujourd'hui, tu en paies le prix fort. seule dans l'immensité de la maison familiale, tu tournes en rond. enfin, si l'on peut dire ainsi. tes parents partis travailler lana qui traîne dieu sait où, quoi que probablement chez les dumont ou avec billie. elle t'a demandé si ça irait, si tu voulais qu'elle reste. mais toi, t'as pas voulu. elle a besoin de changer d'air, ta petite soeur. elle ne peut pas veiller sur toi constamment. tu vas y arriver à force, tu vas t'en sortir, toi. parce que t'es jamais vraiment toute seule au final. tu persistes à sourire, à te montrer sous le meilleur jour possible, comme si tout ça, ce n'était rien. mais fond, est-ce qu'ils sont vraiment dupes ? est-ce qu'ils pensent vraiment que ça te passe au-dessus, que t'as tourné la page et que tu vas bien ? t'es pas dans leur tête, toi. alors tu ne sais pas. t'as l'impression de jouer ton rôle à la perfection mais t'en as pas fait ton métier encore. actrice. t'aurais aimé faire une carrière de ce genre mais t'as jamais osé. tu t'es contentée de faire bouger les gens sur les sons que tu passais en boite. ça te plaisait, c'était le principal. mais depuis. depuis tu délaisses ton ordinateur portable et la création de morceaux. t'y arrives plus pourtant. panne sèche, inspiration qui se fait la malle. t'essaies toi de t'y remettre. en vain. alors tu lis. beaucoup. et parfois même tu relis les livres que tu avais déjà lu, il y a bien longtemps. il t'arrive de jeter un coup d’œil amère à tes cours de psychologie aussi. tu ne finiras pas ta dernière année d'études. hors de question pour toi de suivre les cours dans ton nouvel engin. le regard des gens te bouffe, toi qui pourtant n'en n'avait jamais rien eu à foutre. esprit qui s'envole vers cette époque ou tout semblait tellement plus simple. ton téléphone qui sonne, te signalant l'arrivée d'un message texte. tu te dis que ce doit être lana qui s'inquiète de savoir si tout se passe bien. il vaudrait mieux pour toi que tu répondes le plus vite possible avant qu'elle ne t'appelle. un large sourire étire tes lèvres quand tu remarques qu'il ne s'agit pas de ta cadette. alba. la douce alba. étudiante en médecine que l'on avait collé sur ton cas. elle s'était occupée de toi, elle avait lu la détresse au fond de tes prunelles. celle-là même que tu te donnais tant de mal à cacher. alors tu t'étais confiée, dans un excès de colère, de fatigue et une trop forte dose de morphine. elle t'avait écouté, l'étudiante, elle t'avait rassuré. du mieux qu'elle a pu. et tu as fait de même en retour, lorsque tu as vu la façon dont son supérieur la traitait. elle ne méritait pas ça la brune, ça non. tu n'as pas tergiversé pendant très longtemps quand tu lui as répondu, lui indiquant l'adresse d'un petit café, pas si loin de chez toi. parce que tu ne voulais pas t'éloigner de chez toi, pas de trop en tous cas. pour elle, tu pouvais aisément quitter le confort et la protection de ton foyer. pour elle tu acceptais de t'exposer aux yeux du monde. parce qu'au delà de la complicité que vous aviez créée, à l'hôpital, vous êtes devenues amies. enfin, tu aimes à le croire. parce qu'elle est importante alba, tu le sais, tu le sens. alors, l'heure approchant, tu te mets en route, toi et ton engin à roulette. tu donnerais tout ce que tu as pour t'y rendre sur ton skate, absolument tout. mais au lieu de ça, tu te vois obligée de faire fonctionner tes petits bras musclés pour faire tourner les roues de ton fauteuil. tu es étonnée de voir le quinzième sous ce nouvel angle d'ailleurs. toi qui pensait qu'il n'y avait pas grand monde dans le quartier avant, tu changes d'avis aussitôt le coin de ta rue dépassé. tu voyais le monde différemment quand tu slalomais entre les passants. maintenant, c'est eux qui slaloment pour t'éviter. y en a qui ne prêtent pas attention et puis y en a d'autres qui regardent avec insistance. quoi ? vous voulez p'tre essayer voir c'que ça fait ou comment ça s'passe ? que tu balances, au bout de la dixième personne qui pose son regard sur toi. tu arques un sourcil, ton ironique bien que peut-être un peu trop froid. on peut même rouler sur les gens qui nous font chier, j'vous jure, c'est super pratique et intéressant. vous voulez pas être mon cobaye ? tes dents blanches qui brillent presque au soleil. l'homme détourne la tête sans demander son reste avant de s'éclipser bien plus vite que son ombre. t'es piquante toi, tu l'as toujours été. c'est un véritable bonheur d'être capable d'incendier les gens, même en étant coincée dans ton véhicule encombrant. parce que t'aimes bien toi, remettre les gens à leur place. t'aimes bien cracher ton venin quand t'en ressens le besoin. hors, quand tu passes les trois quart de ton temps cloîtrée chez toi, ça devient bien vite compliqué cette affaire. c'est pour cette raison que tu te pointes avec un immense sourire aux lèvres, aux abords du café. ravie d'avoir pu être cinglante avec quelqu'un d'autre que toi-même. tu cherches ton rencard du jour, t'appuyant légèrement sur tes bras pour prendre un semblant de hauteur. c'est pas facile de voir la vie assise quand même. ça t'agace de ne plus pouvoir prendre les gens par surprise. comment voulez-vous être discrète quand les roues de ton fauteuil font plus de bruit que le ronronnement d'un chat heureux. t'entends ton prénom et tu soupires d'avoir eu un petit coup de main dans ta quête. pas facile non plus de slalomer entre les tables et les chaises mais tu ne fais pas trop de dégâts encore et puis, alba, elle a choisi la table qui te sera la