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confusions de sentiments. (juny)

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eden de cacharel

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MessageSujet: confusions de sentiments. (juny) 14/9/2017, 12:51


Encore une journée de passée. Une journée banale. Une journée au boulot, sur les champs pour finir à la maison. La pêche n'a pas été trop bonne aujourd'hui. Je rentre les poches pleines certes mais en regardant mon butin, les deux portefeuilles dérobés ne contiennent rien de bien intéressant. Quelques sous mais surtout des papiers de cartes, des tickets de caisses, une carte vitale. Rien d'intéressant quoi. Depuis que j'ai retrouvé Malia, je suis plus trop le même je dois dire. Dans les rues, je suis moins concentré à piller les gens mais je scrute chaque personne à sa recherche. J'ai constamment envie de la voir, de la redécouvrir. Je veux sauter les étapes alors que je ne devrais pas. Je deviens ce mec trop collant, ce genre de mec que je déteste. Le genre de psychopathe qui tombe sur toi « par hasard » alors qu'en faite je ne cherche que ça. Enfin bref. Comme je disais, une journée banale dans une vie trop bordélique. J'étais bien moi dans ma routine. Je suis pas habitué à vivre, enfin revivre, une vie comme ça. Les rebondissements, les remises en questions, j'aime pas ça. Je vais devoir m'habituer, m'adapter. Je m'affale dans le canapé. J'allume la télé. La télé c'est surtout un bruit de fond, je suis perdu dans mes pensées. Je pense à elle, ce qu'elle peut faire, ce qu'elle peut penser. Est-ce que je fais les choses bien ? Est-ce qu'elle pense à moi aussi ? Quand je vous parle de remise en question permanente. Je décide de lever mon gros cul et de m'activer. Je commence à ranger, tout et n'importe quoi. Je dois m'occuper. Je dois être actif pour éviter de penser. Je branche la musique et je fais mon truc. Ah oui, quand je mets la musique en rangeant, je danse. Vous voyez le mec avec l'aspirateur ou le balais qui se croit en concert et qui se donne à fond ? C'est moi. Une heure passe, la nuit commence à tomber. Je laisse tomber le rangement pour me servir un verre. Un bon petit whisky des familles, pour finir une journée presque banale. On toque à la porte. Dans ma tête, ça ne fait qu'un tour. Je fonce à la porte, mon verre à la main, espérant au plus profond de moi que ce soit ma petite sœur. Sur mon visage, il y a un sourire bizarre qui s'affiche, et dans ma poitrine il y a mon cœur qui se met à battre plus vite. J'ouvre la porte et j'entrevois des cheveux blonds. Je comprends pas sur le coup qui ça peut être. Je tombe sur une jolie blonde. La plus belle blonde que je connaisse dans cette ville. Je suis un peu déçu que ce ne soit pas Malia mais au final, la surprise est bonne. Ça fait du bien de la voir, ça me changera les idées. Mais il y a un truc qui cloche. Qu'est-ce qu'elle fait la ? Elle n'est pas comme d'habitude. Son visage ne montre aucune émotion, elle a l'air vide. Elle est sobre ? On dirait bien. Alors là, oui il y a un truc qui cloche. Je ne dis rien, je la laisse entrer. Je la laisse s'installer, je la scrute. En faite, je sais pas quoi lui dire. C'est bien la première fois que ça m'arrive avec elle. Je lui tends mon verre, j'ai l'impression qu'elle en a besoin. « Je suis si dégueulasse que ça pour que tu fasses une gueule de trois mètres de long ? » Je sens mal la chose. Je vais tourner autour du pot jusqu'à ce qu'elle parle. Vous voulez que je vous dise le plus bizarre dans cette histoire ? C'est que j'ai une boule dans le ventre qui commence à se former, doucement. Ouais, ça me fait quelque chose de voir ma jolie blonde comme ça.


