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La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya

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MessageSujet: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Ven 22 Sep - 0:19




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Si le métier d’avocate a toujours été un rêve pour la brune au cœur de glace, il y a des affaires qu’elle aimerait garder au fond de son esprit et ne plus jamais y penser. Il y a aussi des nouvelles qu’elle aimerait ne pas avoir à donner. C’est le cas aujourd’hui avec cette jeune fille d’à peine quinze ans. Douce et innocente, le regard voilé par la tristesse, par la peur, l’avocate rassemble ses esprits et essaie de ne pas être trop brusque avec elle. Enfant solitaire. Enfant blessée par la vie. Enfant au cœur brisé. Elle n’avait aucun droit de la blesser encore plus que ce que la vie lui avait déjà fait subir mais elle n’avait pas le choix. Alors doucement, comme dans un souffle elle murmure ces phrases comme pour éviter de détruire la bulle de détresse de sa cliente. « Katie… Je sais que c’est dur. Je sais que tu n’as aucune envie de faire ça mais il va falloir que tu témoignes contre lui. Il ne peut pas s’en sortir ainsi. Tu comprends ? » Le regard océan de la petite blonde se remplit de larme et le cœur de l’avocate se brise légèrement pour elle. Son visage reste impassible pourtant mais au fond d’elle les émotions font rage. La colère contre ce système. La compassion pour cette enfant. La haine pour cette putain de vie. Quelques larmes s’échappent douloureusement des yeux de la petite fille, laissant une légère trace sur ses joues qui ont bien trop souvent portés ce genre de stigmate. « Je ne veux plus jamais le voir Magalie. Je ne veux plus jamais voir son visage. » Un sanglot roule dans sa gorge et les doigts de l’avocate caresse doucement quelques mèches de ses cheveux afin de la réconforter. Pas très à l’aise dans l’exercice elle sent ses épaules se tendre, lui faire mal même, mais elle continue afin de lui retirer un peu de son chagrin. « Je sais bien. Mais ta mère… Son témoignage sera trop peu convaincant, si tu ne témoignes pas il s’en sortira sûrement. Je ne veux pas que ça se produise. Ni pour toi ni pour ton frère. » L’avocate venait d’avouer à cette douce enfant qu’elle devait témoigner contre son géniteur. Un homme violent. Un homme horrible. Un homme qui passait son temps à se défouler sur le visage de sa mère et lorsque son corps était rempli d’hématome il s’en prenait à cette petite fille. La mère n’était pas assez stable psychologiquement pour que son témoignage soit totalement pris en compte. Le petit frère de Katie était bien trop jeune pour passer devant un jury. La petite blonde devait faire ça seule même si ça arrachait le cœur à la brune de l’offrir en sacrifice à son adverse quel qu’il soit. Il ne lui ferait aucun cadeau, elle le savait. « Je vais te préparer à cet affrontement je te le promets. Ça sera dur je ne te le cache pas. Ça sera violent la défense va tout faire pour te discréditer mais tu ne craqueras pas. C’est compris Katie ? » La voix était peut-être un peu dure mais c’est grâce à la force de caractère de Magalie que Katie se reprend, essuie ses larmes et hoche enfin la tête. Le courage de cette gamine était extraordinaire, l’avocate ne pouvait qu’être fière d’elle, ne pouvait que l’admirer. Elle craquera quand elle sera sortie de son bureau, elle le savait mais pour l’instant elles devaient travailler. Et la journée passa difficilement pour l’une comme pour l’autre. Katie était forte mais elle craqua un bon nombre de fois. Et c’est en la regardant sortir afin de prendre l’air que Magalie pensa au Sevestre. Pourquoi maintenant ? Aucune idée. Peut-être que Katie lui fait un peu penser à Lya. Peut-être que cette histoire était assez identique à la leur. Une mère paumée. Un frère protégeant sa petite sœur. De la violence. Le père Sevestre était peut-être en prison maintenant, mais pour combien de temps ? Le système judiciaire français était une véritable catastrophe. Si cet homme venait à sortir un jour… Un grondement sort de ses lèvres et elle attrape rapidement son téléphone portable cherchant le prénom de la cadette Sevestre. « Bonjour Olyana, tu es libre aujourd’hui vers 17h ? J’ai quelque chose à te montrer. Je te donne l’adresse si tu peux passer ça serait bien. J’aurais sûrement un peu de retard donc prend ton temps. Magalie. » Un petit sourire se forme sur les lèvres de Magalie. Un sourire qui n’est pas vraiment bon signe lorsqu’on la connaît et heureusement que la jeune femme ne pouvait pas le voir sinon elle ne serait pas venue au rendez-vous. Dix-sept heures trente la voilà devant la devanture d’un club de sport attendant Lya un sac sur l’épaule. Lorsqu’elle voit la brune s’approcher d’elle, un léger sourire victorieux s’affiche sur ses lèvres. « Bon je vais te dire la vérité c’est une embuscade. Ça te tente de te défouler un peu ? » Elle pointe du bout de ses ongles manucurés l’enseigne du club d’arts martiaux. Un besoin de canaliser sa colère, sa rage, un moyen de se détendre après une journée difficile. Un moyen de se sentir apaisé pour une heure ou deux avant que le stress ne revienne ravagé tous ses efforts. « Tu es toute frêle j’ai peur de te casser mais si tu veux tenter le coup je promets de pas trop abîmer ton visage. » Une lueur de défi brille dans son regard. Elle voulait offrir à Lya la possibilité de pouvoir se défendre si quelqu’un s’en prenait à elle. Elle voulait endurcir un peu son caractère sans dénaturer la femme qu’elle devenait. Parce que la vie est trop fragile, parce qu’en un seul battement de cœur il peut arriver n’importe quoi. Lya pouvait perdre son frère. Elle pouvait se retrouver seule dans une ruelle avec un enfoiré. Elle pouvait se retrouver face à face avec l’homme qui l’a engendré et elle voulait lui offrir une chance de pouvoir éviter les coups. Katie lui avait rappelé Lya toute la journée et c’est à cause de cette affaire qu’elle avait appelé la chanteuse ce jour là. Parce que même si elle ne le dit pas elle voudrait que la famille Sevestre arrive enfin à se remettre sur les rails de leurs vies. Les deux enfants étaient bien trop bousillés par la vie mais elle-même savait qu’il était possible de continuer même quand on a l’impression de ne plus pouvoir avancer, même quand on a plus la force de le faire, même quand on est épuisé, il faut juste arriver à faire confiance aux gens qui tendent la main vers nous. « Alors ? Prête à relever le défi ? » L’avocate espérait seulement que la jeune fille accepterait sans se méfier ni se poser de questions sur ses intentions parce que Magalie n’allait certainement pas lui dire les raisons qui la poussent à faire ça. Il faudrait à l’avocate plus qu’un simple refus pour prouver aux autres qu’au fond de sa carapace se trouve encore un cœur qui bat.
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Jeu 28 Sep - 0:11


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bonjour olyana, tu es libre aujourd’hui vers 17h ? j’ai quelque chose à te montrer. je te donne l’adresse si tu peux passer ça serait bien. j’aurais sûrement un peu de retard donc prend ton temps. magalie.

tes sourcils se froncent. c'est quoi ce plan foireux ? t'aimes pas les surprises, t'aimes pas le mystère non plus. c'est pourtant comme ça que t'es, toi. pleine de surprises. pleine de mystère. mais t'aimes pas ça. t'aimes pas quand t'avances à l'aveugle. et pourtant, le monde est aveugle quand t'es dans les parages. gamine insolente que tu es. je vais voir ce que je peux faire. que tu réponds. tu attends avant tout de recevoir l'adresse afin de te renseigner sur ce lieu de rendez-vous. une salle de sport ? sérieusement ? t'exploses de rire sans vraiment être capable de le contenir. elle ne sait pas dans quelle galère elle s'embarque, l'avocate. parce que s'il y a bien une chose pour laquelle tu n'es pas douée, c'est bien le sport. t'en as jamais fait de ta vie, si ce n'est quand t'étais à l'école. et encore, tu trouvais toujours un moyen d'être dispensée. pour le coup, on ne peut pas dire que tu sois vraiment emballée à l'idée de la retrouver, en fin d'après-midi. pour l'heure, les passants parisiens doivent être divertis. tu abandonnes ton téléphone sur le sol et reprends le contrôle de ta guitare. bonjour paname !

