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(matthibelle) présent simple.

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MessageSujet: (matthibelle) présent simple. 21/9/2017, 19:27


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votre carrosse de mademoiselle est avancé. il a le sourire aux lèvres, celui qui rassure et qui pourtant énerve à la fois. c'est pas de sa faute, à lui. il ne fait que son boulot. ambulancier. il a dû en voir des vertes et des pas mûres. il est gentil cela dit, il et fait la conversation sans pour autant insister sur ton état physique et mental. depuis le temps qu'il te trimbale pour tes rendez-vous médicaux, il a bien compris que de te parler de ta santé te tairait dans le mutisme plus qu'autre chose. tu l'aimes bien, t'apprécies les efforts qu'il fait pour te divertir même s'il doit probablement agir de la même manière avec tous les patients qu'il transporte. t'aimes à croire que t'es spéciale même s'il n'en n'est rien, comme si ça pouvait changer quelque chose. combien de tours de rond-point aujourd'hui ? que tu demandes une fois que'il t'a installée et sécurisée. la malice au fond de ses prunelles, t'en sauras rien jusqu'à ce que tu le découvres par toi-même. une connerie qui s'est installée entre vous. une idiotie de gamine que t'as voulu assouvir une fois et qui est pourtant restée, comme un jeu, une exception au règlement, un manquement notable à une journée monotone. il s'installe derrière le volant, boucle sa ceinture et met le contact. ça dépendra de votre humeur maribelle. du défi dans le ton de sa voix, t'entrouvres la bouche, comme si tu pouvais être choquée et croises les bras sur ta poitrine. un peu plus et tu lui aurais tiré la langue mais tu te retiens. t'es plus une enfant maribelle, grandis un peu.

( ... )

vous progressez vite mademoiselle verdier. votre jambe est en très bel état. nous pourrons commencer à parler des différentes prothèses qui pourraient vous convenir la prochaine fois. soyez encore un peu patiente, les choses vont changer rapidement maintenant. tu restes impassible, comme si tu n'entendais pas ce qu'il avait à te dire. c'est toujours le même discours, t'en as marre d'attendre. t'es comme un lion en cage sur ta chaise à roulettes, t'es un boulet pour le monde entier, un poids mort et ça t'agace. t'es pas libre de tes mouvements, t'es pas capable de te débrouiller entièrement toute seule et ça te gonfle. t'aimerai bien pouvoir y croire pour une fois, à ce qu'il te dit le médecin. mais tout ce que tu crois, c'est qu'il te baratine, encore et toujours. et toi, t'en vois pas la fin. t'aimerai croire que la semaine prochaine, les choses vont changer. t'aimerai croire que la semaine prochaine, il te proposera cette prothèse articulée qu'alba t'a présentée. mais t'y crois pas. t'y crois plus. ça traîne en longueur et t'es fatiguée de devoir compter sur les autres plutôt que sur toi-même. parce que, les autres, ils doivent avoir autre chose à foutre que de s'occuper de toi. y a pas de lumière qui brille au fond de ton regard éteint. comme si t'étais vide, juste un corps vissé sur ce putain de fauteuil roulant. et tu sors de son bureau les épaules basses avec cette envie de vomir qui a bien du mal à te quitter, comme à chaque fois. tu retrouves ton ambulancier à l'extérieur, adossé à son véhicule, la clope au bec. t'es pas vraiment là maribelle, t'es juste une figurante dans le film de ta vie. jusqu'à ce que tu relèves la tête et que tes prunelles accrochent les siennes. tu déglutis avec une certaine difficulté mais y a ce petit sourire qui vient illuminer ton visage l'espace d'une seconde. dites, vous êtes pressé aujourd'hui ? que tu demandes en arrivant à la hauteur de ton chauffeur de la journée. il jette un coup d'oeil à son téléphone, semble effectuer un rapide calcul mental avant de se pencher vers toi. vous avez une demi-heure. pas une minute de plus. qu'il te souffle, agrémentant sa remarque d'un clin d’œil entendu avant de poser sa main sur ton épaule et de remonter à l'intérieur du véhicule, comme si tu n'étais pas encore sortie de ta consultation. il a bien dû remarqué la présence du garçon. t'as pourtant beau lui dire que ce n'est pas la peine, il est toujours dans les parages. c'est sûr que tu lui ais reconnaissante de ce qu'il a pu faire, ce jour-là. mais maintenant ? que fait-il encore là, à tes côtés ? vous ne vous connaissez pas, qu'est-ce que ça peut bien lui foutre de savoir comment tu vas ? tu humidifies tes lèvres, pousses un soupire et te diriges vers lui. t'es vraiment pas obligé d'faire ça, tu sais ? que tu balances une fois arrivée à sa hauteur. j'vais finir par croire que t'es un psychopathe fou dangereux qui attend que je tienne debout pour me découper en morceaux, pour je ne sais quelle raison. tu plisses légèrement les yeux. t'es flippant matthieu, j'te jure. ton sourire trahi le ton de ta voix peu commode. t'as pas encore posé les yeux sur lui. comme une habitude, un rituel que tu t'évertues à suivre à la lettre. comme si vous n'étiez pas censés vous voir, vous côtoyer. c'est étrange cette sensation de douceur qui t'enveloppe aussitôt que tu te tiens près de lui. un des nombreux tour que te réserve ton cerveau parce que t'es pas capable de le remercier d'être resté auprès de toi du début à la fin. enfin, si, tu l'as déjà fait. mais c'était pas assez. parce que t'as balancé un pauvre merci pitoyable de femme en colère que tu étais. peut-être que c'est ce qu'il attend, peut-être pas. tu sais pas, t'arrives pas à deviner ses intentions et ça aussi ça t'agace. tiens bon maribelle, tiens bon.




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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 23/9/2017, 23:30


