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La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya

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MessageSujet: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 22/9/2017, 00:19




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Si le métier d’avocate a toujours été un rêve pour la brune au cœur de glace, il y a des affaires qu’elle aimerait garder au fond de son esprit et ne plus jamais y penser. Il y a aussi des nouvelles qu’elle aimerait ne pas avoir à donner. C’est le cas aujourd’hui avec cette jeune fille d’à peine quinze ans. Douce et innocente, le regard voilé par la tristesse, par la peur, l’avocate rassemble ses esprits et essaie de ne pas être trop brusque avec elle. Enfant solitaire. Enfant blessée par la vie. Enfant au cœur brisé. Elle n’avait aucun droit de la blesser encore plus que ce que la vie lui avait déjà fait subir mais elle n’avait pas le choix. Alors doucement, comme dans un souffle elle murmure ces phrases comme pour éviter de détruire la bulle de détresse de sa cliente. « Katie… Je sais que c’est dur. Je sais que tu n’as aucune envie de faire ça mais il va falloir que tu témoignes contre lui. Il ne peut pas s’en sortir ainsi. Tu comprends ? » Le regard océan de la petite blonde se remplit de larme et le cœur de l’avocate se brise légèrement pour elle. Son visage reste impassible pourtant mais au fond d’elle les émotions font rage. La colère contre ce système. La compassion pour cette enfant. La haine pour cette putain de vie. Quelques larmes s’échappent douloureusement des yeux de la petite fille, laissant une légère trace sur ses joues qui ont bien trop souvent portés ce genre de stigmate. « Je ne veux plus jamais le voir Magalie. Je ne veux plus jamais voir son visage. » Un sanglot roule dans sa gorge et les doigts de l’avocate caresse doucement quelques mèches de ses cheveux afin de la réconforter. Pas très à l’aise dans l’exercice elle sent ses épaules se tendre, lui faire mal même, mais elle continue afin de lui retirer un peu de son chagrin. « Je sais bien. Mais ta mère… Son témoignage sera trop peu convaincant, si tu ne témoignes pas il s’en sortira sûrement. Je ne veux pas que ça se produise. Ni pour toi ni pour ton frère. » L’avocate venait d’avouer à cette douce enfant qu’elle devait témoigner contre son géniteur. Un homme violent. Un homme horrible. Un homme qui passait son temps à se défouler sur le visage de sa mère et lorsque son corps était rempli d’hématome il s’en prenait à cette petite fille. La mère n’était pas assez stable psychologiquement pour que son témoignage soit totalement pris en compte. Le petit frère de Katie était bien trop jeune pour passer devant un jury. La petite blonde devait faire ça seule même si ça arrachait le cœur à la brune de l’offrir en sacrifice à son adverse quel qu’il soit. Il ne lui ferait aucun cadeau, elle le savait. « Je vais te préparer à cet affrontement je te le promets. Ça sera dur je ne te le cache pas. Ça sera violent la défense va tout faire pour te discréditer mais tu ne craqueras pas. C’est compris Katie ? » La voix était peut-être un peu dure mais c’est grâce à la force de caractère de Magalie que Katie se reprend, essuie ses larmes et hoche enfin la tête. Le courage de cette gamine était extraordinaire, l’avocate ne pouvait qu’être fière d’elle, ne pouvait que l’admirer. Elle craquera quand elle sera sortie de son bureau, elle le savait mais pour l’instant elles devaient travailler. Et la journée passa difficilement pour l’une comme pour l’autre. Katie était forte mais elle craqua un bon nombre de fois. Et c’est en la regardant sortir afin de prendre l’air que Magalie pensa au Sevestre. Pourquoi maintenant ? Aucune idée. Peut-être que Katie lui fait un peu penser à Lya. Peut-être que cette histoire était assez identique à la leur. Une mère paumée. Un frère protégeant sa petite sœur. De la violence. Le père Sevestre était peut-être en prison maintenant, mais pour combien de temps ? Le système judiciaire français était une véritable catastrophe. Si cet homme venait à sortir un jour… Un grondement sort de ses lèvres et elle attrape rapidement son téléphone portable cherchant le prénom de la cadette Sevestre. « Bonjour Olyana, tu es libre aujourd’hui vers 17h ? J’ai quelque chose à te montrer. Je te donne l’adresse si tu peux passer ça serait bien. J’aurais sûrement un peu de retard donc prend ton temps. Magalie. » Un petit sourire se forme sur les lèvres de Magalie. Un sourire qui n’est pas vraiment bon signe lorsqu’on la connaît et heureusement que la jeune femme ne pouvait pas le voir sinon elle ne serait pas venue au rendez-vous. Dix-sept heures trente la voilà devant la devanture d’un club de sport attendant Lya un sac sur l’épaule. Lorsqu’elle voit la brune s’approcher d’elle, un léger sourire victorieux s’affiche sur ses lèvres. « Bon je vais te dire la vérité c’est une embuscade. Ça te tente de te défouler un peu ? » Elle pointe du bout de ses ongles manucurés l’enseigne du club d’arts martiaux. Un besoin de canaliser sa colère, sa rage, un moyen de se détendre après une journée difficile. Un moyen de se sentir apaisé pour une heure ou deux avant que le stress ne revienne ravagé tous ses efforts. « Tu es toute frêle j’ai peur de te casser mais si tu veux tenter le coup je promets de pas trop abîmer ton visage. » Une lueur de défi brille dans son regard. Elle voulait offrir à Lya la possibilité de pouvoir se défendre si quelqu’un s’en prenait à elle. Elle voulait endurcir un peu son caractère sans dénaturer la femme qu’elle devenait. Parce que la vie est trop fragile, parce qu’en un seul battement de cœur il peut arriver n’importe quoi. Lya pouvait perdre son frère. Elle pouvait se retrouver seule dans une ruelle avec un enfoiré. Elle pouvait se retrouver face à face avec l’homme qui l’a engendré et elle voulait lui offrir une chance de pouvoir éviter les coups. Katie lui avait rappelé Lya toute la journée et c’est à cause de cette affaire qu’elle avait appelé la chanteuse ce jour là. Parce que même si elle ne le dit pas elle voudrait que la famille Sevestre arrive enfin à se remettre sur les rails de leurs vies. Les deux enfants étaient bien trop bousillés par la vie mais elle-même savait qu’il était possible de continuer même quand on a l’impression de ne plus pouvoir avancer, même quand on a plus la force de le faire, même quand on est épuisé, il faut juste arriver à faire confiance aux gens qui tendent la main vers nous. « Alors ? Prête à relever le défi ? » L’avocate espérait seulement que la jeune fille accepterait sans se méfier ni se poser de questions sur ses intentions parce que Magalie n’allait certainement pas lui dire les raisons qui la poussent à faire ça. Il faudrait à l’avocate plus qu’un simple refus pour prouver aux autres qu’au fond de sa carapace se trouve encore un cœur qui bat.
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 28/9/2017, 00:11


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bonjour olyana, tu es libre aujourd’hui vers 17h ? j’ai quelque chose à te montrer. je te donne l’adresse si tu peux passer ça serait bien. j’aurais sûrement un peu de retard donc prend ton temps. magalie.

tes sourcils se froncent. c'est quoi ce plan foireux ? t'aimes pas les surprises, t'aimes pas le mystère non plus. c'est pourtant comme ça que t'es, toi. pleine de surprises. pleine de mystère. mais t'aimes pas ça. t'aimes pas quand t'avances à l'aveugle. et pourtant, le monde est aveugle quand t'es dans les parages. gamine insolente que tu es. je vais voir ce que je peux faire. que tu réponds. tu attends avant tout de recevoir l'adresse afin de te renseigner sur ce lieu de rendez-vous. une salle de sport ? sérieusement ? t'exploses de rire sans vraiment être capable de le contenir. elle ne sait pas dans quelle galère elle s'embarque, l'avocate. parce que s'il y a bien une chose pour laquelle tu n'es pas douée, c'est bien le sport. t'en as jamais fait de ta vie, si ce n'est quand t'étais à l'école. et encore, tu trouvais toujours un moyen d'être dispensée. pour le coup, on ne peut pas dire que tu sois vraiment emballée à l'idée de la retrouver, en fin d'après-midi. pour l'heure, les passants parisiens doivent être divertis. tu abandonnes ton téléphone sur le sol et reprends le contrôle de ta guitare. bonjour paname !

( ... )

dix-sept heures et trente minutes. t'es à la bourre mais, en même temps, elle t'a dit de prendre ton temps. et toi, comme t'es pas emballée, tu ne te presses pas. tu croises les doigts pour que ce ne soit qu'un simple lieu de rendez-vous, que ce ne soit pas la finalité de ton trajet. histoire de mettre toutes les chances de ton côté, t'as fait aucun effort vestimentaire et ta guitare trône fièrement sur ton épaule. l'insolence à l'état pure, la désinvolture d'une âme errante. t'aimes pas les cases en plus de ne pas aimer les surprises et le mystère. t'aimes pas grand chose finalement, tout en aimant tout à la fois. complexité d'un être si fragile. t'arrives même pas à te décider toute seule comme tu détestes le rouge mais que tu aimes la chaleur qui s'en dégage. complexité. tu repères rapidement la silhouette de l'avocate. et tu fourres tes mains dans tes poches avant d'arriver à sa hauteur. bon je vais te dire la vérité c’est une embuscade. ça te tente de te défouler un peu ? tu arques un sourcil lorsqu'elle pointe du doigt le club d'arts martiaux. tes espoirs s'envolent en éclat. t'es foutue mais tu ne montres rien. tu restes stoïque malgré tout. t'es pas emballée et c'est rien de le dire. tu es toute frêle j’ai peur de te casser mais si tu veux tenter le coup je promets de pas trop abîmer ton visage. tes yeux se plissent, tu la sondes. elle est vraiment sérieuse et c'est ça le pire. ou alors c'est ce que tu peux lire au fond de ses prunelles noisettes. tu sais que t'es foutue. tu sais que t'auras pas le choix parce que t'as bien compris qu'elle ne te lâcherais pas. elle te tient au creux de ses iris. t'es coincée, t'as pas d'autre option. alors ? prête à relever le défi ? tu te mords la langue, tu détournes le regard. t'es foutue. c'est pas très fair-play ton histoire. que tu balances en resserrant ton emprise sur la bretelle de ta housse de guitare. tu te mords la lippe inférieure devant tant de faiblesse de ta part. tu sais que j'peux pas refuser et ça, c'est naze. tu te décides enfin à la regarder, droit dans les yeux. depuis quand tu refuses un défi qu'on te propose ? t'es joueuse, c'est un secret pour personne. et la confiance que tu places en elle est bien trop grande pour que tu renonces sans même avoir essayé. elle doit avoir de bonnes raisons de te proposer une telle chose, t'en es persuadée. cependant, c'est bien l'une des rares personnes à qui tu ne cherches pas la petite bête. parce que tu la respectes bien trop pour lui chercher des poux. tu te dis qu'elle sait ce qu'elle fait, tu te dis qu'elle a eu une journée de merde et qu'elle doit avoir un intérêt à te traîner jusqu'ici. cela dit, j'suis pas équipée pour une expédition pareille. tu hausses les épaules et baisses les yeux sur ta tenue vestimentaire. un jean, troué ci et là, une paire de chaussures compensées. rien que ça, c'est pas compatible. faudra trouver autre chose. tu tentes la fuite déloyale. t'as le petit sourire en coin qui te démange, t'as ta gueule d'ange et tu battrais presque des cils mais t'en es pas encore à ce stade-là. t'es pas vraiment dans l’excès, tu ne l'es que rarement d'ailleurs. t'essaies juste de te défiler alors que dans ta boîte crânienne, on te jette les cailloux de la honte.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 29/9/2017, 18:57




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Un défi. C’est exactement ce que Magalie proposait à Olyana en ce moment même. Elle savait que la jeune fille sauvage ne pourrait s’empêcher d’accepter. C’était peut-être mesquin de sa part. C’était peut-être bas, une technique dont l’avocat n’était pas fier. Mais elle faisait ces preuves. Le rendez-vous qu’elle avait eu avec Katie l’avait peut-être plus bouleversé qu’elle voulait bien l’admettre. Peut-être que penser qu’un homme comme son père pouvait sortir de prison et vivre en homme libre l’a stressait tellement qu’elle avait besoin de se défouler. Et si elle pouvait faire d’une pierre deux coups elle le ferait. C’est pour ça qu’elle l’a appelé. C’est pour ça que son sourire se dessine légèrement sur ses lèvres, qu’elle cache derrière une cigarette, quand elle voit la jeune femme arriver avec sa guitare sur l’épaule, des chaussures à talons compensé et un jean. Rien de pratique pour ce qu’avait prévue l’avocate. Mais elle s’en doutait totalement, lorsque Lya allait voir l’adresse qu’elle lui avait envoyé elle ferait exprès de ne faire aucun effort. Ça ne la choque pas du tout Magalie et à chaque problème, il y a une solution. c'est pas très fair-play ton histoire. Premiers mots de la jeune femme et l’avocate hausse les épaules. C’est vrai. Ce n’était pas fair play du tout. Magalie savait que si elle avait dit à Lya ou elles allaient vraiment, la brune ne serait pas venue. Trouvant une excuse aussi grosse qu’une maison. On pourrait croire que l’avocate l’a manipulée et d’une certaine façon s’était le cas. Mais rien de grave là-dedans, juste une envie de protéger une femme qu’elle voyait encore au fond comme une enfant blessée. Pourquoi ? Telle est la question. Elle ne saurait répondre à cette interrogation. Pourquoi Magalie voulait protéger Lya et secouait Lionel ? Ils avaient vécu la même chose. Ils avaient subi la même chose. Mais ils vivaient leurs vies différemment. Autant l’un que l’autre faisait n’importe quoi. Seulement la douceur ne fonctionnerait jamais avec l’ainé Sevestre. Il fallait frapper fort, toucher des points sensibles. Alors qu’avec Lya ? Il suffisait d’être honnête et de ne pas cacher son jeu. Pas trop douce. Pas trop dure. Pas trop violente mais un peu quand même. Pour que la brune apprécie quelqu’un il fallait savoir jouer sur tous les tableaux, du moins c’est ainsi que Magalie l’avait analysé. Olyana Sevestre était complexe à décrypter c’est vrai mais une fois cela fait ? C’était simple de savoir comment lui parler. « Je ne joue qu’avec mes propres règles. Ça m’évite de perdre. » Et effectivement Magalie était totalement honnête avec elle. Elle ne jouait que lorsqu’elle connaissait les règles et qu’elle pouvait en tirer avantage. On pouvait la voir comme une femme intelligente ou totalement manipulatrice. Les deux pouvaient fonctionner dans son cas. tu sais que j'peux pas refuser et ça, c'est naze. Un petit sourire s’affiche sur son visage et elle ne dit rien. Effectivement, elle savait qu’elle ne pouvait pas refuser ça. Mais elle trouverait comment éviter ce défi avant d’accepter. Parce que Magalie ne lâchera pas l’affaire aussi facilement. cela dit, j'suis pas équipée pour une expédition pareille. Et voilà l’excuse. Le sourcil de l’avocate se relève devant autant de mauvaise foi. Elle croise ses bras sur sa poitrine et attend patiemment la suite. Que va lui dire Lya maintenant ? faudra trouver autre chose. Un petit rire sort de ses lèvres et elle secoue la tête. Non ça ne marche pas comme ça. Et si tu en remettais une couche Magalie ? Tu vas bien finir par arriver à tes fins. « Je suis surprise… Je ne m’attendais pas à ce que tu abandonnes aussi vite. » Elle secoue de nouveau sa tête comme si elle était déçue. Elle s’y attendait. Qui voudrait se faire prendre en traître comme Magalie le faisait avec Lya en ce moment même ? Qui voudrait se retrouver sur un ring avec elle, surtout lorsqu’on est plus rêveuse que violente ? Personne. « Comme tu peux le voir je ne suis pas plus équipé que toi pour un combat. » Elle laisse glisser ses doigts sur son tailleur et pointe ses talons aiguilles. Pas vraiment prête pour un ring c’est vrai. Son sac de sport ? Il n’est là que pour une seule chose. Son équipement de boxe. Parce qu’elle ne supporte pas d’en prendre à la salle, il lui faut le sien. Chiante ? Oui totalement. Elle relève la tête vers Lya et elle pointe ensuite ses doigts sur une boutique non loin d’elles. « OH mais regarde ça ! Ce n’est pas un magasin de sport juste à côté ? Mince… Tu crois qu’on peut prendre quelque chose là-dedans pour nous ? » Elle mordille l’intérieur de sa joue pour éviter de rire, l’hypocrisie s’entend dans le ton de sa voix mais ce n’est toujours pas méchant. Comme si elle ne pouvait pas l’être avec la jeune fille. Comme si se montrer dure mais à la fois gentille était la seule manière qu’elle avait d’atteindre Lya. Elle avance ensuite vers le magasin et se retourne vers elle. « Aller Lya tu viens ? Je te paierais un verre ou deux après c’est promis. » Une promesse qu’elle tiendrait sans aucun doute Peut être que Magalie aurait simplement pu lui dire la vérité, lui raconter sa journée et lui annoncer qu’elle avait penser à elle devant Katie parce qu’elles se ressemblaient. Mais il faudrait arracher les dents de l’avocate pour qu’elle passe aux aveux. . Alors Lya cette fois-ci, c’est bon, tu as perdu ou tu vas trouver une nouvelle manière d’esquiver ?
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 30/9/2017, 13:36