plus facile d'accès. parce qu'elle pense à tout l'étudiante. elle pense à toi surtout. c'est gentil d'rester à ma hauteur, j'apprécie. que tu lâches en enclenchant le frein, qui te permettra de rester à ta place. tu t'doutes bien que j'me serai levée mais j'tiens pas sur mes jambes alors tu m'pardonnes j'espère. ironie non dissimulée dans le ton de ta voix. tu prends les choses à la légère, comme tu as pris l'habitude de le faire, avec tout le monde. t'as tendance à oublier qu'alba est la seule à réellement savoir comment tu te sens, la seule à qui tu t'es confiée sur ton réel ressenti. j'ai croisé pas mal de cons qui devaient s'demander c'que j'foutais là mais ça va, j'le vis bien. tu lèves les yeux au ciel et pousse un long soupire. et toi, comment tu vas ma belle ? tu préfères porter ton attention sur la demoiselle parce que c'est toujours plus facile de parler des autres que de soi. ton boss, faut que j'lui roule dessus prochainement ? que tu demandes, comme si tu lui faisais une confidence, un grand sourire sur les lèvres. tu sais à quel point ce type est un pauvre con. et rien ne te ferait plus plaisir que de rendre justice à la gentillesse de celle qui a su prendre soin de toi. y a le serveur qui se pointe, qui bloque sur toi. tu penches ta tête sur le côté, arque un sourcil et le dévisage comme s'il allait dire une énorme connerie. je ... j'peux prendre votre commande ? nouveau soupire de ta part. j'vais bien vous savez. vous sentez pas mal pour moi surtout. c'pas contagieux, j'vous promets qu'vous risquez rien. le garçon grimace et tu lis toutes ses excuses dans son regard paumé. aller ça va. j'vais vous prendre un café. un double, avec un verre d'eau, s'vous plait. tu t'es radoucie parce qu'il ne mérite pas que tu lui craches au visage. lui il avait l'habitude de te voir sur tes deux jambes, y a pas si longtemps. peut-être bien qu'il est tout simplement surpris de ce changement notable. tu laisses alba passer sa commande et le garçon s'éclipse, un sourire désolé au bord des lèvres. alors, raconte-moi tout maintenant. tu as reporté ton attention sur la jolie brune. tu veux savoir ce qu'elle raconte, comme si tu avais besoin de distraction, de changement notable dans ton quotidien que tu as bien souvent du mal à éclaircir.



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MessageSujet: Re: friendship medecine for a wounded heart. (malba) 30/6/2017, 02:44

« c'est gentil d'rester à ma hauteur, j'apprécie. » au moins t'as pas fait une gaffe de plus. parce que mari, elle apprécie ton honnêteté. le fait que tu ne triches pas. t'as souvent écouté des récits de patients. ceux qui te tirent presque une larme. parce qu'ils aiment pas la pitié. ils aiment pas qu'on fasse tout à l'heure place. mais le pire ils aiment pas que vous vous montriez faible. avec votre pitié entre les mains. c'est leur plus grande hantise. leur plus grande peur. alors tu respectes ça. t'essayes d'apprendre à être naturel. étrangement c'est pas le plus simple du monde. mais avec mari ça devient facile. tu commences à la connaître. « tu t'doutes bien que j'me serai levée mais j'tiens pas sur mes jambes alors tu m'pardonnes j'espère. » enfin pas tellement au final. parce que tu sais qu'elle ne mâche pas ses mots. qu'elle ose sans honte. alors que toi. tu serais déjà dans un trou de souris. mais ton sourire se maintient. être détachée. c'est ce qu'on t'apprenait tous les jours. « t'en fais pas. il n'y a pas de soucis. » tu la rassures. est-ce que t'as besoin ? non. c'était de l'ironie. mais t'en as besoin. parce que ça le fait mieux pour toi. « j'ai croisé pas mal de cons qui devaient s'demander c'que j'foutais là mais ça va, j'le vis bien. » évidemment. tu devais bien deviner que paris c'est pas le meilleur endroit. quoi que même nul part aurait été le mauvais endroit. tu sais comment les gens pourraient réagir. avec leur regard de mépris et leur tête haute. c'était un lot bien trop lourd à porter. tu pouvais pas le nier. mais t'as pas le temps d'argumenter. parce que maribelle elle va vite. elle revient à toi. « et toi, comment tu vas ma belle ? » toi t'aimes pas tellement parler de toi. c'est un sujet presque trop difficile pour toi. écouter les autres, c'est tellement plus intéressant. tellement plus enrichissant. t'as toujours dit que t'étais née pour écouter les autres. mais tu ne dis rien. ou du moins tu souris. « oh la routine, tu sais. l'hopital. les cours. mais ça va très bien. c'est mon jour de repos, alors j'en profite. » tu remets une mèche derrière tes cheveux. « ton boss, faut que j'lui roule dessus prochainement ? » là tu peux pas t'en empêcher. parce que t'imagines déjà le tableau. une chevelure rousse qui déboule. et ton supérieur qui devient une crêpe. c'est plus fort que toi. faut dire que t'en as imaginé des moyens de l'écraser. de pouvoir enfin être libre. parce qu'ils en profitent. tous les petits étudiants de l'hopital le savent tous. ça n'a jamais été caché. il fallait se taper les sales boulots. ceux que personnes ne voulaient. et surtout que leurs supérieurs leur donnaient avec un malin plaisir. damn it. « t'inquiètes pas. il s'est calmé ces temps-ci. peut être parce qu'il a eu un instant de conscience humaine. qui sait ? » tu ris un peu. c'est vrai. tu le vois mal comme ça. parce que c'est un sans coeur. tu te demandes souvent comment tu fais pour être encore là et pas être partie les jambes à ton cou. peut être pour l'amour de ton futur métier. sans doute. bien vite le serveur revient. tu l'avais pas vu venir. trop