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Ju' ♦ La solitude est un art.

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black opium de ysl

JE RESSEMBLE À : Bar Refaeli

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PSEUDO : Stéphanie


MessageSujet: Ju' ♦ La solitude est un art. 7/1/2018, 15:49



JULIE PERRIN

featuring Bar Refeali

NOM : Perrin un nom que t’es fière de porter, un nom que t’as toujours aimée, qui te rappelle la douceur, l’amour et la tendresse de ta famille. Un nom sur des papiers. Deux syllabes faciles à épeler.  Il te reste plus que ça de toute manière. PRÉNOM : Julie. Un prénom si doux, pour un visage si doux. Mais t’es loin d’être douce toi, toi t’es dure comme de la pierre, on t’atteint pas facilement. Comme ta gueule d’ange, ton prénom n’est pas le reflet de ton âme. ÂGE : Techniquement t’as vingt sept balais, va falloir pensé à grandir non ? Mais t’es toujours cette gosse immature de quinze ans. T’as pas grandis, t’es restée la même. C’est presque pathétique.. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : T’as vu le jour le 1er mai, la fête du travail, ta mère était la plus heureuse des mamans quand t’es venue au monde, une douce petite fille aux cheveux blonds comme les blés. Tu te souviens encore de ta ville natale ? Marseille. Cet accent chantant que tu gardes encore des années après ton exil à la capitale. Il te rappel une époque révolue depuis longtemps. ORIGINES : T’es française des deux côtés, ton père était marseillais et ta mère aussi, on n’a jamais quitté la côte d’azur dans ta famille, t’es la seule à l’avoir fait.  Même pour ça t’es une déception. ORIENTATION SEXUELLE : Homo, hétéro, bi, t’aimes pas être dans des cases, t’aimes gouter à tout. Tu veux pas mourir connes. T’aimes la douceur féminine, l’agressivité masculine, le sexe avec l’un ou l’autre. T’es juste là pour une nuit ou deux et tu te barres. STATUT CIVIL  T’écoutes pas ce que je dis ou quoi ? T’aimes pas les cases. T’es un électron libre. Amoureuse de la vie. De la chair. Mais quand tu fais des papiers t’écris célibataire, parce que le mariage c’est pas ton truc. La robe blanche et la bague au doigt c’est pas toi. : ici. ÉTUDES/MÉTIER : T’as arrêté les cours après le bac, tu l’as eu en plus. Étonnant vu que t’étais toujours défoncée. T’es intelligente c’est juste que la drogue détruit tes neurones. T’aimais l’école avant. Tu voulais continuer tes études, t’as juste oubliée ça quand t’as commencé à boire du whisky au goulot et que t’es lèvres ont touchée à ce joint. Aujourd’hui ? T’arnaques les gens. C’est plus un hobbies qu’autre chose. PASSION(S) : T’as pas de passions. T’as plus rien. Alors tu t’amuses à fouiller les poches des gens. A leur voler leur vie. Un portable. De l’argent. Tous ce que tu peux vendre pour te faire du fric. L’adrénaline que ça te procure prouve que t’es vivante,  ça et le sexe, tu perds ton masque de froideur dans un corps chaud, mais une fois l’orgasme obtenue ? T’es déjà repartie, retranché dans ton monde. Alors non, t’as pas de passions, tu vis juste ta vie au jour le jour, dans l’attente de crevée à ton tour.  GROUPE : Amour Amer.  RANG : BLACK OPIUM DE YSL  PV, SCÉNARIO, PRÉ-LIEN OU PERSONNAGE INVENTÉ : Personnage inventé .

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CARACTÈRE : Ah Julie, petite Julie, t’as ce que l’on appelle un caractère de merde. Toi et ta grande gueule vous ne pouvaient pas la fermer une seconde. Tu gueules fort, tu te laisses pas faire, tu te laisses pas non plus approcher. T’as pas confiance. Les gens sont tous pareils, ils sont pourris de l’intérieur. T’as pas envie de te retrouver sans rien alors tu barricades l’accès à ton cœur. T’aimes pas qu’on se foutent de ta gueule. Tu frappes fort quand t’es en colère, dans ton mur, dans un meuble, dans la gueule de celui qui t’emmerde. Tu sais que la vie c’est de la merde, t’es une cynique qui n’attend rien d’elle. T’aimes utiliser le sarcasme surtout sur les gens qui ne le comprenne pas. Ton regard est glaçant, tu changes d’attitude quand t’as envie de séduire. T’aimes jouer la comédie, tu joues les naïves, tu joues ta vie quand tu en as envie. Elle ne tient que par un fil à cause de ta vie, mais t’en as rien à foutre. T’es une égoïste mais quand tu aimes tu ne le fais pas à moitié. T’es loyale en amitié et seulement en amitié. T’es rancunière, t’aimes pas les crasses, tu pardonnes pas. T’es trop impulsive petite poupée, tu vas te briser. Princesse blonde, ton cœur est pourri et ton âme noire. Tu fais partie des bas fonds de la capitale, t’es une moins que rien et tu le sais. Que les gens t’aiment ou te détestent ça t’empêcheras pas de dormir.


j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? T’aimes rien dans cette ville, t’avais juste besoin de changer d’air, alors t’as choisi la capitale, loin de ta ville natale. T’aimes les ruelles sombres, la puanteur des bas fonds, mais t’avais déjà ça à Marseille. Paris n’est rien de plus qu’un substitut à ta vie qui était déjà minable.  DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : Bruyante. Folle. Pourri.  DÉCRIS L'AMOUR EN TROIS MOTS : Dangereux. Cauchemardesque. Poison

AVEC DES SI, ON METTRAIT PARIS EN BOUTEILLE. ET TOI, QUEL EST LE DETAIL QUI AURAIT PU CHANGER TA VIE ? Quentin. Ta première fois. Si tu pouvais revenir en arrière, tu effacerais Quentin de ta vie. Tu serais resté dans l’appartement avec tes parents. Et quand le feu a pris peut-être que tu aurais pu sauver ton père. Où peut être que tu aurais péri avec eux. Quoi qu’il en soit sans ça la drogue et l’alcool n’auraient jamais vu le jour dans ta vie. Et ton frère et toi, vous ne vous seriez jamais perdu de vu durant tant d’années.