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tu t'es faite avoir. le brin d'espoir qu'il te restait, avant que tu n'arrives, s'est envolé avec la fumée de la cigarette que tient l'avocate entre ses doigts aux ongles manucurés. elle t'a berné l'avocate et toi, t'es tombée dans le panneau, comme une simple débutante. tu l'écoutes t'exposer son projet de cette fin de journée. tu restes silencieuse, tu ne veux pas l'interrompre, comme s'il pouvait y avoir autre chose derrière tout ça. comme si ce n'était qu'une blague de plus qu'il faudrait ajouter à ta liste. mais y a pas d'chute. y a pas de semblant de sourire ou d'un quelconque autre indice qui pourrait te faire penser qu'elle plaisante. et puis, y a ce défi, lancé en pleine face pour que tu ne puisses pas être en mesure de refuser. elle est douée l'avocate, très douée. tu soulignes l'absence de fair-play de sa part parce qu'elle a visé juste. elle est redoutable, t'avais pas besoin d'une preuve de plus, t'avais déjà bien enregistré l'information. je ne joue qu’avec mes propres règles. ça m’évite de perdre. tu approuves en silence sa façon de penser, la simple petite moue qui se dessine sur ton visage suffit à indiquer que t'es d'accord avec ce qu'elle avance. et puis, on ne va pas se mentir non plus, à ce petit jeu-là, t'es pas la dernière des idiotes. faut avouer que tu fais pareil. jouer avec tes propres règles pour être certaine de gagner. tu baignes dedans. t'as jamais vraiment pensé que ça pouvait faire de toi une femme redoutable, manipulatrice de hautaine. parce qu'au fond, c'est pas c'que tu es. t'es juste paumée et tu veux plus que quoi que ce soit puisse t'atteindre. c'est pour cette raison que la vie n'est que vaste terrain de jeu à tes yeux. c'est pour cette raison que tu prends les gens pour des cons, sans vraiment trop le vouloir. tu vas, tu viens. tu ris et tu pleures. tu vis et tu meurs. y a des hauts et des bas et toi, t'essaies de contourner les obstacles sans que ce soit très réussi. au moins, t'aurais l'mérite de pouvoir scander que t'as essayé. tu lui dis que tu ne peux pas refuser, que c'est naze d'avoir osé parler ouvertement de défi. gamine joueuse. et puis, t'essaies de contourner la chose. tu r'gardes ta tenue vestimentaire. t'es pas équipée. t'essaies de contourner l'obstacle. je suis surprise … je ne m’attendais pas à ce que tu abandonnes aussi vite. alors ça. tu te mords la langue. t'aurais presque eu l'audace d'oublier la puissance de sa répartie. t'as ouvert la bouche pour pouvoir lui répondre. t'as essayer de te justifier mais elle ne t'en a pas laissé le temps. comme tu peux le voir je ne suis pas plus équipé que toi pour un combat. et si elle était là, ta porte de sortie ? peut-être qu'elle se fout royalement de ta gueule depuis le début après tout. magalie, c'pas une avocate comme les autres. magalie, elle a cette rage, cette fougue, cette force en elle. c'est violent tant c'est impressionnant. elle serait capable de déformer la vérité juste pour que t'ais un coup d'panique. j'ai pas abandonné, d'abord. que tu lâches tout en croisant les bras sur ta poitrine. du coup, j'suis en train d'me dire que t'es trop canon pour un ring. alors soit tu t'fous d'ma gueule, soit tu comptes vraiment m'apprendre à m'battre avec une folle furieuse armée d'une paire d'escarpins ? t'es dubitative. tu grimaces légèrement. t'es pas du genre violente. tu craches des mots blessants, des mots vexants. tu cherches la p'tite bête, tu titilles, tu harcèles. mais jamais t'en viens aux mains. les mots sont plus assourdissants que les coups. tu l'as appris à tes dépends. t'as connu la manière forte des poings qui s'écrasent sur ta peau. toi, t'as voulu essayer l'autre façon de blesser sans que ça ne laisse de traces visibles. pour être honnête, tu ne sais pas te battre et tu ne sais même pas si tu as envie d'apprendre. le fond du problème, c'est peut-être bien que t'as peur d'être aussi douée que ton père, comme la peur que ce genre de choses soit héréditaire. c'est pas tant que tu te défiles, c'est plus que tu redoutes. oh mais regarde ça ! ce n’est pas un magasin de sport juste à côté ? mince … tu crois qu’on peut prendre quelque chose là-dedans pour nous ? la bouche ouverte, tu soupires tout en te retenant de rire. la garce. t'étais tellement préoccupée par cette maudite salle de sport que t'as même pas fait l'tour du propriétaire. t'aurais vu la boutique, t'aurais vu le piège arriver. t'as pas été opérationnelle sur le coup et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. aller lya tu viens ? je te paierais un verre ou deux après c’est promis. léger mouvement de recul de ta part alors que l'avocate se dirige déjà vers le magasin. tu crois sérieusement m'acheter avec de l'alcool ? bon, soyons honnêtes une fois de plus, t'es pas contre l'idée. cela dit, tu n'es pas certaine que le jeu en vaille la chandelle. et puis toi, y a un truc qui te dérange dans l'équation. la question du règlement. c'pas pour rien que tes jeans sont quasiment tous troués. c'pas pour rien que les magasins, tu les fuis comme la peste. tu roules pas sur l'or et t'as pas d'boulot assez stable pour te garantir un salaire régulier à a fin du mois. tu te démerdes avec ce que t'as. et aujourd'hui, la recette n'a pas été fameuse. faut que t'achètes des clopes et peut-être un ou deux écarts au règlement, histoire de passer une soirée à peu près convenable ou au moins pour pouvoir dormir. t'es pas du genre à saisir la main qu'on te tend et ça te mettrait mal à l'aise que l'avocate règle la note. t'sais qu'y a un problème d'ordre financier dans l'histoire. que tu commences à déblatérer tout en revenant à sa hauteur. j'peux pas m'le permettre et t'es pas la banque de france. t'as pas envie de ce genre de cadeau dissimulé. t'aimes pas quand on s'occupe de toi, t'as jamais vraiment pu le supporter. t'as déjà du mal à laisser lionel te payer un kebab alors clairement, laisser une avocate se charger de t'acheter des fringues de sport, c'est pas dans tes cordes.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 2/10/2017, 20:35




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"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
j'ai pas abandonné, d'abord. Ce ton-là la fait sourire l’avocate, parce que c’est à cet instant précis qu’elle la voit encore comme une adolescente butée. Comme une enfant qui refuse de faire quelque chose mais qui ne veut surtout pas l’avouer. Et ce sourire vaut beaucoup plus qu’une parole, parce que Magalie se moque gentiment de Lya. Elle se moque de la manière dont elle essaie de s’échapper, de la manière dont elle essaie de s’esquiver tout en essayant de garder la pseudo-victoire de ce défi idiot. Parce qu’effectivement si elle n’avait pas la tenue adéquate que pouvait dire l’avocate à ça ? Elle lui présente la sienne de tenue, son tailleur, ses talons, elle non plus n’était pas en tenue pour un tel exercice. du coup, j'suis en train d'me dire que t'es trop canon pour un ring. alors soit tu t'fous d'ma gueule, soit tu comptes vraiment m'apprendre à m'battre avec une folle furieuse armée d'une paire d'escarpins ? Elle hausse un sourcil l’avocate, parce que non elle ne se fout pas de sa gueule et oui elle aimerait bien lui apprendre à se battre avec une paire d’escarpins. « Tu ne sais pas ce que je peux faire avec ses armes. Je t’assure qu’une bonne paire d’escarpins c’est encore mieux qu’un couteau. » Elle dit ça simplement parce qu’elle ne pouvait s’empêcher d’avoir ce genre de chaussures, que l’avocate se sentait diminué sans elles, comme si voir le monde de plus haut était plus important que le confort d’une bonne paire de basket. Puis elle porte le coup fatal en pointant le magasin du bout du doigt, elle savait que Lya ne l’avait pas vu, ça se lit sur son visage et ça l’a fait sourire encore plus. Elle lance dans la conversation qu’elle lui paiera un verre ou deux si elle accepte de venir avec elle. tu crois sérieusement m'acheter avec de l'alcool ? L’avocate tourne légèrement la tête vers elle, juste une seconde, juste un instant pour être sûre que la phrase avait été lancé avec un certain humour. Les deux femmes ne se connaissaient pas assez pour qu’elle soit sûre qu’elle ne l’ait pas vraiment pris. Magalie hausse les épaules avant de lancer dans l’air. « J’ai juste besoin d’un verre ou deux. Si tu veux m’accompagner ça ne serait pas de refus. C’est triste de boire seule. » Mais ça n’empêcherait pas l’avocate de boire un bon verre de vin en rentrant chez elle si la jeune femme ne souhaitait pas en boire un avec elle. Elle s’en foutait l’avocate de boire seule, elle appréciait simplement la présence de Lya. Elle continue d’ailleurs d’avancer vers la boutique de sport alors que la voix de la brune se glisse dans ses oreilles sur une autre question. Une question de financement. t'sais qu'y a un problème d'ordre financier dans l'histoire. j'peux pas m'le permettre et t'es pas la banque de france. Elle s’y attendait à ça. Et cette fois-ci elle sait que ce n’est pas de la mauvaise foi. Elle sait qu’elle n’essaie pas de s’esquiver. Elle sait l’avocate que Lya ne voudra pas qu’elle paie pour elle alors que financièrement Magalie le pouvait sans problème. C’est ce qu’elle apprécie le plus chez elle, cette manière de vouloir s’occuper d’elle-même seule. Elle ne sait pas comment sont les rapports entre Lionel et elle mais elle se doute que même avec lui elle n’accepterait pas son argent. Magalie pourrait hausser les épaules, jouer les milliardaires et éparpiller son argent devant une gamine qui ne roule pas sur l’or mais ce n’était pas du tout son style à la brune. L’argent n’a jamais été sa principale occupation. L’argent n’a jamais été un problème pour elle mais elle cracherait dessus si ça lui avait offert une autre vie. C’est pour ça qu’elle ne veut pas dire à Lya qu’elle s’en fout de payer pour elle, même si c’était le cas au fond. Parce que ça la rabaisserait la petite. Ça l’humilierait et ce n’est pas du tout ce qu’elle veut. « Eh bien prends ça pour un investissement sur le long terme. Si ça te plaît et que tu veux revenir tu auras déjà une tenue et si tu n’aimes pas du tout ? Tu en feras ce que tu veux, la rendre, l’offrir à quelqu’un, la vendre pour me rembourser peu importe. » Elle se tourne vers Lya et s’arrête en plein milieu de la rue, elle regarde la demoiselle et décide qu’il était temps de lui offrir une part de la vérité, une part du pourquoi elle avait envie d’aller dans cette salle aujourd’hui. « J’ai vraiment besoin de me défouler aujourd’hui... Et je veux que tu viennes avec moi. » Sous cette vérité à peine voilée, elle voudrait lui dire qu’elle avait besoin qu’elle vienne avec elle. Non pas pour elle, non pas pour lui servir de punching-ball. Pour ça elle aurait appelé quelqu’un d’autre. Mais pour l’aider elle, pour l’aider à se défouler elle, pour lui apprendre à se défendre et au fond l’avocate aimerait que ça plaise à Lya. Elle aimera lui en apprendre davantage. Parce qu’elle comprenait qu’elle n’est pas envie d’être protégée, qu’elle n’est pas envie d’être chouchouté, qu’elle veuille s’en sortir seule, mais parfois on a besoin d’une main tendue. Et c’est exactement ce qu’elle lui offrait à cet instant, une main tendue, déguisée derrière un jeu, derrière un défi. Et c’est en la regardant qu’elle comprend Magalie, c’est là qu’elle comprend que sous ses refus quelque chose se cache, quelque chose de bien plus gros, quelque chose de bien plus profond, quelque chose qui l’empêche d’avancer dans ce magasin, quelque chose qui la brûle de l’intérieur. « Qu’est ce qui t’inquiète vraiment Lya ? » Ce n’est pas la peur de se faire mal, la peur de se prendre un mauvais coup par l’avocate et Magalie le sait, elle le sent. C’est autre chose. Elle voudrait que Lya se libère de ses douleurs, de ses démons mais elle ne sait pas vraiment si elle le fera. Lorsqu’on garde des peurs au fond de soi on finit par ne plus vouloir les lâcher. Comme si en les énonçant à voix haute elles devenaient réelles. « On peut partir si tu n’es vraiment pas à l’aise. » Parce qu’il ne faut pas qu’un défi mette mal à l’aise la jeune femme. Parce que Magalie ne veut pas faire remonter trop de souvenirs dans la tête de la brune. Vouloir l’aider au détriment de ses sentiments n’était certainement pas une bonne idée et même si l’avocate était têtue elle ne la forcera pas à faire ce dont elle n’avait pas envie pour apaiser ses propres inquiétudes.
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 2/10/2017, 22:18


