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|i can't feel my face when i'm with you|

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shalimar de guerlain

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MessageSujet: |i can't feel my face when i'm with you| 4/10/2017, 23:04


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(lucien & katell)
Perdue. Ouais, elle l'est. Pas métaphoriquement hein. C'est le bon quartier, elle est presque sûre que c'est le bon quartier. Avec son gros sac à dos, ses lunettes de soleil et sa casquette à l'envers, y'a marqué en gros touriste sur son front.
Le sourire effronté, elle augmente le son de son téléphone. La voix off féminine du gps retenti. A droite. Puis à gauche. Bingo. Elle aura pas besoin de demander de l'aide. Elle commençait légèrement à paniquer avec ce téléphone qui avait bientôt plus de batterie et ces français qui l'observait comme un ovni. Arrivée devant la porte, elle souffle fort. Le sac tombe lourdement sur le sol et elle ose pas s'annoncer tout de suite. Elle vérifie son haleine. Check. Elle retire sa casquette, ébouriffe ses cheveux. Check. Katell, elle vient pas les mains vides. Déjà, elle s'amène elle. Il pourra pas refuser pas vrai ? Il ne lui a jamais vraiment refusé quelque chose, Lucien. A bien y réfléchir, elle avait toujours la solution pour le faire céder. Les yeux de cocker, la lèvre qui tremblote. Pourtant, elle lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres. Comme cette fois où il l'avait surprise en train de faire sa valise, un type voulait l'emmener en Italie. Ou la fois où, encore mineure, on l'avait sommé de venir la chercher au casino où elle s'était introduit malgré la vigilance des vigiles. Là, la colère prenait le pas sur la patience. Pourtant, Katell, elle avait toujours un tour dans sa manche. La valise, elle était vide. Elle murmurait à son oreille qu'elle voulait juste qu'il la retienne. Le casino ? Elle voulait faire comme son grand frère, il était son modèle. Sinon, un "t'es vraiment sexy quand t'es en colère" ; ça lui coupait la chique. Sauf cette fois là. Sauf cette dispute là. Ils s'étaient déchirés, et elle était restée en Angleterre. Lui était parti en France, et il n'était pas revenu. Elle ne pouvait se targuer de la même chose. Le manque s'était fait vorace. Katell, elle avait pensé pouvoir surmonter ça. Vraiment. C'est au moment où elle s'était senti au plus fort qu'elle avait prit le ferry. Bah ouais, elle voulait pas paraître désespérée face à Lucien. Faudra pas trop le laisser réfléchir, il serait capable de la renvoyer en Angleterre à coup de pieds au cul. Plus le temps de niaiser, elle toque. Il est peut-être absent. Au travail. Aux courses. Avec des amis. Pourtant il ouvre. Elle s'approche comme s'il était un animal blessé, doucement. Elle le regarde par dessus ces cils, plus timide qu'arrogante.
- « surprise. »
elle écarte les bras, théâtrale. 
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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 5/10/2017, 21:50

