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(maxanne) so far away but still so near.

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MessageSujet: (maxanne) so far away but still so near. Ven 15 Sep - 15:45


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t'as l'air...  bien. c'est le plus important maintenant. les apparences sont parfois bien trompeuses. si seulement t'étais capable de retirer ta carapace l'espace d'un court instant. parce qu'au fond, t'es pas si bien que ça toi. c'est vrai que tu t'entretiens, c'est vrai que tu persistes à toujours garder ce sourire si caractéristique de celle que tu es. c'est vrai que t'as la vie que t'as toujours rêvé d'avoir. mais au fond, tout au fond, t'es pas si bien que ce que tu prétends. le souvenir de ta mère n'a de cesse de te hanter. c'est pour cette raison que, sur tes jours de repos, tu passes des heures enfermées dans une salle de danse. tu répètes, encore, toujours. le manque est toujours présent, sans jamais avoir l'occasion de s'estomper. même si tu le tais, le souvenir de cézanne reste ancré en toi. parce que vous n'avez été ensemble que pendant une année mais à tout bien y réfléchir, jamais personne n'a réussi à le remplacer. tu ne t'es jamais posée avec un homme après l'avoir quitté. des histoires courtes, toujours. même aaron, ton coéquipier, n'est pas à la hauteur. tu le sais bien, tu l'as senti. c'est pour cette raison que jamais tu n'as voulu officialiser cette relation, aussi instable puisse-t-elle être. parce que si tu fais le bilan, aaron n'est pas cézanne. il y a aussi l'ambiance au sein du commissariat dans lequel tu travailles. le fait que tu ais pris les gamins écorchés sous ton aile est très mal vu. d'autant plus que certains de ces arriérés pensent que tu te tapes tous les mecs de la bande. le crew ne veut voir que toi alors forcément, les autres se posent des questions. y a les bruits de couloirs, les railleries que l'on balance quand tu passes dans les couloirs. y a mieux comme motivation, comme définition du terme "aller bien" mais toi, tu te contentes de garder la tête haute, de garder la tête froide. même si parfois ça déraille et que tu sors de tes gonds. il en faut beaucoup pour t'atteindre, pour t'énerver. et pourtant, tes collègues semblent avoir trouvé le bon filon à exploiter en toute circonstance. enfin, comme un choc violent à la poitrine, il y a le visage de ton meilleur ami qui se pointe au fond de tes rétines. celui que tu as envoyé en mission, sous couverture, et dont tu n'as pas eu de nouvelles depuis des jours. tu t'inquiètes pour lui, tu as peur pour lui. parce que si la bande qu'il a infiltré découvre son jeu, tu as peur que ses cartes ne finissent par mourir sur le sol. et pour ça, tu t'en voudrais. non, tu n'es pas bien maxine mais tu as tout de même le courage de faire semblant. juste le temps que tout redevienne comme avant. ou au moins que ce soit moins pénible à supporter. alors tu hausses les épaules, un sourire en coin et tes pupilles remplies de malice. tu trompes le monde comme tu trompes le tien. juste pour faire croire que tout va bien.
( . . . )
ah c'est comme ça, tu veux déjà te bourrer la gueule pour oublier que t'as revu la mienne ? tu hausses les épaules, grimace au bord de tes lippes que tu finis par mordre légèrement. et bah écoute, maintenant que t'en parles ... tu laisses ta phrase en suspend, volontairement. t'es pas sérieuse, ça non. malicieuse plus qu'autre chose. ce n'est pas ton intention première. cela dit, tu boirais bien un coup à cette journée mouvementée. c'est légitime mais pas très sympa pour quelqu'un qui t'invite. à nouveau, tu hausses les épaules. en même temps, je n'ai jamais dis être sympa. t'as retrouvé ton humeur joueuse et toute la connerie du monde semble t'envahir. tu finis par te calmer et accepter la proposition d'aller boire un café en sa compagnie, jouant même sur le fait que ce sera à lui de payer l'addition. c'est bien beau de déconner mais en attendant, la question de savoir si tu as fait le bon choix reste ouverte. ouais il paraît que c'est comme ça que ça marche. j'ai eu le temps d'apprendre les bonnes manières. tu arques un sourcil, comme si tu étais surprise qu'une telle chose soit possible. ce qui est complètement stupide de ta part puisqu'il n'y a qu'à voir où il en est aujourd'hui pour que tu cesses de douter de la véracité de ses paroles. toujours aussi utopique maxine. les gens changent, évoluent, grandissent. mais au fond, leur véritable nature n'est jamais cachée bien loin. c'est pour cette raison que tu es prête à tomber dans le panneau une fois de plus. pour cette raison que tu n'arriveras pas à te détacher de lui, comme tu avais trouvé le courage de le faire des années plus tôt. alors quand il commence à s'éloigner, tu lui emboîtes le pas. parce que t'as peur de laisser s'échapper ce semblant de quelque chose que tu penses avoir retrouvé. t'as peur que ce ne soit qu'un mirage tout droit sorti des méandres de ton passé agité. t'as peur qu'il te glisse entre les doigts comme quand toi, tu as glissé entre les siens. parce que ça t'a fait tellement de mal de partir que tu ne voudrais pas subir une nouvelle fois cette douleur intense et atroce au fond de ta poitrine.
( . . . )
c'est le regard des gens, autour de toi, qui t'a fait prendre conscience que tu portes toujours ton uniforme. par les temps qui courent, les flics ne sont pas forcément tous bien vus, ni même à l'abri. tu le vois chaque jour dans les informations et même dans les discussions que tu peux avoir au bureau, avec les quelques collègues qui ne te prennent pas pour une traînée. y a des fois, comme aujourd'hui, où tu appréhendes la réaction de ceux qui t'entourent. mais le type, derrière le comptoir, il avait suivi cette journée avec vous. il n'est pas si loin du lieu de la prise d'otage. et puis, ces vautours de journalistes sont toujours à l'affût de la moindre information alors forcément, ils étaient tous présents, à la limite du périmètre de sécurité. y a dû y avoir ta gueule dans les médias pour que le type te félicite, te remercie d'avoir calmé la situation. t'étais pas toute seule, t'as couru partout, t'as pas fait grand chose. que tu crois. c'est toi qui a tout coordonné après tout. mais t'es pas capable de t'attribuer le moindre mérite. jamais. la discrétion à l'état pure, t'es pas du genre à tirer la couverture sur toi. jamais. sur ce point-là, il est évident que tu n'as pas changé. il a dit que vos consommations seraient offertes par la maison, aux vues des efforts que vous aviez fourni aujourd'hui. il a dit qu'il vous devait bien ça. toi, tu penses qu'il ne te doit rien. tu fais ton boulot, c'est tout. t'es bien trop modeste, toi, pour pouvoir accepter. alors tu ne dis rien mais tu penseras à laisser un billet en partant. c'est toi qui a choisi la table, au fond de la salle, un peu excentrée. t'as jamais vraiment aimé te mêler aux gens, plus par pudeur qu'autre chose. et puis, on ne va pas se mentir non plus, tu ne sais pas vraiment ce que tu vas pouvoir lui raconter. t'as accepté le café, c'est une chose. mais si jamais il y avait un sujet qui le ferait vriller. tu ne sais pas toi. tu ne sais plus comment faire avec lui. t'as perdu ton passe-droit quand tu t'es tirée. va falloir que tu cravaches pour avoir le droit de récupérer un infime accès. c'est moi où c'est encore plus gênant que tout à l'heure ? que tu finis par lâcher pour rompre le silence. parce que c'est pesant tout ce silence. c'est pesant tous ces regards gênés. c'est pesant ces retrouvailles qui n'auraient probablement jamais dû arriver. et toi, pourtant, t'as envie que vous vous en sortiez. t'as envie d'essayer, mais ça, c'est aussi une question d'habitude. parce que t'es pas du genre à baisser les bras toi. et cette fois-ci, tu sais bien que t'as pas le droit à l'erreur. j'sais pas ... c'est p'tre ... c'est p'tre trop d'un coup ... tu cherches tes mots, tu hésites. tu ne regrettes pas d'avoir fait ce choix, ça non. tu t'en serais voulu même d'avoir refusé. ou alors c'est juste moi qui psychote. tu hausses les épaules pour conclure ta réflexion. tu te parlais plus à toi-même qu'autre chose à dire vrai mais les mots ont franchis la barrière de tes lèvres avant même que tu n'ais pu les retenir. coup du sort ou simple phénomène inconscient. t'en sais trop rien. tout ce que tu peux affirmer, c'est que tu ne sais pas où tu vas mais que t'as envie d'y aller quand même.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Ven 29 Sep - 0:35