dans tes paroles. et t'aurais préféré qu'il ne vienne pas. parce que tu l'as bien vu son regard. son anxiété. pire encore sa gêne. ça se voit comme son nez au milieu du visage. « je ... j'peux prendre votre commande ? » oh que oui tu la voyais cette gêne. cette incompréhension. mais tu ne disais rien. c'était sans doute ton tord. par contre la rousse ne se laissa pas faire. « j'vais bien vous savez. vous sentez pas mal pour moi surtout. c'pas contagieux, j'vous promets qu'vous risquez rien. » dans un sens tu l'admirais. elle était si forte de caractère. si imposable. contrairement à toi. parce que toi à sa place. t'aurais surement baisser la tête sur ton menu. ressassant pendant des dizaines de secondes comment faire. parce que toi tu sais pas faire avec ce genre de situation. t'es la pas douée de service au final. « aller ça va. j'vais vous prendre un café. un double, avec un verre d'eau, s'vous plait. » tu l'écoutes attentivement. parce qu'il finit par se tourner vers toi. toi tu débites presque machinalement. « ça sera un chocolat chaud pour moi. et un verre d'eau aussi, merci. » oui. un chocolat chaud. il fait peut être beau et chaud. t'as besoin de ça. parce que t'aimes pas le café. parce que t'as aussi gardé ton âme d'enfant. ça te rappelle quand tu étais chez ta grand-mère pendant les vacances. une période de ta vie que tu chéris. et que tu retrouves un peu en buvant ce breuvage réservé généralement aux enfants. t'y peux rien. t'es encore cette enfant au final. t'assumes. maribelle reprend la parole encore une fois. dès que le serveur s'est éclipsé. un sourire désolé aux lèvres. il a surement compris son erreur avec ton amie. sans aucun doute. « alors, raconte-moi tout maintenant. » elle a le sourire aux lèvres. comme toi. au final ça te fait du bien de sortir. de voir du monde. t'avais presque oublié comment c'était si agréable. parce que tu es bien avec maribelle. oh que oui. une vraie après midi tranquille au final. sans prise de tête. et loin de tous les problèmes que l'hopital pouvait apporter. parce que t'avais beau voir ton lieu de travail et d'études comme un spectacle magique de tes rêves les plus fous. c'était pas tout beau tout rose. si durant tes premiers stages tu voyais les draps se soulever sur du mozart et les mouvements des médecins dignent des plus grandes valses. ça commençait à se clarifier dans ton esprit. à être plus terre-à-terre. il valait mieux. ce n'était pas bon de te complaire dans ce genre de métier fantasmé. surtout pas dans le tien. sinon tu tomberais de haut. de très très haut. après tout, tous les cas n'étaient pas les plus faciles. vous étiez confrontés à la mort à chaque instant. et c'était une pression énorme. heureusement ton premier cas avait été parfait. après tout il se tenait devant toi. se présentant à présent comme ton amie. parce que maribelle était bien plus qu'une simple patiente à qui t'a prodigué des soins. c'est devenue une amie. une fille sur qui tu peux compter. tu le vois dans son regard. et ça fait du bien. oh que oui. « oh tu sais trois fois rien. la routine. mais je suis tellement contente de te voir. je vois que tu te débrouilles pas trop mal avec tout ça. » tu souris. pour tenter de parler d'un sujet qui pourrait peut être être lourd pour elle. parce que tu sais ce qu'elle pense réellement de tout ça. parce qu'elle t'avait réellement dit le fond de sa pensée. et tu t'inquiétais pour elle. vraiment. « oh si. tu vas rire. le fameux interne, boucle d'or, a réussi à avoir ce qu'il voulait. je crois que personne ne s'en remet encore dans le service. » quand elle avait été à l'hopital, vous en aviez parlé. même ri. parce que cet interne, vous l'aviez vu bien maladroit face à une infirmière caractérielle et charismatique. comme l'eau et le vin. vous en aviez même jusqu'à parier dessus. ce n'était pas tellement une bonne chose à faire. mais tu savais que ça détendait la jolie rousse durant quelques minutes lorsque tu venais la voir durant tes visites hebdomadaires durant son séjour à l'hopital. et ça, c'était une bonne chose. et pis tu prends conscience d'autre chose. des papiers que t'avais apporté. parce que t'avais pas fait que ça aujourd'hui. juste rien faire. t'avais rassemblé quelques trucs. qui pourraient être utiles à mari. t'espérais du moins. alors tu plonges dans ton sac. « j'y pense. j'ai récolté ça ici et là. ça peut peut être t'aider. je ne sais pas si tu en as réellement réfléchi. je ne veux pas me montrer trop présomptueuse. mais si cela peut te servir. je sais que le skate était très important pour toi. alors si certains athlètes le peuvent. peut être que tu pourrais toi aussi... » t'as les phrases énigmatiques. celles qui veulent dire beaucoup sans nommer les mots. tu sais pas comment elle va le prendre. tu veux y aller doucement. sans trop la bousculer. tu lui proposes alors les quelques papiers sur les prothèses. celles qui pourront peut être l'aider à reprendre son activité. après tout t'avais bien vu que ce sport avait été une part importante de sa vie. ou même si elle ne voudrait pas reprendre. tout ceci pourrait lui montrer qu'elle avait d'autres alternatives. d'autres chemins, comme les autres sports par exemple, qu'elle pouvait prendre. c'était juste à elle de les emprunter. pour s'ouvrir. si tu lui proposais. tu ne pouvais pas tout faire. fallait aussi qu'elle accepte d'elle-même. qu'elle s'y engage par ses propres moyens. tu serais toujours là pour la seconder. comme toujours. comme son médecin. mais surtout comme son amie. ouais.