T’étais devant ton pc, une feuille vierge à l’écran. T’aurais dû être en train de l’inonder de mots, de phrases, de sentiments mais t’en étais incapable. La page restait vide, vide comme ton crâne, vide comme ton cœur. Tu soupires et repousses la machine d’un geste rageur, te dirige vers ton balcon. Tu n’ouvres pas la fenêtre cependant, tu n’as aucune envie de te noyer dans le bruit et la pollution à l’heure actuelle. Non pas que tu saches vraiment ce que tu voulais à vrai dire… Tu étais vide, littéralement, depuis plusieurs jours. Tu ne savais pas pourquoi tu étais dans cet abîme sidéral et tu n’étais même pas sûr d’avoir en vie de comprendre en fait.
C’était pas ton genre de te morfondre. Tu faisais toujours comme si de rien n’était, tu avançais, envers et contre tout. C’était toi : toujours fort, toujours stoïque, jamais à te morfondre, toujours à ignorer tes problèmes. En général, tu apaisais ce sentiment avec un exutoire : écrire en étant un bon, faire du sport aurait pu en être un autre si tu avais aimé ça. Mais ce n’était pas le cas. Tu aurais pu parler, si tu avais été un bavard.
Ce que tu étais, c’est seul. Ce que tu ressentais, c’est le manque. Un manque en particulier. Toute ta vie, tu avais été entouré. Tu n’avais pas croulé sous l’argent ou les biens matériels mais tu avais croulé sous l’amour. Aujourd’hui… tu avais le fric mais pour le reste… Maurane était au cœur de sa Bretagne bien aimée. Maëlla et Gaspard semblaient vivre leur vie de manière autonome également. Quant à Katell… tu la chasses aussitôt de tes pensées. Chaque fois que tu y pensais, chaque fois que tu pensais à elle, à ce que vous aviez vécu, à la façon dont tout s’était écroulé du jour au lendemain, tu avais envie de tout casser, de tout foutre en l’air, de hurler à t’en exploser les cordes vocales. Elle te manquait, elle te manquait cruellement, ça te bouffait. Mais tu n’avais pas pu te résoudre à la trainer de force avec toi. Tu ne pouvais pas continuer à être égoïste… tu avais toujours eu son bonheur à cœur plus que n’importe quoi d’autre, plus que le tien. C’était elle ton bonheur… Alors quand elle t’avait tenu tête pour rester en Angleterre, tu avais cédé… tu cédais toujours… Mais il n’y avait pas un jour où tu ne ressentais le trou béant de son absence.
On toque mais tu n’attends personne. C’était peut-être Billie. C’était la championne des visites impromptues. Tu te diriges vers la porte, prêt à rembarrer quelqu’un qui avait eu le malheur de te déranger. Mais lorsque la porte avait été ouverte, tu t’étais figé, incrédule, interdit : Katell. Katell se tenait devant toi.

« Mais… de… que… Katell ? »

T’es lamentable mec. Pas capable d’aligner deux mots sans bégayer comme un gamin.

« Qu’est-ce qui t’amènes ? »

Encore mieux. T’es minable. Ca sonne faux, ça sonne creux, c’est pas toi mais tu sais pas quoi dire. Ton crâne sonne plus qu’une cloche au moment des vêpres. Les questions se bousculent à toute vitesse dans ton cerveau et tu n’oses pas laisser l’espoir poindre.
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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 5/10/2017, 23:04


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(lucien & katell)
Colère. Mais ça ne dure qu'une demi-seconde. La porte ouverte avec un peu trop d'élan, un lointain souvenir. C'est toujours le même. Les mêmes cheveux noirs. Les mêmes yeux clairs. Foutus yeux clairs. Les souvenirs ne lui rendait pas justice. Il s'attendait vraisemblablement pas à sa visite, il suffisait de voir ses lèvres, légèrement entrouverte. Et sa posture, immobile. Il bégaye, se reprend, adorable.
- «  qu'est-ce qui t'amène ? »
Elle pointe son sac de voyage au sol, renifle bruyamment. C'est pas aussi évident qu'elle l'aurait cru. Elle hausse les épaules, mordille sa lèvre.
- « je débarque. »
C'était pas tout à fait ça, elle était pas assez précise. Après tout, il pouvait imaginer qu'elle venait juste pour un week-end. Elle venait pour la vie, elle le lâcherait plus. Entendons-nous bien. Comment ça, elle, excessive ? Elle aurait tout le temps de le mettre au parfum plus tard. De nouveau joviale, elle vint lui pincer la joue.
- « allez, un peu plus d'enthousiasme. »
elle s'accroche à ses bras, s'approche. Près. Trop près. Elle ferme momentanément les yeux, juste le temps de sentir son parfum. Toujours le même. Avant de les rouvrir. Droit dans les yeux, assez pour déstabiliser.
- « t'pas content de me voir ?  »
elle hausse les sourcils, un sourire enfantin aux lèvres. Presque comme si elle était sûre de la réponse. Elle fais alors un pas en arrière, reprends son sac.
- « même pas tu m'invites à rentrer! Tu vas pas laisser ta propre sœur sur le pas de la porte quand même !  »
elle le contourne, envahit son espace vital. Comme à son habitude. Katell, elle prends toute la place. Elle le bouscule. Juste un peu.
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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 11/10/2017, 18:54