( ... )

dix-sept heures et trente minutes. t'es à la bourre mais, en même temps, elle t'a dit de prendre ton temps. et toi, comme t'es pas emballée, tu ne te presses pas. tu croises les doigts pour que ce ne soit qu'un simple lieu de rendez-vous, que ce ne soit pas la finalité de ton trajet. histoire de mettre toutes les chances de ton côté, t'as fait aucun effort vestimentaire et ta guitare trône fièrement sur ton épaule. l'insolence à l'état pure, la désinvolture d'une âme errante. t'aimes pas les cases en plus de ne pas aimer les surprises et le mystère. t'aimes pas grand chose finalement, tout en aimant tout à la fois. complexité d'un être si fragile. t'arrives même pas à te décider toute seule comme tu détestes le rouge mais que tu aimes la chaleur qui s'en dégage. complexité. tu repères rapidement la silhouette de l'avocate. et tu fourres tes mains dans tes poches avant d'arriver à sa hauteur. bon je vais te dire la vérité c’est une embuscade. ça te tente de te défouler un peu ? tu arques un sourcil lorsqu'elle pointe du doigt le club d'arts martiaux. tes espoirs s'envolent en éclat. t'es foutue mais tu ne montres rien. tu restes stoïque malgré tout. t'es pas emballée et c'est rien de le dire. tu es toute frêle j’ai peur de te casser mais si tu veux tenter le coup je promets de pas trop abîmer ton visage. tes yeux se plissent, tu la sondes. elle est vraiment sérieuse et c'est ça le pire. ou alors c'est ce que tu peux lire au fond de ses prunelles noisettes. tu sais que t'es foutue. tu sais que t'auras pas le choix parce que t'as bien compris qu'elle ne te lâcherais pas. elle te tient au creux de ses iris. t'es coincée, t'as pas d'autre option. alors ? prête à relever le défi ? tu te mords la langue, tu détournes le regard. t'es foutue. c'est pas très fair-play ton histoire. que tu balances en resserrant ton emprise sur la bretelle de ta housse de guitare. tu te mords la lippe inférieure devant tant de faiblesse de ta part. tu sais que j'peux pas refuser et ça, c'est naze. tu te décides enfin à la regarder, droit dans les yeux. depuis quand tu refuses un défi qu'on te propose ? t'es joueuse, c'est un secret pour personne. et la confiance que tu places en elle est bien trop grande pour que tu renonces sans même avoir essayé. elle doit avoir de bonnes raisons de te proposer une telle chose, t'en es persuadée. cependant, c'est bien l'une des rares personnes à qui tu ne cherches pas la petite bête. parce que tu la respectes bien trop pour lui chercher des poux. tu te dis qu'elle sait ce qu'elle fait, tu te dis qu'elle a eu une journée de merde et qu'elle doit avoir un intérêt à te traîner jusqu'ici. cela dit, j'suis pas équipée pour une expédition pareille. tu hausses les épaules et baisses les yeux sur ta tenue vestimentaire. un jean, troué ci et là, une paire de chaussures compensées. rien que ça, c'est pas compatible. faudra trouver autre chose. tu tentes la fuite déloyale. t'as le petit sourire en coin qui te démange, t'as ta gueule d'ange et tu battrais presque des cils mais t'en es pas encore à ce stade-là. t'es pas vraiment dans l’excès, tu ne l'es que rarement d'ailleurs. t'essaies juste de te défiler alors que dans ta boîte crânienne, on te jette les cailloux de la honte.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Ven 29 Sep - 18:57




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Un défi. C’est exactement ce que Magalie proposait à Olyana en ce moment même. Elle savait que la jeune fille sauvage ne pourrait s’empêcher d’accepter. C’était peut-être mesquin de sa part. C’était peut-être bas, une technique dont l’avocat n’était pas fier. Mais elle faisait ces preuves. Le rendez-vous qu’elle avait eu avec Katie l’avait peut-être plus bouleversé qu’elle voulait bien l’admettre. Peut-être que penser qu’un homme comme son père pouvait sortir de prison et vivre en homme libre l’a stressait tellement qu’elle avait besoin de se défouler. Et si elle pouvait faire d’une pierre deux coups elle le ferait. C’est pour ça qu’elle l’a appelé. C’est pour ça que son sourire se dessine légèrement sur ses lèvres, qu’elle cache derrière une cigarette, quand elle voit la jeune femme arriver avec sa guitare sur l’épaule, des chaussures à talons compensé et un jean. Rien de pratique pour ce qu’avait prévue l’avocate. Mais elle s’en doutait totalement, lorsque Lya allait voir l’adresse qu’elle lui avait envoyé elle ferait exprès de ne faire aucun effort. Ça ne la choque pas du tout Magalie et à chaque problème, il y a une solution. c'est pas très fair-play ton histoire. Premiers mots de la jeune femme et l’avocate hausse les épaules. C’est vrai. Ce n’était pas fair play du tout. Magalie savait que si elle avait dit à Lya ou elles allaient vraiment, la brune ne serait pas venue. Trouvant une excuse aussi grosse qu’une maison. On pourrait croire que l’avocate l’a manipulée et d’une certaine façon s’était le cas. Mais rien de grave là-dedans, juste une envie de protéger une femme qu’elle voyait encore au fond comme une enfant blessée. Pourquoi ? Telle est la question. Elle ne saurait répondre à cette interrogation. Pourquoi Magalie voulait protéger Lya et secouait Lionel ? Ils avaient vécu la même chose. Ils avaient subi la même chose. Mais ils vivaient leurs vies différemment. Autant l’un que l’autre faisait n’importe quoi. Seulement la douceur ne fonctionnerait jamais avec l’ainé Sevestre. Il fallait frapper fort, toucher des points sensibles. Alors qu’avec Lya ? Il suffisait d’être honnête et de ne pas cacher son jeu. Pas trop douce. Pas trop dure. Pas trop violente mais un peu quand même. Pour que la brune apprécie quelqu’un il fallait savoir jouer sur tous les tableaux, du moins c’est ainsi que Magalie l’avait analysé. Olyana Sevestre était complexe à décrypter c’est vrai mais une fois cela fait ? C’était simple de savoir comment lui parler. « Je ne joue qu’avec mes propres règles. Ça m’évite de perdre. » Et effectivement Magalie était totalement honnête avec elle. Elle ne jouait que lorsqu’elle connaissait les règles et qu’elle pouvait en tirer avantage. On pouvait la voir comme une femme intelligente ou totalement manipulatrice. Les deux pouvaient fonctionner dans son cas. tu sais que j'peux pas refuser et ça, c'est naze. Un petit sourire s’affiche sur son visage et elle ne dit rien. Effectivement, elle savait qu’elle ne pouvait pas refuser ça. Mais elle trouverait comment éviter ce défi avant d’accepter. Parce que Magalie ne lâchera pas l’affaire aussi facilement. cela dit, j'suis pas équipée pour une expédition pareille. Et voilà l’excuse. Le sourcil de l’avocate se relève devant autant de mauvaise foi. Elle croise ses bras sur sa poitrine et attend patiemment la suite. Que va lui dire Lya maintenant ? faudra trouver autre chose. Un petit rire sort de ses lèvres et elle secoue la tête. Non ça ne marche pas comme ça. Et si tu en remettais une couche Magalie ? Tu vas bien finir par arriver à tes fins. « Je suis surprise… Je ne m’attendais pas à ce que tu abandonnes aussi vite. » Elle secoue de nouveau sa tête comme si elle était déçue. Elle s’y attendait. Qui voudrait se faire prendre en traître comme Magalie le faisait avec Lya en ce moment même ? Qui voudrait se retrouver sur un ring avec elle, surtout lorsqu’on est plus rêveuse que violente ? Personne. « Comme tu peux le voir je ne suis pas plus équipé que toi pour un combat. » Elle laisse glisser ses doigts sur son tailleur et pointe ses talons aiguilles. Pas vraiment prête pour un ring c’est vrai. Son sac de sport ? Il n’est là que pour une seule chose. Son équipement de boxe. Parce qu’elle ne supporte pas d’en prendre à la salle, il lui faut le sien. Chiante ? Oui totalement. Elle relève la tête vers Lya et elle pointe ensuite ses doigts sur une boutique non loin d’elles. « OH mais regarde ça ! Ce n’est pas un magasin de sport juste à côté ? Mince… Tu crois qu’on peut prendre quelque chose là-dedans pour nous ? » Elle mordille l’intérieur de sa joue pour éviter de rire, l’hypocrisie s’entend dans le ton de sa voix mais ce n’est toujours pas méchant. Comme si elle ne pouvait pas l’être avec la jeune fille. Comme si se montrer dure mais à la fois gentille était la seule manière qu’elle avait d’atteindre Lya. Elle avance ensuite vers le magasin et se retourne vers elle. « Aller Lya tu viens ? Je te paierais un verre ou deux après c’est promis. » Une promesse qu’elle tiendrait sans aucun doute Peut être que Magalie aurait simplement pu lui dire la vérité, lui raconter sa journée et lui annoncer qu’elle avait penser à elle devant Katie parce qu’elles se ressemblaient. Mais il faudrait arracher les dents de l’avocate pour qu’elle passe aux aveux. . Alors Lya cette fois-ci, c’est bon, tu as perdu ou tu vas trouver une nouvelle manière d’esquiver ?
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Sam 30 Sep - 13:36