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MessageSujet: Re: friendship medecine for a wounded heart. (malba) 6/7/2017, 02:35


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à peine arrivée que, déjà, tu donnes le ton. t'es pas du genre à t’apitoyer sur ton sort. elle le sait bien l'interne. si elle n'était pas entrée dans ta chambre pendant l'un de tes moments de faiblesse, elle n'aurait probablement jamais su ce que tu ressentais, tout au fond de toi. et, par conséquent, vous n'auriez jamais eu rendez-vous, dans ce café, aujourd'hui. elle garde son sourire, la brune, mais il y a cette ombre, tout au fond de ses iris, qui  te montre bien qu'elle n'est pas encore tout à fait à l'aise avec cette version aussi brute de décoffrage que naturelle que tu lui offres. détends-toi alba, tu finiras par t'y faire, j't'assure. ce sourire qui ne quitte pas tes lippes. tu es en joie d'être sortie de chez toi, seule, et d'être venue jusqu'ici, seule. tu n'as rien à envier à personne, tu t'en sors, c'est déjà pas mal pour quelqu'un de ta condition. tu lui sors que tu as croisé pas mal de cons en chemin avant de finir par lui demander comment elle va. parce que, ça, c'est bien plus intéressant que tout le reste au final. parce que ça ne te concerne pas, toi. parce que ça ne te touche pas, toi. ça a toujours été plus facile pour toi de parler des autres que de toi, d'écouter les autres te raconter ce qu'ils voulaient plutôt que tu t'étales sur toi. ce n'est peut-être pas pour rien que tu avais entamé des études en psychologie après tout. elle te dit qu'elle va bien, que la routine s'installe et que c'est son jour de repos. tu t'en doutais mais tu ne relèves pas, préférant, dans la confidence, lui demander s'il fallait que tu songes à écraser son boss dans les prochains jour. parce que, celui-là, tu as bien vu sa façon d'agir, sa façon de parler. monsieur porte une blouse blanche et un stéthoscope flambant neuf autour sur cou alors forcément, monsieur se croit tout permis. non mais il faut vraiment le vivre pour le croire. toi, encore, tu n'as pas vu grand chose, en tant que patiente. cela dit, tu en as assez entendu pour te faire une opinion sur le bourreau de la promotion d'alba. oh bah alors ça, si tu crois vraiment que ce genre de type peut avoir une conscience humaine, t'es mal barrée ma belle. que tu balances, toujours sans gêne. tu retiens le rire qui te chatouille la gorge parce que ce serait peut-être un peu trop théâtralisé. parce que la brune, elle est bien trop gentille, timide et discrète. il faut qu'elle déploie ses ailes si jolie, la brune. il faut qu'elle arrive à prendre son envol. mais toi, t'auras pas le temps d'argumenter plus que ça puisque le serveur qui se tient devant vous. le serveur et son regard. le même que tous les autres, le même que le monde entier. tu n'aimes pas qu'on te regarde avec autant d'insistance, comme si tu étais un animal de foire, une petite chose toute fragile, un oisillon tombé de son nid. alors toi, y a ton sang qui ne fait qu'un tour et tu débites sans même te soucier de l'état de décomposition du visage du garçon de café. tempérament aussi flamboyant que ta chevelure, t'es beaucoup moins rayonnante qu'à l'époque où tu tenais encore debout. amertume d'une condition que tu as causé à cause de ta stupidité. et tu t'en veux terriblement. à toi-même. même pas au type qui t'a renversé parce que c'est toi qui étais en tord, pas lui. tu chasses les pensées grisâtre de ton esprit d'un soupire et fini par lui dire que ça irait avant de passer ta commande. parce qu'il n'y est pour rien, le serveur, si tu es aussi exécrable quand on pose les yeux sur toi. le chocolat chaud d'alba commandé, le garçon s'éclipse, et tu peux alors lui demander de tout te raconter. ce qu'elle veut, n'importe quoi fera l'affaire. même si elle te parlait de la conjoncture actuelle en tchécoslovaquie, ça pourrait te distraire, changer ton humeur de chien mouillé en quelque chose de plus doux, de plus toi. parce que tu as beau te répéter qu'aujourd'hui est une bonne journée, tu as bien du mal à t'y tenir. la présence de la brune, pourtant, apaise ton âme vagabonde. c'est déjà un bon début. tu as besoin qu'elle t'aide à t'évader de ta prison à roulette et tu sais qu'elle en est tout à fait capable. elle te l'a déjà prouvé plus d'une fois. parce qu'alba, ce n'est pas simplement l'étudiante en médecine qui t'a chouchouté pendant ton séjour à l'hôpital. alba, c'est celle qui a réussi à s'engouffrer dans la toute petite faille que tu avais laissé entrouverte, celle qui sait ce qui se trame dans ta caboche. alors quand elle te parle de toi, du fait que tu ne te débrouilles pas si mal que ça, tu te contentes de hausser les épaules. faut bien, j'suis condamnée autant que je m'y habitue le plus vite possible. lassitude, regret, pessimisme. lassée de l'attente que tu ne supportes pas. regret d'en être arrivée là pour comprendre qu'il fallait que tu arrêtes de jouer avec le feu. pessimisme d'un jour pouvoir entrevoir un quelconque avenir dans une condition comme la tienne. parce que tu sais bien qu'il faut du temps et que les progrès ne se feront pas en une journée. cela dit, restée le cul dans un fauteuil, ça te prend sévèrement la tête. tu as hâte de commencer les tests de prothèses, même si tu appréhendes énormément. tu as besoin que les choses bougent, que le temps défile. tu as besoin que ça avance à pas de géant. faut pas que j'baisse les bras. j'le sais bien. ma sœur m'en voudrait et j'peux pas lui faire ça, elle compte bien trop pour que je me laisse aller. sourire qui se fige sur tes lippes. lana, elle est bien trop importante à tes yeux. sans elle, à tes côtés, sans ses inquiétudes bien trop nombreuses à ton égard, sans ses gestes maladroits mais si touchants, t'aurais tout lâché, t'aurais même pas essayé. mais