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la question de la tenue vestimentaire étant primordiale dans l'histoire, tu te permets d'évoquer la sienne et d'ironiser sur le port d'escarpins. tu ne sais pas ce que je peux faire avec ses armes. je t’assure qu’une bonne paire d’escarpins c’est encore mieux qu’un couteau. l'expression de ton visage marque ton approbation quant à la méthode. cela dit, toi, tu restes perplexe. faudrait déjà savoir marcher avec de telles échasses. tu regardes les chaussures de l'avocate et tu t'imagines parfaitement, titubante au possible. en ce qui te concerne, une bonne vieille paire de converses, y a pas mieux. ou alors des compensées. ou encore des talons assez larges pour être stable. l'équilibre et toi, ça n'a jamais vraiment fait bon ménage. c'est peut-être pour ça que t'aimes tant tenter le diable en marchant sur les rebords bien trop étroits de les toits d'immeubles de paname. goût du risque ou simple inconscience, à chacun son analyse des faits. porter de tels objets de torture ne t'a jamais vraiment attiré. t'imagines déjà les ampoules douloureuse sur tes pieds bien trop habitués à parcourir la capitale. t'imagines aussi ce sentiment d'emprisonnement que l'on doit ressentir, à tel point qu'il parait que c'est une libération de les retirer, à la fin de la journée. tu te dis que t'es pas promise à une carrière brillante et que, de ce fait, t'auras pas besoin de te poser autant de questions, que t'auras pas besoin de songer un seul instant à coincer tes petons dans un espace aussi réduit. ça te passe complètement au-dessus de la tête cette histoire de talons hauts mais, en y réfléchissant bien, tu penses que t'aimerais pas tant que ça te faire botter le cul par une midinette armée de la sorte. loin de toi l'idée de penser que magalie est une midinette d'ailleurs. non, elle c'est hulk qui s'est gentiment immiscé dans un corps de femme. pendant que tu pars dans des délires d'un autre genre, l'avocate, elle, elle ne perd pas le nord. le magasin de sport, la proposition de t'offrir un verre à la fin de la séance. tu fais de l'humour en lui demandant si elle compte t'acheter avec de l'alcool. l'entreprise pourrait peut-être bien fonctionner mais il faudra être plus convaincante. j’ai juste besoin d’un verre ou deux. si tu veux m’accompagner ça ne serait pas de refus. c’est triste de boire seule. tu joues la gamine faussement outrée. et en plus tu me prends par les sentiments. c'est dégueulasse comme façon d'procéder. même pour une avocate. t'as la voix moqueuse de l'enfant que tu es encore malgré tout. jusqu'à ce que la réalité de la situation te rattrape en un battement de cils. ta recette du jour ne te permet pas de faire un écart aussi important dans ton budget du mois. et il est clairement hors de question qu'elle règle la totalité de l'addition. pour le coup, si t'étais enfin prête à céder au défi qu'elle t'a lancé, tu renonces avant même d'avoir pu accepter. tu replaces la housse de ta guitare sur ton épaule avant de trottiner pour la rattraper et lui expliquer que tu n'es pas en position de te permettre une telle dépense et qu'elle ne sera pas ton porte-monnaie de la journée. eh bien prends ça pour un investissement sur le long terme. si ça te plaît et que tu veux revenir tu auras déjà une tenue et si tu n’aimes pas du tout ? tu en feras ce que tu veux, la rendre, l’offrir à quelqu’un, la vendre pour me rembourser peu importe. t'aurais dû te douter qu'elle ne lâcherait pas l'affaire aussi facilement. c'est pas dans sa nature. elle doit être aussi bornée que toi quand on y regarde de plus près. sauf que les dix années qui vous séparent lui procure l'avantage de l'expérience. j’ai vraiment besoin de me défouler aujourd’hui ... et je veux que tu viennes avec moi. y a quelque chose dans son regard qui te fait comprendre qu'elle ne te dit pas tout. mais toi, tu ne t'amuseras pas à creuser plus profondément sous la surface. pas avec elle. tu la respectes bien trop pour jouer à ce petit jeu. tu te contentes de soupirer, comme si tu n'étais bonne qu'à ça. tu te résignes parce que tu sens que peu importe ce que tu trouveras à redire, elle n'acceptera pas un refus de ta part. que l'excuse soit financière n'est qu'un détail, bien qu'il soit important à tes yeux. accepter une main tendue n'est pas dans tes habitudes. elle a beau ne pas te connaître tant que ça, elle doit bien le savoir, l'avoir même deviné. mais tu ne t'attendais pas à ce qu'elle décèle autre chose en toi. qu’est ce qui t’inquiète vraiment lya ? la boule au fond de ton estomac, la difficulté à déglutir. tu te mords la lippe inférieure et tu fuis son regard. y a une lutte qui s'déroule à l'intérieure de toi et t'y participes sans vraiment avoir le choix. toutes ces questions auxquelles tu penses à longueur de temps mais que tu ne poses à personne, encore moins à ton frangin. tous ces doutes qui n'ont de cesse de te tirailler mais dont tu tais l'existence parce que ce sont tes problèmes à toi et à personne d'autre. ton père, il t'obsède, et pas dans le bon sens du terme. ton père, il te hante. oui, c'est ça le terme exact. bien trop longtemps qu'il est derrière les barreaux et toi, tu songes au jour où il sortira plus souvent qu'à ton tour. et si, toi, t'étais pareille que lui ? t'as souvent eu cette question en tête, comme une ritournelle qui resterait ancrée dans ta mémoire. on peut partir si tu n’es vraiment pas à l’aise. comme un retour à la réalité que tu t'prends en pleine face, tu hausses les épaules pour faire quelque chose plus que par réel désir de les faire bouger. c'est juste que ... t'humidifies tes lèvres comme si ça pouvait t'aider à rassembler tes pensées confuses et pourtant si claires à la fois. encore un soupir et tu relèves la tête. l'expression changeante, tu t'es défilée parce que t'es pas encore prête pour ça. tu pourrais lui confier ton monde avec un peu de temps mais ça, ça c'est bien trop gros pour être déposé entre des mains si parfaitement manucurées. bon, on va les chercher ses affaires ou quoi ? tout d'un coup bien trop excitée par la perspective de cette fin d'après-midi. ça sonne faux tout ça mais t'as vraiment d'autre choix que d'agir ainsi. pour ta propre protection et celle des autres. j'te rembourserai quoi qu'il arrive. au centime près même. et cette fois-ci, c'est toi qui reprends la marche et qui pénètre dans le magasin la première. fuite en avant.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 4/10/2017, 17:10




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"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
faudrait déjà savoir marcher avec de telles échasses. Un sourire nostalgique éclaire le visage de l’avocate quand elle se revoit prendre les chaussures trop grandes de sa mère pour apprendre à marcher avec des talons. Ce besoin de se sentir grande, en taille et en âge. Cette envie de grandir elle la toujours garder même aujourd’hui. Comme si soudainement en retirant ses talons elle redevenait une enfant. Une illusion qui reste ancrée au fond d’elle et qui l’oblige à secouer la tête. Elle regarde les chaussures de la brune et elle trouve sa tenue très bien, l’avocate n’allait certainement pas juger quelqu’un sur les chaussures qu’il portait. Chacun ses goûts après tout. Elle lui propose ensuite de venir boire un verre après cette séance de sport. Proposition aussitôt contrée par Lya qui lui demande si elle l’achète avec de l’alcool. Enchéris par une demie vérité lâchée par l’avocate, elle avait besoin de boire un verre mais elle n’avait pas envie d’être seule à ce moment-là. et en plus tu me prends par les sentiments. c'est dégueulasse comme façon d'procéder. même pour une avocate. Un grand sourire hypocrite vrille sur ses lèvres en entendant ça. Pas blessé pour un rond l’avocate pouvait effectivement utiliser des techniques dégueulasse pour arriver à ses fins. « J’ai toujours été une connasse. » S’insulter elle-même n’a jamais été un problème. De mauvaise foi avec les autres elle se connaissait parfaitement bien. Elle savait comment elle pouvait être et elle ne s’est jamais menti elle-même. Quand elle abusait elle le savait. Quand elle était trop violente elle le savait. Mais ça ne l’empêchera pas de continuer. Elle se retourne vers Lya et c’est là qu’elle le voit. Qu’elle voit des reflets d’une profonde réflexion qui n’a absolument rien à voir avec le paiement de sa tenue ou simplement avec l’activité que l’avocate lui proposait, c’est pour ça qu’elle lui demande ce qu’il se passe, ce qui l’inquiète vraiment au fond. Lui proposant même de laisser tomber si elle était trop mal à l’aise. c'est juste que ... L’avocate reste subitement silencieuse, une technique qui fonctionne avec ses clients, ne rien dire pour leur laisser le temps de se reprendre ou de parler. Si la jeune femme voulait lui en parler elle le fera, si elle ne le souhaitait pas elle ne la forcera jamais à lui dire la vérité. Mais au fond Magalie sait qu’elle creusera cette histoire avec douceur et précaution parce que sous ce regard sombre se cachaient bien trop de démons, bien trop de douleurs que la brune ne semblait n’avoir jamais avoué à quiconque. L’avocate pouvait mettre sa main au feu que cette brume au fond de ses yeux finirait par la dévorer de l’intérieur si elle ne disait rien à personne. bon, on va les chercher ses affaires ou quoi ? Elle hoche la tête dans un silence religieux, du temps, il faut du temps à Lya pour remettre ses esprits dans l’ordre et elle respectait ça parce qu’elle était comme elle. Parfois quand le passé refaisait soudainement surface dans son esprit il lui fallait simplement du temps et du silence pour revenir dans le présent et retirer ses ombres de son cerveau. Remonter le mur de briques et cacher le tout derrière une tonne de ciment. j'te rembourserai quoi qu'il arrive. au centime près même. Elle ne lui fera pas l’affront de refuser son paiement parce que ça serait la rabaisser plus bas que terre et lui rappeler qu’elles n’avaient pas le même compte en banque. Même si elle voudrait lui dire que ce n’était pas important elle se doutait que Lya avait besoin de lui dire qu’elle la remboursera pour se sentir plus à l’aise avec l’idée que l’avocate lui paie ses vêtements. Elle hoche donc la tête tout en secouant la main devant elle. « J’y compte bien. » Elle rentre enfin dans la boutique et le sourire forcé de la vendeuse la crispe jusqu’à ses orteils dans ses chaussures. Elle détestait tellement faire les magasins, elle détestait que les vendeuses lui sautent dessus comme si elles n’avaient pas vu de client depuis des siècles. Alors elle esquive l’avocate et se balade dans les rayons en sachant très bien ce qu’elle recherche. Lorsque la vendeuse est proche d’elle, prête à l’intercepter avec cette phrase vieille comme le monde, vous voulez de l’aide ? Elle se retourne rapidement vers la jeune femme. « Active toi Lya je vais finir par frapper dans le visage de la vendeuse. » Non Magalie n’avait pas chuchoté cette phrase, bien au contraire, elle l’avait dit à voix haute pour que justement le démon en jupe crayon ne s’arrête pas près d’elle. L’avocate n’était pas une mauvaise cliente elle ne supportait pas l’hypocrisie des vendeuses c’est tout et même si elle ouvrait sa gueule pour faire partir l’autre femme, elle n’aurait jamais envoyé son poing dans son visage, l’essentiel c’est qu’elle, elle le croyait. Elle relève les yeux au ciel et elle récupère une tenue et des chaussures avant d’attendre le choix de Lya et de se rendre à la caisse. Les achats encaissés les deux demoiselles se retrouvent dans la rue et l’avocate se retourne vers sa cadette un sourire moqueur au coin des lèvres. « T’as encore cinq minutes pour abandonner. » Et sous ses airs moqueurs, elle offrait à la jeune femme une dernière échappatoire, une dernière porte de sortie, une dernière chance de s’en sortir. Même si au fond d’elle, elle savait l’avocate qu’elle ne reculera pas. Elle s’en doutait au fond mais comme elle ne comptait pas lui redemander ce qui n’allait pas elle préférait trouver des moyens détournés que de rentrer directement dans le tas. Parce que la fragilité qu’elle voyait dans les gestes et dans le regard de Lya ne lui donnait pas envie de la secouer, ne lui donnait pas envie de l’obliger à parler. Alors elle entraîne enfin la brune dans la salle de sport et elle reste un instant, silencieuse admirant les autres combattre et se défouler. Il n’y avait aucune violence aux yeux de Magalie, elle voyait le ring comme un sport, elle voyait la boxe comme un défouloir, elle ne voyait pas cet endroit comme un repère d’enfoirés prêt à défoncer la tête du premier venu, la plupart d’entre eux ne s’étaient même jamais battu en dehors de cet endroit. D’une certaine façon elle se sentait chez elle et ça peut se voir à la décontractassions de ses muscles et au soupir qui se glisse hors de ses lèvres. Un homme plus vieux qu’elles se déplacent jusqu’à elles et frappe dans le bras d’un autre, en pointant Lya du doigt. « Regarde Tom, l’avocate a ramené une nouvelle victime. » L’avocate lève un sourcil et pose son regard sur la jeune femme. « Regarde Lya, Jeremy a ramené son cerveau aujourd’hui. » Mais cet échange était loin d’être méchant au vu du rire qui sort de la bouche du Jeremy en question. Il attrape Magalie dans ses bras et la soulève du sol, elle se tend instinctivement et elle grogne comme un chien qui se sent en danger. « Lâche moi bordel ! » Il la relâche en riant et se tourne vers Lya. L’avocate fait donc les présentations, en lui expliquant que Jeremy était son instructeur depuis qu’elle a commencé la boxe des années auparavant. « Tu peux venir t’entraîner avec-moi si tu veux ma jolie. Je ne te ferais pas de mal promis. » Voilà exactement pourquoi l’avocate détestait autant qu’elle aimait ces salles, il y avait toujours un homme pour lui rappeler qu’elle était une « faible » femme. Et aujourd’hui c’était au tour de Lya. Elle laisse la jeune femme se défendre toute seule, parce qu’elle la savait capable de remettre en place un abruti qui n’avait visiblement pas son cerveau au bon endroit. Douce et sauvage la gamine savait doser ses deux côtés de sa personnalité avec un art assez intéressant à voir.


