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(isandre) hundredth time around.

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eden de cacharel

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MessageSujet: (isandre) hundredth time around. 18/11/2017, 00:08


HUNDREDTH TIME AROUND
(isandre) léandre rochebois ft. isaac delatour
Ça t'a fait marrer toi, Isaac. Tu t'es bien fendu la poire quand ta passé le seuil de la porte de l'appartement de Léandre. Déjà que tu pensais jamais y retourner, tu pensais encore moins faire face à une telle situation. Gênante pour lui, amusante pour toi. Encore une fois, le bouclé et toi n'étiez pas franchement d'accord sur la manière de prendre ça. Parce que Léandre, lui, il avait honte. Et la honte, ça s'prend pas à la légère. Tu comprendrais sûrement si t'avais déjà eu honte au cours de ta foutu vie. Mais c'est pas le cas Isaac, toi qui t'fous de tout : de toi, de lui, des autres, de la vie. T'as même pas essayé de comprendre, ni même d'être délicat face à un embarras pourtant si évident. Au lieu de ça, t'as enfoncé le couteau dans la plaie, comme à ton habitude. C'est vrai, t'as quand même tenté de le faire déculpabiliser pour un geste qui, en soi, n'était pas si honteux. Néanmoins, t'as pas pu t'empêcher de glousser encore et encore, et de jouer avec la gêne qui émanait de tous les pores du beau brun. Pire encore, t'as poussé le vice à son paroxysme en pensant naïvement le dérider, au moins temporairement. Mais tu t'es lamentablement planté Isaac, comme toujours, et t'as fini à la porte comme un pauvre abruti après avoir vu les joues de Léandre s'empourprer significativement. La vérité c'est que t'avais déjà tout prévu, t'avais senti le coup venir. Parce que tu commences à connaître son fonctionnement, aussi éloigné du tien soit-il.
Comme si t'avais pas compris la leçon, t'es sur le point de remettre ça, pour la simple et bonne raison que tu ne réfléchis pas. Et aussi parce que tu te fais chier, que t'as rien à faire, et que contre toute attendre, Léandre est la première personne à avoir traversé ton esprit pourtant si vide d'ordinaire. Et toi, plutôt que d'y voir un quelconque signe et de commencer à te poser des questions un peu plus sérieuses, tu préfères faire une énième connerie. Tu fais traîner tes vieilles baskets sur le bitume de ce trottoir que tu connais un peu trop bien. Parce qu'il mène au café-librairie où bosse Léandre. C'est pourtant pas le genre d'endroit que tu fréquentes en règle générale. C'est trop intellectuel du côté des livres. Trop tranquille du côté des boissons. Tu préfères mille fois la bonne ambiance lourdingue d'une bande de potes autour d'une dizaine de pintes de bière. Mais de toute façon, t'y vas pas pour ça. T'y vas pour quoi, d'ailleurs ? Tu sais même pas. Pour le voir ou pour te foutre de sa gueule ? Y'a là-dedans deux vérités : celle que t'assumes pas, et celle que tu mets délibérément en avant pour pas avoir à prendre conscience de la première. Alors putain, ça d'vient compliqué. Heureusement, tu sais assez bien faire le vide dans ta tête, c'est probablement l'une des choses que tu maîtrises le mieux. C'est donc la caboche libérée de toute pensée que tu fais tinter la petite clochette en pénétrant dans le café. Y'a quelques personnes sur les lieux mais t'y prêtes à peine attention parce que t'as déjà repéré celle qui t'intéresse, là, derrière le comptoir. La malice au bord de tes lèvres déjà étirées, tu le rejoints sans même te poser de question. « T'as les mains occupées où j'peux commander un truc ? », tu le questionnes de but en blanc, t'empêchant de pouffer de rire dans le même temps. Maintenant que tu sais ce qu'il fait de ses dix doigts durant son temps libre, tu préfères être rassuré au préalable (quoi qu'en réalité, c'est pas l'genre de chose qui te fait peur, Isaac). « J'sais bien que derrière le comptoir ça peut sembler discret, mais j't'assure c'est un peu risqué. » Tu souris. Ce sourire de con qui donnerait envie à quiconque de t'foutre un pain dans ta belle gueule. Au fond tu comprends. Tu s'rais le premier à le faire. Mais pas Léandre. Alors tu joues à fond, autant qu'un imbécile comme toi puisse le faire. Pour ça, t'es prêt à pousser le jeune homme à bout, quitte à le regretter après. Parce que tu le regretteras à l'avenir, c'est certain. Et ce jour-là, tu seras tout seul dans ta pauvre merde, Isaac.
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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 21/11/2017, 21:22

moment gênant, embarrassant. moment que t'aurais souhaité effacer de ta tête, ta vie. t'aurais voulu les oublier, les images qui te hantent encore, qui t'rappellent bien des choses. parc'que t'étais pas toi, t'étais dans un état second, ça aurait jamais dû arriver, avec l'recul tu le sais. ça te tord le bide, tu veux plus l'voir, isaac. tu veux plus l'voir, tu veux plus entendre sa voix, son prénom, et surtout : l'tien qui sort de sa bouche. son sourire, son ton sarcastiques. tu veux plus les voir, malgré les sentiments, malgré c'que t'éprouves pour c'beau connard. et c'est comme ça qu'tu l'as foutu à la porte, les joues rosies, les larmes aux yeux parc'que t'as fait une connerie. tu l'sais, que t'as fait une connerie, maman serait pas contente et de toute façon : tu n'lui as pas dit, tu n'le feras pas.
voilà des jours que tu l'as pas croisé, que tu l'as pas vu. et si une partie d'toi te hurle qu'il faut que tu le vois, que vous pouvez pas rester comme ça, l'autre te dit que c'est pas plus mal. qu'c'est pas plus mal de plus le voir, lui qui te perturbe un peu trop. t'essaies de te persuader que c'est pas grave, léandre, que c'est pas une grande perte. alors, t'avances, tu t'en préoccupes pas, en tout cas t'essaies, encore une fois. aujourd'hui, journée banale, journée d'travail, les clients habituels, les mêmes commandes, les discussions brèves mais intéressantes autour des bouquins. t'aimes cette ambiance, l'ambiance du café-librairie. l'endroit où tu t'sens le plus à l'aise sur terre, dans tout paris. t'as pas l'impression de travailler, ici, ça pèse pas, c'est agréable. c'est léger. ça te permet de te vider la tête, de pas penser. de pas penser à isaac, ses yeux bleus ancrés en toi. mais il suffit que d'un instant, un seul, pour que l'ambiance s'alourdisse, parce que même si tu t'efforces de te concentrer sur la tasse entre tes doigts dont la tâche de café veut pas disparaître, et alors que la nervosité te gagne, tu sais qu'il est là. tu l'as vu pénétrer dans ton repère, t'as entendu la clochette, comme un enfant pris sur le fait, l'angoisse t'a gagné, le stress. puis il y a sa voix qui s'élève dans les airs, tu manques de lâcher la porcelaine. tu relèves les yeux vers lui, vers isaac. ton palpitant s'accélère, bordel qu'il est beau. mais bordel, t'as pas le droit d'penser ça. c'est tellement contradictoire. comme tu peux le voir, j'ai effectivement les mains occupées mais tu peux tout d'même commander un truc, tu sais pas d'où te vient cette confiance en toi momentanée, ce répondant soudain qui n'restera pourtant pas, t'en as conscience, parc'qu'à sa seconde prise de parole, tu t'laisses littéralement désarmer. arrête, isaac. j'suis pas comme ça, c'était une bêtise. que tu te défends, de manière bien trop médiocre. tu fixes de nouveau la pauvre tasse sur laquelle tu t'acharnes, elle te glisse des doigts et la voilà qui explose au sol. chute fatale. touchée, coulée.  