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tu t'es faite avoir. le brin d'espoir qu'il te restait, avant que tu n'arrives, s'est envolé avec la fumée de la cigarette que tient l'avocate entre ses doigts aux ongles manucurés. elle t'a berné l'avocate et toi, t'es tombée dans le panneau, comme une simple débutante. tu l'écoutes t'exposer son projet de cette fin de journée. tu restes silencieuse, tu ne veux pas l'interrompre, comme s'il pouvait y avoir autre chose derrière tout ça. comme si ce n'était qu'une blague de plus qu'il faudrait ajouter à ta liste. mais y a pas d'chute. y a pas de semblant de sourire ou d'un quelconque autre indice qui pourrait te faire penser qu'elle plaisante. et puis, y a ce défi, lancé en pleine face pour que tu ne puisses pas être en mesure de refuser. elle est douée l'avocate, très douée. tu soulignes l'absence de fair-play de sa part parce qu'elle a visé juste. elle est redoutable, t'avais pas besoin d'une preuve de plus, t'avais déjà bien enregistré l'information. je ne joue qu’avec mes propres règles. ça m’évite de perdre. tu approuves en silence sa façon de penser, la simple petite moue qui se dessine sur ton visage suffit à indiquer que t'es d'accord avec ce qu'elle avance. et puis, on ne va pas se mentir non plus, à ce petit jeu-là, t'es pas la dernière des idiotes. faut avouer que tu fais pareil. jouer avec tes propres règles pour être certaine de gagner. tu baignes dedans. t'as jamais vraiment pensé que ça pouvait faire de toi une femme redoutable, manipulatrice de hautaine. parce qu'au fond, c'est pas c'que tu es. t'es juste paumée et tu veux plus que quoi que ce soit puisse t'atteindre. c'est pour cette raison que la vie n'est que vaste terrain de jeu à tes yeux. c'est pour cette raison que tu prends les gens pour des cons, sans vraiment trop le vouloir. tu vas, tu viens. tu ris et tu pleures. tu vis et tu meurs. y a des hauts et des bas et toi, t'essaies de contourner les obstacles sans que ce soit très réussi. au moins, t'aurais l'mérite de pouvoir scander que t'as essayé. tu lui dis que tu ne peux pas refuser, que c'est naze d'avoir osé parler ouvertement de défi. gamine joueuse. et puis, t'essaies de contourner la chose. tu r'gardes ta tenue vestimentaire. t'es pas équipée. t'essaies de contourner l'obstacle. je suis surprise … je ne m’attendais pas à ce que tu abandonnes aussi vite. alors ça. tu te mords la langue. t'aurais presque eu l'audace d'oublier la puissance de sa répartie. t'as ouvert la bouche pour pouvoir lui répondre. t'as essayer de te justifier mais elle ne t'en a pas laissé le temps. comme tu peux le voir je ne suis pas plus équipé que toi pour un combat. et si elle était là, ta porte de sortie ? peut-être qu'elle se fout royalement de ta gueule depuis le début après tout. magalie, c'pas une avocate comme les autres. magalie, elle a cette rage, cette fougue, cette force en elle. c'est violent tant c'est impressionnant. elle serait capable de déformer la vérité juste pour que t'ais un coup d'panique. j'ai pas abandonné, d'abord. que tu lâches tout en croisant les bras sur ta poitrine. du coup, j'suis en train d'me dire que t'es trop canon pour un ring. alors soit tu t'fous d'ma gueule, soit tu comptes vraiment m'apprendre à m'battre avec une folle furieuse armée d'une paire d'escarpins ? t'es dubitative. tu grimaces légèrement. t'es pas du genre violente. tu craches des mots blessants, des mots vexants. tu cherches la p'tite bête, tu titilles, tu harcèles. mais jamais t'en viens aux mains. les mots sont plus assourdissants que les coups. tu l'as appris à tes dépends. t'as connu la manière forte des poings qui s'écrasent sur ta peau. toi, t'as voulu essayer l'autre façon de blesser sans que ça ne laisse de traces visibles. pour être honnête, tu ne sais pas te battre et tu ne sais même pas si tu as envie d'apprendre. le fond du problème, c'est peut-être bien que t'as peur d'être aussi douée que ton père, comme la peur que ce genre de choses soit héréditaire. c'est pas tant que tu te défiles, c'est plus que tu redoutes. oh mais regarde ça ! ce n’est pas un magasin de sport juste à côté ? mince … tu crois qu’on peut prendre quelque chose là-dedans pour nous ? la bouche ouverte, tu soupires tout en te retenant de rire. la garce. t'étais tellement préoccupée par cette maudite salle de sport que t'as même pas fait l'tour du propriétaire. t'aurais vu la boutique, t'aurais vu le piège arriver. t'as pas été opérationnelle sur le coup et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. aller lya tu viens ? je te paierais un verre ou deux après c’est promis. léger mouvement de recul de ta part alors que l'avocate se dirige déjà vers le magasin. tu crois sérieusement m'acheter avec de l'alcool ? bon, soyons honnêtes une fois de plus, t'es pas contre l'idée. cela dit, tu n'es pas certaine que le jeu en vaille la chandelle. et puis toi, y a un truc qui te dérange dans l'équation. la question du règlement. c'pas pour rien que tes jeans sont quasiment tous troués. c'pas pour rien que les magasins, tu les fuis comme la peste. tu roules pas sur l'or et t'as pas d'boulot assez stable pour te garantir un salaire régulier à a fin du mois. tu te démerdes avec ce que t'as. et aujourd'hui, la recette n'a pas été fameuse. faut que t'achètes des clopes et peut-être un ou deux écarts au règlement, histoire de passer une soirée à peu près convenable ou au moins pour pouvoir dormir. t'es pas du genre à saisir la main qu'on te tend et ça te mettrait mal à l'aise que l'avocate règle la note. t'sais qu'y a un problème d'ordre financier dans l'histoire. que tu commences à déblatérer tout en revenant à sa hauteur. j'peux pas m'le permettre et t'es pas la banque de france. t'as pas envie de ce genre de cadeau dissimulé. t'aimes pas quand on s'occupe de toi, t'as jamais vraiment pu le supporter. t'as déjà du mal à laisser lionel te payer un kebab alors clairement, laisser une avocate se charger de t'acheter des fringues de sport, c'est pas dans tes cordes.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Lun 2 Oct - 20:35




