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Maksim Kryuko - Patient n°9263

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black opium de ysl

JE RESSEMBLE À : Arthur Kulkov

CRÉDITS : Ava : Lux Aeterna / Signa : ZS

PSEUDO : DSO/Yann


MessageSujet: Maksim Kryuko - Patient n°9263 3/1/2018, 19:33



Maksim Kryuko

featuring Arthur Kulkov

NOM : NOM : Kryuko. C'est en tout cas ce qu'indique la carte d'identité et le passeport qu'il avait sur lui à son réveil. Sont-ce les siens ? Rien n'est moins sûr. Aucun autre effet personnel. Pas de médaille de baptême, pas de gourmette, pas de porte-feuilles contenant de photos datées. Rien. A la question: "Qui suis-je ?", il est très certainement le moins à même de le dire. Tout ce qu'il peut faire, c'est se fier aux différents documents en sa possession, à défaut de totalement croire les histoires des médecins s'étant occupés de lui de manière plus ou moins professionnelle et "clean" déontologiquement parlant. PRÉNOM : Maksim. Non, ce n'est ni une coquetterie, ni une erreur dans l'état-civil. Simplement la transposition de ce prénom latin signifiant "le plus grand", dans la langue slave et l'écriture cyrillique. Etant donné que le "x" n’existe pas dans les langues des pays de l'est, cela explique donc l'orthographe si particulière du prénom de celui qui s'appelle donc Maksim. Un prénom qu'il trouve ... plutôt joli, et ce même en dépit de sa mélodicité ainsi que de ses sonorités plutôt agressives et dures à l'oreille. Maksim ... oui, ça lui plaît. Aller savoir s'il se prénomme réellement ainsi, mais en tout cas, il pourrait bien s'y faire. ÂGE : Trente-quatre ans. Il en a été le premier surpris. En se regardant pour la première fois dans la glace, il ne se donnait pas plus de vingt six ans. Vingt-huit au grand maximum. Certes, son visage lors de son "retour à la réalité" était fatigué et ses traits légèrement tirés, mais il gardait quoi qu'il en soit un petit côté jeune et plein de vie. Bonjour le cumul de miles lorsqu'il apprit, toujours selon la carte d'identité et le passeport qu'il avait sur lui en arrivant, qu'il est en réalité âgé de trente-quatre ans. Du coup il est plutôt fier et content, d'être excellemment bien conservé pour un trentenaire approchant la quarantaine. Trente-quatre ans ... Et s'il avait une femme ? Des enfants qui réclament leur père ? Après tout, ce n'est pas impossible. Hum ... non, quand même. Il s'en souviendrait de ça au moins. Non ? DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Ici en revanche, on est dans le flou le plus total. Au sens propre comme au figuré. Bien que les pièces d’identités soient plastifiées (même plus que d’ordinaire), l’encre sur le papier a détrempé rendant la lecture et le déchiffrage bien compliqués. Une chose est sûre tout ceci a dû rester dans l’eau un bon moment, avant que l’encre ne bave. Pour l’année de naissance, ça va encore. Mille neuf-cent quatre-vingt trois : ça, d’accord. Ensuite, ça se gâte. En scrutant attentivement, on croit deviner un "20" suivi d’un "/" et d’un "08". Le lieu ? Ah oui, là aussi nous allons avoir quelques petits problèmes. Euh, quelqu’un parle ukrainien ? Non ? Dommage, car vous aurez sûrement su ce que veut dire : "Харкiв". Lui le sait. Il s’agit de Kharkiv, la seconde plus grande ville d’Ukraine. Même s’il n’a pas tellement l’occasion de le dire, il considère qu’il est né le vingt Août mille neuf-cent quatre-vingt trois, à Kharkiv en Ukraine. ORIGINES : Un simple coup d’œil suffit pour deviner que Maksim n’est pas d’ici. Visage anguleux, pommettes saillantes, yeux légèrement renfoncés dans les orbites. Un morphotype pas du tout commun en France, et très prisé de l’autre côté de l’Oural. Pour ceux et celles qui ont encore quelques doutes quant à ses origines, ces derniers sont vite balayés lorsque l’impassible jeune homme ouvre la bouche. Son français est en effet très maladroit, en plus d’être grammaticalement et syntaxiquement incorrect. De plus, son fort accent des pays de l’Est et la façon très gutturale qu’il a de prononcer certains mots (surtout lorsqu’il est énervé), ne trompent personne. "Qui je suis ?" ; "D’où je viens ?". Des questions qui hantent et taraudent l’homme aux nerfs d’acier. Son patronyme se terminant en "-ko", laisse à croire qu’il est bel et bien ukrainien. Mais allez savoir, il peut tout aussi bien être russe, serbe, biélorusse ou que sais-je encore.  ORIENTATION SEXUELLE : Le sait-il lui même ? Avant, il vous aurait sûrement répondu hétéro, gay ou bi sans la moindre hésitation. Maintenant, tout ce qu’il peut rétorquer à cette question, des plus intrusives, c’est un haussement d’épaules. Depuis son réveil, il ne ressent strictement rien pour qui que ce soit. Aucune attirance. Pas une once de désir. Aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Le plus curieux finalement, c’est que cela ne le tracasse et ne l’effraie absolument pas. Il peut tout à fait trouver untel ou unetelle plutôt joli(e). Mais a-t-il pour autant envie de passer à la vitesse supérieure avec cette personne ? Là est toute la question. Difficile pour lui de mettre des mots sur ses sentiments, ou plutôt sur son absence de sentiments. En fait, cela dépend. De tout un tas de choses. De son humeur, de la personne qu’il a en face de lui, de la situation, des circonstances et j’en passe. Il vous faut une réponse, pas vrai ? Bon alors euh … disons bisexuel à tendance platonique voire asexuel. STATUT CIVIL : Célibataire. Pour être honnête, la quête de l’amour est quelque chose qui lui passe