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eden de cacharel

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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 27/11/2017, 20:22

HUNDREDTH TIME AROUND
(isandre) léandre rochebois ft. isaac delatour
T'avais le choix, Isaac. T'aurais pu rester chez toi plutôt que de venir le retrouver. Encore. Ç'aurait évité de le mettre dans l'embarras une énième fois. Mais t'a décidé de te pointer quand même, parce que t'es un as dans l'art de faire ce que tu ne devrais justement pas faire. Mais là encore, t'avais le choix. T'aurais pu être sympa. T'aurais pu faire abstraction de cet épisode qui embarrassait Léandre plus que de raison. T'aurais pu te montrer mature et te contenter de commander à boire. T'aurais pu faire ça pour initier un nouveau départ. Mais tu ne l'as pas fait, Isaac. Il a fallu que tu balaies d'un revers de main les quelques miettes d'espoir que t'avais encore d'arranger la situation. Parce que tu ne sais que jouer au con, toi. Dès que ça devient sérieux, tu paniques. Et ça, t'as jamais accepté de le montrer. Alors tu fais ce que tu sais faire de mieux et tu mène la danse à coup de sarcasmes et autres parades insupportables de ton cru. Toutefois, Léandre semble commencer à prendre l'habitude. T'es même surpris de constater qu'il te répond avec humour, même si tu devines aisément qu'il rit plutôt jaune. « Comme tu peux le voir, j'ai effectivement les mains occupées mais tu peux tout d'même commander un truc. » Les yeux bleus dérivent sur ses mains qui triturent nerveusement la tasse de porcelaine. « Calme-toi quand même. C'est qu'une tasse, pas... ton engin. » Tu te mors l'intérieur des joues pour ne pas lui exploser de rire à la gueule. Parce que t'es beaucoup trop agaçant quand tu fais ça, Isaac. On te collerait bien une droite dans la gueule. « Arrête, Isaac. J'suis pas comme ça, c'était une bêtise. » Le temps s'arrête un instant alors que tu te demandes s'il a vraiment dit ce que tu as entendu ou si tu l'as simplement imaginé. Mais c'est Léandre qu'est devant toi, gamin. Et ça, se sont bel et bien ses propos. « Une bêtise ? » que tu répètes, non sans ponctuer ta question d'un franc rire mesquin. « "T'es pas comme ça", quoi ? T'es pas un homme ? » Tu n'attends pas de réponse, Isaac. En vérité, tu ne comprends pas qu'il puisse réagir de cette manière et se dénigrer sans même s'en apercevoir. Comme si ce qu'il avait fait était anormal. Comme si le monde entier l'était pour savoir se donner un peu de plaisir dans des moments solitaires. « Moi j'crois que si. » Pour une fois, c'est pas un reproche. Bien au contraire. Léandre, il avait bien trop tendance à s'enfermer tout seul dans une case trop peu glorieuse, et trop loin des autres aussi – voire trop loin de lui-même. Et il semblait en oublier ce qu'il était réellement en se comportant comme un gosse dépourvu de tout droit. « Tu crois quoi ? Que ton corps a été fait comme ça par pur hasard ? » Ta voix monte un brin dans les aigus parce que ça t'énerve, Isaac. Et parce que, contre toute attente, ça te tient à coeur ce putain de sujet. Parce que c'est Léandre, et que tu ne supportes pas qu'il porte des oeillères en permanence. « Tu crois que ton Dieu là, il t'a créé avec un service trois pièces juste pour s'marrer du haut de son nuage en te regardant vivre dans la frustration ? Tu crois pas que c'est pour que tu t'en serves ? » Tu secoues la tête avec virulence. Tu réfléchis. Tu regardes ailleurs un instant. Et tu piges pas, Isaac. T'es incapable de comprendre son raisonnement, sans doute autant qu'il était incapable de comprendre le tien. Mais au fond, tu ne le juges pas, bien que tes mots maladroits laissent à penser le contraire. Léandre, il pouvait avoir foi en ce qu'il voulait tant que c'était crédible ou que ça suivait une certaine logique. Toi, tu t'en fiches pas mal. Mais toutes ces conneries auxquelles il croyait ne voulaient plus rien dire une fois entassées les unes sur les autres. « Tu t'rends même pas compte que toutes tes croyances se contredisent. Tu veux mon avis ? » Tu ne laisses cependant pas au brun le temps de répondre afin de ne pas prendre le risque de te faire recaler. Aussi, tu lèves les mains en l'air de manière à le couper dans son élan juste à temps. « Nan, je sais que tu l'veux pas, mais j'vais te le donner quand même : c'est trop facile de se dire qu'on a aucun contrôle sur notre vie, sur ce qu'on doit faire ou sur ce qu'on a le droit d'être. C'est la solution des couilles molles. » Et toi, t'es sûr qu'au fond de lui, il possède ce cran qui lui manque pourtant. Il devait juste être capable d'aller le chercher pour dire merde à ses principes, merde à ses parents, merde à Dieu, et merde à tout le reste. Certes, t'es pas certain qu'il le fasse un jour, mais ça ne t'empêche certainement pas de lui dire en face ce que t'en penses. Pour une fois que tu penses, ça valait bien le coup d'être dit. « Donc maintenant, assume ta branlette parce que t'es un putain de mec, et sers-moi un café serré. » La porcelaine se brise au sol en mille éclat, et c'est tout ce que t'obtient comme réponse pour le moment. Merde, t'es si déstabilisant que ça, Isaac ? Ou est-ce que tu l'énerves vraiment ? Tu pourrais tenter d'avoir une réponse à tes questions, mais toi, tu préfères les faux-pas, c'est bien connu. Alors tu ne l'interroges pas. Et tu ne l'aide pas à ramasser non plus. Tu choisis plutôt de gueuler un « Champion ! » les bras en l'air, dans l'attente de quelques applaudissements en prime. Mais personne ne te suit, Isaac. Tu te prends même quelques regards agacés de la part de certains clients alentours. Et finalement, c'est toi qui a plutôt l'air con à ce moment-là. Certes il t'en faut plus pour te mettre mal à l'aise gamin, mais putain, le monde de Léandre n'est décidément pas le tien.