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Maribelle Verdier & Matthieu Ledoux
Pourquoi ? Voilà la question qui s’installe au fond de ton crâne dès l’instant où tu t’installes devant cet hôpital ta cigarette au bout de tes doigts. Tu admires les volutes de fumée qui s’envolent doucement et en même temps tes pensées se mettent à bourdonner dans ta tête. Pourquoi tu es là Matthieu ? Pourquoi tu t’intéresses autant aux sentiments de cette fille que tu ne connaissais même pas auparavant. Ta vie est déjà bien en lambeau tu ne crois pas ? T’as pas assez de problèmes dans la vie ? Pourquoi tu t’occupes de quelqu’un d’autre. Pourquoi tu rallonges la liste des personnes pour qui il t’arrive te t’inquiéter ? Tu n’as pas assez de stress comme ça ? Tu n’as pas décidé de ranger ton organe vital au fond de ta poitrine à la mort de ta mère ? T’as dégagé Rose de ta vie pour lui éviter les merdes qui allaient s’installer dans ta vie alors pourquoi tu ne laisses pas Maribelle tranquille ? La vérité c’est que tu ne sais pas pourquoi. Tu ne sais pourquoi tu as envie de l’aider. Pourquoi tu as envie de creuser au fond de ses pensées, au fond de son âme pour la connaître, pour soulager la détresse que tu vois parfois au fond de ses prunelles. Elle n’est pourtant rien pour toi. Juste une vie parisienne de plus. Juste une âme fracassée de plus. Juste un pion que le destin s’est amusé à démolir sous tes yeux. Parfois la nuit lorsque tes prunelles sont closes tu revois son corps sur le sol. Tu revois sa chevelure de feu étalé autour d’elle. Tu ressens de nouveau ses doigts autour des tiens et tu entends encore la foule s’exclamer. Tu as perdu foi en l’humanité il y a bien longtemps maintenant, tu as perdu foi en l’humanité lorsque tu t’es rendu compte que les gens pouvaient passer devant ta sœur et toi sans s’arrêter. Lorsque parfois tu restais au milieu du trottoir foudroyé par une avalanche de douleur, lorsque tu n’arrivais plus à avancer, la seule chose que tu avais en retour s’était un coup dans l’épaule parce que tu gênais le passage. Les gens sont personnels désormais, le nez dans leur téléphone, la tête dans les nuages, ils ne voient que leur petite vie étriquée et ne regarde plus le monde évolué. Tu n’es pas différent Matthieu, tu t’occupes de tes affaires, tu t’occupes d’Aline et c’est tout. Mais ce jour-là, alors que les pompiers arrivaient, sous les lueurs du gyrophare tu as admiré le monde une seconde. Et ce que tu as vu t’as laissé un goût amer dans la bouche. Les passants s’étaient arrêtés contemplant la scène comme on regarde un film. Ressentant un soulagement de ne pas être à sa place, un rayon de culpabilité au fond de leurs regards, admirant la vie d’une étrangère être foudroyé par la fatalité sans bouger. Tu te souviens du bruit d’un téléphone s’éclatant sur le bitume, tu te souviens avoir grondé sur le gamin qui filmait la scène afin de faire un pseudo-buzz sur internet avec le malheur d’une inconnue. Tu ne sais pas pourquoi tu as voulu rester avec elle, tu ne sais pas pourquoi tu es resté jusqu’à ce que sa famille arrive, fuyant dans la pénombre sans qu’ils ne t’aient vu. Tu sais juste qu’aujourd’hui tu aimes sa présence, tu aimes suivre ses progrès et au fond tu sais que tu essaies de décrypter ce qu’elle ressent. Qui es-tu Maribelle ? Qui étais-tu auparavant ? Tu n’en sais rien, tu creuses doucement, précautionneusement, elle ne comprend pas et tu n’as aucune réponse à ses questions alors tu viens comme aujourd’hui à la fin d’un de ses rendez-vous pour en apprendre d’avantages. Tu ne lui dois rien. Elle ne te doit rien. Mais au fond un lien invisible semble s’être tissé dans cette ambulance. Un lien que vous n’avez pas encore brisé. Lorsqu’elle ressort tu l’admires de loin, ses épaules basses. Son regard semble éteint. Vide. Tu ne sais pas ce que le médecin lui a dit mais tu sais que ce n’était pas une bonne nouvelle, alors tu attends, tu attends qu’elle te remarque et un léger sourire se dessine sur ses lèvres lorsqu’elle te remarque. Ta cigarette au coin des tiennes cache le sourire qui te vient aussi. Tu la laisses venir à toi parce que c’est ainsi que vous fonctionnez. Tu ne viens jamais à sa rencontre, tu lui laisses le choix. Tu laisses un léger rire s’envoler lorsqu’avec sa franchise elle te dit que tu es flippant. Tu relèves un sourcil et hausses les épaules. « Bonjour à toi aussi, je suis ravi de te voir. Mais j’avoue que tu viens de me percer à jour ! » Tu baisses la voix comme si tu devais lui dire un secret d’état et que personne d’autre qu’elle devait l’entendre. « J’attends le bon moment pour te découper en morceaux. » T’as pas l’intention de lui dire pourquoi t’es encore là alors t’as juste attrapé la perche qu’elle t’a gentiment tendu. Tu relâches la fumée de tes poumons et tu écrases le mégot sous tes chaussures. « Et arrêtes de jouer les dures, à force tu devrais savoir que je traîne toujours ici quand t’as un rendez-vous. » Pourquoi Matthieu hein ? Dis-moi pourquoi ? Tu secoues la tête afin de faire taire la voix s’infiltrant au creux de ton crâne. T’as pas envie de réfléchir au pourquoi. Au comment. T’as juste envie de profiter de l’instant. Ta tête vrille sans arrêt, tu passes ta vie à te poser des questions, t’as juste envie de respirer. De prendre la vie comme elle vient. T’as juste envie de parler avec elle et prendre des nouvelles. Tu glisses tes doigts légèrement sous son menton et tu la forces à te regarder. « Comment tu vas Maribelle ? » Parce que les gens ne peuvent pas mentir quand ils regardent quelqu’un dans les yeux, parce que lorsque tu demandes à quelqu’un comment il va tu veux vraiment savoir. Ce n’est pas une phrase lancée comme ça dans le vent, juste par politesse. Et tu sais au fond que peu importe ce qu’elle te dira, elle mentira. Maribelle est une énigme, une énigme que tu t’entêtes à vouloir résoudre.

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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 28/9/2017, 15:05


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tu dois creuser. tu dois comprendre. parce que rien ne t'agace plus que le fait de ne pas comprendre. sa présence te trouble au plus haut point. parce que tu ne sais pas ce qu'il fait là, à prendre soin de toi alors que tu cries pourtant haut et fort que tu n'as besoin de personne. tu refuses de te voir comme un oisillon tombé de son nid. t'es peut-être pas en accord avec ton état actuel, tu n'en restes pas moins maribelle verdier. déroger à ton propre caractère, c'est pas dans tes cordes. sa présence t'agace autant qu'elle te trouble finalement. cerveau embrouillé par les volutes de fumée de ta mémoire qui s'efface, qui ne veut pas se rappeler de ce jour-là. un bien trop mauvais souvenir pour le laisser t'envahir à nouveau. tu chasses la scène de ta boîte crânienne en balançant des mots en l'air. tu bouscules, tu évites le regard, t'es pas très avenante. t'agis comme ça depuis le début et pourtant, il est toujours là. c'est peut-être pas la bonne méthode finalement. tu devrais peut-être arrêter de jouer les femmes fortes pour le faire fuir. idée somme toute intéressante. tu te promets d'y songer à l'avenir. pour l'heure, tu le compares à un psychopathe en puissance. ce n'est pas très flatteur, tu le conçois. en même temps, qui a dit que tu étais ce genre de personne ? bonjour à toi aussi, je suis ravi de te voir. mais j’avoue que tu viens de me percer à jour ! tu secoues la tête, faiblement. tu connais la suite, tu la devines aisément, tu attends le coup de semonce. j’attends le bon moment pour te découper en morceaux. tu lèves le poing, victorieuse. j'le savais. que tu souffles, comme si t'avais résolu une énigme des plus complexes. tes yeux fixés sur tes mains, t'attends que le temps passe. un peu comme d'habitude. et arrêtes de jouer les dures, à force tu devrais savoir que je traîne toujours ici quand t’as un rendez-vous. tu te retiens de rire. un rire amer. t'as rien demandé toi. qu'est-ce qu'il fout là d'abord ? fais-moi penser à dire à mon chauffeur de cesser de se laisser soudoyer aussi facilement. que tu lâches sans avertissement. à moins que t'arrives à charmer l'infirmière et, dans ce cas là, va falloir que je lui remette les pendules à l'heure. allez donc savoir pourquoi t'es aussi agressive.  faut vraiment qu't'arrêtes ça. que tu termines dans un souffle. il n'a rien à faire là, t'es déjà bien assez entourée, y a déjà bien trop de gens aux petits soins pour toi. t'es déjà assez mal à l'aise de devoir compter sur les autres, assez mal à l'aise de dépendre du monde entier. t'étais libre avant, t'étais heureuse avant. maintenant, t'es juste coincée, bloquée. y a pas d'porte de sortie, pas d'issue de secours. t'aimerais que ça change, que le monde se remette à tourner, que tu fasses enfin ce que tu veux. pour le coup, t'aurais le choix de partir ou de rester. comment tu vas maribelle ? la pression de ses doigts sous ton menton, le contact de sa peau contre la tienne. courant électrique qui parcourt ta colonne vertébrale. tes prunelles qui rencontrent les siennes. tu restes silencieuse un instant, juste le temps pour toi de capter ce simple besoin de connaître la vérité. qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? que tu lâches dans un soupire, ta tête effectuant un léger mouvement de recul pour t'éloigner de son emprise. j'respire encore, c'est tout c'que t'as b'soin d'savoir et t'es bien capable de l'voir par toi-même. tu te renfermes comme une huître. tu fuis le contact visuel, tes prunelles se perdant sur le bitume. t'aimes pas ça. t'aimes pas l'effet que son regard peut avoir sur toi. il arrive à t'atteindre rien qu'en te regardant et ça t'agace. tout de lui t'agace. probablement autant que ça t'apaise de l'avoir près de toi.qu'est-ce que tu veux matthieu ? et pour une fois, c'est toi qui prend l'initiative de le regarder. c'est toi qui décide de ce que tu veux faire. tu veux comprendre et il ne t'en laisse même pas le droit. chienne de vie.