SO FAR AWAY BUT STILL SO NEAR
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
Une légèreté inattendue avait su balayer l'inévitable malaise. Celui des retrouvailles de deux êtres dont la combinaison était désormais à deux doigts de faire exploser les verrous du passé. La méfiance se dissout. Le choc se dissipe. Le trouble s'atténue... un peu. Elle se laisse même aller à la plaisanterie Maxine, comme si une ancienne complicité reprenait tout doucement ses droits entre elle et toi. Le silence qui succède à chacun de vos pas n'éveille même pas une miette d'embarras, parce que Maxine n'était pas de ces personnes dont la présence muette pouvait devenir source d'inconfort. Encore moins pour toi. Pas plus pour le reste du monde qui se trouve dans le bar ce soir-là, parce que ce sont les uniformes qui font parler d'eux. Sans doute qu'elle éveille même quelques fantasmes Max. D'ailleurs, c'est peut-être pour cette raison que le type derrière le comptoir décide de vous offrir les consommations, même s'il déguise son geste en un remerciement envers les forces de l'ordre. Tu t'appliques cependant à croire en sa sincérité, pour une fois qu'tu peux éviter de voir le mal partout. « C'est lui qui m'empêche de jouer les gentlemen », que t'accuses tandis que les traits de ton visage s'adoucissent comme pour te donner l'air innocent. Tu veux qu'elle sache que c'est parti d'un bon sentiment et que t'es plein de bonnes intentions. Que t'es devenu, en outre, un type à peu près bien qui prendrait désormais le reste du monde en considération – ce qui, en vérité, n'a jamais été ton fort et ne le sera très probablement jamais. D'ailleurs, tu t'vends toi-même, comme un con. Tu parles de "jouer" les gentlemen, à croire que t'as toujours été prêt à endosser le premier rôle de cette comédie que tu t'efforces de maintenir à flots, aussi contre-nature soit-elle. Au fond, c'est pas anodin. T'as la sensation que la simple présence de la jeune femme te rend un peu meilleur, ou du moins qu'elle te donne envie de l'être. Tu te prends dans le mouvement comme un môme qui tenterait de faire bonne impression coûte que coûte aux vues et aux regards de l'objet de ses désirs. Aux vues et aux regards de ce que Maxine avait longtemps été pour toi. L'esprit ailleurs, tu la suis pourtant d'une manière tout à fait naturelle avant de balancer nonchalamment ton sac à terre lorsque Maxine semble avoir choisi la table idéale. Tu t'installes finalement, dans le calme le plus complet, et tu permets même à ton regard de se perdre sur la silhouette en face de toi, comme si tu ne l'avais pas encore suffisamment fait. Peut-être bien que c'est cette maladresse qui incite Maxine à asséner un coup de grâce que tu n'attendais clairement pas. « C'est moi où c'est encore plus gênant que tout à l'heure ? » « Quoi ? » tu demandes rhétoriquement en regardant aux alentours en quête d'une réponse que tu ne trouveras pas. Et pour cause, tu n'en cherches pas réellement. Parce que t'es pas aussi con qu'il n'y paraît, tu vois parfaitement où elle veut en venir Maxine. « J'sais pas... c'est p'tre... c'est p'tre trop d'un coup ... » "Trop d'un coup". Comme ces foutus sentiments incendiaires qui s'étaient subitement immiscés entre deux adolescents des années auparavant. T'as un point au coeur alors que tu te dis qu'avec vous, c'est toujours trop. Que même dix ans après, ça recommence. C'est plus l'amour. C'est plus la foudre. Mais c'est encore trop, putain. Trop d'un coup, trop vite. Tu te redresses sur ta chaise. Comme si la gêne de la jeune femme s'était avérée contagieuse, tu sens une once d'embarras pointer alors le bout de son nez. Cependant, tu sais pertinemment que ça n'a rien à voir avec la situation, mais davantage avec le fait que tu te sentes incapable de répondre quoi que ce soit qui puisse potentiellement atténuer le malaise de la jolie brune. Contre toute attente, tu regrettes de lui avoir proposé ce café. Pire encore, tu t'sens terriblement con de la laisser entrevoir un quelconque brin d’ambiguïté là où tu n'avais pas pensé à mal un seul instant. « Max... » Tes iris azurées se fixent aléatoirement au plafond tandis qu'un léger soupir se fait la malle d'entre tes lèvres. « Ou alors c'est juste moi qui psychote. » Tu retiens un rire nerveux que tu remplaces de justesse par un simple hochement de tête. Tu cherches les mots justes, conscient pourtant que tu ne parviendras pas à les trouver, notamment parce que c'est quelque chose que tu n'as jamais su faire, encore moins en sa présence. Pourtant, tu tentes le coup Cez, qu'importe la maladresse. « C'est loin. Les Maxine et Cézanne de dix-huit et seize piges j'veux dire. » Ils sont à des années lumière ces deux-là, et nulle doute que ce ne sont plus eux qui se trouvent en face l'un de l'autre à cette instant précis. Ça t'arrangerait si seulement cette simple prétendue vérité pouvait à elle seule t'empêcher de retrouver le gamin d'antan qui n'avait jamais su voir en Maxine autre chose que la fille pour qui il brûlait. D'amour. De désir. De tout. Tu t'ingénies à l'oublier ce gamin, et tu penses sincèrement que le gouffre de l'abnégation a définitivement anéanti tout ce qui pouvait bien s'y rapporter et, a fortiori, se rapporter au joli fantôme de l'autre côté de la table. Tu ne te demandes pas un seul instant si c'est réellement le cas parce qu'en ton for intérieur, t'en es persuadé. « Y'a rien d'bizarre, on est plus ces mômes. », tu ajoutes finalement pour expliquer tes précédents propos. De quoi avait-elle peur au juste ? Il n'était désormais plus question de deux adolescents amourachés. Simplement de deux adultes qui ne se connaissent pas. Ou plus vraiment. Seule l'affection de l'époque semblait ne pas s'être totalement dissipée. C'est pour cette raison que tu n'avais pas pu te résoudre à la quitter aussi rapidement, avec la probabilité presque certaine de ne jamais plus croiser sa route. Et parce qu'encore quelques minutes plus tôt, elle ne le voulait pas non plus. « N'importe quel homme aurait toutes les bonnes raisons du monde de t'offrir un café. Petit un, tu viens d'achever une mission éprouvante psychologiquement. Petit deux, moi aussi. » Un fin sourire un brin narquois naît au coin de tes lippes à l'instant où tu marques une courte pause. Tu sors une énième clope de ton sac et tu l'allumes dans la seconde qui suit avec l'habileté et la rapidité d'un mec qui pourrait crever d'un manque de nicotine à n'importe quel moment. Et puis finalement, ton corps s'affaisse sur la chaise dont le bois vieilli craquelle sous ta nonchalance. « Petit trois, on se les pèle dehors. Petit quatre, c'est bon le café, et ça réveille en plus. Petit cinq... » Un changement d'attitude aussi soudain qu'inexplicable traduit une réserve inattendue. Ta mâchoire se crispe autour du bâton cancéreux. Tes muscles se nouent. « Ils sont plus là j'te dis. » T'ignores pourquoi c'est plus difficile à sortir la seconde fois que la première. T'ignores pourquoi le silence s'autorise à prendre ses droits pour ponctuer des propos pensés trop fort. « On en est plus là, si ? » Les paroles feutrées s'évaporent derrière les volutes de fumée. Ton regard ne cherche plus à trouver le sien, préférant s'accrocher aux quelques cendres que tu déposes au creux du cendrier comme pour ne pas avoir à le faire avec les restes d'une relation en ruine dont vous deviez à tout prix faire abstraction pour ne pas rendre l'instant présent plus pénible. Mais ça, vous n'y arriverez pas, bordel. Tu l'penses Cez, il est là le problème. Pas parce que c'est elle, pas parce que c'est toi. Mais parce que c'est vous. Tous les deux. Ensemble. Mais tu réfléchis une seconde de trop, et vous êtes désormais trois alors qu'un homme s'approche de vous, un carnet entre les mains. Le serveur. Il s'enquiert de votre choix, et tu te contentes de demander un double espresso pour ta pomme, conscient que tu ne peux décemment plus te permettre de parler pour Maxine. Pourtant, tes lèvres suivent silencieusement le mouvement de ses paroles alors que tu sais exactement ce qu'elle va commander. Un macchiato avec une couche de mousse de lait chaud. A l'époque, elle adorait ça. Et à la seconde où tu te rends compte que tu ne t'es pas trompé, tu souris. Sans préméditation. Sans t'en rendre compte. Sans même chercher à le dissimuler. Tu souris simplement, comme un vague égard muet vis-à-vis de ces vieux souvenirs. « T'as oublié la poudre de cacao. » Tu tires une taffe. « Sur la mousse de lait. » Lorsque les opales noisettes rencontrent l'éclat narquois qui éveille alors tes pupilles, tu feints l'innocence. Pourtant, tu te justifies presque aussitôt, non sans une petite pointe d'amusement. « Certains souvenirs sont comme les mauvaises habitudes, ils ont la vie dure. »  Tes lèvres se fendant, étirées par la malice. « Désolé ». Mais t'es pas désolé Cez. C'est pas de ta faute si chacun de ses battements de cils te renvoie des bribes de votre passé à la gueule. C'est pas de ta faute si les octaves de sa voix réveillent les plus infimes détails endormis au creux de ta mémoire. C'est pas de ta faute si le bombé de ses lèvres à la forme de tes souvenirs. C'est pas toi, Cez. C'est elle.
(c) fiche créée par anaëlle.



fuis-moi comme le cholera parce que j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit. et au pire, ça t'donnera envie d'me cracher à la gueule -----
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Dim 1 Oct - 23:13