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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 7/12/2017, 14:13

pourquoi il est là ? pourquoi il est venu ? c'est vrai, léandre, tu t'y attendais pas vraiment, à c'qu'il se pointe comme une fleur à ton boulot. tu t'y attendais pas, à voir sa face aujourd'hui. faut croire qu't'as oublié qu'avec isaac, faut s'attendre à tout, comme à rien. avec isaac, c'est comme prendre les montagnes russes, faire le grand huit sans savoir comment tu vas rattérir. c'est tout ou rien. soit l'coeur léger, soit l'coeur en miette. bordel, mais pourquoi il fait ça, isaac ? pourquoi il réapparait d'un coup, son éternel sourire d'connard aux lèvres qui te fait accélérer le palpitant d'une manière inconsidérable, d'une manière que tu comprends toujours pas. merde léandre, qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête ? qu'est-c'qu'il se passe, dans ton organe vital ?
t'as pas l'droit, tu l'sais. bordel, que c'est mal. bordel que ça te torture la tête comme ça te torture le cœur.  calme-toi quand même. c'est qu'une tasse, pas... ton engin. qu'il te sort tout naturellement. faut dire que t'en es venu à te demander ce qui pouvait mettre le delatour dans une situation embarrassante à force. c'est vrai, dans tes souvenirs jusqu'à maintenant, tu n'l'as jamais vu déstabilisé, isaac, après tout t'es pas bien fin non plus et pas très futé quand il s'agit de comprendre ce que les gens ressentent. le seul truc que tu ressens actuellement, c'est à quel point ton cœur hurle des choses incompréhensibles, des choses censurées que tu t'étranglerais volontiers si elles venaient à passer la barrière de tes lèvres, c'est à quel point ta conscience, elle, t'supplie de te réveiller, d'lui dire à quel point c'est un connard. mais non, léandre, tu ne feras jamais ça, tu n'auras jamais l'audace pour ça. pauvre petite chose si fragile que tu es. stop, s'il te plait. pas ici. que tu souffles, doucement. parce que ici, c'est ton lieu de travail, c'est ton lieu de confort, où tu te sens en sécurité, à l'abri de tout, de tous et isaac, il a pas le droit de débarquer avec sa belle gueule et détruire ça à coup de mots durs. t'as l'impression d'briser la pauvre porcelaine entre tes mains, parce que t'essaies de cacher ta nervosité, tes tremblements légers, en la torturant depuis quelques minutes déjà. une bêtise ? il lâche un rire, tu sais qu'il s'fout de ta gueule, t'en as pris l'habitude à force. "t'es pas comme ça", quoi ? t'es pas un homme ? tu baisses le regard, tu baisses la tête, le feu s'empare de tes joues instantanément et tu n'sais pas quoi répondre, quoi dire. c'est le souci, avec isaac. c'est qu'tu sais jamais quoi y répondre parc'qu'il a le don d'te perdre totalement. j'suis  pas.. pas comme toi. qu'tu finis par répondre, en relevant tes émeraudes vers lui, avant d'te mordre la lèvre inférieure. moi j'crois que si. tu lâches un long soupir, tu lui réponds pas, tu choisis de te murer dans ton propre silence pour toute réponse à ses mots bien trop durs à entendre, bien trop douloureux. tu crois quoi ? que ton corps a été fait comme ça par pur hasard ? tu relâches ta lèvre que tu tortures depuis trop longtemps, tu le fixes. c'est pas le propos. je vois pas pourquoi tu t'acharnes à m'faire comprendre des choses mauvaises. parc'que tu sens qu'il s'énerve, le brun, tu sens qu'ta réponse va pas lui plaire, mais merde. il peut pas avoir raison en tout, tu peux pas rester à te taire des heures durant. parc'que tout ça, c'est pas vrai. c'est pas c'que tes parents t'ont appris, c'est pas ce qu'on t'a toujours appris. tu crois que ton dieu là, il t'a créé avec un service trois pièces juste pour s'marrer du haut de son nuage en te regardant vivre dans la frustration ? tu crois pas que c'est pour que tu t'en serves ? tu secoues la tête à ton tour, tu choisis de reporter ton attention sur la tasse, elle sera brillante et bien plus que ça, à force. la boule au ventre, l'coeur aux bords des lèvres, l'coeur serré, léandre. t'aimerais être capable de lui cracher tout ce que tu gardes en toi, mais tu l'es pas, capable de faire ça. tu t'rends même pas compte que toutes tes croyances se contredisent. tu veux mon avis ? non, t'en veux pas. tu veux pas savoir c'qu'il pense, t'en as assez d'encaisser les coups, de devoir l'écouter. merde, merde et merde ! tu t'prépares à répondre, mais bordel, voilà qu'il te coupe à nouveau. nan, je sais que tu l'veux pas, mais j'vais te le donner quand même : c'est trop facile de se dire qu'on a aucun contrôle sur notre vie, sur ce qu'on doit faire ou sur ce qu'on a le droit d'être. c'est la solution des couilles molles. léandre, il t'cloue encore au sol, il t'perturbe encore et encore, il sème une pagaille inimaginable en toi et ça t'rend dingue, parce que c'est pas possible, tout ça. et j'suis censé faire quoi, alors ? t'as l'air d'avoir réponse à tout, je t'écoute. les mots qui sortent d'ta bouche bien malgré toi, mais bon sang, il pousse le bouchon trop loin, il peut pas revenir comme ça, après des jours et des jours d'absence et te claquer son opinion en pleine face avec ses grands principes de pur enfoiré. non, il a pas le droit. donc maintenant, assume ta branlette parce que t'es un putain de mec, et sers-moi un café serré. c'est à ce moment précis que la porcelaine glisse de tes doigts, qu'elle t'échappe et se brise au sol comme il te brise l'palpitant, léandre, t'es trop sensible, trop fragile. il le sait, ça. il le sait, et il te touche en plein cœur. et aussitôt, tu disparais pour aller chercher de quoi réparer ta bêtise, pour ramasser ta connerie qui s'est effondrée au sol comme ton organe vital s'est écroulé à ses côtés, littéralement en pls. quand tu reviens, t'as à peine le temps d'entendre une nouvelle fois sa voix s'élever dans les airs pour balancer encore dieu seul sait quelle connerie. tu viens ramasser les débris, les restes de la pauvre tasse que tu jettes dans la poubelle avant d't'affairer à servir un café serré, et bien plus que serré d'ailleurs, à ce cher monsieur delatour. t'as pas l'droit de disparaitre pendant dieu seul sait combien de temps et de te repointer comme une fleur en venant balancer ton avis sur tous les points de ma vie qui t'semblent pas corrects.  
