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i always wondered what i did to make you leave, kaïs.

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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : joanna.

CRÉDITS : (ava) hoodwink. (sign) pray, bebe rexha.

PSEUDO : freakshow (laurine).


MessageSujet: i always wondered what i did to make you leave, kaïs. 1/10/2017, 17:40



i always wondered what i did to make you leave

kaïs hoarau ft. iris hoarau
elle sait plus trop ce qu'elle est venue faire ici iris. ses pas l'ont mené, elle s'est laissé faire. ça fait bien longtemps déjà qu'elle ne va plus contre. un manque de force pour contrarier son subconscient. un besoin d'ailleurs tout simplement. bien trop de choses ne vont pas dans sa vie. ne vont plus. alors elle arrête d'essayer parfois, ça la soulage. juste un moment, pas assez longtemps. mais elle respire, l'espace d'un instant. elle n'a jamais mis les pieds dans ce bar iris. une idée fixe lui susurre qu'elle s'est peut-être mis en tête de tester tous les distributeurs de paname. drôle d'idée pour une fille qui ne boit pas d'alcool. femme est la contradiction. iris est la contradiction. elle a passé la porte du bar et s'est installée à une table, la tête dans le vague. au serveur qui l'a approché, elle a commandé un jus. son regard s'est baladé de chaise en chaise, de visage en visage. analysant les êtres qui l'entouraient, elle en oubliait un peu sa propre vie. celle dont elle aurait aimé ne pas écoper du rôle principal pour finalement agir en simple fantôme. spectatrice de sa vie, c'était ce qu'elle avait l'impression d'être la plupart du temps. ou alors un minable pantin qui se laissait mener par quelqu'un de plus fort que lui. tu te demandes ce qu'il voit en toi le type assis près du comptoir là-bas. tu t'interroges aussi sur le jugement de cette femme mûre et distinguée qui se tient non loin de toi. étrangement, l'avis de ces clients t'importent aujourd'hui. pourquoi tu te fais du mal iris ? alors que tu t'évertues à ne montrer que ce qui te plait. ils ne verront que ça, sois tranquille. et là, elle t'emmerde ta conscience. ça, c'est une vérité. la boisson se posant sur la table la sort de sa rêverie. puis s'étire sur ses lèvres un demi-sourire en guise de remerciement. iris elle s'agrippe à la paille comme à une bouée de sauvetage. comme si ce petit bâton avait le pouvoir de l'emmener loin d'ici, de l'aider à changer de vie. elle avale une gorgée du liquide avant de se mettre à tourner, tourner, tourner, cette paille qui lui apportait un semblant de divertissement plus que bienvenue. tour à tour perdue dans ses pensées, dans les visages des inconnus ou dans son verre, iris se décide enfin à sortir. elle a besoin de sentir l'air du dehors lui redonner une bouffée d'oxygène. déposant quelques pièces sur la table, elle s'emmitoufla dans son manteau, prête à affronter l'automne. la porte grince sur son passage. illustration du temps qui file bien plus vite qu'on ne le voudrait. et c'est alors qu'elle s'apprête à prendre sa route qu'elle est frappée. un fantôme de son passé franchit la porte de l'établissement juste en face. t'as pourtant rien bu ma pauvre iris, ta tête te joue des tours encore. peut-être as-tu des prédispositions pour communiquer avec des êtres ectoplasmiques. après tout, t'es ouverte, ça n'aurait rien de bien étonnant. ça fait plusieurs années qu'elle n'a pas posé les yeux sur lui, ni entendu le son de sa voix. depuis qu'il avait décidé de ne plus faire partie de cette famille, de sa famille. iris n'était sûrement pas cause, pourtant elle n'a cessé de se poser mille-et-une-questions suivant les ans. leurs regards se croisent, elle frissonne. touché. elle se sent prise au piège, mais elle choisit la tangente. elle part dans la direction opposée parce qu'elle est blessée, parce qu'elle ne veut pas se rabaisser. elle a l'impression de marcher vite, de courir presque. en vrai, elle a plus la vitesse de déplacement d'une limace. et dans sa tête, ça bouillonne. c'est là qu'elle fait demi-tour, qu'elle traverse et qu'elle le rejoint sur le trottoir d'en face. elle n'est pas femme à fuir iris. elle s'arrête. kaïs. son kaïs. une partie d'elle qui lui avait trop souvent manqué ces derniers temps. ses pupilles qui virevoltent rencontrent la devanture de l'endroit qu'elle vient de quitter. l'ironie la tacle encore une fois, elle a envie de rire jaune. bar : les furieux. et là, elle bave la rancœur accumulée trop longtemps. t'es jamais parti en fait ? t'as fait semblant de fuir ? t'as préféré laisser les merdes aux autres ? à moi en l'occurrence. je méritais pas que tu continues à veiller sur moi ? je méritais pas que tu sois là encore un peu ? elle a les nerfs à vif iris. une boule dans la gorge, les larmes qui menacent. et les ongles rentrés dans sa chair qui lacèrent ses mains si frêles. elle a plus de filtre iris, elle a déposé les armes. parce que c'est lui qui est en face d'elle. lui et pas un autre.


i pray to god.
he's like one too many drinks and my intuition starts to sink.
it's like ba-da-da-da-da-da.
your shadows, they follow and they're haunting me.
where'd you go, this hollow soul is lonely.
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