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c'est lui qui m'empêche de jouer les gentlemen. tu arques un sourcil, léger mouvement de recul de ta tête. tu l'regardes de biais, comme si t'étais en train de l'accuser d'se laisser faire. mais au fond, tu t'en balances pas mal toi. ça compte pas ça. si ça s'trouve, tu l'aurais même pas laissé payer l'addition tellement t'aimes pas ça, tellement t'es pas ce genre-là. l'air innocent qui s'colle à sa figure, tu t'rends compte que ça t'atteint toujours autant. tu t'rends compte que t'y es toujours réceptive et toi, t'as les traits qui s'adoucissent en un battement de palpitant qui s'fait la malle. tu ne réponds rien, tu te contentes de sourire parce que c'est ce que tu sais faire de mieux. et puis, il paraît qu'ça réchauffe les cœurs le plus glacés, qu'ça apaise les tensions, qu'ça peut changer la donne. tu ne lui reproches rien. t'as jamais vraiment été en mesure de le faire. t'es du genre à ne remarquer que les bons côtés, quitte à mettre les défauts à la porte. c'est sur cette note de douceur que t'entraînes le sniper au fond de la salle, à cette table un peu à l'écart. tu te dis que ce serait peut-être plus simple, que les regards que les quelques clients posent sur vous ne devraient pas te déranger plus que ça. mais t'avais tord. tu t'es plantée en beauté et le simple fait d'ouvrir ta bouche, ça n'a rien arrangé. quoi ? tu t'rends même pas compte que tu t'es mal exprimée, qu't'as déraillé et qu'tu t'es pas redressée. tu t'rends pas compte qu'il est plus dans ta caboche pour comprendre ton raisonnement et donc, ne pas s'offenser. ou du moins potentiellement. toi, t'es partie dans tes pensées, t'es partie dans tes théories aussi complexes qu'infiniment simples. max ... tu l'entends pas toi. t'es en train de sombrer dans tes réflexions, tu ne fais pas attention à l'expression du visage de cézanne. comme s'il n'était pas là, comme s'il n'y avait que toi. toi et ta conscience. toi et tes erreurs. toi et tes doutes. toi et tout le reste. sauf lui. pourtant, y a qu'lui qui devrait compter. lui et toi. c'est bien ça l'sujet. c'est bien ça la raison de ta présence, de cette rencontre fortuite. t'es là, mais t'es pas vraiment là. t'es concentrée à trouver quelque chose de pertinent à dire, quelque chose qui pourrait combler le vide que tu ressens, tout au fond de toi. le vide qui n'a encore jamais été comblé depuis. depuis l'adolescence. depuis qu'tu t'es barrée. depuis qu't'es pas revenue. depuis lui. c'est loin. les maxine et cézanne de dix-huit et seize piges j'veux dire. la voix du garçons te sort enfin de ta rêverie. et toi, t'as pas trouvé autre chose que d'le regarder avec tes deux iris noisettes, aussi rondes que des billes. y'a rien d'bizarre, on est plus ces mômes. tu t'mords l'intérieur de la joue. c'est pas à ça qu'tu pensais, toi. c'est pas c'que tu voulais dire et pourtant, c'est c'qu'il a compris. non, non ... c'est pas c'que j'voulais dire ... que tu commences en te redressant, ajustant ta position sur cette chaise que tu occupes depuis quelques secondes. tu poses tes avants-bras sur la table et tes mains se rejoignent et t'as les pouces qui jouent ensemble. tu t'apprêtais à continuer, à exprimer le fond de ta pensée. tu voulais te justifier, t'en ressens le besoin. c'est comme une pulsion, un éternuement qui gratte la gorge. t'as besoin d'éclaircir ce point afin que tout tombe sous le sens, que ce soit bien clair. autant dans son esprit que dans le tien. parce que, faut être honnête, c'est pas si clair que ça dans ta caboche trop pleine de tous ces souvenirs enfouis. n'importe quel homme aurait toutes les bonnes raisons du monde de t'offrir un café. petit un, tu viens d'achever une mission éprouvante psychologiquement. petit deux, moi aussi. il ne te laisse pas parler cézanne et c'est peut-être mieux ainsi. comme s'il ne t'avait pas écouté. comme s'il te rendait la monnaie de ta pièce pour l'avoir ignoré les secondes précédentes. c'est d'bonne guerre après tout. tu ne peux pas t'empêcher de répondre à son sourire par cette foutue moue adorable de la gamine piégée, rendue coupable et dont les projets ont été démasqués. mais au fond, t'es coupable de quoi ? d'essayer d'faire en sorte que ça s'passe bien, qu'ça avance. t'aimerais être en mesure de passer outre toutes ces années, comme si c'était pas grand chose. et c'est pourtant bien là l'problème. c'est qu'ces années, c'est trop d'choses à la fois. tu baisses la tête un instant, te mordant la lèvre inférieure. t'as l'intention d'repartir dans tes pensées maxine mais t'en auras pas l'temps. petit trois, on se les pèle dehors. petit quatre, c'est bon le café, et ça réveille en plus. petit cinq ... tu relèves la tête afin de jauger la situation. il t'énumères tout un tas de raisons plus plausibles les unes que les autres. t'arques un sourcil quand il marque une pause, comme si t'étais pressée d'avoir la suite. parce que t'es pressée d'avoir la suite. la fin d'un argumentaire en cinq chapitres. ça t'sort de tes pensées confuses, ça t'fait du bien, t'en as besoin. ils sont plus là j'te dis. faible soupir qui glisse entre tes lippes entrouvertes. il a raison, le lambert. ils ne sont plus là les gamins que vous étiez. et toi, t'es comme une conne à penser qu'il faudrait que t'agisses comme telle. t'as rien compris toi. t'essaies de reprendre l'histoire là où elle s'était arrêter alors qu'il faut simplement que tu prennes le train en marche et qu'tu continues d'écrire les chapitres suivants. on en est plus là, si ? t'esquisses un faible sourire, juste un rictus qui malmène ton visage un instant. nan, on est plus là, y a pas d'doutes ... paroles soufflées alors que tu t'laisses aller, à ton tour, contre le dossier de cette chaise usée par le temps. c'pas ça qui m'gêne, c'pas toi et moi ... c'pas la situation, c'est juste ... tu relèves les yeux mais t'es pas capable de continuer ta phrase. prise en faut par un témoin de la scène, tu te ravises quand le serveur s'approche de vous. t'es gênée maxine. gênée de devoir exposer le fond de c'que tu penses devant un autre que lui alors que t'es même pas capable de trouver les mots pour te l'expliquer à toi-même. tu pensais pas qu'ce serait si difficile. naïveté qu'on te connait si bien et qui ne t'a pas quitté. même après tout ce temps. tu te renfermes l'espace d'un instant, comme si t'avais été prise la main dans le sac. il attend votre commande, le serveur. celle des héros du jour. tu lui en foutrais toi, des héros du jour. y a qu'à vous regarder. vous n'êtes pas des héros, vous n'êtes que des gens ordinaires. et toi, tu t'prends la tête pour des broutilles et t'en oublies presque de passer ta propre commande. t'es pas vraiment là, t'es pas encore redescendue de ton p'tit nuage. ou alors t'es pas encore remontée des enfers. tu n'sais pas trop mais tu ne vas pas trop t'attarder. t'as commandé un macchiato avec une couche de mousse de lait chaud. t'as vraiment pas changé depuis l'temps. toujours campée dans tes bonnes vieilles habitudes. tu réfléchis trop, t'agis pas assez. t'as oublié la poudre de cacao. comme un rappel à la réalité, y a tes prunelles qui s'posent sur lui. sur la mousse de lait. choc électrique de son regard qui croise le tien. y a c'sourire qui s'colle sur tes lèvres, presque l'envie de rire tellement tu ne t'y attendais pas. certains souvenirs sont comme les mauvaises habitudes, ils ont la vie dure. désolé. tu baisses la tête pour cacher le rire qui monte dans ta gorge. tu reprends un semblant de contenance en la relevant, les lippes pincées de cette envie d'montrer que ça te touche mais sans pour autant trop en faire. t'es vraie pourtant, y a tout qui glisse sur toi et qui s'voit, quoi qu'tu puisses y faire. tu confirmes au serveur les dires du sniper, que la poudre de cacao sur la mousse de lait serait la bienvenue. il a l’œil rieur, le serveur mais il acquiesce et s'éclipse afin de préparer vos boissons. c'est dingue que tu t'souviennes de ça. que tu souffles en reprenant ta position, avants-bras posés sur la table et tes pouces qui s'fendent la poire. un détail insignifiant parmi tant d'autres. à croire que t'es prévisible et que tu l'as toujours été. ou alors t'as juste pas fait attention et tu t'es cantonnée dans une routine avec cette valse que tu partages avec ce fameux macchiato, mousse de lait chaud et poudre de cacao. j'sais même pas par où commencer cez ... j'sais même pas quoi t'dire ... et voilà qu'tu ne le regardes plus, comme si ça pouvait te couper dans ton élan. c'est ça qui m'gêne. c'est ça que j'trouve dérangeant. et tu secoues la tête comme si t'étais victime de ton impuissance verbale. j'suis bien là où j'suis, j'voudrais pas vraiment être ailleurs ... y a un soupir qui s'échappe parce qu'ailleurs, c'est ton appartement assourdissant de silence. et qu'après la journée que t'as passé, t'arriverais même pas à t'y sentir à l'aise. pardon, t'as probablement pas envie d'entendre ça. tu balaies ton semblant de confidence d'un geste vague de la main, comme si tu chassais l'air pesant du sens inachevé de tes mots désordonnés. et tu t'laisses retomber contre le dossier de ta chaise, enfouissant tes mains dans les poches de ta veste d'uniforme. t'es au courant qu'c'est interdit d'fumer dans les lieux publics ? que tu balances, comme si de rien n'était, arquant un sourcil tout en observant la clope qu'il tient entre ses doigts. en soit, t'en as pas grand chose à faire, fallait juste que tu trouves une parade, un petit quelque chose qui te permettrait de penser à autre chose qu'à ta gêne de rester silencieuse, de ne pas trouver les mots. pauvre conne.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Jeu 5 Oct - 20:59