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
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j'ai pas abandonné, d'abord. Ce ton-là la fait sourire l’avocate, parce que c’est à cet instant précis qu’elle la voit encore comme une adolescente butée. Comme une enfant qui refuse de faire quelque chose mais qui ne veut surtout pas l’avouer. Et ce sourire vaut beaucoup plus qu’une parole, parce que Magalie se moque gentiment de Lya. Elle se moque de la manière dont elle essaie de s’échapper, de la manière dont elle essaie de s’esquiver tout en essayant de garder la pseudo-victoire de ce défi idiot. Parce qu’effectivement si elle n’avait pas la tenue adéquate que pouvait dire l’avocate à ça ? Elle lui présente la sienne de tenue, son tailleur, ses talons, elle non plus n’était pas en tenue pour un tel exercice. du coup, j'suis en train d'me dire que t'es trop canon pour un ring. alors soit tu t'fous d'ma gueule, soit tu comptes vraiment m'apprendre à m'battre avec une folle furieuse armée d'une paire d'escarpins ? Elle hausse un sourcil l’avocate, parce que non elle ne se fout pas de sa gueule et oui elle aimerait bien lui apprendre à se battre avec une paire d’escarpins. « Tu ne sais pas ce que je peux faire avec ses armes. Je t’assure qu’une bonne paire d’escarpins c’est encore mieux qu’un couteau. » Elle dit ça simplement parce qu’elle ne pouvait s’empêcher d’avoir ce genre de chaussures, que l’avocate se sentait diminué sans elles, comme si voir le monde de plus haut était plus important que le confort d’une bonne paire de basket. Puis elle porte le coup fatal en pointant le magasin du bout du doigt, elle savait que Lya ne l’avait pas vu, ça se lit sur son visage et ça l’a fait sourire encore plus. Elle lance dans la conversation qu’elle lui paiera un verre ou deux si elle accepte de venir avec elle. tu crois sérieusement m'acheter avec de l'alcool ? L’avocate tourne légèrement la tête vers elle, juste une seconde, juste un instant pour être sûre que la phrase avait été lancé avec un certain humour. Les deux femmes ne se connaissaient pas assez pour qu’elle soit sûre qu’elle ne l’ait pas vraiment pris. Magalie hausse les épaules avant de lancer dans l’air. « J’ai juste besoin d’un verre ou deux. Si tu veux m’accompagner ça ne serait pas de refus. C’est triste de boire seule. » Mais ça n’empêcherait pas l’avocate de boire un bon verre de vin en rentrant chez elle si la jeune femme ne souhaitait pas en boire un avec elle. Elle s’en foutait l’avocate de boire seule, elle appréciait simplement la présence de Lya. Elle continue d’ailleurs d’avancer vers la boutique de sport alors que la voix de la brune se glisse dans ses oreilles sur une autre question. Une question de financement. t'sais qu'y a un problème d'ordre financier dans l'histoire. j'peux pas m'le permettre et t'es pas la banque de france. Elle s’y attendait à ça. Et cette fois-ci elle sait que ce n’est pas de la mauvaise foi. Elle sait qu’elle n’essaie pas de s’esquiver. Elle sait l’avocate que Lya ne voudra pas qu’elle paie pour elle alors que financièrement Magalie le pouvait sans problème. C’est ce qu’elle apprécie le plus chez elle, cette manière de vouloir s’occuper d’elle-même seule. Elle ne sait pas comment sont les rapports entre Lionel et elle mais elle se doute que même avec lui elle n’accepterait pas son argent. Magalie pourrait hausser les épaules, jouer les milliardaires et éparpiller son argent devant une gamine qui ne roule pas sur l’or mais ce n’était pas du tout son style à la brune. L’argent n’a jamais été sa principale occupation. L’argent n’a jamais été un problème pour elle mais elle cracherait dessus si ça lui avait offert une autre vie. C’est pour ça qu’elle ne veut pas dire à Lya qu’elle s’en fout de payer pour elle, même si c’était le cas au fond. Parce que ça la rabaisserait la petite. Ça l’humilierait et ce n’est pas du tout ce qu’elle veut. « Eh bien prends ça pour un investissement sur le long terme. Si ça te plaît et que tu veux revenir tu auras déjà une tenue et si tu n’aimes pas du tout ? Tu en feras ce que tu veux, la rendre, l’offrir à quelqu’un, la vendre pour me rembourser peu importe. » Elle se tourne vers Lya et s’arrête en plein milieu de la rue, elle regarde la demoiselle et décide qu’il était temps de lui offrir une part de la vérité, une part du pourquoi elle avait envie d’aller dans cette salle aujourd’hui. « J’ai vraiment besoin de me défouler aujourd’hui... Et je veux que tu viennes avec moi. » Sous cette vérité à peine voilée, elle voudrait lui dire qu’elle avait besoin qu’elle vienne avec elle. Non pas pour elle, non pas pour lui servir de punching-ball. Pour ça elle aurait appelé quelqu’un d’autre. Mais pour l’aider elle, pour l’aider à se défouler elle, pour lui apprendre à se défendre et au fond l’avocate aimerait que ça plaise à Lya. Elle aimera lui en apprendre davantage. Parce qu’elle comprenait qu’elle n’est pas envie d’être protégée, qu’elle n’est pas envie d’être chouchouté, qu’elle veuille s’en sortir seule, mais parfois on a besoin d’une main tendue. Et c’est exactement ce qu’elle lui offrait à cet instant, une main tendue, déguisée derrière un jeu, derrière un défi. Et c’est en la regardant qu’elle comprend Magalie, c’est là qu’elle comprend que sous ses refus quelque chose se cache, quelque chose de bien plus gros, quelque chose de bien plus profond, quelque chose qui l’empêche d’avancer dans ce magasin, quelque chose qui la brûle de l’intérieur. « Qu’est ce qui t’inquiète vraiment Lya ? » Ce n’est pas la peur de se faire mal, la peur de se prendre un mauvais coup par l’avocate et Magalie le sait, elle le sent. C’est autre chose. Elle voudrait que Lya se libère de ses douleurs, de ses démons mais elle ne sait pas vraiment si elle le fera. Lorsqu’on garde des peurs au fond de soi on finit par ne plus vouloir les lâcher. Comme si en les énonçant à voix haute elles devenaient réelles. « On peut partir si tu n’es vraiment pas à l’aise. » Parce qu’il ne faut pas qu’un défi mette mal à l’aise la jeune femme. Parce que Magalie ne veut pas faire remonter trop de souvenirs dans la tête de la brune. Vouloir l’aider au détriment de ses sentiments n’était certainement pas une bonne idée et même si l’avocate était têtue elle ne la forcera pas à faire ce dont elle n’avait pas envie pour apaiser ses propres inquiétudes.
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Lun 2 Oct - 22:18


