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A dress for two (Sadira)

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shalimar de guerlain

JE RESSEMBLE À : Ipek Soylu

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MessageSujet: A dress for two (Sadira) 5/12/2017, 21:55

A dress for two
Rahlala, le casse-tête des fêtes de fin d’année. S’il y a des gens pour qui trouver des idées de cadeaux est un jeu d’enfant, pour moi c’est une torture absolue. Je ne sais jamais quoi acheter. Je suis nulle. Ah bah si, je suis nulle. Neuf fois sur dix, je vise à côté et fais flop. La seule fois où je suis sûre de ne pas me planter, c’est lorsque je dois offrir quelque chose à mon père. Lui, c’est pas bien difficile, si vous voulez lui faire plaisir, une caisse de douze bouteilles fait l’affaire. De bordeaux, évidemment. Ca doit sans doute lui rappeler son Occitanie natale. En revanche pour ma mère et mon frère, alors là c’est prise de tête et compagnie. J’aimerais vraiment les surprendre cette année. Voir leur yeux s’illuminer et un large sourire ébaubi s’étirer sur leur visage. Surtout pour Julien. Il a tant fait pour moi cette année, alors j’ai vraiment à cœur qu’il soit heureux ainsi que de lui prouver combien je l’aime et lui suis reconnaissante. Même si le connaissant, il me dirait sans doute : « Je n’ai pas besoin que tu m’offres quelque chose, pour savoir que tu m’aimes. ». Ok je sais bien mais … mais quand même. Ces dernières années, tu as été bien plus qu’un frère pour moi. Ce que j’ai subi en Floride remonte à cinq ans désormais, mais c’est encore bien présent et continue de me hanter. Je me souviens, lorsque nous avons pris l’avion pour rentrer à Paris. C’est à ce moment là, que j’ai pris conscience que c’était fini. Les coups, les cris, les insultes et … tout était fini.

D’un coup d’un seul, mes nerfs ont complètement lâchés. J’avais l’impression qu’un énorme poids venait enfin de quitter mes épaules. J’ai très peu de souvenirs de ce qu’il s’est passé après. Il me semble … que j’ai dormi. Oui, c’est ça. J’ai dormi durant tout le temps du vol entre Bradenton et Paris. Tu as légèrement incliné ton siège et m’as pris dans tes bras. Voilà comment tu as passé tout le trajet. Afin que je me calme et ne m’affole pas, tu as posé ma tête contre ta poitrine. Là, contre ton cœur. Ses battements lents me berçaient si agréablement. Encore aujourd’hui lorsque je ferme les yeux, je les entends. Tu es le seul à savoir ce qui m’est réellement arrivée. Jamais, je n’ai voulu en parler à nos vieux. Maman ne s’en serait jamais remise. Tu n’as pas cherché à jouer les grands frères moralisateurs. Au contraire, tu as compris mon choix et l’a respecté, ajoutant que « lorsque le moment sera venu, tu le sauras. ». Aujourd’hui ça va mieux, mais les deux années qui suivirent notre retour ont vraiment été un enfer. Afin de ne pas éveiller les soupçons des parents, tu as accepté que je vienne vivre chez toi le temps que je remonte la pente. D’un autre côté, je suis sûre que ça t’arrangeait bien. Tu venais de rompre avec c’te connasse, qui t’a quitté du jour au lendemain sans aucune raison. La solitude te pesait énormément. Combien de fois mes cris t’ont-ils réveillé en pleine nuit ? Combien de fois as-tu dis : « Calme toi. C’est fini. Ce n’est qu’un cauchemar. Tout cela n’est pas réel. » ?