totalement au-dessus. De toute manière, il se voit mal partager sa vie avec quelqu’un sans savoir qui il est. Chaque chose en son temps. Peut-être que lorsqu’il aura recouvré la mémoire et répondu aux multiples interrogations se bousculant dans sa tête, il s’octroiera le luxe de songer à se caser ? Toutefois, encore faudrait-il qu’il parvienne à réellement et sincèrement éprouver quelque chose pour quelqu’un. Cela reviendra sans doute avec le temps. Qui sait, peut-être même que … que ça s’apprend, comme le vélo ? Toutefois, c’est un homme. Et comme tout les hommes, il est faible et a des besoins qu’il se doit de combler. Par chance, il rencontre un certain succès. Chez la gente féminine, comme celle masculine. Il n’est pas de ceux qui restent avec sa(son) partenaire dans les bras. Non, lui il aurait plus tendance à mettre discrètement les voiles sur la pointe des pieds, alors que l’aurore n’a pas encore pointé le bout de son nez. Car que se passe-t-il généralement après ? On souhaite en apprendre plus sur la personne avec qui on s’est (peut-être) envoyé au septième ciel. C’est humain. Parler de lui, voilà une chose que Maksim évite à tout prix. A vrai dire, il faut dire qu’il évite de parler tout court d’ailleurs. ÉTUDES/MÉTIER : Vivre. Ou plutôt survivre. Passer de planque en planque, se terrer et se cacher. Voilà à quoi ressemble sa vie depuis qu’il a retrouvé ses esprits en France. Qu’a-t-il dit ou fait jadis pour qu’on veuille lui faire ravaler son bulletin de naissance ? Car oui, on tente de l’éliminer. Ce n’est d’ailleurs pas passé loin. Une balle dans l’épaule. Non loin de la carotide. Dès lors, Maksim s’efforce de vivre tel un fantôme. Ne pas laisser de trace et surtout ne pas faire parler de lui. Etrangement, il y arrive admirablement bien. A tel point qu’il pense avoir été formé pour cela. La survie, la démerde, l’attitude de dur à cuir : toutes ces choses ne sont pas nouvelles. Elles semblent même être en lui depuis un bon moment déjà. Et pour cause. Récemment, il a découvert qu’il était autrefois nageur de combat dans l’armée ukrainienne. A-t-il déserté, ou fui car sa vie était déjà menacée là-bas ? Détient-il ou sait-il quelque chose, susceptible de mettre en péril la sûreté nationale ukrainienne ? Il l’ignore. En tout cas, cela pourrait expliquer pas mal de choses. Notamment le fait que l’on veuille sa peau. Bien qu’il n’ait aucune preuve, il est quasiment certain que les services secrets et les mercenaires des forces spéciales ukrainiennes, sont sur sa piste et tentent de le réduire au silence. Néanmoins, certains détails pour le moins étranges le laissent à penser que la défense française, cherche elle aussi à le mettre hors d’état de nuire. Pourquoi ? Là encore, il n’en sait absolument rien. PASSION(S) : Aucune. N’est-ce pas malheureux ? Rien ne lui plaît. Rien ne le fait rêver. Inversement, il n’a rien en horreur. C’en est tel que par moments, Maksim a l’impression d’être une coquille vide. Ok, il est là parmi nous, mais à l’intérieur, c’est comme s’il était mort. Est-ce humainement possible ? De ne rien trouver drôle, amusant, émouvant ou attendrissant ? Parfois, il ne peut s’empêcher de se demander quel homme il était avant. Etait-il déjà quelqu’un blasé de tout, ou au contraire un homme plein de vie s’émerveillant perpétuellement ? Mystère. Il lui arrive d’apprécier quelques petites choses du quotidien. Une chanson à la radio. Un couché de soleil. Un perfecto dans la vitrine d’un magasin. Oui mais voilà, ça s’arrête là. Autrement dit, il n’y a absolument pas matière pour qualifier ces trucs anodins de "passions". Tout lui est égal. Tout l’indifféré. Rien ne lui importe. Rien ne le fait planer, ou au contraire pester. C’est une bien triste et terne vie que celle de Maksim. GROUPE : Salut les amoureux. L’amour est tout sauf quelque chose de sérieux pour Maksim. Au mieux, il s’agit là d’une courte et éphémère parenthèse de douceur dans la chasse à l’homme dont il est la cible. Au pire, c’est une perte de temps ainsi qu’une distraction qui l’éloigne dans sa quête de vérité et son intarissable soif de vengeance. Quoi qu’il en soit, il n’est pas pour autant de ceux qui jouent les caïds et qui prétendent que l’amour ne sert à rien. Disons seulement, que cela ne lui semble pas si nécessaire et vital que ce que l’on s’accorde à croire. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de place dans son monde pour l’amour, il s’efforce tout de même de ne pas trop le laisser de côté. C’est sûrement ce qui lui permet de rester au statut d’Homme, et de ne pas devenir un monstre abattant froidement les personnes lui ayant fait du tort, au nom de sa vendetta. RANG : Black Opium de YSL. Paris est loin d’être une terre promise ou un havre de paix aux yeux de Maksim. S’il est là, c’est uniquement à cause des caprices et des facéties du destin. En même temps, où d’autre aller ? Et surtout, pour quoi faire ? Hum, oui. Le jeune homme essaye donc de faire avec. La barrière de la langue est un sacré frein pour son intégration. Toutefois, il ne semble pas spécialement souffrir de la solitude. Pour être franc, il a tendance à voir le verre plutôt à moitié vide qu’à moitié plein. Il n’a pas de projet ou de plan sur le long terme. Difficile d’en avoir, lorsqu’une épée de Damoclès vacille dangereusement au-dessus de votre tête. Il essaye simplement de s’en sortir, et de vivre au jour le jour dans cette immense prison à ciel ouvert qu’est Paris. PV, SCÉNARIO, PRÉ-LIEN OU PERSONNAGE INVENTÉ : Personnage inventé de toutes pièces.

