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(freitas) since you've been gone.

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eden de cacharel

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MessageSujet: (freitas) since you've been gone. 27/8/2017, 20:58


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le temps est passé tellement vite. de l'eau a coulé sous les ponts. deux étrangers dont le même sang coule pourtant dans leurs veines. il faut que tu réapprennes à le connaître, ton frère. il faut qu'il réapprenne à te connaître, ton frère. malgré tout le mal qu'il a pu te faire, malgré la rancune habituelle qui ne te lâche pas. ton frère, il vaut la peine que tu t'y accroches, encore, toujours. il vaut la peine que tu mettes ta fierté de côté et que tu pardonnes, encore, toujours. parce que malgré tout ça, tu l'aimes ton frère. il est tout ce qui te reste. il est tout ce que tu peux encore toucher du bout des doigt. il est tout ce qui compte encore pour toi. parce que t'es toute seule maintenant, t'as plus rien. alors si tu as la possibilité de récupérer ce qui t'a été arraché étant gamine, tu vas sauter sur l'occasion. sans hésiter, jamais. c'est pour cette raison, qu'après l'avoir engueulé, lui avoir remis les idées en place, t'être énervée, tu as voulu lui montrer qu'il n'était pas aussi abruti qu'il pensait l'être. il ne savait pas, lui, tout ce que tu as dû endurer pendant ses années d'absence. il ne savait pas, lui, comment ça se passait à la maison. il pensait que tout était beau, que tout était rose. il était loin de la vérité. c'était donc à toi de lui expliquer qu'il avait tord, de lui apporter des preuves, des exemples concrets. qui mieux que toi aurait pu le faire ? qui mieux que toi aurait été capable de le faire revenir à la raison ? ton père ayant disparu, il ne pourrait rester que ta génitrice. et elle n'était certainement pas cette personne. il t'a écouté, il a pris conscience de l'enfer dans lequel tu avais vécu. et encore, tu ne lui as pas tout dit. il a vu tes larmes, tes failles, tes blessures. et encore, tu ne lui as pas tout montré. reconstruire ce que vous aviez démoli. retisser les liens que vous aviez foutu en l'air. refaire des souvenirs que vous aviez jeté à la poubelle. repartir de zéro, du début, du commencement, pour mieux avancer. tous les deux, ensemble. c'est pour cette raison que tu lui as proposé de te raccompagner chez toi. c'est pour cette raison que tu es dans l'urgence de renouer le contact avec lui. parce qu'il t'a tant manqué après tout et malgré tous ces non-dits et malentendus. tu le mets sur la touche quand il te parle de casser la gueule du premier type qui squattera chez toi. tu as bien l'intention de retrouver la complicité que vous aviez, quand vous étiez gamins. mais là, tout de suite, c'est peut-être un peu trop tôt pour qu'il se permette d'interférer dans ta vie sentimentale. que tu n'as pas vraiment soit dit en passant. tout est un peu trop brouillon, trop flou. tu ne sais pas, tu as peur, tu n'oses pas. le visage de terrence qui se dessine peu à peu dans ton esprit, et ce léger rictus qui étire tes lèvres. tu chasses ces pensées déplacées pour l'heure et indiquant à ton frère le raccourci que vous emprunterez pour rejoindre ton appartement. tu prends soin de glisser ton bras dans le sien, comme si tout ça n'était rien, comme si tu te fichais de la violence de ton passé. de votre passé. trajet silencieux, trajet tendu. tu avoueras être assez pensive. pas mal à l'aise, quoi que cela pourrait paraître normal malgré ton invitation à ce qu'il regagne ton petit nid douillet. t'essayes de déterminer par où tu vas bien pouvoir commencer, pour recoller les morceaux qu'il avait mis tant d'application à briser. et puis, le silence lourd d'anthony n'aide en rien à ta réflexion. parce qu'il doit se triturer le cerveau, trop chercher à comprendre comment il a fait pour ne pas faire attention à ta détresse. quelque part, tes mots difficiles à encaisser ont eu l'effet escompter. c'est bien qu'il se remette en question, ton frangin. parce que ça voudrait dire que tu as réussi à l'attendre et que tu peux désormais t'attaquer à la phase de récupération de ce frère perdu. quand vous arrivez enfin chez toi, pourtant, le freitas, il recule d'un pas. tu l'as touché malia. vois comme il te regarde. tu l'as touché malia, continues. il s'excuserait presque d'avoir accepté ta proposition, comme s'il avait peur de vouloir reprendre sa place trop vite. tu l'écoutes et tu secoues la tête, lentement, de droite à gauche. tu m'fatigues anthony. sincèrement. que tu souffles, un sourire pourtant bien accroché à tes lèvres. tu crois sérieusement que j't'aurais fait v'nir jusqu'ici si j'me forçais ? t'étouffes un rire, parce que, pour toi, ça te parait tellement improbable. c'est toi qui lui a couru après pour lui balancer tout ce que tu as sur le coeur. c'est toi qui lui a proposé de venir. c'est toi qui lui a montré le chemin à suivre. t'es aussi vraie que nature, toi. si tu devais te forcer, tu l'aurais laissé en plein milieu du parc monceau. arrêtes tes conneries et viens que j'te présente pop corn. tu vas l'adorer. que tu balances, avec une légèreté et une désinvolture déconcertante. parce que t'as beau garder de la rancœur pour cette histoire, t'as beau en attendre beaucoup de lui à présent, t'es dans l'urgence de le retrouver. maintenant, tout de suite, au plus vite.