SO FAR AWAY BUT STILL SO NEAR
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
T'es tellement loin d'elle, Cez. Loin de toi-même. Loin de ce qui avait pu vous lier un jour, la corde serrée autour de vos deux poignets au point de les ronger jusqu'à l'os. Maxine, elle, elle semble à peine plus proche de tout ça, comme si le temps avait continuellement joué contre vous jusqu'à ce jour. « C'pas ça qui m'gêne, c'pas toi et moi... C'pas la situation, c'est juste... J'sais même pas par où commencer Cez... J'sais même pas quoi t'dire... C'est ça qui m'gêne. C'est ça que j'trouve dérangeant. » Tu hausses les épaules. Pas parce que tu t'en fiches, mais parce que ça ne te dérange pas vraiment. Tu n'as jamais été de nature bavarde et ta réputation n'a jamais été celle d'un homme habile avec les mots. Mais ça n'avait jamais été un problème. Vous n'aviez pas besoin de parler, vous. Pas sans cesse. Les silences que vous saviez partager avaient parfois la poésie des sentiments les plus pudiques que vous taisiez. Et ça Cez, ça te suffisait. Vous riiez parfois. Vous faisiez l'amour souvent. Et durant tout ce temps tu ne l'aimais peut-être pas sans crainte, mais tu l'aimais sans mots. « J'suis bien là où j'suis, j'voudrais pas vraiment être ailleurs... Pardon, t'as probablement pas envie d'entendre ça. » Tu t'en formalises pas en vérité. T'écouterais bien tout ce qu'elle a à dire, quand bien même ton égo pouvait en être heurté au bout du compte. Mais y'a rien qui vient, pas même un semblant de syllabe. Elle se tait Maxine. Alors, contre toute attente, tu te lances enfin. « Raconte-moi. » Des propos aussi vagues que les volutes de fumée qui s'évadent hors de tes lippes pour agoniser un peu plus loin. Tu devrais sans doute être un peu plus précis mais tu es incapable de le faire dans l'immédiat, partagé entre les pensées indiscrètes qui souhaiteraient voir se soulever le voile abattu sur ces dernières années, et les convenances. Tu le sais Cez que certaines choses doivent être tues pour votre propre bien. Tu ne peux toutefois pas t'empêcher de te questionner sur l'indicible. Allez, parle-moi, Max. Dis-moi ce que t'es devenue quand j'étais plus ton horizon. T'as fait quoi ? T'as pleuré ? T'as souris ? Dis, à partir de quand elle a recommencé ta vie ? Des interrogations fuyantes que tu vas laisser mourir au creux de ta gorge sans que jamais elles ne dépassent la barrière de tes lèvres. Au fond, t'as juste peur. Tu flippes comme un môme à l'idée de l'entendre dire que sa vie a été plus belle, qu'elle avait pris des couleurs que tu ne pouvais plus ternir. T'es pas prêt. Alors tu rends muette chacune des curiosités qui t'assaillent l'esprit préférant finalement t'aligner sur un sujet moins sensible, au moins en apparence.  « Ça fait quoi d'être enfin flic ? » Aussi loin que tu t'en souviennes, Maxine a toujours rêvé d'en arriver là, et elle avait suffisamment de volonté et de persévérance pour y parvenir. Même loin d'elle, tu n'as jamais douté une seule seconde de sa réussite. Jamais. « Je savais que tu y arriverais. On le savait tous. » Tu croyais en elle mais t'étais loin d'être le seul. Avec Magalie, c'était sans doute la seule chose sur laquelle vous étiez d'accord. Nul doute que le reste de son entourage avançait à ses côtés avec les mêmes certitudes. Tu marques une pause dont tu n'évalues pas franchement la durée. Tes bras se détendent mais tes doigts se crispent autour du baton cancéreux. D'un mouvement plus ou moins maîtrisé, ton corps se penche vers l'avant de manière à ce que tu puisses caler tes deux coudes sur la petite table au bois reinuré. Un bois vieilli dont la beauté éveille l'authenticité d'antan et te rappelle inévitablement à un passé que tu as partagé avec Maxine. C'est con. Qu'une marque aussi banale du temps qui passe puisse te ramener à elle. T'inspires un coup, juste pour oublier. Pour pas t'laisser emporter, encore. Ton regard se perd sur la clope que tu tritures maldroitement pour retrouver une contenance momentanément perdue. « Ta mère doit être fière de toi. » Tes yeux accrochent finalement les deux billes noisette de l'autre côté de la table gettant le moindre éclat qui pourrait trahir ses pensées. Tu appréhendes sa réaction autant que tu l'attends, avec une attention toute particulière. T'espères ne pas avoir été trop brusque dans ta sincérité. Tu ne veux pas la blesser, tu sais combien sa mère est chère à son coeur. Mais ta franchise est douce Cez, et elle n'a pour but que de mettre du baume sur un coeur qui avait déjà trop souffert. Le souvenir de cette femme était impérissable dans la jolie petite tête brune. Et tu comprends, toi. Le temps n'est pas aussi fort qu'on le croit. Le temps n'efface pas tout. Comme il n'a jamais effacé Léa. Et comme il n'a pas tout effacé non plus de la femme en face de toi. « C'est dingue que tu t'souviennes de ça. » Tes lèvres s'étirent, découvrant dans le même temps un sourire naturellement sincère. Dingue. C'est sûrement le mot adéquat vu de l'extérieur. T'étais pas garçon à s'attarder sur les détails. T'étais pas garçon à faire gaffe. T'étais pas c'genre de gars-là Cez. Le truc c'est que quand ça touchait à Maxine, y'avait plus de genre. « J'faisais attention », tu lâches simplement comme s'il s'agissait d'un aveu dérisoire. Peut-être qu'il l'est en fait, que c'est juste toi qu'a jamais réalisé combien elle était importante, même à tes yeux égoïstes. Ceux-là-mêmes qui ignorent encore aujourd'hui les regards agacés qui se posent sur toi alors que tu consommes une nouvelle clope. « T'es au courant qu'c'est interdit d'fumer dans les lieux publics ? » Tu arques un sourcil. Ton corps se fige un court instant. « J'suis surtout au courant qu'ils nous prennent pour des héros là-dedans. » tu railles, bien que ce soit toujours flâteur d'être aussi bien considéré par la population. Ce n'est pas toujours la majorité, mais c'est suffisant pour ne pas regretter ton engagement. Tu jettes un bref coup d'oeil à l'homme derrière le comptoir qui vous toise de temps à autres pour une raison qui t'échappe totalement. La reconnaissance de ces gens, ce n'est pas le plus important pour toi, Cez. C'est même loin de l'être. Et pourtant ce soir, dans la situation qui est la tienne, tu en profites sans vergogne. « Ils diront rien. » Comme pour prouver cette dernière affirmation, tu inspires une nouvelle bouffée, révélant un éclat malicieux dans l'azur de tes yeux. « En plus... » Tu marques une légère pause pour souligner un suspense pourtant inexistant. « Le serveur, il te déshabille du regard depuis tout à l'heure. Il viderait ses poches et même la caisse pour peut qu'il puisse rentrer chez lui avec ton numéro. Ou avec toi toute entière. » Le type en question te regarde de loin comme s'il convoitait ta place, et toi, tu lui souris avec plus de finauderie que de sincérité. S'il savait pourtant que ta place n'est pas si idéale. T'ignores comment agir. T'es bancal. T'es pas plus à l'aise que Maxine mais t'en a l'air, c'est suffisant. « Il oserait pas contrarier le mec qui t'accompagne. » Haussement d'épaules et de sourcils dans un même mouvement à peine contrôlé. « Par contre là j'te préviens, dans sa tête t'as déjà plus de combinaison. » Et tu ne peux t'empêcher de rire d'une manière on ne peut plus franche, la cigarette calée sous les pressions contraires de tes mâchoires. Tes opales caressent alors la silhouette féminine, comme si tu cherchais à le comprendre, ou plutôt, comme si tu cherchais à retrouver momentanément ce qui, à une époque, t'avais conduit à t'éprendre d'elle aussi facilement. Elle était belle Maxine, d'une beauté qui passait pas inaperçu. Mais elle n'était plus tienne. Et lui, il avait le droit de poser sur elle un regard qui t'était désormais interdit depuis trop longtemps. Ils avaient tous le droit, mais pas toi.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Mer 25 Oct - 16:17


