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(gauvie) she takes care of me.

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black opium de ysl

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MessageSujet: (gauvie) she takes care of me. 21/10/2017, 21:45


SHE DOESN'T TIE ME DOWN, SHE TAKES CARE OF ME
(gauvie) flavie lefevre ft. gauthier lannaud
Tu ouvres les yeux péniblement comme si t'avais dormi pendant trop longtemps et que tes paupières étaient engourdies. T'as l'impression de sortir d'une cuite ou d'avoir ingéré un truc pas très net tant t'es à l'ouest. Avec autant de délicatesse que tu le peux – et t'es pas franchement certain t'en avoir beaucoup en stock – tu lèves légèrement la tête avant de faire pivoter cette dernière à droite, puis à gauche. Des murs blancs immaculés, deux ou trois pilules d'origine inconnue dans un gobelet sagement posé sur une table de nuit, d'innombrables tuyaux branchés de part et d'autre de machines que tu ne connais que trop bien, une odeur désagréable de javel et d'antiseptique qui te donne la gerbe. Bref, le constat semble évident : t'es dans un lit d'hôpital. A cette simple pensée, tu laisses échapper un soupir lourd de sens et lèves les yeux au ciel. « Et re-belote », tu te lamentes pour toi-même avant de te réhausser tant bien que mal sur ce lit si peu confortable. C'est clair, t'en as marre d'être là. D'ailleurs, t'es presque plus souvent alité là-dedans que dans ton propre lit. Les couloirs de l'hôpital, tu les connais par coeur, et il est fort probable que tu aies bientôt séjourné dans toutes les chambres de ce putain de bâtiment. En règle générale, la raison de ta présence ici est plus ou moins similaire : souci cardiaque ou check-up plus alarmant que prévu. Dans tous les cas, c'est toujours à cause de ce satané coeur qu'est pas fichu de fonctionner correctement. Tu fronces légèrement les sourcils alors que tu tentes de te remémorer pour quelle raison tu as atterri ici cette fois-ci. Réfléchis Gauthier, réfléchis. Le temps de faire fonctionner ton cerveau, t'arraches la perfusion qu'on t'a plantée dans le bras non sans grimacer au passage. C'est qu'elles sont bien accrochées ces merdes. Puis elles te font chier, surtout. Tu te doutes bien que si une infirmière était là, tu te ferais taper sur les doigts. Néanmoins, ce n'est pas le cas et t'en a ras le bol d'être cloué à ton lit à cause de tous ces tuyaux. Si tu dois crever comme ça, tu crèveras. Au moins, t'auras évité de perdre du temps pour rien. Avec difficulté, tu te hisses hors de ton lit et c'est à cet instant précis que tu te remémores ce qui s'est passé. L'anniversaire de papa Lannaud, le dîner de famille, la partie de foot improvisée avec tes frères, le coeur qui s'emballe, l'hôpital. Un enchaînement qui avait pourtant plutôt bien commencé mais qui a manifestement très mal terminé. Heureusement, ta famille a l'habitude, tant et si bien que t'as personne à ton chevet. La flemme, sûrement. Il sortira, comme toujours. Tu leur en veux pas de toute façon, t'en as très probablement aussi marre qu'eux, si ce n'est davantage. Et puis t'as jamais eu envie qu'on s'occupe de toi par pure pitié, t'es plus un gosse. Rien qu'à cette idée, t'as envie de te tirer par la fenêtre, parce que tu sais pertinemment que les infirmières vont se précipiter à ton chevet toute la sainte journée. Certes, certaines d'entre elles sont plutôt jolies, mais ça ne t'empêche pas d'être fatigué par cette situation beaucoup trop récurrente à ton goût. Dans ta trajectoire, tu prends quelques secondes pour regarder par la fenêtre avant de te dire que finalement, tu vas peut-être attendre un peu avant de t'enfuir par là. Tu tiens encore un tant soit peu à ta petite vie de merde. Le temps que tu te retournes, tu entends la poignée s'agiter pour finalement laisser la porte s'ouvrir sur une grande brune au teint mat ; une grande brune ravissante que par chance, tu connais déjà. « Flavie », tu lâches pour toute salutation. C'est vrai, tu te sens soulagé. Avec un peu de chance, elle sera un peu moins chiante que les autres infirmières ou au moins un peu plus compatissante avec toi. T'es bien conscient qu'elle ne te doit rien, encore moins depuis qu'elle ne fréquente plus ton frère (encore), mais vous avez toujours eu une bonne relation alors il n'y avait aucune raison pour que ce soit différent aujourd'hui. Tu devines toutefois au regard qu'elle te lance qu'elle aurait préféré te retrouver dans ton lit, attaché à tous ces tuyaux qui avaient sans doute une utilité. Bordel, qu'on te fiche la paix. Sans pouvoir t'en empêcher, tu lèves les yeux au ciel afin de lui signifier ton agacement. « J'vais pisser, j'ai le droit non ? » C'est certainement à cet effet qu'était prévue cette espèce de poche dont tu t'es également débarrassé quelques minutes plus tôt. Bon dieu, t'es pas encore impotent et t'as encore assez de dignité pour te vider dans des toilettes comme tout le monde. C'est déjà assez dégradant que l'ex-future (tu sais plus trop) copine de ton frère s'occupe de toi. Seulement, ce que t'ignores encore, c'est que le pire reste à venir.
(c) fiche créée par anaëlle.