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la question de la tenue vestimentaire étant primordiale dans l'histoire, tu te permets d'évoquer la sienne et d'ironiser sur le port d'escarpins. tu ne sais pas ce que je peux faire avec ses armes. je t’assure qu’une bonne paire d’escarpins c’est encore mieux qu’un couteau. l'expression de ton visage marque ton approbation quant à la méthode. cela dit, toi, tu restes perplexe. faudrait déjà savoir marcher avec de telles échasses. tu regardes les chaussures de l'avocate et tu t'imagines parfaitement, titubante au possible. en ce qui te concerne, une bonne vieille paire de converses, y a pas mieux. ou alors des compensées. ou encore des talons assez larges pour être stable. l'équilibre et toi, ça n'a jamais vraiment fait bon ménage. c'est peut-être pour ça que t'aimes tant tenter le diable en marchant sur les rebords bien trop étroits de les toits d'immeubles de paname. goût du risque ou simple inconscience, à chacun son analyse des faits. porter de tels objets de torture ne t'a jamais vraiment attiré. t'imagines déjà les ampoules douloureuse sur tes pieds bien trop habitués à parcourir la capitale. t'imagines aussi ce sentiment d'emprisonnement que l'on doit ressentir, à tel point qu'il parait que c'est une libération de les retirer, à la fin de la journée. tu te dis que t'es pas promise à une carrière brillante et que, de ce fait, t'auras pas besoin de te poser autant de questions, que t'auras pas besoin de songer un seul instant à coincer tes petons dans un espace aussi réduit. ça te passe complètement au-dessus de la tête cette histoire de talons hauts mais, en y réfléchissant bien, tu penses que t'aimerais pas tant que ça te faire botter le cul par une midinette armée de la sorte. loin de toi l'idée de penser que magalie est une midinette d'ailleurs. non, elle c'est hulk qui s'est gentiment immiscé dans un corps de femme. pendant que tu pars dans des délires d'un autre genre, l'avocate, elle, elle ne perd pas le nord. le magasin de sport, la proposition de t'offrir un verre à la fin de la séance. tu fais de l'humour en lui demandant si elle compte t'acheter avec de l'alcool. l'entreprise pourrait peut-être bien fonctionner mais il faudra être plus convaincante. j’ai juste besoin d’un verre ou deux. si tu veux m’accompagner ça ne serait pas de refus. c’est triste de boire seule. tu joues la gamine faussement outrée. et en plus tu me prends par les sentiments. c'est dégueulasse comme façon d'procéder. même pour une avocate. t'as la voix moqueuse de l'enfant que tu es encore malgré tout. jusqu'à ce que la réalité de la situation te rattrape en un battement de cils. ta recette du jour ne te permet pas de faire un écart aussi important dans ton budget du mois. et il est clairement hors de question qu'elle règle la totalité de l'addition. pour le coup, si t'étais enfin prête à céder au défi qu'elle t'a lancé, tu renonces avant même d'avoir pu accepter. tu replaces la housse de ta guitare sur ton épaule avant de trottiner pour la rattraper et lui expliquer que tu n'es pas en position de te permettre une telle dépense et qu'elle ne sera pas ton porte-monnaie de la journée. eh bien prends ça pour un investissement sur le long terme. si ça te plaît et que tu veux revenir tu auras déjà une tenue et si tu n’aimes pas du tout ? tu en feras ce que tu veux, la rendre, l’offrir à quelqu’un, la vendre pour me rembourser peu importe. t'aurais dû te douter qu'elle ne lâcherait pas l'affaire aussi facilement. c'est pas dans sa nature. elle doit être aussi bornée que toi quand on y regarde de plus près. sauf que les dix années qui vous séparent lui procure l'avantage de l'expérience. j’ai vraiment besoin de me défouler aujourd’hui ... et je veux que tu viennes avec moi. y a quelque chose dans son regard qui te fait comprendre qu'elle ne te dit pas tout. mais toi, tu ne t'amuseras pas à creuser plus profondément sous la surface. pas avec elle. tu la respectes bien trop pour jouer à ce petit jeu. tu te contentes de soupirer, comme si tu n'étais bonne qu'à ça. tu te résignes parce que tu sens que peu importe ce que tu trouveras à redire, elle n'acceptera pas un refus de ta part. que l'excuse soit financière n'est qu'un détail, bien qu'il soit important à tes yeux. accepter une main tendue n'est pas dans tes habitudes. elle a beau ne pas te connaître tant que ça, elle doit bien le savoir, l'avoir même deviné. mais tu ne t'attendais pas à ce qu'elle décèle autre chose en toi. qu’est ce qui t’inquiète vraiment lya ? la boule au fond de ton estomac, la difficulté à déglutir. tu te mords la lippe inférieure et tu fuis son regard. y a une lutte qui s'déroule à l'intérieure de toi et t'y participes sans vraiment avoir le choix. toutes ces questions auxquelles tu penses à longueur de temps mais que tu ne poses à personne, encore moins à ton frangin. tous ces doutes qui n'ont de cesse de te tirailler mais dont tu tais l'existence parce que ce sont tes problèmes à toi et à personne d'autre. ton père, il t'obsède, et pas dans le bon sens du terme. ton père, il te hante. oui, c'est ça le terme exact. bien trop longtemps qu'il est derrière les barreaux et toi, tu songes au jour où il sortira plus souvent qu'à ton tour. et si, toi, t'étais pareille que lui ? t'as souvent eu cette question en tête, comme une ritournelle qui resterait ancrée dans ta mémoire. on peut partir si tu n’es vraiment pas à l’aise. comme un retour à la réalité que tu t'prends en pleine face, tu hausses les épaules pour faire quelque chose plus que par réel désir de les faire bouger. c'est juste que ... t'humidifies tes lèvres comme si ça pouvait t'aider à rassembler tes pensées confuses et pourtant si claires à la fois. encore un soupir et tu relèves la tête. l'expression changeante, tu t'es défilée parce que t'es pas encore prête pour ça. tu pourrais lui confier ton monde avec un peu de temps mais ça, ça c'est bien trop gros pour être déposé entre des mains si parfaitement manucurées. bon, on va les chercher ses affaires ou quoi ? tout d'un coup bien trop excitée par la perspective de cette fin d'après-midi. ça sonne faux tout ça mais t'as vraiment d'autre choix que d'agir ainsi. pour ta propre protection et celle des autres. j'te rembourserai quoi qu'il arrive. au centime près même. et cette fois-ci, c'est toi qui reprends la marche et qui pénètre dans le magasin la première. fuite en avant.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Mer 4 Oct - 17:10