T’avais l’impression que tout sortait de travers de ta bouche, que tu sonnais faux, que c’était même pas ta voix en fait. Elle était la personne avec laquelle tu avais toujours été la plus naturelle au monde et tu n’arrivais pas à agir d’une autre façon que superficiellement. Tu fais trop pitié, mon pauvre. T’as l’impression d’être spectateur de ta vie, de pas comprendre ce qu’il t’arrive jusqu’à ce qu’elle balance telle une évidence :

« je débarque. »

Tu regardes ses affaires, puis elle. T’oses pas y croire. T’es heureux mais t’as peur, un vrai putain d’ascenseur émotionnel. T’oses pas croire qu’elle puisse rentrer à la maison et en même temps t’as peur de savoir pourquoi elle a plaqué l’Angleterre, de sans doute devoir la foutre dans le prochain train de peur qu’elle ne foute en l’air sa vie. Sa vie sans toi. Tu te passes les deux mains dans les cheveux espérant ainsi retrouvés une consistance qui te ressemble davantage. T’es pas le genre de type qui se laisse ébranler par le premier truc venant, bien au contraire. T’es celui sur lequel on compte pour être un roc dans le courant, pour pas se laisser embarquer et pour tenir tout le monde à flot mais elle te rend clairement pas la tâche facile. C’était tout elle ça, se pointer sans prévenir et s’attendre à ce qu’on lui déballe le tapis rouge.

[i] « allez, un peu plus d'enthousiasme. t'pas content de me voir ?»

Aucun doute possible : elle se foutait bel et bien de ta gueule. Toi, pas content de la voir ? Elle était si proche de toi que tu sentais sa chaleur, ses mains sur tes bras. L’envie était trop forte : tu t’apprêtes à la serrer dans tes bras mais, comme tout un symbole de votre relation, elle s’échappe. Elle t’échappe. Tu sers les dents, les poings et tu souffles un bon coup. A croire que ton self control a pris des RTT à durée illimitée.

« Evidemment que je suis content… mais tu me prends complètement au dépourvu, pour changer. Et comme si tu avais besoin que je t’invite pour entrer. »

Tu lèves les yeux au ciel avec l’ombre d’un sourire aux lèvres. Tu sens son petit corps effleuré le tien mais tu fais comme si de rien n’était, tu te contentes juste de fermer la porte derrière elle. Heureusement que tu n’avais jamais été bordélique, l’appart était niquel. Parquet et moulures aux murs sans un gramme de poussière, déco moderne et design. Le genre de décalage que tu adores. Tu te glisses dans la cuisine américaine avant que l’envie ne lui prenne de dévaliser ton frigo et tu te mets à lui confectionner instinctivement son sandwich préféré. Tu ne sais pas depuis combien de temps elle n’a pas mangé. Ni combien de temps elle va rester… Si elle reste… Ce n’est que lorsque tu as terminé et que tu pousses l’assiette vers elle que tu lui dis :

« Explique-moi ce qu’il se passe. Je croyais que tu ne voulais pas quitter l’Angleterre. Tu es là de passage ou… »

Tu laisses ta phrase en suspens de peur de l’achever.
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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 12/10/2017, 13:58