Je suis dévastée, laminée, à bout de souffle. Au terminus d'une chute sans fin qui a terminé bien des années plus tôt. Je ferme les yeux. Dans la tête de détachent les fragments d'une histoire dont je connaissais déjà la fin.
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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 7/1/2018, 15:52



tout nous attend, tout est écrit

écris l'histoire, tout ce que tu voudras entre les lignes

I. D'abord, c'est un sentiment d'appartenance. Que vous soyez bon ou mauvais, qu'on vous accepte totalement ou qu'à moitié, la famille sera toujours là, et ne vous lâchera pas, quoi qu'il arrive. Ce n'est pas qu'une histoire de chromosomes ou de liens de sang, c'est quelque chose de plus intense et de grandiose.

T’as vu le jour dans une famille heureuse et soudée. T’étais l’ainée, t’étais fière de l’être. Vous n’aviez pas beaucoup d’argent mais tu t’en foutais. Vous viviez dans une tour, dans un HLM là ou les graffitis sont pleins de fautes, ou la drogue passe de main en main en pleine journée, ou la police ne vient pas de peur de se prendre des pierres, et ou les cris de tes voisins rythme ta journée. Tu sais que Madame Guèrin va gueuler sur son mari à vingt-trois heures trente précise parce qu’il revient bourré. Tu sais que la vieille d’en bas perd la mémoire et oublie parfois d’éteindre sa télévision, tu te déplaces pour lui dire chaque jour. C’était petit, y avait des rats dans les couloirs et des cafards dans la cuisine mais t’étais en famille. C’était ce qui importait le plus pour toi. Ton père trimait comme un malade au travail, il rentrait tard, la peur au ventre. Parce qu’être épicier dans ce quartier n’était pas une bonne idée. T’avais peur pour lui. On lui a volé sa caisse un bon nombre de fois. Des petits voyous de bas étages. Arme au poing pour quelques billets et t’avais peur qu’il joue au héros. T’avais pas envie de perdre ton pilier, ton modèle. T’avais encore ta mère c’est vrai mais ton père était différent. T’étais sa princesse. Sa préférée. Puis ton frère est arrivé deux ans après toi. Cette mocheté tout fripée que t’avais pas envie d’approcher. Il faisait que crier, il ne parlait même pas, il avait quoi d’intéressant ce machin ? Tu voulais pas partager ta chambre avec un microbe, tu voulais qu’on le ramène, dans les choux, sur la route, à la voisine, tu t’en foutais tu le voulais pas ce truc rouge. Puis ton père s’est approché « Regarde ma princesse, c’est ton petit frère, Alexandre. » T’as fais la moue, t’as grimacée, mais tu l’as pas touché. Pas folle la guêpe t’avais peur d’attraper quelque chose en posant tes mains sur ce monstre. « Il est moche. » Ouai t’étais déjà un ange à cet âge-là. Mais tes parents eux, ça les a fait rire d’entendre une petite voix prononcée ça avec dégoût. « Tu verras mon cœur, il sera beau ton frère, comme toi, et vous allez vous aimer. » Et c’était tellement vrai bordel. Ton frère s’était ton âme sœur. Ton petit ange. T’étais une vraie lionne avec les autres. Personne ne touche à un cheveu de lui sans que tu ne montres les griffes. T’es tombée amoureuse de lui au moment où il a pris ta main entre ses doigts et tu l’as jamais lâchée. Vous aviez deux ans d’écart mais c’était pas grave, tu voulais pas le perdre de vue, t’étais sa grande sœur, puis sa maman en grandissant, vous étiez tellement proche. Qu’est ce qu’il s’est passé Julie ? Qu’est ce que t’as foutu ? C’est ta faute ça tu le sais. Tu l’as perdue aujourd’hui et ton cœur saigne encore. T’as encore son prénom au bord des lèvres la nuit quand tu te réveil en sursaut. Alexandre. Ton bébé. Mais Alexandre ne t’aime plus Julie, t’es trop déglinguée pour lui. T’es plus rien du tout.

II. Nous vivons comme si notre vie était éternelle, comme si la mort était quelque chose qui n'arrivait qu'aux autres, une menace si lointaine que ça ne vaut pas la peine d'y penser. Pour nous, la mort n'est qu'une abstraction.