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MessageSujet: Re: (freitas) since you've been gone. 29/8/2017, 13:44

C'est dur. C'est dur et ça allait être très dur mais au final, ça en vaudra la peine. Avec Malia, ça n'a jamais été facile. Je n'étais jamais là et je sais ma part de responsabilité dans son malheur et dans sa vie. Mais jamais je n'avais pris conscience. La conscience c'est le pire des trucs. On m'a souvent dit que je n'en avais aucune mais là, à ce moment précis, je foutrais bien mon poing dans la gueule à tous ceux m'ayant dit ça. Vous avez déjà ressenti cette sensation de vouloir revenir en arrière et changer le court des choses ? C'est ce que je ressens. Je me dis que tout serait différent si je l'avais prise avec moi, si elle m'avait suivi, si elle avait quitté cette femme odieuse qui l'a faite souffrir alors que moi j'avais la belle vie. Je me dis qu'on ne serait pas dans cette situation aujourd'hui. Je me dis qu'on serait heureux, plus proches que jamais, qu'elle serait heureuse à l'heure d'aujourd'hui. Je me dis que j'aurais cette image de grand frère, cette image de modèle que j'aimerais tant avoir. Parce que je n'ai rien d'un modèle, il faut l'avouer. Si elle pense ça, elle a raison. Néanmoins, je me connais, je ferais tout ce qui est possible pour racheter mes erreurs, pour me racheter une conduite auprès d'elle, pour devenir à ses yeux quelqu'un de bien et plus quelqu'un qui l'a abandonné et déçu. Je veux être celui qui soigne ses plaies et pas celui qui les crée. Notre relation a été brisée oui, mais il y a toujours quelque chose d'intact. Comme le fait qu'elle sache lire en moi et ça je ne pourrais jamais le changer. De un parce que ça me plaît et de deux parce qu'il n'y a qu'à elle que je peux m'ouvrir même sans parler. Je compte reprendre chaque petits morceaux intacts, et les recoller, un par un, jusqu'à la fin. Après, je m'appliquerai à garder, à la garder, le plus longtemps possible avec le moins d'erreurs et le plus d'amour possible.
Arrivé chez elle, je me remémore la scène, les regrets qui me rongent et j'ai peur. J'ai peur d'aller trop vite, de trop m'imposer. Et elle, elle garde son sourire accroché à ses lèvres. Son beau sourire qui m'allège le cœur et qui me fait oublier le temps de quelques secondes ce poids que je ressens sur mes épaules. Elle me rassure. Je sens qu'elle aussi, elle veut qu'on se retrouve. Ça fait plaisir même si je sais, que ce n'est pas gagner d'avance. Malia est gentille, Malia est belle, Malia est douce mais Malia est une Freitas. La confiance se gagne, une fois perdue, il est très dur de la retrouver. Je suis un Freitas, cette confiance, je la retrouverais, même si je dois manger une couille de mouton pas rasée. Je me contente d’acquiescer d'un hochement de la tête. C'est bizarre mais à chaque fois que je la regarde, je souris. Je me retiens de rire quand j'entends le nom de son animal. Ça ne m'étonne pas d'elle, elle a toujours cette âme d'enfant au fond d'elle. C'est sûrement ça qui l'a aidé à tenir durant toutes ces années. « Pop corn ? C'est quoi ce nom ? » Je me mets à sourire, de toutes mes dents. C'est bien le premier vrai sourire que j'esquisse de la journée, grâce à elle. Bon dieu Malia, tu m'as tellement manqué si tu savais. Je rentre, c'est mignon chez elle. Je repère directement la cage du fameux pop corn. Je la regarde, je regarde la cage, je montre le truc à l'intérieur. Ouais un cochon d'inde c'est un truc pour moi. « Il a l'air sympa ton... pop corn. » En vrai ? Son truc me fait peur. Il me regarde droit dans les yeux avec son petit nez qui bouge et ça me rend mal à l'aise d'être fixé comme ça. J'ai l'impression qu'il connaît toute notre histoire et qu'il veut me tuer. Il aurait raison dans un sens. Enfin bref, je tourne sur moi même, je me permets de regarder. « Il était beau hein. » Que je souffle, mon regard posé sur une photo de notre père, tous les trois. Nostalgie qui me prend et le ventre qui se sert. Je vous fais pas une description de mon état d'esprit quoi. Mais il y a un truc qui cloche. Pourquoi en voyant ses objets de valeurs, la main dans ma poche me démange ?