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eden de cacharel

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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 10/12/2017, 22:05

HUNDREDTH TIME AROUND
(isandre) léandre rochebois ft. isaac delatour
La chaleur de l'endroit n'a d'égal que la froideur des quelques mots de Léandre. « Stop, s'il te plait. Pas ici. » Mais où, putain ? Et quand, surtout ? Il n'y avait jamais de bon moment pour lui faire ouvrir les yeux, ni même pour qu'il les ferme sur toutes ces croyances qui l'empêchaient de vivre. Alors toi, tu crisses des dents. Tu serais presque prêt à agripper ses épaules pour le secouer le plus fort possible mais tu craints qu'il ne soit trop fragile. Et tu veux pas le briser, le Rochebois. Parce qu'il est beau comme ça, le Rochebois. Parce que tu l'aimes un peu comme ça, sans doute. « J'suis pas.. pas comme toi. » Tu lâches un lourd soupir. « Attends, laisse-moi réfléchir à ça deux secondes... » Les iris bleutés se meuvent vers le plafond comme si t'étais réellement sur le point de réfléchir. Mais au fond Isaac, tu sais déjà où tu vas en venir, parce que tu n'as pas besoin d'une seconde de plus pour être lucide. « T'es un mec, j'suis un mec. T'as un pénis et une paire de couilles, moi aussi. Et on est tous les deux des pédales, même si y'en a un dans le tas qui l'assume pas. Excuse-moi mais il me semble qu'on a quand même pas mal de points communs. » La malice étire tes lèvres dans un fin sourire. Tu sais pertinemment qu'il ne parlait pas de ça Léandre ; du moins, pas uniquement. Il n'est pas comme toi parce qu'il n'est pas libéré. Il n'est pas comme toi parce que le regard des autres lui importe. Il n'est pas comme toi parce qu'il s'interdit mille-et-une choses. Le truc c'est que même toi Isaac t'es pas totalement comme toi quand t'es avec lui. Il t'arrive parfois d'être un petit peu plus comme lui ; d'aimer ses maladresses, de manquer de sa douceur, de rejouer vos baisers comme une rediffusion de bons vieux films en noir et blanc durant les vacances de Noël. D'oublier l'espace d'un instant que tu le voudrais à toi juste une nuit avant que tout soit fini. Parce qu'il te semble déjà trop loin le temps des mascarades, à l'époque où tu n'aurais jamais soupçonné un quelconque attachement. Et aujourd'hui, tu t'retrouves les poings liés à son coeur comme si tu détenais le plus précieux des trésors. Et tu te bats, bordel tu te bats pour ne pas l'abîmer comme tu sais pourtant si bien le faire. Jusqu'à ce que tu redeviennes enfin Isaac, sans qu'une partie de Léandre ne vienne entacher cet état de fait.
Il perd un peu de son calme, le brun. Parce que t'insistes Isaac, tu l'irrites parce que c'est à peu près tout ce que tu sais faire, mais force est de constater que Léandre campe lui aussi sur ses positions. « C'est pas le propos. je vois pas pourquoi tu t'acharnes à m'faire comprendre des choses mauvaises. »  « Peut-être bien parce que t'es le dernier homme sur cette terre à croire que l'humain est bon. » Mais l'humain est mauvais, au fond. Alors il fait des choses mauvaises, quand bien même se donner du plaisir n'en faisait pas partie. A ce moment Isaac, tu percutes qu'il y a un truc qui cloche vraiment. Que ta gueule de p'tit con bien trop fier n'a rien à faire en face de lui. Que vous êtes bien trop différents et qu'a fortiori, rien ne pourra jamais marcher entre vous. Tes mâchoires se crispent d'elles-mêmes. Tes pensées divergent et s'entrechoquent dans un fracas que tu n'es plus capable d'ignorer à l'instant où tu te rends compte que t'es qu'un imbécile de penser à un "vous" qui n'existe même pas. Et t'en veux pas d'ce "vous" toi, Isaac. Jure que t'en veux pas, bordel. « Et j'suis censé faire quoi, alors ? T'as l'air d'avoir réponse à tout, je t'écoute. » « Coucher avec moi », que tu balances du tac-o-tac. Le visage d'ange blêmit devant toi, et tu dois te modre l'intérieur des joues pour ne pas éclater de rire. « Détends-toi, j'déconne. » Mais y'en a deux ici qui ont besoin d'être convaincus. « Commence par assumer ta sexualité, ce sera déjà un grand pas. » Tu t'accoudes sur le comptoir avant de reprendre. « Tes parents vont pas être contents, et après ? A moins de te reboucher le cul avec du plâtre, ils pourront pas t'empêcher d'être gay. » C'était pas trop mal parti mais fallait bien que tu tournes le tout à la dérision Isaac, sans quoi ce ne serait pas toi. Y'a même un rire un brin mesquin qui se fait la malle hors de tes lippes déjà étirées. Le hic, c'est que ça ne plaît pas des masses à Léandre. « T'as pas l'droit de disparaître pendant dieu seul sait combien de temps et de te repointer comme une fleur en venant balancer ton avis sur tous les points de ma vie qui t'semblent pas corrects. » L'azur rencontre l'émeraude pour quelques secondes. « D'abord, j'ai pas disparu, c'est toi qui m'a foutu à la porte. » Pour autant, tu ne lui en veux pas, Isaac. Tu pourrais même comprendre sa réaction avec un peu d'efforts. T'as été un peu trop loin ce jour-là en dépassant les limites de ce qu'il pouvait accepter de toi comme de lui-même. Si t'étais rancunier, tu n'aurais pas pris la peine de revenir ici. A moins que tu n'aies davantage envie de revoir sa gueule d'ange que de jouer au mec blessé. Si tu n'étais pas si doué pour refouler la vérité, tu te rendrais probablement compte que la deuxième solution tenait sacrément bien la route. « Et ensuite j'fais ce que je veux, tu me manquais un peu. » Et merde, c'est sorti. Juste comme ça. C'est juste assez léger pour que ce ne soit pas trop sérieux et que tu ne t'en veuilles pas au demeurant. Lui, il s'affaire au sol comme pour échapper à ton regard, à tes paroles et à tout ce qui pourrait bien se rapporter à ta personne. Alors tu pourrais écourter son calvaire et te barrer le plus vite possible. Mais comme t'es qu'un putain d'égoïste, tu comptes bien prendre le temps de le boire, ce café. Tu te permets toutefois de rejoindre Léandre au sol, poussé par une impulsion dont tu devrais pourtant avoir l'habitude. Tu t'accroupis vivement contre le plancher et relève le visage du brun du bout des doigts avant de planter tes lèvres contre les siennes. Bref. Rapide. Comme un mirage. Un ouragan passager. Et comme si de rien n'était, tu l'aides finalement à ramasser les quelques brisures de porcelaine restantes.