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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 30/9/2017, 14:26


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Maribelle Verdier & Matthieu Ledoux
Tu es plus à l’aise avec la mauvaise foi, avec les insultes, avec un mauvais caractère qu’avec les gens doux et gentils. Même avec Aline tu restes froid. Tu gueules. Tu supportes mal l’intrusion des gens dans ta vie et pourtant tu le fais avec elle. Tu ne sais pas pourquoi mais tu as envie de t’inquiéter pour elle. Pas comme tu le ferais avec Aline, c’est différent avec elle. C’est pour ça que tu reviens sans arrêt ici. Ça fait de toi un psychopathe c’est vrai. Elle te le fait remarquer d’ailleurs et toi tu rentres dans son jeu. Un instant d’insouciance. Juste un instant avant qu’elle ne redevienne sérieuse et n’attaque directement. fais-moi penser à dire à mon chauffeur de cesser de se laisser soudoyer aussi facilement. Tu lui souris tout à fait innocemment, tout en restant silencieux. Quand tu n’as pas envie de répondre à quelque chose tu fais toujours ça. Tu restes silencieux. à moins que t'arrives à charmer l'infirmière et, dans ce cas-là, va falloir que je lui remette les pendules à l'heure. Tu hausses un sourcil en la voyant agressive et tu te mordilles la lèvre afin d’éviter un rire de sortir de ta gorge. Va savoir pourquoi tu aimes bien la voir enrager. T’as un problème Matthieu et tu commences à peine à t’en rendre compte. « Tu ne peux rien faire contre mon charme c’est comme ça. » Tu ne lui diras pas qui te parle de ses rendez-vous. Elle restera dans le flou. Peut-être que tu as harcelé son chauffeur si longtemps qu’il a fini par te donner les informations que tu voulais. Peut-être que tu t’es amusé à séduire une infirmière pour en savoir d’avantage. Ou peut être que tu es simplement un psychopathe et que tu la suis pour le savoir. Elle peut imaginer toutes sortes de chose mais toi ? Toi tu ne comptes pas lui offrir la réponse. Parce que si tu le faisais ? Tu sais qu’elle ferait en sorte que les informations n’arrivent plus jamais jusqu’à toi. faut vraiment qu't'arrêtes ça. Oui Matthieu faut que tu arrêtes ça mais t’as pas envie de le faire. Parce que tu n’as peut-être pas les réponses sur le pourquoi tu es là. Mais tu sais que sa présence à quelque chose de réconfortant. Pas parce que tu es un connard et que tu es heureux de ne pas être à sa place dans ce fauteuil, non. Parce qu’elle a quelque chose qui te donne envie de creuser, qui te donnes envie d’en savoir plus. C’est pour ça que tu attrapes son menton afin qu’elle te regarde. Geste doux que tu évites d’habitude avec elle ou avec les autres. T’es pas tactile normalement. C’est juste qu’un regard est plus facile à décrypter que ses paroles à elle. Et c’est pour ça que tu essaies de savoir comment elle va. Tu ne veux pas d’une phrase toute faite. Tu ne veux pas l’entendre te dire qu’elle va très bien. Tu veux la vérité. Tu veux creuser jusqu’au fond de ses pensées. Tu veux la vérité crue, celle qui fait pas plaisir, celle qui est sale et qui fait mal. Tu veux qu’elle se libère de sa carapace avec toi. Parce que tu es pas de sa famille. Tu n’es pas son ami. Tu n’as pas besoin d’être ménagé. Tu n’as pas besoin d’être épargné. Mais elle ? Elle aura besoin d’exploser un jour ou l’autre. Elle aura besoin de s’épancher et ce jour-là, tu seras là pour elle si elle le veut aussi. qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? Elle se détache de tes doigts comme si tu l’avais brûlé, tu ne dis rien. Qu’est ce que tu pourrais répondre à ça de toute manière ? Tu pourrais lui dire que ça t’intéresse. Que tu es sincère. Mais à part l’énerver et l’agacer encore plus ça n’arrangerait rien du tout. j'respire encore, c'est tout c'que t'as b'soin d'savoir et t'es bien capable de l'voir par toi-même. Tu lèves les yeux au ciel. Effectivement elle respire encore mais ça ne va pas dire qu’elle vit pour autant. Tu le sais toi. Tu sais ce que c’est de vivre sans réellement le faire. Toi aussi tu respires, tu marches, tu bouges, tu fais ta vie mais au fond n’es tu pas un spectateur de ta propre vie ? Tu laisses le destin décidé pour toi parce que tu n’as aucune envie d’être déçu une nouvelle fois. Tu laisses ton cœur à l’abri des regards, parce que tu n’as aucune envie de souffrir encore. Alors non tu ne vis pas pleinement ta vie, tu survis seulement. qu'est-ce que tu veux matthieu ? Tu te laisses du temps pour y réfléchir. Tu ne cherches aucun remerciement de sa part. Tu ne veux pas d’argent ni une promesse d’amour éternel pour un geste que tu aurais fait. Tu veux juste… « Je ne veux rien du tout Maribelle. » Et cette phrase est surement la plus sincère que tu aies prononcés depuis bien longtemps. T’as l’habitude de t’occuper de tes affaires et de t’intéresser aux gens quand ça peut t’aider dans la vie. Parce que tu as toujours besoin d’un avocat, d’un flic dans ta poche, d’un mec qui te donne du boulot ou d’une fille pour réchauffer tes draps. Mais avec Mari ? Tu ne veux rien du tout. Elle t’envoie chier les trois-quarts du temps mais tu es toujours là et tu ne sais pas pourquoi. « Tu veux savoir pourquoi je suis là ? J’en ai absolument aucune idée. Mais ce que je sais c’est que tu auras beau m’envoyer chier sans arrêt je serais là quand même. » Tu hausses les épaules parce que tu t’es fait à l’idée que tu viendras quand même. Que d’une certaine manière sans qu’elle ne fasse quoi que ce soit Maribelle s’est glissé dans ta vie sans que tu ne l’aies vu venir. « Je suis du genre têtu. » Tu fronces les sourcils un instant comme si tu réfléchissais à ce que tu allais dire avant d’ouvrir de nouveau la bouche. « Et visiblement un peu masochiste aussi. » Tu jettes un œil sur l’hôpital, t’aimes pas particulièrement cet endroit. Il te met toujours mal à l’aise et tu ne sais pas pourquoi. T’as juste envie de partir dans l’autre sens à chaque fois que tu vois la façade d’un hôpital. « Est-ce que tu as fini de gueuler ? » Tu hausses un sourcil en reposant ton regard sur elle. « Si je te promets de plus te demander comment tu vas on peut aller boire un café plus loin ? Cet endroit me fout le cafard. » T’es têtu ça oui Matthieu parce que tu ne sais pas si elle acceptera ce café. Peut-être bien qu’elle voudra rester là. Peut-être bien qu’elle va demander à son chauffeur de partir maintenant. Au pire des cas tu seras là la prochaine fois. Maribelle tu devrait le savoir Matthieu est comme une tique sur le dos d’un chat, il s’accroche et ne se détache pas. À toi de voir ce que tu veux faire maintenant.