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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 22/10/2017, 00:38


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elle fait preuve d'ingéniosité l'avocate. elle a trouvé le bon filon pour te faire craquer, ou du moins te donner l'eau à la bouche. tu ne te gênes d'ailleurs pas pour appuyer sur le fait que sa méthode laisse à désirer. j’ai toujours été une connasse. tu te retiens de rire et lèves les yeux au ciel avant de la rejoindre au petit trot. s'en suit une réflexion intense. des mots qui voudraient dépasser la barrière de tes lippes rosées mais qui ne le feront pas pour autant. parce que tu gardes toujours tout pour toi. parce que t'es pas de celles qui se plaignent pour un oui ou pour un non. parce que t'aimes pas qu'on te prenne en pitié. t'es pas comme ça toi, t'es pas du genre à laisser les autres s'occuper de toi. t'as appris à t'occuper de toi toute seule. t'as même eu du mal à laisser lionel prendre soin de toi. il est maladroit ton frère mais il a toujours été là. et toi, tu passes ton temps à fuir, à courir contre le sens du vent. la peur de tout perdre en un battement de cils, ça te fait faire n'importe quoi. et ça doit également te faire penser à n'importe quoi. alors tu gardes tes réflexions pour toi et préfères concentrer ton attention sur l'acquisition de fringues pour cette fin de journée sportive. tu promets d'ailleurs de rendre, jusqu'au dernier centime, l'argent que magalie aura déboursé pour l'activité qu'elle te réserve. j’y compte bien. un rapide mouvement de tête et tu pénètres dans la boutique. tu adores traîner dans les magasins. tu n'as pourtant pas les moyens de t'offrir quoi que ce soit. tu aimes flâner, tu aimes imaginer ce que tu pourrais porter sans pour autant pouvoir en profiter réellement. pour certains, cela s'apparente aisément à de la torture psychologique. pour toi, c'est juste cette envie de toucher un rêve inaccessible du bout de tes doigts de guitariste abîmés. alors tu regardes, tu farfouilles comme si tu n'étais pas pressée par le temps qui défile à toute allure. active toi lya je vais finir par frapper dans le visage de la vendeuse. la voix de l'avocate te ramène à la réalité et, du coin de l’œil, tu observes la terreur qui se reflète dans les prunelles de la vendeuse. c'est vrai qu'elle est pas commode la grande brune mais après tout, toi, ça ne t'a jamais dérangé, bien au contraire. en la regardant sélectionner ses articles à la hâte, tu avoues te calquer sur ses mouvements. t ne veux pas la faire languir, ni même qu'elle perde son sang froid. elle bouscule tes habitudes, elle va vite et te transmet cette impatience au passage. en deux temps et trois mouvements, tu te retrouves à l'extérieur du magasin, les achats te concernant dans tes mains. t’as encore cinq minutes pour abandonner. tu voudrais renoncer, sincèrement. mais finalement, tu n'es pas certaine que ce soit le bon choix. combattre tes démons, tu le fais tous les jours, à ta manière. cette fois-ci, ce sera plus intense, plus inattendu également. tu vas devoir redoubler d'effort pour ne pas t'effondrer, tu le sais. et le combat qui se livre dans ta caboche pleine de rêves est féroce. tu ne lâches pourtant pas prise, désireuse de montrer à l'avocate que tu n'es pas une poule mouillée, que tu n'es plus une gamine, que t'en as dans le ventre. te bercer d'illusions pourrait être un bon moyen pour t'aider à avancer. et encore, cela n'est pas sûr. ton manque de maturité te pousse à lui tirer la langue et à t'avancer vers la salle de sport pour unique réponse. tu ne veux pas lui donner le plaisir de t'avouer vaincue avant même d'avoir commencé. tu sais que tu le feras bien assez tôt et tu cherches à retarder l'échéance. un fois à l'intérieur, tes prunelles balaient l'endroit. tu ressens cette vague de chaleur incroyablement intense. tu ressens aussi le fait que tu ne seras pas à la hauteur. t'es pas pessimiste, t'es pas défaitiste. c'est pas dans tes habitudes, loin de là. tu te trouves largement réaliste. faut l'avouer, t'es clairement dans la merde. regarde tom, l’avocate a ramené une nouvelle victime. et cette remarque ne peut d'ailleurs que t'encourager à te croire totalement incapable d'accomplir un miracle aujourd'hui. regarde lya, jeremy a ramené son cerveau aujourd’hui. tes joues se gonflent afin de retenir l'éclat de rire qui menace de s'échapper. tu comprends bien vite cependant que leur échange est tout à fait banal à leur façon de se regarder. l'homme la prend dans ses bras, ce qui engendre un grognement de la part de l'avocate. lâche moi bordel ! tu restes silencieuse toi. petite poupée qui sombre dans un monde qui n'est pas le sien. la timidité de l'enfant que tu pennes à laisser s'en aller refait surface alors qu'elle prend le temps de te présenter l'homme qui lui a appris tout ce qu'elle sait. tu bois ses paroles, hypnotisée par la force dont elle fait preuve, encore aujourd'hui. t'es admirative, jolie poupée. tu l'admires l'avocate et tu ne saurais même pas expliquer pourquoi. tu peux venir t’entraîner avec-moi si tu veux ma jolie. je ne te ferais pas de mal promis. changement de décor radical. la voix du dénommé tom t'agresse les oreilles et rompt le charme de la scène précédente. tu te mets automatiquement sur la défensive, sourcil arqué et visage perplexe. c'est exactement le genre de réflexion qui sort de la bouche du genre d'homme que tu représentes. toute la lourdeur de chacun de tes mots se ressent dans l'intonation de ta voix. sauvage et certainement pas apprivoisable. tu ne représentes aucun intérêt pour un quelconque apprentissage. la plastique ne fait malheureusement pas tout. que tu conclus, l'innocence de ton jeune âge bien ancré sur ton faciès et le haussement d'épaules totalement désintéressé. les mots ont toujours été ta plus belle arme et tu en uses et en abuses. tu ne paies pas de mine comme ça et pourtant, tu es redoutable. l'aperçu que tu viens d'offrir à cet homme, fort plaisant à admirer au demeurant, devrait suffire à lui faire fermer son clapet. quoi qu'il se pourrait qu'il en redemande mais tu as encore de nombreuses cartes dans tes manches. tu préfères tout de même éviter d'avoir à le ridiculiser aussi aisément en t'adressant à l'avocate. j'ai soudainement très envie de ce verre dont tu m'as parlé plus tôt alors je pense qu'il serait judicieux de s'y mettre le plus rapidement possible. que tu suggères enfin. ton trop plein d'enthousiasme n'est pas des plus réel mais si cela pouvait te tirer d'affaire en passant, tu ne serais pas contre.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 1/11/2017, 18:11




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Magalie reste silencieuse laissant Lya se défendre sans même se faire de souci pour elle. Elle se doutait qu’elle ne se laisserait pas faire et lorsque Jeremy essaye d’ouvrir la bouche pour se mettre au milieu, elle glisse son doigt sur son bras pour qu’il cesse immédiatement de parler. Non Lya n’avait pas besoin de son aide. Non Lya pouvait très bien répondre à un abruti se pensant supérieur à elle. Elle n’avait aucun doute là-dessus. c'est exactement le genre de réflexion qui sort de la bouche du genre d'homme que tu représentes. tu ne représentes aucun intérêt pour un quelconque apprentissage. la plastique ne fait malheureusement pas tout. Magalie mordille l’intérieur de sa joue pour éviter de rire mais Jeremy se fait un plaisir de s’esclaffer en entendant sa réplique. Ça fait mouche en tout cas puisque l’autre abruti cesse immédiatement de rire. Ou même de sourire. Ça fait mal hein ? Voilà ce que c’est de s’en prendre à quelqu’un sans la connaître. De se fier à son petit gabarit et à son doux visage. Il a au moins l’intelligence de la fermer et de ne pas descendre de son ring. Voilà une bonne idée. Magalie aurait fini par mettre son grain de sel et Tom devait bien s’en douter parce qu’il jette un œil sur l’avocate qui sourit à cet instant précis. Oh pas un doux sourire comme elle pourrait offrir à un de ses amis, non, un sourire de requin qui veut simplement dire, ferme là et reste à ta place si tu ne veux pas que je m’occupe de ton cas. j'ai soudainement très envie de ce verre dont tu m'as parlé plus tôt alors je pense qu'il serait judicieux de s'y mettre le plus rapidement possible. L’avocate hoche la tête et pointe du doigt sur une porte plus isolée des autres. « Je l’aime bien la petite. » Un sourire en coin se développe sur ses lèvres et elle hoche la tête. Voilà la seule réponse qu’elle offrira à Jeremy et il comprendra qu’elle aussi elle l’aimait bien la petite Lya. Peu de gens connaissaient vraiment l’avocate. Encore moins venaient avec elle ici. Elle n’ouvrait ce royaume qu’à très peu de personne. C’était l’endroit dans lequel elle venait normalement pour décompresser et pour déposer l’armure d’avocate qu’elle portait à longueur de journée. Comme si à l’instant ou elle déposait ses chaussures à talons, elle n’était plus la même, plus obligée de porter son masque et sa carapace. Et même si Lya ne le savait pas, c’était une preuve de confiance que l’avocate lui offrait en l’emmenant avec elle ici. C’était aussi lui ouvrir un morceau de son monde pour la première fois. « Laissons cet abruti taper dans son petit sac. » Le mot petit est prononcé comme une insulte et au vu du visage rouge de Tom il a très bien compris le sous-entendu qu’elle venait de placer très subtilement dans la conversation. Elle ne lui laisse pas le temps d’argumenter ou même de répondre à Lya et elle entraîne la jeune femme avec elle jusqu’à une salle totalement à l’abri des regards. « Allons-nous changer et on sera tranquilles ici. » Elle l’amène avec elle dans les vestiaires afin de s’y changer tranquillement. L’avocate respecte un silence presque religieux, seul le bruit des autres membres du club arrive jusqu’à ses oreilles, elle laisse ses épaules se détendre doucement et elle prend une grande inspiration. Elle relève la tête vers Olyana et elle l’amène avec elle dans la salle. Quoi dire. Comment lui expliquer pourquoi elle était là ? Finalement une idée lui vient. Pourquoi chercher des excuses. Pourquoi tourner autour du pot. Autant lui dire la vérité ou du moins un semblant de vérité. Elle soulève une boite en parlant dos à Lya. C’était plus facile ainsi. C’était plus facile de parler et d’ouvrir un morceau d’elle devant cette jeune femme sans la regarder. « Quand j’étais adolescente j’étais en colère… Sans arrêt. » Un léger rire sans joie frôle sa gorge. En colère n’était pas le mot. Magalie était toujours sous pression, prête à exploser sans arrêt. Elle était en colère contre sa mère qui lui avait menti toute sa vie. Elle était en colère contre Charles qui la rabaissait sans arrêt. Elle était en colère contre la vie qui ne lui avait rien offert de plus que de l’argent. Et elle était surtout en colère contre elle-même de ne pas pouvoir surpasser ça. Elle savait qu’il y avait pire qu’elle dans ce monde mais elle n’arrivait pas à surpasser ses problèmes et elle se sentait égoïste. Voilà une des raisons pour laquelle elle était devenue avocate. Ne pas être égoïste et aider les autres. « J’ai rencontré quelqu’un qui m’a permis de canaliser cette colère en frappant dans ce sac. » Elle revient vers Lya et lui présente les gants qu’elle vient de prendre dans la boite. Elle glisse ses doigts sur le sac de frappe devant elle et un léger sourire détendu se dessine enfin sur ses lèvres. « Au début j’imaginais la boxe comme un sport très violent. Quelque chose qui énerve plus qu’il ne détend. » Et c’était le cas pour elle au début. Parce qu’elle imaginait les personnes qu’elle détestait à la place de ce simple sac. « J’imaginais aussi que si je savais me battre je pourrais me servir de mes poings si j’en avais besoin. » Elle roule des yeux en repensant à la gamine qu’elle était. Elle imaginait à l’époque mettre son poing dans la gorge de son soi-disant père et le laisser par terre le souffle court. Mais elle n’a jamais réellement utilisé ce qu’elle avait appris lors de ses cours de boxe pour se défendre dans la rue. Évidemment si quelqu’un venait à l’attaquer elle ne se laissera pas faire mais jusqu’à présent ses poings n’ont frappé que d’autres personnes sur un ring. « Bref. Tu veux essayer ? » Elle secoue les gants devant le visage de poupée de Lya, elle n’allait certainement pas se battre contre elle dès le premier cours et dès les premières minutes ça ne servirait à rien. Puis frapper dans un sac ce n’était nocif pour personne, ça ne faisait remonter aucun souvenir à la surface, du moins l’avocate, elle l’espérait.


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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 11/11/2017, 18:17


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le boxeur à la plastique avantageuse te cherche. tu prends ça comme une agression. tigresse redoutable, tu grognes, tu montres les crocs. réplique cinglante, de celles qui se faufilent aisément entre tes lippes. tu sembles d'ailleurs avoir tapé dans le mille au vue du visage, du dénommé tom, qui change d'expression et de couleur. le rire de jeremy qui s'élève dans la salle te suffit à combler ta satisfaction. t'es douée, jolie poupée, avec les mots. tu l'as toujours été à dire vrai. serial killer à la voix cassante, blessante, vexante. tu presses l'avocate, à demi-mot. déjà que tu n'es pas spécialement emballée par l'affaire, autant rentrer dans le vif du sujet assez rapidement pour que tu puisses profiter de l'instant de détente le plus vite possible. je l’aime bien la petite. tu ne dis rien, tu te contentes de remercier en silence. comme si tu pouvais te sentir spéciale. parce qu'il a bien vu quelque chose en magalie pour qu'ils soient en mesure de se comprendre sans même se parler. alors tu te dis que cette affirmation peut signifier quelque chose de plus. de plus grand que toi. de plus puissant que toi. douce illusion que ton esprit encore enfantin s'empresse d'interpréter comme il le désire. parce que t'as peut-être bien grandit trop vite, jolie poupée, mais t'as encore cette naïveté qui reste accrochée à toi, qui veut pas s'en aller, te lâcher. t'es encore une enfant finalement. et c'est dans ce genre de moment que cela ressort aisément. laissons cet abruti taper dans son petit sac. tu te retiens de rire et ne peut t'empêcher de regarder le mâle de travers. t'as les prunelles qui provoquent. elles se vengent du manque de considération et de jugeote dont il a pu faire preuve plus tôt. t'es mauvaise, à cet instant précis. tu joues la comédie, tu accentues sans aucune retenue. petite peste. allons-nous changer et on sera tranquilles ici. tu la suis. en silence. tu ne trouves pas grand chose à raconter. tu préfères te concentrer sur ce que tu vas faire. parce que, clairement, c'est pas ton plus grand moment. ça ne le sera pas. tu le sais. et faut dire que t'es pas vraiment motivée à faire des efforts. tu te changes, tes pensées qui s'envolent vers un ailleurs où tu préférerais être. t'aurais pu penser à n'importe quel endroit mais la seule chose que t'es en mesure d'entrevoir, c'est son visage. tu notes, dans un coin de ta tête, de penser à le rejoindre, plus tard. parce que t'es pas productive et que t'as pas non plus vraiment envie de l'être. parce que tu sais que, dans ses bras, dans ses draps, tu pourras te retrouver. toi. celle qu'a peur de rien. celle qu'a le contrôle. celle qu'est sûre d'elle. tout le contraire de la gamine qui se tient debout, en tenue, et absolument pas prête à ce qui va se passer. tu la suis, machinalement. t'es là, mais t'es pas vraiment là. quand j’étais adolescente j’étais en colère … sans arrêt. tu reprends tes esprits lorsque la voix de l'avocate parvient jusqu'à tes oreilles. j’ai rencontré quelqu’un qui m’a permis de canaliser cette colère en frappant dans ce sac. t'arques un sourcil, dubitative. t'arrives pas bien à comprendre ce que tu fous là. tu comprends pas pourquoi elle veut faire sortir toute la colère que tu gardes en toi. parce que ton calme n'est clairement qu'une façade. elle est très bien là où elle est, tout au fond de ta cage thoracique, dans une boite bien scellée. la colère, la rage que tu emmagasines depuis si longtemps, t'as peur de la faire sortir. au début j’imaginais la boxe comme un sport très violent. quelque chose qui énerve plus qu’il ne détend. en même temps, pour être déjà tombée sur des combats à la télévision, y a de quoi penser à la violence d'un tel sport. j’imaginais aussi que si je savais me battre je pourrais me servir de mes poings si j’en avais besoin. ouais alors là, autant ne pas compter sur toi de si tôt. te défendre verbalement, c'est ta spécialité. physiquement, là, c'est carrément autre chose. bref. tu veux essayer ? tu fronces légèrement les sourcils. questionnement intérieur qui t'empêche d'avancer, de fonctionner convenablement. tu fais un pas en arrière. j'y tiens pas particulièrement non. tu te refermes comme une huître. peur panique au fond de tes prunelles noisettes. y a ces doutes qui te rongent et maintenant que tu te retrouves devant le sac, les gants à portée de main, tu te dis que, peut-être, tu pourrais y prendre goût. peut-être que tu pourrais être comme ce géniteur enfermé derrière de solides barreaux. ça craint jolie poupée. faut que tu t'échappes et au plus vite.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 14/1/2018, 15:12