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MessageSujet: Re: (freitas) since you've been gone. 30/8/2017, 19:25


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t'as les mots qui rassurent, t'as le regard qui plonge au plus profond du sien, t'as le sourire qui ne ternit pas. t'as besoin qu'il croit en toi, en vous. parce que toi, tu crois en lui, en vous. t'es dans l'urgence de le faire entrer à nouveau dans ta vie, tout en restant pourtant sur tes gardes. parce que t'as pas le pardon facile et que, même s'il est ton frère, tu as besoin qu'il te prouve que vous retrouvailles sont réelles et qu'elles ne seront pas qu'une simple parenthèse. t'as besoin de lui dans ta vie et tu as besoin qu'il te prouve qu'il peut en être digne. des mots puissants qui ont un sens si particulier. tu ne lui laisseras pas passer grand chose, ça non. tu seras exigeante, bien plus qu'à l'accoutumée. tu lui dis presque que c'est une obligation qu'il a de monter dans ton appartement, que tu as hâte de lui présenter ton hamster au nom si étrange. j'me suis découvert une passion pour le pop corn. ris pas, j'te jure, j'pourrais en manger jusqu'à l'indigestion. et tu lèves les yeux au ciel tellement tu te rends compte que ce que tu dis semble paraître pathétique. ok, j'savais pas comment l'appeler, j'ai pris la première chose qui m'passait par la tête. ce qui est clairement plus proche de la réalité qu'autre chose. tu aurais pu te creuser la cervelle mais t'en as pas eu envie, comme si ta vie dépendait d'une réponse rapide. t'avais le temps pourtant, de trouver quelque chose de plus conventionnel. mais est-ce que ça t'aurait vraiment autant plu que ce prénom à la con ? tu ne penses pas mais tu gardes un certain doute quand même. tout en réfléchissant à ce qui t'a poussé à trouver un prénom étrange à ton animal de compagnie, tu conduis ton frère jusqu'à l'intérieur de ton appartement. tu laisses tomber ton sac à côté du petit meuble, dans l'entrée avant de récupérer ton étui renfermant ton violon pour pouvoir le ranger à sa place, dans ta chambre, sous ton lit. comme quand tu étais gamine. tu l'entends faire une réflexion à propos de la boule de poils et tu passes la tête dans l'encadrement de la porte pour observer sa réaction. un peu plus et tu t'étoufferais avec ta propre salive. tu te retiens d'éclater de rire lorsque tes prunelles se posent sur lui. si tu pouvais attraper ton téléphone et immortaliser ce moment, cela vaudrait son pesant d'or, tu en es persuadée. attends, m'dis pas qu't'as peur d'un hamster quand même ? que tu parviens à demander entre deux tentatives de retenir ton rire. et tu disparais à nouveau derrière le montant de la porte pour pouvoir te débarrasser de ton blouson que tu jettes négligemment sur ton matelas. tu peux à présent prendre la direction de l'espace cuisine. il était beau hein. tu bloques un instant, une boule immense qui se forme au fond de ta gorge. t'as pas vraiment besoin de tourner la tête pour le regarder afin de savoir de qui il parle. et pourtant, tu prends le temps de le faire, juste histoire d'être bien certaine de ce à quoi il fait allusion. tes yeux se mettent à briller presque instantanément, mais aucune larme ne coulera. tu en as déjà bien trop versé. tu passes ton temps à les ravaler alors ce n'est certainement pas pour perdre pied aujourd'hui. le regard attendrit pourtant, tu contournes le comptoir de ta cuisine à l'américaine et tu viens de poster à son côté, histoire de prendre quelques secondes pour regarder le visage de ton géniteur, souriant, immortalisé par tes soins. tu lui ressembles beaucoup. que tu souffles avant de retourner dans la cuisine. tu peux la prendre si tu veux. j'en ai des tas. que tu lances, totalement détachée, comme si ça ne t'atteignait pas. c'est pourtant tout le contraire. cela dit, tu préfères que ce soit lui qui l'emporte plutôt que de l'avoir laissé à ta génitrice. elle aurait été capable de l'exposer en trophée, comme pour rappeler à tout un chacun qui passerait