« Mam’ s’il te plaît, je veux juste aller voir un film chez Quentin, c’est à côté ! » Sérieux t’as juste envie d’aller chez ton petit ami une soirée, voir un film d’horreur entre adolescents boutonneux. Ta mère te traite toujours comme une enfant de cinq ans mais elle a ses raisons. T’es pas la gamine la plus réfléchit de la terre. Et Quentin n’est certainement pas le gendre idéal. Il a l’œil sur ta petite culotte et toi t’as surtout la tête dans les étoiles. Ton premier petit copain. Ta première sortie sans les parents, ouai peut être que ta mère avait raison de te dire non. « Non. Tu as quinze ans et il n’y a pas ses parents tu ne vas pas chez Quentin. » Un grommellement sort de ta bouche comme si ça allait changer quelque chose à ta tirade. Ta mère est aussi têtue qu’une bourrique tes supplications ne fonctionneront pas, tu le sais, mais t’essaie quand même. Ben parce que t’es aussi têtue qu’elle finalement. « Mais, s’il te plaît. Papa aurait dit oui s’il était là. » Ton père t’aime toujours autant, t’es sa petite princesse même aujourd’hui. Il aurait sans aucun doute accédé à ta requête. Sans voir le danger. T’es encore qu’une gosse dans son esprit, t’as pas les idées mal placées. Tu veux rien faire de mal. Mais il a tort. T’es plus une gosse et tu le sais. Tu te sers de son amour pour contrecarré les ordres de ta mère. Ça met la merde dans leur couple mais tu t’en fous, parce que t’es une égoïste, tu ne regardes que ton nombril. « Eh bien ton père n’est pas là tu n’iras pas un point c’est tout. » Tu soupires. Parce que t’aimes soupirer. Ça énerve ta mère. « Tu me traites comme une gamine débile. » Et c’était vrai. Ta mère te traitait comme une gamine irresponsable mais aujourd’hui avec le recul, tu ne crois pas qu’elle avait raison ? Ouai c’est bien ce qu’il me semblait aussi. T’as tout fait de travers Julie. Tu continues à leur manquer de respect même maintenant. « Tant que tu te comporteras comme une gamine débile, je te traiterais comme ça. » Tu boudes. Tu tapes des pieds. T’as qu’une envie c’est claquer la porte c’est ce que tu fais. En hurlant à travers le battant une phrase qui te hantera toute ta vie. « Je te déteste ! » Tu dis ça tous les jours, t’es dans ta période où tu détestes tout le monde. Sauf ton père. Et Alexandre. Les deux femmes de la famille Perrin, entre elles c’est la guerre. Tu y es pour quelque chose tu le sais. Mais tu l’aimes ta mère, même si tu dis le contraire, c’est ton modèle. Elle te pousse dans tes retranchements pour que tu deviennes meilleure. T’es juste pas faite pour être meilleure. Tu sais que tu vas la décevoir mais lorsque ton père va se coucher à vingt-trois heures tu sors de chez toi et tu vas chez Quentin. Les gamins du quartier te connaissent et ne t’emmerde pas. Tu t’es déjà battu avec eux. T’es une fille mais tu n’en as que l’apparence seulement. Ton cœur est aussi dur que tes poings. T’as appris à la dure, t’avais pas le choix. Dis Julie, tu regrettes ce que t’as fais, aujourd’hui ? Est-ce que ça te ronge ? Parce que franchement ça valait le coup de partir de chez toi ? T’as envie de grimacer en pensant à Quentin hein. En pensant à cette nuit ou en moins de quinze secondes il t’avait volé ta virginité sur un coin de lit. C’était nul à chier hein. Je sais. Je te l’ai dit, t’as appris la vie à la dure. T’es repartie déçue de cet appartement, le film était nul, la baise était minable, il est ou le conte de fée ? Il était ou l’amour dans tout ça ? Il est resté au sol avec ta culotte ma fille. Tu te sens minable d’avoir accepté ça. Tu vas te sentir encore plus minable en voyant les camions de pompiers devant ta tour. T’accélères le pas, le cœur battant, tu le sens, ce mauvais pressentiment, tu l’as senti cette boule qui se forme dans ta gorge. Ta famille. Elle implose à ce moment quand tu vois ton frère en larme. Dans les bras de la voisine. Tu cours. Tu cours encore aujourd’hui mais t’arrives jamais à temps. « ILS SONT MORTS A CAUSE DE TOI !! » T’encaisses le coup. Tu prends une gifle physique et mentale. T’apprends que ton père te cherchait à travers les flammes alors que toi t’étais en train de t’envoyer en l’air. La vieille d’en dessous a oublié son plat dans le four, les flammes se sont élevés rapidement, Il n’y avait pas encore les détecteurs de fumés dans les appartements à cette époque. Ta mère est morte dans son sommeil, ton père lui, a fait sortir ton frère et il est retourné dans l’appartement pour te retrouver mais t’étais pas là. Tu l’as tuée. T’es une minable poupée, tu l’as appris à la dure ça aussi.

III. Et soudain ça arrive, quelque chose se déclenche et à ce moment-là tu sais que les choses vont changer, elles ont déjà changé. Et à partir de là plus rien ne sera jamais pareil. Et tout à coup tu te rends compte que tout est fini, pour de bon. Il n'y a pas de marche arrière, tu le sens. Et puis après tu essaies de te rappeler à quel moment tout a commencé et tu découvres que c'est plus vieux que ce que tu pensais, bien plus vieux.