lana, c'est ton point d'ancrage, ta bouée de sauvetage pendant la tempête. alors, pour elle, principalement, tu te bats. ça peut paraître sélectif comme choix parce que, finalement, tu n'as pas qu'elle mais elle est la personne la plus importante que tu possèdes dans ton entourage. et pour elle, tu ferais absolument tout et n'importe quoi. vivre, te battre, te relever, tout ça, ça compte. et elle le sait bien alba, parce que tu as déjà évoqué la princesse rouquine qui prend tant de place dans ton cœur. et elle a certainement dû déjà la croiser, celle qui campait presque dans l'hôpital pour ne pas avoir à te quitter trop longtemps. d'ailleurs, en parlant de l'hôpital, alba te parle de l'interne extrêmement maladroit sur lequel vous aviez parié quant à sa réussite avec une autre interne étant son opposé complet. oh le con, il aura finit par l'avoir, je le savais ! que tu balances, ton sourire ravageur illuminant ton visage. tu féliciteras boucle d'or de ma part parce que, franchement, c'était pas gagné d'avance. oui, chapeau bas l'artiste. bon, clairement, pas besoin de félicitations parce que tu n'es pas convaincue qu'il se souvienne de toi mais tu te devais de le dire quand même. tes sourcils se froncent légèrement quand tu la vois chercher quelque chose dans son sac. qu'est-ce qu'elle a bien pu trouver à te rapporter ? parce qu'alba, elle vient rarement les mains vides, même si ce ne sont que des conneries, elle trouve toujours quelque chose pour détendre ton cerveau bien trop compressé dans ta boite crânienne. oh alba ... que tu souffles quand elle te pose les quelques recherches qu'elle avait fait pour toi. les prothèses. sujet fâcheux, sujet délicat. elle se souvient de tout, la brune. tu avais évoqué l'importance du skate dans ton quotidien, comme ça, en passant. elle n'avait pas oublié. comment as-tu pu en douter ? tu ne sais pas, tu n'en sais rien. tu as douté, c'est tout. t'es adorable, vraiment, j't'assure mais ... l'ombre de l'incertitude voile tes iris, tes lèvres se pincent un instant, juste le temps pour toi de trouver les bons mots. le skate handisport, j'suis pas certaine que ça existe. pointe d'humour pas forcément volontaire. tu te mords la lèvre inférieure en feuilletant quelques pages, pas forcément attentive ni même absorbée par la lecture. tu survoles, simplement, parce que tu ne veux pas que le ciel parisien se noircisse de tes angoisses. et puis, de toute façon, il faudrait qu'elle soit assez articulée cette jambe, pour que je puisse m'en sortir avec ma planche. le fait que ton membre soit sectionné juste au dessus du genou ne t'aide pas à y voir bien clair. j'sais pas si c'est vraiment une bonne idée de partir sur un conte de fées alors que rien ne semble tendre vers une fin un temps soit peu heureuse. tu hausses les épaules. t'es là, mais t'es pas vraiment là. et puis, le serveur reviens, tu lui adresses un sourire absent pendant qu'il dépose votre commande sur la table, que tu viens de débarrasser de tous les papiers. il ne t'adresse pas un regard, comme s'il avait peur que tu lui assènes une autre remarque cinglante et s'éclipse à nouveau. silencieuse, pensive, tu portes ta tasse de café jusqu'à tes lèvres. prends le temps de réfléchir maribelle, tu pourrais trouver une porte de sortie dans ces documents.



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MessageSujet: Re: friendship medecine for a wounded heart. (malba) 6/7/2017, 21:07

« détends-toi alba, tu finiras par t'y faire, j't'assure. » t'en étais pas sûre. tout ce franc parler. c'était tellement pas toi. enfin pas que tu ne disais jamais ce que tu pensais réellement. mais juste que t'avais les formes de le dire. maribelle c'était autre chose. elle ne prenait pas des pincettes. elle ne s'encombrait pas avec ça. elle fonçait dans le tas quoi qu'il advienne. elle était brute de décoffrage la rousse. presque gênant pour toi. mais peut être qu'elle avait raison. que tu t'y ferais un jour. ou peut être pas. seul l'avenir le dira ouais. et pis elle enchaîne vite maribelle. comme si elle avait besoin de ça. comme si elle voulait mener sa propre danse. parce que c'est elle qui tenait les rennes de la discussion. pas toi. elle t'emmenait là où elle voulait. c'était elle qui commandait. surtout quand elle parla de ton boss. tu le vis tout de suite dans ses pupilles. elle était sérieuse. elle pourrait très bien lui rouler dessus. et encore t'osais pas imaginer ce qu'elle pourrait aussi lui faire. non. tu voulais garder un peu de ton innocence. c'était mieux ainsi au final. « oh bah alors ça, si tu crois vraiment que ce genre de type peut avoir une conscience humaine, t'es mal barrée ma belle. » certes. ce type. c'était un con. tu pouvais pas le nier. pourtant tu pouvais t'empêcher de voir plus. t'as toujours eu cette faculté à toujours voir le bon en chacun. alors peut être qu'il avait un bon fond. peut être que le soir quand il rentrait chez lui il se sentait bien seul. ou peut être qu'il faisait partie de ces personnes, incapables de formuler une phrase sociable malgré leur volonté. oui t'y croyais à tout ça. quitte à te brûler les ailes toi même. parce que pour toi tout le monde ne peut pas être foncièrement mauvais. il y avait toujours une part de bon. quoi qu'on en dise. alors t'y croyais. c'était simple. « je ne sais pas. j'arrive pas à me dire que ce genre de personnages est totalement mauvais. enfin je veux dire tout n'est pas blanc ou noir n'est-ce pas ? on a tous des nuances de gris. alors je pense pas qu'il échappe à la règle. » tu finis par hausser les épaules avec un sourire. c'est tout toi ça. tu ne peux pas plus continuer. après tout bien vite le serveur revient avec vos commandes. tu te tais. t'as toujours eu ce réflexe. comme si tu ne voulais pas qu'il écoute votre conversation. c'est un peu idiot. des fois tu