t'as dû t'gourer de planète, tu sais même plus où t'es. alors t'attends que ton coeur lâche, qu'ce soit bien trop brutal. la danse des corps, l'amour à mort. l'amour poison, la collision. et la peur s'abat quand même sur les ébats du mauvais ange qui se dérange pour crucifier tes libertés. au fond tu l'sais, t'es pas si loin d'l'enfer. et toi connard, ça t'fait rire. ça t'fait rire et pas pleurer. c'est qu'tu dois vraiment rien piger.
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MessageSujet: Re: (gauvie) she takes care of me. 29/10/2017, 16:30



she takes care of him

gauthier lannaud ft. flavie lefevre
on pouvait dire que ce métier convenait à flavie. ça avait même toujours été le cas. pourtant, quand elle soutenait à qui voulait bien l'entendre qu'elle deviendrait infirmière plus tard, on s'était souvent foutue de sa gueule, on avait essayé de l'en dissuader ou alors on ne l'avait pas prise au sérieux tout simplement. mais c'était bien mal connaître la brunette que de croire que ces simples paroles suffiraient à lui faire baisser les bras. quand elle avait une idée en tête, elle ne l'avait pas ailleurs. et puis, elle avait comme une envie vicieuse de faire taire toutes ces mauvaises langues en leur prouvant qu'elle arriverait là où elle voulait être. il paraît que le mental et la volonté font tout, alors c'était déjà gagné d'avance. les paris n'avaient pas été lancés. quel dommage, elle aurait tout raflé haut-la-main. flavie avait cartonné lors de son examen. et ça la rendait plutôt fière. elle n'avait pas mis longtemps à décrocher une place dans un des hôpitaux les plus renommé de la capitale française. et depuis, elle s'efforçait de rendre plus joyeux le quotidien de ses collègues, comme de ses patients. elle était de celles qui étaient toujours infatigables, qui avaient toujours le mot pour rire et le sourire naturellement greffé aux lèvres. on l'aimait souvent pour ça d'ailleurs. mais il n'en restait pas moins que certains médecins n'appréciaient pas tellement sa légèreté parfois. la demoiselle n'en avait que faire. on l'acceptait comme elle était ou bien on se contentait de passer son chemin. ce même raisonnement l'avait poursuivi toute sa vie. elle n'avait pas l'intention de changer pour qui que ce soit. elle se plaisait à dire que tant que son boulot était fait correctement, on ne pouvait pas lui reprocher grand chose. actuellement, c'était comme ça qu'elle s'efforçait d'agir, de la bonne façon.
pour l'heure, on venait de lui refiler un dossier entre les mains et elle avait très vite repéré le nom du patient : gauthier lannaud. celui-ci n'était autre que le petit frère de quentin. qui était lui-même son ex à l'heure actuelle. un enchaînement des évènements bien compliqué. un instant, flavie hésite et se demande comment elle doit réagir à la vue du bouclé, ou même en croisant n'importe qui d'autre de la famille. elle les connaissait tous bien, ils la connaissaient tous aussi bien. et chacun était suffisamment adulte pour ne pas mettre les pieds là où il n'avait pas besoin d'être mis. c'est en pensant comme ça qu'elle cessa vite de se poser des questions, la lefevre. elle jeta un rapide coup d'oeil au dossier du second lannaud, tout en se rendant en direction de sa chambre. flavie, qu'elle l'entend souffler, alors qu'elle passe à peine le pas de la porte. elle s'autorise un bref regard dans toute la pièce pour se rendre compte que la famille lannaud n'avait visiblement pas répondu présente. mon patient préféré, qu'elle répond dans un premier temps, avant de connecter toutes les informations et de se rendre compte de qui elle a réellement devant les yeux. la brunette n'a même pas le temps de formuler sa question que gauthier y apporte déjà une réponse. j'vais pisser, j'ai le droit non ? pas exactement de la manière dont elle l'aurait espéré cela dit. j'imagine. seulement, t'as dû remarquer que tu avais une poche pour ça ? étant donné que tu as réussi à l'enlever. comme tu l'as également fait avec les perfusions bien sûr... qu'elle soupire en s'approchant du lit. t'es au courant que si on les met, ce n'est pas pour que tu les enlèves rassure-moi ? qu'elle questionne, histoire de rassurer un minimum, tout en posant son dossier sur la tablette. flavie pouvait tout à fait entendre que ce n'était pas agréable et tout un tas d'autres raisons similaires. à sa place, elle aurait certainement pensé la même chose. mais si le jeune homme se retrouvait branché à tout ça, c'est qu'il en avait besoin. et ce n'était pas en arrachant tout qu'il allait reprendre du poil de la bête. plus vite, il récupérerait, plus vite il pourrait retourner aux toilettes comme toute personne en pleine santé.