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CARACTÈRE : S’il ne fallait retenir qu’un mot pour décrire Maksim, ce serait incontestablement apathique. Son stoïcisme et son impassibilité peuvent en effet faire froid dans le dos. Toutefois, il ne faut pas voir son absence d’émotion ou d’intérêt pour autrui, comme de l’arrogance ou de la suffisance. Loin de là. Malheureusement, ce détachement extrême lui a valu pas mal de démêlés depuis qu’il est à Paris. Des mal-entendus, des quiproquos qui parfois dégénèrent et tournent aux pugilats. Ne lui en voulez pas, cela n’a rien à voir avec vous. Même s’il vous apprécie, il est incapable de vous le dire et de vous le montrer. Pas simple d’être un expatrié à Paris. D’autant plus quand l’usage de la langue s’apparente pour vous à une torture de chaque instant. C’est la raison pour laquelle l’ukrainien passe bien souvent pour un taiseux. Il évite autant que possible de parler. Lorsqu’il n’a pas le choix et qu’il y ait contrait, il n’est pas rare qu’on le fasse répéter plusieurs fois, ou que ses interlocuteurs scrutent ses lèvres en fronçant les sourcils, afin de se concentrer encore davantage sur ses paroles qu’ils sont en peine de décrypter. Voilà une chose qui pourrait énerver et agacer le militaire. Eh bien, non ! Dans le pire des cas, ça le lasse. C’est tout. Depuis qu’on a délibérément attenté à sa vie, Maksim a développé un petit côté très revanchard. Même s’il sait que cela ne l’aidera pas à retrouver la mémoire ou à répondre à ses questions existentielles, rien ne pourrait lui faire plus plaisir que de coller une balle entre les deux yeux de la, ou des, personne(s) souhaitant le liquider. Pour se faire, et en plus de mener l’enquête, il travaille pour faire de son corps une arme meurtrière. Course, musculation, arts martiaux : rien n’est laissé au hasard. Pas même son perfectionnement dans les armes blanches et les armes à feu, qu’il connaît déjà bien. Loin d’être un tireur de précision, c’est dans les combats rapprochés ainsi que les tirs à moyennes et courtes distances qu’il excelle. Il est également très doué dans le maniement du lancé de couteau. Détail plutôt étrange pour un militaire sans doute habitué à vivre en groupe, Maksim est un grand solitaire. Et cette solitude, il ne la fuit absolument pas. Au contraire, il aurait même plutôt tendance à la rechercher. Après tout, il n’a pas besoin d’aide pour se faire justice lui même. Ce combat, c’est le sien. Hors de question de laisser une tierce personne y participer ou se l’accaparer. Bon, ce n’est pas non plus quelqu’un d’acariâtre ou asocial. Il sait très bien se tenir en société, ainsi qu’être respectueux et poli envers les gens qui se montrent sympathiques avec lui et qui ne lui veulent pas de mal. Toutefois, son air dur et renfrogné ne fait pas de lui quelqu’un que l’on aborde très facilement. Dans un sens, pour un loup solitaire tel que lui, c’est plutôt tant mieux. La prudence est une belle vertu à ce qui paraît. L’ukrainien en est pourvu. Quoi que chez lui, cela a un peu tendance à virer à l’obsession et la paranoïa. En même temps, difficile de lui jeter la pierre. Nous aussi, nous le serions sans doute, si nous nous étions fait tirer dessus. Où qu’il soit, où qu’il aille, quoi qu’il fasse, Maksim se sent en permanence épié, traqué et observé. Un sentiment d’insécurité oppressant et latent qui oblige le jeune homme à toujours être armé. Le plus souvent d’un couteau harnaché au mollet, comme ont coutume de le porter les nageurs de combat. Ou un silencieux dans la poche intérieure de sa veste. Silencieux qu’il garde également sous son oreiller le soir quand il dort. Vous comprenez sûrement mieux maintenant, pourquoi il passe les trois quarts de son temps seul. Vie sociale débordante et homme armé font rarement bon ménage. Contraint de vivre comme un fugitif ou un prisonnier en cavale, le militaire est quelqu’un d’extrêmement secret et discret. Il n’est pas présent sur les réseaux sociaux, ne possède pas de compte en banque, est totalement inconnu de l’administration française, possède un portable avec carte pré-payée, paye toujours en liquide. Bref, c’est un fantôme. Un chat d’une propreté implacable et ne laissant aucune trace derrière lui. Il n’a pas eu besoin de l’apprendre sur le tard. C’était là. En lui de façon intrinsèque. Cela vient probablement de sa formation militaire, qu’il a reçu des années auparavant. On a certainement dû lui rabâcher à maintes reprises, qu’il se devait de procéder ainsi. Si tel est le cas, alors on comprend mieux, pourquoi il continue d’agir de la sorte bien qu’il ne fasse officiellement plus parti des forces militaires ukrainiennes. Le pli est pris, si l’on peut dire. L’une de ses plus belles qualités, reste sans conteste son incroyable ténacité. Même s’il a l’air un peu débonnaire et passif en apparence, ne vous y méprenez pas. Lorsqu’il a une idée derrière la tête, il ne l’a pas ailleurs. Quand il veut quelque chose, il ne lâche rien et se donne les moyens de l’avoir. Dur au mal et coriace, abandonner ou baisser les bras ne sont pas des choses inscrites dans son ADN. Ayant une véritable aversion pour l’échec, sa fierté de Tsar le pousse à réussir, ou du moins à tenter de réussir, tout ce qu’il entreprend. Maksim possède un code d’honneur ainsi qu’une vision de la légalité qui lui est propre. Chez lui, la frontière entre le mal et le bien est très ténue et poreuse. Tant et si bien qu’il arrive que ces deux concepts radicalement opposés, se mélangent et ne fassent plus qu’un à ses yeux. Ne soyez donc pas étonné, s’il use de moyens peu orthodoxes pour arriver à ses fins. S’il vient à vous blesser ou vous faire du mal, ce n’est pas volontaire. Enfin, sûrement pas … . Afin de donner le change et de cacher au mieux son état de stress permanent, l’ukrainien se plaît à dégager une attitude un peu nonchalante. Attention, il ne donne cependant pas dans l’ataraxie ou la catatonie. Non, il préfère de loin … se donner un genre. Avoir un comportement très flegmatique de Lord anglais ou de dandy britannique. C’est probablement la seule chose qui l’amuse un temps soit peu. Avec un tel comportement, bien malin celui qui pourrait deviner qu’il est en fait un soldat expérimenté et entraîné pour tuer de façon rapide, nette, précise et sans bavure, ou presque. Conscient qu’il en faut tout de même bien plus pour tromper la vigilance des services secrets ukrainiens ayant mis sa tête à prix, il reste cependant en permanence sur ses gardes et sur le qui-vive. Il a beau en avoir l’état d’esprit, physiquement il ne passe pas spécialement pour un gentleman. De toute façon, les gens sont très perspicaces à son sujet, et lui disent souvent quelque chose dans ce style là : "Toi, t’es keuf, militaire ou un truc du genre.". Maksim est un homme plutôt physionomiste. C’est en effet très rare qu’il oublie un visage. Enfin, depuis qu’il a repris connaissance évidemment. Pour ceux de "sa vie d’avant", là en revanche c’est le néant. C’est une qualité assez impressionnante chez lui d’ailleurs. En à peine quelques secondes, il sait s’il a à faire à quelqu’un de "gentil" ou de "méchant". Son jugement sur ses semblables est également plein de bon sens. S’il lui arrive d’être parfois très dur et critique dans ses propos, il n’est pas pour autant quelqu’un de foncièrement antipathique et adepte de la méchanceté gratuite. Il est vrai que c’est quelqu’un sans filtre. Quand il a quelque chose à dire, il ne tourne pas autour du pot pendant cent-cinquante ans. Un peu maladroit et gauche, il a bien du mal à arrondir les angles ou à mettre les formes. Son phrasé peut en effet paraître parfois lapidaire et cinglant. La demi-mesure et le juste milieu sont deux choses qui lui font cruellement défaut. Bien souvent, ses mots peuvent blesser ou heurter les gens. Ce qui peut s’avérer problématique, surtout quand ce n’était pas son intention première. Il n’a en effet jamais été très doué pour formuler des excuses, bien qu’il sache reconnaître ses torts. Il ignore si c’est une conséquence directe de l’opération qu’il a subi, mais ces derniers temps Maksim a le sentiment d’être instable. Il suffit d’un rien pour que son attitude change du tout au tout. Parfois, il peut s’agir d’une chose insignifiante telle qu’un son ou une odeur. Sans qu’il sache pourquoi, cette petite chose en apparence anodine, peut le faire entrer dans état de rage et de colère sans nom. Lorsqu’il perd son self contrôle, mieux ne vaut pas être dans les parages. Il devient alors dangereux. Aussi bien pour les autres que pour lui même. Lorsqu’une crise est sur le point de surgir, il ressent alors de violents maux de tête. Si violents que s’il avait une hache sous la main, il se décapiterait sans la moindre hésitation tant la douleur est insoutenable. Il est incapable de canaliser et gérer ces pulsions destructrices. Ce qui a le don de l’effrayer. Par ailleurs, il a également développé une alternance entre des phases d’hyperactivité et d’autres de totale paresse. Un peu comme chez les bipolaires.