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MessageSujet: Re: confusions de sentiments. (juny) 14/9/2017, 14:48


Confusions de sentiments
Anthony Freitas & Julie Perrin
Assise dans l’obscurité de ta chambre tu fixes le mur sans bouger, retenant ta respiration un instant pour ne plus entendre aucun bruit durant quelques secondes. Tu te sens vide. Ton cœur saigne. Tes yeux sont secs mais ton cœur lui, il pleure. Un seul coup de téléphone et te voilà au fond du trou. Un cri inhumain sort de tes lèvres lorsque tu raccroches enfin. Un cri de douleur. Un cri de désespoir. Tu n’as plus ressenti ce vide depuis la mort de tes parents et à cet instant précis tu ne sais pas vraiment comment supporter la douleur qui vrille tes os. Tu coules. Tu te noies. Tu suffoques. Ton regard se dépose sur la dose de bonheur que tu comptais prendre mais tu sais que c’est une mauvaise idée. Tu sais que si tu prends cette dose tu ne te réveilleras pas le lendemain. Tu sais que ta vie se finira avec cette dernière dose. Alors tu sors de ton appartement, tes pas te mènent à travers les ruelles de Paris. Tu ne sais pas comment tu arrives jusqu’à cette porte, tu as laissé tes pieds te porter jusqu’à cet endroit précis et tu ne sais pas vraiment si c’est une bonne idée de frapper chez lui. Tu sens ton visage se tendre et tu n’as aucune envie de craquer devant lui. Tu n’as aucune envie qu’il te voit dans cet état. Mais tu sonnes quand même. Attendant un miracle qu’il ne sera pas capable d’accomplir. Personne ne peut te retirer cette douleur, personne ne peut réparer ton cœur brisé, personne ne peut calmer ta détresse. Mais il y a quelque chose chez Anthony qui te calme. Il y a quelque chose chez lui qui te rassure assez pour que tu viennes jusqu’ici sans une once de drogue et d’alcool dans le sang. Il semble surpris par ton arrivée chez lui, peut être attendait il quelqu’un Julie, tu n’y as pas pensé ? Mais ton cerveau ne fonctionne plus du tout et tu acceptes son invitation silencieuse de le suivre à l’intérieur de chez lui. Tu t’installes sur son canapé et tes lèvres restent scellées parce que tu as peur. Tu as peur de ne plus être capable de dire un mot sans t’effondrer. Tu prends son verre entre tes doigts fins et tu admires le liquide ambré à l’intérieur. « Je suis si dégueulasse que ça pour que tu fasses une gueule de trois mètres de long ? » Un petit sourire se dessine sur tes lèvres mais tu sens qu’il est tordu, qu’il est fade et sous les yeux d’Anthony ta carapace se craquèle. Ton regard se rempli doucement de larmes et tu reposes le regard sur le verre qu’il t’a offert. Tu le déposes sur la table basse sans y toucher. « Je… » Ta voix se brise. Ton cœur se colle dans ta gorge et tu sens des sanglots qui se forment au creux de ton ventre. Tu secoues la tête doucement avant de relever la tête vers lui. « Je ne veux pas être seule…. Je peux rester un peu ici ? » Tu glisses tes doigts dans tes cheveux afin de les remettre en place, mais tu n’es pas à l’aise avec le ton de ta voix, avec cette sensation d’avoir le cœur à vif devant quelqu’un d’autre que toi-même. Il pourrait piétiner les débris de ton cœur sans que tu puisses te défendre tu espères seulement qu’il ne le fera pas. Puis la douleur revient, violente, balayant tes espoirs de rester forte face à lui. Et enfin tes larmes se mettent à couler. Tu caches ton visage dans tes jambes mais ton désespoir consume chaque inspiration que tu prends. Il est mort, tu t’en rends enfin compte. Tu retiens un sanglot plus violent que les autres resserrant tes poings sur tes genoux comme si cette simple pression avait le pouvoir de te garder en un seul morceau. « Mon frère… Mon frère est mort… » Tu revois son doux visage derrière tes paupières closes. Ce n’est pas juste. La vie n’aurait pas dû te le reprendre. Elle aurait dû te prendre à sa place. Au lieu de ça, elle retire au monde un joyau et laisse le déchet que tu es auprès des autres. Ce n’est pas juste. Ce n’est pas bien. Ce n’est pas normal. Et toi tu as juste envie de sauter dans le vide et de le rejoindre.