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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 27/12/2017, 15:44

pas ici, nulle part ailleurs, tu n'veux pas que ça arrive. ça n'peut pas arriver, ta raison te crie que c'est pas raisonnable, que t'as pas le droit, que tu peux pas écouter ton traître de palpitant qui te dirait de lui foncer droit dans les bras, tête baissée. d'te laisser aller à des étreintes qui n'te mèneraient probablement nulle part. non, léandre, c'est pas possible. et tu lui dis, au delatour. tu lui dis, qu't'es pas comme lui, t'insinues qu'rien de tout ça n'est possible. et tu l'entends soupirer aussitôt qu'tes mirettes émeraudes osent relever le défi qu'est celui d'le regarder. attends, laisse-moi réfléchir à ça deux secondes... tu arques un sourcil. bordel, où il veut en venir ? tu comprends pas, tu comprends plus. il réfléchit, ou presque, t'es surpris qu'ça lui arrive de l'faire. remarque, c'est pas parce qu'isaac delatour est un pur connard qu'il n'réfléchit jamais, pas vrai ? t'es un mec, j'suis un mec. t'as un pénis et une paire de couilles, moi aussi. et on est tous les deux des pédales, même si y'en a un dans le tas qui l'assume pas. excuse-moi mais il me semble qu'on a quand même pas mal de points communs. et merde qu'il déclenche un bordel immonde en toi, qu'tu sais plus où te mettre. qu'il évoque une éventuelle homosexualité chez toi comme ça, à voix haute, là, à ton boulot. mais merde, il se rend compte de c'qu'il fait et de l'état dans lequel il te met ? léandre, tu feins l'ignorance, tu tentes d'faire celui qu'ça atteint pas mais petite fleur, t'es beaucoup trop fragile, trop innocent pour réussir des choses pareilles. j'comprends même pas que tu tentes encore. j'suis pas.. j'suis pas ça. qu'tu balbuties, bouclette, c'est compliqué d'sortir ce mot-là, ça t'coûte un effort inimaginable. j'suis pas gay, isaac. pourtant léandre, t'es là, à baisser les yeux devant lui, les battements d'ton coeur qui s'accélèrent considérablement face à lui, une envie déraisonnable de lui sauter au cou, d'coller tes lèvres aux siennes. léandre, tu t'laisses rêver à des corps à corps qui te sont néanmoins interdits, interdits que t'oses pas braver. tu t'énerves un peu, ton calme olympien s'estompe peu à peu, tu t'laisses dépasser, petit prince, c'est pas bon tout ça. respire, respire, t'es tout pâle, on dirait qu'tu vas nous y faire un malaise sur place. peut-être bien parce que t'es le dernier homme sur cette terre à croire que l'humain est bon. long soupir qui traverse tes lèvres, soupir qui montre ton agacement, qui montre à quel point cette discussion qui tourne en rond te pèse. merde, pourquoi il lâche pas l'affaire ? qu'est-ce qu'il y a de mal à croire encore un peu en la bonté de l'humain ? qu'est-ce qu'il y a de mal à croire encore à ces choses-là, à espérer des jours meilleurs, des regards plus cléments à ton égard ? j'vois pas c'qu'il y a de mal à ça, isaac. il semble loin, l'espace de quelques instants, le brun et putain, tu t'surprends à imaginer quelles sortes de pensées pourraient l'habiter, tu t'surprends à l'regarder du coin de l'oeil telle une adolescente, et la seule question qui t'échappe, c'est c'que t'es censé faire, parce que toi, t'en as aucune idée, tu sais pas. t'es perdu, tu nages, tu bois la tasse sans cesse. largué, noyé, le gosse. coucher avec moi. tout s'stoppe en toi, d'un coup, net. tu t'sens pâlir un peu plus, tu t'tends un peu, léandre, et il a l'air d'le voir. détends-toi, j'déconne. véritable soulagement que ces mots, que sentir ton cœur s'alléger soudainement, parc'que merde, même s'il y a peu d'temps, tu l'suppliais d'te faire l'amour avant d'finalement le dégager, à la porte, comme un malpropre, aujourd'hui, ce courage qui t'habitait alors durant une si courte durée n'est plus. commence par assumer ta sexualité, ce sera déjà un grand pas. tu hausses les épaules, tu secoues la tête. j'ai rien à assumer. qu'tu nies en bloc, mais on sait tous qu'c'est faux, on sait tous qu'tu dis des conneries actuellement, on sait tous qu'tu l'regardes pas comme un mec normal, qu'tu le regardes pas comme tu regardes une personne ordinaire. il est bien con pour pas l'voir, isaac, ça. tes parents vont pas être contents, et après ? à moins de te reboucher le cul avec du plâtre, ils pourront pas t'empêcher d'être gay. putain qu'il est énervant, putain qu'il est troublant, avec ses humeurs à la con, avec sa manie à t'faire grimper dix étages d'affilées pour t'jeter du sommet d'l'immeuble sans parachute pour voir comment tu vas atterrir. il rit, il s'marre. stop, isaac, ça suffit.. qu'tu tentes, parc'que t'en as assez, qu't'as pas demandé qu'il vienne ficher cette pagaille au sein d'ta vie si paisible à l'origine - ou presque. t'as pas demandé son opinion, même si une partie d'toi s'attache excessivement à l'écouter, mais c'est pas bon, tu peux pas. tu n'as pas l'droit de tout ça. tu lui as balancé, qu'il avait pas l'droit de revenir comme ça, nature peinture, après s'être tiré comme un connard, après avoir disparu d'la circulation pendant trop de temps. d'abord, j'ai pas disparu, c'est toi qui m'a foutu à la porte. long silence que celui qui s'abat entre vous, alors qu'tu cherches quoi répondre, alors qu'tu cherches les mots qui viennent pas. il a raison, mais léandre, tu peux pas te résoudre à ça, à t'dire que c'est d'ta faute, toute cette situation. et ? on s'demande pourquoi. qu'tu craches, petit toulousain au regard dans le vide, qui disparait pour ramasser les résultats d'une connerie qu'est la tienne, d'une connerie arrivée suite à ses mots, ses mots forts, ses mots toutefois justes, quelque part. et ensuite j'fais ce que je veux, tu me manquais un peu. tu doutes d'la réalité d'ses paroles, mais tu peux pas empêcher tes joues d'rosir alors qu'tu t'efforces de l'cacher en feignant d't'intéresser davantage aux bouts de porcelaine éparpillés ici et là. tu lui manquais. est-ce réel ? probablement qu'non, tu sais jamais réellement où il veut en venir. que c'est chiant. tu t'attends à c'qu'il parte, t'espères qu'il parte. mais léandre, en si peu de temps sans lui, as-tu oublié qu'il ne faut jamais sous-estimer isaac ? as-tu oublié qu'il n'est pas d'ceux qui renoncent si facilement ?