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
faudrait déjà savoir marcher avec de telles échasses. Un sourire nostalgique éclaire le visage de l’avocate quand elle se revoit prendre les chaussures trop grandes de sa mère pour apprendre à marcher avec des talons. Ce besoin de se sentir grande, en taille et en âge. Cette envie de grandir elle la toujours garder même aujourd’hui. Comme si soudainement en retirant ses talons elle redevenait une enfant. Une illusion qui reste ancrée au fond d’elle et qui l’oblige à secouer la tête. Elle regarde les chaussures de la brune et elle trouve sa tenue très bien, l’avocate n’allait certainement pas juger quelqu’un sur les chaussures qu’il portait. Chacun ses goûts après tout. Elle lui propose ensuite de venir boire un verre après cette séance de sport. Proposition aussitôt contrée par Lya qui lui demande si elle l’achète avec de l’alcool. Enchéris par une demie vérité lâchée par l’avocate, elle avait besoin de boire un verre mais elle n’avait pas envie d’être seule à ce moment-là. et en plus tu me prends par les sentiments. c'est dégueulasse comme façon d'procéder. même pour une avocate. Un grand sourire hypocrite vrille sur ses lèvres en entendant ça. Pas blessé pour un rond l’avocate pouvait effectivement utiliser des techniques dégueulasse pour arriver à ses fins. « J’ai toujours été une connasse. » S’insulter elle-même n’a jamais été un problème. De mauvaise foi avec les autres elle se connaissait parfaitement bien. Elle savait comment elle pouvait être et elle ne s’est jamais menti elle-même. Quand elle abusait elle le savait. Quand elle était trop violente elle le savait. Mais ça ne l’empêchera pas de continuer. Elle se retourne vers Lya et c’est là qu’elle le voit. Qu’elle voit des reflets d’une profonde réflexion qui n’a absolument rien à voir avec le paiement de sa tenue ou simplement avec l’activité que l’avocate lui proposait, c’est pour ça qu’elle lui demande ce qu’il se passe, ce qui l’inquiète vraiment au fond. Lui proposant même de laisser tomber si elle était trop mal à l’aise. c'est juste que ... L’avocate reste subitement silencieuse, une technique qui fonctionne avec ses clients, ne rien dire pour leur laisser le temps de se reprendre ou de parler. Si la jeune femme voulait lui en parler elle le fera, si elle ne le souhaitait pas elle ne la forcera jamais à lui dire la vérité. Mais au fond Magalie sait qu’elle creusera cette histoire avec douceur et précaution parce que sous ce regard sombre se cachaient bien trop de démons, bien trop de douleurs que la brune ne semblait n’avoir jamais avoué à quiconque. L’avocate pouvait mettre sa main au feu que cette brume au fond de ses yeux finirait par la dévorer de l’intérieur si elle ne disait rien à personne. bon, on va les chercher ses affaires ou quoi ? Elle hoche la tête dans un silence religieux, du temps, il faut du temps à Lya pour remettre ses esprits dans l’ordre et elle respectait ça parce qu’elle était comme elle. Parfois quand le passé refaisait soudainement surface dans son esprit il lui fallait simplement du temps et du silence pour revenir dans le présent et retirer ses ombres de son cerveau. Remonter le mur de briques et cacher le tout derrière une tonne de ciment. j'te rembourserai quoi qu'il arrive. au centime près même. Elle ne lui fera pas l’affront de refuser son paiement parce que ça serait la rabaisser plus bas que terre et lui rappeler qu’elles n’avaient pas le même compte en banque. Même si elle voudrait lui dire que ce n’était pas important elle se doutait que Lya avait besoin de lui dire qu’elle la remboursera pour se sentir plus à l’aise avec l’idée que l’avocate lui paie ses vêtements. Elle hoche donc la tête tout en secouant la main devant elle. « J’y compte bien. » Elle rentre enfin dans la boutique et le sourire forcé de la vendeuse la crispe jusqu’à ses orteils dans ses chaussures. Elle détestait tellement faire les magasins, elle détestait que les vendeuses lui sautent dessus comme si elles n’avaient pas vu de client depuis des siècles. Alors elle esquive l’avocate et se balade dans les rayons en sachant très bien ce qu’elle recherche. Lorsque la vendeuse est proche d’elle, prête à l’intercepter avec cette phrase vieille comme le monde, vous voulez de l’aide ? Elle se retourne rapidement vers la jeune femme. « Active toi Lya je vais finir par frapper dans le visage de la vendeuse. » Non Magalie n’avait pas chuchoté cette phrase, bien au contraire, elle l’avait dit à voix haute pour que justement le démon en jupe crayon ne s’arrête pas près d’elle. L’avocate n’était pas une mauvaise cliente elle ne supportait pas l’hypocrisie des vendeuses c’est tout et même si elle ouvrait sa gueule pour faire partir l’autre femme, elle n’aurait jamais envoyé son poing dans son visage, l’essentiel c’est qu’elle, elle le croyait. Elle relève les yeux au ciel et elle récupère une tenue et des chaussures avant d’attendre le choix de Lya et de se rendre à la caisse. Les achats encaissés les deux demoiselles se retrouvent dans la rue et l’avocate se retourne vers sa cadette un sourire moqueur au coin des lèvres. « T’as encore cinq minutes pour abandonner. » Et sous ses airs moqueurs, elle offrait à la jeune femme une dernière échappatoire, une dernière porte de sortie, une dernière chance de s’en sortir. Même si au fond d’elle, elle savait l’avocate qu’elle ne reculera pas. Elle s’en doutait au fond mais comme elle ne comptait pas lui redemander ce qui n’allait pas elle préférait trouver des moyens détournés que de rentrer directement dans le tas. Parce que la fragilité qu’elle voyait dans les gestes et dans le regard de Lya ne lui donnait pas envie de la secouer, ne lui donnait pas envie de l’obliger à parler. Alors elle entraîne enfin la brune dans la salle de sport et elle reste un instant, silencieuse admirant les autres combattre et se défouler. Il n’y avait aucune violence aux yeux de Magalie, elle voyait le ring comme un sport, elle voyait la boxe comme un défouloir, elle ne voyait pas cet endroit comme un repère d’enfoirés prêt à défoncer la tête du premier venu, la plupart d’entre eux ne s’étaient même jamais battu en dehors de cet endroit. D’une certaine façon elle se sentait chez elle et ça peut se voir à la décontractassions de ses muscles et au soupir qui se glisse hors de ses lèvres. Un homme plus vieux qu’elles se déplacent jusqu’à elles et frappe dans le bras d’un autre, en pointant Lya du doigt. « Regarde Tom, l’avocate a ramené une nouvelle victime. » L’avocate lève un sourcil et pose son regard sur la jeune femme. « Regarde Lya, Jeremy a ramené son cerveau aujourd’hui. » Mais cet échange était loin d’être méchant au vu du rire qui sort de la bouche du Jeremy en question. Il attrape Magalie dans ses bras et la soulève du sol, elle se tend instinctivement et elle grogne comme un chien qui se sent en danger. « Lâche moi bordel ! » Il la relâche en riant et se tourne vers Lya. L’avocate fait donc les présentations, en lui expliquant que Jeremy était son instructeur depuis qu’elle a commencé la boxe des années auparavant. « Tu peux venir t’entraîner avec-moi si tu veux ma jolie. Je ne te ferais pas de mal promis. » Voilà exactement pourquoi l’avocate détestait autant qu’elle aimait ces salles, il y avait toujours un homme pour lui rappeler qu’elle était une « faible » femme. Et aujourd’hui c’était au tour de Lya. Elle laisse la jeune femme se défendre toute seule, parce qu’elle la savait capable de remettre en place un abruti qui n’avait visiblement pas son cerveau au bon endroit. Douce et sauvage la gamine savait doser ses deux côtés de sa personnalité avec un art assez intéressant à voir.


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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Dim 22 Oct - 0:38