te sens bien idiote. parce que t'as l'impression que ça le fait passer pour un trouble-fête. mais c'est pas le cas. mais t'y peux rien. faut que tu t'arrêtes comme ça. tu l'observes alors déposer ton chocolat avec ton verre d'eau devant toi. tu salives rien qu'à la vue de ta boisson. une vraie enfant. tu vois ses gestes approximatifs. presque tremblants. presque en voulant trop bien faire. sans doute en ne voulant pas froisser un peu plus maribelle. sans doute oui. dans un sens tu le plains le petit serveur. il avait rien demandé. c'est presque humain de regarder les différences en les pointant du doigt. c'est presque normal. tu le vois bien à l’hôpital. toi t'es habituée. t'en vois tous les jours. mais pas le commun des mortels. alors tu les comprends. mais tu comprends encore plus maribelle. qui n'aspire qu'à se fondre dans la masse. à se faire oublier sans doute ? c'est tout naturellement que vous reprenez votre conversation. sa mobilité. toi t'es assez impressionnée. certaines personnes mettent énormément de temps à assimiler leur nouvelle situation. à accepter tout ça. et surtout à s'orienter. maribelle semblait bien s'en accommoder elle. du moins en apparence. « faut bien, j'suis condamnée autant que je m'y habitue le plus vite possible. » là tu le vois. encore. cet état de résignation. et t'aimerais tellement lui dire plus. les mots sont durs dans sa bouche. elle le pense. elle l'exècre. tu le vois dans ses yeux. mais ça te dépasse. après tout t'es pas magicienne. et on a pas encore découvert le moyen de faire repousser une jambe. mais t'aimerais tellement qu'elle prenne ça autrement. ça c'est clair. « faut pas que j'baisse les bras. j'le sais bien. ma sœur m'en voudrait et j'peux pas lui faire ça, elle compte bien trop pour que je me laisse aller. » tu médites ses paroles. pas trop. mais ton regard finit par se baisser sur tes propres mains. c'est ce que tu pensais. elle ne prend pas la chose comme tu voudrais qu'elle la prenne. parce qu'elle semble la piétiner. la rejeter malgré son retour incessant tel un boomerang. vouloir à tout prix l'éliminer. c'est compréhensible. tu t'imagines pas tellement dans son état. du moins t'as du mal. t'aurais pu réagir. après tout ce fauteuil ça signifie tout ce qu'elle a perdu. tout ce qu'elle ne pourrait plus avoir. comment pourrait-elle l'aimer ? l'accepter ? avancer ne doit pas être facile. cela doit être le parcours du combattant. tu le vois bien. à ses expressions. aux mots qu'elle emploie. si forts. et coupants. « tu sais, il faut avant tout que tu ne baisses pas les bras pour toi. je sais que cela doit être difficile. que t'en veux au monde entier. je le conçois. mais c'est avant tout pour toi que tu dois avancer. certes, ta soeur peut être une motivation. c'est indéniable. mais si tu ne le veux pas au fond pour toi-même, ça va être bien plus compliqué. il faut que cela vienne de toi. mais ça peut prendre du temps. ça peut faire mal aussi. je le sais. mais c'est important, maribelle, vraiment. » t'essayes d'exposer ton point de vue. parce que t'en as vu des patients comme ça. ceux qui le font pour la famille. pour les amis. mais jamais pour eux. ça les amène à rien. juste à avoir plus de rage en eux. juste à en vouloir un peu plus chaque jour au monde. et c'était pas bon tout ce refoulement. cette façade si bien construite allait s'effondrer un jour. et c'est là que ça ferait le plus mal. tant pour mirabelle que pour ses proches. tu voulais lui montrer que ce n'était pas une solution. du moins pas sur le long terme. parce que ça la détruirait bien plus que ça ne la ferait réellement avancer au final. fallait qu'elle s'en rende compte avant qu'il ne soit trop tard. et pis tu seras là toi. pour elle. parce que t'es son médecin. mais aussi son amie. comme toujours. un sourire presque compatissant prend place sur ton visage. et tu renchaines. toujours. sur un sujet plus gai. pour la faire décompresser. pour lui rappeler un peu du monde aussi. ça peut être pas mal des fois. elle semble ravie. son visage s'illumine rapidement. « oh le con, il aura finit par l'avoir, je le savais ! » t'éclates de rire. c'est vrai que toi même t'avais pas parié. parce que tu pensais pas ça possible. comme quoi les gens changent. ou du moins sont assez imprévisibles. « tu féliciteras boucle d'or de ma part parce que, franchement, c'était pas gagné d'avance. » tu lèves alors la main droite. tel un petit scout. le sourire aux lèvres. « promis, je lui dirais. non mais c'était le parcours du combattant pour lui. à vrai dire, j'sais même pas ce qui a pu marcher. sa maladresse légendaire ? ses jeux de mots bien douteux ? ça j'hésite franchement ! » tu finis alors par rire. et pis tu te souviens de ta trouvaille. celle que tu rassembles depuis quelques jours. depuis que t'as découvert des essais en fait. parce que ça t'a semblé si important de lui montrer. surtout pour faire renaître l'espoir en elle. parce que tu vois bien qu'elle est éteinte depuis. elle te l'a confié. la fois où t'es entrée dans sa chambre. les rares moments où elle t'avait montré ce qu'elle ressentait face à tout ça. à tout ce qu'il lui est arrivé. alors t'avais fini par lui donner ces fameux papiers. t'étais prête trop impatiente. comme une maman donnant le cadeau parfait pour sa fille dans un sens. « oh alba ... » son regard. il semble incertain. la peur peut être ? t'en sais rien. tu sais que le skate avait eu un impact assez considérable dans sa vie. tu l'avais vu quand une fois sa soeur était venue la voir à l'hopital. tu l'avais vu. et toi ça reste toujours ce genre de détails comme ça. t'oublie pas. jamais. « t'es adorable, vraiment, j't'assure mais ... » une hésitation. tu sais que ce sujet est totalement délicat avec certaines personnes. c'était un sujet avec qui tu devais prendre des pincettes. mais tu voulais