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à l'aube des bois.

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eau de toilette


MessageSujet: à l'aube des bois. 21/12/2017, 00:04


A L'AUBE DES BOIS

zafira beaumont - eden park

exception ou simple habitude, vous voilà en ce début de week-end en train de courir dans un grand parc de la capitale. autour de la fontaine, zigzaguant entre les herbes, caressant des pieds la fraîche rosée, rien ne semble pouvoir ternir ce moment privilégié. rien, mis à part dame nature. en l'espace de quelques minutes, le ciel blanc de décembre s'assombrit considérablement. sans que vous ne vous y attendiez, un orage déchire le ciel, accompagné d'une averse digne du nord de la france. en pleine course, trop occupés à scruter les cieux, vous ne faites pas vraiment attention et vous vous percutez. une chute. bien que sans mal, la boue s'étant accumulée sous vos pieds recouvre maintenant une bonne partie de vos corps.


J'envoie des bons baisers de Paris,
des jours fânés, des nuits d'insomnie.
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black opium de ysl

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CRÉDITS : kawaiinekoj.

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MessageSujet: Re: à l'aube des bois. 12/1/2018, 21:04


à l'aube des bois. ✻✻✻ Le parc de la capitale, ce lieu où tu te sens bien à ton aise, où rien ni personne ne peut venir ruiner ton humeur. Là-bas, tout le monde te fout la paix. C'est pour cette exacte raison que tu t'y retrouves souvent pour te détendre sur un banc, au pied d'un arbre ou même rien que pour y faire un tour. Ce qui est moins dans tes habitudes, c'est d'y courir. Courir de manière générale d'ailleurs n'est pas quelque chose qui te rend particulièrement enthousiaste, mais t'as grandement besoin de te défouler et t'es prêt à taper un sprint à travers le parc s'il le faut, tant que tu te sens mieux après. T'as donc enfilé un vieux jogging pour remplacer ton jean trop serré qui t'empêcherait de bouger librement et prends tes écouteurs avant de te lancer. Le regret s'impose presque immédiatement. T'es pas vraiment aussi endurant que prévu, mais tu lâches pas. T'es trop borné pour ça. Faire demi-tour au moindre obstacle, c'est pas ton genre, même si ledit obstacle se trouve être tes poumons peu performants. Alors tu cours, tu fonces, tu t'arrêtes pas. Le regard droit devant toi, les écouteurs envoyant directement dans tes oreilles des sons dynamiques, tu te concentres sur ton parcours, prenant soin d'esquiver personnes, animaux et compagnie afin d'éviter un incident. Ta respiration s'accélère, tes yeux te piquent à cause du vent qui se lève et te fouette le visage, t'as l'impression d'avoir les poumons en feu, mais tu continues. Ces sensations désagréables, ça te fait oublier.

Puis, tu l'entends. Le tonnerre. T'étais tellement concentré dans ce que tu fais que tu n'avais même pas aperçu le ciel s'assombrir ; il avait fallut que le son d'un éclair déchirant le ciel atteigne tes oreilles à travers tes écouteurs pour que tu le remarques. Avec curiosité, tes yeux scrutent le ciel, te disant que ce serait une sage décision de rentrer immédiatement avant que l'orage ne s'empire. Néanmoins, il n'a fallut que deux secondes d'inattention de ta part pour que tu sentes quelque chose – ou plutôt quelqu'un – te percuter. Sous le choc, tu tombes en arrière, l'obstacle faisant de même. Durant cette chute, tu sens quelque chose te percuter accidentellement le nez – une main, sûrement –, la douleur se faisant sentir immédiatement, alors une fois par terre, tu restes immobile pendant quelques secondes, le temps de réaliser ce qu'il vient de se passer, avant de lâcher un petit bruit de douleur. « Ow. » Tu te redresses ensuite pour prendre compte des dégâts : t'es désormais recouvert de boue, tout comme la personne en face de toi. Heureusement, elle semble bien aller, contrairement à toi qui sens qu'un saignement de nez va arriver à tout moment. Tu te relèves finalement, grimaçant un peu en sentant ton jogging se décoller de la boue pendant ce temps. « Vous allez bien ? » tu demandes finalement à l'inconnue, lui offrant une main pour l'aider à se relever.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.


i am sorry someone loved you badly, and that they made you feel like you take up more space than you deserve. i am sorry they abandoned you when you need them the most and it has made you believe that love is an awful thing that hurts.
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shalimar de guerlain

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MessageSujet: Re: à l'aube des bois. 13/1/2018, 17:38

A l'aube des bois
Outch ! Oh les gar… les chipies ! Je savais bien que je n’aurais jamais dû me laisser embarquer dans cette histoire. En même temps, c’est la coutume. Après le tirage au sort du tableau pour la Fed Cup, toutes les joueuses des différentes nations évoluant dans le groupe mondial, sont conviées à un grand dîner, faisant office de dernier moment de communion avant le début des hostilités et de la compétition. Sincèrement, nous autres françaises n’avons pas spécialement été gâtées par le tirage au sort. D’entrée de jeu on affrontera la République Tchèque emmenée par les sœurs Pliskova, avant un hypothétique quart de finale contre les Etats-Unis de Serena Williams. Traduction : on est dans la merde ! Bref, après une pareille nouvelle en demi teinte, j’avais plus envie de faire un marathon série devant ma télé emmitouflée dans un plaid, plutôt que d’aller faire la fête avec les copines. De toute manière, ma présence pour ce dîner n’était absolument pas nécessaire, compte tenu que je ne figurerais pas parmi les quatre joueuses titulaires. Etant donné mon état de forme actuel, le capitaine et sélectionneur de l’équipe de France a décidé de m’aligner entant que remplaçante, au cas où une fille se blesserait ou serait contrainte de déclarer forfait. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que Kristina, Alizée, Caroline et Pauline m’auraient à l’usure afin que j’aille à cette players party, comme on dit dans le jargon.