j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? Difficile à dire. Peut-être la Place des Vosges dans le troisième arrondissement. L’agencement géométrique ainsi que les formes très strictes et épurées du lieu lui plaisent bien. Probablement qu’inconsciemment, il se dit que sa place est ici. Parqué dans un espace cerclé de grille. Un espace où il ne serait une menace pour personne. Ou plutôt un endroit où il serait hors d’atteinte et en sécurité ? Oui, c’est sans doute à ça qu’il aspire. DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : Anxiogène, Incertaine et Ineffable. DÉCRIS L'AMOUR EN TROIS MOTS : Fragile, Périssable et Distrayant.

AVEC DES SI, ON METTRAIT PARIS EN BOUTEILLE. ET TOI, QUEL EST LE DETAIL QUI AURAIT PU CHANGER TA VIE ? Honnêtement, il ne se souvient plus. Ce qu'il sait, c'est que s'il n'avait pas été dans l'armée, sa vie aurait certainement été moins tumultueuse et mouvementée. La liste noire de ses ennemis (dont il ignore tout à ce jour), aurait sûrement été moins dense. Ce qui est clair, c'est qu'il n'a pas dû faire que des choses bien par le passé. C'est sans doute pour cette raison que sa tête est mise à prix. S'il avait su faire preuve de discernement et n'avait pas obéi aveuglement aux ordres qu'on lui donnait, il n'en serait très certainement pas là. Et si, et si, et si ... .