« T’en veux ma belle ? Ça va te détendre tu verras. » Tu jettes un œil sur le type qui s’est assied à côté de toi. T’es resté muette depuis que t’es là. Depuis l’incendie. Tu t’en veux. La nuit tu fais des cauchemars, t’entends ton père te demander pourquoi t’étais pas à la maison. T’entends ta mère te dire que tu n’es qu’une gamine débile. T’entends ton frère qui te répète que c’est de ta faute. Tu le sais putain, tu sais que c’est de ta faute. Tu vivras avec le poids de tes regrets sur les épaules toute ta vie. « On m’a dit que t’étais muette. Ça me gêne pas, t’es plutôt bonne. Je peux te rendre ta voix dans un lit. » Un rire t’échappe. Connard. Tu prends sa bouteille de whisky et tu glisses le goulot contre tes lèvres. Une gorgée. Puis une autre. L’alcool te brûle la gorge mais tu ressens enfin quelque chose. Ton estomac se réchauffe. « Si je devais crier ce soir ça serait plutôt pour te dire de te rhabiller. » Surpris d’entendre ta voix il se retourne vers toi aussi rapidement que possible. T’as pas l’air content hein eh bien t’étais pas contente non plus. Il croyait quoi ce type ? Qu’en disant simplement que t’étais bonne t’allais te rouler dans ses draps ? T’as des critères quand même. Et il ne rentre clairement pas dans les tiens. « C’est quoi ton problème ? » Tu hausses les épaules. Y avait aucun problème. Tu bois tranquillement encore un peu de liquide ambré. T’as besoin de ça pour sortir de ta léthargie. « Ta gueule me revient pas c’est tout. » Il se lève d’un seul coup de sa place comme si tu l’avais brûlé et tu le suis. T’es pas là pour te laisser faire. Les petits cons dans son genre tu connais, t’as assez subit dans ton quartier pour ne pas avoir envie de renouveler ça ici. « Salope. » Un sourire éclaire ton si joli visage, un sourire qui ne sent plus la tristesse. Tu l’as sent la bagarre. Celle qui fait couler le sang, celle qui éclate des phalanges, celle qui te brûle les entrailles. T’as envie de lui en mettre une, mais t’es pas folle, tu tapes pas la première, t’as pas le choix. C’est pas ta première bagarre depuis que t’es là. Une de plus et t’es dehors. Tu peux pas te le permettre. « Non ça c’est ta mère. Ne nous confonds pas. » Et le coup part automatiquement. T’acceptes la douleur, elle te rend vivante. Tu frappes toi aussi, un coup-de-poing dans sa mâchoire, un coup de genou dans son bas-ventre, il pleurera bientôt sa mère en se tenant ses précieux bijoux de famille. T’entends le bruit des pas de la directrice du foyer, tu sais que t’es dans son collimateur depuis le début. Elle t’aime pas. Normal, tu fous la merde chez elle. « Julie dans mon bureau tout de suite ! » Tu hausses les épaules, tu tires sur ta cigarette et tu suis la directrice, sans écraser ton poison sur la pierre devant. T’as pas le droit de fumer mais tu le fais quand même. Tu risques rien de plus de toute manière. « Je sais que vous vivez quelque chose de difficile mais ça ne vous donne pas le droit de frapper un autre adolescent de ce foyer mademoiselle Perrin. » Un gloussement sort de ta bouche. Cette phrase tu l’entends depuis deux ans maintenant. Personne ne pouvait te comprendre. Personne ne savait ce que tu ressentais, le poids de tes remords. « Vous avez vu les cadavres de vos parents dans votre appartement ? Vous avez été témoin du départ de votre petit frère ? Nan ne vous savez pas ce que je vis madame. Et ce connard le méritait. » Ton frère. Ton ange. Il a été adopté. Sa tristesse était contagieuse, un petit couple a décidé de le prendre avec lui. Tu ne sais rien sur sa famille. Tu sais juste qu’ils ont du fric. Qu’ils vivent bien. Qu’il voit la mer de sa chambre. T’es contente pour lui. Tu es rassurée mais t’avais besoin de lui. T’avais besoin de son pardon pour avancer. Tu stagnes depuis deux ans maintenant. T’as choqué la directrice, parce que tu sais qu’elle imagine les corps calcinés de ses parents à la place des tiens. Et qu’elle se sent soulagée de savoir que c’est les tiens qui sont crevés. « Vous allez être renvoyée de ce foyer mademoiselle Perrin si vous continuez. La rue vous appel. Vous êtes jeunes. Vous allez vivre comment ? » Tu ne regrettes pas d’avoir mis ton poing dans la gueule de ce type arrogant. T’as vu les regards admiratifs des autres filles. Ce type est un connard. T’hausses les épaules. T’en sais rien comment tu vas vivre. Tu sais déjà pas comment tu vas respirer jusqu’à ce soir alors tu ne vois pas si loin. De toute façon dans pas longtemps t’es majeure, tu seras dehors, tu seras trop vieille pour être là. Elle se lavera les mains de ton sors comme les autres alors tu t’en fous de ce qu’elle te dit. Tu sors de son bureau abandonnant ton mégot sur son parquet, un sourire narquois aux lèvres. T’es une garce. Les autres l’apprennent enfin.

IV. "Il faut comprendre que chacun de nous a des qualités et des défauts; ce sur quoi l'on focalise son attention a tendance à prendre de l'ampleur, à s'étendre. Si vous braquez les projecteurs sur les qualités d'une personne, même si elles sont infimes, elles s'accentueront, se développeront jusqu'à devenir prépondérante. D'où l'importance d'avoir dans votre entourage des gens qui croient en vous, en vos qualités et vos capacités. "