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Elle ne s'assit pas tout de suite, bien trop agitée pour cela. Comme elle s'y attendait, l'appart était parfaitement rangé. Là où elle était énergique et bordélique, il était calme et ordonné. Toujours à faire le ménage derrière elle, et ce dans tout les sens du terme. Katell, et les responsabilités, ça n'allait pas ensemble. Véritable femme/enfant, elle était trop instinctive pour se soucier des conséquences. D'où les petites bricoles qui lui arrivait fréquemment. Lucien était toujours là pour réparer les pots cassés. La belle avait toujours eu le sentiment qu'elle avait plus besoin de lui, que lui d'elle. Ainsi, elle était relativement collante en sa présence. Toujours à rappeler sa présence, à prendre toute la place. Elle posa une fesse sur sa valise, laissant Lucien s'affairer en cuisine.
- « Explique-moi ce qu’il se passe. Je croyais que tu ne voulais pas quitter l’Angleterre. Tu es là de passage ou…  »
La belle haussa les sourcils lorsqu'il avança l'assiette vers elle. Elle leva le pain pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Même si elle le savait très bien. Elle fondit comme neige au soleil. Katell, la petite guimauve. Elle posa son menton contre ses paumes, attendrit.
- « merci, c'est adorable. »
Elle croqua le sandwich avec enthousiasme, son préféré, les yeux pétillants. C'est fou comme le naturel reprenait ses droits. Comme tout rentrait dans l'ordre. Et soudain, elle sut quoi dire. Elle se força donc à avaler sa bouffée.
- « j'ai cru que l'Angleterre était ma maison. D'où ma petite crise d'adolescente capricieuse. Désolée pour ça. Mais tu sais ce que l'Angleterre n'a pas ?  »
Elle agita son doigt en l'air avant de le déposer sur le bout de son nez.
- « Toi. Je ne me sens chez moi que lorsque tu es là.  »
Elle haussa les épaules comme si elle venait d'annoncer une broutille.
- Du coup, me voilà. Oh! Et t'as oublier de me dire que les logements ici coûtaient un bras, du coup tu m'laisse une tite place dans ton lit le temps que je me trouve un endroit ?
elle fit la moue en battant des cils.
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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 22/10/2017, 18:18

Tu la détailles silencieusement, comme pour graver à nouveau ses traits dans ta mémoire. Il y a des changements imperceptibles, sur son visage notamment, quelques rides d’expression, un peu moins de rondeur dans les traits… Elle a changé, elle a grandi… c’était normal et pourtant ça te faisait mal de te demander ce que tu avais raté de sa vie, toi qui t’était toujours promis d’en partager chaque instant, les bons comme les mauvais. Elle t’avait tellement manqué que tu devais te tenir plus fort à ton plan de travail pour résister au besoin impérieux de la serrer dans tes bras et de ne plus jamais la laisser partir. Mais tu ne pouvais pas, tu ne devais pas…

« Toi. Je ne me sens chez moi que lorsque tu es là. »

Tu inspires profondément. Tu avais terrifié à l’idée qu’elle te dise qu’en effet, elle n’était que de passage et qu’elle allait repartir incessamment sous peu, qu’elle ne faisait qu’une apparition remarquée ou qu’elle n’était là qu’en week-end avec un mec quelconque, de passage… Non, elle était là parce que toi tu lui avais manqué autant qu’elle t’avait manqué et tu avais presque envie de mettre à rire comme un hystérique face à cette révélation, ou à faire la roue. Mais c’était pas ton genre. Alors tu le contentes de lui sourire chaleureusement, ta main s’emparant de la sienne par-dessus la table. Elle était de retour. Vraiment de retour. Pour de bon. Tu contournes le plan de travail pour venir te glisser derrière elle et enrouler tes bras autour de corps frêle, enfouissant ton nez dans ses cheveux.

« C’est que tu es trop peu prévoyante mais ok. Juste, c’est un F2 ici hein. Un très grand F2 mais un F2 quand même. J’ai qu’une seule chambre. Qu’un lit. »

Tu relâches ton étreinte pour venir t’appuyer sur le plan de travail à nouveau, ton regard inquisiteur à nouveau braquer sur la belle ingénue.

« Et tes études ? »
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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 27/10/2017, 17:36