Combien de fois me suis-je désespérément accrochée à ton bras, en suppliant entre deux sanglots : « S-s’il te plaît … ne me laisse pas. ». Combien de fois as-tu dormi à mes côtés, en me blottissant dans tes bras, en embrassant mon front brûlant et en répétant : « Chhhut. Ca va aller maintenant. Il ne t’arrivera plus rien. Je te le promets » ? Je l’ignore. Trop pour que je puisse le dire. Je ne voulais pas être une charge ou un fardeau pour toi. J’avais beau te dire que tout allait bien, que tu n’avais pas à en faire autant ni à t’inquiéter. Rien n’y faisait. Tu as fait passer le football au second plan. A tel point que tu as été relégué au poste de remplaçant. Qu’est-ce qu’on a pu s’embrouiller à ce sujet. Que tu prennes soin de moi plus que de raison, ça ok je pouvais m’y faire. Mais que ça foute en l’air ta carrière et ton « job », ça c’était plus que je ne pouvais en supporter. Alors, pour toutes ces raisons, j’ai envie de faire les choses bien. De te dire merci en t’offrant un cadeau à la hauteur de tout l’amour et de toute la tendresse que tu m’as témoigné. J’ai écumé un bon paquet de petites boutiques sympas du troisième, en vain. Ayant fait chou blanc, j’ai donc essayé de réfléchir a une idée de cadeau pour maman. Peut-être que j’aurais plus d’inspiration pour mon héro, une fois que j’aurais trouvé un présent pour mam’s ? J’ai donc traversé la ville en bus, arrivant ainsi dans le neuvième. Cela fait pas loin d’une heure à présent, que j’erre dans les allées des Galeries Lafayette. Pfff, il n’y a rien qu’elle serait susceptible d’aim… . Hé ! Elle est pas mal cette petite robe orange. Ah oui, en plus c’est bien son genre. Voyons voi… . Argh ! Apparemment, je ne suis pas la seule à qui cette robe a fait de l’œil. Une jeune fille s’empare de l’autre extrémité du cintre. Confuse, je lâche la robe et balbutie en baissant la tête : « D-désolé. Je … je vous prie de bien vouloir m’excuser. ».                              
                                                                       
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L'amour
Quand ça gronde, quand ça me mord, alors oui, c'est pire que tout, car j'en veux, hum hum, plus encore. Pourquoi faire ce tas de plaisirs, de frissons, de caresses, de pauvres promesses ? A quoi bon se laisser reprendre le coeur en chamade, ne rien y comprendre. C'est une embuscade.
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MessageSujet: Re: A dress for two (Sadira) 16/12/2017, 12:06

Day off. Deux précieux petits sésames que tu chérissais plus que tout à l’heure actuelle. Ce n’était pas juste un jour sans garde. Non, c’était un jour sans garde, sans rugby, sans rien. Un jour juste pour toi que tu ne passerais pas à faire le ménage, il en était hors de question. Non, tu avais bien plus à faire, bien mieux à faire. Les fêtes approchaient à grand pas et tu étais loin d’être à jour dans ta liste de cadeau. Quel enfer d’avoir une grande famille, sérieusement. Offrir un cadeau à chacun d’eau était une ruine pour ton porte-monnaie, ni plus ni moins. Mais ça te faisait plaisir, tu avais toujours été du genre à aimer offrir, sans raison apparente. Le problème de Noël, c’était qu’il fallait condenser les dépenses… et que ta famille avait pour la plupart dépassé l’âge de faire des listes au Père Noël. Que le temps passait vite…
Tu t’étais rendue à Opéra pour faire le plein de babioles et tu avais été surprise de ne pas galérer plus que ça pour trouver ce que tu comptais offrir à ta famille, et à tes amis les plus proches. Deuxième étape de ton périple, étape moins plaisante à ton goût, il te fallait au moins une tenue pour les fêtes. Tu n’aurais aucun scrupule à être habillée de la même manière aux deux réveillons. D’une, tu ne le passais pas avec les mêmes personnes. De deux, tout le monde te connaissait assez pour savoir que la coquetterie était le cadet de tes soucis. Tu n’avais pas envie d’avoir l’air d’une pouilleuse, certes, mais seulement en public. Chez toi tu n’avais pas ces états d’âme. Mais les grandes occasions requéraient un effort de ta part, non ? Alors tu étais disposée à te prêter au jeu du shopping.
Tu flânais tranquillement entre les rayons, pas franchement pressée pour un sou. Mais c’était toujours délicat pour toi de faire du shopping de toute façon : tu étais très difficile. Enfin pas difficile, juste exigeante. Un vêtement, c’est tout ton corps qui devait l’aimer sinon tu ne repartais pas avec. Et ce genre de coup de cœur, tu n’en avais pas souvent. Heureusement pour ta carte bleue. Et pourtant, voilà qu’une jolie robe un peu style Jackie O te tape dans l’œil. Sa couleur a capté ton regard et sa forme ton cœur. Avec une petite paire d’escarpins et des bijoux, un chignon et le tour serait joué. C’était parfait… Tu tires sur le vêtement et est surprise de la résistance que tu rencontres. Est-ce qu’elle était bloquée quelque part ? Ton regard remonte la robe et tu te rends compte que quelqu’un d’autre a eu la même impulsion que toi. Oh oh…