par chez elle, qu'elle avait eu de l'emprise sur un homme bon et éperdument amoureux d'elle. trophée de chasse, mensonge photographié. tu te mords la langue pour ne plus penser à cette femme qui te donne envie de vomir. un frisson parcourt ta nuque et, après avoir repris tes esprits, tu fais volte face. qu'est-ce que je peux t'offrir ? que tu demandes. tu lui as proposé de venir boire quelque chose chez toi alors autant que tu sois une bonne hôtesse. avant même qu'il ne te réponde, tu mets de l'eau à chauffer pour te faire un thé. toi, tu sais ce que tu veux mais lui, tu n'en sais rien. tu ne le connais plus alors ce sera à lui de te montrer la voie, de faire en sorte que tu te souviennes de ce qu'il aime. une façon aussi pour toi de retrouver un semblant d'ouverture à l'intérieur de son esprit.




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MessageSujet: Re: (freitas) since you've been gone. 7/9/2017, 17:51

Pas le droit à l'erreur. Cette phrase résonne dans ma tête. Non, je n'ai pas le droit à l'erreur. Et en grand boulet que je suis, ouais je vais en faire une à un moment donné. Quand, je n'en sais rien mais c'est sûr que je vais foirer. Déjà, je regarde son appartement comme un terrain de jeu et c'est pas normal. Putain de cleptomanie. J'ai envie de plonger mes mains dans ses tiroirs. Je peux pas m'empêcher d'essayer de savoir la valeur de chaque objet dans la pièce. Même cette boule de poils qui me regarde mal. Je dois me retenir, je ne dois pas céder. Pour qui je passerais ? Pour un abruti. Je dois me concentrer, sur elle, uniquement elle. Je sens bien qu'elle a envie de rire, de se foutre de moi. Comme avant. C'est beau, c'est bizarre. Je comprends rien à la situation. Je me suis réveillé ce matin pensant passer une journée des plus ordinaires et je me retrouve chez ma sœur après avoir pris toute la vérité en pleine face. Ça ferait un beau scénario de film. Le genre de film que les filles en déprime regarderait quoi. Puis il y a cette photo, avec lui. Putain de souvenirs, putain de nostalgie. Putain de gorge qui se noue et ses larmes qui veulent sortir. Ça se passera pas comme ça. J'ai trop d'émotions. La joie, la tristesse, l'envie. Envie de quoi ? La retrouver ? La voler ? Non. Je veux la retrouver, lui prouver que je l'aime, que je ne l'ai pas oubliée, que je n'ai rien oublié même, que je ne suis pas un salaud. Si je cède, ça ne fera qu'aggraver mon cas. Sacré cas hein. « De nous deux, c'est toi le portrait craché. » Que je souffle, désespéré. Il est vrai que je ressemble plus à ma mère. Je l'ai abandonné, comme elle avait abandonné l'idée de nous aimer. Ça fait mal de se comparer à la plus grande des garces que cette terre ait jamais portée. Surtout quand c'est la vérité. Que dirait-il s'il me voyait aujourd'hui ? Il ne serait pas fier du tout, oh ça non. Je ne réponds pas quand elle me propose de prendre la photo. Bien sûr j'en ai envie mais je ne le mérite pas. Je garde la tête baissée. Je me retourne vers elle. « Un café ça suffira. » Je vais pas commencer à passer pour l'alcoolique de service. Même si un bon verre m'aiderait vachement à me détendre et à encaisser le coup. Ça attendra ce soir. Je me rapproche d'elle. Je ne sais pas comment me comporter. Une chose est sûre, j'ai besoin d'être proche d'elle, de sentir un semblant de proximité entre nous. Histoire de me donner un peu de confiance en moi. J'avale ma salive difficilement. J'ai l'impression d'être à un premier rencard et de pas savoir quoi dire. Quoique un premier rencard, c'est beaucoup plus facile que de reconquérir sa sœur. Je respire un grand coup, je la regarde, comme toujours avec de grands yeux. En vrai, elle m'intimide, elle a tellement grandi, changée. « Sinon, à part ta passion du pop corn. Quoi de neuf ? » Quoi de neuf ? Sérieux ? On dirait un gamin de treize ans. Comme si elle allait me répondre « bah la moitié de dix huit ». Putain mais merde, je suis abruti. Quand je vous dis que c'est plus compliqué qu'un premier rencard.