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Ses épaules s’affaissèrent quand elle lui laissa entendre qu’elle ne compte pas s’envoler ; elle croqua joyeusement dans son sandwich, son comportement en disait plus que les mots eux-mêmes. De ses jointures blanches d’avoir trop agrippé le plan de travail aux questions qu’elle voyait déborder au coin de ses yeux. Elle le connaissait par cœur. Il était une partie d’elle. Sans doute la meilleure.
La jeune femme lui fit un clin d’œil lorsqu’il saisit sa main, elle garda sa main dans la sienne lorsqu’il la contourna pour se glisser dans son dos. « C’est que tu es trop peu prévoyante mais ok. Juste, c’est un F2 ici hein. Un très grand F2 mais un F2 quand même. J’ai qu’une seule chambre. Qu’un lit. » Elle le retint un moment contre elle alors qu’il se détache pour venir à nouveau prendre appui sur le plan de travail. Elle balaya la pièce du regard, arrêtant son dernier sur son sac. La demoiselle se releva le temps d’aller y chercher un journal français. « J’ai fait les petites annonces, je ne serais pas longtemps dans tes pattes. » Prenant appui sur sa paume, elle y longea son menton. Le regard rieur, la jeune femme planta son regard dans le sien.
« Merci de la précision pour le lit. » pas gênée pour un sou, elle engloutit le reste de son sandwich avant de reprendre. « Ça te gêne de le partager avec moi, frérot ? » le sobriquet est utilisé sciemment, elle penche alors la tête avant de détourner les yeux, laissant le temps faire son petit effet. Avec ou sans son accord, elle était la reine pour se glisser dans ses draps. Sans arrière-pensée aucune, il avait le don pour l’apaiser, la rassurer. La belle ne voyait aucun mal à se serrer contre lui, elle était démonstrative. C’était à prendre ou à laisser. Et généralement, Lucien, il prenait. Alors elle n’avait jamais eu à se restreindre dans ses élans d’affection. « Et tes études ? » elle leva les deux mains en l’air comme s’il braqué une arme sur elle. « J’ai laissé tomber. C’était toi ou l’école, tu sais. J’ai longuement hésité. Pesé le pour et le contre. Enfin tu vois. » elle planta un index dans les côtes du garçon, laissant un instant planer le doute. « Relax, j’blague. J’ai fait un transfert de dossier avant même de poser un pied sur le territoire. »


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MessageSujet: Re: |i can't feel my face when i'm with you| 3/12/2017, 22:02

« Ça te gêne de le partager avec moi, frérot ? »

Tu te passes une main dans les cheveux, silencieux. Tu savais que quelque soit ta réponse, elle s’invitera dans ton lit que tu le veuilles ou non. Elle l’avait toujours fait. Vous aviez toujours partagé le même lit enfant, dès le jour où elle avait passé le seuil de la porte d’entrée, comme si dans le fond sa maison c’était ton lit. Ce genre de pratique s’était rarifié avec l’âge, l’adolescence, le regard des autres et puis vos rapprochements respectifs avec le sexe opposé. Espacés mais ils n’avaient certainement pas disparu pour autant. Toujours à l’initiative de Katell cela dit, tu n’étais pas du genre à lui imposer ta présence. Mais il fallait bien avouer que les nuits où tu la sentais grimper dans ton lit pour se glisser dans tes bras étaient encore celles que tu préférais et de loin. Mais est-ce que c’était prudent ? Ton cœur te criait que oui mais ta tête te criait que ton manque d’elle pouvait être… dangereux.

« Comme si tu me laissais le choix. A tes risques et périls, ma belle. »

Tu avais marché dans sa blague l’espace de quelques secondes parce que, honnêtement, c’était fort probable de sa part de faire un truc pareil mais il fallait croire que tu l’avais sous-estimée. Peut-être qu’elle avait mûri en ton absence. Peut-être qu’elle n’avait plus vraiment besoin de toi à présent. Cette pensée te serrait le cœur mais tu lui souris néanmoins, content qu’elle ait fait preuve de bon sens. Elle ne partirait donc pas. Elle s’installait ici. Tu t’empares de l’une de ses mèches et que tu cales affectueusement derrière son oreille. Tu n’étais pas tactile pourtant, sauf avec elle.

« Petite Katell est devenue grande, hein ? Prends le temps qu’il te faudra. Je suis content que tu sois là. Au moins, je t’ai à l’œil comme ça. Je n’ose même pas imaginer ce que tu as fait là-bas, sans moi, les types que tu as pu… fréquenter. Je vais me renseigner pour voir s’il y a des trucs dispos dans l’immeuble ok ? Tu veux visiter l’appart’ ? T’installer ? »

T’as vite changé de sujet parce que tu débordes de fiel malgré toi et ça s’est vu, entendu, ressenti. Tu avais perdu l’habitude de faire preuve de self control quand on en venait aux fréquentations de Katell. Tu avais tendance à un peu trop la couver, et pour toi, personne n’était assez bien pour elle et ce n’était pas prêt de changer.

« Bienvenue à la maison Kitty. »
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