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
j'y tiens pas particulièrement non. L’avocate fronce très légèrement les sourcils en regardant la jeune femme, son regard se fixe sur le visage de la demoiselle afin de comprendre ce qui a bien pu l’arrêter d’un seul coup. Elle baisse ses gants en restant silencieuse et hausse les épaules en signe d’acceptation. Elle ne va pas la forcer, la pousser ça serait sa seule façon de la braquer et d’obliger Lya à se refermer comme une huître avec elle. Lya commence d’ailleurs à se refermer sur elle-même dans un silence plutôt éloquent. Elle voit la peur se glisser dans la tête de la brune, elle voit ses yeux se remplir d’une angoisse que l’avocate ne comprend pas. Si elle s’inquiète au point de laisser ce sentiment la dominer alors ça doit être sérieux. Depuis que les deux femmes se connaissent Magalie n’a jamais vu la douce Lya se laisser envahir par ses peurs de cette manière. Elle semble soudainement encore plus jeune qu’auparavant, elle semble aspirer par ses propres interrogations. Est-ce que les gants lui rappellent son passé ? Peut-être bien oui. Même si Magalie ne se laisse que très rarement absorber par ses propres émotions elle comprend que parfois le passé revient comme une vague sans qu’on s’y attende. « Pas de problème. » La voix de l’avocate se fait plus douce que d’habitude pour ressortir Lya de son carcan avec délicatesse mais les épaules de celle-ci se contractent encore plus. La crispation de ses muscles est douloureuse mais c’est la colère qui reprend ses droits. Si son visage ne laisse apparaître qu’un calme apparent le tourment de la jeune femme fait écho à la rage que l’avocate ressent pour le père Sevestre. Pour le père de Katie. En cet instant elle pourrait bien exploser comme un volcan en voyant la peur sur le visage de la jeune fille en face d’elle, en repensant à la douleur sur celui de sa cliente le matin même. Ces hommes ont détruit quelque chose en ces femmes, quelque chose d’important, quelque chose de vitale. Magalie ne peut rien faire et c’est ce qui rend la frustration encore plus violente chez elle. Elle tourne la tête vers le sac de frappe et laisse échapper un soupir. Comme si un simple souffle pouvait faire redescendre la colère et la libérer. Peine perdue et elle le sait. « Si tu me donnes un petit quart d’heure on peut aller se boire ce verre juste après. » Elle ne peut pas forcer Lya à parler. Elle ne peut pas frapper sur son père. Et surtout elle ne peut pas partir avec le bouillonnement qui semble s’épaissir au fond d’elle. Si elle le faisait elle risquait d’imploser et personne n’avait envie de se retrouver en face de Maître Voisin lorsqu’elle explosera. « J’ai vraiment besoin de me détendre. » Cette journée était pourrie, une fois de plus. Alors l’avocate frappe sur le sac, elle laisse ses pensées s’envoler au fur et à mesure des coups, elle laisse couler la rage hors de son corps, elle entend son souffle s’accélérer, écoute les battements de son cœur frapper dans ses tympans et laisse son corps ce souvenir des mouvements que son cerveau est incapable de se rappeler. Elle se souvient de la gamine furieuse qu’elle était autrefois, de la manière dont elle frappait violemment sur ce simple sac, de la manière dont elle essayait d’arrêter ses peurs, sa peine, sa douleur morale, lorsqu’elle terminait elle n’était pas épuisée non, elle ressemblait à une pile électrique, ses yeux lançaient des éclairs et son souffle était erratique mais lourd de la colère qui se déployait au fond de ses tripes. Aujourd’hui elle laisse simplement son cerveau se vider et c’est sûrement le seul endroit ou elle laisse ses émotions défiler sur son visage sans rien retenir. C’est sûrement pour ça qu’elle n’a jamais fait venir quelqu’un avec elle dans cet endroit, parce que derrière ces murs Magalie redevient simplement Mag la jeune fille qu’elle a enterrée depuis qu’elle sait que les émotions peuvent faire bien plus mal que des poings. Mais elle sait que pour que Lya puisse envisager ne serait ce qu’une seconde de lui offrir son fardeau elle devait elle-même déposer les armes. Elle aurait pu lui parler à son tour mais l’avocate n’était pas très à l’aise avec les sentiments alors elle a préféré la laisser rentrer dans une certaine intimité choisie par ses soins. Baisser la garde l’espace de quelques coups dans un objet inanimé plutôt que de laisser ses lèvres parler à sa place. Lorsque ses épaules se délassent enfin Magalie s’arrête, un soupir de soulagement franchit ses lèvres. Enfin. Dans ses yeux défilent une multitude d’émotions avant que sa carapace se remette en place sous les yeux de la jeune femme en moins d’une seconde. La voilà redevenue elle-même. Elle retire ses gants avant de glisser ses doigts dans sa queue-de-cheval. « J’aurais dû t’appeler après cette séance. Tu ne m’en veux pas de t’avoir piégée pour venir ici ? » Elle laisse un léger sourire se glisser sur le coin de ses lèvres, elle ne cherche pas à savoir si Lya était fâchée d’être restée là, non. Elle veut savoir si elle a réussi à ressortir de ses propres démons. Mais difficile de lui dire eh lya c’est ok pour toi ? Tu as refermé la boite de pandore que j’ai ouverte sans le savoir ? Même sa grande gueule ne va pas jusque-là. Comme quoi parfois elle pouvait, d’une certaine façon, être attentionnée.  
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 16/1/2018, 21:28


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l'impression de te tenir au bord du gouffre et de n'avoir d'autre choix que de sauter. toi qui pourtant passe ton temps à cacher tout c'qui pourrait te nuire, tu t'en sens totalement incapable. jolie poupée qui décline l'invitation de l'avocate. comme ça, à la dernière seconde. peur panique qui t'coupe le souffle. tu sais que tu n'y arriveras pas. t'es pas du genre à baisser les bras sans même avoir essayé d'habitude. mais là, c'est comme si ça t'atteignait beaucoup trop pour que tu puisses t'en détacher complètement. pas de problème. tes lèvres se pincent malgré la compréhension dont semble faire preuve l'avocate. parce que tu t'sens honteuse de ne pas suivre ta ligne de conduite habituelle. honteuse de montrer un peu trop d'faiblesse que tu t'évertues à cacher à longueur de temps, à la vue du monde entier. jolie poupée redevenue enfant, gamine apeurée planquée en boule dans son placard. si tu me donnes un petit quart d’heure on peut aller se boire ce verre juste après. tu acquiesces en silence. le faible sourire en coin sur tes lippes rosées. j’ai vraiment besoin de me détendre. elle semble avoir passé une sale journée et tu ne veux pas la priver de son moment. parce qu'après tout, c'est un p'tit bout d'elle qu'elle a voulu te faire partager. c'est elle. pas toi. alors, poupée d'chiffon, tu t'assoies sur l'premier banc qu'tu trouves et tu ramènes tes jambes contre ta poitrine, les entourant de tes bras et posant ensuite ton menton sur tes genoux. tu retrouves ta place d'enfant lya. perdue dans des songes que tu ne pensais pas retrouver avant longtemps. t'as beau savoir que t'es en sécurité tant qu'il restera derrière les barreaux, tu ne peux t'empêcher d'penser qu'c'est comme une maladie. peut-être génétique, qui sait ? tu vois bien comment ton frère tourne pas rond. tu t'dis que c'est peut-être la maladie qui veut ça. et toi ? toi et ta douceur apparente. ça cache peut-être bien quelque chose. du déni peut-être. ou alors tu cherches juste à refouler la maladie. gamine qui a bien du mal à grandir, à ouvrir les yeux. parce que c'est pas une simple maladie, c'est bien plus que ça. être con n'est pas quelque chose que l'on soigne à coup d'antibiotiques. être un salopard ne se soigne pas non plus avec quelques cachets. jolie poupée qui préfère se complaire dans la naïveté plutôt que d'affronter la réalité en face. ton regard se perd dans la salle. t'es là sans vraiment l'être. jolie fleur qui sombre dans les méandres de ses souvenirs. jusqu'à ce que t'accroches sur la silhouette de l'avocate pour te permettre de revenir sur terre. tu l'observes, te concentrant sur elle plutôt que sur tes souvenirs douloureux. jolie poupée qui admire la justesse des mouvements de la brune, son visage qui laisse passer des tonnes d'émotions aussi diverses les unes que les autres, ses muscles qui se contractent et se détendent à une cadence que tu n'arriverais surement pas à suivre toi-même. t'es impressionnée par tout ce qu'elle dégage pendant qu'elle frappe dans ce sac suspendu. comme s'il n'y avait plus rien qu'elle, sans aucune armure. le sentiment d'entrevoir quelques infimes détails d'une existence peut-être aussi torturée que la tienne, quoi que l'âge diffère. tu prêtes attention à chaque petits détails que tu peux glaner. parce qu'elle est pas facile à déchiffrer, l'avocate. tu t'demandes à qui ou à quoi elle peut bien penser quand les gants rencontrent le sac de frappe. j’aurais dû t’appeler après cette séance. tu ne m’en veux pas de t’avoir piégée pour venir ici ? tes pensées volages se font la malle lorsque la voix de magalie parvient jusqu'à tes tympans. l'sourire pincé de celle qui s'est fait prendre la main dans l'sac. t'allonges tes jambes et poses tes mains de chaque côté de ton corps. disons que tu aurais pu t'éviter un échec cuisant. que tu réponds avec légèreté en haussant les épaules. mais c'est pas grave. j'aurais au moins eu l'plaisir de recadrer un pauvre type dans ma journée. que tu ajoutes, un simple mouvement de menton vers le garçon qui t'avait prise pour un petit être fragile. donc en y réfléchissant bien, j'dirais qu'ça a été un mal pour un bien. que tu conclus en te relevant enfin. mais du coup ... j'le mérite pas vraiment c'verre ? que tu ajoutes, mine curieuse, gamine redevenue joueuse. et tu crois qu'ils reprendront les fringues à la boutique ? parce que tu ne perds pas le nord malgré tout, joli cœur. parce que c'est con d'les avoir acheté pour qu'ils ne servent pas quand même. légère grimace. princesse qui reste persuadée que l'achat d'l'avocate était vain depuis le départ. t'auras essayé lya, mais t'auras échoué. lamentablement.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 17/1/2018, 17:13




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Les choses devaient se passer bien différemment quand l’avocate a proposé à la jeune femme de venir avec elle. Elles devaient frapper dans un sac soi-disant pour se détendre mais la vérité était autre, Magalie souhaitait que Lya puisse se défendre avec autre chose qu’avec des mots. Les mots ça pouvaient faire mal c’est vrai, mais si quelqu’un lui levait la main dessus à la gamine, elle ne pourrait rien faire de plus que laisser son corps encaisser les coups. Ses paroles ne serviraient à rien contre un enfoiré de la trempe du père Sevestre par exemple. Visiblement c’était un mauvais choix au vu de la vitesse à laquelle Lya s’était soudainement refermé sous son regard perçant. Elle n’allait pas la bousculer pour lui faire lâcher prise, si elle ne connaissait pas encore très bien la jeune femme elle se doutait que la tirer de force ne l’aiderait pas dans sa démarche et lui dire la vérité ne servirait à rien à part la faire plonger dans un abîme d’angoisse en imaginant les scénarios les plus angoissants arrivaient au creux de son crâne. Elle ne souhaitait pas ça pour elle. Étonnant que la glaciale brune se soit attaché à ce petit bout de jeune femme mais c’était le cas. Alors elle préfère se perdre elle-même dans ses rancœurs et sa colère en la dirigeant vers le sac de frappe. Le cœur douloureux elle frappe parfois de toutes ses forces comme si elle pouvait rejeter à coup-de-poing le mal qui gangrène parfois son âme. Comme si à chaque coup elle arrivait à rejeter hors de son corps ce qu’elle ressentait, écraser ses émotions, le visage cancérigène de certaines personnes passent devant son regard sombre et un gros boum résonne dans la salle dans ces moments-là. Les fissures chez Magalie se règlent comme ça, elle ne dépose pas de crème apaisante sur ses plaies, elle ne rentre pas chez elle pour lécher ses plaies, non, elle préfère la dure réalité et la torpeur que la boxe lui apporte ensuite. L’apaisement qu’elle ressent n’est pas fictif par la suite. Cela ne durera pas elle le sait, elle connaît trop bien cet état, quand elle termine de frapper dans son sac ou dans une personne sur un ring la colère qui gronde habituellement au fond d’elle s’apaise un peu avant de revenir plus violemment encore. Mais en attendant ? Elle comptait bien profiter de sa soirée et prendre un verre avec Lya. D’ailleurs l’avocate lui demande subtilement si ça va mieux en lui posant une simple question, est ce qu’elle ne lui en voulait pas de l’avoir amené avec elle en la piégeant. disons que tu aurais pu t'éviter un échec cuisant. Elle hausse les épaules, ce n’était pas très important ça. « Je suis quelqu’un de têtue, l’échec n’est pas une possibilité pour moi. » Elle ne se sentait pas en échec en ce moment même, ce n’était que partie remise pour elle mais elle n’allait certainement pas lui dire ça. mais ce n'est pas grave. j'aurais au moins eu l'plaisir de recadrer un pauvre type dans ma journée. La mine sombre Magalie avait oublié cet accrochage durant un instant. Ce sale type qui pensait impressionner une gamine avec des paroles et sa corpulence de boxeur. Elle avait dû se faire violence l’avocate pour ne pas prendre la défense de Lya. La laisser se défendre était la seule solution à cet instant et si il avait insisté elle aurait sans aucun doute remis en place ce salopard. « Bien joué d’ailleurs. » Un sourire carnassier se dessine sur son visage. Un sourire dangereux rempli de promesse. Elle ne compte pas en rester là avec lui. Peut-être qu’elle reviendra toute seule lui rappeler qu’on ne parle pas aux femmes de cette manière. Peut être qu’elle reviendra lui rappeler que si il manquait encore de respect à une de ses invités elle le pliera en deux cette fois-ci et elle n’aura même pas besoin de ses gants pour ça. Peut-être qu’elle ouvrira sa grande gueule et qu’il redescendra de son piédestal à coup de pied au cul. donc en y réfléchissant bien, j'dirais qu'ça a été un mal pour un bien. Elle hoche la tête, peut être que ce n’était pas si mal finalement mais elle aurait quand même préféré lui faire enfiler ces gants. Tant pis une autre fois l’avocate lui avait dit elle était plus têtue que ça, l’échec elle ne connaissait pas, elle lui laissera du temps, mais elle arrivera à ses fins elle le savait. mais du coup ... j'le mérite pas vraiment c'verre ? Magalie prend le temps d’y réfléchir en tapotant ses lèvres de son doigt. « Je pense qu’on mérite ce verre toutes les deux ! » Et elle hoche la tête comme si ça donnait encore plus de poids à son affirmation. Un verre ou deux ne feraient pas de mal aux deux demoiselles bien au contraire. Elle aurait bien appelé Maxine pour se joindre à elles mais elle savait que les deux femmes n’étaient pas tellement en bons termes du moins, Lya n’appréciait pas la flic. Étrange qu’elle préfère l’avocate à sa meilleure amie les autres préfèrent la douceur de Maxine à la froideur de Magalie. Une interrogation de plus s’inscrit dans son crâne, pourquoi se méfiait -elle d’elle ? Elle ressort de ses pensées en entendant la voix de Lya résonner de nouveau. et tu crois qu'ils reprendront les fringues à la boutique ? parce que c'est con d'les avoir acheté pour qu'ils ne servent pas quand même. Un autre sourire s’accroche aux lèvres de l’avocate. Le sourire d’un chat venant de manger un oiseau. Un sourire fier de la prochaine connerie qu’elle fera sans rien dire à Lya. « La boutique reprendra les fringues sans problème je rendrais la tenue en revenant à la salle la prochaine fois. » Ou pas. Peut être bien qu’elle gardera la tenue juste au cas où. Au cas où le travail qu’elle allait commencer à entreprendre avec la jeune femme finirait par payer. Si ça ne marchait pas au pire elle aurait une tenue de sport qui ne lui servirait à rien, elle n’était pas à ça près. Et si ça marchait Lya aura déjà des vêtements en sécurité avec l’avocate. Magalie se déplace jusqu’au vestiaire afin de se changer prenant une douche rapide afin de se sentir un peu mieux avant de reprendre sa carapace en enfilant ses fringues. Au revoir la boxeuse et bonjour à l’avocate. Les deux femmes sortent ensuite de la salle dans un silence apaisant se dirigeant vers le bar non loin de là et ce n’est qu’une fois assise que Magalie lui demande enfin. « Tu veux boire quoi ? » Elle tourne son poignet afin d’y lire l’heure, habitude idiote pour savoir si elle pouvait boire un verre d’alcool sans se sentir jugé par la serveuse. Putain. Cette habitude venait de son passé, Charles était passé par là avec sa voix de fouine pour lui apprendre qu’avant dix neuf heures boire un whisky n’était pas acceptable. « Je vais prendre un whisky moi. » Un sourire moqueur se dessine sur ses lèvres il n’était pas dix neuf heures et elle n’était plus sous les ordres de son enfoiré de père adoptif elle ferait ce qu’elle voulait. Néanmoins ce sourire cache la soudaine crispation de sa mâchoire vraisemblablement les règles d’aisance de Charles Voisin raisonne encore en elle comme si il lui en avait parlé hier et ça ce n’était pas acceptable pour elle.