Rolling Stone
How doest it feel ? To be without a home. Like a complete unknown. To be on your own. With no direction home. A complete unknown. Like a rolling stone.
©️ ZIGGY STARDUST.
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MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 3/1/2018, 19:34



l'encre de tes yeux

la vie comme un poème dont tes sourires étaient les vers

« Monsieur Kryuko. Monsieur Kryuko ? Maksim, est-ce que vous m’entendez ? ».
Hum. Cette voix … . Où suis-je ? Pourquoi fait-il si froid ? Oh, ma tête … .
« Tout va bien Monsieur Kryuko. N’essayez pas de bouger. Reposez vous. J’augmente votre morphine. ».

*
* *

« Monsieur Kryuko ? Je suis le Docteur Carmen Roucka. Je travaille avec le Professeur Barnier. C’est lui qui vous a opéré. Vous vous souvenez ? ».
Opéré ? Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai ? A quoi peuvent bien servir ces électrodes sur mes tempes ? La machine à laquelle ils sont reliés n’a de cesse de biper. Une courbe sinue, danse et ondule sur l’écran du moniteur. Quel est cet endroit ? Tout ici est d’un blanc immaculé. Aucun mobilier, aucun bibelot. Juste deux fauteuils cabriolé en cuir crème. La femme assise en face de moi s’exprime avec un fort accent hispanique. Cubain, sans doute. Docteur Carmen Roucka, Psychologue. C’est ce qui est brodé en bleu marine, au dessus de la poche pectorale de sa blouse, qui se confond presque avec la teinte du fauteuil. Je ne comprends pas. Pourquoi une psychologue ? Qu’est-ce que je fais ici ? Que m’est-il arrivé ?
« Monsieur Kryuko ? ».
La voix chaude et suave du Docteur m’arrache à mes pensées. A toutes ces questions qui germent et jaillissent en moi, comme autant de mauvaises herbes lorsque reviennent les beaux jours. La jeune femme, d’une petite trentaine d’années, penche légèrement la tête sur le côté afin de capturer mes yeux hagards perdus dans le vide. Je clos mes paupières un instant. Pourquoi, je l’ignore. Peut-être pour me remémorer ce qui s’est passé ? Ce qui a fait que j’ai atterri ici. Lorsque je croise de nouveau ses deux orbes de jais, qui me dévisagent d’un air interrogateur, je hoche la tête de droite à gauche. Non, je ne me souviens de rien. D’ailleurs, qui-suis je ? La Psychologue opine doucement du chef et laisse s’échapper un léger soupir à peine audible. Après un rapide coup d’œil en direction de l’écran de la machine à laquelle je suis rattaché, elle griffonne quelques lignes dans le dossier qui trône sur ses genoux. La thérapeute croise les jambes et mordille le bout de son stylo. Une expression contrite vient métisser son visage, jusqu’alors serein et avenant. La nouvelle posture qu’elle vient d’adopter me donne accès à certains éléments inscrits sur la couverture du dossier.
Hôpital du Val-de-Grâce. Paris, 5ème arrondissement. Service de Neurochirurgie. Patient 9263 : Maksim Kryuko.
Maksim … . Alors, c’est ainsi que je me prénomme ? C’est … plutôt joli. Enfin, il me semble. En tout cas, cela a au moins le mérite de répondre à une des innombrables questions qui oppressent mon esprit. En parlant justement d’esprit, quel est le problème avec ma tête ? Il doit forcement y avoir quelque chose d’anormal, sinon que ferais-je dans le service de neurochirurgie d’un hôpital ? Le Docteur Roucka finit par reporter son attention sur moi. Je relève aussitôt les yeux. Un peu comme un gosse craignant qu’on ne le surprenne à contempler quelque chose qui lui est prohibé. La jeune femme à l’épaisse chevelure ébène fronce très légèrement les sourcils. Ses lèvres finissent par se déceler.
« Etes vous heureux ? En colère ? Triste ? ».
- Non.
C’est d’ailleurs étrange. Rien. Je ne ressens strictement rien. Pas une once de peur. Aucune parcelle de nervosité. Même pas une étincelle de bien-être. Je … je ne sais pas. On dirait que la seule chose dont j’ai conscience, c’est le fait d’exister. De respirer. D’être là, assis en face de cette femme dans cette pièce éblouissante de clarté. Le reste n’existe pas. Emotions, sentiments, sensations. Toutes ces caractéristiques qui font que l’Homme est ce qu’il est, semblent m’avoir quitter. Hum, curieux … . Si comme me le dit cette femme, j’ai été opéré, peut-être est-ce là une sorte d’effet secondaire dû à l’anesthésie ? Il est donc plus que probable que cet étrange état finira par se dissiper, et que les choses reviendront petit à petit à la normale. Du moins, j’ose l’espérer. Les lèvres carmins de mon interlocutrice se décèlent :
« Avant l’opération, y avait-il quelque chose ou quelqu’un que vous aimiez particulièrement ? ».
Pensif, je fixe le carrelage laiteux. Il me faut un peu de temps avant d’assimiler ses paroles. Cette voix me semble lointaine. Etouffée. Comme un écho qui se réverbère, avant d’agoniser de façon évanescente. J’ai beau chercher au plus profond de mon for intérieur, rien ne suscite le bonheur en moi. Le soleil, la pluie, le cinéma ou encore la musique sont tout autant de choses qui m’indiffèrent. Quant aux personne susceptibles de m’être chères, ou avec lesquelles j’apprécie être en compagnie : cela n’est guère mieux. Aucun nom ne s’impose telle une évidence. Tout ce que je distingue, c’est une silhouette floue à la morphologie androgyne, qui se distend, se déforme et finit par disparaître dans les méandres de mon inconscient. A croire que je n’ai aucun vécu, et que mon existence débute ici même, dans cet écrin d’un blanc si pur. Un cocon calme, doux et apaisant. Du moins, il le serait certainement dans d’autres circonstances. Je cligne des yeux à plusieurs reprises et dodine légèrement de la tête, avant de répondre par un laconique et psalmodique :
« Non. ».
Est-ce le genre de question qui se doit d’être satisfaite par une réponse bien précise ? Mystère. Quelque chose me dit cependant, que ce petit mot de trois lettres est sans doute le dernier que souhaitait entendre le Docteur Roucka. Son visage hâlé se ferme presque aussitôt, et prend une expression grave, pour ne pas dire solennelle. Angoisse et effroi semblent l’envahir. Difficile, même pour le moins perspicace des Hommes, de ne pas remarquer sa mâchoire serrée. Sa cheville qui remue vivement faisant ainsi luire le vernis de son escarpin. La manière laborieuse avec laquelle elle déglutit, et j’en passe. Tout ces petits tics non-verbaux sont si nombreux, qu’il m’est bien difficile d’en dresser une liste exhaustive. Toutefois, ils semblent tous avoir pour dénominateur commun l’inquiétude et l’appréhension. Même si elle tente tant bien que mal de les dissimuler, c’est peine perdue. Cela crève les yeux et elle ne trompe personne. Pas moi, en tous cas. Le bip bip strident de la machine s’emballe et s’affole. La psychologue tourne la tête vers le moniteur avec une sorte de lueur d’espoir dans les yeux. Malheureusement, quelques secondes après en avoir interprété les raisons, cette lueur vacille et s’éteint. De nouveau, elle consigne quelques observations avant de poursuivre avec une autre question :