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MessageSujet: Re: (freitas) since you've been gone. 20/9/2017, 22:49


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repartir de zéro, à ton sens, passe forcément par la visite de ton petit chez toi. bon, tu as peut-être bien zappé un détail important sur ton appartement. en effet, tu ne vis pas seule. tu as soumis l'idée à anthony de t'accompagner parce que tu sais que ton colocataire est absent et qu'il ne risque pas de rentrer avant un bon moment. tu sais donc que tu pourras prolonger cet instant tant attendu sans que monsieur tête de con ne pointe son joli minois et foute tout en l'air, comme il en a si bien l'habitude. tu chasses la pensée que ton colocataire puisse perturber cette journée. tu n'as pas envie d'y penser parce que, chanceuse comme tu es, il serait capable de débarquer en un claquement de doigts si tu y penses un peu trop fort. tu t'en vas donc ranger ton violon en te moquant de ton frère qui semble avoir peur de ton hamster. alors ça quand même, il faut le voir pour le croire. toi qui est l'amie des bêtes par excellence, que ton frangin, aussi costaud soit-il, se retrouve en panique face à une toute petite boule de poil, c'est un comble. il aura attendu que tu reviennes avant de poser les yeux sur cette photo, de ton père et toi. c'est peut-être bien la seule chose, en dehors de pop-corn, à toi qui traîne dans le salon. t'es plutôt ordonnée toi. pas maniaque non plus, faudrait pas déconner. disons que tu ne laisses pas traîner tes affaires. de toute façon, avec timothée, t'as pas confiance. d'ailleurs, tu prends note de remettre cette photo dans ta chambre quand anthony sera parti. on ne sait pas vraiment ce qui pourrait lui arriver et ça t'ennuierait que le cadre finisse cassé. tu t'étonnes d'ailleurs secrètement que ce ne soit pas déjà le cas. mais y a cette boule au fond de ta gorge et ce poids dans ta poitrine qui te ramène bien vite à la réalité, au moment présent. t'as fait quelques pas pour le rejoindre et poser tes yeux sur le cliché que tu avais pris de ton géniteur. il te manque, c'est atroce. un peu plus tous les jours mais tu as appris à vivre avec. tu lui dis qu'il lui ressemble beaucoup. plus il vieillit, plus tu remarques les traits de ton père sur son visage. de nous deux, c'est toi le portrait craché. tu secoues légèrement la tête. vous vous renvoyez la balle depuis que tu as cessé de lui hurlé dessus, depuis qu'il a compris un pan de la vie que tu as passé sans lui. c'est pas évident, ça ne l'a jamais vraiment été. mais aujourd'hui, vous avez la possibilité de recoller les morceaux. et comme les deux idiots que vous êtes, vous vous jeter des fleurs après vous être insultés. bande de gamins. je n'ai que son caractère, c'est toi qui a pris le physique. j't'assure. et puis, il vaut mieux d'ailleurs. t’esquisses un sourire afin de marquer ta pointe d'ironie. et puis arrête de me lécher les bottes, c'est pas comme ça que tu pourras à nouveau avoir ta place. que tu balances en retournant à la cuisine. la pointe d'ironie mais qui n'en n'est pas vraiment une. t'essaies de le faire réagir, histoire de voir comment ça pourrait se passer. l'exigence commence toujours le plus tôt possible, sinon tu te feras bouffer. tu le sais bien, t'as fait en sorte que plus rien ne puisse t'atteindre depuis que t'as mis les voiles. t'as beau être une âme innocente et naïve, t'es rancunière. il t'a fait du mal, bien plus que tu ne pourras jamais le décrire. il faudrait donc qu'il passe par la case rattrapage. qu'il s'estime heureux que tu lui en offres une d'ailleurs parce que, d'ordinaire, toi, quand t'as rayé quelqu'un de ta liste, cette personne n'est pas autorisée à revenir. t'as fait une exception parce que c'est ton frère. qu'il ne gâche pas cette chance que tu lui