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eat and sweat. (eliott/gaëlle)

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eau de toilette


MessageSujet: eat and sweat. (eliott/gaëlle) 10/7/2017, 14:56


eat and sweat

eliott - gaëlle

12h30. galeries lafayette. quoi de mieux que ce magasin pour se restaurer en cette belle journée ensoleillée. divine idylle. lieu de luxure et parfois de faux-semblants. en somme, parfaite représentation de ce petit monde. quelle que soit la raison de votre venue, vos chemins se sont croisés.
afin de rejoindre la cafétéria, ou même les magasins, vous décidez d'emprunter l'ascenseur. sûrement par chance, vous montez en même temps dans la cabine d'acier. peut-être esquisserez-vous un sourire ? qui sait. les portes se referment sur vous. poussés par l'adrénaline, vous vous élevez vers les cieux. un bruit aigu. un crac. la machine s'arrête. les lumières s'éteignent, et aucun bouton ne semble fonctionner. et si vous étiez bloqués ici ? la chance ne semble pas être de votre côté, puisque le conduit d'aération est bouché, ne faisant que renforcer le sentiment étouffant au sein de la cabine. au lieu de manger, vous allez sûrement suer.


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MessageSujet: Re: eat and sweat. (eliott/gaëlle) 11/7/2017, 13:03

Elle cherche, elle fouine, elle compare, elle essaye la p'tite Gaëlle. En recherche de la prochaine pièce à ajouter à sa garde-robe, elle est ici comme un poisson dans l'eau, nageant au milieu des sacs Vuitton et des stilettos Prada, confirmant malgré toutes ses véhémences féministes le classique adage "les femmes aiment le shopping". telle une brave petite hipster dans sa friperie favorite, il lui faut la robe, ce petit bijou qui saura orner sa beauté et non pas la provoquer, et qui moulera ses formes parfaitement pour révéler tout le sex-appeal d'une femme d'exception. Et puis, ça aide pour certaines interviews, quoique c'est un peu dégradant. Mais le travail, c'est le travail. Malgré sa chasse au trésor désespérée, l'objet du désir reste silencieux, attendant quelque part sur son cintre que sa propriétaire toute désignée tombe dessus par hasard au détour d'un quelconque stand de luxe. Et puis finalement, après quelques essayages mitigés, elle la trouve et c'est la révélation. Le prix la fait crisser des dents, mais ce décolleté, lui... Et elle n'est pas soldée, c'est un signe. De toute façon, les soldes, ça fait trop plouc pour Gaëlle. Au plus fort de son narcissisme, le coeur et le salaire plus légers, la carte bleue encore tiède, elle repart toute guillerette de son achat. Ce lieu aurait sa mort, vraiment. Après un sage détour pour éviter le rayon lingerie et ses sirènes, elle décide d'aller manger un p'tit bout quelque part dans le magasin, histoire de profiter un peu plus longtemps de sa magie et de ses paillettes. Et puis ça sera toujours mieux que de devoir écouter les anecdotes de ses chers collègues. En plus de vivre au-dessus de ses moyens, elle a le palais fin, Gaëlle. Pour éviter les escalators pris d'assaut par les touristes, elle se dirige vers l'ascenseur. Elle est pas trop fan des ascenseurs, sans doute à cause d'un léger sentiment de claustrophobie qui vient de son enfance, quand son petit con de frère l'avait enfermée un après-midi entier dans le garde-manger du restaurant de leurs parents. Bon, elle l'avait cherché; c'était quand même elle qui avait jeté son matelas par la fenêtre, mais ça l'avait un peu traumatisée. Ça montre à quel point elle est courageuse, Gaëlle, elle va au-devant de ses peurs. En fait, elle vient de se rappeler ce qu'elle détestait le plus à propos de l'ascenseur: l'attendre. Elle trépigne, elle s'impatiente, pendant que la cabine descend très certainement depuis la stratosphère, étant donné le temps qu'il faut pour qu'elle daigne s'arrêter à son étage. Après d'interminables minutes d'attente, elle prend place, direction le dernier étage. Elle peut s'imaginer le nombre de personnes qui a pu étaler son sébum cutané sur ces boutons, aussi sort-elle son précieux flacon de gel hydroalcoolique. En se lavant les mains, elle accorde un sourire poli à son compagnon d'ascension, qu'elle n'avait pas vraiment remarqué en montant. Le coup des deux étrangers dans un ascenseur, ça avait le don de titiller son imagination, surtout quand l'étranger en question était jeune et fringuant. Faudrait qu'elle tente ça, un de ces jours. Et qu'elle arrête de tergiverser vers des trucs stupides. Et puis, soudain, pouf. Plus rien. L'obscurité envahit la cabine, cabine qui semble avoir tout bonnement suspendu son vol. Gaëlle comprend pas tout de suite. Elle commence par arrêter de se frotter les mains frénétiquement, à la recherche du moindre germe. ah. Et puis elle réalise. Ascenseur. Plus de jus. Dans le noir. oh non. non non non. C'est la panique. Elle ne sait plus à quoi se raccrocher. du calme... ce truc va forcément repartir? si? non? Elle regarde du côté de son voisin, espérant trouver un peu de soutien, même si il ne pouvait évidemment pas le voir. Avec un mince espoir que ça pourrait régler le problème, elle tamponne tous les boutons. Que dalle. La voilà dans de beaux draps. putain de merde. fait chier! j'ai une conférence de rédaction dans une demi-heure, moi! Comme si l'autre personne n'avait pas de problèmes, lui aussi. Surtout qu'ils avaient un gros problème à tous les deux: ils faisaient beaucoup trop chaud, ici. Son fond de teint commençait à couler et de magnifiques auréoles de sueur s'étaient formée sur sa blouse au niveau de ses aisselles. Pour ça, elle était contente qu'il faisait noir comme dans un four. Et c'était vraiment un four. ok. ok. reste calme. on va pas mourir ici. Si elle le disait à lui ou à elle, c'était assez ambigu. Elle décide de prendre les devants, Gaëlle, dans toute sa virilité, et tente une ouverture forcée. En vain. Pourtant, elle avait fait six pompes à la salle hier. Comme quoi. Là, elle a une idée géniale, Gaëlle, une idée qui pourraient tous les sauver. Appeler les secours, tout simplement. Ils trouveraient bien un moyen de les faire sortir de là, non? Mais le destin n'avait pas pris en compte le fait que le téléphone de Gaëlle n'aurait plus de batterie. 700 balles dans un iPhone qui ne fonctionne jamais quand elle en a besoin. Et puis elle aurait voulu jouer à Candy Crush une dernière fois avant de mourir. Mortifiée, elle agrippe le jeune homme et le secoue. pitié. dites-moi que vous avez un téléphone. appelez les pompiers, la police, votre mère, qui vous voulez, mais faites quelque chose. je peux pas mourir, vous comprenez, ma fille a besoin de moi... Et soudain, plus de Gaëlle. Sans doute dû à la chaleur, ou à la claustrophobie, elle perd connaissance, tombant lourdement sur le sol dans un bruit sourd. Sa dernière pensée fut pour son cher article sur le PS qu'elle ne pourrait sans doute jamais publier. Quelle tristesse. Et surtout, quel courage.



I AM NOT MADAME BOVARY.

"elle était l'amoureuse de tous les romans, l'héroïne de tous les drames, le vague elle de tous les volumes de vers." ▬ flaubert © signature by anaëlle.
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