« Est-ce que les sons et la lumière vous dérangent-il toujours autant ? ».
Les sons et la lumière ? Que veut-elle dire par là ? C’est pour cette raison que j’ai été opéré ? A cause d’une … comment on dit ça en français … ? Une photophobie et d’une intolérance auditive ? Si tel est le cas, alors cela doit être réussi j’imagine. Niveau luminosité, ce n’est pas ce qui manque dans cette pièce. Le fait qu’elle soit entièrement blanche ne fait qu’accentuer encore un peu plus sa clarté. Bon ok, c’est loin d’être très plaisant à l’œil, mais ce n’est pas non plus insupportable ou intenable. Quant aux sons … . Difficile à dire. Le tintement de cette machine n’est pas des plus agréables, mais il n’y sans doute pas de quoi péter un câble ou rentrer dans une colère noire. Une fois encore, mon regard fuit et se perd dans le vide. Devant mon absence de réponse, le Docteur décide de me donner un petit coup de pouce. Après avoir appuyé sur le clavier d’un ordinateur portable, posé sur une table basse à sa gauche, une salve de sons tantôt à haute fréquence tantôt à basse jaillit de quatre enceintes disposées dans chaque coin de la pièce. Une légère douleur à l’arrière du crâne me fait serrer les dents et froncer les sourcils. En soi, ce n’est pas très douloureux et ressemble un peu à la légère pression exercée par une aiguille qu’un acupuncteur planterait dans la peau.
La jeune femme étudie attentivement chacune de mes réactions avant d’appuyer sur une autre touche. Les néons et appliques murales se mettent alors à clignoter à vive allure. Un peu comme les stroboscopes en boîte de nuit. Hum, non rien à signaler. Pas d’élancement particulier. Seulement quelques larmes qui me montent aux yeux. En même temps, vu qu’ils sont autant mis à contribution, je pense qu’il n’y a là rien d’inhabituel. Enfin, je n’en sais rien. Après tout, ce n’est pas moi le médecin ici. Je hoche donc une énième fois de la tête de façon négative. Aussitôt, la brune d’origines latinos met fin à ce déferlement de stimuli visuels et auditifs, digne d’une torture de la Gestapo. Alors qu’elle s’apprêtait à reprendre la parole, un tambourinement à la porte la coupa dans son élan. Un homme. Petit, trapu, les cheveux grisonnants. Vêtu d’une blouse tâchée de sang et d’un masque chirurgicale pendant autour de son cou. Cinquante voire soixante ans. Il fait signe à sa consœur de venir le rejoindre. Celle-ci ferme les yeux et semble se mordre l’intérieur des joues. Sur un ton passablement énervé, elle referme d’un mouvement sec le dossier sur ses genoux et dit sur un ton trahissant son agacement ainsi que son exaspération :
« Je vous prie de bien vouloir m’excuser un tout petit instant. »
La petite lucarne vitrée sur la porte ne m’offre qu’un aperçu partiel de la scène qui se joue sous mes yeux. Mon français est trop rudimentaire pour me permettre de lire sur leurs lèvres, et de comprendre ce qu’ils peuvent bien se dire. En tout cas, et au vu de leurs grands gestes dans ma direction, je doute qu’ils soient entrain de s’échanger des politesses. Je serais quand même curieux de savoir ce qu’ils peuvent bien se raconter. Au bout d’un moment, l’homme qui de toute évidence semble être un chirurgien, pointe son index de façon menaçante vers la psychologue puis s’en va, non sans avoir donner une tape virulente et autoritaire sur l’épaule de sa collègue. Cette dernière baisse la tête de manière quelque peu piteuse, puis s’accorde quelques secondes pour souffler avant de revenir dans « ce paradis blanc ». Quelque chose semble la tracasser. Elle hésite et gamberge. Comme si elle était en proie à un dilemme intérieur, pesant lourd sur sa conscience. Finalement, elle rabat l’écran de son ordinateur portable puis déclare d’une voix clairsemée d’amertume :
« Très bien Maksim. L’opération semble avoir été un franc succès. Ce qui est une excellente chose. Une lobotomie, même partielle, est tout sauf une procédure légère. Le Professeur Barnier a retiré la quasi totalité de votre système limbique. Il s’agit de la partie du cerveau recelant les émotions et les souvenirs. Votre amnésie et votre apathie sont probablement passagères. Difficile d’estimer avec précision le temps qu’il vous faudra pour retrouver la mémoire et être capable de ressentir de nouveau des émotions. Cela peut nécessiter quelques jours ou plusieurs mois. Toutefois, je dois vous avertir qu’il y a également un risque pour que … que vous ne puissiez plus jamais éprouver quoi que ce soit ou vous remémorer votre vie avant l’opération. ».
Il me faut lutter pour rester conscient. Tout devient soudainement flou sur les côtés, comme si j’avais des œillères. Et puis c’est également … sombre. Plus sombre que cela ne devrait l’être. La voix du Docteur me paraît également différente. Un peu comme lorsque vous êtes au téléphone et qu’il y a des interférences sur la ligne. Est-ce normal ? Si comme je l’imagine, il m’ont gavé de médicaments et autres anti-douleurs, alors je serais tenté de dire oui. J’arrive tout de même à saisir quelques mots clés. « Lobotomie » ; « Amnésie » ; « Apathie ». Des termes qui feraient frissonner et frémir n’importe qui. Pourtant, je ne ressens rien. Pas de peur, de colère, d’incompréhension ou de panique. Tout glisse sur moi, me laisse de marbre et m’est égal. J’ai vraiment fait ça de mon plein gré ? Je veux dire, donner mon accord pour une opération aussi dangereuse, uniquement pour palier des problèmes visuels et auditifs. Non … . Il y a quelque chose de pas nette derrière tout cela, j’en suis certain. On ne me dit pas toute la vérité. Cela ne fait aucun doute. Après avoir jeté un dernier coup d’œil au dossier médical, le Docteur Roucka déclare alors toute sourire :
« Bon, eh bien il me semble que tout les indicateurs sont au vert. Je vais donc demander à ce que l’on prépare les papiers pour votre sortie. Vous avez quelque part où aller ? Quelqu’un qui vous attend dehors ? ».
Pour ça, encore faudrait-il que je sache où je suis. Val-de-Grâce … . C’est pas un hôpital militaire parisien ça ? Pourquoi des médecins français s’occupent-ils de moi ? Puisque de toute évidence, je ne suis pas d’ici. Je pensais obtenir quelques réponses aux multiples questions qui m’assaillent. Au lieu de ça, de nouvelles interrogations se sont greffées sur cet amas de mystère qui ne fait que s’épaissir davantage. « Qui suis-je ? » ; « Que m’est-il arrivé ? ». Ce qui est clair, c’est que ce n’est pas ici qu’on me le dira. Je vais devoir faire moi-même la lumière sur toute cette histoire qui ne tient pas debout. Seulement pour cela, il va me falloir partir. Retrouver la liberté. Une liberté chérie qui ne dépend que d’un petit mot de trois lettres. Un mot auquel je ne crois pas. Un mot qui sonne faux. Un mot aux apparences de sésame qui peut me redonner un semblant d’humanité. Alors, je le dis :
« Oui. ».