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MessageSujet: Re: confusions de sentiments. (juny) 14/9/2017, 15:52


Cette fille, notre relation, c'est le produit d'un pur hasard un samedi après-midi. Une rencontre sous le signe de la provocation. Elle m'a aguiché, m'a accosté avec son regard perçant et sa mine angélique. J'ai très vite compris que sous ce visage d'ange se cachait une vraie démone. Elle pourrait être la fille de satan que ça ne m'étonnerait pas. Cette fille là, c'est la fille la plus manipulatrice, la plus provocante mais de loin la plus intelligente que je n'ai jamais connu dans ma vie. Sans parler en plus de sa beauté. Je vous avoue, au début elle me sortait par les yeux mais en la connaissant, en la fréquentant de plus en plus, j'ai appris à l'apprécier. Apprécier nos parties de jambes en l'air certes mais surtout apprécier ce petit jeu entre nous. Je suis un joueur, tout le monde le sait, tout le monde le comprend en me voyant mais avec elle c'est même plus qu'un jeu. Et ce jeu, je le sais qu'un jour je vais perdre. Aujourd'hui ? Demain ? J'en sais rien. En tout cas, cette fille, je crois que jamais je ne l'ai vu sobre. Elle qui est toujours alcoolisée ou droguée. C'est sûrement pour ça que machinalement je lui ai tendu mon verre. D'ordinaire, elle a toujours cette petite lueur au fond des yeux mais aujourd'hui ses yeux, son regard, il ne dit rien, il est vide. Vide comme son âme. Et face à tant de désespoir, je ne sais pas quoi faire. Je joue la carte de l'humour, ça ne marche pas vraiment. Son sourire est faux, ça se voit. Elle sait bien cacher son jeu mais aujourd'hui, elle ne joue pas. Je n'ai pas le droit de jouer non plus. Alors oui j'en ai envie mais en vrai, elle me fait de la peine. Je viens m'asseoir à côté d'elle après avoir pris une gorgée. Elle essaie de faire bonne figure mais elle va éclater. Je la regarde, ne sachant pas trop quoi dire. Je suis vraiment pas doué pour ce genre de choses. Consoler les gens ou quoi, je n'ai jamais su faire. Vous le savez bien, je fuis à chaque fois au lieu d'affronter. « Reste autant que tu veux. » Après tout, si ça peut lui faire du bien, ça m'en fera aussi. Je n'aime pas la voir comme ça. Ce n'est pas la Julie que je connais et c'est perturbant. D'habitude j'ai déjà le pantalon sur les chevilles. Puis elle m'annonce la nouvelle tout en retenant de s'effondrer. Elle veut faire la forte mais sérieux Julie, tu crois vraiment que je vais te croire ? Je me mets à sa place, si je perdais Malia, je serais anéanti, inconsolable. Je ne connais pas son histoire, mais ils avaient l'air d'être proches. Putain, quel sens de la déduction j'ai. Bref. Je sais pas quoi faire. La prendre dans mes bras ? La faire boire pour oublier ? Lui demander pourquoi ? Ça risque d'être compliqué mais je dois faire quelque chose. Ma main se pose sur le haut de son dos, lui montrer que je suis là pour elle est déjà un bon début. « Je suis désolé.. » Bah ouais, je peux que l'être après tout. Pourquoi à chaque fois que quelqu'un crève on dit cette phrase ? Et surtout, pourquoi je la sors aussi alors que ça ne changera rien à la situation ? J'essaie de retrouver son regard, en vain. « C'est pas grave de pleurer tu sais. Tu peux te lâcher. » Elle se retient depuis le début je le vois bien. Et je sais très bien qu'elle continuera à se retenir. Coeur de pierre cette Julie. Mais t'es au courant que t'es en train de percer le mien ?