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raconte-moi. le sourcil arqué par cette soudaine prise de position. qu'est-ce qu'il veut que tu lui racontes au juste ? y a pas grand chose à dire tu sais. et tu hausses les épaules parce que tu te rends compte de la tristesse de l'instant. t'as rien à lui dire, rien qui ne ferait avancer le schmilblick tout du moins. les jours passent et se ressemblent plus ou moins. y a rien d'palpitant, rien qui mérite d'être raconté non plus. tu te laisses enfermer dans la monotonie de ta routine bien rangée. y a rien qui bouge vraiment, tout qui se bouscule aussi en même temps. ta vie, c'est à la fois un bordel sans nom et d'une platitude désolante. tu te laisses porter au gré du vent, de tes erreurs et de tes victoires. c'est pas la vie de rêve mais tu t'y plais tout de même parce que c'est celle qui tu t'es choisie. tu crois bien souvent être maîtresse de ton destin mais c'est pas tout à fait vrai non plus. tu coules autant que t'essaies de sauver ta peau finalement. tu ne lui parleras pas de ton coéquipier. il n'a pas besoin de savoir que l'homme avec qui tu partages ton bureau passe bien souvent entre tes draps. il n'a pas besoin non plus de savoir que ton cœur est si solitaire qu'il se laisse aller à imaginer un avenir bien sombre et sans plus d'attache qu'il n'a pu en avoir. à croire qu'il est maudit ton palpitant. condamné à ne connaître que ce sentiment d'amour amer, celui qui fait mal et qui ne pardonne jamais, celui qui est aussi beau qu'assassin, aussi maladroit que violent. tu ne lui diras pas non plus que ta vie sentimentale est tombée à l'eau le jour où tu l'as quitté. il n'a pas besoin de savoir que cette séparation a mis un terme à tout ce qui aurait pu t'être offert sur un plateau d'argent. tu n'as pas le droit de ressasser le passé. que ce soit pour lui, ou pour toi d'ailleurs. alors tu gardes tes réflexions pour toi, tu gardes les images désolantes de ton histoire bien enfermées dans ta caboche trop pleine de démons, anciens ou présents. ça fait quoi d'être enfin flic ? je savais que tu y arriverais. on le savait tous. la question tant attendue, celle qui est inévitable, celle que t'aurais deviné les oreilles bouchées. tu te rappelles avoir tellement saoulé ton monde avec l'objectif que tu t'étais fixé, celui que tu voulais à tout prix accomplir. t'en avais fait ton but ultime et tu te donnais tous les moyens possibles et imaginables pour ne pas faillir à ta mission. ton entourage savait pertinemment ce que tu voulais faire de ta vie et cézanne était dans la confidence également. t'avais fait des plans sur la comète, tu nourrissais ce projet depuis déjà si longtemps. c'est assez plaisant. que tu lâches, le sourire en coin pour accompagner tes mots. j'ai au moins la chance de pouvoir dire que j'ai réalisé une sorte de rêve. parce que t'es chanceuse toi, de pouvoir cocher la case du métier souhaité. t'es chanceuse de pouvoir dire que tu exerces un métier qui te plait, qui te passionne, qui te rend heureuse. d'ailleurs, j'ai pas eu l'occasion de te remercier d'avoir cru en moi. et la faute à qui, hein ? ça a beaucoup aidé. il fut un temps où il était important pour toi, où il a été d'un soutien infaillible même si c'était pas vraiment ça tous les jours. il a contribué à ta réussite, même si c'était pas le plus explicitement possible. parce qu'au final, toutes les personnes qui ont compté un jour pour toi ont participé à cette aventure avec toi. ça pourrait paraître déplacé, ça pourrait paraître hors de propos et pourtant, les mots fusent avec cette innocence que tu gardes parfois, celle qui refait surface quand les masques tombent et que le voile devient si transparent que l'on pourrait t'atteindre d'un geste rapide et calculé. ta mère doit être fière de toi. juste comme ça. y a ton palpitant qui rate un battement et ta gorge qui se noue l'espace d'un instant. phénomène inévitable. la terre semble trembler sous tes pieds et tes pensées s'embrumer dans la foulée. rien que d'évoquer ta mère, ça te rend si vulnérable. faiblesse d'une âme qui refuse d'oublier, qui refuse d'effacer son visage, qui refuse de supprimer la scène meurtrière qui a fait de toi celle que tu es aujourd'hui. l'ombre d'un souvenir lointain qui passe devant tes iris noisettes. tu te racles la gorge assez discrètement et gigotes sur ta chaise. mal à l'aise. je l'espère ... que tu souffles en baissant ton regard sur tes mains soudainement moites. parler de ta mère, ça n'a jamais été ton fort. peut-être un sujet devenu presque tabou au fil du temps. tu lui réserves pourtant chacune de tes pensées, même les plus intimes. parce qu'elle est celle avec qui tu aurais dû partager tous tes secrets, celle dont tu aurais dû être le plus proche. fusionnelles. c'était comme ça avant l'accident dans lequel elle a perdu la vie. t'étais trop jeune, elle aurait dû être là encore longtemps. t'aurais dû être en mesure de lui confier cette journée et surtout sa finalité. t'aurais pu lui parler du cézanne lambert qui se tient devant toi et de ce détail, aussi insignifiant soit-il dont il se souvient, comme si c'était hier, la dernière fois que tu avais commandé ton café macchiato, insistant sur la mousse de lait et la poudre de cacao la parsemant. j'faisais attention. oui, de toute évidence. tu te contentes de sourire bêtement, comme si ça te touchait qu'il ait pu se remémorer d'une si petite chose te concernant. peut-être bien que c'est le cas. peut-être bien que ça te donne l'impression d'avoir eu de l'importance à un moment donné pour que le cézanne lambert de l'époque se souvienne encore de ça. douce sensation qui s'insinue au creux de ta poitrine. tu dois te bercer d'illusions mais au fond, tu t'en moques, du moment que ça te passe un peu de baume salvateur. t'aurais également pu dire à ta mère que t'as changé de conversation en lui rappelant un bout de texte de loi, interdisant de fumer dans les lieux publics. c'est con comme attitude, c'est con de penser que t'aurais pu raconter les moindres détails de cette soirée à ta génitrice. rêveuse que tu es, t'imagines parfaitement la manière dont les choses se seraient déroulées. j'suis surtout au courant qu'ils nous prennent pour des héros là-dedans. tu lèves les yeux au ciel tout en soupirant. c'est de la connerie cette reconnaissante. vous avez fait votre boulot. est-ce que l'on prendrait pour un héros un homme, ou une femme d'ailleurs, qui aurait réussi à servir une pression à un client ? pour toi, c'est du même ordre ce que tu as fait aujourd'hui. ils diront rien. ta tête se meut de gauche à droite, le sourire faible mais bien présent. toujours sa tête de con, celle qui s'en fout et qui fait comme bon lui semble. en plus ... le serveur, il te déshabille du regard depuis tout à l'heure. il viderait ses poches et même la caisse pour peut qu'il puisse rentrer chez lui avec ton numéro. ou avec toi toute entière. tu arques un sourcil, dubitative. t'as jamais vraiment été très douée pour remarquer ce genre de comportement. tu vois jamais rien toi. faut qu'on t'ouvre les yeux, toujours. tu dis n'importe quoi. et le pire, c'est que t'es persuadée d'avoir raison. il oserait pas contrarier le mec qui t'accompagne. pour sûr que ce ne doit pas être une bonne idée. par contre là j'te préviens, dans sa tête t'as déjà plus de combinaison. il rit et toi, tu ne sais pas vraiment si tu dois le suivre ou non. t'as envie de rire, ça se lit au fond de tes yeux. et en même temps, tu ne sais pas vraiment si c'est une bonne idée. toi la sauvage, toi l'inaccessible. pas comme d'autres. parce que toi, t'es comme ça, juste parce que t'es aveugle, pas parce que tu l'as décidé. quoi que, ça se discute quand même. si c'est vraiment le cas, il va falloir qu'il calme ses ardeurs parce que ça ... et tu t'arrêtes un instant, le temps de montrer ton corps de tes mains. rares sont les personnes qui y ont accès. ce qui est loin d'être un mensonge par la même occasion. tu prives même aaron de son passe-droit alors ce n'est certainement pas le barman qui va pouvoir poser ses sales pattes sur toi. tu n'offres pas ton corps à n'importe qui et le serveur ne fera certainement pas partie de la liste des privilégiés. donc comme j'veux pas et qu'il n'oserait pas contrarier le mec qui m'accompagne, vaudrait mieux pas qu'il essaye. que tu laisses échapper. tu cites la phrase que t'a sorti le sniper il y a quelques instants de manière totalement volontaire de façon à ce que tu puisses avoir un soutien si jamais la situation s'y prêtait. demande informelle que tu lui proposes sans pour autant le dire réellement. parce que t'as probablement pas le droit de le lui demander de but en blanc et que tu comprendrais tout à fait si son intention serait de t'envoyer sur les roses. cela dit, tu ne diras pas non à un peu de renfort le moment venu, si jamais tu en as besoin.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Mer 15 Nov - 0:46

SO FAR AWAY BUT STILL SO NEAR
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Tu veux savoir, Cez. Toi qui n'es pourtant pas de nature curieuse, tu te surprends à l'interroger sur sa vie. Une vie dont t'aurais aimé rester spectateur mais qui t'a été retirée devant les yeux. T'as pas eu d'autre choix que de la laisser s'éloigner, à des années lumières d'un regard bienveillant que, finalement, tu n'avais pas encore à cette époque. C'est con. Tu regrettes. Tu la regrettes. Alors tu te cales sur la chaise, les lippes scellées, et tu l'écoutes avec une attention que tu ne te connaissais même pas. « Y'a pas grand chose à dire tu sais. Les jours passent et se ressemblent plus ou moins. Y'a rien d'palpitant, rien qui mérite d'être raconté non plus. » Le silence se fait roi, comme s'il avait coulé du béton entre ta langue et ton palais. Elle a tort Maxine, y'a tant de choses à dire. Tant de choses que tu voudrais entendre pour croire l'espace de quelques minutes que t'es pas si étranger à sa vie. Parce que c'est dans ces eaux que baignent tes regrets, Cez. Elle a disparu trop vite, trop brusquement, trop définitivement. Et toi, t'as laissé faire jusqu'à ce qu'elle ne devienne plus qu'un tiroir à souvenirs soigneusement verrouillé dans ta caboche. Aujourd'hui, t'as envie de le rouvrir, histoire de rattraper quelques années au vol, quand bien même ça ne changerait pas grand chose à l'heure actuelle. Alors, un sourire narquois au coin des lèvres, tu l'incites à poursuivre quand même. « C'est assez plaisant. J'ai au moins la chance de pouvoir dire que j'ai réalisé une sorte de rêve.  » Tu souris, de la manière la plus naturelle qui soit. Et tu ne la quittes pas des yeux, sans doute parce que tu l'as fait pendant trop longtemps. Tu savoures la façon dont ses prunelles pétillent quand elle te parle de ça. L'éclat si pure qui éveille les iris noisette. Le mouvement de ses lippes galbées. La vérité, c'est que t'as finalement fermé les écoutilles, Cez. T'entends plus rien jusqu'à ce que ses dernières paroles ne viennent raccrocher les quelques neurones qui s'étaient déconnectés entre eux.  « D'ailleurs, j'ai pas eu l'occasion de te remercier d'avoir cru en moi. Ça a beaucoup aidé. » Tu te redresses comme pour te donner une contenance avant de te figer momentanément. Tu sais pas vraiment comment réagir. Tu pourrais la remercier de te le dire maintenant ou lui reprocher de ne pas l'avoir fait avant. Mais tu ne fais ni l'un ni l'autre, un peu sonné par la surprise. C'est vrai, tu t'attendais pas à ça, encore moins après toutes ces années. Et puis au fond, t'as jamais pensé être capable de l'aider de quelque manière que ce soit, même pas en croyant en elle avec toute la force du monde. « C'était facile. », tu confesses tandis que tes épaules s'affaissent d'elles-mêmes. Tout était si simple avec elle quand t'y repenses. Tu croyais en rien à seize piges, mais tu croyais en elle. C'est probablement la seule chose que t'as fait de bien dans ta putain de vie, la seule où tu ne te sois pas lamentablement planté. Et ça te fait du bien d'en avoir la preuve aujourd'hui. Pour toi, et pour elle aussi. « Tu sais qu'en règle général j'm'en fous pas mal des autres, mais là... » Tu marques une pause de quelques secondes avant de reprendre. « J'suis vraiment content pour toi. » Elle le méritait Maxine. A tes yeux, elle méritait tout. Et toi, à côté d'ça ? Tu mérites juste qu'on te tape sur les doigts, qu'on te recadre parce que t'en fais qu'à ta tête, comme toujours. Le baton cancéreux calé entre les lèvres, tu ris comme t'as toujours ris à la gueule du monde. T'es persuadé que personne ne prendra la peine de te remettre en place, ou en tout cas pas ce soir. Le type derrière le comptoir avait tellement insisté pour vous offrir les consommations qu'il n'allait sûrement pas te contrarier pour une pauvre clope. Le serveur non plus, pour bien d'autres raisons. D'ailleurs, tu fais part à Maxine de ses regards qui en disent long et des oeillades peu discrètes qu'il lui sert en attendant de faire de même avec son macchiato. « Tu dis n'importe quoi. » Tu hausses les sourcils, la questionnes du regard jusqu'à ce qu'elle finisse par en douter. Toi, t'es sûr de toi. « Si c'est vraiment le cas, il va falloir qu'il calme ses ardeurs parce que ça... Rares sont les personnes qui y ont accès. » Le rictus qui déforme tes lèves est si explicite qu'il te fait décrocher un rire. Les souvenirs se matérialisent si parfaitement devant tes yeux qu'ils t'en décolleraient presque la rétine. Tu t'efforces de regarder ailleurs pour ne pas risquer qu'elle décèle des pensées mal placées, celles-là-mêmes qui retracent ses courbes dont tu connaîtrais encore chaque vallon et chaque dune si elle n'avait pas changé. Mais elle a changé la belle, et tu n'as désormais aucune connaissance de ce corps qui n'était plus celui d'une jeune fille mais celui d'une femme. Pourtant, tu ne veux pas oublier, Cez. Et tu ne veux pas qu'elle oublie non plus. « Alors j'ai l'droit de frimer ? » La fumée toxique s'élève gracieusement dans l'air, dissipant la narquoiserie au fond de tes yeux sous ses volutes troubles. Y'a des pas qui font craquer le parquet qui rendait l'endroit si chaleureux. Et le serveur arrive enfin, vos commandes sur un plateau. Tu l'remercies d'un bref signe de tête lorsqu'il dépose la tasse devant toi et tu l'observes du coin de l'oeil lorsque vient le tour de servir Maxine. Il doit sans doute regretter la combinaison qui renferme précieusement un décolleté qu'il se serait probablement fait une joie de dévorer en un regard. Comme un abruti, tu te racles bruyamment la gorge. « T'as besoin d'aide ou ça va aller ? » La coupelle vrille sous sa main qui tangue de surprise. On aurait dit qu'il venait d'être tiré hors de ses pensées et selon toi, c'est justement le cas. C'est pas que ça te dérange qu'il la reluque de cette manière. Ou peut-être que si. Mais t'as plus vraiment le droit de criser pour ça, Cez. Alors tu tentes comme tu peux de te détendre en tirant la dernière taffe de ta clope. Le type, il bafouille quelques excuses que tu ne comprends pas et que, de toute façon, tu ne prends même pas la peine d'écouter. Et puis il s'éloigne, sous le regard amusé du patron. « J'pense qu'il était à deux doigts de tout renverser avant de s'évanouir. Qu'est-ce qu'il y a, tu lances des sorts ? » Tu ris jaune, Cez. Parce que si sort il y a, t'y a succombé comme les autres. Comme un con. Comme un toi qui a un jour baissé sa garde en menant le jeu d'un pari d'abruti. Alors, la cuillère entre les doigts, tu touilles frénétiquement ton café l'air de rien dans l'espoir que tes mauvaises réactions puissent un jour s'y noyer. Rapidement, si possible.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Lun 20 Nov - 17:46