T’as dix huit balais ma grande ce soir. Tu voyais ça de manière bien différente à l’époque. Tu voyais une fête avec tes amis du lycée. Tu voyais un gâteau avec ta famille, même si tu avais râlé de le passer en famille. Tu donnerais tout ce que tu as pour les revoir. Tu sens les larmes montaient, tu sens ta peau brûlait, tu sens ton cœur battre anormalement vite, tu sens que tu te perds dans des souvenirs que tu veux pas partager. Tu veux pas que l’on voit ton âme. Pas ce soir. Tu secoues la jolie brune près de toi, son maquillage à couler. Tu souris un peu parce que tu sais que t’es responsable de ça. Tu admires ses courbes une seconde. Elle était belle ce soir. Elle était éphémère, comme toi. « Ma belle faut se lever. » Elle marmonne et t’as pas envie d’être tendre. T’as juste envie qu’elle se barre de chez toi. « Mais c’est la nuit. Tu veux pas que l’on remette ça plutôt ? » Tu rigoles un peu. T’as pas envie de remettre ça non. Ça serait simplement du réchauffé. T’es pas tellement fan des plats réchauffés. « Nan. Je veux que tu lèves ton petit cul de mon lit ma belle. Et que t’amène ton copain avec toi. » C’était une belle fête quand même. Il était plutôt beau gosse lui aussi. T’aimes pas choisir entre une femme ou un homme. T’aimes les deux. Tu les as aimés tous les deux cette nuit. C’était bon. Maintenant t’as juste envie d’être seule, dans ta pénombre. « Je le connais pas. » Peut être que t’étais un peu défoncée à cette fête c’est vrai. Tu te souviens pourtant qu’elle était en train de rouler une pelle à l’hidalgo à côté de toi. Tu le secoues lui aussi, il ronfle près de ton oreille, t’as horreur de ça. « Xavier ? Romain ? Ducon ? » Il s’appelle comment cet abruti déjà ? Tient il se réveille quand tu l’appelles ducon t’es presque sûr qu’il ne s'appelle pas comme ça. « Tu veux bien ramener la demoiselle s’il te plaît chéri ? » Chéri. T’as toujours ce nom à la bouche lorsque tu sais plus qui tu ramènes chez toi. Les mecs sont des abrutis, ils ne s’en rendent jamais compte. « Mais c’est la nuit. Tu veux pas que l’on remette ça plutôt ? » Ils se sont donnés le mot les deux abrutis ? Tu n'as pas envie de rire cette fois. Tu veux qu’ils partent, immédiatement. T’es en train de redescendre et tu ne veux pas les voir là. « Non. Toujours pas. Ramène là maintenant. » T’as pas envie d’être agréable, ta voix le prouve. Les deux se lèvent d’un seul coup et s’habillent rapidement. Jolie griffure sur le dos de l’homme. Beau suçon dans le dos de la femme. T’as fait du bon travail. T’aimes laisser une trace sur tes amants. « T’as mon numéro Julie, appelle-moi. » Tu hoches la tête en souriant légèrement. Tes lèvres te tirent, signe que t’as aucune envie de sourire. « T’inquiète chéri, je te rappelle. » Et tu sais que tu mens. T’as même pas son numéro. Tu l’as abandonné quelque part. Avec les autres. « Rappel moi aussi Julie. » Tu hoches de nouveau la tête. « Évidemment ma belle. » Comment elle s’appelle déjà ? T’en sais rien non plus. T’as juste été séduite par son cul d’enfer. Et par sa bouche pulpeuse. Ils s’en vont et tu reprends ta respiration. T’attrapes ton portable. Pas de message. Rien. Tu noies tes doutes sous l’alcool. Il est deux heures du matin mais t’as juste envie de rien ressentir. T’as juste un mal à enfouir. Tu ne cours pas assez vite Julie, t’arriveras pas à semer tes démons, mais tu peux essayer.  

« Julie, qu’est ce que tu fous là ? Il est trois heures du matin. » T’es défoncée ma pauvre. Et t’es bourrée. T’avais pas vraiment envie de venir voir ton petit frère de seize ans dans cet état mais l’envie de le voir a été plus forte que toi. T’as sonné chez sa nouvelle famille comme une possédée. C’est la nuit tu le sais mais tu t’en fous, t’as juste envie de voir sa bouille d’ange. De ressentir ton cœur battre. Vous vous parlez plus vraiment tous les deux. T’en souffres tellement. Ton frère s’était ton âme sœur. Pourquoi il ne veut plus te voir ? Pourquoi il t’abandonne lui aussi. « Je sais. T’as pas appelé. Je voulais te voir. » Ton anniversaire. Il l’a oublié. Comme si t’étais rien. T’es sa famille, t’avais besoin de lui aujourd’hui. Mais il ne t’a pas appelé. T’avais besoin d’enfouir ta tristesse. Ta douleur. Il ne comprend pas lui ce que ça fait d’être seul. Il ne l’est plus. « Tu es encore défoncée Ju’ ? Sans déconner c’est plus possible. » Tu sais qu’il est déçu. Tu sais qu’à chaque fois que tu le vois t’es pas dans ton état normal. Tu peux juste pas t’en empêcher. Tu touches son joli visage comme tu le faisais autrefois. Il est beau ton frère. Ton soleil au cœur des ténèbres. Pourquoi t’as pas appelé Alexandre. T’avais juste à prendre ton portable et lui envoyer un sms. « C’est mon anniversaire, j’ai fait un peu la fête c’est tout. » C’est tellement un euphémisme que t’as envie de rigoler. Tu fais toujours la fête. T’es défoncée les trois-quarts du temps. Tu vas au lycée une fois sur trois. Tu passes ton temps à picoler et à fumer comme si t’as vie valait rien. C’est peut être le cas finalement. « J’aimerais éviter de venir t’identifier à la morgue pour tes dix-neuf ans. Tu ne peux pas rester ici Ju’. Ils vont te voir. » Ses nouveaux parents t’aiment pas. Pourtant t’es sa sœur. Tu lui feras jamais de mal. Surtout pas à lui. Mais ils ne veulent pas que tu viennes le voir. T’as une mauvaise influence sur lui. « Et ? Je suis ta putain de sœur, j’ai le droit de te voir ! » Pourquoi tu veux me cacher Alexandre. Je suis pas assez bien pour toi ? Rappelle-toi que t’étais dans les bas-fonds de Marseille toi aussi. T’es pas un putain de snob. Tu seras toujours de la racaille pour les autres. Même avec ton petit polo et tes pantalons à pince. « Julie je vais appeler les flics si tu t’en vas pas. » Tu tournes la tête sur la gauche et tu le vois. Monsieur vêtement griffé. T’as la haine contre lui. Tu veux juste le voir ton frère. Tu veux pas faire de vague. Ok la dernière fois tu as peut-être cassé une vitre parce qu’ils voulaient pas que tu le vois. Mais c’était rien du tout ça. Tu ne le referas pas si ils ne t’empêchent pas de le voir. « Aller vous faire foutre bande de snobs. Je veux parler à mon frère ! » Tu les détestes eux et leur putain de fric. Ça n’achète pas l’amour d’un frère et d’une sœur. « Chéri, elle est droguée, appel les flics, j’ai peur. » T’as envie de lui mettre ta main dans la gueule à la blonde. Tu sens tes mâchoires se resserrer et tu t’avances pour raccrocher le téléphone. T’as pas besoin des flics ! Tu fais rien de mal. « Ne reviens plus ici Ju’. S’il te plaît. » Pourquoi tu me fais ça Alex. Tu dis rien pendant une seconde, t’es sonnée. « T’es ma seule famille Alexandre. » Tu sais que t’es pathétique, mais tu ne peux pas t’en empêcher. Tu es honnête avec lui, il ne te reste plus que lui. « Et moi, j’en ai une nouvelle. Ne fais pas tout foiré encore une fois. » Des larmes roulent sur tes joues. Ton âme sœur a été claire Julie, il n’a pas besoin de toi dans sa vie. Il a ses nouveaux parents. Il t’en veut encore pour la mort des tiens. Tu y étais pour rien pourtant. Alors tu pars en courant sans te retourner. C’est la dernière fois que tu le vois. Alexandre. Tes souvenirs, tu n'as plus que ça. T’es qu’un déchet Julie. Tu le ressens maintenant ?