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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 20/1/2018, 15:43


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petit ange aux ailes froissées, tu t'débats pour essayer d'voler lya. triste spectacle d'ailleurs que tu devrais t'épargner, à toi mais aussi aux autres. petit ange tombé dans les filets du diable bien trop tôt et qu'a jamais vraiment été capable de s'en défaire. la plupart du temps, tu fais comme si ce n'était qu'une gêne, le gravillon qui t'irrite la plante de pied dans ta chaussure, la tension dans les muscles de ton cou, la fatigue qui t'saisi en plein milieu d'la journée. et puis, y a des jours, comme celui-ci, où ça te terrifie, ça t'prend à la gorge et ça ne s'estompe pas. peur panique d'une éventualité qui pourrait très bien ne jamais se produire. ombres du passé qui ne cessent de tournoyer au-dessus de ta caboche percée. tu chasses les pensées orageuses de ta boîte crânienne lorsque l'avocate reporte son attention sur toi, te demandant si tu ne lui en veux pas de t'avoir entraînée dans un tel piège. lui en vouloir serait un sentiment bien trop fort et erroné pour une simple envie subite. tu pointes cependant l'échec qu'elle vient de subir devant ton refus de te prêter au jeu. t'étais bien partie pourtant princesse. mais il faut croire que les souvenirs d'un passé houleux sont bien plus puissants que ta simple volonté. je suis quelqu’un de têtue, l’échec n’est pas une possibilité pour moi. sa réflexion t'arrache un sourire. à ce petit jeu là, tu penses être au moins capable de tenir la distance pendant un bon moment. gamine bornée qui ne suit que son instinct. les subterfuges de la brune finiront peut-être par t'avoir à l'usure. t'as encore de la marge cependant. c'est pour cette raison que tu changes de sujet, te focalisant à présent sur ta fine victoire face aux boxeur qui pensait pouvoir te traiter comme une fille d'une banalité ennuyeuse. l'une de celles qui possèdent une fragilité qu'elles ne cherchent même pas à cacher. t'as l'air d'une enfant lya. même toi tu ne pourrais le nier. et pourtant, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort. bien joué d’ailleurs. tu hausses les épaules en battant des cils. tu joues celle qui prend le compliment, comme si t'étais touchée. et puis, tu changes d'attitude en un battement de coeur. attends, tu doutais de mes capacités à m'sortir de ses griffes ? enfant faussement vexée, tu croises les bras sur ta poitrine. oh non, magalie voisin ne doutait pas de toi. elle a beau ne pas te connaître tant que ça, elle n'a pas pu passer à côté de tes subtilités oratoires. poupée errant dans les rues d'paname à observer les agissements du monde. c'est des autres dont elle se méfie l'avocate. tu l'sais, tu l'sens. intuition bien rarement trompeuse, princesse à l'esprit vif. tu finis pourtant par dire que l'expérience n'était pas plus mal, malgré que t'ais passé ton temps l'cul posé sur un banc au lieu de frapper dans c'foutu sac suspendu. tu poursuis sur le fait que tu ne mérites probablement pas le verre que l'avocate avait suggéré en récompense des efforts que tu fournirais. sauf que comme t'as rien foutu, il serait normal que tu n'ais pas accès à ce fameux verre. je pense qu’on mérite ce verre toutes les deux ! tes lèvres s'étirent en un mince sourire, gamine ravie de pouvoir passer un peu plus de temps avec la brune incendiaire. pourtant, jolie poupée, tu ne peux t'empêcher de mentionner les affaires que tu portes sur toi. achat effectué un peu plus tôt, pour une séance de sport que tu n'as pourtant pas suivi. la boutique reprendra les fringues sans problème je rendrais la tenue en revenant à la salle la prochaine fois. tu plisses les yeux lya. t'es pas sûre lya. parce qu'elle est fourbe, l'avocate. elle serait capable de ne pas faire ce qu'elle dit, juste pour tenter d'prouver qu'elle avait raison dès le départ. maître voisin n'est pas du genre à accepter un échec, elle te l'a dit, elle-même. il vaudrait peut-être mieux que ce soit moi qui la rapporte ... au moins, je serais sûre que ce sera fait. l'air innocent gravé sur ton visage de poupée. t'es p'tre qu'une enfant encore un peu trop rêveuse, tu n'es certainement pas naïve. c'est ça d'grandir trop vite. il t'arrive de jouer les idiotes, comme ça, pour déconner. mais ta capacité d'observation, ta mémoire photographique. c'est ça ton p'tit secret. t'as l'esprit vif, jolie poupée. conserve-le, ne le néglige jamais. je vois clair dans votre jeu maître voisin. et j'trouve ça très  moche de mentir. ou tout du moins de déformer la vérité sur vos intentions. tu la taquines, tu la charries. tu uses de ta jeunesse pour que tes mots passent plus facilement, que ce ne soit pas mal pris, surtout. tu t'en voudrais princesse, de la mettre en rogne pour si peu. alors tu souris, dévoilant la blancheur de tes dents alignées. princesse innocente qui ne l'est pourtant pas tant que ça. direction le vestiaire à présent. quitter cette tenue qui ne te ressemble pas pour en enfiler une plus adaptée. tu retrouves le confort de ton jean troué fétiche. celui qu'tu pourrais porter en toute occasion, peu importe la saison. tu glisses tes pieds dans tes baskets compensées et tu t'sens comme revivre. jolie fleur plus à l'aise dans cet accoutrement. tu jettes un coup d'oeil à ton smartphone, histoire de, comme ça. tu ne t'attends pas spécialement à y trouver un appel en absence ou même un message. le monde sait qu'tu réponds quand t'en as envie. y a rien qui s'affiche de bien important sur l'écran d'ton mobile alors tu l'fourres dans ta poche et tu replaces ta housse de guitare sur ton épaule. le silence t'enveloppe, princesse. il vous enveloppe toutes les deux. l'avocate redevenue elle-même, cachant ses failles sous son tailleur. tu ne ressens pas le besoin de rompre cet instant avec des paroles vides de sens. tu ne ressens pas le besoin d'combler quoi qu'ce soit. y a pas besoin d'mots pour ça. deux âmes errantes, deux entités aux douleurs enfouies. chacun à sa façon d'gérer les choses. toi, tu t'balades bien souvent sur l'rebord du toit d'ces immeubles bien trop hauts d'la capitale. elle, elle frappe dans un sac. pensées envahissantes qui t'font dire que tu pourrais p'tre bien essayer autre chose plutôt que d'manquer de t'écraser sur l'bitume pour un seul faux pas. remarque, c'est peut-être ce que tu cherches à faire, au fond ? pensées obscurs qui ternissent ton regard. princesse sortie de son enfer par la voix d'l'avocate. tu veux boire quoi ? tu sors de ta léthargie, assise au comptoir du bar du coin. mouvements automatiques, t'as suivi. t'étais là tout en étant ailleurs. princesse qui s'met à réfléchir alors qu'elle sait très bien c'qu'elle va prendre. je vais prendre un whisky moi. tu arques un sourcil. t'as vraiment passé une journée d'merde, hein ? qu'tu lâches sans avoir une seule pointe de honte à lui parler comme si vous étiez potes depuis des lustres, comme si la différence d'âge qui vous sépare n'était que moindre. ce s'ra une bière pour moi. que tu poursuis, comme si t'avais rien dit avant. mais tu ne t'arrêtes pas là, ça non. ce serait trop simple lya. alors, c'était pour quoi tout ça, aujourd'hui ? que tu finis par lui demander, de but en blanc. joli cœur pas vraiment dupe. elle ne te dis pas tout, la brunette sauvage. tu l'sais, tu l'vois. tu doutes qu'elle te parle franchement. enfin, tu doutes surtout qu'elle te donne la véritable raison de toute cette mascarade. parce que, pour ce qui est de la franchise, tu ne trouveras probablement pas mieux.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 26/1/2018, 21:42




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
attends, tu doutais de mes capacités à m'sortir de ses griffes ? Un sourire éclaire légèrement le visage de Magalie en voyant Lya jouer le rôle de la gamine vexée. Cette petite avait un certain talent d’actrice, Magalie aurait pu la croire sincèrement touchée par son manque de confiance si elle-même ne savait pas jouer avec les émotions qu’elle laisse transpercer sur son visage. « Si tel avait été le cas je serais venue te secourir à l’instant même où il a ouvert la bouche. » Voilà une belle preuve de confiance. Si les autres y auraient vu une manière détournée de ne pas prendre la défense de la gamine, de la laisser entre les doigts graisseux d’un enfoiré de plus vivant à Paris. Pour Magalie ce n’était qu’une preuve de la confiance qu’elle mettait en Lya. Prendre sa défense devant Tom aurait simplement écrasé Lya, comme si l’avocate n’avait pas assez confiance en elle pour qu’elle puisse se défendre seule. Elle connaît le frère Sevestre. Elle connaît la sœur Sevestre. Ils ont subi tellement de merde dans leurs vies qu’elle sait que l’innocence sur le visage de la cadette n’est qu’un masque. Ne jamais se fier à un visage. À une voix et à un sourire. Si Tom avait continué à la chercher Magalie se serait sans aucun doute mise au milieu, elle ne s’est pas gênée pour se foutre de lui d’une manière tout à fait subtile et ça ne l’aurait pas gêné de continuer. Mais Lya s’était merveilleusement bien débrouillée, lui prouvant encore une fois que derrière son corps frêle se cache une gamine volcanique au franc parlé. Magalie ne peut qu’admirer ça chez les autres. Jouant avec les mots avant de jouer des poings elle s’entoure très souvent d’autres personnes comme elle. Et Lya lui prouve encore une fois son entêtement en lui parlant directement des vêtements de sport qu’elle a acheté avant de venir à la salle. il vaudrait peut-être mieux que ce soit moi qui la rapporte ... au moins, je serais sûre que ce sera fait. Assez étonnée que Lya commence à la comprendre le fonctionnement de son cerveau un petit rire sort de ses lèvres. Têtue, grande gueule et intelligente. Décidément, elle l’aimait beaucoup la petite Sevestre. je vois clair dans votre jeu maître voisin. et j'trouve ça très moche de mentir. ou tout du moins de déformer la vérité sur vos intentions. Magalie pose sa main sur son cœur, les lèvres légèrement écartées comme si le choc venait de la paralyser. « Moi ? Je ne mens jamais Olyana. » Non elle ne mentait pas. Elle, elle joue avec les mots c’est différent, elle joue avec la vérité. Effectivement elle n’allait pas rendre les vêtements mais elle ne laissera pas faire Lya non plus. « Fais moi confiance je sais très bien quoi faire de cette tenue. » De nouveau elle esquive, elle biaise et ne répond pas vraiment. Est-ce qu’elle va la garder ? Est-ce qu’elle va la rendre ? L’offrir ? Telle est la question. Question à laquelle elle ne répondre pas. Cachant un sourire derrière sa bouteille d’eau, elle lui jette un regard faussement innocent. Regard qui jure totalement avec son attitude habituel de garce et elle le sait parfaitement. Une fois les deux demoiselles changeaient elles arrivent dans un silence apaisant jusqu’au bar. Le whisky lui semble être une bonne idée, elle n’a aucune envie d’écouter sa conscience, la voix de Charles, lui rappeler qu’à l’heure qu’il est boire ce genre de chose n’est pas correct. t'as vraiment passé une journée d'merde, hein ? Elle hausse les épaules en soupirant. En ce moment, les journées de merde se succèdent et se ressemblent. L’avocate sent qu’elle a besoin de vacances. Depuis quand ne s’est-elle pas arrêté de travailler ? Beaucoup trop longtemps et ça se ressent maintenant. ce s'ra une bière pour moi. alors, c'était pour quoi tout ça, aujourd'hui ? T’as aucune envie de lui dire toute la vérité. Tu sais que la petite brune derrière ses airs angéliques et parfois innocents est intelligente. Elle ajouterait un plus un et comprendrait le cheminement tortueux des pensées de Magalie. « Une gamine de quinze ans. » Elle revoit le visage de la gamine comme si elle se trouvait en face d’elle, elle la revoit en pleure lui raconter les horreurs vécues avec son salopard de paternel. Elle revoit ses membres tremblé. Son regard s’assombrir d’heure en heure. La peur remplaçant doucement la colère. La terreur de perdre ce procès et de retourner vivre dans la même ville que son paternel. « Je ne peux pas te raconter en détail ma nouvelle affaire, c’est un secret professionnel, mais pour faire court ? J’ai dû la faire pleurer toute la journée. » Dès que leurs consommations arrivent, les lèvres de l’avocate se glissent sur son verre ou elle y prend une gorgée. « Faire pleurer une gosse ce n’est vraiment pas ma passion. » Et elle se sentait coupable de l’avoir fait. Même si Magalie joue les garces les trois-quarts du temps elle n’aime pas particulièrement traumatiser des gosses. Malheureusement si elle ne la préparait pas au pire l’avocat de la partie adverse n’hésitera pas à la faire s’écrouler sur le siège des témoins. Alors elle a enfilé son armure de glace et elle a enfoncé le couteau encore et encore dans la plaie. Si elle l’avait réellement poignardée dans le cœur Katie n’aurait pas plus souffert que dans ce bureau. Et chaque fois qu’elle voyait cette petite fille pleurer Magalie ne pouvait s’empêcher de penser que Charles n’était pas si mal comme père finalement. C’est peut-être une ordure mais au moins il n’a jamais levé la main sur elle, ou du moins il ne la fait qu’une seule fois. Il ne lui a jamais inspiré de terreur. Il lui inspire de la haine, du dégoût et de la colère mais certainement pas de la peur. « Bref. Je préfère faire pleurer les hommes. » Et c’était presque la vérité. Même si le goût des larmes ça n’a jamais emballé la jeune femme cela est déjà arrivé qu’elle s’en réjouisse. Lorsque la condamnation tombe, lorsque les victimes gagnent et que les bourreaux vont en prison, les pleures des victimes sont un réconfort pour elle et celle des nouveaux prisonniers ? Un moment jouissif, durant un instant le travail qu’elle accomplit devant un tribunal lui rappelle pourquoi elle fait ça et l’apaise. Un moment éphémère certes mais cela suffit tout de même. Le regard de Magalie se fixe enfin sur Lya et son regard de prédateur dévoile une nouvelle facette de l’avocate. Elle n’a pas oublié qu’elle avait une question à lui poser. Une question qu’elle lui posera régulièrement si la jeune femme ne veut pas lui répondre ce soir. « Tu veux m’expliquer ce qu’il s’est passé à la salle ? » Elle n’obligera pas Lya à y répondre, elle n’insistera pas ce soir, elle recommencera la prochaine fois. Elle lui a dit elle n’abandonne pas, jamais. Pour citer Cézanne, Magalie est un clébard avec son os, elle ne lâche rien.