tellement lui montrer toutes les possibilités. que sa vie n'était pas finie juste parce qu'il lui manquait une partie de jambe. non. tu voulais lui montrer qu'au final elle pourrait toujours vivre comme avant. avoir une passion. la même qu'avant. ou presque. « le skate handisport, j'suis pas certaine que ça existe. » elle survole. mais tu vois bien qu'elle n'est pas dedans. n'y croit-elle pas ? se protège-t-elle d'une éventuelle déception ? peut être. mais toi ça te fait mal. parce que tu voudrais vraiment qu'elle se laisse aller. qu'elle laisse une chance à l'espoir. pour une fois. « et puis, de toute façon, il faudrait qu'elle soit assez articulée cette jambe, pour que je puisse m'en sortir avec ma planche. » évidemment. t'es médecin. tu sais très bien ce que son amputation juste au dessus du genoux pourrait signifier. mais t'étais au courant et t'avais bien tout pris en compte. oh que oui. « j'sais pas si c'est vraiment une bonne idée de partir sur un conte de fées alors que rien ne semble tendre vers une fin un temps soit peu heureuse. » le voilà le sujet réel. sa peur de l'espoir. sa peur d'être déçue. d'y croire pour rien. t'as enfin pointé le doigt dessus. le serveur arrive. damn it. alors elle récupère vite les papiers. pour ne plus les regarder ? ça doit l'arranger. enfin c'est ce que tu penses du moins. parce qu'elle semble ailleurs tout à coup. comme pour se protéger. comme pour oublier l'ouverture qui se trouve devant elle. elle préfère s'enfoncer dans sa propre tasse alors qu'enfin le serveur repart. enfin. toi tu prends ton courage à deux mains. c'est la première fois. faut que t'aies les mots. c'est pas si simple ça. « je sais que c'est dur pour toi. que tu ne veux pas être déçue. je comprends tout ça. » tu commences. tu cherches encore les mots. « mais j'ai fait de nombreuses recherches avant de t'en parler. je voulais pas te sortir des anneries. j'ai pris en compte ta jambe. j'ai fait des comparaisons. tout concorde. » tu continues. « certes. je ne te dis pas que peut être, je te l'accorde, il y a un pourcentage d'échec. ou de difficultés. je ne te le cache pas. » t'essayes de lui faire comprendre. tu veux pas que tout ça lui passe sous le nez. juste à cause de la peur. alors tu finis par prendre ton portable. t'avais enregistré une vidéo. celle du même homme dans les articles que tu lui as montré. « il s'appelle eric dargent. il est sportif de haut niveau. il s'est fait amputé à la suite d'une attaque de requins, au niveau du genoux. comme toi. pourtant regarde. il fait du surf. du skate. et même du vélo. » tu veux à tout prix argumenter; lui montrer que peut être la fin du tunnel est proche. « il y a quelques années à peine, il n'admettait pas le fait qu'il ne pourrait jamais refaire de sport; il a commencé alors avec des prothèses. elles n'ont pas été concrètes. beaucoup de chutes. pas tellement malléables. pourtant, il s'est rencardé avec une école de mécanique. ce sont eux qui lui ont fait cette prothèse que tu vois sur la vidéo. tu vois. c'est possible maribelle. » la vidéo tourne en boucle. tu peux paraître parfois butée quand tu t'y mets. tu veux pourtant pas la froisser. mais tu vas peut être te prendre un mur. voire pire encore. mais tu prends le risque cette fois-ci. parce que maribelle, elle vaut le coup. tu veux qu'elle puisse s'ouvrir au monde. qu'elle ne s'enfonce pas dans sa propre tourmente. mais qu'elle rayonne. comme avant. comme lors des rares fois où tu l'as entendu parler de son sport favori. oh que oui.

des petits docs:
 
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MessageSujet: Re: friendship medecine for a wounded heart. (malba) 30/8/2017, 23:01


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tu vas vite, toi. toujours, tout le temps. au moins une chose que tu n'auras pas perdu après ton accident. comme si l'envie d'adrénaline que tu arrivais à combler avec le skate, tu le transposais sur cette rencontre avec alba. comme si t'étais dans l'urgence en permanence et que tu avais besoin de remplacer ta passion par autre chose. tu poses des questions, tu ne veux pas parler de toi. pas maintenant, t'es pas prête. alors tu mènes la danse avec dextérité, emmenant la conversation exactement là où tu le souhaites. vous en venez à parler de son patron et toi, tu craches qu'elle est bien trop naïve. elle est trop gentille, alba. elle est trop douce, alba. tu le vois bien toi. ton exact opposé. ou alors c'est ton cynisme, ton pessimisme nouveau, qui parle à ta place. ouais bah ses nuances de gris, elles doivent être bien sombres si tu veux mon avis. même si elle ne le veut pas d'ailleurs, tu ne vas pas te gêner pour le lui donner. parce que c'est comme ça que tu fonctionnes. ta franchise te perdre probablement un jour mais tu n'es pas du genre à tourner autour du pot alors autant rester fidèle à toi-même. t'aimes pas tourner en rond et pourtant, c'est ce que tu fais quand l'interne en vient à te parler de toi, de comment tu te débrouilles depuis que tu es sortie de l'hôpital. t'es résignée toi. tu l'as mauvaise. t'aimes pas la condition dans laquelle tu t'es foutue. toute seule. comme une grande. tu subis les conséquences de ta connerie, de ton imprudence. t'es pas en colère contre le monde entier, non. toi, t'es en colère contre toi-même et t'arrives pas vraiment à cacher l'amertume que tu portes en toi. si tu tiens le coup, c'est uniquement pour ta sœur. tu le lui avoues d'ailleurs. si tu n'avais pas lana, tu ne sais pas vraiment où tu en serais aujourd'hui. c'est pas que tu sois défaitiste, ou même fataliste, de base. c'est juste que t'as merdé et que tu te disque ce serait peut-être plus simple d'assumer pleinement ton erreur et de cesser de faire subir tes sautes d'humeur et ta condition à ton entourage. alba, elle reprend la parole, ce qui te sort considérablement