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MessageSujet: Re: confusions de sentiments. (juny) 14/9/2017, 20:25


Confusions de sentiments
Anthony Freitas & Julie Perrin
Tu aurais pu aller n’importe où Julie. Tu aurais pu rentrer chez toi voir ton meilleur ami. Tu aurais pu aller voir Aline sans qu’elle ne te juge sur ta faiblesse. Tu aurais pu te défoncer pour ne plus ressentir cette douleur. Mais non tu as préféré venir ici, chez lui. Ce n’est pas comme si Anthony était ton ami. Ce n’est pas comme si il te connaissait sur le bout des doigts. Vos parties de jambes en l’air sont bonnes. Vous avez les mêmes envies. La même manière de jouer. Mais à aucun moment tu ne t’es confiée à lui. À aucun moment tu as baissé ta carapace pour lui prouver que tu avais plus de profondeur que ce que tu veux bien dévoiler aux gens en temps normal. Et pourtant quand ton cœur s’est brisé, quand tu as ressenti le besoin de t’écrouler c’est à lui que tu as pensé. Étrange sentiment que tu ressens face à cette révélation. Tu aurais pu te servir de lui, te jeter sur lui, lui demander d’effacer les nuages qui obscurcissent ton regard. Mais tu as préféré t’asseoir chez lui et lui dire la vérité. Alexandre, ton petit frère était mort dans la nuit dernière. Ton téléphone a sonné et tu as vu le visage de ton frère sur l’écran. Tu as compris. Compris que quelque chose n’allait pas. Tu n’avais plus de nouvelles depuis ton départ de Marseille neuf ans plus tôt. Mais tu as gardé ton numéro de téléphone durant toutes ses années avec l’espoir qu’un jour il reviendrait te voir. Il te prendrait dans ses bras et qu’enfin ta vie tournerait rond. Mais ce putain de karma ne veut pas tu sois heureuse. Ce putain de karma veut te pourrir comme tu pourris les vies que tu touches du bout des doigts. T’aurais préféré crever sous un trente-huit tonnes plutôt que de ressentir à nouveau la douleur de la perte. Tu hoches la tête quand Anthony te dit que tu peux rester, tu sens un léger soulagement au fond de ton cœur qui apaise durant une fraction de second ton tourment. Avant que la vérité ne s’échappe de tes lèvres. Lèvres qui commencent à avoir le goût du sel de tes larmes. Quelques-unes s’enfuient du bord de tes yeux mais tu ne peux craquer. Parce que si tu le fais, tu ne te relèveras pas. Lorsqu’il te dit qu’il est désolé ? Tu relèves un peu la tête vers lui. Personne ne t’a jamais dit ça à toi. Tu l’as entendu de nombreuses fois chuchoter, murmuré au creux de l’oreille de ton frère quand vos parents sont morts. Mais toi ? Toi tu n’as jamais entendu ses mots. Quelques mots qui ne servent à rien mais qui prouvent une certaine empathie pour la personne en face de toi. Lorsqu’ils sont morts, toi tu étais responsable, tu étais déjà irrécupérable, personne n’avait envie d’être tendre avec toi. Alors même si lui ne le sait pas, ça te fais du bien d’entendre ça. Doucement, tu lâches prise et tu te glisses entre ses bras. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu fais ça mais tu laisses ton corps se mouvoir sans l’arrêter. Tu laisses ta tête éteinte et tu relâches la pression en un long soupir tremblant. Tu secoues doucement la tête lorsqu’il te dit de lâcher prise totalement. Tu ne peux pas faire ça. « Si je le fais je ne me relèverais plus. » Tu sens la peau du jeune homme sous tes doigts, tu sens qu’ils dessinent des signes incompréhensibles sur son bras mais tu te concentres dessus pour ne plus penser à rien. « Je suis désolée. » Tu souffles ça non loin de son oreille. T’es désolé de quoi petite Julie ? De lui offrir un spectacle déplaisant ? De prouver que toi aussi tu peux être humaine ? Que pour une fois dans ta vie, tu n'as pas envie de jouer ? Tu ne sais pas, mais ce que tu sais c’est que tu es désolée de lui faire subir le spectacle de la petite fille en pleure que tu es toujours au fond de toi. Tu relèves le regard vers lui, tu t’en fous à ce moment qu’il y voit la détresse, qu’il y voit la souffrance, qu’il y voit tes fêlures, ce n’est pas ton problème à cet instant précis. Tu le regretteras peut-être un jour. Mais là ? Là t’as juste besoin de lui. « T’as une sœur toi… Parle-moi un peu d’elle s’il te plaît. » Waouh. T’es vraiment dans un sale état petite poupée. Dire s’il te plaît. Avouer tes faiblesses. Dire que tu es désolé. Ça prouve simplement que tu es tout à fait normale. Mais toi ça te fais bizarre. Parce que tu n’as jamais été ainsi, avec qui que ce soit auparavant. Qu’as-tu fait Anthony ? Comment as-tu réussis ton coup ? « J’ai juste besoin… » D’oublier. T’as juste besoin d’oublier. Mais ne sais-tu pas Julie que tu n’oublieras pas. Que tu y penseras sans arrêt. Que tu te demanderas toujours pourquoi. Que tu ne finiras par craquer un jour ou l’autre. Mais être au centre de l’attention te déplaît. Tu aimes être la reine de ta propre connerie, mais dès que tu baisses le masque tu détestes que l’on te voit. Tu déposes ta tête dans le cou d’Anthony et tu attends que ses mots s’envolent dans la pièce. Tu attends que la douleur s’estompe un instant. Tu attends quelque chose qui ne se produira pas et au fond de toi tu le sais.