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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 30/9/2017, 19:22


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en aucun cas tu ne mettrais matthieu au courant de tes rendez-vous médicaux. t'es bien obligée de rendre des comptes à tes parents ou encore à lana. mais lui, surement pas. tu ne sais pas comment il obtient ses informations et tu ne veux même pas le savoir. quoi que tu te doutes fortement que ce soit ton chauffeur puisqu'il te laisse toujours l'occasion de passer quelques minutes en sa compagnie. il a pas l'air du type qui plante la tente devant l'hôpital juste dans l'espoir d'apercevoir ta chevelure rousse. il entre jamais. enfin, pas depuis ce jour-là. il reste loin, toujours. du moins de ce que tu en sais. tu t'autorises à balancer une remarque sur l'infirmière un peu trop coincée que tu croises souvent et qui t'regarde comme si t'étais une pauvre petite chose sans défense. elle a l'air fleur bleue, timide et tout à fait capable de balancer des informations confidentielles, protégées par le secret médical, au premier type un peu trop beau garçon qui passe et qui les lui demanderait avec un sourire. matthieu, il a la tête de l'emploi. alors t'agresses cette pauvre gamine sur son boulot qu'elle pourrait mal faire. elle en fera d'autres, des erreurs. mais tu refuses que ce soit à tes dépends. tu ne peux rien faire contre mon charme c’est comme ça. tu lèves les yeux au ciel, exaspérée par cette remarque typiquement masculine. pauvre infirmière, elle doit vraiment être désespérée. que tu soupires sans aucune once de gêne, de remords ou quoi que ce soit d'autre. tes pensées s'envolent vers un passé qui te semble déjà si lointain. il te ramène à cette époque où tout était beaucoup plus facile, beaucoup plus coloré et beaucoup moins monotone. la voix du garçon te ramène à l'instant présent. le contact de ses doigts sous ton menton, ce contact visuel qu'il cherche absolument à avoir pour te demander comment tu vas. et le pire, c'est que tu sens toute cette sincérité dans ses mots si simples. tu sens cette envie de réellement savoir et pas simplement de poser la question pour se moquer éperdument de la réponse. mais t'es pas dupe toi, tu ne veux pas rentrer dans son jeu toi, t'as peur de ce que tu pourrais trouver en cédant si facilement à cette tentation. parce que c'est une tentation de te trouver à ses côtés. une torture quasi insoutenable qui te fais douter de ta propre ténacité. tu ne veux pas exploser, tu ne veux pas imploser. t'essaies de contenir le torrent d'émotions qui s'empare de toi à chaque seconde de ton existence. et quand il est là, c'est comme si t'étais plus en mesure d'être toi-même, d'être aussi forte que d'habitude. tu te rends compte de la faiblesse de tes barrières et ça t'effraie. alors toi, tu recules, tu t'éloignes, tu bâtis des murs entre lui et toi. ou du moins, tu essaies. parce que t'as la sensation qu'il ne s'arrêtera pas de les démolir de si tôt. tu craches, t'es dure, t'es sèche. tu te défends comme tu peux. et puis tu finis par lui demander ce qu'il veut. parce qu'au fond, t'en sais rien. tu ne comprends pas pourquoi il est là et tu n'as de cesse de te poser cette même question, à chaque fois que ton regard croise le sien. t'as rien d'particulier toi, t'es juste en train de lutter pour ta propre survie. une lutte que tu dois mener seule. je ne veux rien du tout maribelle. t'es pas satisfaite malgré la sincérité qui s'est immiscée au cœur de ses prunelles. y a un truc qui déconne dans cette histoire et t'arrives pas à mettre le doigt dessus. agacement. tu veux savoir pourquoi je suis là ? j’en ai absolument aucune idée. mais ce que je sais c’est que tu auras beau m’envoyer chier sans arrêt je serais là quand même. tu soupires, tu croises tes bras sur ta poitrine. y a ton regard qui fait des allers et retours entre l'ambulance, le bitume et lui. tu sais pas c'que tu fais encore là, au fond, à l'écouter déblatérer des conneries bien plus grosses que vous deux réunis. parce que pour toi, c'est q'des conneries. t'arrives pas à prêcher le faux du vrai quand t'es face à lui et c'est bien ça qui t'ennuie aussi. je suis du genre têtu. et visiblement un peu masochiste aussi. une pointe d'amertume dans le ton de sa voix. tu peux aisément deviner que ce n'est pas son endroit favori de paname. alors pourquoi ? encore et toujours cette même question qui virevolte dans ta boîte crânienne. ah le masochisme ... phrase laissée en suspend bien trop volontairement. t'en sais quelque chose, du masochisme toi. y a qu'à te regarder, plantée là dans ta chaise à roulette, à ne pas avoir envie de quitter les lieux alors que tu scandes le contraire. arrête de v'nir si c'est si inconfortable. que tu conclus bien trop sèchement. comme si ça avait une quelconque importance. ce serait peut-être plus facile pour toi de faire demi-tour s'il décidait de partir le premier. sensation étrange qui se glisse en toi. roulette russe. est-ce que tu as fini de gueuler ? tu grognes. non. pas encore. j'fais c'que j'veux d'abord, c'pas toi qui va m'en empêcher. gamine boudeuse, gamine capricieuse. tu croises les bras sur ta poitrine. tu râles comme si c'était devenu ta raison de vivre depuis que t'es bloquée en position assise. si je te promets de plus te demander comment tu vas on peut aller boire un café plus loin ? cet endroit me fout le cafard. salopard. stop. que tu annonces en levant ta main pour qu'il n'ajoute rien de plus. tu rages intérieurement et pourtant, t'as les yeux qui brillent. t'as exactement ... un rapide coup d'oeil à ta montre. vingt-deux minutes et cinquante-quatre secondes. léger sourire en coin, t'as du mal à accepter la défaite mais t'as pas vraiment le choix. tu m'as eu au moment même où t'as prononcé le mot café. t'es en manque de caféine et tu rêvais justement de rentrer chez toi pour t'en préparer un le plus vite possible. tu jettes un coup d'oeil à ton chauffeur pour lui annoncer que tu reviens, de manière silencieuse, juste en un signe. il lève le pouce et tu te mets en route. avant de t'arrêter subitement pour fusiller matthieu du regard. j'te préviens qu'si tu m'pousses, j'te roule dessus. charmante. comme toujours.