offres. t'as eu un moment d'égarement et t'as pensé à ta mère. faiblesse de l'être beaucoup trop sensible que tu es. fallait que tu reprennes tes esprits et que tu ne te laisses pas sombrer alors tu lui as demandé ce qu'il voulait boire, tout en mettant de l'eau à chauffer pour ton thé. un café ça suffira. une grimace assombrit ton visage l'espace d'un instant. tu détestes le café, son goût, son odeur. t'as essayé pourtant mais tu n'as pas réussi à t'y faire. tu préfères la douceur de la boisson favorite des anglais. encore une différence frappante entre vous deux. opposés de toujours. tu t'affaires à la tâche. ton eau est chaude, tu déposes un sachet de thé au fond de ta tasse et verses le liquide brûlant par dessus. tu peux aisément voir la couleur de l'eau changer presque instantanément. balai de saveur qui se mêlent et s'entremêlent. y a le café qui vient de finir de couler, tu jettes la dosette imbibée de flotte et te brûle le bout des doigts. saloperie. tu les colles sur ton lobe d'oreille, le temps que la douleur s'estompe. ça ne met pas longtemps, à peine quelques secondes. c'est quand tu te retournes avec les tasses que t'as un léger mouvement de recul, presque imperceptible. il est prêt de toi, tu ne l'as pas entendu, ça t'a surprise. tu déposes son café devant lui avant de t'empresser de boire une gorgée de thé pas encore tout à fait infusé. faut que tu fasses quelque chose, comme prise de panique, comme si la situation était gênante. sinon, à part ta passion du pop corn. quoi de neuf ? sans que tu ne puisses vraiment le retenir, y a un rire que s'échappe entre tes lèvres. et tu la revois, sa tête d'ahuri, son sourire béant, fier de sa blague de merde. la moitié de dix-huit. le sourire figé sur tes lippes rosées et le regard perdu dans le passé. c'est ce que papa aurait dit ... que tu souffles une fois que tu as calmé ton rire. farceur le père freitas, même lors de ses derniers instants. j'vends de la lingerie pour celles qui ont du blé plein les poches ... et j'ai un colocataire. parce qu'un loyer dans c'quartier, c'est trop cher pour moi toute seule ... comme si le fait de lui balancer l'information de la sorte pouvait faire passer la pilule plus facilement. en même temps, tu lui as bien fait comprendre qu'il n'avait pas son mot à dire quant à tes fréquentations. alors au moins, comme ça, ça a le mérite d'être clair.




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MessageSujet: Re: (freitas) since you've been gone. 28/9/2017, 13:44

Elle s'en est bien sortie quand même, je dois l'avouer. Jusqu'à tout à l'heure, j'étais encore persuadé qu'elle était dans la capitale auvergnate, sous la garde forcée de notre mère. Déjà gamin, je voyais le pouvoir qu'elle exerçait sur elle et c'est sûrement à cause de ça que je m'étais rentré dans la tête qu'elle était devenue comme elle. Pas au point d'atteindre son niveau, ça non, c'est tellement impossible d'atteindre son niveau de manipulation. Rien que d'y penser, j'ai la gerbe. Et pourtant, je savais très bien qu'elle n'était pas comme elle mais pour me détacher de toute cette misère, j'ai fini par y croire. Ce que j'ai pu être con. Ce que je peux l'être encore. Pourquoi ? Je me retrouve chez elle, à ne pas savoir quoi dire ou quoi faire. Vu la situation n'importe qui trouverait ça normal mais ça ne l'est pas. Il y a ma tête qui me dit de me casser sans me retourner parce que jamais je n'arriverai à la retrouver et il y a mon cœur qui me dit d'essayer, de ne pas laisser tomber, qu'un jour on sera à nouveau une famille. Et il y a cette photo. Cette photo où je ne suis pas bien sûr. Ça fait mal. Je me rends compte que j'ai loupé tellement d'épisodes. Certains heureux qui m'auraient rempli la tête de putains de souvenirs et certains malheureux où j'aurais pris mon rôle de fils et de frère à cœur