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MessageSujet: Re: confusions de sentiments. (juny) 28/9/2017, 15:16


La sulfureuse Julie si sûre d'elle, indestructible, qui aurait pu croire qu'un jour elle serait si dévastée ? Pas moi en tout cas. Cette fille, je ne connais que ce qu'elle a bien voulu me laisser voir. Une fille provocante, pleine de confiance, manipulatrice mais jamais dans le but de faire du mal. En tout cas avec moi. Sûrement parce qu'elle connaît cette douleur. Il est vrai qu'avec elle, il ne fallait pas être une sainte vierge. Drogue, alcool, sexe, c'est ça son train de vie. C'est ça le train de vie à beaucoup de personnes mais pour elle, j'ai l'impression que c'est SA vie. Cette fille, on ne peut tout simplement pas l'atteindre. C'est un jeu auquel je ne me suis jamais prêté d'ailleurs. Notre petit jeu à tout les deux me suffisait. En même temps, je ne me suis jamais posé la question de la fille qu'elle pouvait être. Elle passe son temps à me pousser à bout, me taquiner. C'est en parlant que je me rends compte que c'est pour ne pas briser sa carapace. Mais aujourd'hui, sa carapace elle est fêlée à la poupée. Ça fait bizarre. La fille que rien ne touche a des sentiments. C'est une être humain après tout. Mon regard sur elle change. Elle me fait de la peine. J'aimerais pouvoir faire quelque chose, juste pour qu'elle se sente mieux l'histoire de quelques secondes mais je ne peux rien faire. C'est chiant d'être dans une situation où on ne peut rien faire qu'être là, au cas où. Je me demande bien pourquoi elle est venu chez moi, pour me l'annoncer, on ne sait jamais rien dit l'un sur l'autre. Les seuls moments où l'on est proches c'est au lit, rien d'autre. Ça n'a pas d'importance. Elle vient de perdre son frère. Je me mets à sa place. Si je devais perdre Malia, je serais inconsolable. Cette pensée me déchire le cœur. Je reste concentré sur Julie. Elle aussi me déchire le cœur. Et moi ? Je sors un simple « désolé ». Comme si ça allait changer quelque chose. On me l'a souvent sorti après le décès de mon père et ça a changé quoi ? Rien. C'est pas un désolé qui fait revenir les personnes qu'on aime. Je la serre dans mes bras, comme si en serrant de plus en plus je pouvais recoller quelques morceaux de son cœur. Bien sûr que non je ne peux pas. Je suis pas magicien, ça se saurait. Elle ne veut pas pleurer et pourtant, je les vois bien ses quelques larmes qui s'échappent et roulent sur ses joues. Ça peut paraître con mais la voir dans cet état, ça me fait oublier totalement ce que peut être notre relation d'ordinaire. À ce moment précis, elle est juste une amie, peut-être même plus, pour qui je veux être là. Je vous jure, j'aurais donné tout ce que je pouvais pour qu'elle puisse afficher un sourire sur son visage si étincelant d'habitude. Encore plus, j'aurais donné tout ce que je pouvais pour qu'elle puisse voir son frère, au moins une dernière fois. Je suis surpris quand elle me demande lui parler de Malia. J'hoche la tête, un petit sourire en coin. « Rien que ce sourire que tu m'as fait sortir t'en dit beaucoup sur elle. » Le visage de Malia se dessine dans ma tête, son magnifique visage. C'est une Freitas, normal qu'elle soit belle. Elle tient ça de papa. Je passe mes doigts dans les cheveux de la belle blonde, la regardant toujours dans les yeux. De mon autre main, je viens essuyer une nouvelle larme qui s'échappe. Jamais je n'ai été aussi tendre avec une fille jusqu'à aujourd'hui. Je me mets à sourire. « Je sais. Tu as juste besoin de me voir pour aller mieux. Je suis tellement génial en même temps. » Un petit peu d'humour histoire de lui changer les idées. C'est sûrement déplacer mais je ne sais pas quoi faire d'autre. Si je peux la faire sourire avec quelques conneries, ce sera déjà ça. « Ton frère ne voudrait pas te voir dans cet état. Parle moi de lui, de vos souvenirs. » Car oui, ce n'est pas de moi qu'on doit parler mais d'elle. Elle a besoin d'en parler, de se remémorer. Quand mon père est mort je ne l'ai jamais fait et pourtant qu'est-ce que ça m'aurait fait du bien. J'avais peur que si je n'en parlais, j'oublierais et il était impossible pour moi d'oublier mon idole, mon pilier. Je me dis qu'elle ne voudra sûrement pas en parler, parler d'elle, c'est une tâche impossible pour elle. Jolie Julie, laisse moi percer ta carapace, laisse moi t'aider, laisse moi panser tes plaies.