le v'là qui rapplique, là, au sol, à tes côtés. lui, t'aider ? tu t'y attendais pas, t'es surpris, mais l'idée t'déplait pas forcément. mais c'est trop beau, beaucoup trop, léandre. tu sens ses doigts venir sous ton menton, t'inciter à relever l'visage. et merde, comme un pantin qu'tu t'exécutes, petit. et la tempête, la brise passagère, l'éclair si fort malgré tout des lèvres d'isaac qui rencontrent bien trop brièvement les tiennes. au diable les principes, alors qu'il vient finalement ramasser les quelques morceaux au sol, tu t'laisses dépasser par une pulsion trop rare, trop exceptionnelle et pourtant pas inconnue. les rôles sont inversés, c'est toi qui relève son visage, cette fois. encore.. qu'tu murmures, tel un enfant trop capricieux, avant d'rattraper ses lèvres parties trop tôt.
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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 12/1/2018, 01:59

HUNDREDTH TIME AROUND
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Au fond, tu sais pas vraiment ce que t'attends, Isaac. Qu'il te rejette encore un peu plus, ou que sa faiblesse du cœur le fasse tomber à nouveau dans tes bras ? Peut-être que ce que tu veux vraiment, c'est le pousser dans ses propres paradoxes et qu'il finisse par t'aimer autant qu'il te déteste : fort. Très fort. Et puis qu'il te déteste à nouveau. Un éclair de lucidité te susurre à l'oreille que t'es juste un putain de froussard, Isaac. Tu le pousses à bout parce que t'as peur d'être aimé pour de vrai ; parce que tu pourrais bien faire de même un jour beaucoup trop proche. C'est qu'il est beaucoup trop doué pour ça le Rochebois, mais tu te refuses à perdre le contrôle face à quelqu'un qui n'aurait jamais dû initier une seule bribe de sentiment dans ton cœur de p'tit con. Aussi, tu t'évertues tant bien que mal à te jouer de lui. Pourvu qu'il te déteste... jusqu'à ce que tu regrettes.
Tu touches dans le mille Isaac. C'est facile, tu commences à savoir où appuyer pour y parvenir. Là, pile-poil sur l'illusion d'être un homme que la société qualifierait de normal ; un homme qui aime les femmes. « J'suis pas.. j'suis pas ça. » Ses balbutiements achèvent de traduire un manque d'assurance certain, comme s'il n'était même plus sûr lui-même. « T'es pas quoi ? » T'exagères, Isaac. Tu presses la plaie. Pourtant, t'aurais été prêt à parier qu'il aurait préféré supporter ce mal un peu plus longtemps plutôt que d'avouer enfin ce qui se cachait sous le « ça ». Mais gamin, tu t'goures. « J'suis pas gay, Isaac. » Ses joues rosissent sous la confusion. Son regard se baisse, guidé la peur d'être mis à nu. Et toi, tu te pinces les lèvres comme pour retenir ta colère. Parce que la vérité, c'est que tu te sens insulté par la façon dont ce terme le répugne. « Putain, c'est que ça t'écorche la gueule. » C'est froid et plein de dédain. C'est sans doute la première fois que tu prends quelque chose à cœur de cette manière, et tu sais pourquoi. Parce que c'est lui et que ça te vise, toi. Alors peut-être que tu te mens à toi-même Isaac, t'as pas vraiment envie qu'il te déteste. Mais ça, ça change tout le temps. Et bordel, tu sais plus ce que tu veux, ni même ce que tu penses. Tu détestes ses absences mais tu ne supportes pas plus sa présence. Tu l'aimes un peu, et puis tu haies sa façon de penser juste après. Tu le trouves trop bon et puis trop con. « Qu'est-ce qu'il y a de mal à croire encore un peu en la bonté de l'humain ? J'vois pas c'qu'il y a de mal à ça, Isaac. » Tu hausses les épaules, comme si tu t'en foutais subitement. C'est qu'il aura souvent mal, le Léandre. C'est qu'il tombera souvent le Léandre. Mais qu'est-ce que ça peut bien te foutre à toi ? Il a qu'à voir ce qu'il veut, même ce qui n'existe pas ; une identité factice pour lui, une once de bonté dissimulée quelque par pour toi. Alors que dans le dernier cas, c'est plutôt d'la connerie, y'a pas besoin de creuser bien loin, en tout cas pas autant que toi tu forces avec le bouclé. Il a pas envie de dire ce que t'as envie d'entendre, faut qu'tu t'y fasses, Isaac. « J'ai rien à assumer. » Ta mâchoire se crispe, sans t'empêcher pour autant de continuer sur ta lancée, jusqu'à ce que tu te prenne un mur du nom de Léandre. Un mur dans lequel tu fonces toujours volontairement. « Stop, Isaac, ça suffit... » Il t'interdit d'aller plus loin. Pire, il te refoule comme il le peut, et tu sens bien que ce qu'il souhaite avant tout, c'est que tu cesses de te croire tout permis avec lui. Mais toi, tu supportes pas qu'il se permette des choses lui aussi. Parce qu'après, tu t'en veux, tu t'condamnes. Tu te rends compte que t'as été bien trop con, au point qu'il ne te somme de débarrasser le plancher... encore. « On s'demande pourquoi. » Y'a quelque chose qui enserre ta poitrine et qui te fait mal plus que de raison. Tu t'fiches pas mal d'être responsable Isaac. Ce que tu digères pas, c'est de l'insupporter, lui. T'as beau dire le contraire (et même parvenir à t'en convaincre), ça te fiche sacrément les boules. Tellement que t'en viens à être gentil l'espace d'un court instant, à travers des mots à la sincérité presque inconnue. Et tu guettes, Isaac. Tu guettes sa réaction. L'éclat dans ses yeux, la crispation de ses épaules, le relâchement de sa mâchoire. Tu guettes absolument tout ce qui pourrait t'indiquer ce qui se passe sans sa caboche à ce moment-là.  Mais bordel tu captes plus rien, comme si le signal de ton cerveau était brouillé par les innombrables pensées contradictoires qui l'envahissent. C'est que t'as pas l'habitude, d'ordinaire c'est plutôt vide. Mais au fond, c'est peut-être encore le néant qui prédomine quand même. Y'a sans doute même pas deux putain de neurones qui se touchent, sans quoi t'aurais jamais fait ça, Isaac. Tu l'aurais pas embrassé une nouvelle fois ; pour qui, pour quoi ? Pour lui. Pour toi. Pour qu'il rattrape tes lèvres au vol à son tour. « Encore. » Tes lippes s'étirent contre les siennes dans un sourire que tu ne peux contrôler. Celui-là bordel, il a pas le goût du regret. Y'a aucune amertume, qu'une spontanéité légèrement sucrée, comme un dragée de bonheur que tu n'espères plus passager. Alors maintenant, est-ce que tu redeviens Isaac ? Est-ce que tu profites de la faiblesse de son geste pour revenir sur son homosexualité, dis ? Un long silence s'installe en même temps que tes doutes. Les opales bleutés balaient aléatoirement les environs avant de retrouver la silhouette de Léandre, et la fossette qui se creuse sur sa joue à la naissance de son sourire achève de te convaincre de ne rien faire de stupide. Pas maintenant. « J'vais prendre le risque de laisser refroidir mon café, j'voudrais pas effacer trop vite le goût de ce baiser. » Tu ris un peu, parce que tu te trouves ridicule. C'est peut-être bien de la gêne, tiens. Mais tu serais bien capable de l'affirmer, parce que t'as jamais ressenti ça de toute ta vie, toi, l'gamin désinhibé. « Par contre j'veux bien une tasse de Javel pour me laver de cette niaiserie que je viens de sortir » que tu lâches, un œil malin posé sur Léandre. Elle est légère cette raillerie ; elle n'est ni mesquine, ni méchante. Rien qui ne puisse être comme d'habitude. Comme si de rien n'était, tu ramasses les quelques derniers morceaux de porcelaine qui gisent au sol avant de les déposer sur le comptoir. Tu les désignes du regard avant de poursuivre. « C'est drôle, je trouve que ça représente bien... » Une pause. Pas assez courte, ou peut-être trop. « Nous. »