*
* *

Quelques formalités administratives plus tard, on finit par me rendre mes effets personnels, qui se résument à un uniforme militaire et un sac à dos. Sur une des manches de la veste, on peut lire en cyrillique « Marine Nationale Ukrainienne ». Voilà qui a au moins le mérite d’éclairer un peu ma lanterne. Qu’est-ce qu’un soldat de la marine ukrainienne peut-il bien faire aussi loin de chez lui ? Aurais-je étais déployé dans le cadre d’une opération ? Si tel était le cas, il y aurait forcément un haut gradé dans les parages. Or, il n’y a strictement personne. Je pensais que la vue de ces objets m’aiderait à me remémorer des brides de mon passé. Eh bien non. Tiens … on dirait qu’il y a comme une marque de brûlure au niveau de la jambe droite du pantalon. Déchirure en étoile. Ca ressemble à un impact de balle. Ce qui est étrange, c’est que je n’ai aucune marque ni cicatrice sur la jambe. Pourtant la taille semble correspondre. Curieux.
Bon, passons ce sac au crible. Un masque de plongé. Un couteau à crans. Des plans des différents récifs de l’Atlantique. Des coefficients de marées. Des coordonnées GPS. Et un carnet contenant des successions de lettres et de chiffres, qui en apparence ne veulent rien dire. Mouais … ce n’est pas ça qui va … . Ah, il y a quelque chose dans la doublure. Qu’est-ce que c’est que ça ? On dirait une espèce de cylindre à musique. Il a l’air très précieux et ancien. Qu’est-ce que je peux bien faire avec un truc pareil en ma possession ? Je me demande si … oui, il fonctionne encore. Cet air … je le connais, c’est sûr. Kalinka ? On dirait qu’il y a quelque chose à l’intérieur. Hum, je verrais ça plus tard. Le plus important pour l’heure, c’est de sortir d’ici. En deux temps trois mouvements, je troque la casaque de patient contre l’uniforme kaki. Ah de l’air, enfin !
La nuit a beau être tombée depuis un bon moment déjà, mes yeux sont aveuglés comme s’ils miraient le soleil. Par réflexe, je les dissimule à l’aide de mon avant-bras. Petit à petit, mes pupilles s’accoutument à l’obscurité. Seulement après, ce sont mes tympans qui font des leurs. Les bruits urbains et les paroles des passants bourdonnent à mes oreilles. Un brouhaha indéfinissable qui met au supplice mon crâne. Je jurerais qu’une boule de flipper s’amuse à heurter chaque centimètre carrée de ma tête. Un coup de feu. Sourd et étouffé. Deux roulements métaliques. Arme de précision. Un DAN.338. Pêché mignon des mercenaires. Trop sophistiqué pour être l’œuvre d’un tireur d’élite des pays de l’Est. Simple, précis, efficace. Ecole de tir française ou britannique. Les cris. L’affolement. J’ai … j’ai froid. Ca tourne. Des médecins qui s’affairent au-dessus de moi. Un ballet chaotique de blouses blanches. Le bruit … les gens … où sont-ils ? La musique. Elle engloutit tout. Kalinka, kalinka, kalinka moya … V sadu yagoda malinka, malinka moya ... .