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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 2/10/2017, 22:06


Présent simple
Maribelle Verdier & Matthieu Ledoux
pauvre infirmière, elle doit vraiment être désespérée. Tu le prends pas mal tu hausses simplement les épaules, les femmes désespérées ce n'est pas vraiment ton truc. Cette infirmière semblait bien trop fragile pour que tu joues de ton charme sur elle. Tu n’aurais pas voulu la blesser parce que tu n’attends rien d’une relation avec une femme. Tu ne cherches rien de plus qu’un coin au chaud pour une nuit solitaire. Toujours très honnête avec tes conquêtes tu les laisses partir le lendemain sans leur donner le moindre espoir. Non tu n’appelleras pas. Non tu ne reviendras pas. Oui tu as passé un bon moment, mais ça s’arrête là. Deux femmes ont évité ce rejet immédiat de ta part, l’une dans le passé et l’autre dans le présent. Ellie à qui tu as offert un bout de ton cœur, un bout de ton âme et de l’amour. Et Maribelle à qui tu offres ta sympathie, ton temps, ta compréhension… Tu secoues la tête pour éviter de penser à ça, tu ne veux pas que ça te rentre dans le crâne et que les questions se multiplient encore plus. Tu lui dis seulement que tu ne sais pas pourquoi t’es encore là. Tu la préviens que tu es têtu et que tu reviendras toujours, tu lui avoues aussi être un peu masochiste sur les bords. ah le masochisme ... Tu restes un instant pensif vis-à-vis de cette phrase, tu sais que ce n’est pas de toi qu’elle parle à cet instant et tu as peut-être envie de la secouer légèrement pour savoir ce qui se cache derrière ce silence. Parce que c’est dans le silence que Maribelle est la plus expressive. Son visage se métamorphose toujours un peu et elle ne fait pas toujours attention à ce qui se trame dans son regard. C’est là que tu lis en elle, juste à cet instant. Mais cet instant-là est trop fugace pour que tu puisses y lire quoi que ce soit. arrête de v'nir si c'est si inconfortable. Tu la regardes surpris par cette phrase. Pourquoi elle te parle de ça ? Qu’a t'elle vu sur ton visage ou entendu dans le ton de ta voix pour comprendre que cet endroit t’importunait. Tu lèves le regard sur l’hôpital et tu souffles ses trois mots. « Dans. Tes. Rêves. » Tu ne partiras pas, tu reviendras quand même. Inconfortable ou pas. Même si tu dois rentrer à l’intérieur de l’hôpital pour la trouver tu le feras quand même. Tu lui demandes enfin si elle a fini de gueuler. Maribelle la fermer ? Jamais de la vie. Elle allait enchérir et tu le sais à l’avance. non. pas encore. j'fais c'que j'veux d'abord, c'pas toi qui vas m'en empêcher. Elle grogne et toi ça te fait rire. Gamin que tu es, tu entends ton rire comme si il sonnait pour la première fois parce que tu ne ris plus beaucoup Matthy est c’est bien dommage, parce qu’autrefois ta mère te demandait de rire, ça faisait rentrer son monde dans son orbite. Elle se recentrer sur Aline et toi. Mais tu n’as pas dû rire assez parce que rapidement son orbite s’est décrochée et elle s’est envolée loin de vous deux. Tu secoues la tête un sourire tendre sur le visage, parce que son vocabulaire, sa manière de se tenir ça te fait penser à Aline. « Tu ressembles à ma petite sœur quand tu fais ça. C’est mignon » Tu fronces les sourcils au moment où les mots sortent de ta bouche. Tu n’as jamais parlé de ta sœur, jamais près d’elle. Tu gardes l’existence d’Aline secrète comme si elle était ton cadeau, ton don le plus précieux, tu la gardes jalousement pour toi. Tu veilles sur elle du coin de l’œil. Parce que tu es plus qu’un frère pour elle, tu es aussi son père. Et tu n’as pas peur que Maribelle se serve d’elle pour te blesser, tu sais qu’Aline sait se défendre tu ne t'en fais pas pour elle. Tu sais que Mari gueule beaucoup mais tu n’as pas l’impression qu’elle est mauvaise, juste blessée par la vie. Tu sais reconnaître les bonnes des mauvaises personnes. Et tu as un bon feeling avec la rousse. Elle ne te donne pas l’impression de taper dans les sujets blessants. Elle pourrait taper dans ton look d’enfant des rues. Elle pourrait taper sur tes manières parfois limites, sur ton manque d’éducation, sur tes mauvaises habitudes. Mais elle ne l’a jamais fait et tu ne penses pas qu’elle le fera. Tu peux te tromper aussi. Peut-être qu’un jour elle comprendra qu’il faut taper ou ça fait mal pour que tu t’en ailles de sa vie mais tu espères simplement qu’elle ne le fera pas. Ton visage se détend légèrement parce que tu viens d’avoir une idée, parce que tu veux changer d’air, te déplacer, t'as pas envie de rester devant cet hôpital, ce monument te rappelle constamment comment Maribelle et toi vous vous êtes connus et tu as juste envie d’alléger les épaules de la rousse, pas les écraser encore plus en restant là. Alors tu proposes un café, comme ça l’air de rien. T’as juste envie de sentir les arômes de caféine détendre tes muscles. stop. t'as exactement ... vingt-deux minutes et cinquante-quatre secondes. Tu restes un instant surpris et tu la regardes, tu ne t’attendais certainement pas à ce qu’elle accepte, tu ne t’attendais certainement pas à ce qu’elle veuille prendre un café avec toi. Tu n’as jamais essayé mais vu comment elle essaie de te virer de sa vie tu t’attendais plutôt à ce qu’elle demande à son chauffeur de la ramener. tu m'as eu au moment même où t'as prononcé le mot café. Un sourire carnassier ourle tes lèvres en entendant ses mots. Tu n’aurais jamais dû dire ça Mari, elle venait simplement de te donner une munition de plus contre elle. « Je saurais me souvenir de cette addiction alors. » Et tu sais que tu te serviras de cette technique dans le futur. Tu te décolles de l’ambulance, te déplaçant vers Maribelle, avant d’être stoppé d’un coup par ses paroles. j'te préviens qu'si tu m'pousses, j'te roule dessus. Tu lèves les mains d’une manière innocente et tu te marches tranquillement à côté d’elle. « J’ai toujours rêvé de me faire rouler dessus par un fauteuil Maribelle, comment tu l’as su ? » Tu n’aurais jamais touché à son fauteuil parce que ça serait la rabaisser plus qu’autre chose. Si son fauteuil doit être un frein pour elle tu n’as aucune envie de lui rappeler en la poussant comme si elle était devenue totalement impotente. « Aller vient j’ai besoin de caféine ! » Tu rentres dans le café avec elle et tu sais que le fauteuil ne passe pas inaperçu mais toi tu t’en fous totalement. Tu ne vois pas le fauteuil. Tu n’y fais même pas attention. Tu commandes ton café et tu laisses la jeune femme en faire de même. « Je peux payer pour nous deux ou tu vas vouloir me rouler dessus aussi ? » Tu roules des yeux et tu donnes ton billet à la caissière avec un fin sourire de vainqueur. T’es fière de ta connerie hein Matthieu ? Tu te places avec elle dans un coin tranquille pour que tu puisses lui parler sans être interrompu, tu prends ton téléphone et glisse tes doigts sur l’écran pour y mettre le réveil. « Je tiens à mes vingt-deux minutes Mari ne m’en veux pas. » Première fois que tu utilises un surnom pour elle, première fois que tu le fais pour quelqu’un d’autre que pour Line. Tu mâchouilles ta lèvre, un peu gêné pour une fois. Non tu ne te reprendras pas, non tu ne t’excuseras pas, tu sais que Maribelle te reprendras si ça la gêne.

