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it's a war in my mind, billie.

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l'elixir de nina ricci

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MessageSujet: it's a war in my mind, billie. 21/10/2017, 12:24



it's a war in my mind

billie carpentier ft. inès mendoza
billie. billie. billie. ce prénom, il t'irrite. ce prénom, il te pique. ce prénom, il te brûle. ce prénom, il te saigne. ce prénom, il te crève. pourtant, c'était pas calculé parce que t'aurais jamais dû savoir. ou du moins, t'aurais jamais dû interpréter les signes. ces quelques syllabes ne sont jamais sorties de la bouche de lionel. inès, elle s'en rappelle pas en tout cas. il est trop malin pour ça, lui. pourquoi lui parlerait-il de son ex ? pourquoi évoquerait-il même sa précédente relation ? ça n'avait pas de sens. ou peut-être qu'il l'avait fait et que, sans le savoir, ça l'avait marqué plus que ça n'aurait dû. y'avait eu cette drôle de sensation. ce sentiment gênant. et inès, elle avait paniqué, elle avait eu peur de comprendre les silences. alors elle s'était contenté de s'illustrer dans ce qu'elle maîtrisait le mieux : faire semblant. elle avait éclipsé le sujet, l'avait balayé en un tour de main. en apparence, c'était terminé, rangé aux oubliettes. dans son esprit, c'était un tout autre manège. un de ceux qui ne l'émerveillait plus en la faisant rire et tournoyer. elle n'avait plus envie de s'obstruer les pensées avec des jeux enfantins. pour l'heure, inès avait un vrai problème. un problème d'adulte. un mal sans remède.
billie. billie. billie. t'aurais tout donné pour savoir qui elle était, où elle vivait, ce qu'elle faisait et qui elle voyait. t'aurais tout fait pour l'éloigner un peu plus de ton lionel. et sa route avait croisé celle d'une jeune femme, au nom étrangement similaire. un rappel à l'ordre au goût amer dont elle se serait bien passée, inès. son sang n'avait fait qu'un tour, l'empêchant de réfléchir intelligemment à la situation. son esprit avait vrillé, au point de faire une fixation sur cette étrangère. c'était malsain, mais c'était inès. inès et son écorchure. inès et ses ailes abîmées. billie, elle l'avait vue plus d'une fois. dans sa rue, dans les rues, dans paname. billie, elle l'avait surtout épiée. tandis qu'aujourd'hui, c'était peut-être le destin qui avait décidé de jouer en sa faveur. il avait redistribué ses cartes en s'imaginant renverser la partie. l'atout était là. billie au coeur du marché st-quentin. quelques étals plus loin. la petite mendoza n'avait plus qu'à abattre son jeu. la distance les séparant était si courte qu'inès se trouvait déjà face à billie, avant même que celle-ci n'ait le temps de relever la tête. billie, c'est ça ? comme si elle pouvait encore convaincre quelqu'un d'un semblant de doute sur l'identité de son interlocutrice. ou alors elle essayait simplement de se convaincre elle-même qu'elle n'était pas si obsessionnelle. une bataille perdue d'avance. elle se retient inès. pourtant, elle rêverait de lui poser toutes les questions qui affluent dans son imagination débordante. parce que tu ne fais que ça, pauvre gamine. tu te figures que cette billie est la billie de lionel. tu supposerais presque qu'elle est la dernière fille au monde affublée de cette appellation. tu délires, tu dérailles. inès, elle regarde la jeune femme avec insistance. elle cherche le détail qui fera la différence. t'as pas emmené pookie aujourd'hui ? bingo. elle venait de trouver la broutille qui engagerait l'échange. parce qu'elle savait tout inès, elle faisait tout pour ça. même s'il lui manquait encore la révélation principale. ce qui l'empêchait de dormir la nuit, ce qui la faisait douter de tout et de tout le monde. cette fille était encore quelque part sur cette terre. et à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, elle pouvait encore se trouver sur le chemin de son mec. et ça inès, ça la rendait dingue, ça la rendait presque manipulatrice. elle qui, pourtant d'ordinaire, apparaissait plutôt douce et appréciable. le calme avant la tempête.


et toi dis-moi est-ce que tu rêves
est-ce que tu rêves encore
est-ce que ton rêve est mort
et toi dis-moi est-ce que tu rêves
est-ce que ton rêve est si fort
que tu rêves encore
après l'aurore
- ❋ -
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MessageSujet: Re: it's a war in my mind, billie. 30/10/2017, 02:56