elle a l'ivresse de la vodka,
la folie de la tequila.
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MessageSujet: Re: (gauvie) she takes care of me. 3/11/2017, 21:08

SHE DOESN'T TIE ME DOWN, SHE TAKES CARE OF ME
(gauvie) flavie lefevre ft. gauthier lannaud
Toi qui pensais être passé par toutes les infirmières du services vu le nombre de fois où tu t'es retrouvé ici, t'es forcé d'admettre que tu t'es trompé lorsque tu vois Flavie débarquer dans ta chambre. T'as même jamais pensé à cette éventualité-là. Certes, tu l'as déjà croisée dans les couloirs de temps en temps, mais rien de plus. Tu trouves ça assez gênant qu'elle te voie dans un état aussi merdique quand elle t'a connu tout à fait normal auparavant. C'est pas franchement flatteur mais tu te surprends tout de même à remercier tu-ne-sais-pas-trop-qui pour que Flavie ne soit que la copine de ton frère (ou "était"... ou "sera"... bref) et pas la tienne, sans quoi tu serais déjà probablement mort de honte. Si tant est qu'il y ait un miroir quelque part dans cette piaule, tu tenterais même pas d'y regarder la tronche que t'as. Déjà qu'au réveil t'as bien souvent de sérieux problèmes capillaires (difficilement résolvables d'ailleurs) alors quand t'as en plus été assommé par mille-et-un médocs qui t'ont probablement fait dormir pendant un mois complet (ouais ok t'exagères complètement mais quand même), bah tu te doutes bien que ta face doit être en tout point similaire à celle d'un vieux gars qui commence à voir la lumière du paradis au bout du tunnel. Quoi que si ça se trouve, t'iras même pas au paradis alors c'est pire. T'imagines même pas ce que va penser Flavie. Pour autant, t'es curieusement soulagé qu'il s'agisse d'une personne de connaissance, probablement parce que tu penses à tort qu'elle va te lâcher la grappe si tu lui demandes de le faire. Après tout, si tu es réellement son patient préféré comme elle le prétend en te saluant, elle te doit bien ça. Et pourtant... « J'imagine. Seulement, t'as dû remarquer que tu avais une poche pour ça ? Étant donné que tu as réussi à l'enlever. Comme tu l'as également fait avec les perfusions bien sûr » Il faut croire que contrairement à ce que t'as osé penser quelques minutes plus tôt, elle ne valide déjà pas le fait que tu te sois levé du lit sans autorisation, ce qui te pousse malheureusement à croire qu'elle ne va finalement pas être moins chiante que les autres infirmières. Bien évidemment, tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au ciel et de soupirer très franchement histoire de lui faire comprendre à quel point sa réflexion t'horripile. « J'ai l'air d'avoir quatre-vingt dix ans ? » tu la questionnes sans réellement attendre de réponse de sa part. D'ailleurs, tu poursuis ton chemin jusqu'aux toilettes comme si elle ne t'avait rien dit. Tu trouves ça sérieusement dégradant de devoir te laisser aller dans une poche en plastique comme si t'étais impotent. « Si ça peut te rassurer, je me sens encore pisser et ça va peut-être te surprendre mais j'arrive assez facilement à rassembler toutes mes facultés cognitives pour soulever cette blouse pourrie et viser le trou des