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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 15/1/2018, 21:00

tu n'sais pas c'que tu fais, tu n'sais pas ce qu'il te prend. tout s'mélange, tout est si compliqué. si interdit. léandre, tu sais pas où tout ça va vous mener, mais tu t'forces à penser qu'ça n'ira pas loin. parc'que c'est pas écrit, parce que t'as pas le droit de faire ça, t'as pas le droit de t'octroyer le droit de t'amouracher d'un mec. mais léandre, qu'est-c'qui te dit que ce n'est pas déjà fait ? que ce n'est pas déjà le cas ? quand bien même, garçon, tu t'refuses à penser à isaac autrement que.. que lui-même. ça peut pas être plus, il peut pas y avoir plus. mais mon gars, là, t'as l'palpitant qui bat à tout rompre, qui bat tellement fort en sa présence. t'essaies d'résister, tu lui dis, toi, qu't'es pas c'genre de type, que c'est pas pour toi. tu lui dis, qu't'es pas gay. t'aimerais lui dire que tu seras jamais. t'es pas quoi ? et qu'il remue un peu plus l'couteau dans la plaie, l'delatour. au lieu d'apaiser l'hémorragie, il n'fait que la raviver d'plus belle, il n'fait qu'te faire paniquer un peu plus. m'oblige pas à répéter. qu'tu balances, comme un ordre alors qu'il s'agit plutôt en réalité d'une supplication. supplication qui s'lit aisément dans tes émeraudes empreintes d'une innocence certaine. putain, c'est que ça t'écorche la gueule. tu l'sens. fâché, froid. t'oses t'dire que tu l'as touché, quelque part. qu'ça fait un point partout, mais t'es trop fragile pour ça, pas vicieux pour un sou. c'est pas c'que tu voulais, non. tu voulais pas l'atteindre, pas l'blesser. excuse-moi.. ça quitte tes lèvres, comme ça, sans crier gare. t'avais besoin d'lui sortir, c'est ta manière à toi de lui pondre qu'tu voulais pas l'toucher. léandre, c'est à se demander pourquoi t'es si attaché à lui, ce que tu lui trouves. vous êtes si différents, si opposés. léandre, cette relation n'a rien de raisonnable, elle en est l'inverse. tu l'sais, oui, tu l'sais, mais t'es incapable de t'en éloigner, du brun. chaque fois que tu essaies, une sensation d'manque t'envahit, tu sais pas trop comment on appelle ça, tu sais pas mettre d'mot sur ça. à cœur ouvert, mon grand, tu dévoiles ta façon d'voir les choses, ta façon d'aimer ton prochain, d'espérer un peu d'meilleur en ce monde qui a tant perdu de sa superbe depuis que tu en es l'un des chanceux passagers. t'oses espérer qu'un jour, tout change. des idées irrationnelles plein la tête, léandre, on s'demande si tu vis sur la terre ou pas plutôt sur la lune. perdu. tu l'regardes, isaac, tes yeux qui l'scrutent timidement, tu t'défends. t'as rien à assumer, faut que ça s'arrête, qu'il cesse ses insinuations. tu manques pas d'lui cracher, gentiment cependant. tu l'repousses, comme tu peux, tu l'repousses, tu veux plus qu'il essaie d'briser ces barrières qu'on a érigé pendant si longtemps en toi. t'as peur, c'est là la vérité. t'as peur de c'qu'il se passera, si tu décides de les envoyer valser, t'as peur d'la douleur, t'as peur d'tout, finalement. éternel gosse perdu, éternel gosse qu'on a jamais pris le temps de rassurer sur ses choix, ses choix qu'on a jamais cessé de désapprouver. ça t'fait un léger pincement au cœur de jouer les pseudos durs avec lui, de lui déverser ta frustration. tu lui rappelles qu'il a dépassé les limites, récemment, tu manques pas d'le faire. pourtant, une partie d'toi t'en veut encore d'l'avoir flanqué à la porte ce jour-là. parc'que tu t'l'avoueras jamais mais si la honte t'a envahi, c'moment n'en restait pas moins agréable, bordel. t'es là à ramasser les bouts d'porcelaine, ses lèvres que tu rattrapes après un contact trop bref. merde, léandre, ton cœur il est prêt à sortir d'ta poitrine, t'es bien, . rien d'nocif, plus rien d'négatif dans cet échange, dans c'baiser, c'est comme si vos querelles antérieures, d'il y a quelques instants, n'avaient jamais existé. le blanc qui s'en suit, il est pas agréable, lui. tu te laisses envahir d'un tas de pensées. est-ce que c'était raisonnable de faire ça ? qu'est-c'qu'il va dire ? dernière question, grande question. tes iris qui s'posent sur le visage du français, t'attends, tu sais pas réellement c'que tu dois faire, petit gars. . j'vais prendre le risque de laisser refroidir mon café, j'voudrais pas effacer trop vite le goût de ce baiser. tu prends conscience de la chose, doucement, de ton acte irréfléchi d'il y a quelques instants, mais pour rien au monde tu ne gâcherais l'atmosphère plus ou moins légère qui s'installe malgré une gêne non dissimulée, tes joues légèrement empourprées, un sourire fin au coin des lèvres, son rire qui emplit l'espace, douce mélode aux oreilles. par contre j'veux bien une tasse de javel pour me laver de cette niaiserie que je viens de sortir. c'est toi qui rit, cette fois-ci, accrochant ses abysses. bordel, ça n'a plus rien à voir avec.. avec l'vous d'tous les jours, mais ça t'déplaît pas pour autant, on va pas s'mentir. tu feras attention, ça brûle un peu, la javel. que tu réponds, avec un faux air sérieux, vite trahi par un sourire enfantin, sourire amusé, sur tes lèvres. tu l'scrutes, lui qui s'affaire désormais à ramasser les derniers restes de la tasse, qui se redresse pour les déposer devant vous, qui t'les montre du regard. t'arques un sourcil, gamin, t'es intrigué, tu comprends pas tout. c'est drôle, je trouve que ça représente bien... nous. et l'pire du pire, c'est qu'il n'a pas tord, isaac. c'est tellement vous, c'est tellement semblable. si éparpillés, si différents. vraiment ? qu'tu questionnes un court instant. j'suis d'accord. que t'approuves finalement, en appuyant tes dires d'un mouvement d'tête. éparpillés. c'est c'qu'on est. mais est-ce péjoratif ?