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c'était facile. t'es pas vraiment capable de dire si c'était aussi simple qu'il le prétend. parce qu'à l'époque, vous n'étiez que des gamins. et tu t'souviens encore qu'il n'y avait pas grand chose dont il se souciait vraiment. t'as jamais vraiment eu l'habitude qu'on t'accorde une quelconque confiance. ou du moins tu ne pensais pas la mériter. toujours en train de te sous-estimer, incapable de croire en toi l'espace d'une toute petite seconde. l'eau a beau avoir coulé sous les ponts, t'es même pas en mesure de dire si tu le crois ou non. t'aimerai pourtant. tellement même. mais t'y arrives pas. c'est inscrit dans ton caractère, dans tes gènes. tu sais qu'en règle général j'm'en fous pas mal des autres, mais là ... j'suis vraiment content pour toi. pour simple réponse, un sourire s'installe sur tes lèvres, illuminant ton faciès dans la pénombre du fond de cette salle. une pointe de fierté d'être, malgré tout, toujours dans les petits papiers de cézanne lambert, la tête brûlée de service. parce qu'il devrait s'en foutre de toi, comme des autres. tu ne mérites pas qu'il soit content pour toi. à tes yeux, tu ne mérites même pas de partager un café autour d'une table en sa compagnie. et toi, pas pur égoïsme, ou peut-être par manque plus qu'autre chose, tu lui as demandé de ne pas t'abandonner, de ne pas te laisser tomber. y avait rien qui l'empêchait de refuser. tu pensais que la rancœur des années de séparation, que tu t'es efforcée de mettre en travers de votre chemin, aurait pris le dessus. mais non. la promesse de ne pas te lâcher. t'as une énigme plantée devant toi. l'une de celles que tu veux résoudre pour éviter de te faire des nœuds au cerveau. t'auras du fil à retordre avec celle-ci mais t'es prête à relever le défi. enfin tu l'penses. l'instant d'après, le souvenir de ta mère te trouble l'esprit, un peu comme la fumée de la cigarette qu'il tient entre ses doigts, dansante, envoûtante. les images confuses d'une histoire bien trop lointaine. et pourtant, dans tout ce désordre visuel, tu peux encore te dessiner les traits fins du visage de cette femme qui fut si importante à tes yeux. ton corps n'est plus qu'un immense puits sans fond, un trou noir, un vide immense. tu te surprends à imaginer la conversation que tu aurais pu avoir avec ta génitrice au sujet de cette journée haute en couleurs. ça adoucit ton esprit, ralentissant les battements de ton palpitant au passage. t'évoques l'interdiction de fumer dans les lieux publics. sans surprise, tu te fais rembarrer comme il se doit avant que le sujet ne tourne autour de l'attirance du serveur à ton égard. tu penses que ce ne sont que des conneries, qu'il affabule le sniper. tout ça parce que t'as jamais vraiment été capable de capter quoi que ce soit aux signaux que pouvait t'envoyer la gent masculine. bien trop concentrée sur ta bulle à toi, celle qu'est déjà bien trop encombrée. alors t'y crois pas. pas même une micro seconde. tu trouves tout de même la force de jouer sur l'humour d'un corps réservé à une certaine élite. ce qui n'est d'ailleurs pas totalement faux. parce que tu souhaites préserver ton cœur trop sensible. t'as eu des aventures. mais elles n'ont été que ça, jamais vraiment rien de plus. jusqu'à ton partenaire. mais là encore, tu t'es mise debout sur les freins. tu ne maîtrises plus rien et ça te fait irrémédiablement paniquer. alors j'ai l'droit de frimer ? et l'oscar de la meilleure actrice est attribuée à maxine barnes pour son imitation de la femme désabusée et totalement en accord avec elle-même. totalement. j'te retiendrais pas. fais toi plaisir. n'importe quoi. comme si t'étais le genre à penser de cette façon. tu secoues d'ailleurs la tête afin de marquer nettement ta désapprobation face à tes paroles précédentes. force est de constater qu'après lui, y a pas eu grand monde pour tenir la distance. peut-être bien que tu t'es imposer les barrières qui se dressent aujourd'hui devant toi. protection nécessaire suite à la relation que vous aviez entretenu. l'arrivée du serveur avec votre commande interrompt ta mise en scène. et tu l'regardes pas, ça non. t'es bien trop angoissée à l'idée de lire toutes ces choses que le sniper a bien pu dire précédemment. et tu prierais presque pour qu'il se soit trompé. par ce que tu ne penses pas que ce soit possible, parce que tu passes ton temps à te sous-estimer et à ne pas croire que tu peux vraiment susciter l'intérêt des hommes. t'as besoin d'aide ou ça va aller ? tu r'lèves la tête pour comprendre la remarque et l'ton qu'il emploie. tu restes bouche bée devant la maladresse du garçon de café, te demandant si t'allais pas recevoir ton macchiato sur les genoux. parce qu'il faut bien avouer qu'il n'a pas l'air totalement à l'aise avec ses mains tremblantes et ses excuses marmonnées de façon à ce que tu ne comprennes pas grand chose à ses paroles. et il se retire d'un pas pressé, la tête basse, rentrée dans ses épaules. tu fronces légèrement les sourcils lorsque ton regard se pose à nouveau sur cézanne et t'as pourtant un faible sourire ancré sur tes lippes. comme si tu cherchais une explication à cette intervention que tu n'avais pas vu venir. j'pense qu'il était à deux doigts de tout renverser avant de s'évanouir. qu'est-ce qu'il y a, tu lances des sorts ? à nouveau ta caboche qui s'balance de droite à gauche de façon nonchalante. mais oui bien sûr, j'suis une sorcière et j'm'amuse avec un joli grimoire le soir dans mon appartement, c'bien connu. le sarcasme. si c'était l'cas, crois-moi qu'j'aurais pas attendu dix ans. que ça t'échappe. et merde. tu te rends bien vite compte de l'énormité que tu viens de sortir. de ce fait, tu plonges toute ton attention dans ta tasse en te raclant la gorge, gênée par un tel aveu. trop vraie pour retenir les mots qui franchissent la barrière de tes lèvres. saloperie de franchise à la con. l'honnêteté qui t'bousille l'esprit et que bousillera bien ta vie par la même occasion. j'sais pas, j'lui ai rien fait à c'pauvre type. que tu enchaînes après avoir planté tes lippes dans ta boisson, quitte à te brûler la langue et l'palais au passage. j'le connais pas et y a rien d'moins attrayant qu'l'uniforme format hiver alors bon. tu t'enfonces sans pouvoir t'en sortir. c'est pathétique, ça donne la nausée. tu devrais te taire. genre vraiment. il vaut mieux à ce stade-là.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Ven 24 Nov - 1:17