pour que tout aille bien. Mais non, j'ai préféré me casser, c'était tellement plus facile. Jusqu'à aujourd'hui, je ne regrettais pas ce choix mais là, je dois avouer que dans ma tête c'est un bordel sans nom. Même un appartement de dix huit mètres carré avec quarante deux personnes dedans serait moins bordélique. J'avoue, j'aurais pu faire mieux niveau comparaison. « et puis arrête de me lécher les bottes, c'est pas comme ça que tu pourras à nouveau avoir ta place. » Je sors de mes pensées. Elle a raison. Elle a bien grandi, elle a pris de la gueule la petite. J'aime ça. Au moins ça me rassure dans le fait qu'elle ne se laisse pas faire. En même temps, je l'avais laissé tomber, elle n'avait pas le choix que d'ouvrir sa gueule et ne pas se laisser faire. Allez, foutez moi des baffes. Je sais ce que vous vous dites. Mais pourquoi il s’apitoie sur son sort ? Pourquoi il ne se sort pas les doigts du cul ? Je sais pas faire tout simplement. Alors oui, j'ai une grande gueule, je suis un con etc.. Mais dans cette situation vous feriez quoi ? Fermer sa gueule des fois c'est bien. Je la regarde retourner à la cuisine. J'ai l'impression d'être muet. Rien ne sort de ma bouche, à part des banalités. Malia, tu te rends compte de l'état dans lequel tu m'as mis ? N'importe qui te dirait que je ne suis pas moi-même. Le seul truc qui me rassure et encore, c'est que j'ai envie de voler quelque chose, toujours. Je me suis rapproché d'elle sans vraiment m'en rendre compte. J'ai besoin de reprendre un peu de confiance en moi. Elle doit se dire que je suis un faible depuis tout à l'heure à me comporter comme la pire des loques de ce monde. La sentir près de moi, ça me réconfortera, ça me réchauffera. Elle a un mouvement de recul quand elle se retourne. Je la comprends, mes faits et gestes n'ont aucun sens. Je prends la tasse dans mes mains et lui pose LA question débile. Elle a raison de rire. Au moins, je l'aurais fait rire. « La moitié de dix-huit. » Je souris puis silence. «  C'est ce que papa aurait dit ... » Je soupire. Elle souffle. Une petite connexion se ferait-elle ressentir ? Ouais tout est bon pour me rassurer. Elle m'explique dans la foulée ce qu'elle fait dans la vie. Elle a eu raison d'enchaîner. Je sentais une petite dose de tristesse arriver dans mon esprit. J'ai du mal à l'imaginer dans son boulot, pour moi elle est et restera toujours une petite, ma petite. Mais je suis content qu'elle s'en sorte, qu'elle vive sa vie. « Tu sais, si un jour t'as besoin de quoique ce soit, tu peux m'appeler. » Maintenant que je suis là. Ça aurait mérité cette fin de phrase non ? Je porte la tasse à mes lèvres. Le liquide qui glisse le long de ma gorge me fait un bien fou tellement c'était sec à l'intérieur. Non pas qu'elle ait tardé à me servir à ma boire mais dès que je suis dans une situation que je ne contrôle pas, où je stresse, ma gorge se dessèche. Je la regarde dans les yeux. J'ai un élan de courage qui commence à se dessiner en moi. Je dois pas le laisser passer. « Malia, je sais pas pourquoi je me comporte comme un idiot.. » Je prends une grande inspiration, allez continue. « Je sais que je suis pas le grand frère modèle. Tu dois sûrement penser que je suis le pire... Enfin penses ce que tu veux hein c'est pas à moi de te le dire. » Je m'embrouille. Je suis con. Je me fatigue. Je continue. « Je vais me rattraper, je te promets. Tu auras beau me gueuler dessus autant que tu veux, autant que je le mérite, je resterai. » J'ai la tête du gamin qui va se prendre une rouste. Je la fixe pourtant dans les yeux. Je sais qu'elle ne m'a pas tout dit de ce qu'elle ressentait envers moi. Elle a raison, pourquoi se comporter comme des idiots à se lécher les bottes ? Tant qu'elle ne m'aura pas tout dit de ce qu'elle me reproche, on ne pourra jamais redevenir une famille.