de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM : DSO/Yann. ÂGE : 23 ans. SEXE : masculin. VILLE : Niort (toujours). RAISON(S) DE L'INSCRIPTION : Déjà inscrit COMMENT AS-TU CONNU LVER ? : On se connaît déjà . FRÉQUENCE DE CONNEXION : 5/7 ou plus ça dépendra. UN DERNIER MOT ? J'espère que ce nouveau perso vous plaira.


Code:
[color=#D04040]● [/color][b]Arthur Kulkov[/b] aka [i]Maksim Kryuko[/i].


Rolling Stone
How doest it feel ? To be without a home. Like a complete unknown. To be on your own. With no direction home. A complete unknown. Like a rolling stone.
©️ ZIGGY STARDUST.
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j'adore de dior

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CRÉDITS : (ava) balaclava. (sign) anaëlle.

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MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 3/1/2018, 19:59

re-bienvenue avec ce perso' que j'ai hâte de voir à l'oeuvre et j'te réponds avec victoire dès que j'ai un peu de temps devant moi, promis oops


chanel n°5, de l'or entre mes seins. la nuit tout est plus simple, j'emmerde tes voisins. mais quand vient la nuit, et que sonne l'heure de faire un tour. j'ai comme des envies, d'aller voir ailleurs mon amour.
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CRÉDITS : blue comet (avatar), anaëlle (signature).

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MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 3/1/2018, 20:12

j'avais toujours pas terminé de lire cette fiche, il faut que je m'y atèle.
en attendant, bon retour parmi nous.


 
si loin de toi, un grain de poussière au combat. si loin de toi, un grain de poussière ici bas -----------------------------
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CRÉDITS : sweet disaster (vava)

PSEUDO : maytherfucker


MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 3/1/2018, 23:48

Re bienvenue avec ce DC :)
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shalimar de guerlain

JE RESSEMBLE À : Camille Lou

CRÉDITS : Avatar • Sofie / Signature • byendlesslove.

PSEUDO : Marion / Roulettes


MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 5/1/2018, 10:10

Bienvenue



Ti amo per sempre
"Je te promets la clé des secrets de mon âme. Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes. Je te promets le feu à la place des armes. Plus jamais des adieux rien que des au-revoir" ~ byendlesslove.

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eden de cacharel

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CRÉDITS : (av.) valtersen (gifs) tumblr (sign.) astra (icon) bonnie.

PSEUDO : b_bulle (mel).


MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 5/1/2018, 10:20

(re)bienvenue à la maison avec ce personnage également




volute de fumée
lya sevestre ☽ i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me, cause every time i open up, it hurts. so i'm never gonna get too close to you even when i mean the most to you, in case you go and leave me in the dirt ... i'm way too good at goodbyes.
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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : blanca.

CRÉDITS : (ava) outlines. (sign) uc.

PSEUDO : FREAKSHOW (laurine).


MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263 7/1/2018, 22:14

mais mon dieu... quel personnage j'suis complètement fan et j'ai vraiment hâte de voir ce qu'il adviendra de lui à paname


Paris est à toi !

Tu es officiellement validé(e)

BIENVENUE - Bravo, bravo, tu es venu(e) à bout de ta fichounette et tu as été accepté(e) à Paris !    Maintenant tu es libre de faire tes premiers pas en toute tranquillité mais pas trop quand même.      

- ✻ -

LES PETITS TRUCS A SAVOIR - Si tu débarques en solitaire mais que tu es pressé(e) de jouer parmi nous parce que tu es un fou/une folle de rp, accro jusqu'à la moelle - oui oui, on comprend ça très bien    - tu peux aller faire une demande de rp arrangé, le staff se chargera de te concocter une petite scène avec un autre membre. Mais n'hésite pas à aller te faire de nouveaux amis qui n'ont qu'une envie : t'avoir dans leur liste de liens et de rps !   T'as vu comme tout le monde est mignon ici ?   Alors ne perds pas une seconde et vas sauter à pieds joints dans le flood et/ou la chatbox pour devenir le number one du délire. Et ne t'en fais pas si tu as un peu peur de faire le premier pas : les petits timides, on leur fait de gros câlins, et on les aide à s'intégrer grâce aux mini-floods.   Du coup, tu peux dès maintenant te rendre dans ton mini-flood de groupe et ton mini-flood de rang pour rencontrer quelques membres et jouer les commères papoter un peu.    

- ✻ -

EN CE MOMENT SUR "LA VIE EN ROSE" - La partie "réalité alternative" a (enfin) été mise en place.   Alors si tu es tenté(e) de découvrir ce que serait le présent/futur de ton personnage sous différentes hypothèses, c'est dans cette zone qu'il faut aller.  

- ✻ -

LE PETIT MOT DE LA FIN - Si tu nous aimes aussi fort qu'on t'aime, tu peux voter pour nous et nous faire un peu de pub, on te fera des crêpes pour te remercier !    On est un club de folie nous, et on a hâte de partager des tas de choses avec toi (en plus des crêpes, bien sûr). En attendant, amuse-toi bien parmi nous !  



elle a l'ivresse de la vodka,
la folie de la tequila.
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MessageSujet: Re: Maksim Kryuko - Patient n°9263

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Maksim Kryuko - Patient n°9263

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