De guerre lasse, j’ai donc accepté d’y aller avec elles. Ce qui signifiait être endimanchée, perchée sur des échasses de douze centimètres et faire des courbettes aux dirigeants de la WTA : choses que je déteste plus que tout au monde. Au final, je ne pas déçue d’y être allée. Nous nous sommes bien amusées et l’ambiance était plutôt bon enfant. De plus, cela m’a permis de revoir ma partenaire de double attitrée, la suissesse Jill Teichmann, que je n’avais plus vu depuis Mai dernier. Le problème c’est qu’aujourd’hui, je regrette amèrement mes petits écarts de la veille, et surtout, de m’être couchée à pas d’heure. Oui, la séance de décrassage, comme dirait Julien, s’apparente plus à un parcours du combattant qu’à une promenade de santé. Par séance de décrassage, j’entends bien évidemment footing à une allure soutenue dans le parc. J’en termine avec un troisième et dernier tour du vaste plan d’eau, trônant au milieu de l’espace vert, avec pour seule compagnie Billy Joe Armstrong, le chanteur des Green Day, me hurlant dans les oreilles que je ne dois pas être « An american idiot ». Rien de mieux qu’une playlist bien rock pour vous motiver et vous permettre de repousser vos limites. Avec l’œil du tigre d’un Rocky Balboa, je serre les dents et puise dans mes dernières réserves afin de piquer un sprint sur les derniers mètres de la boucle que je m’apprête à achever.

Pliée en deux les mains sur les genoux et la bouche grande ouverte, je tente au mieux de reprendre mon souffle. Un petit coup d’œil rapide à ma montre m’apprend que j’ai mis un peu plus de vingt minutes pour réaliser ces « trois tours de piste ». C’est mauvais, mauvais et trois fois mauvais. Théoriquement, je devrais être aux alentours de quinze minutes voire moins. Bon, qu’en est-il du palpitant. Alors … hein, cent-trente ! L’horreur ! Va falloir très vite corriger ça. Soudain un orage déchire les cieux. Surprise et apeurée, j’accuse un pas de côté et rentre la tête dans les épaules. Les frondaisons s’étendant sur les deux côtés du chemin obstrue le ciel, mais j’imagine qu’il doit être bien gris. L’odeur d’humidité de l’air ambiant me laisse à penser que ferais bien de rebrousser chemin et de regagner mes pénates. C’est donc en petites foulées que je prends la direction de la sortie du parc. J’en profite pour baisser la tête et réajuster ma queue de cheval. Erreur. Ce qui devait arriver arriva. J’entre en collision avec quelqu’un. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouve sur les fesses et dans la gadoue. Eh merde ! Un survêtement tout neuf que m’a gentiment offert mon équipementier. Bon bah au moins, le voilà baptisé ! Dans la chute, mon casque a glissé de mes oreilles pour se retrouver autour de mon cou. Tout en me frottant le bas du dos endolori, je laisse s’échapper un témoignage de douleur peu commun :

« Aïetatata ! ». La personne que j’ai malencontreusement percuté se relève en premier, et me tend la main afin que j’en fasse de même. Un homme. Dans mes âges. De taille moyenne et d’origines asiatiques. Les traits d’une grande finesse, les cheveux noir corbeau et les yeux couleur charbon. Sans plus tergiverser, j’attrape sa main et retrouve ma verticalité. Sourire poli mais également horriblement gêné aux lèvres, je lui réponds : « Oui, oui, tout va bien. Rien de casser. ». Bon en revanche, je ne peux pas en dire autant de ma tenue. Pourvu que cette boue peu ragoutante disparaisse au lavage. D’ici là, je m’efforce d’en enlever le plus gros en frottant les manches de mon survêtement et l’arrière de mon jogging. Cette petite toilette de chat terminée, un regard en direction de mon compagnon d’infortune me permet de constater qu’un petit filet de sang ruisselle de sa narine gauche. Sur un ton se voulant le plus calme possible, mais trahissant une petite pointe d’inquiétude, j’ajoute en touchant mon propre nez : « Oh, tu saignes. ». Rapidement, je fais l’autopsie de mes poches en quête d’un mouchoir ou de quelque chose me permettant de stopper cette mini hémorragie. Faisant chou blanc, je retire le bracelet en éponge autour de mon poignet droit. Ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux et de plus recommandé, mais cela devrait faire l’affaire. C’est ce qu’on appelle faire avec les moyens du bord. Quelques pas en avant me permettent de m’approcher au plus près de cet homme au morphotype japonais ou coréen. Délicatement, j’appose le rond d’étoffe sous son nez d’une main et place la seconde sous son menton, lui faisant ainsi très légèrement relever la tête. Avec une candeur m’étant caractéristique, j’ajoute : « Voilà. Garde bien la tête en arrière pour quelques instants encore. ». A aucun moment, l’idée que mon geste puisse mettre l’homme aux origines extrêmes orientales mal à l’aise, ne me traverse l’esprit. Pourtant, ce genre de chose ne se fait pas en Asie, et les gens là-bas ne sont pas connus pour être extraordinairement tactiles. Est-ce que ma spontanéité et mon côté naïf risquent de me jouer des tours ? Il y a des chances. Après tout on verra bien. Ce qui est fait est fait, comme on dit.

©️ 2981 12289 0


La La La
Depuis j'attends le jour où l'air de rien, tu viendras me faire de la mousse dans le bain. Tu sais que les mots d'amour ça s'entend de loin. Comme les scènes de ménage et les oies sauvages. Comme les bruits de casserole et les rossignols.
©️ ZIGGY STARDUST.
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