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MessageSujet: Re: (freitas) since you've been gone. 28/9/2017, 18:42


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si d'ordinaire, tu es du genre sociable et à savoir comment te comporter avec les gens, là, tu te retrouves coincée. peut-être parce que c'est trop d'un coup. peut-être parce que c'est ton frère et que tu ne sais pas par où commencer. t'as été séparée de lui pendant bien trop longtemps et pour les mauvaises raisons. t'as souffert de son absence. tu lui en as voulu et tu lui en veux encore. t'as la rancune tenace, toi. malgré sa présence chez toi, t'as peur. t'es effrayée à l'idée qu'il puisse disparaître comme il est réapparu. ça ne te surprendrait pas s'il le faisait. t'as peur d'être déçue, comme le jour de l'enterrement de ton paternel. ta même peur de le décevoir, toi, pour être restée aussi longtemps avec votre génitrice. parce que t'as beau avoir grandi, t'as beau avoir changé, elle n'en reste pas moins celle qui t'a élevé malgré tout. peut-être bien qu'une part d'elle sommeille en toi et qu'elle pourrait se manifester un jour ou l'autre, sans que tu n'en n'ais pleinement le contrôle. tellement de possibilités qui font de toi la personne timide et peu bavarde que tu offres généreusement à ton aîné. tu sais, si un jour t'as besoin de quoique ce soit, tu peux m'appeler. tu esquisses un sourire. j'suis une grande fille maintenant, tu sais ? et puis, j'me suis débrouillée toute seule jusqu'à maintenant alors ... tu hausses les épaules avant de porter ta tasse à tes lèvres et d'avaler une gorgée de ton thé. en voilà une façon polie de renvoyer chier celui qui te tend la main et tente de te montrer qu'il n'a pas l'intention de s'enfuir. mais toi, il t'en faut plus pour que tu puisses y croire. parce que, si on se penche sur la situation, anthony n'a été que ce personnage en pointillé dans ta vie. tu passais le plus clair de ton temps à t'inventer un frère fictif puisque tu ne pouvais pas l'avoir à tes côtés. t'as imaginé tout un tas de scénarios possibles mais aucun ne s'est réalisé. alors t'as tout simplement fini par perdre espoir. poupée de chiffon abandonnée au fond du coffre à jouets. t'avales une nouvelle gorgée de ton eau chaude aromatisée. malia, je sais pas pourquoi je me comporte comme un idiot ... tu reposes ta tasse lentement sur le comptoir, le ton de la voix de ton frère t'intrigue, son attitude encore plus. je sais que je suis pas le grand frère modèle. tu dois sûrement penser que je suis le pire ... enfin penses ce que tu veux hein c'est pas à moi de te le dire. tu penches ta tête sur le côté, tes mains se resserrant autour de ta tasse. tes lippes se pincent puis tu pousses un faible soupir. je vais me rattraper, je te promets. tu auras beau me gueuler dessus autant que tu veux, autant que je le mérite, je resterai. à nouveau, tu soupires. ce regard tendre que tu poses sur lui, cette envie de l'étreindre que tu t'empêches pourtant d'écouter. parce que la peur de ta raison prend le pas sur les désirs de ton cœur. pourtant, y a ta main qui vient se poser sur la sienne. arrête, t'as pas l'pire ... un sourire en coin qui se dessine. t'es juste ... tu ne finis pas ta phrase. tu n'y arrives pas. ta main sur la sienne s'échappe et s'attarde sur ton front. tu cherches tes mots, toi qui pourtant possède une répartie à toute épreuve. t'es si fragile quand il se tient près de toi. qu'est-qui m'assure que tu ne partiras pas ? c'est bien beau d'parler, c'est bien beau t'promettre mais ... t'étais pas là tony. ton bras retombe le long de ton corps si frêle. quand j'avais besoin d'un frère, j'l'imaginais. je t'imaginais, toi. mais t'étais pas là. tu ne l'as jamais été. tes prunelles se perdent au fond de ton eau chaude. j'ai pas besoin de toi maintenant. est-ce que c'est pour ça qu'tu vas rester ? jugement. questionnement inévitable que tu poses à haute voix parce que t'as besoin de réponse et que c'est le seul moyen de les obtenir. et si un jour j'ai besoin de toi, qu'est-ce qui m'dit qu'tu seras là ? parce que tu dois penser à toutes les éventualités. t'as besoin de garanties, de celles que tu as cherché jusqu'à maintenant et qui n'ont jamais pointées le bout de leur nez. t'as besoin d'avoir confiance et la route sera longue avant que tu ne puisses te fier à lui.




douceur incarnée.
malia freitas ☽we started two hearts in one home. it's hard when we argue, we're both stubborn. i know but, oh, sweet creature, sweet creature. wherever i go, you bring me home. sweet creature, sweet creature. when i run out of rope, you bring me home.
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