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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 3/10/2017, 15:38


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dans. tes. rêves. trois mots lourds de sens et que tu ne veux pourtant pas prendre en considération. parce que t'es déjà assez mal à l'aise comme ça de ta condition. parce que t'es assez têtue pour continuer à faire chier le monde et trouver quelque chose à redire. y a vraiment qu'avec lana que t'es douce comme un agneau. y a vraiment qu'avec elle que tu fais tomber les barrières. ou du moins en partie. parce que tu ne serais pas capable de te laisser aller face à elle. ta petite-sœur, elle est bien trop importante pour que tu t'autorises à te montrer sous ta plus grande faiblesse. elle est déjà bien trop présente pour toi, tu peux pas lui en demander plus que ça. panser tes plaies, apprendre à vivre avec ça, c'est de ton ressort, pas du sien. t'as du mal à te confier à ton petit ange, ce n'est pas pour y arriver avec un parfait inconnu. dans mes rêves, ta route n'aurait jamais croisé la mienne. tu t'mords la lèvre inférieure, les yeux rivés sur le bitume. le ton de ta voix est pourtant moins froid, moins incisif. dans tes rêves, les choses seraient bien différentes. dans tes rêves, t'aurais encore tes deux jambes. dans tes rêves, tu serais pas aussi difficile et insupportable. dans tes rêves, sa route n'aurait jamais croisé la tienne pour la simple et bonne raison que, dans tes rêves, y aurait pas eu d'accident. dans tes rêves, tu ne serais pas cette enfant capricieuse que tu deviens et qui te hérisse les poils des bras. dans tes rêves, t'aurais l'humour que t'as perdu en percutant la voiture. dans tes rêves, t'aurais ton skate dans les bras et le sourire qui ne s'efface jamais. dans tes rêves, tu serais encore toi et pas juste cette enveloppe charnelle sans plus rien d'autre que de la moisissure à l'intérieur. et te voilà à nouveau en train de te flageller en silence d'avoir été aussi stupide et imprudente. la voix de matthieu te sort de ta rêverie momentanée. il te demande si t'as fini de gueuler et toi, tu rentres dans l'tas. piège que t'aurais dû voir venir à des kilomètres à la ronde mais dans lequel tu t'es engouffrée tête la première et allons-y gaiement. tu ressembles à ma petite sœur quand tu fais ça. c’est mignon. grognement qui monte au fond de ta gorge. il n'avait encore jamais évoqué la présence d'une petite sœur dans sa vie. en même temps, tu n'as pas posé la question non plus et puis, t'étais pas certaine d'avoir envie de le savoir. au fond, tu t'en fous un peu. t'enregistres l'information mais tu ne relèves pas. et toi tu r'sembles à la mienne quand t'écoutes pas c'que j'te dis. toujours en train de vouloir avoir le dernier mot, t'as bien du mal à lui concéder les dernières paroles. comme une envie d'asseoir ton autorité ou ton humeur de cabot des mauvais jours. faut bien admettre que, de ce point de vue-là, tu n'est pas une verdier pour rien. seulement, tu ne t'attendais pas à la proposition d'un café. comme quoi, les gens sont encore en mesure de te surprendre quand tu t'y attends le moins. la caféine, ta drogue à toi. il a prononcé le mot magique et t'as eu la bonne idée de le lui dire. je saurais me souvenir de cette addiction alors. tu lèves les yeux au ciel, poussant un soupir plus qu'explicite. tu t'mets en route, bien trop pressée de laisser la boisson sombre couler dans ta gorge. mais tu t'arrêtes, à peine deux mètre plus loin, stoppant le mouvement des roues de tes mains fragilisées d'autant les solliciter. tu le menaces de lui rouler dessus s'il ose te pousser. paroles en l'air mais qui ont pourtant l'effet escompté puisqu'il marche à côté de toi. t'as déjà du mal à supporter ta condition, faudrait pas non plus qu'il pose ses mains sur les poignées qui se trouvent dans ton dos. tu te laisserais mourir sur le champ si cela devait se produire. j’ai toujours rêvé de me faire rouler dessus par un fauteuil maribelle, comment tu l’as su ? haussement d'épaules, tu forces sur tes bras pour faire avancer ton engin de torture. j'sais pas, une intuition j'dirais. que tu balances, comme ça, sans vraiment chercher à avoir une réponse. tu ne sais même pas s'il a vraiment entendu ce que tu viens de dire. tu t'es plus parlée à toi-même qu'autre chose. aller viens j’ai besoin de caféine ! tu mimes un amen sur tes lippes préalablement humidifiées. tu l'suis, de pas trop loin mais sans pourtant être trop près. et tu les sens, les regards des gens. tu les sens qui s'posent sur toi. tu rassembles tout ce que t'as de courage pour enfiler ton armure et te protéger de tout ça. et tu sais pas pourquoi mais t'aimerais être en mesure de protéger matthieu de ces regards aussi. parce que tu sais pas c'que les gens pensent. parce que tu sais pas vraiment l'impact que ça pourrait avoir sur lui. ton instinct de grande-sœur qui prend la relève et qui aimerait bien protéger l'monde entier. t'aimerais pouvoir lui éviter les réflexions à la con, les regards gênés et gênants. malheureusement, tu ne pourras pas remédier à ce soucis technique tant que tu resteras près de lui. chienne de vie. je peux payer pour nous deux ou tu vas vouloir me rouler dessus aussi ? tu sors de ta rêverie, comme si on venait de te tirer de ton lit pour tes médocs. tu sembles paumée un instant, tu commandes ton café, un double, ça te fera le plus grand bien. tu restes silencieuse face à la remarque du garçon mais tu roules des yeux quand même quand tu percutes enfin le sens de ses mots. tu le laisses payer parce que t'as pas le temps de réagir que la nénette lui rend déjà la monnaie. fait chier. tu l'suis la gorge nouée jusqu'à la table qu'il aura choisit. un peu à l'écart, facile d'accès pour ton char d'assaut. t'apprécies l'effort mais tu ne le diras pas. t'es encore bien trop concentrée sur la façon de lui épargner la connerie humaine. je tiens à mes vingt-deux minutes mari ne m’en veux pas. tu sors à nouveau des tes questions sans réponses qui virevoltent dans ta caboche quand t'entends ton surnom s'échapper de sa bouche. t'arques un sourcil et tu le regardes de travers. sérieusement ? que tu lâches, le sourire au coin de tes lèvres rosées. mari' ? tu prends un air faussement sérieux. notre relation va beaucoup trop vite matthieu. l'emploi d'un surnom, c'est beaucoup trop lourd à porter tu comprends ? la petite voix de la gamine effrayée, de celle qui est désolée mais qui voudrait quand même rester un peu plus longtemps. ne l'prends pas mal, mais j'préfère qu'on en reste là où on en est. j'suis pas encore prête pour ça. la mine désolée, comme si tu venais de recaler un prétendant possible. ce n'est pourtant pas ce qui s'passe entre vous. ou alors t'y comprends rien, tu n'vois rien. pour toi, c'est rien d'plus que l'type qui t'a sauvé la vie. rien de plus que l'type qui veut qu'tu t'en sortes même si ses intrusions sont si maladroites. ce n'est que ça, hein, n'est-ce pas ?