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MessageSujet: Re: confusions de sentiments. (juny) 30/9/2017, 21:33


Confusions de sentiments
Anthony Freitas & Julie Perrin
Pourquoi tu as posé une question sur sa sœur ? Tu n’en sais rien. Tu as juste envie de penser à autre chose. Tu as juste envie de le connaître d’avantage. Tu as juste envie de voir une famille plus unie que la tienne. Tu as juste besoin… T'as pas le temps de savoir de quoi tu as besoin car tu le vois sourire et tu es admirative, tu es admirative de voir ce qu’une sœur aimante peut faire ressentir à un frère. Tu ne sais pas si ils s’entendent ou non mais rien qu’avec son sourire tu comprends qu’Anthony est très attaché à elle. Est-ce que tu souriais ainsi en pensant à Alexandre autrefois ? Peut-être bien. Est-ce qu’il avait ce sourire sur les lèvres en pensant à toi ? Tu as bien du mal à te l’imaginer. Tu ne poses plus de questions, tu le laisses te parler ça te rassures, ça te changes les idées, ça te fais du bien. Et un léger sourire frôle tes lèvres lorsqu’il te dit que le voir te permettait d’aller mieux. Ce n’était pas totalement faux, la preuve. Si on t’avait dit qu’un sourire frôlerait tes lèvres aujourd’hui, tu te serais sûrement foutu en rogne. Rien n’aurait pu retirer ta tristesse, même l’espace d’une simple seconde. Et pourtant. Lui il avait réussi cet exploit. « J’ai jamais osé te le dire mais oui tu es assez extraordinaire. » Tu lèves un peu tes yeux au ciel mais t’es pas loin d’être sincère. Anthony ne t’a jamais jugé. Ne t’a jamais posé de question. Ne t’a jamais demandé pourquoi tu étais ainsi. Il profitait autant de toi que toi tu profitais de lui. Mais être seulement ton amant n’empêche absolument pas les questions, lui ? Il n’a jamais voulu savoir. Pourquoi tu te droguais comme si tu essayais de te noyer dedans ? Pourquoi tu volais dans les rues de Paris ? Pourquoi l’alcool avait remplacé ton sang depuis des années ? Toutes ses questions il les a gardés dans sa tête ou alors il n’y a jamais pensé. Tu n’en sais rien au fond mais tu préfères te dire qu’il n’a jamais voulu te poser ce genre de question. Et c’est tant mieux, tu aurais été obligé de lui dire adieu et tu n’as aucune envie de le faire. Lorsqu’il te demande de lui parler de tes souvenirs avec Alexandre tu n’es pas très à l’aise avec cette idée. Tu glisses tes doigts le long de tes cheveux et tu entends ton soupir vriller tes propres tympans. « Tu essaies d’en savoir plus sur moi Anthony ? Ma vie n’a rien de bien glorieux. » Tu hausses les épaules. Tu t’es toujours trouvé pathétique. Tu sais que c’est pour ne regarder ta vie en face que tu t’es mise à boire et à te droguer. Tu avais peur que les remords soient trop forts. Tu n’arrivais pas à respirer. Tu n’arrivais pas à bouger. Ton esprit était là, prisonnier d’un corps que tu haïssais, présent dans cette vie que tu détestais et tu as trouvé refuge dans cette bouteille d’alcool qui traînais là. Tu étais faible à l’époque. Tu l’es toujours autant