« D-désolé. Je … je vous prie de bien vouloir m’excuser. »
« Non non, c’est moi qui suit désolée. Allez-y, prenez-la ! Elle est vraiment cool. »

Tu relâches à regret le modèle, mais tu n’étais pas du genre à t’imposer dans ce genre de situation, tu t’effaçais toujours. Tu n’aimais pas le conflit. Mais elle avait l’air passablement gentille, contrairement aux vieilles harpies hargneuses auxquelles tu avais pu être confrontée par le passé.

« J’en trouverai bien une à ma taille. Ou alors je me rabattrais sur un autre modèle. »

Mais cette idée ne t’enchantait pas.
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shalimar de guerlain

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MessageSujet: Re: A dress for two (Sadira) 16/12/2017, 14:18

A dress for two
Voilà une situation quelque peu délicate et qui aurait très vite fait de tourner à la foire d’empoigne. Ah si, si, c’est digne d’une bonne série américaine girly avec scandalous et drama. Du style Sex and the City ou Gossip Girl. « Dégage pétasse, je l’ai vu la première ! » ou encore, « Lâche l’affaire morue. De toute façon, il faudrait que tu sois morte pour pouvoir rentrer dedans ! ». Dieu merci, cette jeune femme et moi-même sommes suffisamment civilisées et bien élevées, pour ne pas nous donner en public et tomber dans la vulgarité. Je suis loin d’être ce que l’on pourrait appeler une fashion addict. Entant que sportive, j’accorde davantage d’importance au confortable et au pratique, qu’au glamour, au style et au sexy. Hormis sur un court de tennis, jamais vous ne me verrez dans une robe. Pour les fêtes, je ne vais pas chercher midi à quatorze heure ni faire des effets de toilette. Aller au plus simple, c’est ma devise. Une chemise ou un petit chemisier blanc avec par-dessus un blazer. Un jean slim délavé et troué style boyfriend. Des baskets chamarrées et fantaisies. Et basta ! Le look masculin-féminin, c’est sûrement ce qui me correspond le mieux. Au grand dam de mes parents, surtout de ma mère, qui aimeraient tant me voir pour une fois en femme. Hahaha, la bonne blague ! Déjà gamine, lorsqu’ils m’habillaient en robe, cette dernière était complètement tâchée et déchirée avant la fin de la journée.

Oui, j’étais un véritable garçon manqué à l’époque. Encore bien plus qu’aujourd’hui. Puis bon, en bonne petite sœur collante et chiante, je m’arrangeais toujours pour suivre Julien et sa bande de copains, pour faire les quatre-cent coups dans le parc de la Garenne-Colombes. Alors forcément, après quelques glissades sur la gazon et crapahutages dans le bac à sable : la petite robe à sa fifille, elle n’avait plus tellement d’allure ! Pardon ? Les talons ? Pfff, non mais vous m’avez-vu ! Je préfère encore dormir dans un lit plein de rats, ou déjeuner contrainte et forcée avec Erdoğan, plutôt que de porter ces instruments de torture. Le mec, parce que c’est forcément un mec qui a inventé ça, ce n’est pas possible autrement. Bref, ça devait être un sacré tordu doublé d’un beau misogyne ! De toute manière, je fais déjà un mètre soixante-quatorze, donc si je porte des échasses, je vais avoir vite fait de ressembler à une girafe ou à une basketteuse. Et alors ça, non merci, très peu pour moi. De toute façon, je ne sais même pas pourquoi je perds mon temps à vous parler de tout cela. Bah oui, cette robe, je ne comptais pas l’acheter pour moi. Ce qui n’est sans doute pas le cas pour cette jolie et jeune femme à la crinière de lionne. Qui plus est, elle semble vraiment lui avoir tapé dans l’œil. Sûr et certain qu’elle va faire un malheur à l’occasion des fêtes, si elle compte la porter. En plus c’est un … trente-six.