de tes pensées morbides. tu soupires, tes lèvres se pincent avant que tu n'en viennes à te mordre la lippe inférieure à pleines dents. ta tête qui se secoue. elle ne comprend pas. elle fait des hypothèses mais elle ne comprend pas. elle n'y est pas du tout. elle ne peut pas se mettre à ta place, elle ne peut pas comprendre. elle peut essayer mais sans jamais y arriver. pas si elle n'est pas dans la même situation que toi, ce que tu ne lui souhaites évidemment pas. tu comprends pas alba. arrête. j'en veux pas au monde entier. j'en veux à moi-même. parce que si j'suis coincée dans c'putain d'fauteuil c'est parce que j'm'y suis foutue toute seule. t'as le ton de la voix qui s'élève dangereusement. quand tu t'en rends compte, tu te racle la gorge afin de reprendre un temps soit peu de contenance. je plains le monde entier plus que je ne lui en veux. parce que j'suis obligée de leur faire subir tout ça. tu accompagnes tes paroles de gestes bien précis visant à montrer ton corps meurtri. tout ce que je dis, c'est que j'aurais mieux fait d'y rester plutôt que de devoir demander à lana de me filer un coup de main pour prendre ma douche ou aller aux chiottes. elle ne devrait pas faire ça, c'est pas son boulot. alors si je ne baisse pas les bras, c'est uniquement pour lui permettre de retrouver le cours de sa vie. t'exagères à peine. t'es cassante, coupante. tu te bats sans même en avoir vraiment envie. pourtant, y a bien un tout petit bout de toi qui souhaite se relever. mais tu ne veux pas l'écouter. pas maintenant. comme si t'étais pas encore prête à accepter que ça peut marcher, que tu pourras un jour tenir debout, comme avant. elle doit bien sentir ton malaise l'interne parce qu'elle change de sujet. plus de légèreté, comme si elle savait que c'était ce que tu recherchais en étant venue jusqu'ici. te parler de son collègue bien trop maladroit, ça te met en joie et tu es très enthousiaste quant à sa réussite. tu demandes même à la jolie brune de le féliciter pour toi. les hommes maladroits, paraît que c'est attendrissant. j'crois que c'est ça qui a fait craqué la bimbo. tu lui adresses un clin d’œil. comme si tu te dévoilais un peu. à vrai dire, t'en sais trop rien de ce qui pourrait t'attirer chez un homme. il faut que ça te tape dans l’œil et que tu y plonge la tête la première. t'en sais trop rien, t'as jamais vraiment tombée amoureuse, t'as jamais vraiment été en couple non plus. t'as jamais su ce que tu voulais à ce niveau là alors tu ne peux pas vraiment affirmer ce qui te plairait. tu ne fais qu'une simple supposition au final mais tu te garderas bien de lui dévoiler cet aspect de ta vie. et la voilà qui te sort tout un tas de documents. le fruit de ses recherches, rien que pour toi. tu la remercies de faire tout ça pour toi, mais t'es pas convaincue. t'as beau être assez impatiente de procéder aux testes pour une prothèse, t'en restes pas moins inquiète. tu ne penses pas être prête à essuyer encore de nombreux échecs. et puis, comme tu n'as plus ton genoux, tu penses que ce sera impossible pour toi de retrouver tes anciennes activités, bien trop chères à ton cœur. tu feuillettes les pages sans pour autant vraiment t'y attarder. tu baisses les bras maribelle. ressaisis toi avant qu'il ne soit trop tard. t'as peur toi. peur d'oser espérer que ça marche. parce que si ça ne marchait pas, toi, tu serais détruite. tu tiens encore le coup, pour l'instant. mais pour combien de temps encore ? le serveur se pointe pour te ramener ton café, tu planque les documents et ton regard se perd dans ta tasse. comme si c'était plus facile de t'enfoncer dans tes pensées, de peser le pour et le contre, de te mettre en accord avec toi-même. mais alba, elle ne veut pas lâcher l'affaire. c'est peut-être bien pour ça qu'elle t'a tapé dans l’œil, l'interne. parce qu'elle est bien plus déterminée qu'il n'y paraît, qu'elle te fait penser à celle que tu étais, avant. comme si tu pouvais te raccrocher à elle pour garder un lien avec celle que tu as pu être autrefois, comme si elle pouvait t'aider à te retrouver dans tout ce merdier. tu l'écoutes, sans l'interrompre et sans la regarder. parce que si tes prunelles rencontrent les siennes, tu as peur qu'elle réussisse à faire en sorte que tu puisses y croire. au fil de son discours, pourtant, ton regard se tourne vers l'écran de son téléphone. ta curiosité te sauvera peut-être bien la mise. elle te dit que c'est possible, qu'il te suffit d'y croire. toi, tu regardes la vidéo attentivement, le plissement de tes paupières en témoigne. et ça se commercialise ce genre de prothèse ? que tu demandes sans même avoir pu retenir cette interrogation. c'est pas un modèle unique, juste pour lui ? tu parles à voix basses, comme si t'avais peur qu'elle ne puisse t'entendre et déceler ce regain de confiance. et puis, tu te rends compte qu'elle gagne du terrain. non. non alba. non. et tu te renfermes parce que t'es effrayée d'avoir la prétention d'y croire. et si ça marchait pas, hein ? j'y arriverai pas. j'peux pas j'te dis. et tes lèvres se pincent, tes yeux se ferment un instant. tu te retiens maribelle. tu ne veux pas montrer qu'elle te touche, tu ne veux pas montrer que t'es humaine malgré tout et que, toi aussi, t'as le droit de craquer. tu prends une grande inspiration et avale une gorgée de ta boisson chaude. j'me suis collée dans c'merdier c'est que j'dois bien l'avoir mérité. ça, c'est une seconde vie. et si j'foutais tout en l'air, encore une fois ? qu'est-ce qu'il se passera ? le ton de ta voix est étonnement calme. comme si tu étais totalement détachée, étrangère à la situation. comme si c'était pas toi. tu prends sur toi, t'acceptes pas pour autant. et toi, tu te poses tout un tas de questions plus négatives les unes que les autres. détresse.



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