IT'S A WAR IN HER MIND
(billinès) inès mendoza ft. billie carpentier
Ta maman t'a offert ce vieux bouquin de recettes qui appartenait à ta grand-mère. Ça te rappelle à d'anciens souvenirs qui s'évertuent pourtant à rester hors de ta mémoire, mais ils ont une saveur d'antan que tu crois sentir quand même. Alors ça te fait plaisir Billie, bien que tu n'aies jamais été une fervente amatrice de cuisine. Rester des heures derrière les fourneaux, ce n'est définitivement pas ton truc. Peut-être que si t'essayais un peu plus assidûment, t'aimerais ça. Après tout, ça ne t'étonnerait qu'à peine, toi qui es si ouverte, toi qui te plais à tout faire et tout découvrir. D'ailleurs, c'est précisément cette nouvelle expérience qui te titille l'esprit depuis que t'as ce livre entre tes mains. Suite à tant d'année perdues, ce que tu souhaites plus que tout, c'est te refaire une nouvelle vie bien remplie pour remplacer les innombrables souvenirs dont ta tête s'était vidée sans préavis. Alors aujourd'hui, tu t'es finalement décidée à profiter de ton temps libre pour t'offrir à toi-même ce genre de changement qui voulait dire si peu pour les autres, mais tant pour toi.
Le marché où tu te rends, tu l'as connu grâce à une vieille dame chez laquelle tu travailles régulièrement. Elle a à coeur de cuisiner de bons petits plats avec des produits frais mais n'a malheureusement plus la santé pour entretenir son propre potager. C'est pour cette raison que tu viens ici si souvent, et, dans cette optique qui est la tienne aujourd'hui, tu décides de suivre ses conseils en t'approvisionnant au même endroit. Au contraire d'elle, tu es bien loin d'être douée, alors tu te dis qu'avec les denrées adéquates tu seras sûrement plus apte à produire quelque chose de mangeable (ou à peu près). Mieux valait mettre toutes les chances de ton côté pour une première fois, car rien n'était encore gagné.
T'as le sourire Billie. Tu te dis que c'est une belle journée. Et le début de quelque chose, aussi. Pas uniquement une initiation à l'art culinaire, mais aussi l'abattement du rideau final sur une vie qui commençait à trop s'enliser dans un passé qui ne referait définitivement pas surface. Il était temps que tu arrêtes de vouloir à tout prix retrouver ce qui était perdu et que tu te crées enfin un présent qui saurait s'imposer à ta mémoire. Et cette résolution devait commencer avec des petites choses du quotidien. Tu ressens une aisance que tu apprécies sans surprise au milieu de cette foule de personnes à la simplicité que tu devines authentique. C'est drôle, tu te croirais presque hors de Paris un instant. Tu l'aurais fait, sans doute, si cette petite voix au timbre nouvellement familier ne t'avait pas rappelée à une réalité qui s'était bel et bien construite au sein de la capitale. « Billie, c'est ça ? » Tes prunelles rencontrent celle de la jolie brunette. Tu fouilles dans ta caboche pour mettre la main sur son prénom que tu ne mets pas longtemps à retrouver. Parce que tu es de celles pour qui les détails comptent. Tu es de celles pour qui les petites choses anodines n'en sont jamais vraiment. Alors son prénom te revient presque trop aisément en dépit d'échanges peu nombreux. Tu tiques pour toi-même. C'est vrai que tu ne la connais pas depuis longtemps (et même que tu ne la connais pas vraiment), et pourtant, dernièrement, son chemin croisait bien souvent le tien dans des circonstances plus ou moins surprenantes. Mais quand sonne l'alarme Billie, toi tu l'ignores. « Inès ! », tu t'exclames d'un air un peu trop réjouis face à une personne qui n'était encore qu'une inconnue quelques semaines auparavant. Mais t'es comme ça, Billie. Tu vis avec des "trop", sans cesse. « T'as pas emmené Pookie aujourd'hui ? » Tu laisses passer un silence incontrôlé tandis que tu t'étonnes qu'elle se souvienne d'une chose aussi futile que le nom de ton chien. Mais y'a rien qui menace ta trop grande sérénité, toi qui sais si bien accorder de l'importance aux plus petites choses que la vie t'apporte. Alors tu réponds, sans plus d'hésitation. « Non. Mais je vois que ta boule de poil n'est pas là non plus alors j'imagine qu'on est toutes les deux d'accord sur le fait que les amener ici ne serait vraiment pas une bonne idée. » Aux alentours pourtant, tu remarques trois ou quatre personnes en compagnie de leur ami canin. Ce n'était pas si improbable pour quelqu'un qui ne possédait pas un animal aussi énergique que le tien. « Du moins, en ce qui concerne Pookie. Il serait capable de se jeter dans les étalages de légumes ou que sais-je encore ? » Tes yeux s'élèvent vers le ciel. Un sourire amusé étire tes lèvres. Mais ton esprit, il divague vers des doutes que tu prenais pourtant soin de balayer à chacune de leurs apparitions. Que faisait-elle ici, Inès ? Pas au marché de St-Quentin, non. Ici, sur le même lieu que toi, encore une fois. Elle avait cette éclat dans les yeux qui te rassurait autant que te terrifiaient les éclairs qui y surgissaient parfois. « Décidément, on ne se quitte plus », tu ironises, dissimulant avec un sourire le fond de vérité sur lequel reposent tes propos. « Tu crois que ça veut dire quelque chose ? Genre... on est des âmes-soeurs destinées à être ensemble ? » Un rire cristallin se fait entendre. Tu plaisantes sur l'idée-même que vous puissiez être destinées à quelque chose de commun elle et toi, mais il n'empêche que tu as toujours plus ou moins cru au destin. La fortune qui ne laisse jamais rien aux mains du hasard. Tu te complais dans une sorte de sécurité que tu crées de toute pièce en t'imaginant que tout arrive toujours pour une raison. C'est tout toi ça. Et aujourd'hui, c'est toi avec un peu d'elle aussi, et le poids d'un mal qu'elle n'était pas encore prête à te dévoiler. Tant que tu l'ignores Billie, toi tu souris.
(c) fiche créée par anaëlle.



we have calcium in our bones, iron in our veins, carbon in our souls, nitrogen in our brains, 93 percent stardust with souls made of flames. we are all just stars that have people names.
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