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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 28/1/2018, 19:33


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si tel avait été le cas je serais venue te secourir à l’instant même où il a ouvert la bouche. sourire en coin sur ton visage. tu l'sais lya. tu as assez longtemps observé l'avocate pour savoir que si elle avait douté un seul instant de ta capacité de langage, elle n'aurait même pas attendu une fraction de seconde avant de prendre les choses en main. d'ailleurs, en parlant de ça, le sujet de la tenue, qu'elle t'a acheté avant tout ça, revient sur le tapis. parce que toi, ça t'intéresse de savoir quel sort elle lui réserve. parce que l'avocate est fourbe. elle parle mais ne fait que ce qui lui chante. tu l'sais, tu l'as bien compris. gamine qui titille, gamine qui cherche, gamine qui pousse à la faute. cela dit, t'as une adversaire de taille en face de toi, tu en as pleinement conscience. la bataille des esprits. l'expérience des années écoulées contre la fraîcheur de ta petite vingtaine de bougies soufflées. moi ? je ne mens jamais olyana. un frisson court le long de ta colonne vertébrale lorsque tu entends ton prénom. prononcé entièrement. faut dire que ce n'est pas monnaie courante. y avait qu'ton paternel pour l'utiliser. depuis c'temps là, t'as opté pour ton surnom, même quand tu t'présentes. tu n'hésites d'ailleurs pas une seule seconde à reprendre tes interlocuteurs en général. mais là, c'est différent. tu n'le fais pas, comme si t'avais peur que la brune ne démasque ton trouble. mentir et déformer la vérité sont deux choses totalement différentes. que tu glisses de façon totalement innocente. fais moi confiance je sais très bien quoi faire de cette tenue. tes yeux se plissent princesse. tu ne la crois pas et pourtant, tu restes silencieuse. marque de cette confiance que tu lui accordes, un peu trop facilement. bien plus que tu n'en n'accordes d'ordinaire par ailleurs. pourquoi ? t'en as pas la moindre idée. comme si quelque chose te murmurait que tu étais en sécurité, que tu n'avais rien à craindre en sa compagnie.


le bar. le whisky qu'elle commande. tu supposes que sa journée a due être éprouvante. il n'est pas encore l'heure de commander une boisson aussi forte. quoi qu'il n'y ait pas vraiment d'heure légale ou même obligatoire. toi, tu t'contenteras d'une bière. ça t'suffira, poupée fauchée. tu cherches à glaner quelques informations, en passant. pas grand chose, juste de pouvoir mettre quelques mots sur une fin d'après-midi que tu classifierais d'étrange. de la boxe. pour toi. et puis quoi encore ? l'impression d'être tombée dans un guet-apens géant. en soit, ça t'dérange pas tant que ça. faut dire ce qui est, ça t'a bien occupé pendant un temps. enfant du pavé parisien, t'aurais p'tre préféré rester dans la rue à gratter les cordes de ta guitare sèche, calée entre tes jambes. une gamine de quinze ans. ça commence mal quand on parle des adolescents. parce que l'histoire qui va avec, quand ça doit finir dans l'cabinet d'un avocat, c'est pas très joli d'ordinaire. tu l'sais, t'en es la preuve vivante. je ne peux pas te raconter en détail ma nouvelle affaire, c’est un secret professionnel, mais pour faire court ? j’ai dû la faire pleurer toute la journée. tes lèvres se pincent et tes doigts se crispent sur le verre que le barman vient de poser devant toi. des souvenirs qui remontent à la surface. réminiscences que tu avais pourtant eu tant de mal à verrouiller dans une toute petite boite bien planquée au fin fond d'ton être. et t'as l'impression qu'ça gratte sous l'couvercle. t'as l'impression qu'la boite cherche à s'ouvrir pour t'éclater à la figure. faire pleurer une gosse ce n’est vraiment pas ma passion. tu pousses un long soupir avant qu'tes lèvres n'épousent le bord de ton verre. une longue gorgée plus tard, tu le reposes sur le comptoir et ton regard vient s'perdre tout au fond. la tentation de la petite boite qui gesticule à t'en donner des maux d'têtes ingérables. c'est pas l'moment princesse, faut qu'tu restes concentrée sur l'instant présent. ne pas te laisser emporter par un passé enterré. c'qui compte, c'est là, maintenant. bref. je préfère faire pleurer les hommes. la remarque de la brune te tire de tes rêveries fugaces et t'arrache un sourire. rire, même, que t'étouffes sans trop de mal. c'est plus difficile de faire pleurer un homme. donc quand ça arrive, pour les bonnes raisons, ce doit être assez ... jouissif ? que tu demandes, pas très certaine du mot que tu viens d'employer. toi, t'es pas du genre à vouloir faire pleurer qui que ce soit. rayon de soleil ambulant, permanent. si tu pouvais gommer toute la misère du monde par un simple sourire, tu seras la poupée la plus heureuse de la planète. tu veux m’expliquer ce qu’il s’est passé à la salle ? la ténacité de l'avocate te troublera toujours. t'arques un sourcil de surprise, feignant de ne pas comprendre le sens de sa question. de quoi donc ? que tu t'empresses de demander. c'est clairement pas l'attitude d'une personne innocente que tu montres là. faut qu'tu te reprennes que qu'tu continues à garder cette maudite boite bien fermée. ah, ma non-participation à l'activité proposée ? question plus rhétorique qu'autre chose mais tu sentais néanmoins qu'il fallait que tu la poses. j'dirais que ça n'm'a tout simplement pas emballée. que tu termines en haussant les épaules de manière totalement nonchalante avant de prendre une nouvelle gorgée de ta boisson commandée.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 31/1/2018, 21:36




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"

Devant ce verre Magalie n’avait pas vraiment envie de parler de Katie et de son histoire. Et même si elle parlait régulièrement à sa meilleure amie de certaines de ses affaires, alors qu’elle n’en avait pas le droit normalement, elle ne pouvait pas en faire autant avec Lya. Pour deux raisons. La première l’histoire de l’adolescente n’appartenait qu’à elle. Et deuxièmement son histoire est bien trop proche de celle des Sevestre. Mais l’avocate en a gros sur le cœur et elle relâche la tension qui plane de nouveau au-dessus de sa tête. Et alors qu’elle parle, elle revoit les larmes de Katie coulé le long de ses joues. Cette image va rester gravé sur sa rétine elle le sait. C’est pour ça qu’elle fait un peu d’humour. En parlant de larmes des hommes. c'est plus difficile de faire pleurer un homme. donc quand ça arrive, pour les bonnes raisons, ce doit être assez ... jouissif ? Un ricanement moqueur sort de ses lèvres autrefois pincées et elle hoche la tête. « Tu n’imagines pas à quel point. C’est un plaisir de voir le sexe fort pleurer comme une petite fille. » Est-ce qu’elle aurait utilisé le mot jouissif elle aussi ? Tout dépend de la personne qui pleure évidemment. Des hommes détruit et pleurant dans son bureau elle en a eu et elle n’a rien de trouvé de jouissif à leur désarroi. Les larmes la mettent mal à l’aise. C’est trop proche de la peine. Trop proche des sentiments et elle ne sait pas le gérer. Elle reste toujours figée sur son siège oscillant entre l’envie de secouer la personne en face d’elle ou de lui faire un câlin. Chose qu’elle ne fait pas, parce qu’elle ne fait de câlin, elle n’aime pas qu’on la touche. La tendresse la met encore plus mal à l’aise que les larmes. Généralement elle tapote maladroitement l’épaule de son interlocuteur et d’un air pincé lui répond toujours ça ira mieux un jour. Parole vide qu’elle ne comprend pas vraiment. C’est dans ce genre de moment qu’elle se sent totalement déracinée et très loin des autres. Les humains ne réagissent pas comme ça normalement. La plupart sont pleins de bons sentiments, pleins d’une compassion dégoulinant le long de leurs regards et Magalie ça l’a toujours dégoûtée ce genre de chose. Elle se souvient qu’adolescente, avant sa rencontre avec ses amis s'est longtemps demandée si au fond son cœur n’était pas simplement vide. Les émotions n’arrivaient pas à filtrer de son cerveau jusqu’à son corps, ses sourires étaient faux, ses larmes ne coulaient pas, elle n’arrêtait pas de se demander, est ce que je réagis de la bonne manière ? Et puis ils étaient arrivés et ils avaient détruit pierre par pierre son bouclier qu’elle conservait jalousement autour d’elle depuis l’enfance. Les émotions se sont logées au fond d’elle et parfois elle a bien du mal à la remettre à sa place. Comme avec Katie ce matin. Comme avec Lya ce soir. Ses amis étaient les seuls à la connaître réellement autrefois et désormais elle se liait avec d’autres et elle ne savait pas encore si c’était une bonne chose ou non. Elle avait tellement fui ses sentiments que désormais lorsqu’elle en ressentait elle n’arrivait pas toujours à gérer ça sereinement et calmement. Et si autrefois elle ne s’inquiétait que pour très peu de personnes il lui arrivait maintenant de s’émouvoir pour d’autres et c’était étouffant pour une femme comme elle. Comme si elle se noyait dans les émotions des autres. C’est pour cela qu’elle demande à Lya ce qu’il s’est passé à la salle de sport. de quoi donc ? De la fuite. Ça elle connaissait parfaitement. Elle ne répond pas, elle ne lui fera pas le plaisir de formuler sa question plus clairement. ah, ma non-participation à l'activité proposée ? j'dirais que ça n'm'a tout simplement pas emballée. Qu’est ce qu’elle disait tout à l’heure ? Ah oui mentir et déformer la vérité étaient deux choses totalement différentes eh bien la gamine était justement en train de lui mentir ou plutôt de déformer la vérité à son avantage. Elle n’était pas emballée par l’idée de frapper dans un sac certes mais, ce n’était pas l’unique raison qui l’avait fait abandonner. C’était autre chose. Les sourcils de l’avocate se haussent, simple réaction à cette semi-vérité qu’elle venait de lui lancer en la regardant droit dans les yeux. Même sa nonchalance sonnait faux au regard de l’avocate. Mais creuser encore une fois ne servirait à rien, Lya partirait certainement en claquant la porte, elle préférerait fuir plutôt que de lui avouer ce qui la tourmente autant. Et Magalie n’a aucune envie de la laisser partir avec les démons qu’elle avait visiblement fait remonter à la surface sans le vouloir. Néanmoins le regard qu’elle lui lance ensuite répond à sa place, elle n’est pas dupe de l’esquive de la demoiselle. « Si tu le dis. Enfin si t’as besoin d’en parler. » Elle hausse les épaules sans en dire davantage, ça voulait déjà tout dire, si Lya avait besoin de lui parler, elle serait là pour elle. Dans le cas contraire l’interrogatoire venait de se terminer. Le cerveau de la demoiselle carbure doucement et elle essaie d’analyser la réaction de Lya de son côté. Elle n’était vraiment pas douée. Elle pouvait sentir le mensonge. Lire les émotions sur le visage des autres mais elle n’aurait certainement pas fait un bon flic. Elle se doute que la boxe doit la stresser à cause de la violence qu’elle a vécue. Étrange qu’elle n’ait pas tournée comme son ainé. Lionel était bien différent de Lya. La violence régnait dans son monde-là ou dans le monde de sa sœur il semblait n’y régner que la douceur. L’orgueil de l’ainé était visible jusque dans ses traits. Lya était plus timorée. Il aimait être cash. Elle préférait l’esquive. Magalie prenait le temps d’analyser leurs différences alors qu’ils avaient le même sang et avaient vécu la même vie. À quoi aurait ressemblé sa sœur si elle en avait eu une ? Peut-être qu’une deuxième Magalie arpenterait les rues de Paris. Un frisson d’angoisse dévale dans son dos, un clone d’elle-même ? Ça lui fait froid dans le dos rien que d’y penser. « D’ailleurs puisqu’on parle de Lionel… » Elle se met à froncer les sourcils. Elles ne parlaient absolument pas de Lionel elle y pensait seulement. Voilà longtemps qu’elle n’avait pas déconnecté ainsi ses pensées devant quelqu’un. « Je veux dire comment va ton petit con de frère ? » Dans la bouche de Magalie le terme petit con était plutôt affectueux. Étrange, parce qu’il avait tendance à la faire péter un plomb lorsqu’il était devant elle mais elle l’aimait bien l’aîné Sevestre. Elle était plus proche de la cadette et elle était plus dure avec Lionel qu’avec Lya mais rien d’étonnant là-dedans il méritait d’être secoué cet idiot. Ravaler son orgueil ne lui ferait pas de mal non plus et Magalie ne se gênerait pas pour lui faire comprendre à coup de pelle dans la tête si il le fallait.