so far away but still so near

maxine barnes, cézanne lambert, siam lambert
elle est pas d'humeur, siam. elle est pas dans son assiette, siam. et elle ne sait même pas pourquoi. ou peut-être qu'elle ne le sait que trop au contraire. encore et toujours la même rengaine. cette foutue rupture qui commence à dater mais qui semble vouloir continuer à lui mener la vie dure. on n'avait jamais cessé de lui dire que tout passait avec le temps, elle ne s'en était toujours pas rendue compte. la blessure ne veut pas cicatriser et ne l'incite qu'à s'enfoncer davantage, chaque jour que dieu fait. le besoin de se vider la tête se fait sentir une énième fois. prendre l'air frais de l'extérieur s'avèrera certainement être sa meilleure option. et elle n'est jamais longue à se préparer, l'héritière. parce que se soucier de son apparence en ce moment n'était pas au programme.
elle se retrouve à passer la porte d'un café où elle n'a pas l'habitude de se rendre. elle n'est pas dans son quartier la brune, elle avait envie de voir autre chose, un décor différent. un endroit qui ne se chargerait pas de lui ramener un tas de souvenirs indésirables en pleine face. alors elle est là, sachant pertinemment où elle va. et c'est vers le comptoir que ses pas se dirigent. un café noir, s'il vous plaît. celle qui a l'habitude d'hurler des ordres à qui veut bien l'écouter toute la sainte journée, est étonnamment calme et polie aujourd'hui. si tous ceux qui l'avaient côtoyés avaient pu l'entrevoir dans ses beaux jours, elle ne trainerait sûrement pas sa réputation de gamine capricieuse à l'heure actuelle. en attendant sa commande, elle jette des regards alentours, siam. elle s'imprègne des lieux, elle visualise les gens autour. elle essaie de comprendre quel genre de personne a l'habitude de se rendre ici, à différentes heures de la journée. et son regard se pose sur elle. maxine barnes. très vite, la brune s'aperçoit qu'elle n'est pas seule. et qu'elle est même en excellente compagnie, puisque l'homme qui lui fait face n'est autre que cézanne lambert. son propre frère jumeau. le serveur fait sursauter la jeune femme alors qu'il lui dépose la tasse de café sur le comptoir. siam le remercie d'un demi-sourire. buvant une gorgée du liquide presque noirâtre, ses lèvres s'étirent en une sorte de grimace. c'est vraiment fort ce truc, mais pourtant pas assez pour l'héritière qui se noie bien assez souvent dans des alcools au degré plutôt élevé. décidément, tu fais rien comme d'habitude aujourd'hui, siam. quelle mouche t'a piqué pour te faire perdre autant tous tes repères ? ceux que tu t'es efforcé de marquer un peu partout ces dernières années ? peut-être bien que c'est encore quelque chose qu'il t'a enlevé en partant, le pseudo-homme de ta vie. elle secoue vivement la tête pour se débarrasser de ces pensées inutiles et avale une autre goutte du liquide emplissant la tasse. autre chose la turlupine à l'instant même, et elle entend bien clarifier tout ça. sa boisson en main, elle se lève pour rejoindre la table de maxine et cézanne. et à proximité, elle fait mine de trébucher siam, pendant que le liquide restant se déverse sur la flic. oups, qu'elle laisse échapper d'une mine déconfite, pour donner le change. en vrai, elle a plutôt envie de rire de ce coup de maître. et comme si elle venait de découvrir le pot-aux-roses, elle adresse un regard lourd de sens à son frère. se tournant machinalement vers maxine, elle décide de vider son sac. wahou, j'ai j'impression d'être dans une mauvaise série b. au moment même où la briseuse de coeur se permet de réapparaître comme si tout était normal et que le héros avait sagement attendu que sa crise existentielle ne passe. elle est mauvaise siam, mais elle se met au niveau de son interlocutrice. pourtant, elle estimait beaucoup la flic quand celle-ci partageait encore la vie du lambert, mais elle avait complètement raté sa sortie de route. dommage. tu manques vraiment pas de culot, qu'elle ajoute dans un éclat de rire sarcastique. tu comprends pas ce qui se joue sous tes yeux, siam. ton frère avait tout mis en oeuvre pour ne rien montrer parce que c'est un art maitrisé chez les lambert mais tu t'es pas laissé berner, toi. alors t'aimes pas cette impression de retour en arrière. tu penses encore à juste titre que sa place était partout, à part ici. elle n'a pas envie de s'attaquer à cézanne, la brune. elle veut simplement s'assurer qu'il ne tire pas trop vite un trait sur une rupture parfaitement orchestrée par une maxine, qui n'avait tenu compte de personne d'autre autour, hormis sa petite personne. trop d'êtres se permettaient d'entrer dans la vie des lambert pour les blesser et disparaître aussitôt. la partie ne se jouerait plus jamais à leur désavantage, siam se l'était juré.


qu'importe que reviennent ces pensées qui m'aliènent. je saignerais mes veines pour soigner mes peines,
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Dim 26 Nov - 2:26

SO FAR AWAY BUT STILL SO NEAR
(maxanne) maxine barnes ft. cézanne lambert
Tu fais le flambeur Cez, comme si t'avais à nouveau seize piges. Parce que toi t'as eu un droit que ce pauvre serveur n'aura probablement pas. Néanmoins, tu te souviens bien trop vite que ce droit, tu ne l'as plus, et ça te rend bien plus grognon à l'arrivée, bien que tu camoufles habilement le tout sous un voile d'humour bien maîtrisé. « Mais oui bien sûr, j'suis une sorcière et j'm'amuse avec un joli grimoire le soir dans mon appartement, c'bien connu. » Tu hausses les sourcils, l'air de dire que ses aveux confirmaient enfin tes pensées. Le corps momentanément redressé sur ta chaise, tu tentes de garder ton sérieux en plongeant tes lèvres dans le liquide chaud comme pour les empêcher de laisser échapper un rire qui ôterait toute crédibilité à la suite de tes propos. « J'en étais sûr. » La malice ne tarde pas à éveiller un éclat bien spécial dans tes pupilles. Si la tasse ne dissimulait pas encore ta bouche, Maxine aurait même pu apercevoir un sourire. Mais tu ne la reposes dans sa coupelle que trop tard. « Ça expliquerait bien des choses. » Ces quelques mots se perdraient presque dans le raclement de gorge qui les succède aussitôt. Les choses en question, tu les laisses en suspend, dans le silence, en proie à toutes les imaginations. Pourtant, certaines sont bel et bien concrètes dans ta tête, Cez. Ça expliquerait qu'un gamin aussi égoïste que toi se soit laissé avoir par l'amour il y a dix ans de ça. Parce que t'as jamais réellement compris que ça te soit tombé sur la gueule, comme t'as jamais compris pourquoi t'avais autant souffert de son départ. Comme si c'était pas toi. Comme si c'était plus toi. Alors ouais, ça expliquerait au moins ça. « Si c'était l'cas, crois-moi qu'j'aurais pas attendu dix ans. » Y'a aucune mouche dont le bourdonnement pourrait fendre le silence. Seulement quelques éclats de voix diffus provenant des autres clients. Mais tu deviens sourd à tout le reste. Tes yeux fuient les siens, et ça Cez, t'as pas l'habitude. Tu fixes le liquide brunâtre pour ne pas avoir à regarder ailleurs. « Ou peut-être que je ne suis simplement pas assez réceptif à la sorcellerie. », tu lâches avec légèreté en haussant mollement les épaules. Parce que sinon, t'aurais peut-être pas attendu non plus, toi qui as toujours cru qu'elle allait revenir sans que tu ne daignes lever le petit doigt. Tes espoirs étaient bourrés de conneries et de prétention, Cez. Après quoi t'as cru qu'elle voudrait plus jamais revoir ta gueule de sale con. Et encore aujourd'hui, tu es incapable de démêler le vrai du faux. Tu ne parviens plus à lire dans ses pensées. Peut-être bien qu'en réalité tu n'as jamais su le faire. Les secondes s'écoulent tandis que tes doigts triturent nerveusement le bois de la table, parce que c'est tout ce que t'es capable de faire pour te donner un semblant de contenance. Aussi, c'est Maxine qui reprend finalement la parole. « J'sais pas, j'lui ai rien fait à c'pauvre type. » Tu te surprends à te féliciter mentalement d'avoir amené ce sujet sur le tapis, parce qu'il te sort d'un inconfort que tu n'assumais pas franchement. Tes muscles se détendent, et tu t'autorises enfin à poser à nouveau les yeux sur la belle. « Si, tu l'as perturbé. », que t'insistes, non sans une pointe de taquinerie. Parce qu'elle est jolie Maxine quand elle est gênée. Elle est toujours jolie, Maxine. « J'le connais pas et y a rien d'moins attrayant qu'l'uniforme format hiver alors bon. » « Ça, ça dépend de c'qu'il y a dedans. » T'es pas certain d'avoir encore le droit de la complimenter de la sorte, non seulement parce que ce n'est pas très fin, mais aussi parce que tu ne devrais plus penser de cette manière. Mais Maxine restait Maxine, même après dix ans. Et toi Cez, tu ne vois aucune ambiguïté dans tes propos. Alors tu te permets. Toujours. Le plus drôle (ou le plus tragique, selon l'angle sous lequel on se place), c'est que tu n'es manifestement pas le seul à prendre des libertés. Tu t'en rends compte bien assez tôt lorsqu'une jeune femme que tu ne connais que trop bien s'applique à jouer une jolie comédie devant tes yeux. Siam. Ta Siam. Elle était là, sortie de nulle part, prête à dégainer les griffes. Prête à faire de sa boisson brûlante sa première arme. Si seulement t'avais capté que tout était calculé, Cez. Au lieu de ça, tu regardes l'incident se produire, maudissant pour toi-même le mauvais oeil de ta soeur. Ou celui de Maxine. Voire même le tien. « J'crois qu'il y a pire que l'uniforme format hiver : l'uniforme format hiver avec une grosse tâche de café. », que tu balances avec humour en faisant référence aux précédents propos de Maxine. Toi, tu vois pas tout de suite qu'il y a une couille dans le pâté. Tu t'imagines une fâcheuse maladresse plutôt qu'un geste minutieusement prémédité. Alors tu restes le cul sur ta chaise comme un idiot. « Ça va ? », tu t'enquis tout de même en adressant un coup d'oeil concerné à la flic. Tu t'inquiètes pas vraiment, Cez. Pas encore. Parce que la combinaison est bien loin d'être le dernier phénomène de mode alors c'est pas si grave. Du moins, ça ne l'aurait pas été si Siam s'était contentée de ça. Mais, alors que tu t'apprêtes à saluer ta soeur (que tu n'attendais pas ici, d'ailleurs), cette dernière éclabousse Maxine avec ses mots d'une manière plus virulente encore qu'elle venait de le faire avec son café. Et là Cez, tu déchantes. « Wahou, j'ai j'impression d'être dans une mauvaise série B. Au moment même où la briseuse de coeur se permet de réapparaître comme si tout était normal et que le héros avait sagement attendu que sa crise existentielle ne passe. » Ton sang se glace. Ton inconfort te pousse à te redresser sans raison apparente. C'est sur la jolie Barnes que ton regard s'attarde, pour guetter sa réaction, sans doute. Siam n'avait jamais eu peur d'être franche. Elle n'avait jamais eu peur non plus de faire mal en l'étant un peu trop. Toi, ça t'a jamais foncièrement posé problème, parce que t'es pas l'genre de type qui s'inquiète pour ça. En réalité, tu trouves ça plutôt bien. Mais là, y'a un truc qui coince et qui bousille le mécanisme d'une éventuelle acceptation. Tu clos tes paupières un instant comme pour t'efforcer de rester calme. « C'est bon Siam », que tu lâches placidement avant de rouvrir les yeux pour les poser sur la brune incendiaire. Elle ne semble toutefois pas prête à s'arrêter en si bon chemin. « Tu manques vraiment pas de culot » « Siam ? » Tu attends qu'elle daigne enfin te regarder dans les yeux avant de poursuivre un peu plus fermement. « Ça va, ok ? » Tu n'attends pas vraiment de réponse. En réalité, tu tentes simplement de lui faire comprendre que la situation n'a rien de dramatique. « On était sur une même mission ce soir », tu commences à lui expliquer. « Et on s'est... croisés. » Tu ne vois rien de plus à ajouter. Et pour cause, c'était aussi simple que ça. Le hasard avait fait son oeuvre sans l'intervention de Maxine, et sans la tienne non plus.  « Et toi, qu'est-ce que tu fous là ? » Loin de toi l'idée de la fliquer, mais ça faisait beaucoup de coïncidences en une seule et même soirée. Et la perspective qu'elle ait traîné sa carcasse jusqu'ici pour boire comme un trou ne t'enchantait pas plus que celle que sa présence fasse fuire Maxine plus tôt que prévu. Putain, faites qu'elle reste là. Avec toi. Encore un peu.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near. Mar 5 Déc - 19:05


