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jamais on ne s'ennuie quand on cherche les ennuis (aline & libre)

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black opium de ysl

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MessageSujet: jamais on ne s'ennuie quand on cherche les ennuis (aline & libre) 23/8/2017, 22:20

elle s‘est crashée comme une comète, en un beau petit tas de paillettes. elle scintille sous les projecteurs de la vie, de la nuit, les fidèles lampadaires des rues. c’est les cheveux blonds, le sang et la caillasse pleine de silice déchirant ses paumes, s'incrustant dans ses genoux, les pièces dorées éparpillées sur le bitume encore chaud de la journée. pourtant il fait nuit alors tout devrait être nuancé de gris mais, elle se sent brillante, lumineuse, comme un gyrophare ou un panneau néon, une étoile du berger au début de la nuit. il ne manquerait plus qu’elle porte une grosse flèche au dessus de sa tête pour finir de s’achever. morgane essayait de s’enfuir, pas de se faire remarquer. raté.
c’était même pas sa connerie. pas aujourd'hui.
elle attendait patiemment son dernier client, perchée sur une marche d’escaliers, les pieds sur son skate, la capuche relevée. ils étaient plusieurs dans le même recoin crasseux, à faire vivre le marché noir. c’est un business d’habitués, bien qu’elle soit incapable de reconnaître leurs visages : le sweat à capuche avait des allures d'uniforme. c’était pour le mieux, elle pouvait imaginer leurs têtes en attendant ses clients. elle aimait leur ajouter des gros nez crochus, des rictus effrayants, des pustules, un teint presque verdâtre ou encore des yeux noirs globuleux. parfois une voiture passait et ses phrases détruisaient, l’espace d’un instant, le rêve. puis le fantasme repartait de plus belle. elle s’imaginait devant un aquarium de poissons des profondeurs, des poissons aux nageoires en formes de manches. il y avait tout un écosystème sous ses yeux, en bas. des petits en bandes, des grands tout seuls, des qui jouaient avec leurs briquets, des nerveux qui sursautaient au moindre bruits, attaquaient au moindre mouvement brusque. elle les aurait bien dessiné si elle avait le moindre talent un crayon à la main, mais ce n'était pas elle l’artiste. elle aurait aimé les voir, ses poissons des abysses, exposés sur des murs à la lueur du jour. peut-être qu’un jour il le ferrait. lui qui redessinait paris sur les murs, ses murs, ceux de son quartier.

et puis tout s’est enchaîné bien trop rapidement. les gens qui courent dans tous les sens, les petits effrayés qui criaient « y a la police putain », ceux qui étaient déjà bien loin… elle n’hésita pas longtemps avant de partir à grande vitesse, se faufiler le long des ruelles de son quartier. allez fonce alphonse. mais il y avait ces putains de travaux qu’elle avait oublié. avec ces putains de gros bacs inutiles qu’ils laissaient la nuit, sur le trottoir, qu’elle avait mal négocié avant de finir à plat ventre sur le bitume. elle entendait déjà des pas qui venaient vers elle. c’était pas sa putain de soirée. c’était pas non plus le moment de se faire choper par les flics avec des pochetons invendus dans la poche. surtout que son client ne se repointerait certainement pas ce soir alors qu'elle avait besoin de les vendre. changement de plans pour la soirée alors, en espérant ne pas finir au poste.
elle récupéra sa planche et la remis au sol. les pas étaient très proches, trop proches, mais ils ne ressemblaient pas à ceux d’un cinquantenaire bedonnant. elle tourna rapidement sa tête et ne pu s’empêcher d’ajouter en accompagnant ses paroles d’un geste du bras « prend la prochaine à gauche. l’immeuble à la porte bleu a une porte ouverte, côté du local poubelle. » enfin elle n’était pas encore ouverte cette porte mais, elle n’avait qu’à la crocheter et s’y abriter le temps de trouver un nouveau plan. et pourquoi pas partager sa cachette si ça lui permettait au moins qu'on ne donne pas son signalement.
mais tout de suite, il faut y aller, elle ne va pas se vendre toute seule cette herbe.

ouvert à tous ; si toi aussi tu te promènes dans des coins un peu crasseux, et que tu veux échapper à la police et nous suivre, viens. on va s'marer.