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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 4/10/2017, 20:49


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dans mes rêves, ta route n'aurait jamais croisé la mienne. Tu as parlé trop vite et tu le sais à l’instant où ses mots quittent ses lèvres. Tu ne prends pas mal cette phrase parce que tu sais ce que ça veut dire au fond. Tu sais qu’elle aurait préféré que ta route ne croise jamais la sienne parce qu’elle ne serait pas enfermée dans ce corps qui n’était plus le sien. Parce qu’elle ne serait cloîtrée dans ce fauteuil. Sans cet accident Maribelle Verdier ne ferait sûrement pas partie de la toile de ta vie. Vous semblez bien loin d’avoir les mêmes occupations, le même milieu de vie, la même façon de vivre. Tu es un enfant des ténèbres toi, tu te caches dans les recoins de Paris. Tu passes ta vie dans l’ombre de la nuit, tu passes quelques nuits au poste de police et les seules occupations qui vrillent ton cerveau sont de ne pas te faire tuer et de continuer à veiller sur ta petite sœur. Maribelle semblait vivre dans la lumière elle, vos destins ne seraient jamais rentrés en contact si violemment si il n’y avait pas eu cet accident. Alors tu restes silencieux un instant, lui laissant du temps dans ses pensées avant de lui demander si elle a fini de gueuler. Tu n’as pas envie qu’elle repense à cet accident, tu n’as pas envie de l’enfoncer encore plus profondément dans les abîmes de la souffrance qu’elle cache à grand coup de phrases plus assassines les unes que les autres. Elle continue à gueuler et elle te fait penser à Aline durant un instant. et toi tu r'sembles à la mienne quand t'écoutes pas c'que j'te dis. Tu lèves les yeux au ciel quand tu l’entends argumenter encore, vouloir le dernier mot encore et toujours. Tu lui offres sans problème cette bataille puérile et tu lui proposes une bonne dose de caféine parce que tu as l’air d’en avoir autant besoin qu’elle. Elle te menace de te faire souffrir en te roulant dessus si tu la pousses et tu jettes dans la conversation que c’est exactement ce dont tu as envie en ce moment. Elle marmonne et toi tu la laisses faire parce que de là ou tu es, tu sens les arômes du café et tu en baverais presque tellement tu es accro à cette substance du diable. Tu passes ta commande et tu paies pour vous deux, tu ne peux empêcher un sourire moqueur effleuré tes lèvres quand tu vois qu’elle allait payer son café. Tu ne roules pas sur l’or mais tu peux payer un café quand même. Et c’est quand tu arrives devant la table, devant ton téléphone que tu t’entends l’appeler Mari. C’est bien la première fois que tu es gêné de ton geste, parce que c’est bien la première fois que tu l’appelles ainsi. Et tu t’attends à tous de sa part. sérieusement ? mari' ? Tu savais que ça ne passerait pas, qu’elle te reprendrait rapidement et tu t’y attends finalement. Tu roules légèrement des yeux parce que tu sais pas vraiment pourquoi ce surnom t’a échappé des lèvres. notre relation va beaucoup trop vite matthieu. l'emploi d'un surnom, c'est beaucoup trop lourd à porter tu comprends ? Tu fronces les sourcils en entendant ça. Tu es totalement paumé dans ses explications. Tu ne comprends pas vraiment ce qu’elle veut te dire mais tu la laisses continuer son explication avant d’argumenter à ton tour. ne l'prends pas mal, mais j'préfère qu'on en reste là où on en est. j'suis pas encore prête pour ça. Tu mordilles tes lèvres et tu baisses ta tête alors que tu retiens un petit rire qui essaie de sortir. Tu ne t’attendais pas à ça. Tu pensais qu’elle allait gueuler. Qu’elle allait te dire que t’as plus intérêt à te servir de ce surnom. Bref du grand Maribelle finalement. Mais non. Elle te recale, elle te range à ta place et toi ça te fait rire. Parce qu’à aucun moment tu n’as pensé à mal, s’est sorti tout seul certes mais pour la simple et bonne raison que tu as tendance à raccourcir chaque prénom qui passe sur ta route. Tu n’appelles jamais ta sœur Aline, tu l’appelles toujours Line. Tu refuses pourtant qu’on utilise le surnom Matthy mais c’est simplement parce qu’elle était la seule à l’utiliser, ta mère et depuis tu as l’impression de blessé sa mémoire chaque fois qu’une autre qu’elle le prononce. Tu relèves la tête et tu la secoues doucement en n’arrivant pas à retirer ce sourire au coin de tes lèvres. « Respire Maribelle, je n’aurais pas dû t’appeler Mari c’est vrai mais c’est loin d’avoir une quelconque ambiguïté pour moi. » Tu n’as jamais pensé à elle comme ça, tu n’as jamais pu savoir dans quelle case tu devais ranger ta relation avec la rousse en face de toi. Vous n’étiez pas amis après tout. Tu n’essayais pas de la séduire non plus. Tu as juste l’impression de marcher sur une corde raide avec elle parce que tu ne sais pas avec quel pied tu dois continuer à avancer. Alors tu trébuches de temps en temps comme à cet instant et tu te retiens aux branches comme tu le peux. En essayant d’être toujours le plus honnête possible avec elle. « Si déjà j’arrive à te faire arrêter de m’envoyer chier je serais le grand gagnant de l’histoire. » Mais tu n’as pas beaucoup d’espoir là-dessus. C’est ainsi qu’elle fonctionne finalement. Elle te gueule dessus, tu encaisses le plus naturellement du monde comme si c’était ton seul mode de communication. Et dans un sens c’est le cas. Tu es bien plus à l’aise avec cette manière de fonctionner parce que depuis la mort de ta mère tu n’en connais aucun autre. Ta sœur et toi vous vous envoyez chier à longueur de journée et pourtant tu sais qu’elle t’aime et toi tu l’aimes aussi mais c’est plus facile sans le dire, plus facile de faire comme si l’autre n’était rien de plus qu’un rocher contraignant sur la route de l’autre. Alors que tu sais que sans elle tu ne serais rien. Finalement c’est un peu la même chose avec Maribelle. Elle t’envoie chier mais au fond que ressentirait elle si tu partais là maintenant sans un au revoir ? Que ressentirais-tu si tu partais sans un mot ? Très bonne question à laquelle tu ne vas pas répondre. Ni aujourd’hui ni demain. Ni jamais sous peine de voir ta tête exploser à cause de toutes les questions qui vibrent dans ton crâne. Tu te cales au fond de ton siège et bois une gorgée de café avant de reprendre la parole. « Mais je ne mentais pas tout à l’heure, je n’attends rien de toi. Je n’attends aucun merci. Je n’essaie de pas te séduire non plus. » Tu laisses glisser ton regard sur les visages des personnes présentes dans ce café. Certains clients continuent leurs vies normalement sans faire attention à vous mais quelques curieux ose pointer leur regard sur le fauteuil de Mari. C’est sûrement à cause de ça que la dernière phrase sort de tes lèvres. « Et je n’ai pas pitié. Au cas où tu te poserais la question. » Tu hausses les épaules parce que tu n’as pas pitié de ce qu’il est arrivé à Maribelle. Tu as peut-être plus de patience avec elle parce que tu te doutes qu’elle en souffre mais ce n’est aucunement de la pitié. Puis un sourire moqueur se forme au coin de tes lèvres. « Alors comme ça… On a une relation ? » Tu as envie de la taquiner un peu pour alléger cette conversation délicate, pour alléger tes paroles aussi. Tu n’es pas quelqu’un qui se prend la tête Matthieu ou du moins tu ne le montre pas. Te montrer comme un gamin est plus facile pour toi que de laisser les autres découvrir la complexité qui regorge derrière tes yeux acier.