Ah pas de chance, maman fait du trente-huit si ma mémoire est bonne. Boh, après tout ce modèle existe en d’autres couleurs, certes moins sympas que ce orange plein peps, mais qui s’accorderont parfaitement avec le teint légèrement mâte de ma mère. Il y a en pléthore sur le présentoir. Je me retrouve donc avec le cintre dans la main, après que la jeune femme, visiblement d’origines nord africaines, l’ait lâché. En relevant la tête, j’aperçois son sourire bienveillant avant qu’elle ne se mette à de nouveau farfouiller dans cette forêt de robes, alignées en rang d’oignon. Je regarde celle que j’ai dans la main, avant de la passer devant moi et d’admirer le résultat dans la grande psyché murale, à gauche du rayon. Hum … non ça ne va pas. Avec la carnation de ma peau, ça fait trop ton sur ton. Ca le sera encore d’autant plus sur ma mère. Alors que la femme à la peau d’ébène s’apprêtait à partir, je tente de la rattraper au vol : « Euh, attend ! ». Après qu’elle se soit immobilisée et retournée vers moi, j’attrape doucement son poignet et l’emmène en face du grand miroir, comme si c’était une amie que je connaissais depuis toujours et avec laquelle j’apprécie passer du temps. Ses deux orbes de jais s’écarquillent sous l’effet de la surprise. Ceci dit, je ne peux pas lui en vouloir. Un tel élan de fraîcheur et de sympathie, de la part d’une nana avec laquelle vous avez frôlé l’accrochage et l’incident diplomatique, j’admets que ça peut désarçonner.

Je me place derrière elle et appose la robe contre son buste. Ah bah oui, là ça rend tout de suite bien mieux. Un orange si beau et si éclatant sur une peau sombre, c’est tout simplement magnifique. Avec un collier ou des boucles d’oreilles ethniques, ça peut même donner quelque chose de très sympa je pense. J’incline doucement la tête sur le côté pour mieux me rendre compte de ce petit aperçu. Avec une aisance et une décontraction, qui moi-même me surprend, j’ajoute : « Pardon, je me permets. Ah si, vraiment on dirait qu’elle a été faîte pour toi. Puis cette couleur, ça te va super bien. Il faut à tout prix que tu la prennes ! ». Sur ces quelques mots, un large sourire illumine mon visage. Celui de la brune aux cheveux ondulés est un peu plus timide. Visiblement flattée par tant de compliments, ses joues s’empourprent de manière à peine perceptible. Son regard se détache de son reflet dans la glace, avant de venir accrocher le bout de ses chaussures. Curieux … . Elle n’a vraiment pas à être gênée ou complexée. Belle et féminine comme elle est, elle a vraiment tout pour plaire. Après avoir balayé les alentours, je me décale un peu sur la droite afin d’attraper une large ceinture noire à boucle dorée, pendue à une espèce de rambarde. De retour auprès de la jeune femme au teint hâlé, je lui tends la robe et lui demande si elle peut la maintenir devant elle, comme je l’ai fait tout à l’heure. Après être de nouveau passée derrière elle, j’enroule la ceinture autour de sa taille, déjà bien marquée, afin de la mettre encore un peu plus en valeur. En superposition parfaite avec la robe, l’accessoire rend vraiment bien. Enfin, c’est mon point de vue. Je rabats un petit peu ses cheveux en arrière, dans le but de dégager son visage à l’ovale quasi-parfait, puis déclare sur un petit ton taquin et avec une sourire espiègle : « Eh bien ! S’il y a un petit ami, je pense qu’il va être fou en te voyant comme ça ! »

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Quand ça gronde, quand ça me mord, alors oui, c'est pire que tout, car j'en veux, hum hum, plus encore. Pourquoi faire ce tas de plaisirs, de frissons, de caresses, de pauvres promesses ? A quoi bon se laisser reprendre le coeur en chamade, ne rien y comprendre. C'est une embuscade.
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