V. Elle était peut-être de celles qui ne veulent rien dire, et chacun porte en soi plus d'une raison de ne plus vivre. Elles sont toutes ainsi. Elles ne disent que des choses banales, et personne ne se doute de rien ... On vit pendant des mois à côté de quelqu'un qui n'est plus de ce monde et dont l'âme ne peut plus s'incliner ; on leur répond mais sans y songer ; et vous voyez ce qui arrive. Elles ont l'air de poupées immobiles, et tant d'événement se passent dans leurs âmes

Paname. Les lumières brillent au-dessus de ta tête mais tu ne les vois pas. T’es planqué dans l’ombre et t’attends simplement. T’attends quoi ? T’en sais rien. La délivrance. La souffrance. La déchéance. T’attends c’est que tu te dis tous les jours. T’es partie de Marseille après le bac. T’avais besoin de changement, d’air, tu devais laisser Alexandre là-bas. Vos chemins étaient censés ne jamais se perdre, mais il t’a abandonné comme si t’étais une moins-que-rien. Tu la ressens encore cette douleur. Cette perte. T’aurais jamais dû le perdre lui. Ton étoile. Ton soleil. Tes nuits sont noires. Tes jours sont froids. Tu n’as plus rien. Alors tu voles les gens qui ont tous. Tu fais les poches des gens parce que t’as besoin de l’adrénaline pour te sentir vivante. Sinon t’es qu’une carapace vide. Tu rentres chez toi. Ton pied-à-terre que tu partages avec ton meilleur ami quand t’es pas chez tes amants. T’es totalement redescendu sur terre. T’es pas toujours défoncée, ça t’arrive d’être clean. Seulement pas assez longtemps pour que tu te reprennes. Il le sait. Il le voit que t’es vide. Il aimerait remplir ton cœur mais tu ne veux pas qu’il s’approche de toi. Les bonnes intentions te donnent la gerbe. Les gens sont pourris jusqu’à l’os, lui aussi finira par le voir. « Ju’. » Il attrape ton joli visage déformé par un bleu. T’as toujours des bleus. T’aimes la violence. Tu aimes le sang. Il le sait. Mais à chaque fois il te regarde avec cet air désolé. T’as pas besoin de pitié. « C’est bon t’inquiètes, il s’est un peu emballé le petit. » T’as des traces sur ton si joli cou, des bleus qui mettront du temps à partir. « Il t’a forcé ? » Tu rigoles en secouant la tête. Personne ne te force à faire quoi que ce soit. T’as juste besoin de chaleur humaine. Tu t’es trompé de mec ça t’arrive souvent. T’es pas vraiment la plus maligne. Ou alors tu le fais exprès parce que tu sais que tu mérites pas mieux. « Non. Il s’est pas rendu compte qu’il m’étranglait. Perdu dans son excitation cet abruti. » Cet abruti a serré ta gorge pendant son orgasme. Laissant des traces sur ta peau d’albâtre. C’est pas sa faute. « Le bleu sur ta joue ? » Tu hausses les épaules. T’as peut-être mal réagi quand il t’a serré si fort. T’as pas envie de crever dans les bras d’un connard. « Il a le nez cassé c’est tout ce que tu as besoin de savoir. » Tu lui as cassé le nez. Ça l’a fait redescendre de son orgasme. Il t’a collé un coup-de-poing en retour. Un peu sonner t’avais des étoiles devant les yeux, t’as eu de la chance qu’il parte. Il aurait pu t’arrivais quelque chose Julie. Quelque chose de plus grave. Mais tu t’en fous. « Je vais me doucher. » Retirer son odeur de ta peau, t’as que ça en tête maintenant, t’as pas envie de parler. « Ju’. » Tu secoues de nouveau ta tête. T’as vraiment pas envie de parler maintenant. « Non ne dis rien c’est bon. Je vais bien. » Tu passes devant lui tranquillement et tu te diriges jusqu’à la salle de bains. « Je t’aime tu sais. » Tu hausses les épaules. T’es pas vraiment à l’aise avec les marques d’affection. « Je sais. » Et tu l’aimes aussi. D’un amour pur évidemment, t’es pas amoureuse de lui. C’est seulement ton ami. Mais t’es pas capable de lui dire. Une fois sous l’eau brûlante, tu te lâches. Tu pleures enfin. Tu pleures sur ta vie minable. Sur la déception que t’es devenue. Sur ton passé qui te manque. La petite Julie qui souriait toujours te manque. La princesse te manque tellement que c’est douloureux. T’as mal au cœur. T’as mal à l’âme. T’as mal jusqu’au fond de tes os. L’eau efface les traces de ta faiblesse, tu ne te laisses aller qu’ici, sous l’eau. Parce que tu peux dire que ce ne sont pas des larmes, que c’est seulement l’eau qui coule sur ton visage de poupée. T’es pathétique. Sous tes grands airs, tu sais que t’es juste cabossée, brisée, fêlée, t’es plus rien.