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plaisanterie sur une histoire de sorcellerie. t'as rien d'une magicienne, jolie poupée. si tu étais dotée d'une telle capacité, les choses seraient bien différentes. à commencé par la disparition de ta mère. j'en étais sûr. ça expliquerait bien des choses. pouls filant, battements d'coeur qui s'fait la malle. uppercut. ko technique. y a tellement de sens à cette toute petite phrase. tu pourrais aisément emprunter chacune des voies qui s'offrent à toi. y a tellement de possibilités qu'tu pourrais aussi facilement t'y perdre. la seule chose que tu trouves à redire, c'est qu'tu n'aurais pas attendu dix ans. ce qui est l'une des plus grosse vérité que tu auras sans doute révélée. la gêne, ta gêne, qui s'en suit n'en n'est d'ailleurs que plus grande. si tu le pouvais, tu te faufilerais dans un trou de souris pour ne plus en sortir. tu manques cruellement de filtres jolie poupée. ça te perdra un jour, pour sûr. ou peut-être que je ne suis simplement pas assez réceptif à la sorcellerie. outch. ça aussi ça fait mal. comme quoi, c'est pas une légende cette histoire d'honnêteté enclenchant la descente aux enfers. ouais, peut-être. goût amer imprégné au fond de ta gorge qui t'semble si sèche. à tel point que tu préfères te réfugier dans ta tasse, presque à te jeter dessus. faut qu'tu changes de sujet, jolie poupée. faut qu'tu passes à autre chose pour ne pas te noyer dans tes propres réflexions. alors tu repars sur le sujet du garçon d'café. plus simple, plus léger. t'es persuadée qu't'y es pour rien dans son comportement maladroit. parce que tu vois pas qu't'es capable de faire tourner les têtes d'un simple sourire. enfant naïve que tu es. si, tu l'as perturbé. tu lèves les yeux au ciel, balayant son entêtement du revers de la main tout en poursuivant sur le caractère peu attrayant de l'uniforme de police que tu portes. celui qui n'montre rien, s'évertuant à déformer tes courbes félines. ça, ça dépend de c'qu'il y a dedans. lippes pincées pour dissimuler le sourire qui naît. ce genre de sourire emplit de gêne, celui qui t'fait monter le rose aux joues. jolie poupée touchée par des mots enjôleurs, enchanteurs. ouais bah ça pourrait le décevoir, lui. tu sais pas toi. qu'tu lâches sans forcément ménager tes propos, ni toi, ni lui au passage. corps marqué par les années, par l'service aussi. parce qu'on a beau être à paname y a des jours où c'est pas facile. frustration d'un cœur aux abois. t'as beau être plus que désirable, t'en restes pas moins une femme qu'est pas satisfaite de son reflet dans le miroir. t'aurais pu en rajouter une couche, poursuivre ta lancée. mais le sort en a décidé autrement. liquide brûlant s'étalant sur ta veste d'uniforme. maladresse volontaire d'un être que t'as écorché au passage, dans l'ouragan de ta fuite, dix années plus tôt. l'être que t'as pourri en même temps qu'toi, en même temps qu'lui. l'être dont pourtant t'aurais dû prendre soin. et t'as rien vu venir, jolie poupée. mouvement de recul, réaction logique à cette attaque. les pieds de la chaise qui raient le sol, crissement usant tes tympans. tu t'retiens de jurer, parce que tu sais qu'ces mots font tâche dans la bouche d'une demoiselle. trop polie, bonne manière d'une éducation suivie à la lettre. oups. une voix que t'aurais pu oublier mais qui a pourtant laisser des traces de son passage. tes prunelles noisettes se posent sur la silhouette de la brune. réminiscence d'un passé lointain. pincement au palpitant qui s'accentue. et tu dis rien. pas maintenant. parce que tu sais qu'tu mérites ce mauvais traitement. t'as pris soin de toi comme t'aurais pu continuer à prendre soin d'eux. instant d'égoïsme que tu semblait pourtant vital à l'époque. j'crois qu'il y a pire que l'uniforme format hiver : l'uniforme format hiver avec une grosse tâche de café. tu l'entends mais sans c'est comme s'il était loin. bourdonnement dans tes oreilles. mâchoires serrées, membres crispés. tu ne veux rien laisser paraître, petit ange. et pourtant, si seulement ils pouvaient avoir connaissance du scénario qui se déroule dans ta caboche. l'un de ceux qui use de l'ambiance dramatique. l'un de ceux qu't'aurais voulu éviter pour toujours. destin qui s'fout royalement de ta gueule. ça va ? retour à la réalité. battement de cils, tu reviens sur terre. raclement de gorge, tentative de retrouver un semblant de contenance. probablement un échec total. tu restes silencieuse pendant que tu retires ta veste d'uniforme. au moins, le serveur aura une bonne raison de laisser ses yeux traîner dans ton décolleté. tu veux voir si tu peux récupérer l'erreur de parcours calculée. cela dit, la lambert n'a pas l'intention d'en rester là. et faut dire que tu n'en n'attendais pas moins de sa part. wahou, j'ai j'impression d'être dans une mauvaise série b. au moment même où la briseuse de cœur se permet de réapparaître comme si tout était normal et que le héros avait sagement attendu que sa crise existentielle ne passe. tu t'sens mal, danseuse étoile. parce que tu sais qu'elle a raison. tu sais bien de quoi ça a l'air. t'es pas complètement idiote au point d'penser que cette joyeuse réunion allait s'dérouler sans embûches. tu l'sais ça, t'es pas dupe. c'est bon siam. tu lèves ta main, comme si tu voulais l'empêcher d'parler. c'est exactement ce que t'essaies d'faire. t'en as pas vraiment l'droit pourtant. mais tu l'prends quand même. nan, elle a raison. tu secoues légèrement ta caboche, de gauche à droite, fin soupir s'échappant entre tes lippes entrouvertes. tu manques vraiment pas de culot. tes mains placées en position d'défense, comme pour prouver ton innocence. réclamation d'un moment de répit. t'es pas en mesure de faire une telle demande et pourtant, tu t'y emplois coûte que coûte. siam ? ça va, ok ? on était sur une même mission ce soir et on s'est ... croisés. tes paupières qui s'ferment, l'espace d'un instant. rencontre hasardeuse, innocente. l'destin qui s'est joué d'vous deux. coup d'pouce que t'aurais dû demander des années auparavant. et pourtant, avant, ça ne semblait pas être le bon moment. tu crois pas aux coïncidences toi. tu préfères te dire qu'c'était écrit comme ça. je sais qu'ça semble prémédité. mais ça ne l'est pas. j'sais qu'tu m'en veux. et j'te blâme pas. j'm'en voudrais aussi, si les rôles avaient été inversés. mais on est plus des gamins siam ... tu hausses les épaules. nostalgie teintant l'ton de ta voix, absence de vie au fond d'tes iris posées sur elle. j'ai merdé, j'le sais. j'ai pas besoin qu'tu me le rappelles, j'le fais déjà bien assez toute seule. tu l'sais. tu m'connais. j'ai pas changé. tu ne sais pas vraiment d'où te vient cet élan d'sincérité. comme si t'avais oublié la présence du sniper. y a que la brune qui compte pour le moment. qu'elle que ta besoin d'convaincre. parce que tes souvenirs s'agglutinent dans ta caboche et qu'le mal de tête s'intensifie à chaque seconde qui passe. et j'te comprends. vraiment. froncement de tes sourcils. tu cherches les mots suivants sans pour autant les trouver. et toi, qu'est-ce que tu fous là ? la voix d'cézanne te sort de ta torpeur. tu l'regardes, pour la première fois depuis qu'sa sœur a fait irruption dans votre tête-à-tête improvisé. faible sourire en coin, tu t'mordilles la lèvre inférieure. tu t'dis que c'est pas l'moment, tu t'dis que la mascarade a assez durée. tu t'dis qu't'es de trop bien que ce ne soit pas toi que t'es immiscée dans la discussion. parce que tu seras toujours de trop entre le frère et la sœur. parce que t'as jamais vraiment fait l'poids et que t'as jamais voulu l'faire non plus. ça s'lit dans le fond d'tes yeux, jolie poupée. un brin désolée de devoir écourter ton intrusion dans sa nouvelle vie. et tu t'en veux de songer à fuir aussi vite, aussi facilement. mais siam, elle a raison. t'as pas l'droit d'vouloir te refaire une place dans la vie d'son frère. t'as beau lui avoir demandé de ne jamais plus t'laisser, c'est à toi d'faire un pas en arrière. parce qu'au fond, t'es p'tre pas prête, malgré l'engouement qui te tord les tripes. ça fait rien, j't'assure. l'sourire qui s'glisse sur ton faciès, comme pour faire passer la pilule plus facilement. elle a raison. tu l'sais aussi bien qu'moi. prise de conscience dévastatrice. yeux brillants. faut qu'tu t'éloignes, jolie poupée. pour ne pas t'en vouloir, plus tard, d'être devenue cette fumée toxique qui finira par lui embrouiller l'cerveau.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: (maxanne) so far away but still so near.

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(maxanne) so far away but still so near.

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