( y avait mes petits doigts glacés et ça m’allait bien, l’hiver n’a jamais vu l’été et je ne crois pas qu’il s’en plaint - leïla h. )
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MessageSujet: Re: jamais on ne s'ennuie quand on cherche les ennuis (aline & libre) 28/8/2017, 19:38

bombe de peinture coincée entre tes doigts. le regard fixé sur le mur blanc face à toi, ton index exerce une légère pression sur le déclencheur. et d'un mouvement souple de ton bras, la peinture s'échappe d'entre le métal pour se répercuter contre la couleur terne de la façade. la couleur flashy éblouissant ta rétine, ton bras fait des mouvements dans le vide, traçant une esquisse de dessin remplaçant la couleur blanche. concentrée dans ta création, sujette à cette inspiration éphémère, tu ne fais pas attention à ce qui se déroule autour de toi. monde tournant autour de ta personne n'a plus une quelconque importance. tout ce qui compte est ton dessin, est cette bombe entre tes doigts, est cette couleur se dispersant. l'instant d'une seconde, mettre de la couleur sur ce mur sans vie est tout ce qui compte à tes yeux. tu ne penses à rien d'autre qu'à ce croquis s'étant formé dans ta tête. image figée dans ton esprit à laquelle tu tentes de donner vie. le quartier où tu te trouves, tu ignores lequel c'est de la capitale. ça n'a pas la moindre importance. tu as juste trouvé le mur face à toi intéressant pour exposé ton côté artistique. ni plus, ni moins.

"y a la police putain." retour à la réalité. ton doigt relâche le haut de la bombe de peinture, et ton regard accroche les silhouettes courantes dans des directions différentes, fuyant la justice. un grognement sourd roule dans ta poitrine, et tu t'actives à ranger à une rapidité déconcertante les bombes de couleurs dans le sac à dos traînant dans la poussière à tes pieds. tu le fermes rapidement, et le balances sur tes épaules. tes fins doigts agrippent le haut de ta veste, ta capuche, pour l'enfiler sur ta tête. tentative de camoufler les traits de ton visage. la police, c'est loin d'être une chose te terrifiant ou même te donnant un frisson le long de l'échine. cependant, en ce temps orageux dans ta vie, tu dois éviter au maximum de te faire remarquer. d'une grande inspiration prise s'infiltrant dans tes poumons, tu te mets à courir, courir dans le sens inverse du bruit des gyrophares. tu t'éloignes, tu fuis à ton tour, tes prunelles cherchant une cachette adéquate pour y rester un petit moment. ton regard accroche deux pupilles turquoise. le froncement de sourcil en voyant les mouvements de bras que commence à faire la personne roulant sur une planche, étant légèrement flou à ta vision. "prend la prochaine à gauche. l’immeuble à la porte bleu a une porte ouverte, côté du local poubelle." hochement de tête rapide, t'écoutes les paroles qu'elle vient de t'adresser. tu l'écoutes et cours jusqu'à ce local. prochaine à gauche. l'immeuble à la porte bleu. une porte du côté du local à poubelle. tu suis le plan donné, et t'y arrives après celle qui vient de te sauver la mise. "merci." ça t'arrache la gueule de prononcer ce simple mot mais faut se rendre à l'évidence, tu lui dois une belle chandelle. un remerciement n'est pas trop demandé, toi-même tu en as conscience. en revanche, tu espères silencieusement que les flics ne viennent pas dans la même direction que vous, ou qu'ils ne se doutent pas un seul instant de la cachette. ça vaut mieux pour tes fesses, aline. ne pas te faire remarquer était le mot d’ordre en ce moment, et de toute évidence, t'es encore loin d'être invisible. même si tu te doutes que c'est pas pour un petit graffiti que la police est présente dans ce quartier poussiéreux, un bas quartier de la capitale parisienne.