aujourd’hui. Et tu as du mal à te supporter. Voir ton reflet dans le miroir est ton pire cauchemar. Alors tu joues les séductrices. Les femmes qui se foutent de tous mais au fond tu n’es rien de plus qu’une lâche et tu le sais parfaitement. C’est dans cet instant de faiblesse, de lâcheté que tu acceptes de t’épancher un peu sur l’épaule d’Anthony. « Mon frère et moi nous ne nous étions pas vus depuis neuf ans. » Tu penses à ton frère, à l’homme qui l’était sûrement devenu. Tu as appris qu’il s’était marié. Qu’il allait devenir papa. Il a eu une bonne vie semble il, loin de toi, loin de tes emmerdes et tu n’as pas entaché ça. Partir n’était pas un mauvais choix finalement. Tu te raccroches aux branches parce que tu sais que tu as merdé plus que tous avec lui, tu sais que tu aurais dû être là pour lui mais que ton frère est passé après tes addictions. Abandonner Alexandre est ton plus grand péché et tu ne te le pardonneras jamais. « J’ai juste… merdé. » Un rire sinistre sort de tes lèvres, tu secoues la tête, le mot merdé n’est même pas assez fort pour englober tout ce que tu as fait de mal dans ta vie. Rien n’est positif chez toi. Tu pourrais blâmer l’alcool, la drogue de tous ça mais au fond ? Tu sais que tu n’étais qu’une gamine capricieuse à l’époque déjà. Jamais contente. Insolente. Irrespectueuse. Une tête à claques. « C’est une habitude chez moi de merder. » Tu hausses les épaules parce que tu t’es fait à cette idée. Les gens savent qui tu es. Ils attendent que tu sombres pour ramasser les morceaux de ta carcasse pourrie. Tu tends le doigt vers le verre de whisky qu’il t’a donné un peu plus tôt. « L’alcool. La drogue. Le sexe. Les fêtes. Il n’aimait pas ça. Sa famille d’accueil encore moins. On a perdu le contact quand je suis arrivée à Paris. » Tu fronces les sourcils pourquoi tu as parlé de sa famille d’accueil ? Tu n’as plus pensé à eux depuis ton départ de Marseille, ils étaient pour bons pour ton frère mais tu as préféré leur cracher dessus parce que tu n'étais pas capable de supporter de les voir protéger Alexandre de toi. Tu étais celle qui devait le protéger mais ça non plus tu n’as pas réussi. De nouveau tu hausses les épaules. « Je suis bien moins amusante quand je suis sobre hein. » Et c’était le cas de le dire. Ton dos semble porter toutes les misères du monde. Tu sens que ton visage s’est défait, tu es épuisée Julie, tu le sais, il y a trop longtemps que tu cours pour éviter de penser à tes démons. Mais repose toi un peu et arrête de fuir. « J’aurais juste préféré que ce soit moi. » Tu aurais préféré que ce soit toi qui meurs à sa place. Tu aurais préféré que ce soit toi qui meurs à leur place. Tu aurais juste préféré ne plus rien ressentir, mais une décharge de douleur te fais grimacer et tu finis enfin par pleurer. Toutes les larmes de ton corps ne ramèneront jamais ta famille et tu le sais pourtant, mais tu ne peux plus t’opposer à cette crise de larmes. Plus maintenant.  

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