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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 2/2/2018, 15:09


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au fond, tu te dis que les confidences de l'avocate ne sont pas si anodines que ça. il doit y avoir quelque chose derrière ce dossier, derrière cette gamine de quinze piges qu'a passé son après-midi à pleurer dans son bureau. t'en es persuadée. et pourtant, tu ne peux rien affirmer. parce qu'elle la joue fine, l'avocate. à piquer ta curiosité tout en ne pouvant en dire d'avantage. secret professionnel oblige. c'est pas très sport tout ça. un tas de questions viennent se bousculer dans ta caboche lya. tu cherches à comprendre pourquoi elle t'a parlé d'cette gamine. et tu sais qu'tes interrogations sont vouées à rester sans réponses. et ça, ça t'plait pas lya. t'as besoin d'comprendre. curiosité insatiable. tu fronces les sourcils, les mots qui t'brûlent les lèvres. il faut pourtant qu'tu les retiennes. tu sais qu'elle doit protéger sa cliente et ne pas dévoiler les raisons qui l'ont poussé à la faire pleurer. mais merde. elle n'a pas le droit de jouer ainsi avec toi, la brune. jeu probablement involontaire. quoi qu'il t'arrive même de douter de ça. tu n’imagines pas à quel point. c’est un plaisir de voir le sexe fort pleurer comme une petite fille. un sourire arraché, comme ça, à la volée. bien plus à l'aise à l'idée de fuir les larmes, tu ne t'amuses pas à les faire couler. tu blesses avec tes phrasés assassins, tu viens titiller la sensibilité des êtres humains quand tu juges que la situation le nécessite. mais en aucun cas tu ne vas jusqu'au bout. tu préfères amplement tourner les talons et laisser ton adversaire cogiter. tu trouves plus plaisant de laisser les gens se torturer l'esprit pour savoir où leurs erreurs se situent. réfléchir à deux fois à leur comportement, leurs actes, leurs paroles. c'est plus agréable de les voir user de leurs méninges que de succomber à la paraisse de quelques perles salées dévalant la pente raide de leurs joues teintées de rose. poupée ramenée à la réalité de l'instant présent par la voix de la brune qui s'élève à nouveau pour te d'mander pourquoi t'as pas voulu y mettre du tien, lors de la séance proposée. tu fais comme si t'avais rien compris, comme si c'était pas grand chose. ça ressemble pourtant à une affaire d'état dans ta boite crânienne. tourments venus d'un passé qu'tu tentes d'oublier depuis si longtemps. parce que tu t'rappelles de la violence des coups. mais surtout d'la douleur. tout ça parce que tu avais oublié de sortir les petites cuillères en mettant la table pour le dîner. image gravée en toi qui semble vouloir te bousiller la rétine. gorgée de bière qui semble emporté cette mince anecdote au passage. si tu le dis. enfin si t’as besoin d’en parler. t'agites ta main, comme si ce n'était rien. pas grand chose. une simple broutille. c'est pas très intéressant d'parler de rien. ça fait perdre du temps pour pas grand chose au final. on est facilement déçu. qu'tu souffles tout en haussant les épaules. poupée blasée par le temps qui s'écoule, l'oubliant parfois au passage. gamine placée en dehors du temps qui va et vient comme bon lui semble. rayon d'soleil au beau milieu d'la grisaille parisienne. tu perds de ton éclat pourtant, quand tu t'retrouves face à l'avocate. la désagréable impression d'être passée aux rayons x à chaque fois qu'elle pose ses iris sur toi. gêne occasionnée qui finira bien par passer. t'essaies pourtant de t'donner une contenance, un brin de quelque chose qui ne trahisse pas tant que ça ton trouble. même si tu penses que t'es déjà foutue à l'heure qu'il est. magalie, elle doit au moins être aussi douée que toi dans la déduction, si ce n'est même encore plus. rapport à l'âge certainement. d’ailleurs puisqu’on parle de lionel … je veux dire comment va ton petit con de frère ? t'arques un sourcil, à nouveau surprise par sa question. le sujet de lionel n'a pourtant pas encore été abordé. t'sais que c'est pas le grand amour entre eux. ça n'a rien d'étonnant par ailleurs. deux fortes têtes, c'est jamais bon. c'est un bon gars tu sais. toujours prendre la défense de ton aîné. il est tout ce qu'il te reste, tu te dois de l'protéger, bien que ce ne soit pas ton rôle. faire les mauvais choix ou ne pas avoir la bonne façon de réagir, c'est sa façon de s'protéger. c'est pas qu'un p'tit con. sourire en coin qui déforme tes lippes. sans lui, tu n'serais probablement plus d'ce monde depuis bien longtemps. parce qu'il n'y a que lui pour t'empêcher de t'laisser tenter par le vide, le néant. élément indispensable dans ta vie bousillée. pourquoi tu m'as parlé d'ta cliente ? détourner l'attention, toujours. changer de sujet, constamment. et cette question qui te brûle les lèvres depuis que l'avocate a évoqué son affaire de la journée. pourquoi elle t'en parle, à toi ?




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 6/2/2018, 16:05




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
c'est pas très intéressant d'parler de rien. ça fait perdre du temps pour pas grand chose au final. on est facilement déçu. Encore une esquive. Encore une bonne excuse. Si ça n’avait pas été intéressant, important, elle lui aurait raconté. Si Lya avait peur de mettre des gants pour frapper dans un simple sac c’était pour une bonne raison. Elle pouvait bien lui mentir. Chercher des excuses. Esquiver les questions de l’avocate. Elle le savait. Alors un simple hochement de tête répond à cette phrase. Elle n’était pas dupe, mais elle n’insisterait pas. Elle n’allait pas frapper du plat de la main sur la table en lui disant qu’elle n’était pas débile. Lya n’était pas un de ses clients, elle n’avait pas besoin de lui tirer les vers du nez. Elle voulait qu’elle se confie mais seulement si elle en avait envie. Elle ne voulait pas la brusquer parce que si Lya était aussi têtue que son frère elle n’arriverait à rien. Si avec l’ainé le pousser à bout ça fonctionnait bien. Elle avait l’impression qu’avec Lya ça la ferait rentrer dans sa coquille et une fois dedans plus moyen de la faire sortir. Du coup l’avocate change de sujet, elle lui demande simplement des nouvelles de Lionel, ça fait longtemps qu’elle ne l’a pas vu tant mieux d’ailleurs ! c'est un bon gars tu sais. faire les mauvais choix ou ne pas avoir la bonne façon de réagir, c'est sa façon de s'protéger. c'est pas qu'un p'tit con. Une réelle surprise s’affiche sur le visage de l’avocate. « Tu crois que je le vois seulement comme un petit con ? » Magalie voyait au travers du mauvais caractère de l’ainé Sevestre. Elle l’appelait le petit con parce qu’il l’était, con mais elle savait qu’il n’était pas que celui qu’il laissait transparaître sous ses airs de gamins. Qui mieux que l’avocate pouvait comprendre son besoin de se protéger des autres ? Elle aussi faisait la même chose après tout. Si lui utilisait l’ironie et l’amertume. L’avocate préférait garder ce ton glacial qu’elle balançait lorsqu’elle ne voulait pas faire d’effort. « Je t’assure que si ça avait été le cas je le laisserais dans sa merde. » Sans aucun scrupule en plus. D’accord Magalie voulait aider les autres mais elle n’allait certainement pas perdre son temps pour quelqu’un qui ne voulait pas de son aide. Elle n’allait certainement pas se laisser marcher sur les pieds par un gamin qui ne voulait pas changer surtout si il n’en valait pas la peine. Elle était déjà venue le chercher en pleine nuit au commissariat ce n'était certainement pas pour boire leur café pourri. C'était pour ce gosse brisé avec sa famille en morceau. « Je l’aime bien ton grand frère, il ne faut juste pas lui dire. » Se prendre la tête avec lui ce n’était qu’un moyen de communiquer entre eux. Elle n’était pas tendre avec lui mais elle jouait simplement son jeu. Magalie était un caméléon et s’adaptait toujours à son interlocuteur lorsqu’elle devait défendre des idiots comme lui. Et avec Lionel la douceur n’était pas une option, être rude c’était la seule manière qu’il comprenait. De plus si elle ne l’appréciait pas elle ne demanderait certainement des nouvelles à sa cadette. Être hypocrite avec elle n’était pas une option. pourquoi tu m'as parlé d'ta cliente ? Un grommellement sort des lèvres de Magalie. Quelle têtue. Elle n’aurait jamais dû lui répondre. Lya n’était pas idiote, pourquoi elle lui parlerait de son affaire en cours alors qu’elle ne l’a jamais fait auparavant ? C’était idiot de sa part. Maintenant il fallait trouver quoi lui dire sans s’éloigner de la vérité. Ne pas lui donner trop de détail pour ne surtout pas faire ressurgir de nouveaux souvenirs. « Elle m’a fait penser à toi. » Vrai. Jusque-là, elle ne mentait pas. Mais elle ne veut pas lui laisser le temps de réfléchir à cette phrase. « Ça faisait une heure ou deux qu’elle était dans mon bureau et j’essayais de la faire tenir le coup avec ma douceur naturelle. » Un sourire moqueur se développe sur les lèvres de l’avocate. La douceur elle ne l’avait pas utilisé, elle ne le pouvait pas. Elle aurait bien voulu la prendre dans ses bras, si madame n’était pas handicapé du contact, mais elle ne le pouvait pas non plus. Personne ne serrera Katie dans ses bras lorsqu’elle devra parler de son père au tribunal, elle devait craquer maintenant pour être plus forte. Magalie ne faisait que la détruire pour mieux la reconstruire au vu de cette audience. « Elle m’a traité de connasse sans cœur. » Un petit rire sort de sa gorge sans qu’elle ne l’arrête. Elle ne s’attendait tellement pas à ça qu’elle s’est mise à rire dans son bureau. Le son était étrange même à ses propres oreilles mais Katie s’est arrêtée de pleurer instantanément en s’excusant plusieurs fois. Elle ne l’a même pas mal pris, la voir se défendre de cette manière était même assez mignon. Puis soyons honnête, on l’a traité de bien que ça. « Je ne sais pas pourquoi mais sa répartie m’a fait penser à toi. » Et toute cette histoire est vraie. C’est bien à cet instant qu’elle a pensé à Lya. Mais ce n’est certainement pas ça qui l’a décidé à appeler la jeune femme. Continue à noyer le poisson Magalie et tu vas finir par lui balancer la vérité. Sauf que Mag n’a aucune envie d’être sincère pour une fois. Si elle le faisait comment réagirait Lya ? À quel point le témoignage de cette gosse fera ressortir ses démons ? À quelle vitesse la cadette Sevestre partira de ce bar ?


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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya 6/2/2018, 20:20


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ça t'fait toujours du bien de parler d'ton frère. échappatoire légère. tu te focalises sur autre chose que sur les questions que tu dois éviter. toujours prête à défendre ton aîné, quoi qu'il arrive. ne jamais tenir sa réputation devant toi, tu pourrais sortir les griffes bien facilement. tu crois que je le vois seulement comme un petit con ? tu hausses les épaules, parce qu'après tout, c'est bien trop souvent c'qu'on pense de lui. tu serais pas la première et certainement pas la dernière. que tu soupires. t'as bien trop souvent l'impression qu'ton frangin n'est rien d'autre qu'un gamin incompris. paraît qu'ça fait tâche d'être en marge de la société, de n'pas se conformer aux règles pré-établies. je t’assure que si ça avait été le cas je le laisserais dans sa merde. clairement, c'est une bonne réponse. en même temps, tu te doutes que l'avocate serait du genre à l'envoyer chier sans aucun problème. elle et sa grande gueule. elle et son caractère de merde. je l’aime bien ton grand frère, il ne faut juste pas lui dire. tu ris lya. parce que tu trouves ça adorable de la part de la brune. cette confidence qui n'en n'a pourtant pas l'air. muette comme une carpe. que tu réponds en montrant tes dents, tes lèvres étirées en un immense sourire. et puis, ta main vient sceller tes lèves d'une clé imaginaire que tu jettes par dessus ton épaule. gestes enfantins qu'tu persistes à vouloir garder. comme si ça pouvait te raccrocher à cette réalité fictive qu't'aurais voulu grandir comme tout l'monde. tu lui demandes pourquoi elle a évoqué sa cliente. parce que tu te doutais que ce n'était pas de manière innocente. et te voilà ramenée à la poupée qu'a grandi trop vite, qui comprend un peu trop d'choses sans vraiment le vouloir. esprit bien trop vif pour une gamine de vingt piges. et tu sens bien qu'ta question pose un soucis. parce que tu vas la faire parler d'une affaire en court et qu'elle est tenue par le secret professionnel. t'aurais p'tre bien dû la retenir ta question. mais c'était plus fort que toi. brûlure sur tes lèvres légèrement gercées. elle m’a fait penser à toi. t'arques un sourcil, le regard rempli d'incompréhension. ça faisait une heure ou deux qu’elle était dans mon bureau et j’essayais de la faire tenir le coup avec ma douceur naturelle. nouveau rire que tu ne cherches pas à retenir. parce que l'avocate est loin d'être d'une douceur extravagante. c'est même plutôt le contraire. quoi que tu la trouves particulièrement tendre aujourd'hui. ouais, j'vois tout à fait le genre. que t'arrives à glisser entre deux éclats de rire. quoi que, tu dis ça mais t'as jamais vraiment eu affaire à elle quand elle endosse le masque de l'avocate. tu sais qu'elle n'a rien de tendre, la femme au cœur de glace. mais tu sais aussi qu'y a bien des cas qui doivent la toucher plus que d'autres. elle se doit d'être plus ou moins impartiale tout en défendant la cause de son client. mais même si elle est faite de marbre, elle ne peut pas rester émotionnellement fermée en permanence. elle m’a traité de connasse sans cœur. nouvel éclat de rire suivit d'une grimace de ta panoplie. aïe ... ah oui, quand même. elle doit bien en entendre des vertes et des pas mûres. ce ne doit pas être la première fois qu'on l'insulte de la sorte. enfin, c'est ce que tu supposes. les avocats, de manière générale, sont de très bons défouloirs. elle ne doit pas faire exception. je ne sais pas pourquoi mais sa répartie m’a fait penser à toi. tu t'sens flattée poupée. tes joues rosissent légèrement et tu prends une nouvelle gorgée de cette bière que t'avais délaissé le temps qu'l'avocate raconte son bout d'histoire. ravie qu'tu penses à moi quand on t'insulte. qu'tu balances après avoir reposé ton verre sur le comptoir. quoi que j'me souviens pas de l'avoir déjà fait ... qu'tu poursuis en l'interrogeant du regard, brièvement. ce qui m'amène donc à penser qu'y a pas que ça. conclusion somme toute logique quand on a un brin de jugeote. mais y a le secret professionnel et donc, je ne saurais jamais la véritable cause de ses pensées qui m'étaient dédiées. que tu soupires, portant une fois de plus le verre à tes lippes. psychologie inversée.




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La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya

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