❝ just a girl, lost in the universe ❞ the worst is yet to come.  screaming, crying, perfect storms. i can make all the tables turn. rose garden filled with thorns. keep you second guessing like, "oh my god who is she ?". i get drunk on jealousy, but you'll come back each time you leave 'case darling, i'm a nightmare dressed like a daydream.
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MessageSujet: Re: jamais on ne s'ennuie quand on cherche les ennuis (aline & libre) 12/9/2017, 23:52


Jamais on ne s'ennuie quand on cherche les ennuis
Morgane Grimault & Aline Ledoux & Julie Perrin
La pâleur de la lune semble rendre la vie en dehors de cet appartement plus terne qu’à l’ordinaire. Tu es une fille de la nuit jolie Julie, tu n’aimes pas lorsque la lune est haute dans le ciel comme cette nuit, elle brille si fort qu’elle t’oblige à te cacher dans les ruelles crasseuses de cette ville que tu détestes. Échappant à ses rayons comme un cafard dans une cuisine. Tu admires la rondeur de cette traîtresse, des étoiles qui semblent si proches et si loin de toi. Tu sembles pouvoir frôler leurs brillances du bout des doigts mais tu te sens soudainement si petite, si fragile face à l’immensité de l’univers que tu accroches tes doigts à ce rideau crasseux sentant ton cœur battre plus violemment dans ta poitrine. T’aimes pas cette sensation. Tu sais ce que ça veut dire. Tu sais que la défonce est terminée. Tu sais que les médicaments avalés des heures plus tôt s’enfuit rapidement de ton organisme, s’échappent vite, comme si eux aussi ne voulaient pas rester trop longtemps avec toi. Comme si tu étais plus toxique encore qu’eux. Comme si des petits bouts de bonheurs ne pouvaient pas rester accrochés à toi plus longtemps. Tu sens un soupir sortir de tes lèvres, tu vois la buée se former sur la fenêtre de cet appartement sordide que tu partages avec cet homme affalé dans ce canapé aussi pourri que vous deux réunis. Tu dessines doucement des lettres sur la vitre sans réellement y penser. Le nom de ton petit frère se forme sous tes yeux et tu sens la colère et la tristesse te prendre en traître au fond de ta gorge. Tu effaces rapidement ces lettres comme ton cadet t’as effacé de sa vie, un coup de la main et tu n’étais plus là. Comme un moustique bourdonnant près de lui il t’a rejeté d’une claque et tu ne t’es jamais relevé de cette épreuve de plus. Soudainement les phares des policiers et le bruit des autres cafards du quartier, frappant de leurs pieds le bitume de Paris te réveilles enfin. Un fin sourire éclaire ton visage en regardant les autres moustiques courir rapidement de tous les côtés afin d’éviter l’arrestation. Tu te demandes toujours pourquoi les gens ont si peur de la police, ils ne sont pas plus dangereux que la drogue qui coule à flots dans certains systèmes sanguins. Ils ne sont pas plus dangereux que certaines personnes au sein de ce quartier. Ils ne sont pas plus dangereux que la vie elle-même. Mais dès que la musique retentit, dès que le gyrophare se met en route les gens détalent comme des lapins. Et toi ça te fais rire, du haut de ton étage tu rigoles de voir les uns et les autres fuir le bateau. Jusqu’à ce que ton regard se pose sur deux silhouettes que tu reconnais. Que tu connais bien même. Ton envie de rire s’enfuit rapidement et tu descends les escaliers. Coup du destin elles arrivent ensemble vers ton point de chute. Tu ouvres la lourde porte devant leur visage, un sourire au coin des lèvres et tu te pousses pour leur laisser le temps de rentrer avant de refermer derrière elles. « Eh bien les filles c’est votre jour de chance on dirait bien. » Aline et Morgane au même endroit que toi ? C’est une très bonne coïncidence. Tu aimes Aline comme une sœur. Tu apprécies Morgane. Cette soirée pourrait être intéressante finalement. Tu pointes les escaliers du bout des doigts. « Un petit tour dans mon antre ça vous dits les filles ? » Tu sais déjà que la larve qui végète sur le canapé va dégager de son propre appartement. Tu ne supporteras pas sa présence plus longtemps de toute manière. Pas en étant clean en tout cas.
⇜ code by bat'phanie ⇝


 
Sa philosophie de la vie c'était qu'elle pouvait mourir à tout moment. Ce qu'il y avait de tragique selon elle c'est qu'elle ne mourait pas.
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