VI. Je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigts bougent et que mes yeux clignent. Mais je suis rempli de vide. Comme si j'avais bu la tasse, qu'elle s'était fracassée dans ma gorge et tordait tous les points sensibles de mon corps en épargnant les organes vitaux, histoire que je reste là.  

Neuf ans plus tard. Tu regardes le liquide ambré se remplir dans ton verre, tu ne sais pas pourquoi tu le laisses remplir ton verre encore une fois. T’as pas tellement soif ce soir. T’as juste mal à la poitrine, t’as du mal à respirer, tu sais bien que ce n’est rien de grave. Tu sais que c’est une crise de panique qui enfle au fond de toi et qui va quand même voir le jour, tu pourrais plonger ton nez entièrement dans la poudre, tu pourrais boire des bouteilles entières de whisky ça ne changerait rien, cette crise viendra à toi. Alors tu prends une grande inspiration et tu sors de son appartement, ton portable à la main. Tu as besoin de lui parler. Tu as besoin de lui dans ta vie et tu ne sais pas pourquoi mais tu dois lui parler ce soir. Alors tu glisses l’appareil à ton oreille et tu entends le son de sa voix. Son répondeur. Évidemment. « Alex. » Tu sens ton souffle se couper sous le coup de la douleur de ne pas l’entendre lui. Il filtre tes appels tu devrais en avoir l’habitude mais ça fait toujours aussi mal. « Tu me manques Alexandre. Ma vie ne ressemble à rien sans toi. Je n’ai plus personne. J’ai besoin de mon petit frère Alex. » Tu sens la pluie couler sur tes joues, tu refuses de te dire que ce sont tes larmes qui glissent ainsi sur ta peau. « Je t’aime Alex. » Tu raccroches en sentant un sanglot s’accrocher à ta gorge. Tu ne peux pas continuer ce monologue seule. Tu retournes dans l’appartement et tu laisses la douleur s’engloutir sous l’alcool. Une de tes habitudes non ? Tu n’affrontes pas toi Julie, toi tu te défiles. C’est bien une des choses qu’Alexandre te reproche pourtant tu continues parce que tu n’es pas capable de tenir debout, tu sais qu’avec un simple coup de vent tu vas te briser, t’effondrer. Et le coup de vent arrive le lendemain matin. Lorsque tu ouvres les yeux tu vois que ton frère a tenté de t’appeler plusieurs fois dans la nuit. Tu as deux messages vocaux. Ton frère n’a jamais laissé de message sur ta boite vocal, ton frère ne t’a jamais rappelé non plus. Vibrante de peur tu écoutes les messages. « Ju’. Je suis désolé de ne pas t’avoir appelé jusqu’à présent. Je t’en veux tellement que c’est douloureux pour moi mais Julie tu es ma sœur je serais toujours là pour toi si tu en as besoin, si tu le veux vraiment. Je prends la route pour Paris. On pourra parler à ce moment-là. Je t’aime aussi tu sais. » Tu te lèves rapidement de ton lit quand tu entends ça. Tu ne peux pas rester dans les vapes alors que ton frère va venir. « Julie c’est ça ? Je m’appelle Amélie. Je suis la femme de votre frère. » La femme se met à pleurer et tu arrêtes tout de suite ce que tu étais en train de faire. « Il a eu un accident de voiture en venant vous voir… Il est décédé Julie. » Un énorme coup de poing dans ton estomac ne t’aurait pas fait aussi mal qu’à cet instant. « C’est votre faute. Vous avez brisé la vie de vos parents ce n’était pas suffisant ? Il a fallu que vous preniez aussi celle de votre frère. Je vous déteste ! » Elle raccroche et tu sens tes jambes te lâcher. Tu trembles et ton estomac déverse son contenu sur le sol de ta chambre. Un cri sort tes lèvres, un cri angoissant, un cri de souffrance. Tes mains étaient déjà maculées du sang de tes parents, de ton père surtout et maintenant ton frère est mort et c’est entièrement de ta faute. Tu ne sais pas combien de temps tu es resté dans cet état, mais tu avais le choix cette fois-ci, ou t’enterrer dans ta dépendance et ne pas te relever. Où rejoindre quelqu’un. Tu as décidé de vivre. Encore un peu. Et tu es sortie le rejoindre lui. Tu ne sais pas pourquoi lui. Mais tu avais besoin d’une épaule qui puisse t’écouter et tu as pensé à lui. Alors lorsque la porte s’est ouverte, c’est sans maquillage, sans vêtement provoquant, sans drogue dans ton sang que tu lui as dit. « Je peux rentrer ? »


de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM :    ÂGE :  SEXE VILLE :     RAISON(S) DE L'INSCRIPTION :    COMMENT AS-TU CONNU LVER ? :  FRÉQUENCE DE CONNEXION :   . UN DERNIER MOT ? La sociopathe est de retour  


Code:
[color=#D04040]● [/color][b]bar refaeli[/b] aka [i]julie perrin[/i].