toilettes », tu ajoutes d'où tu es tout en te vidant enfin. D'ailleurs, t'as l'impression de pas avoir uriné depuis un an au moins. Lorsque tu sors enfin de la petite pièce, tu vois bien à la tête de Flavie que ça ne va pas se passer comme ça. Clairement, t'as l'impression d'être un gosse pris en faute, et ça t'agace fortement. « Tu sais que si on les met, ce n'est pas pour que tu les enlèves rassure-moi ? » Tu balancerais bien un "oui maman" mais tu te doutes que ça risque de ne pas passer crème alors tu n'en fais rien. « Oui, je sais », tu capitules histoire de ne pas chercher les noises. « Mais c'est pas non plus en m'empêchant de vivre que ça va aller mieux. » Faut dire qu'avec tous ces trucs, tu peux à peine bouger le petit doigt. Pour un peu tu respirerais même pas tout seul (d'ailleurs, ça t'es déjà arrivé d'avoir l'assistance respiratoire une fois ou deux). Franchement, t'as jamais rien connu de plus dégradant. A part cette fichue poche, bien sûr. Néanmoins, comme ton but n'est pas de remporter le titre du patient le plus grognon du service, tu préfères changer de sujet histoire de ne pas te plaindre une énième fois. « Pitié, dis-moi que t'es venue pour m'annoncer que je vais pouvoir sortir dès cet après-midi... » C'est vrai, ça ressemble quand même fortement à une plainte déguisée malgré tout, mais tourné de cette manière, ça passe mieux. Tu te diriges jusqu'à ton lit sur le bord duquel tu t'assois avant de reprendre. « Sérieux j'vais bien. C'est rien de plus que d'habitude. » Tu sais pas vraiment si c'est censé vous rassurer mais pourtant, c'est bel et bien la vérité. T'as l'habitude que ton coeur ait des petits coups de mou et si ces derniers ne vont pas en s'arrangeant, ils ne vont pas en s'aggravant non plus. Du moins pour l'instant. T'es conscient que ton coeur se fatigue et que si tu ne le ménage pas, il claquera un jour ou l'autre. Mais pour l'heure, tu te rends bien compte que la situation est habituelle et que ça ne sert à rien de te garder en observation durant des jours juste pour ça. Ouais, t'as toujours eu pour habitude de dédramatiser les choses au contraire de ton grand-frère. En même temps, tu te sens plutôt en forme. La preuve, c'est que t'as faim, et tu ne te gardes pas d'en faire part à Flavie à ta manière. « Tiens pendant que t'es là, t'aurais pas quelque chose à manger ? Enfin, quelque chose de comestible pour changer. » Pour que ça passe mieux, tu adresses tout de même un sourire très légèrement mielleux à la plus jolie des infirmières, dans l'espoir que ça fasse mouche. Ne sait-on jamais, sur un malentendu, ça peut marcher.
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t'as dû t'gourer de planète, tu sais même plus où t'es. alors t'attends que ton coeur lâche, qu'ce soit bien trop brutal. la danse des corps, l'amour à mort. l'amour poison, la collision. et la peur s'abat quand même sur les ébats du mauvais ange qui se dérange pour crucifier tes libertés. au fond tu l'sais, t'es pas si loin d'l'enfer. et toi connard, ça t'fait rire. ça t'fait rire et pas pleurer. c'est qu'tu dois vraiment rien piger.
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