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MessageSujet: Re: (isandre) hundredth time around. 31/1/2018, 22:07

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« Excuse-moi. » C'est trop facile. Il dénigre ce que t'es au travers de toutes ses paroles et ses foutus croyances qui n'ont pour toi aucun sens. Et quand enfin la balle te touche, il s'excuse comme s'il t'avait vulgairement bousculé. Tu vois rouge, Isaac. Tu devines qu'il s'agit là d'un mélange de colère et de vexation, associé à l'irritation d'une blessure que tu n'assumes pas vraiment, au fond. Parce que toi gamin, t'es de ceux qui se fichent de tout, d'ordinaire. Y'a tout qui coule sur les courbes d'une indifférence que t'as toujours cultivé comme étant le meilleur des atouts. « Que je t'excuse ? Mais c'est que j'en ai rien à carer de c'que tu peux bien penser », que tu lâches comme on balancerait une bombe, sans être réellement sûr de ne pas devenir un jour ta propre cible. Parce que cette fois, ça te fait quelque chose, même si tu t'appliques à lui faire croire le contraire. Rien que l'éventualité de lui inspirer du dégoût, ça t'fait chier. Parce qu'il paraît que les gens comme toi, ça le dégoûte. Les gens comme lui, en fait. « Commence par t'excuser à toi-même déjà. » Lèvres pincées, mine boudeuse. Tu cherches à le faire réagir, encore et toujours. Mais il semblerait que le petit agneau soit plus coriace que tu ne l'aurais cru – au moins lorsqu'il s'agit d'un problème d'acceptation de soi. Il refuse de se mettre dans le même sac que toi. Et toi Isaac, ça t'emmerde parce que ce serait bien là le seul point commun que vous pourriez avoir. Parce que le reste, c'est que du noir et du blanc ; partout, tout l'temps. Tu l'observes, et tout ce que t'es capable de voir, c'est ton opposé. Son sourire d'ange et ses opales naïves, capables de ne voir que le beau, que le bien. Et puis y'a son esprit bien trop fermé, capable de ne voir que le mal et ses interdits. C'est pas ce que t'aimes toi, gamin. Et pourtant. Pourtant quoi ? Y'a un truc que tu ne peux pas te permettre de dire, ni même de penser. Alors tu secoues simplement la tête dans l'espoir de te débarrasser de tout ce qui n'avait rien à faire là, dans cette caboche déjà trop pleine de lui à ton goût.
Une boucle brune vient taquiner son front pendant qu'il ramasse le fruit de ses erreur, ou plutôt de ta connerie. Celle-là-même que tu continues à nourrir avec des bourdes. Une en particulier. Une que tu regrettes autant que tu la désires à nouveau. Parce que tout n'est que paradoxe avec Léandre, et ça n'a de cesse de te brouiller la tête, à tel point que tu finis par vomir des inepties dont la niaiserie te rendrait presque malade. Mais ça sort comme ça Isaac, et t'y peux rien. Avaler de la Javel, c'est la seule potentielle solution qui te passe par la tête, alors tu balances ça comme ça, dans l'espoir que le sarcasme parvienne finalement à faire oublier le reste. « Tu feras attention, ça brûle un peu, la Javel. » Tu ris comme un con alors qu'au fond t'as envie de lui dire de fermer sa gueule parce que tu t'fiches bien de brûler vif si c'est pour lui. Et cette simple pensée te fait flipper. Le problème, c'est que ça fait partie des choses que tu ne peux pas lui dire à lui (et que tu n'as aucune envie de lui confier, de toute façon). T'es déjà pas capable de te l'avouer réellement, gamin. Alors t'es censé faire quoi à cet instant ? Être sincère en restant énigmatique, c'est ce qui te traverse l'esprit comme un éclair de bon sens, même si au demeurant, t'es pas sûr que c'en soit un. Pour autant, il semble d'accord Léandre, alors ça t'arrache un sourire (de satisfaction, sans doute). « Vraiment ? J'suis d'accord. Eparpillés. c'est c'qu'on est. »  « J'pense quand même que tu devrais t'éparpiller un peu plus, toi », que t'ajoutes sans chercher à l'agacer, pour une fois. Tu te dis simplement qu'avec un peu de chance, il pourrait t'écouter et avoir soudainement envie de suivre tes conseils, ne serait-ce que pour le fun. L'histoire d'une fois. Une seule petite fois. « Viens avec moi ce soir, j't'emmène au bar. » « au bar », c'est ta façon de désigner ton QG, celui où tu vas t'poser le cul si souvent que t'y es connu comme le loup blanc. Tu précises pas que l'ambiance ne sera sans doute pas à sa convenance, parce que tu veux juste qu'il vienne, qu'il se déride un peu. « Et en attendant, tu peux pas te prendre une pause ? Histoire que j'termine ce café avec toi. » Tu sais bien gamin, qui ne tente rien n'a rien.
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