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elle fait preuve d'ingéniosité l'avocate. elle a trouvé le bon filon pour te faire craquer, ou du moins te donner l'eau à la bouche. tu ne te gênes d'ailleurs pas pour appuyer sur le fait que sa méthode laisse à désirer. j’ai toujours été une connasse. tu te retiens de rire et lèves les yeux au ciel avant de la rejoindre au petit trot. s'en suit une réflexion intense. des mots qui voudraient dépasser la barrière de tes lippes rosées mais qui ne le feront pas pour autant. parce que tu gardes toujours tout pour toi. parce que t'es pas de celles qui se plaignent pour un oui ou pour un non. parce que t'aimes pas qu'on te prenne en pitié. t'es pas comme ça toi, t'es pas du genre à laisser les autres s'occuper de toi. t'as appris à t'occuper de toi toute seule. t'as même eu du mal à laisser lionel prendre soin de toi. il est maladroit ton frère mais il a toujours été là. et toi, tu passes ton temps à fuir, à courir contre le sens du vent. la peur de tout perdre en un battement de cils, ça te fait faire n'importe quoi. et ça doit également te faire penser à n'importe quoi. alors tu gardes tes réflexions pour toi et préfères concentrer ton attention sur l'acquisition de fringues pour cette fin de journée sportive. tu promets d'ailleurs de rendre, jusqu'au dernier centime, l'argent que magalie aura déboursé pour l'activité qu'elle te réserve. j’y compte bien. un rapide mouvement de tête et tu pénètres dans la boutique. tu adores traîner dans les magasins. tu n'as pourtant pas les moyens de t'offrir quoi que ce soit. tu aimes flâner, tu aimes imaginer ce que tu pourrais porter sans pour autant pouvoir en profiter réellement. pour certains, cela s'apparente aisément à de la torture psychologique. pour toi, c'est juste cette envie de toucher un rêve inaccessible du bout de tes doigts de guitariste abîmés. alors tu regardes, tu farfouilles comme si tu n'étais pas pressée par le temps qui défile à toute allure. active toi lya je vais finir par frapper dans le visage de la vendeuse. la voix de l'avocate te ramène à la réalité et, du coin de l’œil, tu observes la terreur qui se reflète dans les prunelles de la vendeuse. c'est vrai qu'elle est pas commode la grande brune mais après tout, toi, ça ne t'a jamais dérangé, bien au contraire. en la regardant sélectionner ses articles à la hâte, tu avoues te calquer sur ses mouvements. t ne veux pas la faire languir, ni même qu'elle perde son sang froid. elle bouscule tes habitudes, elle va vite et te transmet cette impatience au passage. en deux temps et trois mouvements, tu te retrouves à l'extérieur du magasin, les achats te concernant dans tes mains. t’as encore cinq minutes pour abandonner. tu voudrais renoncer, sincèrement. mais finalement, tu n'es pas certaine que ce soit le bon choix. combattre tes démons, tu le fais tous les jours, à ta manière. cette fois-ci, ce sera plus intense, plus inattendu également. tu vas devoir redoubler d'effort pour ne pas t'effondrer, tu le sais. et le combat qui se livre dans ta caboche pleine de rêves est féroce. tu ne lâches pourtant pas prise, désireuse de montrer à l'avocate que tu n'es pas une poule mouillée, que tu n'es plus une gamine, que t'en as dans le ventre. te bercer d'illusions pourrait être un bon moyen pour t'aider à avancer. et encore, cela n'est pas sûr. ton manque de maturité te pousse à lui tirer la langue et à t'avancer vers la salle de sport pour unique réponse. tu ne veux pas lui donner le plaisir de t'avouer vaincue avant même d'avoir commencé. tu sais que tu le feras bien assez tôt et tu cherches à retarder l'échéance. un fois à l'intérieur, tes prunelles balaient l'endroit. tu ressens cette vague de chaleur incroyablement intense. tu ressens aussi le fait que tu ne seras pas à la hauteur. t'es pas pessimiste, t'es pas défaitiste. c'est pas dans tes habitudes, loin de là. tu te trouves largement réaliste. faut l'avouer, t'es clairement dans la merde. regarde tom, l’avocate a ramené une nouvelle victime. et cette remarque ne peut d'ailleurs que t'encourager à te croire totalement incapable d'accomplir un miracle aujourd'hui. regarde lya, jeremy a ramené son cerveau aujourd’hui. tes joues se gonflent afin de retenir l'éclat de rire qui menace de s'échapper. tu comprends bien vite cependant que leur échange est tout à fait banal à leur façon de se regarder. l'homme la prend dans ses bras, ce qui engendre un grognement de la part de l'avocate. lâche moi bordel ! tu restes silencieuse toi. petite poupée qui sombre dans un monde qui n'est pas le sien. la timidité de l'enfant que tu pennes à laisser s'en aller refait surface alors qu'elle prend le temps de te présenter l'homme qui lui a appris tout ce qu'elle sait. tu bois ses paroles, hypnotisée par la force dont elle fait preuve, encore aujourd'hui. t'es admirative, jolie poupée. tu l'admires l'avocate et tu ne saurais même pas expliquer pourquoi. tu peux venir t’entraîner avec-moi si tu veux ma jolie. je ne te ferais pas de mal promis. changement de décor radical. la voix du dénommé tom t'agresse les oreilles et rompt le charme de la scène précédente. tu te mets automatiquement sur la défensive, sourcil arqué et visage perplexe. c'est exactement le genre de réflexion qui sort de la bouche du genre d'homme que tu représentes. toute la lourdeur de chacun de tes mots se ressent dans l'intonation de ta voix. sauvage et certainement pas apprivoisable. tu ne représentes aucun intérêt pour un quelconque apprentissage. la plastique ne fait malheureusement pas tout. que tu conclus, l'innocence de ton jeune âge bien ancré sur ton faciès et le haussement d'épaules totalement désintéressé. les mots ont toujours été ta plus belle arme et tu en uses et en abuses. tu ne paies pas de mine comme ça et pourtant, tu es redoutable. l'aperçu que tu viens d'offrir à cet homme, fort plaisant à admirer au demeurant, devrait suffire à lui faire fermer son clapet. quoi qu'il se pourrait qu'il en redemande mais tu as encore de nombreuses cartes dans tes manches. tu préfères tout de même éviter d'avoir à le ridiculiser aussi aisément en t'adressant à l'avocate. j'ai soudainement très envie de ce verre dont tu m'as parlé plus tôt alors je pense qu'il serait judicieux de s'y mettre le plus rapidement possible. que tu suggères enfin. ton trop plein d'enthousiasme n'est pas des plus réel mais si cela pouvait te tirer d'affaire en passant, tu ne serais pas contre.




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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Mer 1 Nov - 18:11




Olyana Sevestre & Magalie Voisin  
"La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !"
Magalie reste silencieuse laissant Lya se défendre sans même se faire de souci pour elle. Elle se doutait qu’elle ne se laisserait pas faire et lorsque Jeremy essaye d’ouvrir la bouche pour se mettre au milieu, elle glisse son doigt sur son bras pour qu’il cesse immédiatement de parler. Non Lya n’avait pas besoin de son aide. Non Lya pouvait très bien répondre à un abruti se pensant supérieur à elle. Elle n’avait aucun doute là-dessus. c'est exactement le genre de réflexion qui sort de la bouche du genre d'homme que tu représentes. tu ne représentes aucun intérêt pour un quelconque apprentissage. la plastique ne fait malheureusement pas tout. Magalie mordille l’intérieur de sa joue pour éviter de rire mais Jeremy se fait un plaisir de s’esclaffer en entendant sa réplique. Ça fait mouche en tout cas puisque l’autre abruti cesse immédiatement de rire. Ou même de sourire. Ça fait mal hein ? Voilà ce que c’est de s’en prendre à quelqu’un sans la connaître. De se fier à son petit gabarit et à son doux visage. Il a au moins l’intelligence de la fermer et de ne pas descendre de son ring. Voilà une bonne idée. Magalie aurait fini par mettre son grain de sel et Tom devait bien s’en douter parce qu’il jette un œil sur l’avocate qui sourit à cet instant précis. Oh pas un doux sourire comme elle pourrait offrir à un de ses amis, non, un sourire de requin qui veut simplement dire, ferme là et reste à ta place si tu ne veux pas que je m’occupe de ton cas. j'ai soudainement très envie de ce verre dont tu m'as parlé plus tôt alors je pense qu'il serait judicieux de s'y mettre le plus rapidement possible. L’avocate hoche la tête et pointe du doigt sur une porte plus isolée des autres. « Je l’aime bien la petite. » Un sourire en coin se développe sur ses lèvres et elle hoche la tête. Voilà la seule réponse qu’elle offrira à Jeremy et il comprendra qu’elle aussi elle l’aimait bien la petite Lya. Peu de gens connaissaient vraiment l’avocate. Encore moins venaient avec elle ici. Elle n’ouvrait ce royaume qu’à très peu de personne. C’était l’endroit dans lequel elle venait normalement pour décompresser et pour déposer l’armure d’avocate qu’elle portait à longueur de journée. Comme si à l’instant ou elle déposait ses chaussures à talons, elle n’était plus la même, plus obligée de porter son masque et sa carapace. Et même si Lya ne le savait pas, c’était une preuve de confiance que l’avocate lui offrait en l’emmenant avec elle ici. C’était aussi lui ouvrir un morceau de son monde pour la première fois. « Laissons cet abruti taper dans son petit sac. » Le mot petit est prononcé comme une insulte et au vu du visage rouge de Tom il a très bien compris le sous-entendu qu’elle venait de placer très subtilement dans la conversation. Elle ne lui laisse pas le temps d’argumenter ou même de répondre à Lya et elle entraîne la jeune femme avec elle jusqu’à une salle totalement à l’abri des regards. « Allons-nous changer et on sera tranquilles ici. » Elle l’amène avec elle dans les vestiaires afin de s’y changer tranquillement. L’avocate respecte un silence presque religieux, seul le bruit des autres membres du club arrive jusqu’à ses oreilles, elle laisse ses épaules se détendre doucement et elle prend une grande inspiration. Elle relève la tête vers Olyana et elle l’amène avec elle dans la salle. Quoi dire. Comment lui expliquer pourquoi elle était là ? Finalement une idée lui vient. Pourquoi chercher des excuses. Pourquoi tourner autour du pot. Autant lui dire la vérité ou du moins un semblant de vérité. Elle soulève une boite en parlant dos à Lya. C’était plus facile ainsi. C’était plus facile de parler et d’ouvrir un morceau d’elle devant cette jeune femme sans la regarder. « Quand j’étais adolescente j’étais en colère… Sans arrêt. » Un léger rire sans joie frôle sa gorge. En colère n’était pas le mot. Magalie était toujours sous pression, prête à exploser sans arrêt. Elle était en colère contre sa mère qui lui avait menti toute sa vie. Elle était en colère contre Charles qui la rabaissait sans arrêt. Elle était en colère contre la vie qui ne lui avait rien offert de plus que de l’argent. Et elle était surtout en colère contre elle-même de ne pas pouvoir surpasser ça. Elle savait qu’il y avait pire qu’elle dans ce monde mais elle n’arrivait pas à surpasser ses problèmes et elle se sentait égoïste. Voilà une des raisons pour laquelle elle était devenue avocate. Ne pas être égoïste et aider les autres. « J’ai rencontré quelqu’un qui m’a permis de canaliser cette colère en frappant dans ce sac. » Elle revient vers Lya et lui présente les gants qu’elle vient de prendre dans la boite. Elle glisse ses doigts sur le sac de frappe devant elle et un léger sourire détendu se dessine enfin sur ses lèvres. « Au début j’imaginais la boxe comme un sport très violent. Quelque chose qui énerve plus qu’il ne détend. » Et c’était le cas pour elle au début. Parce qu’elle imaginait les personnes qu’elle détestait à la place de ce simple sac. « J’imaginais aussi que si je savais me battre je pourrais me servir de mes poings si j’en avais besoin. » Elle roule des yeux en repensant à la gamine qu’elle était. Elle imaginait à l’époque mettre son poing dans la gorge de son soi-disant père et le laisser par terre le souffle court. Mais elle n’a jamais réellement utilisé ce qu’elle avait appris lors de ses cours de boxe pour se défendre dans la rue. Évidemment si quelqu’un venait à l’attaquer elle ne se laissera pas faire mais jusqu’à présent ses poings n’ont frappé que d’autres personnes sur un ring. « Bref. Tu veux essayer ? » Elle secoue les gants devant le visage de poupée de Lya, elle n’allait certainement pas se battre contre elle dès le premier cours et dès les premières minutes ça ne servirait à rien. Puis frapper dans un sac ce n’était nocif pour personne, ça ne faisait remonter aucun souvenir à la surface, du moins l’avocate, elle l’espérait.