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MessageSujet: Re: (matthibelle) présent simple. 27/10/2017, 21:09


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la proposition d'aller boire un café, histoire de s'éloigner de l'hôpital. t'aurais jamais pensé à accepter si cela venait de sa part. tu passes ton temps à l'envoyer balader alors aller boire un café, ce n'est certainement pas ce que l'on aurait pensé que tu puisses faire. pourtant, tu ne peux résister à cette boisson que tu chéris depuis quelques années déjà. touché. t'es mal à l'aise quand tu pénètres dans le café en sa compagnie. toi qui est pourtant pleine d'assurance en règle générale, allez savoir pourquoi ça te dérange tant cette fois-ci. peut-être bien parce que t'es pas toute seule. que tu crains les regards qui se poseront inévitablement sur toi, mais aussi sur lui. parce que toi, tu sais comment gérer tout ça, t'as l'habitude depuis le temps que t'es clouée dans ton fauteuil. tu t'inquiètes de savoir l'impact que ça aura sur matthieu. t'es pas vraiment là depuis que vous êtes entrés dans ce café. tu sombres dans tes pensées les plus profondes, noirceur sur le tableau de ton âme. jusqu'à ce qu'il utilise un surnom. ça t'électrise, frisson qui court le long de ta colonne vertébrale. beaucoup t'appellent de la sorte, mais il ne l'avait encore jamais fait. c'est peut-être bien cette sorte de respect, qu'il employait à faire valoir en prononçant ton prénom en entier, qui te plaisait jusqu'à présent. entendre ton surnom s'échapper de sa bouche, c'est pas tant que ça te dérange, c'est juste que tu trouves ça étrange. comme si ça sonnait autrement avec lui qu'avec les autres. comme s'il n'était pas à sa place, soufflé entre ses lèvres. tu le recales, tu ne te gênes pas d'ailleurs. tu mets tes talents d'actrice en avant, même s'ils sont bien maigres, soyons honnêtes. tu joues celle qui n'est pas à l'aise avec l'idée que vous allez trop vite, comme s'il se passait quelque chose entre vous. tu joues celle qui est farouche, celle qui est sauvage. celle qui veut rien, celle qui comprend rien non plus. tu te doutes bien que ce n'était pas volontaire, pas fait exprès tout du moins. ça s'est lu dans ses yeux mais t'as fait comme si t'avais pas remarqué. t'as joué un rôle dans lequel on ne te voit que rarement. parce qu'au fond, ça t'amuse de faire tourner ton monde en bourrique, comme si tu t'accrochais à un semblant de passé que tu es persuadée de ne jamais retrouver. respire maribelle, je n’aurais pas dû t’appeler mari c’est vrai mais c’est loin d’avoir une quelconque ambiguïté pour moi. tu te mords l'intérieur de la joue pour te retenir de rire. ça ressemble à des excuses en bonne et due forme. t'en cherchais pas mais tu les prends tout de même sans rien ajouter. tu restes murée dans ton silence parce que tu ne voudrais pas trahir l'excès de connerie qui t'a prise quelques instants plus tôt. si déjà j’arrive à te faire arrêter de m’envoyer chier je serais le grand gagnant de l’histoire. tu croises tes bras sur ta poitrine, arques un sourcil et penches ta tête légèrement sur le côté. j'espère que t'as le temps parce que c'est pas demain la veille. les mots fusent, le faciès moqueur, rieur. tu n'es pas du genre à changer tes bonnes vieilles habitudes. et comme tu n'as de cesse de l'envoyer balader, ce n'est certainement pas pour renoncer à sa simple demande. et puis, ça ne te correspondrait pas non plus. t'envoies chier le monde, depuis toujours. de manière plus ou moins subtile, tout dépend de ce qui se trouve en face de toi. et il te semble que tu peux affirmer que matthieu n'a pas besoin de subtilité. la preuve en est qu'il est toujours là. malgré tes remarques acerbes et ton comportement peu avenant, il est toujours là, à prendre de tes nouvelles. il prend soin de toi à sa façon et c'est bien ça le problème. t'es convaincue que t'as pas besoin que l'on prenne soin de toi. tu peux très bien le faire toute seule, t'es assez grande, assez mature. mais oui, bien sûr. c'est bien d'essayer de s'en convaincre. mais je ne mentais pas tout à l’heure, je n’attends rien de toi. je n’attends aucun merci. je n’essaie de pas te séduire non plus. tes lèvres se pincent à l'entente de ses derniers mots. tes prunelles se foutent ouvertement de sa gueule mais tu te retiens. de toutes tes forces. surtout ne pas exploser de rire, cela reste ta principale préoccupation. et je n’ai pas pitié. au cas où tu te poserais la question. ton visage se terni un instant, un ombre voilant ton regard émeraude. tu devrais. ce serait plus simple. souffle audible que part lui. murmure qui se perd entre lui et toi. tu ne saurais dire en quoi ce serait plus simple mais ça te semble tout de même légitime. peut-être que ce serait plus simple pour toi de ne pas t'attacher. parce qu'il faut bien être réaliste, cette routine qui s'installe lentement, ça ressemble à une forme d'attachement que tu t'évertues pourtant à n'entretenir avec personne d'autre que ta sœur. alors comme ça … on a une relation ? c'en est trop, tu ne peux plus te retenir de rire plus longtemps, il faut que ça sorte. tu sens les regards des clients se braquer sur toi un instant à cause de cet éclat de rire soudain. y en a qui retournent à leur conversation, d'autres qui continuent à t'observer du coin de l’œil, ta condition devant sans doute les déranger. tu jures que, lorsque tu quitteras les lieux, tu auras une attention toute particulière à leur égard. ne va pas croire que pour une simple idiotie de ta part il se passe quelque chose entre toi et moi. tu portes la tasse de café brûlant à tes lèvres, tes iris émeraudes rieuses, ton regard planté dans le sien. te faire passer pour mon fiancé ? t'aurais pu trouver plus crédible quand même. que tu échappes en reposant la tasse sur la table. on est rien du tout et on ne sera jamais rien matthieu. détends-toi. que tu soupires. vas donc savoir qui tu essayes de convaincre. lui et toi, vous êtes déjà quelque chose. liés par cette journée cauchemardesque. si je ne peux même plus m'amuser maintenant, autant que je me jette dans la seine sans plus tarder. et tu lèves les yeux au ciel. insolence.




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(matthibelle) présent simple.

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