Je suis dévastée, laminée, à bout de souffle. Au terminus d'une chute sans fin qui a terminé bien des années plus tôt. Je ferme les yeux. Dans la tête de détachent les fragments d'une histoire dont je connaissais déjà la fin.
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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 8/1/2018, 00:29

Bienvenue



Ti amo per sempre
"Je te promets la clé des secrets de mon âme. Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes. Je te promets le feu à la place des armes. Plus jamais des adieux rien que des au-revoir" ~ byendlesslove.

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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 8/1/2018, 00:35

et revoilà encore une chieuse



elle a l'ivresse de la vodka,
la folie de la tequila.
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black opium de ysl

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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 8/1/2018, 12:51

jujuuuuuuuuuuu !
bon retour à la maison avec ce perso de fou. hâte de rejouer avec toi et de commencer julie/alix si tu veux toujours de moi.



she was right, she never looked nice. she looked like art and art wasn't supposed to look nice. it was supposed to make you feel something.
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black opium de ysl

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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 8/1/2018, 13:14

@Chelsea Martin a écrit:
Bienvenue

Merci

@Flavie Lefèvre a écrit:
et revoilà encore une chieuse

Mes persos sont toujours des chieurs c'est ce qui est drôle

@Alix Beauregard a écrit:
jujuuuuuuuuuuu !
bon retour à la maison avec ce perso de fou. hâte de rejouer avec toi et de commencer julie/alix si tu veux toujours de moi.

HAN MA PETITE ALIX
Évidemment que je veux toujours de toi J'ai pas oubliée qu'on doit terminé de mettre en place notre lien Alix/Julie



Je suis dévastée, laminée, à bout de souffle. Au terminus d'une chute sans fin qui a terminé bien des années plus tôt. Je ferme les yeux. Dans la tête de détachent les fragments d'une histoire dont je connaissais déjà la fin.
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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 8/1/2018, 21:42

(re)bienvenue chez toi


i am sorry someone loved you badly, and that they made you feel like you take up more space than you deserve. i am sorry they abandoned you when you need them the most and it has made you believe that love is an awful thing that hurts.
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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 9/1/2018, 09:15

la folle furieuse




volute de fumée
lya sevestre ☽ i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me, cause every time i open up, it hurts. so i'm never gonna get too close to you even when i mean the most to you, in case you go and leave me in the dirt ... i'm way too good at goodbyes.
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MessageSujet: Re: Ju' ♦ La solitude est un art. 9/1/2018, 20:50

tu sais comme j'adore juju.
par contre, toujours plus de martyrisation, ça commence à suffire. j'espère qu'elle saura trouver des personnes pour l'épauler et l'aider à remonter la pente.



Paris est à toi !

Tu es officiellement validé(e)

BIENVENUE - Bravo, bravo, tu es venu(e) à bout de ta fichounette et tu as été accepté(e) à Paris ! Maintenant tu es libre de faire tes premiers pas en toute tranquillité mais pas trop quand même.

- ✻ -

LES PETITS TRUCS A SAVOIR - Si tu débarques en solitaire mais que tu es pressé(e) de jouer parmi nous parce que tu es un fou/une folle de rp, accro jusqu'à la moelle - oui oui, on comprend ça très bien - tu peux aller faire une demande de rp arrangé, le staff se chargera de te concocter une petite scène avec un autre membre. Mais n'hésite pas à aller te faire de nouveaux amis qui n'ont qu'une envie : t'avoir dans leur liste de liens et de rps ! T'as vu comme tout le monde est mignon ici ? Alors ne perds pas une seconde et vas sauter à pieds joints dans le flood et/ou la chatbox pour devenir le number one du délire. Et ne t'en fais pas si tu as un peu peur de faire le premier pas : les petits timides, on leur fait de gros câlins, et on les aide à s'intégrer grâce aux mini-floods. Du coup, tu peux dès maintenant te rendre dans ton mini-flood de groupe et ton mini-flood de rang pour rencontrer quelques membres et jouer les commères papoter un peu.

- ✻ -

EN CE MOMENT SUR "LA VIE EN ROSE" - La partie "réalité alternative" a (enfin) été mise en place. Alors si tu es tenté(e) de découvrir ce que serait le présent/futur de ton personnage sous différentes hypothèses, c'est dans cette zone qu'il faut aller.

- ✻ -

LE PETIT MOT DE LA FIN - Si tu nous aimes aussi fort qu'on t'aime, tu peux voter pour nous et nous faire un peu de pub, on te fera des crêpes pour te remercier ! On est un club de folie nous, et on a hâte de partager des tas de choses avec toi (en plus des crêpes, bien sûr). En attendant, amuse-toi bien parmi nous !



t'as dû t'gourer de planète, tu sais même plus où t'es. alors t'attends que ton coeur lâche, qu'ce soit bien trop brutal. et la peur s'abat quand même sur les ébats du mauvais ange qui se dérange pour crucifier tes libertés. au fond tu l'sais, t'es pas si loin d'l'enfer. et toi, ça t'fait rire. ça t'fait rire et pas pleurer. c'est qu'tu dois vraiment rien piger.
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Ju' ♦ La solitude est un art.

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