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Une bombe humaine sur le point d'exploser. Une cocotte-minute constamment sous pression dans laquelle bouillonnent depuis trop longtemps du ressentiment, de l'insatisfaction, une envie d'être ailleurs.
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya Sam 11 Nov - 18:17


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le boxeur à la plastique avantageuse te cherche. tu prends ça comme une agression. tigresse redoutable, tu grognes, tu montres les crocs. réplique cinglante, de celles qui se faufilent aisément entre tes lippes. tu sembles d'ailleurs avoir tapé dans le mille au vue du visage, du dénommé tom, qui change d'expression et de couleur. le rire de jeremy qui s'élève dans la salle te suffit à combler ta satisfaction. t'es douée, jolie poupée, avec les mots. tu l'as toujours été à dire vrai. serial killer à la voix cassante, blessante, vexante. tu presses l'avocate, à demi-mot. déjà que tu n'es pas spécialement emballée par l'affaire, autant rentrer dans le vif du sujet assez rapidement pour que tu puisses profiter de l'instant de détente le plus vite possible. je l’aime bien la petite. tu ne dis rien, tu te contentes de remercier en silence. comme si tu pouvais te sentir spéciale. parce qu'il a bien vu quelque chose en magalie pour qu'ils soient en mesure de se comprendre sans même se parler. alors tu te dis que cette affirmation peut signifier quelque chose de plus. de plus grand que toi. de plus puissant que toi. douce illusion que ton esprit encore enfantin s'empresse d'interpréter comme il le désire. parce que t'as peut-être bien grandit trop vite, jolie poupée, mais t'as encore cette naïveté qui reste accrochée à toi, qui veut pas s'en aller, te lâcher. t'es encore une enfant finalement. et c'est dans ce genre de moment que cela ressort aisément. laissons cet abruti taper dans son petit sac. tu te retiens de rire et ne peut t'empêcher de regarder le mâle de travers. t'as les prunelles qui provoquent. elles se vengent du manque de considération et de jugeote dont il a pu faire preuve plus tôt. t'es mauvaise, à cet instant précis. tu joues la comédie, tu accentues sans aucune retenue. petite peste. allons-nous changer et on sera tranquilles ici. tu la suis. en silence. tu ne trouves pas grand chose à raconter. tu préfères te concentrer sur ce que tu vas faire. parce que, clairement, c'est pas ton plus grand moment. ça ne le sera pas. tu le sais. et faut dire que t'es pas vraiment motivée à faire des efforts. tu te changes, tes pensées qui s'envolent vers un ailleurs où tu préférerais être. t'aurais pu penser à n'importe quel endroit mais la seule chose que t'es en mesure d'entrevoir, c'est son visage. tu notes, dans un coin de ta tête, de penser à le rejoindre, plus tard. parce que t'es pas productive et que t'as pas non plus vraiment envie de l'être. parce que tu sais que, dans ses bras, dans ses draps, tu pourras te retrouver. toi. celle qu'a peur de rien. celle qu'a le contrôle. celle qu'est sûre d'elle. tout le contraire de la gamine qui se tient debout, en tenue, et absolument pas prête à ce qui va se passer. tu la suis, machinalement. t'es là, mais t'es pas vraiment là. quand j’étais adolescente j’étais en colère … sans arrêt. tu reprends tes esprits lorsque la voix de l'avocate parvient jusqu'à tes oreilles. j’ai rencontré quelqu’un qui m’a permis de canaliser cette colère en frappant dans ce sac. t'arques un sourcil, dubitative. t'arrives pas bien à comprendre ce que tu fous là. tu comprends pas pourquoi elle veut faire sortir toute la colère que tu gardes en toi. parce que ton calme n'est clairement qu'une façade. elle est très bien là où elle est, tout au fond de ta cage thoracique, dans une boite bien scellée. la colère, la rage que tu emmagasines depuis si longtemps, t'as peur de la faire sortir. au début j’imaginais la boxe comme un sport très violent. quelque chose qui énerve plus qu’il ne détend. en même temps, pour être déjà tombée sur des combats à la télévision, y a de quoi penser à la violence d'un tel sport. j’imaginais aussi que si je savais me battre je pourrais me servir de mes poings si j’en avais besoin. ouais alors là, autant ne pas compter sur toi de si tôt. te défendre verbalement, c'est ta spécialité. physiquement, là, c'est carrément autre chose. bref. tu veux essayer ? tu fronces légèrement les sourcils. questionnement intérieur qui t'empêche d'avancer, de fonctionner convenablement. tu fais un pas en arrière. j'y tiens pas particulièrement non. tu te refermes comme une huître. peur panique au fond de tes prunelles noisettes. y a ces doutes qui te rongent et maintenant que tu te retrouves devant le sac, les gants à portée de main, tu te dis que, peut-être, tu pourrais y prendre goût. peut-être que tu pourrais être comme ce géniteur enfermé derrière de solides barreaux. ça craint jolie poupée. faut que tu t'échappes et au plus vite.




volute de fumée
lya sevestre ☽ i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me, cause every time i open up, it hurts. so i'm never gonna get too close to you even when i mean the most to you, in case you go and leave me in the dirt ... i'm way too good at goodbyes.
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MessageSujet: Re: La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya

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La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat ♦ Lya

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